L'Ukraine peut-elle neutraliser 50 000 soldats russes par mois?
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- 0:15Sébastien GobertFait
« Si l'armée ukrainienne parvenait à infliger 50000 pertes par mois aux troupes russes, alors elle aurait une chance d'inverser le rapport de force dans cette guerre. »
- 2:00Sébastien GobertChiffre
« Selon le renseignement ukrainien, la Russie parvient à recruter en moyenne 30000 nouveaux soldats par mois. »
- 3:00Sébastien GobertChiffre
« En décembre 2025, 35000 soldats russes seraient morts sur le champ de bataille. »
- 8:00Sébastien GobertChiffre
« Les unités ukrainiennes tournent à environ 30 % de leurs effectifs. »
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Si l'armée ukrainienne parvenait à infliger 50000 pertes par mois aux troupes russes, alors elle aurait une chance d'inverser le rapport de force dans cette guerre. Cette déclaration du nouveau ministre de la défense ukrainien, Mirailo Fedorov, le 20 janvier a déjà fait couler beaucoup d'ancre et soulever beaucoup de questions parce que elle se heurte aux réalités du terrain et notamment de la crise du recrutement de l'armée ukrainienne. Est-ce que cet objectif est réalisable ?
Et surtout, qu'est-ce que cette déclaration nous dit de l'armée ukrainienne à l'heure actuelle ? Et bien, parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo que je dédie donc encore une fois à cette question des ressources humaines et à cette question de la démographie dans les armées présentes dans cette guerre.
Et ça donc après ma dernière vidéo sur le nombre d'Ukrainiens qui a quitté le pays sans y revenir depuis 2022, ce qui était une problématique intimement liée à celle de la guerre et du recrutement militaire. Mais pas seulement, hein, je vous encourage à aller la regarder. Et là maintenant, dans cette vidéo, on va parler de l'état de l'armée ukrainienne, de sa stratégie, de potentiel changement et évidemment du rapport de force qui oppose à la Russie.
Il faut continuer à parler des dimensions militaires de ce conflit parce que certes les négociations trilatérales donc Ukraine, Russie, États-Unis se sont déroulé ces derniers jours aux Émirats arabes unis dans un esprit relativement constructif. En tout cas, c'est ce que tous les participants ont l'air de dire. On a même eu des sessions qui ont été bilatérales entre les Ukrainiens et les Russes et les discussions ont porté sur des aspects très technique hein, par exemple sur la répartition de la production et de la consommation d'électricité de la centrale nucléaire de Zaporia, mais on reste loin d'un compromis d'une solution qui pourrait être politiquement acceptable puisque là on est toujours dans la séquence de négociation qui a été imposée par Donald Trump depuis un an maintenant.
C'est pour parler sont d'abord et avant tout justifié par la nécessité de faire plaisir à Donald Trump ou à tout le moins de ne pas le froisser. Et ça c'est vrai tant pour les Ukrainiens que pour les Russes mais à l'heure actuelle ça ne veut absolument pas du tout dire que ça va aboutir sur quelque chose. Et c'est pour ça que l'on regarde avec beaucoup d'attention la personnalité et le programme du nouveau ministre de la défense Michilo Fedorov.
Michilo Fedorov qui ne vient pas de nulle part hein puisque il est ministre depuis déjà 2019. Il a été ministre de la transformation numérique et grâce à sa politique, c'est vrai que l'Ukraine a vraiment connu un grand bon en avant dans la numérisation de ses services publics. Et dans le cadre de l'invasion généralisée par la Russie, en 2023, Mirail Fedorov a aussi beaucoup poussé pour créer Breve One qui est une plateforme qui permet de pousser des projets de société liés à la défense et ça c'est un grand succès jusqu'à présent.
La nomination de Mirail Ledrov a été plutôt bien reçue. Lui-même a procédé à quelques changements de personnel au sein du ministère qui pour l'instant sont assez bien perçus eux aussi. Mirail Federov promet plus de drone, plus de guerre électronique, moins de bureaucratie, une allocation plus équitable des ressources disponibles entre les différentes zones du front.
Et donc il se fixe aussi cet objectif de tuer 50000 soldats russes par mois. Et il est très important de faire la distinction, hein. Il ne dit pas du tout les neutraliser ou les mettre hors de combat, ce qui serait donc une manière d'amalgamer les morts et les blessés.
Là, il parle bien de les tuer. Et Mira Federov se base sur le chiffre que en décembre 2025, 35000 soldats russes seraient morts sur le champ de bataille. Et selon le ministre, tout cela est vérifiable par des preuves vidéo.
Et ça, 35000 morts russes en décembre dernier, et bien c'est un chiffre que Volodimir Zelenski a aussi repris à Davos. Le calcul serait donc très simple puisque selon le renseignement ukrainien, la Russie parvient à recruter en moyenne 30000 nouveaux soldats par mois. Et donc si on en venait à en tuer 50000 par mois, et bien la Russie n'arriverait plus à tenir, en tout cas n'arriverait plus à alimenter son effort de guerre de la même manière.
Ça paraît simple, mais il y a quand même beaucoup de questions qui sont soulevées par cette déclaration et par cette stratégie. Premièrement, évidemment, c'est sur la véracité de ce chiffre de 35000 morts en décembre dernier. Même Donald Trump n'était pas allé aussi loin dans ces déclaration fantaisiste parce que de fait, il est très difficile de croire que ce chiffre de 35000 est vraiment correct.
Et il est aussi très difficile de croire que ces 35000 ça n'est pas un chiffre qui amalgame les morts et les blessés. En tout cas, les blessés graves mis hors de combat neutralisé. On sait que la question des pertes humaines est l'un des secrets les mieux gardés de cette guerre, que ce soit d'un côté ou de l'autre.
Mais là, si on part sur cette idée de 35000 morts par mois, ça voudrait dire plus de 400000 morts russes par an. Sachant que jusqu'ici, le renseignement ukrainien estime que la Russie a perdu 1,2 millions donc de morts et de blessés. Ce qui voudrait dire que ce chiffre de 35000 par mois, donc qui amènerait à plus de 400000, et bien ça représenterait une accélération inédite et radicale du nombre de ces pertes fatales.
Et donc ne serait-ce que ça, c'est quand même un peu bizarre. La BBC travaille en collaboration avec le média russe d'opposition Méazona pour vérifier de manière très méticuleuse chaque décès. Donc du côté russe et le 18 janvier, l'heure des comptes en était à un tout petit peu plus de 163000 morts.
Ça, ce sont les décès qui ont pu être vérifiés. En se basant sur une augmentation récente du nombre de d'annonces de décès dans la presse, donc de rubriques nécrologiques, ils arrivent à une fourchette entre 243000 et 352000 morts russes. On est évidemment dans la fourchette basse d'une estimation.
Il faut considérer que le chiffre réel est bien plus important, mais ça donne quand même la possibilité de se faire une idée et de comprendre à quel point cette estimation de 35000 morts par mois et donc de plus de 400000 par an. euh représenterait une augmentation conséquente des pertes russes depuis donc 2022. Et juste pour le mentionner, la BBC et Mediazona ne vérifie pas chaque perte ukrainienne dans les faits, donc par des preuves qui sont avérées, mais elles ont quand même une estimation des pertes ukrainiennes et pour l'instant elles en sont à environ 140000 morts, ce qui est évidemment encore une fois une estimation à minima.
Mais donc il y a déjà cette première question sur quel chiffre Mira Fedorf se batse-t-il ? La deuxième question, c'est pour arriver à 50000 morts russes par mois, comment est-ce qu'il faudrait s'y prendre ? Là, pour le coup, Michel Fedrov n'a pas apporté de réponse et il faut bien dire que ça fait le lien avec justement cette augmentation radicale des statistiques ukrainiennes.
C'est-à-dire comment expliquer que d'un coup ou d'un seul les Ukrainiens pourraient infliger de telles pertes aux Russes ? Pour l'instant, sur le champ de bataille, on ne voit pas d'avantage technologique qui pourrait permettre aux Ukrainiens d'obtenir ce genre de bilan. On sait que l'armée ukrainienne comme l'armée russe innove constamment et qu'il y a une mise à jour très régulière des systèmes d'armement et des tactiques sur le terrain.
On sait aussi que Mirail Fedrov donc il promet plus de drones. Il promet aussi l'arrivée d'un Mavic ukrainien. Donc Mavic, c'est le drone FPV qui est de fabrication chinoise que l'on peut obtenir par exemple en France juste pour quelques centaines d'euros et qui évidemment est très important dans ce qu'on appelle la kill zone, donc la zone de 10 15 bientôt 20 km qui sature la ligne de front de drone.
Et comme ces derniers mois, la Chine a restreint les envois de drone mavic qui pourraient être dirigés vers l'Ukraine et vers l'effort de guerre ukrainien. et bien les Ukrainiens se sont mis à développer leur propre modèle donc de ce drone FPV vraiment très facile à utiliser et très peu cher. On verra évidemment où est-ce que ça nous mènera mais pour l'instant ça n'est pas encore le cas.
On sait que les Ukrainiens produisent au moins 40 % des armes qu'ils utilisent sur le terrain et que parmi ces armes, il y en a de plus en plus qui sont de très bon niveau. On sait qu'il y a de plus en plus de robots qui parcourent le front, donc que ce soit des drones volants ou des drones roulants. On sait aussi qu'il y a de plus en plus de partenariats industriels entre l'Ukraine et des sociétés étrangères pour produire de plus en plus d'armes pour alimenter les forts de guerre.
Dernièrement, c'est Renault qui a annoncé que il avait ouvert des lignes de production pour des drones qui allaient être dirigés ensuite vers l'Ukraine. Mais on sait aussi que ce n'est pas suffisant et que les Ukrainiens manquent d'armement et d'équipement et évidemment il manque de munition notamment des obus 255. On sait que les Américains sont de moins en moins fiables dans leurs ventes d'armes et dans leur livraison et on sait que les Européens promettent beaucoup mais ne tiennent pas forcément toutes leurs promesses ou en tout cas ne les tiennent pas rapidement.
Et donc cet avantage technique ou technologique qui permettrait aux Ukrainiens euh de tuer euh 50000 Russes par mois, on ne le voit pas encore. Ce qui veut dire qu'il faut se reposer sur les forces armées ukrainiennes dans le sens du facteur humain. Et là aussi le babless puisque on est tous très bien au courant de la crise de recrutement de l'armée ukrainienne.
En 2025 l'armée avait pour objectif de recruter environ 300000 nouveaux soldats. Visiblement à la fin 2025, elle n'en est arrivée qu'à 200000, ce qui évidemment pose de graves problèmes. Dans la seconde moitié de 2025, le recrutement s'élevait à entre 17000 et 24000 soldats par mois, ce qui reste en de ça des environ 300 que pouvaient recruter la Russie au même moment.
En plus de ça, et j'en ai parlé dans ma dernière vidéo, Michael Fedorov a aussi révélé que à l'heure actuelle 2 millions d'Ukrainiens sont recherchés parce que ils fuient leurs obligations militaires. Donc que ce soi des personnes qui sont dans le pays ou à l'étranger et 200000 de plus sont recherchés pour abandon de poste. Pendant très longtemps, on a eu des mises à jour régulières de la part du bureau du procureur général sur les désertions et sur les abandons de poste.
Mais à partir de novembre 2025, le bureau du procureur général a arrêté de les communiquer publiquement, ce qui est en soi un signe très négatif. Là encore, la situation est similaire du côté russe. Il y a aussi beaucoup de désertion et beaucoup d'abandon de poste.
Mais là, pour le coup, on n pas eu de chiffre depuis 2022. Donc on est vraiment dans le flou. Mais pour rester donc sur les capacités de l'armée ukrainienne, on sait qu'il y a d'une part cette crise de recrutement, d'autre part cette crise de la désertion et des abandon de poste.
Et aussi en interne, il y a un problème d'allocation des ressources humaines et ce qui fait que en moyenne les unités ukrainiennes tournent à environ 30 % de leurs effectifs. Le mois prochain, on va entrer dans la 5e année de la guerre. On voit que c'est vraiment un conflit d'attrition, mais dans ce contexte et bien du côté ukrainien, le front tient euh généralement bonhomant.
On voit que les Russes grignotent certes et ces derniers temps beaucoup dans le blaste de Zaporigia, mais d'un autre côté, il n'arrivent pas à exploiter une quelconque percée pour vraiment réaliser une avancée dans la profondeur. Leurs gains territoriaux depuis déjà 2 ans sont très modestes et ils sont payés au prix fort. Et côté ukrainien, on voit que si une unité d'élite ou en tout cas une unité rompue au combat est déployée dans un secteur donné, alors ce secteur tient comme on l'a vu par exemple à Pokrovsk, la poche tient toujours ou alors dans la reprise de Coupansk.
Mais par contre dans d'autres secteurs si ce sont des unités qui sont bien moins entraînées et bien moins équipées ou des unités de défense territoriale, alors là la situation peut se dégrader rapidement. Et ça c'est ce qu'on a vu au moment de Noël. Avec la chute très rapide et très brutale de Roual Polé, les Ukrainiens n'ont juste pas assez de troupes pour tenir efficacement l'entièreté du front et encore moins pour mener des contre-attaques.
Alors, arriver dans ces conditions à tuer 50000 Russes par mois, on ne sait juste pas comment est-ce que ça pourrait être fait. Et ça m'amène à une troisème question, c'est est-ce que la stratégie militaire de l'Ukraine dans la 5e année de la guerre doit vraiment être centrée sur les pertes de l'ennemi ? Est-ce qu'elle ne devrait pas plutôt être centrée sur l'économie de ses propres troupes ?
Vous me direz les deux en même temps évidemment, mais c'était pas très évident dans la déclaration de Mirailo Fedorov ou encore dans les récentes déclarations d'Alexander Sirski, le commandant en chef des forces armées. Lui a dit que évidemment l'armée ukrainienne allait continuer à mener des offensives puisque on ne gagne pas une guerre en restant seulement sur la défensive. Évidemment, Alexander Sirski a raison, mais il a quand même un certain passif d'opération à visé de communication ou à visé politique comme évidemment l'incursion ukrainienne dans l'oblast russe de Kursk ou encore depuis déjà de nombreux mois le refus d'évacuer cette poche de Mnograde Pokrovsku.
Ce sont des opérations qui montrent clairement le savoir-faire ukrainien et qui infligent de lourdes pertes à l'ennemi. mais elles sont aussi extrêmement coûteuses en homme et en équipement. On voit qu'il y a en ce moment des changements de personnel au ministère de la défense ou au sein de l'armée.
Certains parlent même d'un remplacement prochain d'Alexander Sirski. Mais changer les noms des généraux, ça n'apporte pas grand-chose s'il n'y a pas un changement de stratégie derrière et un changement même de mentalité qui accompagne ce mouvement. Et ces changements, ils sont déjà à l'œuvre.
On a vu des tentatives de réformer l'armée ces dernières années, mais c'est très lent et c'est insuffisant puisque par nature, il est quasiment impossible de réformer une armée en profondeur en période de conflit actif. On sait aussi qu'il y a beaucoup de réflexions actuellement autour de la question du recrutement pour augmenter les salaires, pour rallonger les durées des permissions, pour améliorer la formation militaire aussi pour lutter contre la corruption. Mais on ne sait pas encore si ça peut être des changements qui peuvent être appliqués rapidement et qui peuvent aider à résoudre cette crise.
Et donc dans ce contexte, le ministre vise 50000 morts russes par mois. Mais peut-être une autre formule pourrait être de développer un ratio de 5 6 7 8 morts russes pour un Ukrainien. Ça c'est une formule que m'avait avancé Tara Schmou qui est le directeur d'une des principales ONG ukrainiennes qui vient en aide à l'armée et lui à l'époque déjà parlait de 20 morts russes pour un Ukrainien.
Ce qui permettrait vraiment de mettre l'accent sur la formation, l'équipement et la protection du soldat afin de le préserver dans la durée et donc de préserver les capacités militaires de l'Ukraine dans un conflit dont on ne voit pas le bout. Et c'est peut-être ça que Mirailo Fedorf a en tête comme finalité, mais il ne l'exprime pas de cette manière alors que c'est vraiment une donnée qui va être déterminante pour l'année en cours mais aussi pour le futur. Et puis 4e question et puis j'en terminerai par là pour ne pas faire trop long.
Comment considérer que 50000 morts par mois ça pourrait être un objectif en soi qui serait de nature à faire plier le cremelin ? Puisque sur ces 4 ans d'invasion généralisé et plus globalement sur des dizaines d'années d'activité militaire de la Russie, rien n'indique que le Kremelin que Vladimir Poutine abandonnerait ses prétentions impérialistes maximalistes à cause de perte colossales dans ses rangs. Ça c'est potentiellement un piège et on l'a vu avec le cas de l'ancien chef des forces armées ukrainiennes Valérie Zalouni qui avait essayé d'appliquer cette formule à Bachmout.
Euh lui s'était accroché à chaque pâté de maison, à chaque immeuble, en se disant que si les Russes devaient payer un prix excessivement fort pour chaque maître de terrain conquis, et bien dans ce cas-là, la Russie lèverait le pied. Mais il n'en a rien été, que ce soit à Bmouth ou pour les autres batailles urbaines qui ont suivi. Et puis on peut aussi dire que les attaques aériennes ukrainiennes dans la profondeur russe, que ce soit pour viser des raffineries, des infrastructures énergétiques, des cibles militaires ou pour perturber le trafic aérien à partir des aéroports de Moscou, et bien rien de tout ça n'a fait plier le Krémelin.
Et bien rien de tout ça n'a fait plier le Kremelin. Je vois beaucoup une vidéo qui circule en ligne de deux blogueurs militaires des 1000 blogueers russes qui admettent que cet objectif donc affiché par Mirlo Fedorf, il a du sens, il est dangereux et en plus de ça, il est réalisable mais c'est juste l'opinion de 2000 blogueurs russes et ce n'est pas la première fois que l'on voit ce genre d'analyse critique en ligne. Mais à la fin des fins, on se retrouve toujours avec le même régime du Kremelin, avec le même Vladimir Poutine qui ne clignne pas du tout l'œil, qui continue comme si de rien n'était et qui redouble même ses efforts pour atteindre ses objectifs.
Attention, je ne dis pas du tout que la Russie est invincible ou qu'il n'y a rien qui puisse l'amener à la défaite. Et oui, faut-il encore le rappeler, il est possible de faire perdre une guerre à une puissance nucléaire. Il suffit de demander aux Vietnamiens ou aux Afghans pour bien le comprendre.
Mais ce que je dis ici, c'est que si le nouveau ministre de la défense ukrainien concentre toute sa stratégie sur l'augmentation des pertes militaires russes, il y a de fortes chances que ça ne fera pas renoncer aux prétentions impérialistes maximalistes. C'est évidemment bien plus complexe que ça. Et dans le contexte de cette guerre d'attrition, c'est le boxeur qui va rester debout 10 secondes de plus que l'autre qui peut remporter cette guerre.
à supposer évidemment qu'on pense encore en ces terme puisque après 4 ans d'invasion généralisée qui a vraiment eu des effets dévastateurs d'un côté comme de l'autre et bien les notions de défaite et de victoire ont pris un ton tout à fait relatif mais bon ça je suis sûr que le ministre le sait bien mieux que moi. La question c'est de savoir s'il l'intégrera dans sa politique. Et de toutes les manières, moi je voulais vous l'expliquer à vous que en fait il faut dépasser ce chiffre de 50000 morts russes par mois qui relève avant tout de l'incantatoire mais ce n'est en aucune manière une formule magique qui peut par elle-même mettre fin à cette guerre.
Voilà, je m'arrête là pour cette nouvelle vidéo donc sur la question des ressources humaines et sur la question de la démographie dans les armées qui s'affrontent dans cette guerre. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout.