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interviewSUDRADIO· 17 juillet 2026 5 min

Vacances 2026 : moins loin, moins longtemps, moins cher...

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Benjamin Glaze.

0:05
Présentateur

Il est 7h07 sur Sud Radio. Bienvenue si vous nous rejoignez. C'est l'été sur Sud Radio. Ce week-end, vous serez nombreux à partir en vacances. En tout cas, pour les plus chanceux d'entre vous. Attention, ce sera rouge demain. Dans le sens des départs, c'est ce que dit Bison Futé. En tout cas, le Tour de France, tenez, il en sera de nouveaux questions. Tout à l'heure, on sera avec une hôtesse protocolaire. Vous savez, ce sont celles qu'on voit sur le podium à la fin de chaque étape. Elle, elle remet le maillot blanc. Elle va tout nous raconter. Mais d'abord, c'est le coup de fil de l'actu. Effectivement, du monde, du monde sur la route. Ce week-end, gros week-end de départ à prévoir.

Mais tout le monde n'a pas la chance de partir. Un chiffre, 4 Français sur 10 ne partent pas en vacances. Bonjour Jean Pinard. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes consultant en progrès touristique. 40%, je disais, des Français qui n'ont pas la chance de pouvoir partir en vacances. C'est un chiffre qui est stable ou bien il est en augmentation ces dernières années, Jean Pinard ?

1:03
Invité

C'est un chiffre qui, malheureusement, ne bouge pas depuis des années, depuis quasiment les années 1980. Le taux de départ en vacances a progressé avec, d'abord, le nombre de jours de congés qui étaient proposés aux salariés. Et puis, avec la crise de chômage dans les années 1980, il s'est mis à stagner, grosso modo, 60%. Et depuis 1980, dans un peu plus de 60 ans, on ne bouge pas sur le taux de départ.

1:28
Présentateur

Oui, donc c'est un chiffre très, très stable. Ça reste quand même un budget, en tout cas, de partir en vacances, surtout l'été. Est-ce que les vacanciers, d'ailleurs, ont tendance à dépenser un peu moins quand ils partent, un peu moins qu'avant ? Là, il y a une évolution ou pas ?

1:41
Invité

L'évolution, c'est dans la consommation. Il y a des choix qui sont faits et les choix sont assez clairs. On est moins axés sur la consommation de biens matériels, un peu plus sur le bien immatériel. Et les vacances en profitent. Donc, il y a un budget vacances qui se maintient, en tout cas, qui prend de plus en plus d'importance dans les foyers. Mais malheureusement, si on le traduit ensuite en valeur absolue, les prix montent chaque année. Donc, c'est le nombre de jours de vacances qui va se réduire progressivement.

Parce que quand vous dites qu'il y a 40% de Français qui ne partent pas en vacances, dans les 60% qui partent, il y en a à peu près un tiers qui ne prennent qu'une semaine de vacances. Et ça, c'est aussi un des angles morts de la statistique touristique. On ne voit pas forcément le nombre de jours de vacances. Je le dis souvent, mais par exemple, le mois d'août est 40% plus cher que le mois de juillet. Donc, quand on part au mois d'août, on part moins longtemps.

2:32
Présentateur

Et pourtant, la plupart des Français partent au mois d'août, mais parce qu'aussi, c'est à ce moment-là qu'ils sont libérés par leur entreprise, j'ai envie de dire.

2:38
Invité

Exactement. C'est là où il y a une forme d'injustice. C'est que beaucoup de gens qui n'ont pas le choix de leur date de vacances, parce qu'elle est imposée par la fermeture de l'entreprise, vont partir au mois d'août. Et comme le mois d'août est beaucoup plus cher que le mois de juillet, je donne cet exemple, vous partez la première quinzaine de juillet, vous payez 100, vous partez la première quinzaine d'août, vous payez 160. Donc, forcément, ça réduit la capacité à partir en vacances longtemps.

3:04
Présentateur

Avec en plus le prix du carburant, forcément, qui augmente de nouveau. Donc, ça, ça va peser dans le budget. Ça veut dire que, pour le coup, le budget, il va être surtout grignoté. C'est peut-être les deux principaux postes de dépense. Le transport, d'une part, et puis l'hébergement, bien sûr.

3:21
Invité

Exactement. Et comme l'hébergement monte en gamme depuis des années, il coûte de plus en plus cher. Donc, effectivement, le transport, c'est grosso modo 20% du total de la dépense des vacances. Donc, avec un carburant qui augmente, évidemment, cette année, le budget de transport va augmenter. Et puis, le budget de l'hébergement, il augmente parce qu'on monte en gamme. L'offre touristique monte en gamme. Alors, c'est une bonne chose, d'une certaine manière, pour attirer beaucoup de clientèle étrangère. C'est une bonne chose pour les ménages les plus précaires qui partent en France.

3:51
Présentateur

On fait face, on les a subis ces derniers jours, à des épisodes caniculaires qui se répètent de plus en plus nombreux. Intenses aussi, de plus en plus intenses. Est-ce que ça a un impact sur le choix de la destination des Français pour leurs vacances ?

4:03
Invité

Alors, ça aura un impact déjà sur le choix des clientèles internationales qui ne vont pas forcément venir en France parce que les canicules sont vraiment trop importantes et puis vont rester dans des pays beaucoup plus frais. Pour les Français, oui, ça impacte. Moi, je pense que le grand gagnant cette année, lié en tout cas aux épisodes caniculaires, c'est le littoral. On parle beaucoup de la montagne, mais c'est beaucoup plus le littoral. Et c'est la recherche de points d'eau, d'activités nautiques qui fera que cette année, le littoral va encore progresser. Chaque année, on dit que la montagne progresse ou que la destination campagne progresse.

Vous savez, le tourisme vert aujourd'hui, c'est plutôt le tourisme jaune. Moi, j'habite en Auvergne. C'est assez dramatique. Et quand il n'y a pas de points d'eau et qu'on ne peut pas sortir parce qu'il fait trop chaud, on va à la plage.

4:51
Présentateur

Oui, c'est vrai qu'on parle beaucoup de la montagne, mais il y a cet angle mort. En tout cas, attention, c'est surtout le littoral, vous nous dites, qui bénéficie de ces évolutions. Jean-Pinard, un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je rappelle, vous êtes consultant en progrès touristique. Merci et bel été à vous, bien évidemment. Il est 7h12 sur Sud Radio. On revient dans quelques petites secondes. On va aller sur la caravane du tour avec celle qui nous attend. C'est une hôtesse protocolaire qui remet le maillot blanc à chaque fin d'étape et on la rejoint juste après ça.

5:23
Invité

7h10, le Grand Matin Sud Radio.