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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 15 octobre 2025 116 min

🔴 Le directeur de la Gendarmerie sur son budget dans le projet de loi de finances pour 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous n avons le plaisir de vous auditionner au sein de notre commission depuis votre prise de fonction et nous nous en réjouissons sincèrement. En ce qui me concerne, j'ai déjà eu l'occasion de travailler avec vous il y a plus de 30 ans à Toulan, au large de Toulan, de nuit lorsque vous étiez au GIGN, capitaine au GIGN et moi dans les commandes marines, maître à l'époque et nous travaillons sur le contre terrorisme maritime. Qui aurait dit qu'on se retrouverait un jour ici ?

C'était hier. C'était hier. L'année 2025 a été marquée comme 2024 par une forte activité opérationnelle pour la gendarmerie.

Elle s'explique par de nombreux engagements sur le terrain métropolitain et dans notre outreem dont certains se maintiennent dans la durée notamment à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie. Si le budget 2025 de la gendarmerie avait connu une hausse significative, le gel du schéma d'emploi avait interrompu la trajectoire de montée en puissance prévue par la loi d'orientation et de programmation du ministère intérieur, la loi dite l'OPMI. La LOPMI prévoyait ainsi la création entre 2023 et 2027 de 239 nouvelles brigade de gendarmerie de deux types, 194 brigades mobiles et 94 brigades fixes.

Près de 80 brigades ont déjà été créées en 2024 dont une de ma circonscription à Guidel. Pour le moment, aucune nouvelle création de brigades n'a eu lieu en 2025 en raison de l'absence des effectifs nécessaires. Mais la création de plusieurs brigades devrait tout de même intervenir d'ici la fin de l'année dont, si tout va bien, une dom circonscription encore à Bubri.

Dans le cadre du PLF pour 2026 dont nous sommes saisis, le programme 152 dont notre collègue Valérie Basin Malgr et rapporteur pour avis prévoit une hausse du budget de la gendarmerie à la hauteur de 200 millions d'euros de crédit de paiement par rapport à 2025. Il sera donc intéressant, mon général de vous entendre sur plusieurs points structurants pour l'avenir de la gendarmerie et du budget prévu pour 2026. D'abord pour les ressources humaines sur la sécurisation de la trajectoire de croissance des effectives prévues dans la lopmie et la gestion de la problématique de sure surctivité de la gendarmerie mobile.

Ensuite, pour les équipements, si l'effort d'investissement se poursuit avec un budget prévu autour de 360 millions d'euros, comment gérez-vous la problématique de la dette grise ainsi que l'arbitrage difficile avec d'autres postes d'investissement comme le renouvellement du parc automobile ou des véhicules spécialisés et je pense aussi aux hélicoptères. Enfin, sur la doctrine de la gendarmerie, nous aimerions comprendre comment s'articule votre volonté régulièrement réaffirmé depuis votre prise de poste du renforcement de la militarité des gendarmes. Cette réflexion d'ailleurs nous nous intéresse particulièrement car nous commençons un cycle sur la condition militaire et donc bien entendu nos nos gendarmes en font partie.

Donc sans plus tarder, mon général, je vous cède respectueusement la parole. Merci monsieur le président. Monsieur le président, madame la vice-présidente et rapporteur spécial, madames et messieurs les vice-présidents, mesdames et messieurs les députés.

Alors, j'ai l'honneur, c'est un vrai honneur pour moi de me présenter devant vous aujourd'hui accompagné de monsieur François Desmadril qui est mon directeur des soutien et des finances ainsi que du colonel Lelon, responsable du bureau de la synthèse budgétaire de la gendarmerie. Alors, en proposinaire, je souhaite et pour moi c'est important commencer par revenir finalement sur ce que c'est la gendarmerie. les éléments qui font sa force, nos points de vigilance dans un contexte aujourd'hui qui est particulièrement exigeant et changeant.

Au plan stratégique, ce contexte est marqué par l'insécurité. Je dis bien l'insécurité vécue par nos concitoyens. Je pense qu'on a dépassé le stade de du sentiment d'insécurité.

On est sur une insécurité vécue par nos concitoyens mais aussi par les forces de l'ordre. J'y reviendrai. Sur les agressions sur le nombre de blessés, malheureusement de décédés en service de la gendarmerie, on atteint des niveaux jamais atteint.

C'est aussi le croisement des menaces internes, vous voyez, avec la criminalité organisée. Et donc aussi, c'est le croisement des menaces externes. Sachant que les crises extérieures, notamment la guerre en Ukraine, a des impacts au niveau sécuritaire sur la France.

C'est la montée de la criminalité organisée qui connecte toutes les formes de délinquence stupéfiant, immigration illégale en sens des passeurs, vol en bande organisée. À cela s'ajoute quelque chose qui passe aujourd'hui un peu moins sur le devant de la scène mais qui est véritablement existant, c'est la criminalité environnementale, les enjeux du cyberespace où les adversités sont répliquées, redoublées au-delà du territoire physique. Je dis souvent que tout ce qui existe aujourd'hui dans le territoire physique existe dans le territoire virtuel. tout les trafics tous les trafics les trafics d'êtres humains, les trafics de de faux papiers, les trafics d'armes, les trafics de stupéfiant, tout existe dans le virtuel.

Au plan budgétaire, le contexte est marqué par les contraintes que vous connaissez, que nous connaissons. Ces contraintes justifient des efforts à tous les niveaux, nous en sommes bien conscients. Ils se traduisent par la gendarmerie, par certains renoncements, j'y reviendrai.

Vous les avez un peu évoqué, monsieur le le président, déjà. Il soulève des points d'attention sur lesquels je reviendrai, sachant que j'espère pouvoir compter sur votre soutien, le soutien des parlementaires et je vous remercie pour votre engagement l'an passé, notamment sur les matières immobilières. Alors la gendarmerie c'est quoi ?

Moi, je ne définis pas la gendarmerie par son aspect sécurité publique, hors publique, police judiciaire. La gendarmerie, c'est une force armée, il faut le rappeler, une force armée dont la finalité est la couverture des territoires. La gendarmerie, c'est 102000 militaires d'actives, 5000 personnels civils et 38000 réservistes.

Nous sommes compétents pour assurer 96 % de la sécurité de nos territoires métropolitains et autres mer. C'est plus de 51 % de la population. La gendarmerie est répartie sur 33000 communes. 30000 communes où la gendarmerie est la seule force de sécurité.

C'est-à-dire qu'il y a pas de force de police municipale notamment euh dans dans plus de 3000 communes. 30000 communes. La gendarmerie aujourd'hui doit faire face à une augmentation des attentes marqué par une hausse de la population dans notre zone de compétence.

Nous avons pris plus de 3 millions d'habitants depuis 2007. une hausse de la délinquence et des interventions plus 25 % en 10 ans alors que nos effectifs en 2025 ont presque retrouvé le niveau de 2007, c'est-à-dire avant la RGPP presque. Il nous manque encore 250 TP pour revenir au niveau des effectifs de 2007 alors même que la population en zone gendarmerie ne cesse d'augmenter.

Le contrat opérationnel de la gendarmerie dans ce cadre est spécifique. C'est la force garante de l'égalité d'accès de tous au service public de sécurité et de la continuité de l'État sur l'ensemble du territoire national. Pour moi, tout part du terrain, tout part du local, tout commence par le terrain.

Aucun territoire n'est épargné. Je dis souvent qu'il n'y a pas de narcotrafic s'il y a pas de point de il y a pas de narcotrafic si vous n'avez pas dehit. Vous n'avez si vous n'avez pas de cambriolage, vous n'avez pas les organisations criminelles de l'Est.

Par exemple, les voresacon qui alimentent le crime et les structures internationales. La couverture territoriale dont je vous parle porte véritablement notre capacité d'action. Elle garantit la surveillance des territoires et le contrôle des flux.

Sujet majeur, le contrôle des flux. Elle permet de détecter les signaux de basse intensité et de dissuader les passages à l'acte. Notre présence dans tous les territoires, dans la profondeur des territoires aujourd'hui est une absolue nécessité.

D'abord, c'est un repère je pense pour la population, pour les élus que je mets toujours en avant qui relaisent ce besoin de sécurité. La finalité de la gendarmerie, parlons de finalité, c'est cette couverture de territoire par son maillage et sa capacité de contrôle des flux. Voilà ce que c'est que la gendarmerie.

La réponse que nous apportons repose sur la complémentarité entre quatre, j'allais dire quatre forces. Les forces de gendarmerie départementale et notre maillage territorial. Notre système repose d'abord et avant tout sur les brigades territoriales.

Dans le passé, on parlait souvent de la gendarmerie et de ces 3000 et quelques points de vente. En fait, moi j'ai pas de points de vente parce que je n'ai rien à vendre. On essaie de produire de la sécurité.

Ces brigades territoriales sur l'ensemble de de l'espace, ce sont d'abord 3100 brigades territoriales en tant que point d'appui. Donc une capacité essentielle pour monter en puissance. C'est la montée en puissance sur les territoires qui nous permet d'agir partout.

Rappelez-vous des émeutes de 2023 où la gendarmerie est en mesure rapidement de générer des forces partout parce que nous sommes partout disponibles sur le territoire. L'action de la gendarmerie doit se faire en coordination avec la police nationale, avec les autorités administratives et judiciaires, les élus, les polices municipales. Nous nous inscrivons dans un véritable continuum de sécurité qui se traduit cette année par les plans d'action départementaux voulus par le précédent ministre de l'intérieur.

Nous avons des résultats qui sont très intéressants sur la baisse des vols, les dégradations, les destructions volontaires et nous avons aussi une hausse des procédures révélé en fait par l'action des forces de sécurité intérieure notamment sur les violences sexuelles et sexistes. On a énormément de prises de plainte notamment dans le cadre des violences intrainfamiliales pour la police des transports en commun et sur les stupéfiants. Nous avons deuxè axe de force des moyens spécialisés.

Nous développons beaucoup nos chaînes spécialisées qui viennent appuyer dès que cela est nécessaire nos unités territoriales. C'est une espèce de double maillage. Finalement en fait, c'est l'incarnation en quelque sorte d'un principe qui fait fonctionner la gendarmerie, c'est le principe de subsidiarité, de complémentarité du modèle.

Tout part du terrain donc de la brigade départementale. Si l'affaire prend une importance départementale, nous allons travailler avec des brigades de recherche et ainsi de suite jusqu'au niveau régional ou zonal avec les sections de recherche par exemple. Donc c'est toujours un problème de complémentarité, de subsidiarité.

C'est une chaîne à la fois transverse et verticale. Je vous donne juste un exemple. C'est l'affaire Balan que vous avez peut-être suivi dit de l'affaire Ledger où vous avez un patron de la cryptomonnaie qui est kidnappé, séquestré et en moins de 50 he en fait nous allons non seulement récupérer sauver cette personne et son ami mais aussi geler toute la chaîne de remontée des cryptoactifs parce qu'aujourd'hui voyez criminalité évolue.

C'estàd qu'une affaire comme ça il y a quelques années, ça aurait été une séquestration. On aurait remonté les communications téléphoniques, un environnement et on aurait traité en direct pour la remise de rançon. Aujourd'hui, c'est fini.

Dire que quand vous avez un appel sur ce sujet, vous ne savez même pas où sont les kidnappeurs. Ils prennent des VPN, donc facialement, ils peuvent être à Hong Kong, aux États-Unis, en Amérique du Sud. Donc il faut contourner les VPN.

Il faut il faut réussir aujourd'hui à tracer les cryptonnaies, ce que nous savons très bien faire par nos chaînes spécialisées. Donc voyez, tout évolue et on est obligé aujourd'hui de s'appuyer sur ces chaînes de spécialistes. 3è axe de force, c'est la gendarmerie mobile.

Vous en avez parlé, monsieur le président. Cette gendarmerie mobile fait face depuis plusieurs années à un niveau d'engagement inédit. Inédit.

Je ne vais pas revenir sur les Jeux Olympiques, mais c'est aussi le cas des outresem. Euh un équilibre, on a 116 escadrons gendarmerie mobile ferait que si nous employons tous les jours 68 escadrons, on saurait faire, c'est-à-dire qu'on saurait donner des indisponibilités, des permissions à nos personnels et surtout maintenir l'opérationnel, c'est-à-dire passer régulièrement nos forces en recyclage, notamment à Saint-Astier, au centre européen de de maintien de l'ordre he où nous pouvons recycler nos forces. Or, cela n'est plus possible.

Nous avons un engagement moyen entre 77 et 80 forces jour. Ce qui signifie que nos gendarmes mobiles sont déplacés plus de 200 jours chaque année. Nous avons actuellement une quarantaine d'escadrons en permanence outreem. 40 escadrons outreem dont 20 en Nouvelle-Calédonie.

Donc c'est une réflexion qu'on doit avoir aussi sur ces sujets puisque au quotidien ces gendarmes mobiles outremè ne font pas de maintien de l'ordre sont en appui des forces territoriales pour garantir la sécurité publique. Ça veut dire que nos mobiles ne sont plus tout à fait dans leur cœur de métier outreem. Mais si on les enlève et bien ça devient très très compliqué dans des secteurs comme Saint-Laurent du Maroni.

La Martinique aujourd'hui Mayotte la nouvelle Calonie. Voilà. Donc il viennent en fait supplé quelque part les forces territoriales. 4e axe de force c'est la réserve opérationnelle.

Elle représente un apport particulièrement précieux et un atout majeur dans les territoires. J'y reviendrai. Je tiens alors vous parliez du caractère militaire monsieur le président.

Je tiens ici à souligner que toutes ces forces font face aujourd'hui à un durcissement des conditions d'exercice de la mission. C'est une réalité. Six gendarmes et je leur rends vraiment hommage sont décédés en service ou en mission depuis le début de l'année.

Six depuis le début de l'année. Depuis le début de l'année 4100 gendarmes ont été agressés sur le terrain. 8000 gendarmes blessés.

C'est une augmentation par rapport à l'année dernière à la même période de 3,5 %. parmi ces 8000 gendarmes blessées, 150 réservistes. Donc une fois brossé ce tableau, d'où la nécessité, je le redis encore, d'aller sur des fondamentaux militaires de durcissement, face à ce tableau, la gendarmerie s'adapte pour faire face à cette situation sécuritaire.

Nous avons mis en en place cette adaptation que je vais vous décrire. Toutes ces évolutions, je tiens à le préciser, ont été réalisées par redéploiement des forces en interne, par des réajustements sans effectifs supplémentaires, sans aucun effectif supplémentaire. Nous avons cette situation, il faut réagir et la gendarmerie par son caractère militaire, je pense, c'est prendre en compte cette situation et évoluer.

Alors, je vais vous parler de quelques dispositifs qui sont qui touchent, je pense, les élus. Chaque année, depuis euh depuis très longtemps, la gendarmerie met en place par exemple des renforcements pour les périodes hivernales dans les stations de ski et euh c'est également le cas l'été sur les stations baléaires. Et bien cette année, que ce soit pour les dispositifs hivernaux ou bien estivaux, aucun gendarme mobile n'a été déplacé.

Aucun. C'està dire que tous ces besoins de de transfert en fait de sécurité ont été réalisés par la gendarmerie départementale pour caricaturer. Je dirais qu'en hiver et bien on prend des gendarmes des plaines qu'on met en montagne et en été on prend des gendarmes de l'intérieur qu'on met sur la côte.

Donc en fait les principes de compagnie de marche que nous avons connu pendant les Jeux Olympiques sont quelque chose qui sont passés dans la réalité du quotidien de la gendarmerie. Autre exemple pour la crise à Mayotte. Suite à à Chido, je me suis déplacé euh dès le lendemain et j'ai pris la décision de faire venir à Mayotte des gendarmes départementaux.

En deux compagnies de marche, plus de 300 gendarmes départementaux sont arés pardon immédiatement à Mayotte pour soutenir leurs camarades locaux. Donc, ils ont pris tout de suite la relève dans les unités territoriales, ont pu continuer les procédures et ont assuré la sécurité publique en complément bien sûr de la gendarmerie mobile qui a aussi été déplacée à Mayotte. Donc, voyez, c'est une adaptation.

Tout à l'heure, je vous parlais de la nécessité absolue de la gendarmerie de surveiller, de contrôler les territoires. Je n'ai pas le temps de développer, mais j'y reviendrai si vous souhaitez un jour, notamment sur les évolutions, les menaces. Aujourd'hui, vous voyez par exemple, je don juste un exemple, les routes des stupéfiants qui partaient des Antilles vers les grands ports européens.

Aujourd'hui, ces routes, elles sont démultipliées par le Sud, par les transferts entre l'Amérique du Sud et l'Afrique, la remontée de l'Afrique vers l'Europe. Donc là, on fait de plus en plus de saisies de cocaïne dans le sud de la France sur des remontées vers l'Europe du Nord. Voyez, on est en train de donc il faut maîtriser ces territoires, il faut véritablement les surveiller.

Et donc j'ai pris la décision, j'avais proposé cela au ministre d'État de transformer ce qu'on appelle les escadrons départementaux de sécurité routière, les motards he qui ne faisaient que de la sécurité routière. Ces unités sont transformées en unité de contrôle des flux. Ça veut dire qu'au quotidien, ils assurent un cœur de métier qui est la sécurité routière sur les axes.

Mais ces mêmes gendarmes sont capables parce qu'ils sont mieux formés, formés différemment de monter dans des trains, d'assurer la surveillance dans les trains, de compléter les dispositifs littoraux avec les brigades nautiques pour surveiller le trait de côte, les ports secondaires, les aérodromes secondaires et sont capables aussi par exemple d'aller sur les canaux, donc d'avoir une vision beaucoup plus en profondeur de ce qui se passe dans les territoires sur les flux. Ça s'est fait une fois de plus sous plafond des effectifs. Nous avons aussi dans le domaine de la police judiciaire réadapter le dispositif, mieux surveiller, mieux contrôler mais aussi mieux agir dans la police judiciaire.

Tout à l'heure, je vous ai donné un exemple de notre subsidiarité jusqu'au niveau régional. Nous n'avions nous n'avons pas ou peu de vision nationale de la police judiciaire si ce n'est à travers les offices, les grands offices de la gendarmerie parfois partagé avec la police nationale. J'ai donc pris la décision de créer au niveau national une unité nationale de police judiciaire qui regroupe aujourd'hui 1200 enquêteurs spécialisés par jonction des différentes forces des offices, par intégration de toutes les unités spécialisées nationales unité nationale cyber par exemple pour avoir plus de transversalité plus de d'impact sur la criminalité parce que c'est une nécessité de mieux travailler sur la criminalité organisée. et dans le même temps de changer totalement notre approche de la police judiciaire.

Je dis souvent mes gendarmes, on ne travaille plus sur la criminalité mais sur les criminels. C'estàdire qu'il nous faut dans les territoires mieux orienter l'action en renseignement criminel, le renseignement le renseignement administratif à vocation criminelle. Donc c'est une véritable révolution en fait que nous menons sur ce sujet en gendarmerie et qui donne de grands résultats.

Vous l'avez peut-être vu récemment sur la DZ mafia dans le sud de la France où nous arrivons à déstructurer le réseau notamment de collecteurs entre la France et l'Italie et nous avons récupéré plusieurs centaines de kilos d'or des saisies immobilières de très grande importance. Voilà, par ce cette conjonction de renseignement criminel implication de l'unité nationale de police judiciaire avec les section de recherche sur le cyber. sur le cyber.

Nous faisons un effort assez considérable aujourd'hui, hein. Je rappelle que 40 av nous avons une augmentation de 43 % des infractions numériques sur les trois dernières années. Tout à l'heure, je l'ai cité, nous gardons aussi un œil très attentif sur les sujets d'environnement.

Plus de 230 milliards de gains illicitent par an. C'est ça le produit de la criminalité environnementale. C'est la 4e source de revenu criminel après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic d'êtres humain.

Faut bien en avoir conscience. Nous inscrivons notre action dans un continuum, je l'ai dit, sécurité, défense. En tant que force armée de couverture des territoires, nous avons un rôle primordial, je le pense, pour la préservation des intérêts fondamentaux du pays, pour la défense opérationnelle du territoire au côté des armées.

Ce renforcement de notre position passe par un durcissement de nos forces, j'en ai parlé, l'engagement de la réserve opérationnelle dans un bloc de défense territorial pour la préservation des activités d'importance vitale. J'ai testé depuis le début de l'année un dispositif particulier dans le Grand Ouest sur trois départements. le 29, le Finistère, un département nucléaire, un département marqué par le numérique, le 35, l'î Les Vilaen et un département un peu plus commercial industrie sur la la scène maritime pour que nous avons des actions ciblées sur l'industrie de défense, sur les bases de défense, sur les PIV, les OIV, une meilleure connaissance de ce qui se passe dans le cadre potentiel futur d'un engagement majeur de la France à l'est.

Et donc qui tiendra le territoire national, qui maîtrisera l'affaire ? Je pense que c'est aussi le sujet de la gendarmerie. Donc on investit beaucoup sur le sujet et pour ça on est aidé par une réserve extraordinaire.

En l'espace de 3 ans, on est passé de 33000 réservistes à 38000 réservistes et je sais monter à 50000 sans aucun problème. C'estàdire qu'on a une jeunesse aujourd'hui dont on parle très peu qui intègre énormément la réserve. Énormément. 70 % de mes réservistes sont des réservistes civils, purement civils, que 30 % constitués par d'anciens militaires et qui veulent s'engager.

Ils veulent s'engager là où ils vivent. comme les gendarmes. Le gendarme travaille là où il vit, vit là où il travaille pour nous réservistes, c'est la même chose.

Ce qui me manque, c'est le budget pour monter à 50000 et c'est une réalité. Alors justement, c'est la troisème partie, j'essaierai de faire assez court pour répondre à vos questions. Le le budget doit soutenir notre modèle doit soutenir notre modèle.

La lopie et la gestion 2024 et 2025 ont illustré l'ampleur des enjeux budgétaires pour le P 152. Je vais y revenir. Pour la période 2023-2027, la trajectoire portait une partie des besoins identifiés pour soutenir pour soutenir pardon les évolutions structurantes pour nos modes d'action.

La lopmi c'est 3,3 milliards d'euros et 3540 exactement ETP. Vous verrez que tout n'a pas été réalisé. Les objets portés par la LOPMI, j'en ai parlé, c'est la réserve opérationnelle, c'est la création de 239 brigades, j'y reviendrai évidemment, des investissements immobiliers et numériques, le soutien opérationnel au plan de l'accompagnement psychologique et de la formation de nos militaires.

Leur traduction concrète à ces objectifs, je dirais que le résultat est mitigé parce que nous avons eu des contraintes extérieures au P152. Il a fallu euh parfois mettre plus en avant les opérations. Je prends l'exemple de la Nouvelle-Calédonie he qui a obligé la gendarmerie à s'engager en masse en masse l'année dernière au moment des Jeux Olympiques.

Donc évidemment, on a privilégié les opérations quelque part avant de privilégier la logistique. Donc il y a eu des transferts de crédit. C'est pour ça qu'on a des difficultés d'ailleurs à payer nos loyers l'année dernière.

C'est une véritable réalité pour vous dire depuis euh enfin si je fais un bilan annuel de l'engagement en Nouvelle Calédonie des 20 escarons de gendarmer immobile, ça représente quand même plus de 150 millions d'euros pris sur les budgets de la gendarmerie. C'est pas budgé par d'autres. Il y a pas de pot commun pour financer la nouvelle Calédonie.

Nous le supportons. Alors le budget 2026 porte une augmentation de 158 millions d'euros. L'effort consenti porte majoritairement sur le titre 2 qui serait porté à 5,1 milliards d'euros hors case pension, soit 125 millions d'euros supplémentaires par rapport à 2025.

Cette progression couvre deux axes d'effort prioritaires. D'abord, un schéma d'emploi à + 400 sur le PLF 2026. plus 400 postes pour la gendarmerie pour réaliser 58 brigades, nouvelles brigades.

Cette année, nous n'en avons fait aucune. Donc le report se ferait en 2026 à l'exception près euh de 10 brigades pour lancer l'affaire qui serait créée dès le début décembre de cette année dans une abugrie. Donc pour bien remettre les choses en place 2024 2024 c'est la création de 80 brigades.

Cellel elles ont été faites. Elles ont été créé pour 595 ETP. En 2025 schéma d'emploi 0. euh 2026 donc prévu 400 ETP pour 58 brigades territoriales fixes et mobile.

Si je prends le schéma d'emploi entre 2024 et 2026, ça nous ferait si le si vous en contenez 2395 ETP. Exactement. Donc si nous fournons nos 58 brigades, nous aurons réalisé 70 % des effectifs prévus dans le cadre de l'alopmie. et il reste quand même 30 % à réaliser sur les années qui viennent.

Je tiens à préciser aussi que les sept escadrons qui de recréation d'escadrons de gendarmerie mobile qui était prévu dans la lopmie ont été réalisés. Ces sept escadrons sont opérants, ils ils étaient fonctionnels pour les Jeux Olympiques. Alors, ce schéma d'emploi euh ne porte pas le rattrapage des effectifs initialement prévus en 2025.

Je je j'insiste sur ce sujet. Le rapport, si je prends le rapport entre les effectifs gendarmerie et la population n'a cessé de chuter depuis 2007 parce que je vous ai dit on a augmenté la population en zone gendarmerie. Si je prends un ratio gendarme pour 1000 habitants, en 2007, nous étions à 3,2 gendarmes pour 1000 habitants.

Aujourd'hui, on est à 2,8 gendarmes pour 1000 habitants. Ça, c'est la réalité de nos territoires. Donc, même si on augmente les effectifs, je le redis, on ne rattrape pas les équilibres d'avant la RGPP en quelque sorte.

La population donc a augmenté de 9 % alors que la gendarmerie a perdu somme enfin conséquente de TP. Juste un petit aparté sur le plan Mayotte debout euh donc qui intégré je crois 250 205 euh 205 ETP supplémentaires. Bon, ce n'est pas programmé.

Enfin, c'est c'est c'était le plan mais pour l'instant on en a pas vu la réalisation. Et tout à l'heure, je le disais, l'effort consenti par la gendarmerie mobile dans les outresemers quelque part en lieu et place des gendarmes départementaux, c'est à peu près 1800 effectifs. Voyez ?

Donc, on a aujourd'hui véritablement un manque par rapport à l'augmentation de la délinquence, par rapport à l'augmentation de la population. en gendarmes départementaux et territoriaux. Moi que j'estime aujourd'hui, donc rien que pour les autres mèes à 1800.

L'enveloppe qui est prévue pour la réserve opérationnelle l'année dernière c'était 75 millions d'euros et nous la demandons à la porter au PLF 2026 à 100 millions d'euros. Ce serait un premier pas parce que aujourd'hui je dois continuer à recruter. L'objectif de la Lopmie, c'est 50000 réservistes.

Je sais les faire. Je ne peux pas d'ailleurs employer suffisamment, je crois, mes mes réservistes. Je suis à peu près à 20 25 jours dans dans de d'engagement.

Oui, monsieur le président, je suis en retard. Euh voilà. Donc j'essaie vraiment de de de de promouvoir la réserve et donc j'ai besoin de de crédit pour les engager.

Hor titre 2, le le projet de budget porte sur une évolution de 33 millions d'euros avec un arbitrage en faveur de l'investissement. Euh les crédits immobiliers l'année dernière sont revenus à un niveau acceptable de plus de 300 millions d'euros. Euh le titre 5 cette année porte à 363 millions d'euros.

Euh il augmente de 62 millions d'euros. Sur la part de l'immobilier, c'est je vous l'ai dit 352 millions d'euros programmés. Ça paraît important mais on ne revient pas encore au niveau de 2009 notre intégration au ministère de l'intérieur où ces crédits immobiliers étaient à 400 millions d'euros.

Donc la conséquence elle est simple. Tout à l'heure, on a parlé de dette grise. Ces dernières années, nous étions en dessous des 100 millions d'euros et il nous faut 400 millions d'euros chaque année pour entretenir et rénover le parc Domanial de l'État.

Donc aujourd'hui, ce n'est plus possible. Ce n'est plus possible. Donc il nous faut trouver des solutions sans doute en reparlerons-nous dans les questions.

Point essentiel pour moi aussi, c'est l'engagement sur les véhicules. Euh il faut faire des choix, je l'ai dit. Donc les équipements passent sur un second plan dans le budget, mais ça va nous rattraper.

C'est j'ai besoin de renouveler le parc automobile de la gendarmerie. La durée de vie d'un véhicule, c'est 8 ans. Donc je dois faire 1/e tous les ans.

C'est ça représente 3750 véhicules. Sachant que l'âge moyen du parc est déjà 8 ans. Donc aujourd'hui euh il me manque 10000 véhicules puisque sur les trois dernières années et 2026 euh j'aurais besoin normalement de plus de 15000 véhicules.

Or sur ces dernières années tout confondu, hein. On a fait à peine 5000 véhicules. Sur 4 ans, j'ai à peine doubler ce que j'ai besoin sur une année.

Voyez, c'est donc le le sujet est vraiment là. Sur les hélicoptères. J'ai un vrai sujet de maintien en condition de la flotte opérationnelle.

J'ai défini un contrat opérationnel que j'ai présenté au ministre de l'intérieur sur la capacité opérationnelle des hélicoptères gendarmerie qu'il faut décliner par un contrat capacitaire. Or aujourd'hui, j'ai déjà perdu 10 hélicoptères qui sont en durée de vie maximale, plus de 40 ans. La flotte a plus de 40 ans sur les les écureuils.

Donc, il faut les retirer au fur et à mesure. Et nous avons impérativement absolument besoin d'une tranche complémentaire d'achat des des écureuils 145 D3 de 22 hélicoptères l'année prochaine. Il faudra signer ce contrat l'année prochaine.

Sinon, la flotte hélicoptère gendarmerie sera réduite dans des de façon très très significative et il nous faudra abandonner des missions. J'y reviendrai si vous le souhaitez. Je vais je vais conclure, monsieur le président, en rappelant euh que la gendarmerie porte aussi, je l'ai dit tout à l'heure, des missions spécifiques de missions militaires.

Euh ça touche beaucoup à la DT. Ça touche beaucoup à la DT en tout cas les perspectives d'un engagement de nos armées sur l'extérieur et la capacité de la gendarmerie à prendre en compte ses missions sur le territoire national bien sûr en complément voir sous l'autorité des armées à un moment donné s une loi spéciale qui permet d'évoluer vers la DT. Je pense qu'il faut l'avoir en tête.

Donc aujourd'hui, c'est pour nous, c'est quelque chose euh de très important. Mais là aussi, si je peux augmenter les réservistes, je ne sais pas augmenter les équipements, je ne sais pas le faire. Je n'en ai pas les moyens aujourd'hui.

Le seul exemple que je peux vous donner, c'est par exemple l'état du parc d'armement de la gendarmerie. La gendarmerie équipée entièrement de famasses. Ces famasses ne seront plus soutenu au compté de 2030.

Donc nous n'avons pas d'accroche dans le casre de la LPM. Donc il faut se financer ses moyens spécifiquement sous plafond enfin budget gendarmerie. Donc on en est là aujourd'hui.

J'ai des besoins là aussi pour ces missions spécifiques d'équipement lourds. Je pense à la mobilité, je pense à à l'augmentation parfois des blindés si besoin. Voilà.

Donc on est devant ces urgences aujourd'hui qui pour l'instant ne peuvent être pris complètement en compte parce que la priorité c'est d'abord l'immobilier, c'est d'abord les équipements de mes brigadiers avant d'aller sur ces sujets. Voilà, je vous remercie de votre attention et je suis prêt à répondre à vos questions. J'ai dépassé de 2 minutes.

Mais merci mon général bal. C'était 20 c'était 20 minutes. On vous a pas donné les bonnes consignes.

Moi j'avais compris 30 voyez. Non. Je suis d on on est obligé de comprendre de toute façon à laisser la parole à nos collègues qui verront vont vous faire parler de toute façon.

Donc vous aurez l'occasion de d'aborder même ce que vous n'avez pas pu aborder jusqu'à présent. Et je passe d'emblé euh la parole à Pascal James pour le rassemblement national. Oui, merci monsieur le président.

Mon général, en tant qu'anse gendarme de l'escadon 147 de Longeville, les Saintvold et au nom du groupe Rassemblement national, je veux d'abord rendre hommage à Denis Boyer du même escadron décédé il y a quelques jours lors d'un déplacement à Tahiti. Je veux saluer sa mémoire et adresser tout mon soutien à sa famille et à tous ses frères d'armes. Plus largement, je veux rendre hommage à l'ensemble des gendarmes femmes et hommes pour leur engagement quotidien au service de la nation.

Mon général, vous nous avez donné les chiffres des agressions des blessés, des tués depuis le début de l'année et ils sont tout simplement affouants. Cette progression dramatique des agressions contre les forces de l'ordre s'inscrit dans un climat de défiance croissante, souvent alimenté par certains discours politiques qui sous couvert de contestation fragilise l'autorité républicaine et banalise la violence à son encontre. Elle traduit pour reprendre vos propres mots une véritable libération de la violence dans notre pays.

Pour nous, la priorité nationale doit être limpide. Il faut redonner à la gendarmerie les moyens de son action sur le plan matériel, humain et moral. Pour le Rassemblement national, la sécurité des Français et la protection de ceux qui la garantissent ne peuvent être relégués derrière d'autres priorités budgétaire.

Je me permets d'ailleurs une parenthèse. Lors de la précédente audition à laquelle vous étiez représentée par le général Péti, j'avais déjà interrogé la direction sur le nombre croissant de démissions au sein de la gendarmerie. À l'époque, le phénomène a été minimisé.

Aujourd'hui, avec le recul d'une année supplémentaire, partagez-vous le même diagnostic. Constatez-vous vous aussi une hausse préoccupante des départs volontaires ou des difficultés à fidéliser les jeunes engagés ? Enfin à lecture du projet de loi de finance 2026.

Êtes-vous toujours inquiet quant à l'atteinte des objectifs d'effectif fixés pour 2027 ? Et plus largement, avez-vous le sentiment de devoir une fois encore faire plus avec moins pour répondre aux besoins matériels d'infrastructure et sociaux de vos hommes ? Je vous remercie.

Merci mon général, la parole est à vous. Merci monsieur le député pour votre question. Euh je je vais revenir là pour le coup sur le schéma d'emploi de la gendarmerie.

Bon, je crois qu'il faut pas avoir d'inquiétude sur le schéma d'emploi. Le schéma d'emploi est réalisé chaque année au 31 décembre. Il y a pas de difficulté.

Maintenant, vous avez raison, c'est-à-dire qu'on ne peut pas, il faut regarder les choses en face. Nous avons des trous à l'emploi. Moi, je suis un opérationnel.

Vous voyez bien quand j'étais patron de la zone ouest qu'on a des trous à l'emploi. C'est une réalité. Donc en fait, les effectifs varient tout au long de l'année.

Il y a des départs, c'est une réalité. Mais chaque année, au 31 décembre, nos effectifs sont réalisés. Nos écoles sont pleines.

Je le redis, nos écoles sont pleines. Nous attirons. Nous sommes encore une armée où on a au départ 12 candidats pour un poste.

Donc on on on attire. Le vrai problème, vous l'avez souligné, monsieur le député, c'est pas un sujet d'attractivité, c'est un sujet de fidélisation. Et c'est vrai que nous avons des départs.

Moi, je m'enquiète parce que je vois des gendarmes qui partent avant même les droits à pension. Donc il faut trouver le pourquoi. Moi je pense qu'il y a des choses très simplement hein.

Il y a plusieurs facteurs. Il y a d'abord la dureté du métier. Moi, je rends hommage tous les jours à mes gendarmes.

Tous les jours, ils font un métier extraordinaire. On n'est pas dans les conditions normales de nos concitoyens. Ils l'ont choisi mais on leur demande de partir dans des endroits reculés du territoire où l'accès aux soins est difficile, où l'accès aux école est difficile, l'emploi des conjoints est difficile.

C'est la réalité. Ils sont soumis à des suggestions et c'est normal, nous sommes militaires, nous sommes disponibles des suggestions extraordinaires. Ils ne sont pas dans une vie de confort, moi je le dis.

Donc c'est difficile. Donc on doit des choses à nos gendarmes. Moi je fais beaucoup d'efforts aujourd'hui répète sur l'immobilier pour que les conditions de vie des gendarmes soient assurées pour que les gendarmes soient fiers de leur brigade et au passage les élus également.

Vous avez des endroits que je ne citerai pas mais il y en a beaucoup où c'est difficile pour un gendarme d'entendre un enfant martyrisé, une femme battue dans des locaux adaptés. C'est difficile. On on ne donne pas parfois l'image d'un grand service public, il faut le dire.

Donc ça joue. Deuxièmement, il y a il y a l'immobilier est un facteur majeur. Il y a aussi et je crois que c'est essentiel le sens du métier, le pourquoi je suis gendarme.

Donc on y travaille beaucoup beaucoup la compréhension de ce qu'on fait, l'engagement. Et donc nous aujourd'hui, on est sur un parcours renforcé au niveau des écoles. Pour ça que je parle de durcissement, de compréhension de l'engagement.

On est sur tout au long de la carrière des stages qui vont scander l'arrivée dans le corps des gradés. Premier stage d'encadrement, stage de prise en compte d'une unité et on modifie également la formation des officiers sur ces aspects militaires. Je je crois que c'est essentiel hein.

Aujourd'hui, on a revu les statuts des sous-officiers de de la gendarmerie. Il y a eu des incédances indicières. On doit cette année réformer le statut des officiers pour garantir l'attractivité et donc il y aura des conséquences indicières mais c'est très important.

Donc en remettant au centre le gendarme pour le fidéliser, c'est ce que je demande à mes officiers. C'est vraiment vous avez raison il faut qu'on il faut qu'on arrive à maintenir les gendarmes, fidéliser les gendarmes dans leur métier parce que les effets sont immédiats. Voyez ?

C'est c'est une espèce de de serpent qui se m la queue puisque j'ai des départs, je recrute donc j'ai beaucoup de jeunes qui arrivent et certains gradés perdent un peu le sens de cette affaire. Voyez donc plus je fidélise mieux c'est bien évidemment. Voilà.

Donc c'est quelque chose qu'on prend effectivement très en considération sur les violences par rapport aux gendarmes. J'en ai parlé tout à l'heure. Euh moi ce qui m'inquiète c'est le nombre d'augmentation notamment des blessés euh par arme à feu.

L'année dernière nous avions une une augmentation qui était très sensible notamment du fait de la Nouvelle-Calédonie. Euh bon cette année ça baisse un petit peu sur les armes à feu mais on reste quand même sur des niveaux très élevés. On avait 38 blessés par arme à feu l'année dernière au moment où on se parle.

Euh, on en a quand même plus de 30 cette année, voyez. Euh, donc on on le voit, enfin vous vous vous le voyez aussi par les les les retours des médias. Euh on a, je l'ai dit, hein, une violence qui est quand même désinhibée, notamment la violence des mineurs qui est une réalité, on sur ce qui se passe notamment sur les organisations, les lobby criminels qui vont recruter des jeunes sur internet. pour les ramener sur une franchise, par exemple la DZ Mafia, c'est une réalité.

On le voit partout sur le territoire et nos gendarmes sont véritablement confrontés à ça. Merci mon général. La parole est à Thomas Gassiou pour le groupe Ensemble pour la République.

Merci monsieur le président. mon général, je voudrais également commencer par un message de gratitude et de fierté pour nos gendarmes et leur action dans leur dans les territoires, euh leur sens de la mission et l'organisation de la gendarmerie qui combine à la fois de la verticalité qui donne beaucoup de puissance et de résilience et également de la subsidarité qui je crois permet à la gendarmerie d'être profondément ancrée dans les territoires et de trouver de l'efficacité également au quotidien. J'aurais trois questions.

La première, j'aimerais revenir sur le rôle de la gendarmerie nationale concernant la défense opérationnelle du territoire. vous l'avez dit, il y a des risques désormais sur le territoire national, des menaces hybrides, voir militarisé. Il y a des risques de fê accomplis notamment dans nos outresem et pour y faire face, nous prévoyons doublement des réserves des armées.

Euh il me semble que le rattachement de la gendarmerie au ministère de l'intérieur nous a pas permis d'aller jusqu'au bout dans la réflexion de l'articulation avec les forces de gendarmerie qui dispose d'un maillage extrêmement important, d'une très bonne connaissance des des PIV et également de déboucher opérationnel si j'ose dire en temps de paix quel que soit le le niveau de de menace extérieure. Je salue bien entendu les plus 25 millions d'euros pour la réserve opérationnelle de niveau 1. J'aimerais savoir comment vous animez la réserve opérationnelle de niveau 2, vos anciens gendarmes qui sont soumis à des obligations de disponibilité pendant 5 ans.

Et j'aimerais que vous puissiez nous préciser finalement l'articulation pour cette DOT des forces de gendarmerie et des forces armées. Je pense que là-dessus, il faut qu'on aille beaucoup plus loin pour donner davantage de cohérence à à notre action. Euh 2e point, vous avez parlé des forces aériennes de la gendarmie nationale, du projet d'acquisition des 22h H 145.

Je pense qu'il faut rappeler que ces hélicoptères, ils font du bleu, ils font du rouge et je pense qu'ils devraient faire aussi un peu de kaki. Est-ce qu'il y aurait pas moyen de faire preuve d'un peu plus d'innovation dans la différenciation capacitaire en étudiant l'acquisition euh de petits avions notamment type Pilatus ou même d'usage de drone pour vos missions de de surveillance ? Et enfin, le projet de loi de finance prévoit le recrutement de 400 équivalents temps plein pour armer 58 brigades en 2026.

J'aimerais que vous puissiez me préciser si la commune de Turin dans ma circonscription verra bien l'arrivée de de sa nouvelle brigade l'année prochaine. Merci. Je je je vais répondre par le Oui, oui, oui, monsieur le député.

Il se trouve que c'est ça de mémoire, hein. De mémoire. Oui, elle elle elle est programmée euh sur les sur le les hélicoptères.

Euh oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui dans le contrat opérationnel de la gendarmerie, le contrat opérationnel c'est d'abord de la surveillance, c'est sont des missions de poulet judiciaire pour intercepter. Ce sont des missions d'engagement dans le cadre du maintien de l'ordre, gestion des gestion des foules et cetera et a aussi la problématique du secours en montagne. Donc moi, je crois aujourd'hui effectivement je crois que notre flotte est adaptée à ces missions.

Donc si on diminue euh la la flot de gendarmerie, il faudra faire des choix faudra faire des choix sur le maintien le maintien d'émission. Je je je rebondis sur votre idée d'avion. Moi, j'ai un vrai sujet sur les autres mains.

Voyez, quand vous prenez la surveillance et les nécessités d'engagement opérationnel en Nouvelle en pardon en Polynésie française par exemple, par exemple que j'ai eu l'honneur de commander, c'est très compliqué. C'est très compliqué parce que quand vous prenez une élongation entre Papé et Nouukua, c'est Paris-Moscou hein. Voilà.

Donc on a besoin aujourd'hui sans doute de pouvoir projeter plus, mieux on peut pas le faire en hélicoptère. Les moyens des armées parfois ne sont pas disponibles. Et moi j'ai vu un des cas où on est obligé de déplacer des missions sur 15 jours 3 semaines suite à à des affaires de violence sexuelle très grave voire de meurtre.

Donc il nous faut je pense penser les avions d'abord pour les autres mères. Je pense à la Polynésie française, je pense à la Guyane. Mais c'est aussi un vecteur absolument essentiel de surveillance l'avion, la surveillance du trait de côte, la surveillance par exemple sur ce qui se passe aujourd'h du Nord sur les problématiques de lutte contre l'immigration clandestine.

Donc c'est un vrai je pense que l'avion dans ce domaineel peut-être un véritable game changer. Au passage, je n'oublie pas que la gendarmerie a été dotée d'aéronef d'avion jusqu'au tournant des années 90 2000 et après on a fait un autre choix. Je me permets aussi d'insister sur ce dans ce domaine sur les drones puisqu'on pourrait nous dire les drones peuvent prendre des missions aujourd'hui assurées assumé par les hélicoptères.

C'est vrai mais c'est pas totalement vrai. C'està dire qu'aujourd'hui il nous faut développer des drones de moyenne endurance et ça c'est compliqué parce qu'en fait le marché français n'en dispose pas. Pas encore.

Pas encore. Mais c'est une réalité aujourd'hui. Et on a un deuxième sujet par rapport au drone de moyenne endurance c'est la capacité à les faire évoluer en l'air.

C'estàd queon ne peut les faire évoluer que dans un schéma aérien défini. On peut pas les faire quitter un axe, ce qu'on appelle une notification temporaire aérienne. Ils sont obligés de s'inscrire dans ce schéma là et on ne peut pas les détourner vers autre chose.

Donc c'est pour ça je crois qu'il faut vraiment aujourd'hui insister sur le maintien en conditions opérationnelles de la flotte hélicoptère qui est orienté. C'est vrai qu'on peut tout faire. On peut faire du bleu, on peut faire du secours.

On doit faire des opérations en engagement avec les armées. Tout à l'heure, on parlait du contreerrorisme maritime. C'est une absolue nécessité. hein.

Donc aujourd'hui euh voilà, c'est un choix auquel on est confronté. Est-ce qu'on maintient notre flotte ? Est-ce qu'on l'a fait évoluer ?

Bien évidemment derrière tout ça, c'est vrai. Il y a des enjeux budgétaires sur l'aéro 2. C'est un sujet, on n' pas suffisamment aujourd'hui, je pense, pris en compte la réserve opérationnelle de niveau 2 sur l'engagement normalement obligatoire de nos de nos personnels d'actif quand il quittent.

Il faut la restructurer. On n'y est pas encore. Sur le chaînage entre la DOT.

Oui, la la 1 je le répète he c'est 30 plus de 38000 pratiquement 39000 aujourd'hui réservistes. L'aéro 2 c'est 31300 exactement. Euh sur le chaînage avec les armées dans le cadre de la DOT, moi je pense que c'est une absolue nécessité.

Absolue nécessité qui doit se travailler dès maintenant. Est-ce qu'on est prêt ou pas ? à l'hypothèse d'un engagement majeur.

Donc quand je parle de j'ai les armées sont sur un un process qui me paraît très vertueux, c'est celui des stadefs qui scandent en fait de la montée en puissance. Moi, je crois que la gendarmerie va traverser les stadefs. Nous allons les traverser en stadef 4, on aura déjà des manifestations.

Si la France sert de pays hautes, pays transit, vous aurez des manifestations. Il y a des gens qui seront opposés à ça. Vous nous avons déjà nous aurons des proxis. rappelez-vous des Jeux Olympiques, hein, les cercueils sous la tour Effel, les mains jaunes sur le mur de la Choa, vous avez eu très récemment neuf têtes de cochon déposé devant des mosquées.

Ce sont des proxyusses. Donc, il faut travailler ça dès maintenant. Il faut que la gendarmerie maîtrise dans les territoires l'industrie de défense.

Où sont les la bilité ? Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui sur les les OIV, les organismes d'importance vitaux, les PIV ? Comment on les prend en compte ?

Donc moi, j'oriente déjà mes patrouilles là-dessus. Déjà, j'ai demandé à la à la gendarmerie nationale de remettre à plat tous ces dossiers sur les OIV et les PIV pour la fin de l'année. On doit être parfaitement en connaissance de ce dispositif, c'est dire savoir où habite le directeur de l'établissement, le récupérer dans les meilleurs moments et cetera.

J'irai pas plus loin, c'est classifié. Mais voyez ce que donc c'est une absolue nécessité de prendre ça en compte dès maintenant. L'idée c'est d'abord de soulager les armées.

Si je prends le dispositif actuel, les armées viennent souvent en appui de la gendarmerie. Je pense par exemple au 80e anniversaire du débarquement, aux Jeux Olympiques, ce que font nos camarades pour Sentinell rénové. Bon là, je pense qu'on sera dans une dans un schéma exactement inverse.

C'està-dire que ce soit en force de sécurité intérieure d'appuyer les armées, elles seront engagées. Comment est-ce qu'on assure la base arrière en quelque sorte ? Et je pense que la gendarmerie doit prendre ça en compte aujourd'hui.

Je pense que c'est une absolue nécessité de le travailler dès maintenant. C'est ce que nous faisons. C'est ce que nous faisons d'ors et déjà.

Et une partie de nos réservistes, de nos jeunes réservistes sont engagés sur ce type de mission. Alors juste le premier avantage pour moi, c'est que je couvre mieux les territoires, il y a plus de visibilité sur les gendarmes et c'est une mission qui est apprécier de nos gendarmes parce qu'on est dans des missions de contact et le contact est essentiel essentiel essentiel avec la population, les élus, les responsables. Donc voyez donc je pense que ce segment là est absolument nécessaire, impératif pour notre maison.

Merci mon général. La parole est à Christophe Bex pour le groupe La France insoumise nouveau franc populaire. Merci monsieur le président.

Mon général, je souhaite vous remercier pour votre intervention et je prends ce court moment pour rendre hommage à nos forces de gendarmerie. Je souhaite saluer leur dévouement et leur présence quotidienne rassurante au côté de nos concitoyens garantissant notre sécurité publique en cette période fracturée de notre histoire. Je souhaite également rappeler à quel point dans certains de nos territoires la gendarmerie par sa proximité est souvent souvent le dernier service public auprès de nos concitoyens.

Alors que François Berou avait annoncé que l'État devrait montrer l'exemple et qu'aucun département ministériel ne serait exenté en annonçant une réduction de 3000 postes dans la fonction publique et fixer une règle de ne remplacement d'un fonctionnaire sur 3 partant la retraite. Ce nouveau budget amplifie le désengagement constant de l'État dans nos territoires qui impacte forcément la vie des gens dont les gendarmes. Et Paris Cochet oblige les communes avec un budget contraint et avec une nouvelle baisse de 5 milliards pour 2026 à investir dans les polices municipales et des systèmes de vidéosurveillance.

Pourtant, rien ne remplace la présence humaine d'une gendarmerie nationale bien formée pour la prévention des délits. Le tableau que vous avez dressé est alarmant, effectif, matériel, immobilier. La démonstration sur les véhicules parle d'elle-même et surtout met en avant l'abandon des territoires.

Alors, à combien estimez-vous les besoins pour revenir au ratio de 2007 que vous avez présenté avant la RGPP, c'est-à-dire le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux et des fameuses coupes budgétaires ? Et quand je m'aperçois que certains persistent encore à réduire le train de vie de l'État, ils ne comprennent pas concrètement les impacts sur leur vie quotidienne. Je vous remercie.

Merci monsieur le député pour votre question. Euh alors on y est presque on y est presque au retour des effectifs de 2007. Il nous manque encore 250 OTP.

C'est pour ça que je je j'appelle de mes vœux he véritablement la poursuite de la création des unités territoriales des brigades. Et là on sera quand même on sera revenu à un niveau acceptable. Permettez-moi juste de vous dire aujourd'hui que le gendarme fait beaucoup mais ne fait pas tout.

C'est-à-dire que le gendarme sur le le terrain, sur le territoire, sa mission c'est ça, c'est bien de couvrir mais le gendarme manque d'outil. Aujourd'hui, on a véritablement la nécessité de développer la technologie. Nous avons la capacité aujourd'hui de remonter ce qu'on appelle les hits, l'API, c'est-à-dire les lectures automatisées de plaques d'immatriculation.

On travaille pas sur des personnes, on travaille sur des véhicules. Souvent, on a des véhicules qui servent dans des dans des braquages, dans des affaires de stupe qui sont volées avec des des plaques d'immatriculation falsifiées. Euh le gendarme, il voit passer ces véhicules, il peut pas les contrôler immédiatement. la machine si vous passez devant un lapis, vous avez un dit automatique.

Donc nous avons aujourd'hui un système qui s'appelle le STCL qui est validé qui est à tous les niveaux qui permet la remontée des lectures optiques pour la douane, la gendarmerie et la police. La réalité de ça aujourd'hui c'est que nous avons en France pour les forces éthiques un chiffre de lapis qui est dérisoire. Pour la gendarmerie, nous avons 100 lapis. 100 lapis qui sont des lapis d'ancienne génération qui datent lapis mobile.

Je crois que pour l'ensemble des forces police gendarmerie douane, nous avons moins de 600 lapis. En Belgique, il y en a 5000. Au Royaume-Uni, il y en a 13000.

J'ai fait un benchmark avec les Brésiliens par exemple. Territoire très important, c'est 30000 lapis. Donc aujourd'hui, ce qu'il faut, je crois qu'il faut être raisonnable, c'est-à-dire que euh il nous faut travailler l'efficacité.

Nos gendarmes sont formidables, il faut leur donner des outils. Nous travaillons beaucoup aujourd'hui ce genre de doute. Moi, je je je vais présenter au ministre un plan sur ces sujets.

Je crois aujourd'hui qu'il faut augmenter les capacités des gendarmes par l'intelligence artificielle. C'est ce que nous faisons au quotidien. Nous avons cette chance en gendarmerie de développer des programmes, j'allais dire natifs au sein de la gendarmerie.

On travaille beaucoup sur le numérique, le cyber, l'IA. Euh par je vous donne un exemple. Aujourd'hui, par exemple, on peut aider les gendarmes dans leur quotidien sur la prise de plainte.

Nous avons développé un logiciel qui s'appelle Parole qui est capable si vous voulez de retranscrire directement les auditions entre deux personnes. Il faut le développer encore plus notamment sur les langues étrangères et cetera et cetera. En fait, il faut accompagner nos camarades, nos gendarmes au quotidien en leur donnant plus de moyens pour accomplir leur mission. la technologie doit y parvenir.

Et donc je pense qu'il faut développer et c'est ce que j'essaie de faire chaque année. Moi j'ai créé des labs, hein, on a des ce qu'on appelle des laboratoires au sein de la gendarmerie, euh au GIGN, euh à l'IRCGN et cetera et cetera. et nous avons mis en place, nous n'avons pas de DGA au sein de la gendarmerie, mais j'ai créé un service capacitaire de la gendarmerie qui est capable de prendre les innovations, de regarder le besoin et de développer tout de suite après.

Donc ça c'est c'est très innovant, c'est très intéressant mais je pense que c'est une piste essentielle pour l'avenir. Merci. Merci mon général.

La parole est à Sébastien Saint-Pasteur pour le groupe socialiste et apparenté. Monsieur le directeur, mon général, tout d'abord, permettez-moi de me joindre au remerciements qui sont adressés à nos gendarmes qui partout en France répondent présent de jour comme de nuit, souvent dans des situations très difficiles, vous faites face à des réalités parfois terribles. Ne perdons pas cela de vue.

Le premier point que je souhaite soulever portera sur les moyens. Ça a été évoqué à plusieurs reprises. Le budget de la gendarmerie progresse légèrement dans la loi de finance initiale.

Euh ma question est simple. Considérez-vous cette évolution comme suffisante pour tenir la nécessité de rattrapage que vous avez décrit et assurer plus de présence, plus de proximité, plus de réactivité. Car on peut souvent avoir le sentiment d'un décalage entre les discours très volontaristes du gouvernement sur la sécurité et la réalité que vous nous décrivez.

Vous avez parlé du ratio gendarme population. Vous avez évoqué également la réserve euh qui est un point aussi très important. Le deuxième point que je souhaite soulever est celui euh portant sur l'unité nationale de police judiciaire récemment créé.

Son but est clair, être plus efficace, plus réactif sur les réseaux qui impactent la vie des Français sur l'ensemble du territoire en démantelant davantage de points de deal assécher l'argent salale, remonter les filières de cambriolage et les vols organisés qui frappent nos campagnes, nos villes. Lutter contre les arnaques en ligne également qui touchent les plus vulnérables. Mieux travailler avec les parquets spécialisés pour aller jusqu'aux têtes de réseau et confisquer les profits.

Pouvez-vous tirer un premier bilan, même si la création est récente de de cette UNPJ, et est-ce que vous pouvez nous dire ce qui a été possible grâce à cette création par rapport à l'existant préalable ? Et enfin, ma dernière question car quiconque dispose d'une gendarmerie sur son territoire est confronté à cet enjeu portera sur l'immobilier la vie en caserne. Trop de casernes sont usées, malisolées, parfois dans des situations très dégradées.

Or le modèle repose sur des familles qui vivent en caserne. C'est une question de dignité, d'attractivité et d'efficacité. rapport sénatorial de juillet 2024 évoque le sujet.

Donc est-ce qu'il ne faut pas inventer un nouveau modèle ? Et puisque Thomas Gassiou a parlé de sa circonscription, je vous propose de l'expérimenter sur ces stas dans la mienne pour essayer de répondre aux besoins des gendarmes et de leur famille. Je vous remercie.

Mon général. Merci beaucoup monsieur le député. Alors je commencerai par l'immobilier si vous permettez.

Euh tout à l'heure, je vous ai dépint un dispositif qui est un un dispositif de reprise, un dispositif de reprise qu'il faut absolument maintenir. Euh je pense qu'il faut qu'on on dépasse largement les 300 millions d'euros annuels. L'idéal ce serait 400 millions d'euros hein pour maintenir notre parc de Manal, le rénover.

Ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas. hein, l'état de nos casernes est tel qu'aujourd'hui, je pense il faut inventer de nouveaux systèmes.

Euh nous avons euh pour la construction, on va dire euh locative euh des décrets, un décret de 96 93 et 2016 euh qui à mon avis ne sont plus adaptés à ce qu'on veut faire aujourd'hui. Donc pourquoi ? Parce que une fois de plus hein, l'année dernière c'est 628 millions d'euros de loyer que nous payons.

Si nous prenons 2009, notre année d'intégration au ministère de l'intérieur c'est 300 millions d'euros. Les projections les plus probables dans 8 à 10 ans, c'est 1 milliard. Il faut revenir au domanial. le domanial coûte moins cher.

C'est-à-dire la construction d'une brigade locative par rapport à une brigade domaniale sur la durée, c'est deux fois le prix. Sauf qu'on n pas les budgets pour investir tout de suite. Donc nous ce qu'on a cherché à faire avec le le directeur des soutiens et finances, quand on peut plus, il faut proposer autre chose.

Je je crois je crois à ça. Bouger par exemple pour les moyens complémentaires, on a dit l'IA et cetera. Donc là, il faut sortir il faut on nous on prépare un décret, on espère que ça pourra passer, qui nous permettrait finalement de faire de location option d'achat de l'ALA.

Il faudrait investir avec des collectivités territoriales ou des bailleurs si les collectivités sont pas en mesure de faire en disant voilà à partir du moment où il y a un terrain qui est qui est existant et bien on construit et on paye à taux fixe sur 20 ans, une vingtaine d'années, 20 25 ans et à l'issue on rachète en fait la part qui qui manque location au pion d'achat. Dans cette affaire là tout le monde est gagnant. La communauté, la collectivité s'enrichit, le bailleur trouve ses comptes.

Pour nous, c'est un entretien sur la durée et on récupère à moindre coût, enfin c'est pas gratuit mais c'est c'est pas cher. On récupère au bout de 20 ans du domanial. De tous les premiers sondages que nous avons fait, de tous les travaux qui ont été réalisés par le DSF, par le directeur des soutiens finances, tout le monde est d'accord. pour l'instant.

Donc après, il faut qu'on monte à notre niveau qui est celui de Berarde ça avec eux de façon très concrète mais je crois que enfin voilà c'est une option et je crois que aujourd'hui c'est la seule parce qu'il faut revenir en dominialité, il faut y revenir. Sinon je pense même je je veux pas être trop défétiste, je pense que c'est le modèle même de la gendarmerie. C'est le modèle même de la gendarmerie qui pourrait s'écrouler si on continue à ne faire que du locatif.

Je suis pas sûr dans 20 ans 30 ans que notre modèle soit entièrement soutenable. Or, si vous n'avez plus une implantation territoriale dans la profondeur des territoires, si on ne peut plus mettre le gendarme en disponibilité là où est le notre modèle n'existe plus. Notre modèle, il est soutenu par deux choses, la militarité et le maillage territorial. l'immobilier, c'est la pierre angulaire, je crois.

Voilà. Donc oui, on on essae enfin on essaie on va proposer ces schémas là avec le le directeur général. Euh un point rapide sur l'UNPJ.

Euh le le premier bilan, on a préfiguré cette unité pendant les 6 premiers mois de l'année. Elle est en route de façon officielle depuis le 1er septembre. les les premiers résultats sont au-delà de nos espérances véritablement.

C'est-à-dire que ça nous permet aujourd'hui une concentration des moyens les plus techniques, l'unité nationale cyber, l'IRCGN par exemple sur les constatations et ça nous permet surtout d'appuyer à un niveau jamais atteint nos unités territoriales. Je vous donne juste un exemple qui est récent, j'y reviens par exemple, c'est ce que fait la section de recherche de Marseille sur les narcotrafic. Et bien Marseille est appuyé ne peut pas faire toute seule.

C'est une grosse section de recherche et on effectif tout à fait conséquent mais ils ne peuvent pas faire tout seul. Donc la première des choses que réalise cette unité nationale c'est de leur envoyer des experts à tous les niveaux. Aacrime enfin l'analyse criminelle cyber et cetera et cetera, renseignement criminel.

Et c'est un effectif déplacé permanent. C'està-dire que j'ai une ressource nationale qui va monter à 200 enquêteurs pour compléter les forces territoriales, augmentation des capacités, concentration des moyens. Et ce que je demande aujourd'hui sur la la dernière affaire de la section de recherche de Marseille sur la DZ Massia, on prend 300 g de cocaïne mais derrière en liaison avec les Italiens, on démantelle le réseau des collecteurs, les ceux qui ramassent l'argent qui vont le donner pour le transformer blanchiment.

Et là, voyez par exemple le blanchiment, il s'est fait autour de l'or. Parce que l'or aujourd'hui, 1 g d'or vaut 100 €. 1 g de cocaïne dans certains quartiers, c'est en dessous des 30 € hein.

Donc on fait de l'or et l'or il s'en va, il quitte l'Europe. Derrière tout ça, il y a de l'immobilier. Donc l'UNPJ avec plein de de spécialistes très très bon niveau, on a des formations spécifiques en gendarmerie vient aider appuyer sur le blanchiment présumé. et la captation des avoirs criminels.

C'est comme ça qu'on casse ces structures. On n pas fait de une fois de plus, on n pas fait de saisi de stupéfiant. Par contre, le reste 300 kg d'or, des dizaines de millions d'euros d'immobiliers, des voitures de luxe, des montres et on on va continuer hein, on ira sur la crypto, on ira sur tout un tas de sujets.

C'est une absolue nécessité je pense. Et donc les premiers résultats sont tout à fait encourageants. Euh et ce que j'ai proposé au magistrat, c'est de ne pas saisir l'UNPJ en tant que tel.

On continue de saisir les unités territoriales, les sections de recherche et on csaisit l'UNPJ pour ramener des moyens supplémentaires. C'est ça la philosophie de l'action et je pense qu'on on continuera de là-dessus. Voilà ce que je pouvais vous dire monsieur le député.

Merci mon général. La parole est à Valérie Baza Malgrete républicaine. Merci monsieur le président. général, en tant que rapporteur du budget de la gendarmerie et au nom de mon groupe la droite républicaine, je vous remercie pour vos propos préliminaires très éclairants.

Tout d'abord, je tiens à saluer l'engagement quotidien de tous nos gendarmes qui assurent la sécurité des Français partout sur le territoire. Je souhaite concentrer mon intervention sur trois axes qui me paraissent fondamentaux pour la réussite de la trajectoire budgétaire pour notre gendarmerie. Le schéma d'emploi, les capacités aériennes et l'immobilier.

Tout d'abord, les effectifs. La pause du schéma d'emploi en 2025, pour laquelle j'avais déjà émis des réserves, a mécaniquement ralenti la dynamique de proximité que nous avions collectivement engagé avec la LOPMI. Les 239 brigades annoncées suscitent beaucoup d'attentes dans nos territoires, des attentes résolument légitimes.

Il me semble essentiel que pour le PLF 2026, on redonne un élan significatif avec le schéma d'emploi positif que vous appelez de vos vœux. Sans cela, la parole de l'État perdrait en crédibilité. Nous serons à vos côtés pour défendre cette trajectoire.

Deuxème point, les hélicoptères. La commande de six hélicoptères en 2023 était un signal important, mais chacun comprend ici que ce n'est qu'une première étape. Le vieillissement des écureuils crée un risque tangible de rupture capacitaire.

Je crois qu'aucun d'entre nous ne peut accepter que demain une intervention de secours ou d'appui aérien échoue faute de disponibilité technique. Pouvez-vous nous indiquer à quel horizon vous estimez nécessaire de relancer un deè un deuxième lot de commande et si cette perspective est d'ors et déjà arbitrée avec le ministère de l'intérieur. Enfin, l'immobilier, on en a longuement parlé ce matin, l'effort de rattrapage est visible et je tiens à saluer l'augmentation de 100 à 300 millions d'euros en autorisation d'engagement et en l'année dernière, enfin qui est prévu pour cette année.

Mais vous avez rappelé qu'il faudrait atteindre environ 425 millions pour enrayer réellement la dette grise. Nous savons que la qualité du casernement joue un rôle déterminant dans l'attractivité et la fidélisation des personnels. Peut-on espérer que la marche 2026 s'inscrive pleinement dans cet objectif de rattrapage ?

Pour conclure, général, je veux dire redire que sur ces trois sujets effectif hélicoptère et immobilier, notre groupe la droite républicaine sera un appui pour accompagner les besoins de nos gendarmes que je tiens une nouvelle fois à saluer tant pour leur engagement que pour leur dévouement quotidien au service de la sécurité, de la protection des Français. C'est tout le sens de mes questions aujourd'hui. Je vous remercie.

Merci mon général. La parole est à vous. Merci madame la vice-présidente.

Sur la J'insisterai je pense sur les les hélicoptères pour pour vous dire l'état des lieux. Aujourd'hui, je suis déjà obligé de fermer temporairement des sections aériennes gendarmerie. C'est une réalité puisque on a des problématiques d'érosion de la flotte écureuil qui a 40 ans.

J'ai le même âge que la flotte en gendarmerie si vous voulez. Donc je m'aperçois que je suis vieux. Donc euh donc ça c'est un vrai sujet.

L'érosion de la flotte écureuil notamment outreem. On a eu des vrais sujets quand on va à Mayotte, vous avez un hélicoptère écureuil qui euh euh voilà qui qui est un peu à bout de souffle. Euh on a été obligé de retirer un hélicoptère en Nouvelle-Calédonie.

Il a fait une autorotation. Il est parti en autorotation alors qu'il sortait de d'entretien avec bien sûr heureusement un équipage parfaitement aguéri qui a pu poser sur l'eau en catastrophe. Donc cette année, j'ai eu j'ai déjà on a programmé jusqu'au mois d'octobre euh tr six fermetures de section aérienne gendarmerie à tour de rôle sur des périodes d'un mois à 2 mois pour faire tourner les hélicoptères pour permettre une permanence en raison de la je redis de la d'érosion de la flotte écureuil et je pense qu'on a eu beaucoup de mal aussi à sortir du covid pour beaucoup de sujets de économique de relance et cetera.

Et on a euh un sujet aujourd'hui d'obsolescence et de rupture d'approvisionnement sur les écureuils EC135 qui là aussi nécessite des fermetures temporaires sur les sections aériennes gendarmerie. J'en ai six de programmés entre maintenant et euh le début d'année prochaine. Donc vous voyez, ce sont des fermetures, j'insiste, temporaires.

Je rassure les élus. Euh voilà, il il faut qu'on retrouve une capacité véritablement forte he sur l'entretien de ces machines et le renouvellement des machines. Donc c'est un sujet majeur.

Donc à votre question, on a une tranche complémentaire d'hélicoptère qui est prévue dans le cadre d'un marché qui doit être passé dernier délai en 2000. 27. Euh c'est un marché de 22.

Non mais le le 350 millions d'euros quand même hein dans le contexte qu'on connaît 350 millions d'euros qui devront être passé nécessairement avant le début 2027. Voilà la deadline pour nous véritablement. Sinon, on pourrait je pourrais vous repasser des éléments.

Notre flotte va véritablement il faudra faire des choix faudra faire des choix de maintien d'ouverture des sags, des sections gendarmerie et des missions. Ça c'est une certitude. Voilà.

Euh et sur vos deux questions complémentaires, madame la vice-présidente, oui, on appelle de nos vœux la poursuite des création des brigades pour les raisons que j'ai évoqué. Euh les tranches donc il nous restent, ce seront pour 2000. Enfin, si on continue derrière, il nous manque encore quand même 1145 TP. 1145 TP prévu dans le casre de la lopnie.

C'est ça qui nous manquera euh pour les Normalement le le le programme devait se terminer en 2027, donc on sera obligé d'aller au-delà probablement. Probablement. Il reste 100 brigades à faire.

Il nous reste 100 brigades à 100 brigades à faire. C'est exactement ça. Voilà.

Madame la viceprésente, merci. La parole à Catherine Hervieu pour le groupe écologiste et social. 138 sur 23.

Monsieur le président général, chers chers collègues, je voulais aussi à ce stade, c'est bon. Ah oui, c'est mieux. Monsieur le président, général, chers collègues, alors déjà, je voulais exprimer mon soutien euh concernant l'implication de la gendarmerie et des gendarme au plus près des habitants qui constituent aussi une relation de proximité très très essentielle dans notre société.

Je pense qu'on partage largement cela. Souligner aussi la nécessaire qualité des liens et des relations avec les élus locaux car ça permet aussi une synergie d'action. Euh, je voulais aussi partager le fait que l'immobilier qui est un fondement du système d'armes de la gendarmerie constitue une priorité.

Ça a été pas mal dit par les collègues. Et moi aussi, je vais euh souligner ce qui se passe dans ma circonscription. La caserne de Flandre à Dijon est une illustration révélatrice de la discontinuité entre les budgets précédents avec des coupes récurrentes de chauffage et d'eau chaude. 60 millions d'euros sont prévus en matière de réhabilitation de cette caserne avec début des travaux au minimum en 2027 mais la situation perdure depuis plusieurs décennies.

Pour le budget 2026, il y a une nette augmentation de la brique immobilier dépenses du propriétaire. Cela constitue une avancée quant à la prise en compte de la situation mais insuffisante pour combler tous les besoins. Vous avez insisté là-dessus général.

Comment alors faire avec la construction de nouvelles brigades sur la réhabilitation énergétique globale ? C'est un enjeu climatique bien évidemment, mais un enjeu aussi d'économie. Tout cela est conjugué.

Pourriez-vous nous partager les avancées de l'expérimentation des marchés globaux de performance énergétique à paiement différés lancé cette année et la phase d'identification des projets ? Et puis enfin, quel est l'impact sur les besoins d'investissement pour la lutte contre la cybercriminalité ? Là aussi, vous nous en avez parlé.

Donc, les impacts du retard de l'adoption du PJL, résilience des infrastructures critiques et cybersécurité. On a un an de retard pour l'application de la directive européenne. Je vous remercie.

Merci général. La parole est à vous. Merci monsieur président.

Je je répondrai sur la première question autour du contact et je laisserai le directeur des soutiens et finances vous parler de la performance énergétique. Oui, je je j'appuie madame la députée énormément sur ce que vous dites sur le contact. Je je je le dis d'ailleurs régulièrement, on est dans une société qui est quand même très fracturée où on assiste quand même à une montée à la fois des violences et des radicalités.

C'est ainsi. Je je demande au gendarmes, quel que soit leur grade sur le terrain, finalement quelque essentiel. C'est pour ça que je demande aux gendarmes de démultiplier les patrouilles et c'est compliqué.

C'est compliqué pour nos gendarmes de terrain puisque ils sont soumis aussi à une judiciérisation importante de la société. On porte beaucoup plainte et il y a des il y a des choses qui sont aujourd'hui très chronophages. Mais pour vous prenez par exemple les violences intrainfamiliales.

Les violences intrainfamiliales pour la gendarmerie ça représente environ un/3 de toutes les gardes à vue de la gendarmerie. Évidemment qu'il faut le faire. C'est une nécessité absolue et ça prend beaucoup de temps.

Euh c'est beaucoup d'énergie pour nos gendarmes et ça laisse de moins en moins de temps pour aller sur le terrain au contact. Il faut le maintenir. C'est un sujet de confiance vis-à-vis de nos concitoyens.

Et je remets en avant les élus. Je remets en avant les élus. Je pense que le couple brigade maire est absolument essentiel.

Nos maires sont en première ligne pour beaucoup de choses. C'est le maire qu'on vient voir après les gendarmes. Nous nous travaillons beaucoup aujourd'hui en liaison avec les maires sur les violences faites aux élus.

On a un centre d'analyse des pour la lutte contre les atteintes aux élus, le centre Cala que nous avons porté qui maintenant est au niveau du ministère de l'intérieur. C'est une absolue nécessité. Il faut aussi que voilà au quotidien on ait véritablement ce chaînage avec nos mères.

Je demande au gendarme aujourd'hui, au commandant de brigade d'aller voir systématiquement les maires pour leur exposer le service. Notre redevabilité, c'est vis-à-vis des élus. Et on demande au maire, est-ce que vous comprenez notre service ?

Est-ce que vous, monsieur, madame le maire, euh ce qu'on fait vous paraît orienté convenablement ? Donc ça, il faut partager ça. Ouais.

Beaucoup plus. Donc c'est cette ouverture là aujourd'hui qui est la nôtre dans le sens du contact. Merci d'en parler, du contact et de la confiance.

Je laisse la parole au au directeur pour les sujets énergétiques. Bonjour madame député. Effectivement, la caserne de Flandre, un sujet bien connu.

Ça fait quelques années qu'on y réfléchit. En l'absence de crédit et quelques années, on envisagé de faire un marché de partenariat. Finalement, ça ça n'a pas été possible.

Donc là, on repasse en crédit dominio puisque on a une légère amélioration sur les crédits immobiliers. Donc on va pouvoir lancer la caserne et donc les études commence cette année et devrai effectivement permettre de commencer les travaux en 2027. Euh sur la rénovation énergétique, c'est un sujet qu'on a bien en tête parce que depuis le 1er janvier 2025, normalement on est plus censé louer des logements qui ont un diagnostic énergétique pire que eux.

Euh alors chance ou pas pour la gendarmerie, mais on n pas l'obligation de faire ces diagnostics énergétiques. Donc on ne connaît pas l'état du parc. Mais les quelques casernes qu'on rénove où on fait le avant après, il y a plus de la moitié des des logements qui sont F ou G et plus de la moitié c'est une grosse moitié qui ont F ou G.

Euh donc effectivement, il avait été envisagé un dispositif qui s'appelait le MGPEPD, c'est un nom un peu barbare, donc le marché global de performance énergétique à paiement différé euh qui est un dispositif qui permettait de faire des travaux énergétiques et de payer un loyer après sur une une quinzaine d'années pour rembourser ces travaux. On avait identifié deux casernes pour ce dispositif cette année euh à Bourgoin Jalieu et à Montmarsan. Malheureusement alors euh les crédits devaient être portés par la direction de l'immobilier de l'État et donc lancer les travaux cette année.

La DIE a aussi subi quelques contraintes budgétaires et donc pour l'instant on n' pas pu lancer ses projets sur le marché sur le modèle MGPEPD. Pour autant les deux projets en question, on va les reprendre en crédit de Manu l'année suivante. Donc les casernes seront bien faites mais pas en modèle MGPPD puisque les crédits ne sont pas disponibles sur le sur les crédits de la direction de l'immobilier de l'État.

Donc voilà, donc malheureusement on va pas tester le dispositif mais on fera quand même les travaux sur les deux casernes qui avaient été identifiées. Merci beaucoup monsieur le directeur. La parole est à Jeunev Darios pour le groupe les démocrates.

Merci monsieur le président général. Bon, je viens d'entendre qu'à monde marsan ça va être différé euh puisque chacun porte son puisque chacun porte son territoire. Moi, je dois dire que effectivement il y a des urgences et des urgences depuis des années et des années et je comprends les sujets de fidélisation et les sujets aussi parce qu'il faut fidéliser les familles et fidéliser.

Il y a pas que le gendarme à fidéliser, il y a aussi sa famille. Et la fidélisation des familles quand on habite dans des logement vétuste et pas du tout adapté euh en terme calorique ou en terme de rafraîchissement, on a vraiment on a vraiment un sujet qui est grave. Donc moi, je vous ai écouté avec attention et j'ai pas d'autres questions à vous poser sur tous ces sujets.

Je vois bien que tout cela est pris en compte. Mais il faut véritablement des budgets. La seule question que j'aurai quand même, c'est y a-t-il un véritable plan pluriannuel d'investissement qui est euh qui est qui est visible et euh savoir s'il est suivi et si euh effectivement euh on le respecte et avez-vous des services en capacité de porter des augmentations des services infrastructures en capacité de porter des augmentations de budget parce que ça c'est souvent le problème aussi quand les budgets augmentent beaucoup. quelquefois euh on peut avoir du mal à les mettre en œuvre.

Donc c'est une vraie question pour la réalisation concrète des choses. Donc je voulais quand même euh je pas de questions, vous avez répondu à beaucoup de questions, je voudrais quand même saluer la gendarmerie. euh dire que nos concitoyens aiment leur gendarme, les élus dans les zones rurales aiment leur gendarme et je suis dans un département où nous avons tout euh tout cela, la ruralité mais aussi le tourisme avec les réservistes qui sont indispensables.

Donc merci pour l'organisation nouvelle adaptée à des enjeux nouveaux aussi que vous mettez en œuvre parce que vous êtes obligé de vous adapter aux situations sécuritaires mais aussi aux situations technologiques et aussi aux enjeux de résilience de la nation. Donc je voulais vous remercier très sincèrement et vous dire toute notre gratitude. Merci mon général.

Merci beaucoup madame la ministre. Je effectivement vous vous avez raison, c'est-à-dire que on a souffert de d'un manque de crédit et pour reprendre vos propos, il faut relancer la machine en quelque sorte. Il faut relancer la machine.

Euh alors, nous on a un programme d'investissement immobilier, c'est sur 5 ans, et j'ai demandé au directeur des soutiens et finances de de rebâtir en fait un schéma immobilier de la gendarmerie. C'est dans ce cadre là qu'on propose ce nouveau décret d'ailleurs de voyez de L en fait location option d'achat pour revenir sur sur de l'immobilier d'État. Voilà.

Donc mais c'est vrai il faut relancer il faut relancer la machinerie. Moi mon sujet c'est la essentiellement aujourd'hui la conduite des opérations au niveau départemental. Nous avons une chaîne immobilière qui est un peu fragilisée, il faut dire les choses.

Euh voilà. Euh donc moi, je je fais un effort aujourd'hui de chaînage entre le niveau central, national, le niveau régional et le niveau départemental pour appuyer ce qu'on appelle les sections des affaires immobilières pour être en capacité de reprendre des programmes. Ça va se faire.

Ça va se faire. Ça c'est l'impact militaire. Mais on a eu peut-être cette année un petit temps de latence.

C'est pourquoi cette année on a été essentiellement d'abord sur un un un plan très important euh je que je poigna de porte plus. C'estàd qu'il a fallu refaire l'accueil des brigades, il a fallu refaire des cages d'escaliers, il a fallu refaire cette année la mise en conformité des ascenseurs à peu près partout. Donc déjà ça nous a permis ça.

Et donc là dans les dans les projets à venir, on parlait de Dijon. Dijon va ce seront des travaux qui vont être faits sur le domanial avec ces 300 millions d'euros. Voyez donc c'est une reprise progressive mais on a intérêt à monter vite en puissance.

Oui. Tu veux compléter pour compléter un tout petit peu. Effectivement la difficulté c'est que nous on a une programmation en interne.

Après on dépend de l'annualité budgétaire et donc on a enf on ne connaît pas quel sera notre budget 2027 2028 2029 et et l'un des points vraiment particuliers sur l'immobilier c'est l'inertie. de ces sujets-là et le enfin le plus délétaire en tout cas ce qu'on constate c'est le stop and go c'est que si on nous donne pendant le point de relance 200 millions bah ça va permettre de faire des choses mais si on arrête l'année suivante on a des équipes immobilières qui font du stop and go qui lancent des projets qui se les voit pas qu'il ne les voit pas se réaliser puis 2 ans après on leur dit bah tiens est-ce que vous avez pas des projets il faut repartir donc le vrai besoin pour nous c'est vraiment d'avoir des des crédits dans la durée et qu'il soient pas en train de faire le yoyo année après année. Merci mes chers collègues.

Nous avons six questions individuelles. Donc je vais vous proposer de prendre trois par trois et nous commençons par Emmanuel Tacher. Merci monsieur le président.

Chers collègues mon général. Dans la 16e circonscription des bouches du des bouches du Rône à Harle les Saint-Marie de la mer Saint-Martin de Crot, le narcotrafic n'est plus un phénomène urbain. Il gangraine nos villages, nos zones rurales, voire nos écoles.

Le gang des aides mafia s'y est implanté avec des règlements de compte souvent meurtriers. Les gendarmes de la compagnie d'Arles agissent avec courage, mais il manque de moyens et d'effectifs pendant que les trafiqueurs imposent leur propre loi. Malgré, vous l'avez dit, la mobilisation des unités de contrôle de flux.

Le Rassemblement national le dit depuis des années. Des pas entiers de notre territoire échappent à l'autorité de l'État, faute de sanction réelle et d'investissement comme vous l'avez souligné. Je souhaite mon général que vous puissiez nous dire comment la gendarmerie pourrait renforcer la lutte contre les réseaux structurés et rétablir l'ordre dans ces zones rurales oublié.

Enfin, je veux saluer nos forces d'ordre des forces de l'ordre local et nos militaires qui maintiennent la République debout malgré le laxisme d'un état qui jusqu'ici a reculé devant les trafiquants. Je vous remercie. Merci.

La parole est à Jean-Louis Thriot. Merci monsieur le président, mon général, même si tout le monde l'a dit. Euh je veux à mon tour exprimer mon immense gratitude à nos gendarmes.

J'ai la chance dans mon territoire en Sénémarne d'avoir un groupement et une compagnie à Melin qui font un super travail et je ne peux pas ne pas le dire. Ils incarnent la militarité, la proximité notamment avec les élus évidemment le racinement territorial. de questions.

Euh je m'étais beaucoup battu au moment des réflexions sur le plan de relance pour que nous ayons nos fameux blindés qui sont aujourd'hui euh en ligne. Nous en avons 90. Est-ce que vous pourriez nous faire un retex et pensez-vous notamment pour la DOT sur du maintien de l'ordre ou du spectre ou des stadefs élevés qu'on aurait besoin d'en avoir davantage ?

Deuxième question sur les réservistes, je les vois régulièrement sur le terrain. On sait que un réserviste ne s'use ne s'en sert pas. Donc ma question, que pensez-vous ?

À quel seuil de nombre de jours de réservistes opérationnels vous pensez qu'il faudrait aller ? Quand j'échange avec eux, souvent ils laissent entendre que leur matériel notamment n'est pas le même que celui des gendarmes d'actifs. Qu'est-ce qui à votre avis devrait être fait ?

Ça coûterait combien ? Enfin, une question technique sur le LOA. Est-ce que c'est purement réglementaire les évolutions qui s'imposeraient ou il faudrait du législatif ?

Merci. Et enfin, la question est à Nadine Néchant. Merci monsieur le président.

Général, je vais faire un petit peu comme tout le monde. Moi c'est Saintastier. Voilà, c'est une petite une petite parenthèse.

Merci. général avec une multiplication par deux des violences physiques depuis 2017, une explosion du crime organisé, des coûts et blessures en hausse constante en milieu rural, une insécurité alarmante dans les outres mers, le rôle des gendarmes n'a jamais été aussi important. Si des actes forts comme la présomption de la légitime défense pour les forces de l'ordre sont nécessaires, il faut également répondre au manque de nos forces.

L'un de ces moyens, ce sont évidemment les véhicules. Suite à une question écrite, le ministre de l'intérieur m'a indiqué en juin dernier que depuis des années, le taux de renouvellement de véhicules neufs nécessaires, soit 4000 par année, n'était jamais atteint. Ce manque a un effet réel sur l'efficacité, la disponibilité de nos gendarmes.

Je souhaite donc savoir quels sont aujourd'hui vos besoins en véhicule, à la fois en nombre, en renouvellement, mais aussi en spécialisation. Je vous remercie. Merci.

Mes chers collègues, la parole est à vous mon général. Merci monsieur le président. Sur la première question autour du narcotrafic, euh je voudrais préciser monsieur le député que sur ces questions là, il y a pas de zone de compétence gendarmerie, pas de zone de compétence police, ça irrique tout.

Alors, on a moins de points de en zone gendarmerie, c'est vrai, mais on a un développement massif de l'ubership. Et si on n pas de points deal, on a aussi beaucoup de passages en zone de gendarmerie pour des livraisons ou des points de contact. Donc ça ça irrigue tout.

Le nombre de consommateurs n'est pas moindre en zone gendarmerie qu'en zone police. C'est pas vrai. Un partout.

Donc moi, je pense que c'est un sujet qu'il faut prendre dans sa globalité. Ce que j'essaie de faire aujourd'hui, c'est bien d'orienter l'action des gendarmes pour porter des coûts essentiels à partir du renseignement criminel, ciblage des individus et le travail sur les structures. Je pense que c'est essentiel.

Alors, c'est vrai qu'au quotidien nos gendarmes sont confrontés à ça. Ils sont confrontés à ces points de ils sont confrontés à ces à ces personnes qui qui participent au trafic. Donc c'est important de réagir.

Évidemment, il faut réagir, il faut être en action. Mais si on veut démanteler cela, il faut prendre tau par les codes mais un peu sur le haut, aller sur les structures, casser les structures. C'est ce que nous avons fait par exemple sur cette opération dont je parlais tout à l'heure.

C'est absolument essentiel parce que ces structures-là blanchissent, ces structuresl sont organisées. Ces structuresl diversifient leurs investissements dans l'immobilier. Ça peut être dans des labels de musique par ils font de l'extorsion.

Enfin, c'est la criminisée, elle est structurée beaucoup autour de la de du narcotrafic mais il y a pas que ça. Donc aujourd'hui, par exemple, il faut mettre en avant tout ce qui se fait dans les évolutions de la loi pour sortir de la France du piège du narcotrafic. Donc je je pense par exemple à des des dispositions qui sont absolument essentielles.

Le le blanchiment présumé. Enfin, on peut faire énormément de choses aujourd'hui. Le blanchiment présumé nous permet en fait d'éviter plein d'étapes.

C'est c'est pas c'est à l'auteur en quelque sorte de justifier de son patrimoine et s'il peut pas justifier, on prend. Donc voyez, il y a toutes ces évolutions qui sont absolument essentielles. La loi narcotrafique permet beaucoup de choses aujourd'hui dans le domaine judiciaire et on doit les décliner aussi en administratif, le pouvoir des préfets.

Donc ce que je demande à mes gendarmes aujourd'hui hein, c'est d'avoir une déclinaison des deux côtés administratifs et judiciaire dans le cadre de la loi narcotrafice. Ça c'est absolument essentiel. euh sur les Sentors.

Euh c'est un game changer véritable. C'est dire que les les Sentors ont été mis à contribution comme jamais. Je je crois nos nos anciens blindés de la gendarmerie finalement euh les VBRG n'ont pas été utilisés comme sont utilisés les centors parce que les Sentor finalement ce n'est pas un engin de maintien de l'ordre.

Il faut le rappeler. La doctrine d'emploi des Sentors, elle est tout autre. Les centors doivent permettre aux gendarmes d'agir sous le feu, ce qui est différent.

C'està-dire qu'un centor, il peut être employé dans le cadre de rétablissement de l'ordre, dans le cadre de guerrière urbaine, dans le cadre d'insurrection comme c'était le cas en Nouvelle-Calédonie, mais ça peut aussi être employé par exemple pour du secours ou des opérations plus militarisées. Donc les Sentors, c'est une véritable réussite. On en a une petite centaine, 90.

Je ne pense que c'est pas suffisant par rapport au contexte actuel et je pense qu'il faut effectivement augmenter le nombre de centors dans le cadre notamment de la DOT. Je pense que c'est une nécessité. Enfin, sur les les réserves opérationnelles, moi je considère que il faudrait qu'on puisse employer au moins nos réservistes une vingtaine de jours par an minimum.

Alors le vrai sujet, c'est le budget. Je je peux pas en fait là je vous dis je peux plus employer de réserviste, je peux plus, j'ai plus d'argent. Donc ça ça crée un sentiment chez nos réservistes parfois de rupture.

C'està dire que certains réservistes vont être employés et ils seront rétribués en janvier l'année prochaine. Peux pas faire je peux pas faire autrement. Je peux pas faire autrement.

Et l'engouement est réel hein. C'est-à-dire que et ils me disent après bah en général vous voulez plus nous employer j'ai pas d'argent. Voilà.

Donc on pourrait faire plus. Donc je je je On a 100 millions d'euros. C'est insuffisant.

C'est insuffisant par rapport à l'emploi des réservistes. On me dit même 30 jours. La demande elle est à 30 jours.

Voyez 30 jours SR ce serait 25 30 jours. C'est c'est essentiel. Je je pense qu'il faudrait dépasser largement les 150 millions d'euros parce que j'ai aussi un vrai sujet d'équipement.

Alors, je vous donne juste un exemple pour vous dire parce que ça me paraît essentiel. Le ESC nu n'est plus et voyez nous dans les départements de gendarmerie, on a des classes de cadet de la gendarmerie de partout. Vous en avez chez vous, il faut les maintenir.

Moi, j'ai eu la chance, l'honneur de de remettre des diplômes à des jeunes euh issus de cité. Je veux dire comme ça, je dire les choses tout simplement. Euh donc je me suis déplacé pour remettre ces diplômes.

J'avais des centaines de personnes. J'ai passer un moment important à faire des photos avec des familles parce qu'on remettait des diplômes. Beaucoup à des filles d'ailleurs euh issu de cité en disant c'est le premier diplôme qu'on obtient.

Donc c'est c'est aussi une façon d'engager une partie de la jeunesse. Mais toutes ces classes cadé de la gendarmerie j'ai pas de financement. Donc je suis obligé de travailler avec des donateurs, des généreux donateurs he pour qu'on puisse équiper ces jeunes au quotidien.

C'est une chance. C'est une chance de pouvoir les amener. On le fait beaucoup en Bretagne, on fait beaucoup et donc il faut y aller parce que c'est aussi derrière des gens qui peuvent s'engager plus tard dans dans la gendarmerie.

Enfin la question autour des moyens euh véhicules, madame la députée. Bon, notre parc il est vieillissant, j'ai dit hein, pour le parc moto, on a 3000 motos aujourd'hui. Le parc a plus de comment ?

Plus de 7 ans d'â plus de 7 ans d'âge moyen. Bon, donc là, il va falloir aussi penser au renouvellement des motos de façon très très rapide. Pour les véhicules, l'âge moyen du parc, c'est 8 ans.

Bon, je vous le rappelle hein, on doit renouveler le parc à 8 ans. Donc on a déjà beaucoup beaucoup de retard. Je vous l'ai dit tout à l'heure, euh c'est un parc à 27000 véhicules.

J'aurais dû renouveler déjà plus de 10000 véhicules. Le retard, il est conséquent. Et le parc de poids lourd, on a quand même 3700 poids lourds.

Bon là le parc, il a 15 ans d'âge. Mais ça on sait comment il y a les Oui oui oui oui oui il y a les véhicules de maintien de l'ordre dedans hein. Là pour le coup c'est un renouvellement.

On on renouvelle les véhicules de maintien de l'ordre parce que là c'était un choix qu'on a fait hein. Il y a une absolue nécessité sachant que nos escarons de gendarmerie mobile parfois pour un maintien de l'ordre traverse la France hein. Les escargumines il peut être demain à Dax, il peut être voyez donc là on a une nécessité absolue puis c'est ce sont des véhicules qui sont exposés lors du choc parfois dans les manifestations.

Donc voilà un petit peu l'état du parc. Il est urgent de renouveler. Merci mon général.

Nous passons aux dernières questions et j'en ai une qui s'est rajoutée de Christophe Be donc nous commençons par Corine Vignon. C'est bon hein ? Oui.

Voilà. Merci président général. Et bien totalement d'accord avec vous sur la rénovation et les programmes d'omagano qu'il faut mettre en place.

D'ailleurs, moi j'ai la chance, je suis à Toulouse et donc à Balma, il va y avoir un très beau programme de manial dont on aura la première paire très prochainement. Alors, j'ai une une question concernant euh les véhicules. Il se trouve que j'ai eu l'occasion de visiter et de de rencontrer le gosse, hein, le groupe d'observation et de surveillance à Toulouse sous l'autorité de l'excellent général Thbao Lagrange d'ailleurs.

Alors, le gosse a des missions sensibles d'observation et il se trouve que les véhicules qui sont mis à la disposition des gendarmes sont des véhicules souvent des 3008 ou des Renault SI qui sont les mêmes que la police. Donc ce qui veut dire que euh les personnes que l'on surveille ben repèrent tout de suite les voitures. Donc on a absolument besoin de véhicules banalisés peut-être issus de saisies.

Donc, pensez-vous avoir la possibilité d'obtenir ces véhicules pour combler les besoins des gosse en France ? Je vous remercie. Merci de la parole et à Michel Martinez.

Monsieur le président, mon général, permettez-moi de revenir sur la militarité de la gendarmerie qui fait sa force. En cas de conflit majeur, les gendarmes ne sont pas forcément au combat, mais ils assurent un rôle majeur sur notre territoire. Pour reprendre la formule du général Burcard, il faut gagner la guerre avant la guerre.

Cela implique de défaire ce qui sur notre sol tentous de nous déstabiliser. Cela implique de pouvoir lutter contre ces forces de l'ombre en cas d'engagement majeur de nos armées. L'exercice quatre l'a anticipé.

Nul doute que sur notre sol, des mouvements sédicieux soutenus d'ailleurs par des partis politiques pourront se mobiliser et nuire en cas de coup dur. À cela s'ajoute la menace islamiste qui dans sa dimension djahiste comme dans sa dimension frériste reste la première menace pour la sécurité et la cohésion nationale. Dans ce contexte, mon général, vos forces sont en première ligne au quotidien pour infiltrer, se renseigner et contrer les actions hostiles d'une galaxie d'organisation qui n'hésiteront pas à nous frapper dans le dos.

Pouvez-vous nous dire combien comment vous anticipez votre action contre ces mouvements hostiles en cas de conflit de haute intensité ? Je vous remercie. Merci.

La parole et à Julien Limangier. Merci monsieur le président. Mon général, je souhaiterais évoquer la politique immobilière de la gendarmerie nationale et plus particulièrement la question de la sécurisation des emprises et des logements de service.

Dans plusieurs territoires, les brigades sont implantées sur des sites anciens, parfois exposés ou insuffisamment protégés. avec des dispositifs de clôture de vidéo protection qui ne répondent plus au standard actuels. Ces situations posent à la fois des enjeux de protection des personnels et de leur famille et de préservation du matériel sensible.

À titre d'exemple, la brigade de Rosé Ambri sur ma circonscription ancienne marne située le long de l'axe très fréquenté de l'ancienne nationale 4 illustre bien cette problématique. Son niveau de sécurisation est très limité avec de simples grillages sans vidéoprotection alors même qu'elle est exposée à une délinquence itinérante importante à proximité. Pouvez-vous nous préciser quelle est la aujourd'hui la stratégie de la direction générale de la gendarmerie nationale en matière de mise à niveau et de sécurisation du parc immobilier et des brigade ?

Quel moyen le budget 2026 permettra-t-il d'y consacrer notamment pour les casernes anciennes en zone périurbaine ou rurales exposé à des risques spécifiques ? Merci beaucoup. Merci.

La parole est à Christophe Bex. Oui, mon général, je voulais revenir sur ce que vous avez dit sur l'immobilier. Justement là, vous parliez que à terme, il va y avoir plus d'un milliard de paiement de loyers.

Et je voulais savoir comment nous en sommes arrivés là. Est-ce que c'était la politique des partenariats publics privés qui a fait que on s'est engagé sur ça ? Et donc là, vous avez évoqué une stratégie justement pour revenir au Domania qui coûtera beaucoup moins cher et que tout le monde est gagnant.

Mais euh comment dans le temps euh nous en sommes arrivés à payer plus d'un milliard de loyers ? Alors c'est ça, on en parle pour la gendarmerie mais on en parle souvent aussi pour tout ce qui est public. Je prends les universités, enfin tout ce que toute cette stratégie ou même pour les prisons.

Et donc j'aimerais connaître un peu l'historique de ce processus qui endettie et qui aurait besoin de cet argent là pour accomplir ses missions. Merci. et général la gendarmerie est victime de son succès.

Nous avons encore une ultime question qui vient de tomber de Daniel Grenand. Merci monsieur monsieur le président. Mon général, je souhaite exprimer ma gratitude sur l'ensemble des gendarmes qui assurent chaque jour notre sécurité.

Les événements survenus en Nouvelle-Calédonie l'année dernière ont révélé une faille dans notre système. Le déploiement massif de gendarme sur place en raison de du conflit a engendré une forte hausse des dépenses que le gouvernement n'avait pas anticipé. Face à cette situation, la gendarmerie a été contrainte de reporter le paiement des loyers sur plusieurs mois à l'automne.

Les moyens de financiers prévus pour la gendarmerie dans le projet de loi finance 2025. se sont révélés inadaptés. Dans un contexte où notre pays fait face à de multiples menaces, il est à craindre que des situations similaires à celles de la Nouvelle-Calédonie puissent se reproduire.

Selon vous, le gouvernement a-t-il véritablement pris la mesure des enjeux soulevés par l'émergence de nouveaux conflits qui peuvent augmenter les dépenses pour la gendarmerie dans l'élaboration du budget 2026 ? Je vous remercie. Merci pour toutes ces questions.

Mon général, la parole est à vous. Concernant les des véhicules adapté aux missions de de surveillance et de police judiciaire. Oui, madame la députée, nous travaillons beaucoup sur les saisies de véhicules.

Il y a il y a un vrai travail. Je tiens à saluer la Grasque sur ces sujets, que ce soit au niveau national ou au niveau local. Euh voilà, on est bien sur ces sujets.

On est bien sur ces sujets. Ça se développe et je regrette he si votre le gosse à Toulouse n'est pas suffisamment doté mais c'est pas un sujet. C'est-à-dire que là pour le coup l'utilisation des véhicules saisis dans le cadre de ces missions est totalement intégrée dans nos dispositifs nécessité euh sur la partie conflit de haute intensité.

Madame la député, euh bon, il y a un sujet qui est essentiel dans tous ces domaines, c'est aussi et d'abord le rôle des services de renseignement. Donc il faut saluer, je je le le travail de la DGSI, du RT sur ces sujets. D'ailleurs, nous contribuons euh notamment au RT, hein.

Il y a des centaines de gendarmes qui intègrent le dispositif du RT. le le le RT a une vision nationale de ce qui se passe au quotidien euh sur l'ensemble des territoires et la gendarmerie est contributeur au RT, hein. Donc voilà, donc il y a ces sujets-là et euh effectivement on voit des choses, il y a beaucoup de choses qui qui remontent.

Je parlais tout à l'heure de la montée des radicalités. C'est une réalité. C'est une réalité.

Euh rappelez-vous de ce qui s'est passé euh notamment euh enfin sans faire de commentaires particuliers, mais par exemple à Calac ou à Saint-Brévin, des maires décident de faire euh des centres d'accueil de demandeurs d'asile et on le vit, c'est des gens qui le vivent, hein, c'est ces ces oppositions euh dans dans ces communes à un moment donné, on le voit, on y contribue alors sur la haute intensité euh je pense que on revient au fondement même de la gendarmerie, c'est ce qui se passe dans les territoires. la la la le contrôle, la surveillance des territoires. Je pense que là, on est dans le cœur de de de ce que doit faire la gendarmerie et on revient encore au principe de militarité.

Voilà, je je pense que c'est important euh sur la question euh les questions immobilaires autour de la vidéo protection la sécurisation des casernes. Alors euh là-dessus, on a effectivement euh une évaluation globale du besoin pour mieux sécuriser nos casernes de gendarmerie, c'est 450 millions d'euros. Et c'est une nécessité.

Vous pouvez pas combattre le crime organisé sans penser un jour qu'il y aura des répercussions. Prenons l'exemple de nos amis italiens, des carabiners. Je je salue d'ailleurs la mémoire des trois camarades carabiniers qui sont décédés hier sur une sur une opération.

Enfin, ce serait illusoire de penser qu'on peut porter des coûts à la criminalité organisée sans qu'il y ait de conséquences. sur les forces de l'ordre et potentiellement leur famille. Donc la sécurisation des casernes, c'est un vrai sujet du directeur général, de la direction générale euh pour nos camarades sur le terrain.

Mais le coût, voyez, c'est c'est 450 millions d'euros global. On a un plan de sécurisation autour de 15 millions d'euros par an. C'est insuffisant.

C'est insuffisant. Donc, il faudrait pouvoir l'augmenter. Mais c'est aussi une question budgétaire.

Euh et je fais juste un aparté sur la sécurisation de nos casernes. Outreem. C'est probablement celles qui sont le plus visées dans le cadre de parfois de monté en pression.

ça peut venir assez vite. Euh la sécurisation des casernes d'Automè pose de véritables problèmes puisque là on a un état de vétusté en plus des casernes qui est sans doute plus important et on a de plus en plus de gendarmes qui sont logés hors caserne. Voyez donc il y a il y a des effets il y a des effets importants mais c'est un sujet qui est pris en compte.

Euh, il y a une vraie prise de conscience sécuritaire, mais on a une difficulté que je ne peux pas éluder liée à l'insuffisance de crédit. Euh oui, on me disait que ah bah est parti député il 321 véhicules affectés à la gendarmerie sur les saisies l'année dernière, ce qui est très bien. Euh sur les les dépenses imprévisibles, monsieur le député, je dis parfois c'est pas le directeur général qui commande la gendarmerie, c'est l'événement.

Moi, j'ai deux contraintes majeures en tant que militaire, c'est l'événement et le temps, la gestion du temps et la gestion de l'événement. Nos budgets sont on propose des budgets pour faire face aux situations actuelles. On anticipe bien évidemment ce qui pourrait arriver, mais je pense qu'on n'est jamais sûr de rien.

Voilà. Donc je peux pas vous faire d'autres réponses. En fait, c'est une adaptation et en tant que militaire, je pense qu'il faut faire face aux situations en étant offensif hein.

Il faut être offensif et puis à un moment donné, il faut faire des choix. Donc c'est ce que je demande. Je demande beaucoup d'adaptabilité, de souplesse parce que je le redis he celui qui commande véritablement c'est l'événement.

Merci beaucoup mon général pour toutes ces réponses. Merci mes chers collègues pour toutes ces question. Nous nous retrouvons tout à l'heure à 11h pour une nouvelle audition.

À tout à l'heure. Encore un grand merci mon général monsieur le directeur et bon colonel. Merci à vous.