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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne· 5 juin 2025 36 min

Suspension de MaPrimeRénov', DPE, crise du logement... Valérie Létard, ministre du Logement, face aux auditeurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

France Inter

0:01
Présentateur

France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès Combien de téléphones avons-nous fait autour de ma prime rénov' ? Le dernier, figurez-vous, assez récemment. Les retards de paiement, les artisans en difficulté, les propriétaires aussi. Et le maquis, surtout, des règles à suivre et à comprendre pour remplir son dossier. Voilà donc encore une tuile sur un dispositif que vous avez adopté, que vous souhaitez pour rénover vos maisons, vos appartements aussi d'ailleurs, mais qui a souvent eu du mal à trouver sa fluidité et disons-le franchement, vous a parfois rendu dingue. La tuile, c'est donc la suspension annoncée par le ministère de l'économie, rattrapée au vol par celui du logement.

Suspension ne veut pas dire fin. Le temps de lutter donc contre les fraudes. Message reçu, mais alors qu'est-ce que je fais ? Est-ce qu'on se dépêche de déposer un dossier pour sa pompe à chaleur avant le 1er juillet ? Qu'est-ce qui me garantit que mes travaux seront faits quand le dispositif va repartir ? Est-ce que je toucherai quand même ma subvention si je fais partie de ceux qui l'attendent depuis longtemps maintenant ? Depuis plusieurs semaines ? Qu'est-ce qui me garantit que le dispositif repart avec la même enveloppe ? Est-ce qu'on va encore tout remettre sur la table ? Rénovation complète contre monogeste ?

Et comme en général un problème n'arrive jamais seul, dans le même temps, la Cour des Comptes étrie les DPE, les notes énergétiques de vos logements et c'est vrai que ça vous agace sûrement d'être classé G quand votre voisin qui a exactement le même appart que vous est classé D. Il faut remettre de l'ordre, voire un ordre, des diagnostiqueurs, c'est ce que le ministère du Logement a annoncé pour atténuer le constat de la Cour et nous y viendrons aussi.

Et puis, plus les logements s'avaient ensemble, sont interdits à la location, plus il y a de problèmes de location sur le marché, nous parlerons, si vous le souhaitez également, de votre difficulté récurrente à trouver une location où que vous soyez en France. La construction du neuf va un peu mieux, juste un peu mieux, pas beaucoup plus, mais enfin quand même et c'est aussi ce qui freine le renouvellement des logements et du parc immobilier. Bref, il y en a des questions et des sujets de logement pour la ministre Valérie Létard que je salue. Bonsoir. Bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous. Merci de répondre aux questions des auditeurs d'Inter. C'est le Téléphone Son. Soyez les bienvenus.

Le Téléphone Son. 01 45 24 7000. La première, Clémence, c'est vous et je vous salue. On vous écoute. Bonsoir.

2:12
Invité

Oui, bonsoir. Je voulais livrer un témoignage. Finalement, j'ai pris la peine. Alors, j'ai signé un compromis de vente et j'avais pris la peine d'aller à pleine commune pour savoir si je pouvais bénéficier de ma prime rénov' puisque le bien que j'achète est classé G. Finalement, j'ai signé ce compromis et il s'avère que je ne vais pas pouvoir en bénéficier ou que c'est retenu à beaucoup plus tard. Donc, c'est un projet de vie qui s'effondre un peu. Ça tombe comme un coup près. Je suis stupéfaite, en fait. Je suis seule, veuve. Et je n'ai pas...

Enfin, voilà, je vais me retrouver avec un bien qui est un grille-pain dans lequel je voulais installer un poêle à bois et l'isoler et ça ne va pas être possible. Donc, je suis stupéfaite, en fait. Je me retrouve dans quelque chose. Voilà.

3:02
Présentateur

Et bien, on a entendu votre stupéfaction Clément, c'est par là qu'on va commencer. Merci beaucoup. Merci de votre participation au Téléphone Zone. Valérie Létard va donc vous répondre. Ministre chargé du logement, je voudrais vous présenter Claire Chaudière quand même du service économique de France. Bonjour, madame la ministre. Bonjour, Claire. Bonsoir à vous aussi. C'est vous qui traitez les questions de logement. Stupéfaction, Valérie Létard, dit notre auditrice. Et c'est vrai que, je le disais tout à l'heure en lancement, il s'en est passé des choses autour de ma prime de rénové. Un peu un coup oui, un peu un coup non.

Les monogestes, les pas monogestes et les difficultés, les dossiers et la boum-suspension. Ça fait beaucoup pour un seul dispositif.

3:38
Valérie Létard

Non ? Et oui. Et c'est vrai que c'est une réalité qui marque ce dispositif ma prime rénové qui, en fait, est né et a pris une véritable ampleur après le vote de la loi climat. Donc, ce n'est pas si vieux que ça. En fait, c'est un dispositif qui est très vite monté en puissance, mais qui connaît des ajustements successifs parce qu'il concerne un sujet extrêmement vaste et qui a adopté plusieurs clés d'entrée. Les monogestes, je change un geste à la fois, rénovation d'ampleur.

4:09
Présentateur

Mais là, ça s'arrête d'un coup et au fond, on ne sait pas très bien pour combien de temps, Valérie Létard. Est-ce que vous pouvez nous assurer, si ça s'arrête au 1er juillet, qu'au 1er septembre, Clémence va pouvoir repartir ?

4:19
Valérie Létard

D'abord, un vous dire que 2,5 millions de ménages ont déjà bénéficié de ma prime rénové. Ça, c'était pas ma question, mais je vous en prie. Non, mais quand même, je voulais le rappeler pour terminer mon propos. En tout cas, ce qui est certain, c'est que nous avons défendu, dans le cadre du budget 2025, une enveloppe dans l'ANA, dans l'Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat, dédiée à ma prime rénové de 3,6 milliards d'euros, qui seront dépensées.

4:46
Présentateur

C'est-à-dire qu'il n'y a aucune coupe budgétaire. Alors, attendez, pardon, je vous interromps, est-ce qu'on est au bout de cette enveloppe ou est-ce qu'il reste de l'argent dans cette enveloppe ?

4:54
Valérie Létard

Aujourd'hui, nous en sommes à 1,3 milliard d'euros d'enveloppes consommées. Ce qui veut dire en clair qu'aujourd'hui, on va essayer de procéder dans l'ordre. Effectivement, diverses communications ont été faites pour dire que nous allions suspendre ma prime rénové. Il y a derrière cela, effectivement, un sujet sur lequel je souhaitais m'exprimer fin juin, pour expliquer comment, sur un dispositif qui, aujourd'hui, connaît un succès inédit, triplement des dossiers de rénovation d'ampleur depuis le début de l'année. Aujourd'hui, nous avons 38 000 dossiers d'ores et déjà instruits et prêts à être mis en œuvre et financés, acceptés par ma prime rénové.

Il y avait 11 000 dossiers de rénovation d'ampleur autorisés, engagés, l'année dernière à la même époque. Aujourd'hui, nous allons continuer à instruire les dossiers jusqu'à la suspension qui aura été identifiée, suspension temporaire.

5:50
Présentateur

Pardon, donc, elle n'a pas été identifiée, la suspension ? Est-ce que c'est 1er juillet ? Moi, j'ai lu 1er juillet, mais peut-être que j'ai mal lu. D'ici au 1er juillet,

5:58
Valérie Létard

nous allons suspendre temporairement ma prime rénové, et non définitivement, comme j'ai pu l'entendre, ou pour six mois, pour la reprendre mi-septembre. Pourquoi nous faisons ça ? Triplement des dossiers. Ce qui veut dire quoi ? Allongement du temps d'instruction. On est passé de 70 à 100 jours. Vous triplez le nombre de dossiers, je n'ai pas triplé le nombre de personnels instructeurs pour gérer ces dossiers. Quand on triple le nombre, il y a une surchauffe. Il y a des difficultés pour les ménages qui attendent effectivement impatiemment.

6:30
Présentateur

Vous avez été pris de court, c'est ça que ça veut dire. C'est aussi ce que nous disent les gens quand on fait des émissions autour de ma prime rénov', c'est que tout se passe bien, mais j'attends que l'argent tombe pour pouvoir payer l'artisan. C'est compliqué, les dossiers sont très longs. Est-ce qu'on peut dire simplement qu'on a été victime de son succès ? Et victime de son succès, ça veut dire que ça traîne et que victime des fraudeurs.

6:53
Valérie Létard

Victime de son succès, ça veut dire qu'il y a de façon inédite, encore une fois, dans la même période, en 2024, début 2024, premier semestre, il y avait un tiers de dossiers. Donc, c'est quelque chose qu'on ne peut pas lire dans le mar de café. Pourquoi les ménages d'un seul coup et d'un seul se sont mobilisés fortement sur la rénovation d'ampleur plutôt que sur les ménages ?

7:14
Présentateur

Le gouvernement les a encouragés, Madame Léthard ? Mais bien sûr !

7:17
Valérie Létard

Non mais attendez ! Mais ni plus ni moins qu'il ne les avait encouragés l'année précédente, simplement. Il y a une montée en puissance et d'ailleurs, nous instruisons et nous paierons les dossiers qui ont été déposés. C'est ce que je veux dire pour rassurer cette dame et cette dame qui nous dit qu'est-ce que je vais faire avec ma passoire G si je n'ai pas d'aide de ma prime rénov'. D'abord, d'ici le 1er juillet, nous suspendrons le guichet. Pourquoi ? Pour refroidir la machine, instruire les dossiers, on est bien d'accord.

Travailler aussi sur la fraude parce qu'on suspecte quand même, c'est plus que suspecté, on identifie environ 16 000 dossiers, à peu près 106 opérateurs sur lesquels on va envoyer une task force mais on a besoin pour ça de la proposition de loi de M. Cazenave parce qu'on ne pouvait pas croiser les fichiers et on avait besoin d'outils que nous apporte cette loi pour lutter contre les fraudeurs. Et troisièmement, on a aussi deux mois de retard à l'allumage liés en fait à la censure qui ont fait qu'on a eu un empilement des dossiers. Je termine.

Et donc, pour cette dame, elle pourra, le guichet n'est pas fermé, elle peut déposer son dossier d'ici la suspension et j'ai bien dit que mi-septembre, nous reprendrons effectivement la mécanique et elle pourra déposer un dossier lorsque la machine va se remettre en route à la rentrée. Claire Chaudière.

8:34
Invité

Alors, je pense qu'on va prendre le temps à parler de ces problématiques de fraude. Vous allez nous expliquer effectivement. Simplement, avant quand même, je voudrais qu'on rembobine un peu le film. Ça fait des années qu'on a un objectif à atteindre qui est gigantesque, qui est atteindre d'ici 2030 600 000 à 900 000 rénovations globales pour atteindre la trajectoire qu'on s'est fixée, que le gouvernement s'est fixé et on ne cesse de dire les ménages sont frileux, n'y vont pas, etc. Et là, on a enfin cette montagne qui est en train d'être gravie, on franchit un cap important et le gouvernement dit stop. Du point de vue du grand public, ça paraît un peu incompréhensible.

Il dit absolument pas stop.

9:17
Présentateur

Non, non. Il dit, on a compris qu'il était débordé et que donc il est obligé de s'arrêter parce qu'il a fait sursauter une machine à qui il a demandé, c'est ce que disait Claire, d'alimenter la chaudière tout de même. Avec autre chose, je voudrais rajouter une petite mezzanine à cette question comme ça, vous pourrez répondre aux deux à la fois. Il y a des obligations sur les DPE, les diagnostics énergétiques qui justifient aussi que les gens fassent des rénovations de maison. Donc, les échéances de DPE, eux, ne bougent pas. Donc, les appartements classés G sont toujours interdits à la location et ils le sont depuis là maintenant plusieurs mois.

Mais néanmoins, pour les rénovations, il faudra attendre même si c'est juste une suspension. Donc, effectivement, on peut comprendre que les gens se disent bah,

9:57
Valérie Létard

c'est sérieux. 3,6 milliards d'euros de budget, c'est ce qui a été voté par le Parlement comme moyen disponible pour mettre en oeuvre MaPrimeRénov'. C'est conséquent, quand vous regardez le budget de l'ANA, c'est une progression en tout cas sur MaPrimeRénov'. On atteint 4 milliards d'euros et très honnêtement, effectivement, il y a une montée en puissance des dossiers mais il y a aussi une petite surchauffe, une inflation des dossiers de rénovation d'ampleur. C'est-à-dire qu'on a par exemple, en moyenne, une inflation du coût des travaux de 7,5%, ce qui n'est pas le niveau de l'inflation.

10:29
Invité

On va y revenir mais juste pendant les débats budgétaires, vous avez quand même dit si l'enveloppe est entièrement consommée, le gouvernement décidera d'une rallonge. Je me souviens de ce moment-là parce qu'il y avait déjà eu un coup de rabot sur le budget de MaPrimeRénov'. vous étiez très affirmatif. Ça, c'est plus du tout

10:47
Valérie Létard

à l'ordre du jour. Ce que j'ai dit, c'est qu'on avait dans le budget des autorisations d'engagement à hauteur, en fait, d'une hauteur de 2,3 milliards et 2 milliards en crédit de paiement côté État. Ce que j'ai dit, c'est que quand on a une différence entre les autorisations d'engagement et les crédits de paiement, l'État vient compléter l'enveloppe en fin de gestion. C'est ça que ça veut dire exactement, pour être très précise d'un point de vue technique. Ça veut dire qu'en fait, entre ce qui avait été dit comme objectif à atteindre et les crédits qui avaient été budgétés, le reste, le gouvernement peut les financer en fin de gestion. C'est l'engagement qui a été pris.

11:25
Invité

C'est extrêmement compliqué. Là, on est dans un contexte où les arbitrages de votre côté sont extrêmement compliqués à gagner, on l'imagine.

11:32
Valérie Létard

Moi, je suis ministre du logement. Moi, j'ai entendu on arrête, enfin, on arrête, on suspend. Non, non, mais on suspend.

11:40
Présentateur

Donc, vous avez entendu, ça veut dire que vous l'avez entendu du ministère de l'économie. Ce n'est pas votre décision, on est d'accord. Non, non, non, on suspend. Est-ce que c'est votre décision ou pas Valérie Létard ou est-ce que c'est celle du ministre de l'économie que vous avez découverte ? Je vais vous dire, on suspend

11:53
Valérie Létard

d'ici le 1er juillet le dispositif sur une volonté de travailler communément validée par Matignon sur un dossier sur lequel on a décidé qu'on reprenait la mécanique et non pas qu'on l'arrêtait jusqu'à la fin d'année. Non, non, moi, je parle d'un article qui a été donné par le Parisien. Je ne parle pas du ministre. Donc, on a dit qu'au 10 septembre... Non, je voulais juste m'assurer

12:18
Présentateur

que c'était bien votre décision à vous aussi, ministre Sergei du Logement et pas seulement quelque chose qui vous arrive du ministère de l'économie. C'était ma question.

12:23
Valérie Létard

Toute décision fait l'objet d'arbitrage interministériel. La volonté du ministre du logement, c'est d'aller le plus loin possible sur ma prime rénov'. Le plus loin possible sur ma prime rénov'. Dans le contexte, tout en sécurisant les bénéficiaires, les usagers et les entreprises, c'est-à-dire ne pas laisser dériver les choses, c'était de refroidir la machine mais d'assurer tout le monde qu'on pourra redémarrer mi-septembre. Et le rôle de la mise du logement, c'est de se battre pour ça, pour les usagers

12:49
Présentateur

et pour les artisans. Et les usagers, les artisans, ils sont justement en ligne au téléphone, notamment Franck. Bonsoir Franck. Oui, bonsoir, madame. Oui, bonsoir. Voilà, moi, je voulais vous dire que je suis en plein parcours de ma prime rénov'. Et au vu des revenus que j'avais eus en 2023, moi, j'ai été classé dans les revenus très modestes. Donc, j'ai pris la décision de me lancer dans la demande d'une prime pour faire une rénovation d'ampleur. Et au cours de ce parcours, en fait, on a l'obligation de faire appel à un accompagnateur rénov'. Donc, voilà. Moi, j'ai commencé avec cet accompagnateur rénov' qui m'a bien plu. Mais il m'a quand même demandé 400 euros pour m'inscrire chez lui.

Il est venu faire un audit énergétique à la maison. Ça m'a coûté aussi 800 euros. Et moi, étant avec des revenus modestes, c'est quand même une somme. J'ai aujourd'hui, moi, versé 1200 euros. Et je suis aujourd'hui à l'étape, en fait, de déposer des devis. Ce n'est pas encore finalisé parce que les devis ne correspondent pas tout à fait à ce qui était vu dans l'audit énergétique. Mais là, je me dis aujourd'hui qu'à cause de quelques gens malhonnêtes, en fait, j'ai l'impression de me faire avoir. Voilà, j'ai versé 1200 euros et je me demande ce qui va se passer pour moi aujourd'hui. Merci pour votre intervention, Franck.

Je peux comprendre l'inquiétude et la confiance qui tangue, en fait, de la part de gens qui investissent de l'argent, même s'il le dit, Franck, il y a droit et probablement qu'il aura d'ailleurs une belle somme puisqu'il est un revenu modeste. Mais le niveau de confiance a baissé, Valérie Leter. Comment est-ce qu'on remet ça à un niveau ?

14:36
Valérie Létard

Déjà, dire à monsieur que d'abord, quand on a des revenus modestes, voire très modestes, en fonction de ces revenus, on a une prise en charge partielle, plus ou moins importante, pour justement financer l'accompagnateur Rénov'. Donc, normalement, s'il a des factures, il se rapproche de la maison France Rénov', du guichet le plus proche de chez lui, il sera conseiller accompagné sur les financements dont il peut disposer pour être dédommagé d'une partie du coût. Deuxième chose que je veux lui dire, s'il a déposé un dossier avant la suspension effectivement que nous allons faire, son dossier serait instruit, mais il faut que le dossier soit déposé. Je ne sais pas à quel stade

15:15
Présentateur

est son dossier. Est-ce que ça veut dire que les gens ont intérêt à déposer un dossier avant le 1er juillet ? En fait, s'ils veulent que ce soit instruit vite, ensuite, lorsque vous allez reprendre, est-ce qu'on a plutôt intérêt effectivement à faire une vraie pause, donc à attendre le mois de septembre y compris pour déposer son dossier ou pas ?

15:31
Valérie Létard

Aujourd'hui, de toute façon, je viens de le dire, on refroidit la machine, on arrête d'ici le 1er juillet, donc s'il veut déposer son dossier avant le 1er juillet, il peut le faire, il n'y a pas de sujet, aujourd'hui, le guichet n'est pas fermé, on instruit les dossiers qui seront arrivés et ensuite, ce qui va se passer, c'est qu'on va regarder quelles ont été les dérives du dispositif, parce que, quelques dérives, il y en a, je vous les ai citées, il faut les corriger, parce qu'on ne met pas 3 milliards, 600 millions d'euros d'argent public pour qu'il y ait effectivement des dysfonctionnements et que ça ne bénéficie pas aux plus grands membres.

Donc, nous allons recalibrer les choses pour pouvoir redémarrer en donnant des règles du jeu claires le plus tôt possible dans l'été à tous les opérateurs et à tous ceux qui vont renseigner les ménages sur les règles du jeu. Donc, est-ce qu'on change les règles du jeu par rapport à ce qu'elles sont aujourd'hui ? On redéfinira un cadre parce qu'on ne peut pas laisser les choses s'infléchir comme ça. Donc, il va y avoir un nouveau cadre

16:28
Présentateur

pour ma prime rénov' ?

16:29
Valérie Létard

On va retravailler avec le secteur, c'est-à-dire avec les entreprises, avec les parlementaires, en fonction.

16:36
Présentateur

Ah oui, donc vous remettez à plat, donc rediscussion avec les artisans, par exemple, est-ce que ça veut dire qu'on revient au monogeste, on n'est plus dans la rénovation ? Comme je l'ai dit

16:44
Valérie Létard

dans la communication que j'ai déjà formulée, mon objectif, c'est de faire en sorte que mi-septembre, nous revenions. D'abord, on n'arrête pas la rénovation, par exemple, des copropriétés pendant cette période. Donc, ça, ça continue et que les rénovations d'ampleur, comme les monogestes, nous les redémarrerons à la rentrée. Simplement, nous allons faire en sorte que, par exemple, il n'y ait plus de stop and go. Il faut changer les règles du jeu. Pourquoi plus de stop and go ?

Ça veut dire qu'il faut, en fonction d'une enveloppe donnée, regarder comment on rythme dans la temporalité, tout au long de l'année, le nombre de dépôts de dossiers pour que, justement, nous n'ayons plus ces effets de montée en puissance massive puis de chute parce qu'on arrête, mais bien d'avoir un travail mené conjointement avec les services de l'État, les collectivités, sur une enveloppe qui sera, quand vous avez 4 milliards d'euros, vous n'avez pas 10 milliards d'euros, et de rythmer la consommation de cette enveloppe au fur et à mesure sur les rénovations d'ampleur comme sur les monogestes, avec aussi des modalités de prise en charge que nous allons retravailler

17:46
Invité

avec le secteur. Ce qui est un peu fou, quand même, c'est qu'il y a un an et demi, on avait cette réforme qui, justement, avait comme mot d'ordre d'arrêter le stop and go. Six mois plus tard, on remet des monogestes, des travaux simples, en plus des travaux d'ampleur, et puis un an plus tard, encore, on s'arrête. c'est vrai que c'est quand même au moment où vous arrêtez, vous dites on ne va plus arrêter, mais en même temps, on est en pleine...

18:09
Valérie Létard

Soit il y a deux solutions, il y a deux solutions, où on continue jusqu'à épuisement de l'enveloppe, on continue à aggraver...

18:18
Invité

Elle se serait arrêtée

18:19
Valérie Létard

quand, là, l'enveloppe, si la dynamique s'était poursuivie dans les prochains mois ? Est-ce que quand vous avez 3 000 euros de salaire, vous dépensez 6 000 ? Non. Donc, quand vous avez 4 milliards de budget, et donc, ce que je suis en train de vous expliquer, c'est qu'à un moment donné, soit on continue, effectivement, jusqu'à la montée en puissance multipliée par 3, aller peut-être fin octobre, on estime, parce qu'on ne sait pas, mais avec en plus... Il n'y avait plus d'argent sur ma prime rénov' ?

Surtout, ce que ça veut dire, c'est que quand vous avez un triplement des dossiers qui s'accentue, si vous ne maîtrisez pas cette montée en puissance, si vous ne calibrez pas cette instruction comme on souhaite le faire, eh bien, au bout, ce n'est plus 100 jours, c'est 120 jours, 130 jours, et à ce moment-là, vous mettez en péril les artisans, les entreprises et les bénéficiaires, où ce qu'on veut, c'est reposer vraiment une mécanique qui soit beaucoup plus prévisible, beaucoup plus partagée, sans renier sur les moyens, et au bénéfice des usagers et des entreprises pour éviter ce stop-and-go.

19:21
Présentateur

Très bien, j'entends bien ce que vous dites, Madame Léter, mais je reviens à ce que disait Claire au début, vous vous êtes fixé un objectif, à ce moment où l'objectif a été fixé, on sait le diviser par le nombre de travaux qu'il y a à faire, le nombre de maisons, de communes, et tout ce que vous voulez, qui sont concernées par les travaux, et on voit bien ce que ça veut dire, on voit bien ce que ça va engager, donc je suis d'accord avec vous, il y a une enveloppe qui a un maximum, évidemment, mais on sait aussi quand on demande, par exemple, aux gens de faire des travaux globaux, que ça va coûter plus cher et que donc l'enveloppe va être vidée plus vite, donc à ce moment-là, on se dit, pour que ça dure plus longtemps, on décide de faire des gestes qui sont plutôt des monogestes, et là aussi, un jour, on a dit global, et puis on a redit monogestes, et puis on a redit global, les artisans disent plutôt monogestes, est-ce que ça est un peu improvisé quand même, d'un arrêt à l'autre, non ?

20:06
Valérie Létard

Non, non, non, rénovation globale et monogestes, c'est comme ça, c'est ce qui a été décidé au début et qui va se continuer jusqu'au bout. Ce sont deux dispositifs différents qui ne s'adressent pas aux mêmes besoins.

Il y a des logements qui ont besoin d'une rénovation d'ampleur pour être conformes à une étiquette attendue avec des ménages qui souhaitent faire des travaux d'ampleur, puis vous avez des ménages quelquefois plus modestes qui ont des plus petits besoins, qui vont avoir envie de faire une année l'isolation, l'année suivante, pouvoir installer une chaudière, une pompe à chaleur et avoir recours à un artisan sur un monogestes ou sur un parcours accompagné, c'est-à-dire qu'on peut avoir des ménages qui souhaitent plutôt avoir recours à un geste une année puis y revenir peut-être deux ans plus tard pour aller chercher d'autres travaux qui vont compléter cela. Et les deux ne s'opposent pas.

On peut avoir la rénovation globale et les monogestes et c'est bien cela que nous voulons continuer à travailler. Allez-y Claire.

20:59
Invité

Oui, simplement le message de Franck, il parlait quand même de mon accompagnateur Rénov' qui est quand même un peu la réforme d'il y a un an. C'était justement comment fiabiliser le dispositif par rapport à ces rénovations globales, comment avoir des interlocuteurs fiables qui permettent d'avoir des devis fiables et on se rend compte aujourd'hui et vous l'avez dit, vous cherchez les solutions via la proposition de loi de Thomas Cazenave, on se rend compte qu'ils sont en fait, qu'ils ne sont pas irréprochables, qu'il y a visiblement des choses étranges qui se passent du côté des accompagnateurs Rénov'. C'est ce que vous avez constaté ? C'est ce que vous allez chercher ?

21:36
Valérie Létard

Eh bien, moi je ne juge pas sans avoir les éléments qui me permettent, mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'on a identifié des suspicions, en tout cas des dysfonctionnements. De quel ordre ? Ça peut être des factures surestimées, des audits dont les étiquettes ont été sûres ou sous-évaluées, des choses en tout cas qui nous remontent parce qu'on est en contact avec les intercommunalités. J'ai moi-même été présidente d'agglomération, j'ai été en situation d'instruire tout ça. Et donc moi j'ai des contacts et on me remonte certains dysfonctionnements. Donc qu'est-ce qu'on va faire ? On n'avait pas les outils suffisants.

On a déjà quand même évité l'année dernière 229 millions d'euros de dossiers frauduleux qu'on a retirés. Cette année, on a mis sur le côté 16 000 dossiers qu'on suspecte. Mais on a besoin des outils pour aller plus loin. Qu'est-ce qu'on fait ? On est en train effectivement de poser la question comment fiabiliser les accompagnateurs Rénov' ? Vous avez dit tout à l'heure madame que sur les diagnostiqueurs j'avais mis en place un plan pour essayer de sécuriser, fiabiliser le métier de diagnostiqueur depuis que je suis arrivée. Je suis arrivée dans un système où on avait massifié ma prime Rénov'. Depuis que je suis arrivée, qu'est-ce que je fais ?

J'essaye de sécuriser, d'organiser et un sujet après l'autre de régler des problèmes qui sont maintenant liés au fait que la machine est en train de s'organiser mais les cadres ne sont pas suffisamment sécurisés. Donc si on veut que justement cette politique auquel je crois qui est importante, dure, serve le plus grand nombre et soit beaucoup plus sûr, fiable et anticipable parce qu'il n'y a rien de pire qu'un truc qui monte et qui descend, eh bien on prend les mesures et ces mesures, c'est ce qu'on a décidé de prendre pendant la période de l'été mais certainement pas pour arrêter et certainement pas pour ne pas recommencer en septembre.

Ce n'est pas la volonté de la mise du logement, croyez-moi.

23:30
Présentateur

On a compris que c'était aussi une histoire de cadre et on y reviendra dans un instant. Je voudrais qu'on écoute Mélanie qui est dans les professionnels qui travaillent justement sur ces questions. Bonsoir Mélanie. Bonsoir. On vous écoute.

23:41
Invité

Merci.

Je voulais simplement intervenir pour témoigner en tant que professionnels qui intervenons sur les chantiers de rénovation énergétique et effectivement qui constatons une lourdeur dans ces dossiers qui prennent énormément de temps et je pense que les artisans, les maîtres d'oeuvre et beaucoup de professionnels du bâtiment ont des solutions à proposer justement pour faire baisser la température et retrouver un rythme d'instruction qui soit plus simple parce qu'en fait on sent que les dossiers parfois sont très compliqués on nous fait refaire des dossiers à de nombreuses reprises parfois pour des petites lignes ou des subtilités de devis qui sont quand même très anecdotiques et je pense qu'il faut s'appuyer sur le réseau des entrepreneurs des artisans des maîtres d'oeuvre des architectes qui sont formés à ces questions et qui ont un vrai regard de professionnel pour trouver des solutions et être efficace dans la massification de la rénovation énergétique.

Merci. C'est vraiment important

24:34
Présentateur

de s'appuyer sur les professionnels. Merci beaucoup Mélanie elle qui est architecte Valérie Lettar puisque vous allez remettre un certain nombre de choses sur le tapis comme ça que je l'ai entendu pour remettre des cadres est-ce que ça ça fait partie de ce que vous allez rediscuter resimplifier à nouveau puis surtout demander aux professionnels comment avancer mieux ?

24:52
Valérie Létard

Comme je l'ai dit tout à l'heure et je suis déjà en contact avec nombre de leurs représentants que ce soit la Fédération Française du Bâtiment la CAPEB et tous les autres tout le secteur mobilisé et intervenant dans le cadre de ma prime rénov' et ils sont nombreux je les réunirai d'ici 10 jours au maximum dans leur forme large pour partager et travailler avec eux sur la façon dont on va aborder cette séquence ce travail sur comment éviter les fraudes comment recalibrer justement pour sécuriser toute la mécanique c'est avec eux mais aussi avec tous les parlementaires qui sont sensibles au sujet de ma prime rénov' vous savez beaucoup de parlementaires travaillent avec nous sont les spécialistes de ces questions on veut les associer aussi à ce travail comme je l'ai toujours fait depuis le départ c'est avec les acteurs et les professionnels qu'on va regarder cette partie-là on a commencé à discuter avec eux déjà mais on va poser les sujets d'ici à fin juin on les aura rencontrés et poser les jalons de la façon dont on va remonter notre stratégie de travail en commun

25:55
Invité

mais visiblement ils sont très très en colère vous avez entendu Olivier Salron ce matin le président de la Fédération Française du Bâtiment on a des grues on va descendre dans la rue et on va vraiment se faire entendre c'est rare quand même qu'il dit ça il défend sa profession et il a raison il a peut-être peur qu'à l'automne Bercy dise la situation est très critique on ne peut pas rouvrir le guichet peut-être qu'il a peur de ça

26:21
Valérie Létard

ce que je peux vous dire c'est la ministre du logement qui s'exprime moi je trouve qu'ils font un boulot formidable je les soutiens complètement ils ont raison de défendre leur profession et moi je les défends et donc croyez-moi je suis déterminée à faire en sorte de le faire avec eux et d'essayer de tout faire de mon côté et j'ai échangé en tout cas sur les propositions que je viens de vous formuler je les ai évidemment fait valider et partagé avec Matignon c'est bien le calendrier dans lequel je vais travailler et je vais les défendre et je travaillerai avec eux

26:53
Présentateur

une question sur Whatsapp est-ce que le Madame la Ministre est-ce que le gel de MaPrimeRénov' implique aussi un gel des obligations liées au DPE

27:00
Valérie Létard

aujourd'hui il y a une proposition de loi qui est la proposition qui a été portée au Sénat par Amel Gacker qui permet tout en maintenant le calendrier DPE c'est-à-dire le calendrier DPE pour le grand public ça veut dire que toutes les passoires thermiques étiquette G depuis le 1er janvier 2025 sont interdites à la location non elles ne sont pas interdites si vous les louez si vous êtes déjà dedans vous pouvez rester mais si vous les louez encore alors que vous n'avez pas fait les travaux vous pouvez vous retrouver avec un recours de votre locataire vous intimant de faire les travaux donc s'il y a un gel des travaux liés à MaPrimeRénov' il y a-t-il un gel du DPE alors ce que j'essaie de vous dire c'est que cette proposition de loi a tout en gardant cette borne en fait à l'intérieur des dispositions qui permettent tout en respectant ce calendrier de donner le temps aux propriétaires de mettre en oeuvre les travaux sans se retrouver impactés tout en gardant cette exigence d'être au rendez-vous de la rénovation thermique des logements en clair joindre les deux bouts donner de la souplesse sans renoncer à l'exigence de rénover les passoires thermiques ce texte il a été adopté au Sénat il doit être inscrit à l'Assemblée Nationale aujourd'hui j'ai demandé au ministère chargé des relations avec le Parlement de l'inscrire en session extraordinaire à l'Assemblée Nationale pour qu'il puisse suivre sa navette pour justement sécuriser assouplir un dispositif sans renoncer à l'exigence en clair permettre de continuer la trajectoire d'une rénovation thermique en entendant la vraie vie les difficultés des gens et en faisant en sorte que voilà trajectoire environnementale et ambition et portage des projets soient au rendez-vous

28:45
Invité

rapidement sur cette question du DPE on sait qu'il y a énormément de lobbying pour essayer de justement repousser le calendrier est-ce que vous craignez pas que là cette suspension devienne un argument pour les opposants à ce calendrier très serré voilà est-ce que vous craignez pas que voilà ils aient enfin les arguments pour obtenir un étalement du calendrier

29:08
Valérie Létard

il n'y avait pas besoin de cet argument-là pour susciter des moratoires des propositions de loi elles sont nombreuses elles existent déjà donc le sujet il y a vraiment la proposition de loi qui a été adoptée au Sénat elle a ce mérite de maintenir une ambition de la loi ne bougera pas ce qu'il faut c'est qu'elle soit maintenant examinée à l'Assemblée nationale débattue amendée mais qu'elle permettra

29:36
Présentateur

de joindre les deux ce que vous dit la Cour des Comptes notamment Valérie Létard c'est oui les passoires thermiques évidemment on fait en sorte qu'elles soient réparées et que surtout on ne puisse pas les louer si elles sont en très mauvaise qualité mais du coup on a baissé d'un pourcentage très conséquent le parc immobilier des locations et c'est en partie pour ça que c'est compliqué aujourd'hui de se loger dans toutes les grandes villes de France en fait qu'est-ce qu'on fait de ce lien de cause à effet entre les obligations liées au DPE et la difficulté de se loger

30:03
Valérie Létard

et bien il y a plusieurs plusieurs façons d'y arriver d'abord il y a aussi un sujet c'est qu'il y a une perte il n'y a pas que ma prime rénov' et le DPE qui font baisser le nombre de logements en location parce que les Airbnb ne diminuent pas enfin ce que je veux dire par là on a fait avec la proposition de loi et Chanise le meurt en sorte que ça ne devienne pas contre-productif et que ça ne supprime pas du parc locatif privé des logements longue durée pour permettre aux ménages de se loger c'est une première étape la deuxième c'est qu'on va s'attaquer au statut du bailleur privé parce que au-delà de cette question de la rénovation thermique il n'y a qu'aujourd'hui il n'y a plus d'appétence des petits investisseurs français pour aller mettre un peu d'argent dans l'investissement locatif abordable dans la pierre parce qu'aujourd'hui ils ont l'impression qu'ils perdent plus d'argent qu'ils en gagnent que c'est plus de problèmes que d'intérêts et j'ai demandé à deux parlementaires monsieur Dobresse et monsieur Cosson de travailler sur une proposition sur une mission qui doit mettre au rendu ce mois-ci sur le statut du bailleur privé pour essayer de faire des propositions dans le cadre du projet de loi de finances pour aider à relancer l'investissement dans le parc privé parce que ça c'est un problème

31:16
Présentateur

vous avez touché du doigt Valérie Létard la question de Jeanne un petit peu mais vous allez voir elle va vous emmener un peu plus loin bonsoir Jeanne on vous écoute oui donc ma question

31:27
Invité

est la suivante ça serait quelles seraient les actions possibles pour toutes les zones rurales et balnéaires qui ne cessent d'accroître ces logements secondaires et ne laissent finalement pas la place à nous les 25-45 ans qui souhaitent s'installer à l'année participer à l'économie et à la vie locale de la commune on s'est aperçu que finalement il y a très peu d'offres de logements en location à l'année c'est plutôt des contrats de mobilité de octobre à juin l'augmentation des prix de vente aussi des offres d'Airbnb qui là il y a des offres et beaucoup de construction en bordure de ville finalement donc est-ce que les maires ont une action là-dessus et ou bien devons-nous légiférer davantage en faveur des propriétaires peut-être pour qu'ils se sentent plus en sécurité de louer

32:15
Présentateur

aux privés à l'année et aux privés merci beaucoup pour votre question Jeanne Valérie Létard va vous répondre

32:21
Valérie Létard

alors j'ai un peu entamé les choses tout à l'heure en parlant d'une initiative parlementaire que j'ai à titre personnel beaucoup beaucoup soutenue et poussée pour qu'elle revienne à l'ordre du jour du Parlement et qu'elle soit aujourd'hui promulguée cette proposition de loi elle donne des outils aux maires aux maires surtout dans ces zones touristiques où les logements secondaires et le Airbnb prend une place significative au détriment du logement longue durée qui ne permet plus effectivement à une personne qui veut vivre à l'année dans ces zones et bien d'y vivre à l'année ça permet de donner des outils aux maires pour réduire le nombre de journées qui peuvent être louées en Airbnb ou d'extraire une partie de son territoire de la possibilité de faire l'objet de location en Airbnb c'est-à-dire vraiment la possibilité donnée aux maires qui veulent s'en emparer qui rencontrent ces difficultés d'avoir de vrais leviers cette loi le permet et la deuxième chose parce que j'ai entendu aussi l'attractivité de la location nue longue durée par exemple par rapport justement aux abattements sur le courte durée c'est un sujet sur lequel je m'implique beaucoup sur lequel j'ai aussi consulté Mickaël Cosson et Marc-Philippe Dobresse c'est est-ce qu'il ne faut pas revoir aussi les niveaux d'abattement aujourd'hui celui qui va faire du locatif longue durée il a un abattement moins favorable que celui qui fait du courte durée alors on a déjà atténué un peu les choses mais on peut peut-être encore cheminer dans cette direction en tout cas je me bats pour

33:48
Présentateur

ce que vous ont répondu en partie les maires dans votre initiative effectivement des maires bâtisseurs c'est de dire au fond pour moi quel est l'intérêt de bâtir d'abord c'est compliqué il y a une nouvelle complexité administrative liée notamment à la zéro artificialisation nette etc c'est compliqué de bâtir aussi parce qu'il n'y a plus de texte d'habitation donc qu'est-ce que ça va me rapporter derrière c'est compliqué de bâtir aussi parce que les gens qui vont s'installer ont besoin aussi des infrastructures qui vont autour or les infrastructures elles ne sont pas là on parle des services publics on parle de l'école on parle de au moins un centre médical etc donc à un maire qui voudrait bien bâtir mais qui voit ça devant lui vous lui dites quoi ?

34:20
Valérie Létard

Allez-y quand même D'abord vous le savez je me suis battue avec mon collègue Reb Samen pour qu'on ait 100 millions d'euros d'aide aux maires bâtisseurs pour tous ceux qui font l'effort de continuer à produire malgré les difficultés que vous évoquez donc cette disposition-là elle est entre les mains des préfets qui ont des enveloppes souples à disposition des maires pas pour le logement pour ce qui environne le logement ce que vous dites les équipements publics les services publics être aidés faire des efforts en leur direction après sur le foncier sur les aides qu'il faut qu'on ait à disposition des maires il y a un texte de loi qui s'appelle la proposition de loi Uvart sur laquelle nous avons travaillé avec le député Uvart et nous travaillons maintenant elle est à l'ordre du jour au Sénat cette proposition de loi de simplification elle va donner beaucoup d'outils aux maires nouveaux pour réduire les délais d'instructions pour pouvoir lancer des permis de construire j'ai voulu qu'on soit aussi au rendez-vous des maires pour leur faciliter la vie

35:17
Présentateur

il y a beaucoup beaucoup de questions pour vous ça veut dire qu'il faudra revenir à un intervalle régulier pour répondre aux questions de nos auditeurs peut-être au retour de ma prime rénov' tiens pourquoi pas donc à la mi-septembre on vous prendra au mot merci beaucoup merci beaucoup la question des petits bateaux c'est maintenant

35:30
Auditeur

je m'appelle Alba j'ai 8 ans et je voudrais savoir pourquoi au football professionnel il n'y a pas de type mix avec des hommes et des femmes merci de me répondre au revoir

35:45
Présentateur

allez la réponse dans 3 minutes merci de me dire

35:48
Locuteur

merci de me dire

Suspension de MaPrimeRénov', DPE, crise du logement... Valérie Létard, ministre du Logement, face aux auditeurs — Valérie Létard · Pourquijevote