#RDLS31 : LÉGISLATIVES, CODE DU TRAVAIL, ÉTAT D'URGENCE, ORDONNANCES DE MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Dix-huit millions de personnes vont voir leur situation juridique au travail changée du tout au tout. »
- 10:00Jean-Luc MélenchonFait
« Tout l'ordre de la hiérarchie des normes est renversé et tout le monde comprend bien que ce ne sera pas au profit des travailleurs. »
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Bonjour les amis, Ceci est la 31e édition de la revue de la semaine. Oui, la trente et unième, bon… Allez, d'abord le générique. Ce matin, j'ai pris le train pour aller à Marseille et quelqu'un est venu vers moi et m'a dit: "Tenez, je vous offre ça" C'est un jeu de cartes C'est une société de Montpellier qui édite ça.
Cela s'appelle BIOVIVA et c'est un jeu de cartes plus ou moins compliqué suivant le jeu. Là c'est assez simple. Cela s'appelle "Défi Nature" et ça met en jeu la connaissance d'animaux extraordinaires.
Voilà. Ça m'a bien plu de regarder ces cartes et je me suis dit que quelqu'un qui avait eu le culot de venir comme ça en trois mots, me dire comme ça: "Voilà, je vous offre ça. Regardez si vous avez le temps", etc… ça méritait un encouragement et donc, c'est ce que je suis entrain de faire en ce moment Voilà, regardez cette drôle de bestiole qu'il y a là avec ces yeux tout orange qu'elle a.
Bon, autre chose maintenant. Je vous parle de l'élection qui va avoir lieu le 11 et le 18 juin à l'élection pour les députés, bon, ce n'est pas la peine que je me répète. C'est une élection importante parce que les députés ont du pouvoir dans la cinquième République; Ceux qui votent le budget, Ceux qui votent le budget de la Sécurité Sociale.
Ils votent les lois, ils peuvent voter une censure. C'est très important ça, c'est à dire qu'ils peuvent renverser un Gouvernement. Donc ça a du poids, en plus du fait qu'ils votent en général tout ce qui peut organiser la vie du pays.
Mais là, on a affaire à une situation assez nouvelle. La première raison, c'est que les deux partis traditionnels de la cinquième République se sont effondrés et visiblement on n'arrive pas à remonter sur le cheval. C'est vrai pour Les Républicains.
Et c'est encore plus vrai pour le Parti Socialiste. Ce qu'il reste des candidats de ces deux partis, personne n'est capable de dire s'ils ont l'intention vraiment d'être distincts de tous les autres, c'est à dire, s'ils ont l'intention de jouer un rôle particulier ou s'ils ne vont pas devenir massivement acquis au chef de l'État. Pour les Républicains, c'est clair.
Hein ? On voit le nombre de membres républicains qui dit: " Mais oui, on va être constructifs " ou, je ne sais pas quoi. Enfin, vous avez tous compris… Pour le PS, on avait une déclaration de Jean-Christophe Cambadelis et bien, maintenant, c'est le chef de la campagne des élections législatives et le Patron réel du Groupe Socialiste, — C'est M.
Cazeneuve justement — qui dit : «Je souhaite que pour l'équilibre de la vie du pays, nous formions une coalition avec M. Macron dans laquelle chacun serait respecté » Il a déclaré ça à R.T.L...
C'est de première importance ! Ça veut dire que tous ceux qui vont voté pour un candidat P.S. ne savent pas s'ils votent pour un candidat P.S.
à l'ancienne, hein, ou s'ils votent pour un nouvel allié de M. Macron Bon, ça c'est la première partie de l'affaire. Mais, elle n'est pas aussi importante que l'autre aspect que je veux maintenant souligner, c'est la méthode avec laquelle travaille M.
Macron et comment après avoir eu droit à des jours et des jours d'apologie(s) absolument ridicules de sa personne; un culte de la personnalité inouï — Ce n'est pas de son fait. Attention ! C'est le fait d'une petite caste médiatique. — Je suppose que tous ces gens essaient de se placer, hein… parce qu'ils savent que leur patron — Il n'y a que 9 personnes qui possèdent quasiment tous les médias du pays (90 %) — Comme ils pensent que leur patron est proche de M.
Macron alors, ils font du zèle. Je ne vois pas d'autre explication à de telles séances d'hystérie apologétiques que celles qu'on a vues à la télé ou qu'on lit dans la presse écrite. C'est encore plus pitoyable.
Quand vous lisez: "Il est parfait" ou " C'est un coup de génie", "Un coup de maître". Bon, tout ça est totalement disproportionné. Le résultat va sans doute être assez lamentable : C'est que lui pourrait finir par croire, à la fin qu'il peut faire ce qu'il veut, y compris marcher sur les eaux.
La phrase, vous savez, où il a dit qu'il était "Jupitérien"... il y a un proverbe latin qui dit : Jupiter rend fous ceux qu'Il veut perdre.
Alors si vous vous prenez vous-même pour Jupiter C'est que ça a mal commencé cette affaire. Mais là, nous sommes à quelques jours — Regardez bien — du premier tour. Donc dans un moment, les gens vont aller voter.
Avant ça , on a eu droit à cette déferlante d'apologies. Et il faut attendre le lundi en plein pont, (en pleines vacances), pour que; (heureusement !) un journal comme Le Parisien aujourd'hui en France sorte l'essentiel des documents sur les futures ordonnances sur le Code du Travail.
Et tout le monde est consterné parce que ce n'était pas les questions qu'avait soulevées jusqu'à présent M. Macron qui sont mises à l'ordre du jour mais pratiquement toutes les questions qui concernent l'organisation de la vie du travail. Il faut bien vous rendre compte de ce que ça veut dire.
Il y a dix huit millions de personnes qui relèvent du code du travail, dix huit millions de personnes vont voir leur situation juridique au travail changée du tout au tout. Pourquoi ? 1: Le contrat de travail y compris le C.D.I. dans l'entreprise pourra être renégocié.
Le contrat tout court pour ceux qui arrivent pourra être renégocié et dedans on pourra y mettre des clauses de licenciement qui ne sont pas celles que prévoit le code du travail aujourd'hui. Aujourd'hui, il ne faut pas croire qu'on licencie comme ça. Soit c'est par ce qu'il y a une raison économique et ça doit être reconnu.
Soit par ce qu'il y a une faute de l'employé. Mais il faut que ce soit reconnu. C'est tout.
Là, on va pouvoir mettre autant qu'on voudra. " Baisse de l'activité " " Inaptitude à l'évolution du poste de travail " etc... etc...
Et tout cela sera comme ils disent " de gré à gré " C'est pour ça que j'ai dit que c'était le retour au XIXe siècle ! Parce qu'avant le code du travail qui lui date du début du XXe siècle, tout se réglait de gré à gré; On signait un papier et bon, les conditions du contrat pouvaient changer, C'était prévu dans le contrat et c'est ça. C'est ça qu'ils veulent faire.
Donc, vous avez là 18 millions de personnes dont la situation va être changée. Ainsi que tout l'ordre de la hiérarchie des normes. Parce qu'avant, c'était la loi au dessus, l'accord de branche, à condition qu'il soit meilleur que la loi et l'accord d’entreprise à condition… qu'il soit meilleur que l'accord de branche ou la loi.
Vous voyez : C'est un ordre où la protection maximale est donnée par la loi et les arrangements, entreprise par entreprise, parce qu'il y a toujours eu des discussions dans l'entreprise, — Il faut arrêter de dire qu'on ne parlait pas, c'est même une obligation d'avoir une négociation annuelle sur les salaires et une rencontre en général pour faire des évaluations prévisionnelles de l'emploi. Donc, il ne faut pas dire que jusque là, personne ne parlait dans l'entreprise. Non, c'est que jusque là, la loi ne se faisait pas dans l'entreprise.
Et c'est ça qu'ils vont mettre en place. Donc tout l'ordre de la hiérarchie des normes est renversé et tout le monde comprend bien que ce ne sera pas au profit des travailleurs. Alors, ça, ça appelle quand même plusieurs réflexions qu'il faut que chacun se mette dans la tête : Premièrement, le code du travail, c'est pas le code de la route.
C'est pas un code comme un autre. Il est toutes ses pages. Ce sont des compromis liés à des luttes extrêmement intenses et s'il y a autant de pages dans ce code, c'est parce qu'il y a beaucoup de dérogations - Vous voyez que ce n'est pas aussi rigide et uniforme que ce que racontent les patrons - et notamment parce que le MEDEF y a fait mettre des dérogations continuellement.
Dans toute l'histoire du code du travail, c'est toujours le MEDEF ( Les patrons ), les GROS patrons qui décident de ce qu'il faut changer pour adapter ici ou là. Donc, la situation va être que, que maintenant tout va se discuter dans l'entreprise. Ce n'est pas du tout une bonne nouvelle.
On nous dit: " Oui, Oui, Vous comprenez, ça va être négocié avec les syndicats. Ce n'est pas vrai. Il y a des rencontres avec des syndicats.
Point. Ce sont des rencontres qui n'engagent à RIEN le gouvernement. Et même; quand bien même, je prends ce cas : Admettons qu'il finisse après avoir prévu ça, ne faire que ça, hein, et présenter ce qu'il aura lâché comme des concessions alors on pourra dire tel et tel syndicats signent.
Mais je vous demande d'y réfléchir. C'est quand même un coup d'état. Mais bien sûr !
Un coup d'état … social. Pourquoi ? Parce que, là, on aura eu le gouvernement avec ses ordonnances qui prétend avoir discuté avec les syndicats.
Mais quand bien même aurait-il discuté avec les syndicats la loi, dans ce pays, elle ne se fait pas entre le gouvernement et les corporations, le patronat, les syndicats ouvriers etc… Non ! Il y a la société, elle-même, qui a des droits, la société toute entière. Et la société toute entière, où est-ce qu'elle est représentée ?
Au parlement ! Donc, ce n'est pas rien que de décider La LOI par ORDONNANCES, même après concertation avec les organisations syndicales. Ça veut dire que dix-huit millions de personnes voient leurs situations juridique et sociale changer du tout au tout et le Parlement n'a pas pu changer une ligne, une virgule, un mot à l'intérieur des lois que le gouvernement va écrire tout seul et faire approuver par ordonnances.
Donc, il faut mesurer la violence d'un coup pareil et c'est extrêmement autoritaire comme méthode. C'est pour ça que je parle de coup d'état social. Alors, on pourrait dire c'est quand-même curieux, il ne s'énerve que sur la question du droit du travail.
Bon, c'est beaucoup ! Le travail, le salaire, c'est le cœur du problème de la répartition de la richesse après que les gens aient produit cette richesse. Donc, c'est énorme.
Un coup d'état social, ce n'est pas un sujet cantonné dans un recoin de la vie de la société. Non. Ça concerne le cœur de la vie de la société.
Donc, quand ils ont pris le goût à la violence, sur le plan social et bien, ils ont pris goût à la violence sur le plan des libertés. Les libertés démocratiques dans notre pays sont mises en cause par ce gouvernement. Pourquoi ?
Parce qu'il s'apprête à introduire dans le droit commun, c'est à dire, la loi qui s'appliquera tout le temps, les éléments de l'état d'urgence. L'état d'urgence, c'est une invention qui est sensée correspondre à des nécessités d'une situation (d'une gravité) inouïe face à laquelle il faut des répliques qui sont de l'ordre de l'extraordinaire parce que d'habitude, on ne dit pas comme ça, Et bien précisément , l'état d'urgence est extra ordinaire pas ordinaire. Alors qu'est-ce que ça va donner ?
Là aussi, ça change tout. Autrefois pour faire une perquisition chez vous ou pour vous assigner à résidence. Une perquisition vous comprenez ce que ça veut dire.
Des policiers viennent chez vous et fouillent partout, ils cherchent quelque-chose. Ou ils ne savent pas ce qu'ils cherchent mais ils fouillent partout pour voir ce qu'il y a. Et l'assignation à résidence, c'est la décision que vous n'avez pas le droit de sortir de chez vous.
Ou vous n'avez pas le droit d'aller plus loin que la rue en bas de chez vous. Ce sont des mesures contre la liberté individuelle qui sont considérables. Ce ne sont pas des détails.
C'est pourquoi, à chaque fois, c'est un juge qui peut décider de ça. Parce que ce sont des mesures qui sont extraordinaires. Sauf que dans l'état d'urgence, c'est le préfet qui décide de ça… tout seul, il n'y a pas besoin d'un juge.
Donc on va avoir des actes d'une extrême gravité pour les libertés individuelles qui vont être décidés par une personne en fonction évidemment des objectifs qui auront été assignés par l'étage du dessus. C'est à dire par le niveau politique. En l'occurence le ministère de l'intérieur dont dépend chaque préfet.
Et c'est tellement vrai que pendant la période d'état d'urgence, l'essentiel, l'essentiel des assignations à résidence a été fait dans la proportion, je crois de 90 % contre des militants écologistes ou des militants syndicalistes à propos d'événements ayant à voir avec les batailles écologistes ou des batailles sociales. Vous vous rendez compte ? C'est déjà le cas.
Ça veut dire que ça va être une méthode qui pourra être généralisée. Avant une manif on peut décider — comme on l'a vu dans le passé — que tous les manifestants doivent être contrôlés. On contrôle leur identité , ou bien on fouille leur sac. — Vous l'avez vu tout ça déjà — Ensuite on peut décider avant une manif que celui-ci ou celle-là n'a pas le droit de sortir de chez lui Là , on se retrouve… C'était les méthodes … sous Napoléon III, ce genre de trucs.
À chaque fois qu'il y a eu un régime autoritaire c'est toujours ce genre de mesures qu'il a pratiquées, mais, abondamment. Tout ça va se faire là ! Et nous l'apprenons 3 jours avant le vote.
S'il n'y avait pas le journal Le Parisien, on ne savait pas ce qu'il y avait dans les documents sur le code du travail. S'il n'y avait pas le journal Le Monde, on ne saurait pas ce qu'il prévoit sur l'état d'urgence. Et j'aime mieux vous dire que les journalistes, ça les fait réfléchir parce que dans l'état d'urgence, il y a toutes sortes de protections qui concernent les sources de l'information pour les journalistes, leurs possibilités d'enquêter tout ça … 'pfuit' dans l'état d'urgence, c'est soumis à contrôles.
Donc trois jours avant le vote, on apprend que les dispositions de l'état d'urgence vont passer dans le droit commun. Donc vous voyez la méthode qui a été celle du gouvernement. Après l'article du Parisien, j'ai dit : Il faut donner tous vos textes, Dites ce que vous vous préparez à faire, c'est une honte, on va voter dans 4 jours, et on ne sait pas ce que vous êtes entrain de préparer.
Et des gens comme moi, qui déjà depuis des semaines ramaient pour expliquer cette question de la mise en cause du code du travail, on n'y arrivait pas. Là, grâce à ce média, l'affaire sort. Et comme l'affaire sort, et qu'elle a été bien organisée par le média, le premier ministre et sa ministre du travail ont dû venir s'expliquer.
Je ne sais pas si vous avez pu faire attention, parce qu'ils ont fait ça en pleine après midi, ce n'est pas une heure où tout le monde regarde, mais bon, — en plus c'était dans un jargon à peine compréhensible — ce qui est frappant, c'est qu'on les a vus parler l'un après l'autre — le premier ministre puis la ministre du travail — bla bla bla bla bla et à la fin, ils en avaient moins dit que ce qu'il y avait dans le journal, pas parce que ce qu'il y avait dans le journal n'est pas vrai mais parce que eux n'ont pas l'intention d'en parler, donc eux n'ont pas évoqué par exemple les questions d'hygiène et sécurité dans l'entreprise, parce que c'est mis en cause, le droit d'alerte, des syndicats, le droit de retrait des travailleurs, quand vous dites : "Attendez là, je suis en danger", vous avez un droit de retrait qui est prévu. Tout cela ne va plus exister, hein. Ou ça va être discuté dans l'entreprise.
C'est à dire que vous n'aurez plus en droit comme c'est le cas aujourd'hui. Donc c'est quand-même des questions essentielles, Rien, pas un mot des deux, sur ce sujet à la télévision. Ils en ont dit moins que ce qu'il y avait dans le journal mais sur cette affaire d'état d'urgence, au moment ils viennent parler de la remise en cause du code du travail à la télé, ils savent qu'ils sont entrain de préparer le passage de l'état d'urgence dans le droit commun !
Rien ! Pas un mot. Donc ils espéraient ne pas en parler.
Tout ça, les amis ça fait beaucoup. Si vous votez les pleins pouvoirs à Macron c'est ça qui vous pend au nez. Bon, il y en a qu'on ne peut pas convaincre.
Ils partent de l'idée : « Donnons lui sa chance », « Il a été élu Président de la République » … C'est une vision monarchique de la République Non, ce n'est pas parce qu'on a élu un président de la République que l'assemblée doit être une assemblée aux ordres. Non. Si les électeurs de la France Insoumise qui ont voté pour le programme de la France Insoumise reviennent en dépit de la diabolisation qui a été faite de moi, hein, — de ma personne, pas de mon programme — Donc dites-vous bien ça !
Vous pouvez revenir voter pour le programme parce que les candidats que vous avez dans votre circonscription. Ce n'est PAS moi, ce sont des personnes que je SOUTIENS, bien sûr. Je dis ça sous forme de plaisanterie parce que si vous venez l'assemblée, elle, sera équilibrée.
Et cet homme n'aura pas les pleins pouvoirs. il faut l'obliger à discuter. Sinon vous allez voir qu'il prendra tout le temps des méthodes de cette nature.
C'est à dire: Pas vu, pas pris, au dernier moment, je sors quelque chose… et c'est fait. Je voulais vous parler de tout ça parce que, honnêtement, je ne m'attendais pas à ce que — en si peu de temps— tant de choses viennent à se révéler de la nature du nouveau pouvoir, du nombre de lobbyistes qu'il y a dans le gouvernement, du nombre des représentants du MEDEF et des grandes compagnies du pays. qui sont présentés comme candidats à la députation par le mouvement "En Marche" et de ses projets de lois qui restent secrets alors que ça va être des événements qui vont complètement démembrer notre vision de l'histoire.
J'ai parlé du renversement de la hiérarchie des normes pour le droit social, de l'expulsion du parlement qui n'a plus rien à dire sur le Droit Social. J'ai parlé de la question de la démocratie avec l'état d'urgence. Tout ça, ça fait beaucoup, quand-même, hein ?
Dans l'affaire de l'état d'urgence, il me vient encore une idée que je vais vous soumettre, mais…[…] Quand l'ennemi nous frappe, l'ennemi terroriste, qu'est-ce qu'il veut ? Évidemment, nous mettre en déroute donc, 1 - il veut qu'on se divise 2 - Qu'on change notre manière de vivre Vous le savez tous, puisque chaque fois qu'il y a un attentat, la première chose que maintenant les gens raisonnables font c'est de dire que les services de sécurité font pour le mieux et nous, ne nous disputons pas entre nous. Et puis, aussitôt après, Les gens disent: on va continuer à vivre comme avant parce que comme ça, nos ennemis verront qu'ils n'ont pas gagné.
Et bien si vos ennemis, qui sont, eux, l'essence même de l'anti-démocratie, de l'anti-république et qui vous mettent des bombes ou qu'ils vous tirent dessus obtiennent comme résultat que vous-mêmes vous diminuez vos valeurs et vos méthodes de travail et de principes bon et bien, c'est lui qui a gagné [quoi] C'est lui qui a gagné puisqu'il a réussi à transformer votre société et à la rapprocher de son idéal personnel de violences et de brutalités. Voilà, il faut que vous ayez tout ça à l'esprit parce que sinon on ne comprend pas bien le véritable enjeu de fond démocratique et républicain qu'il y a pour les deux tours le 11 et le 18 juin prochains. Alors, bon, moi je compte vraiment que le peuple français se resaisisse.
J'étais content de voir les jours derniers, là, que au moins les sondages FI nous "redonnaient" à la remontée parce qu'il y a des gens qui comprennent que la première mobilisation contre la destruction du code du travail , c'est la mobilisation électorale de ces 15 jours là. Les gens, si vous le faîtes, vous allez vous épargner des heures de manifs et des heure de grèves Donc vraiment, on compte sur vous.