"Ce sont nos adversaires qui font la gueule. Jordan Bardella se prépare à devenir Premier ministre."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
avec beaucoup d'émotions. Euh, on avait eu une réunion de groupe le matin, le matin même à l'Assemblée nationale qui était assez émouvante parce que nous étions un peu à la croisée des chemins et surtout qui était émouvante parce que quand on fait la la route avec Marine Le Pen, on le fait au nom d'idées auquel on croit. Mais c'est vrai que en tous les cas moi mon engagement, il est aussi intimement lié à sa personnalité, à ce qu'elle est, au rapport qu'elle a avec les Français.
Pourquoi n'est pas coutume ? Vous allez nous parler de vous. Comment vous avez vécu hier ? après-midi quand Marine Le Pen appelé pour vous dire que finalement elle sera candidate en réalité avec beaucoup d'émotion.
On avait une réunion de groupe le matin le matin même à l'Assemblée nationale qui était assez émouvante parce que nous étions un peu à la croisée des chemins et surtout qui était émouvante parce que quand on fait la la route avec Marine Le Pen, on le fait au nom d'idées auquel on croit. Mais c'est vrai que en tous les cas, moi mon engagement, il est aussi intimement lié à sa personnalité euh à ce qu'elle est, au rapport qu'elle a avec les Français. Et imaginer euh euh qu'elle ne puisse pas euh euh faire vivre ce rapport avec les Français à l'occasion des présidentielles euh me semblait euh à la fois euh terrible, terriblement injuste et puis très dur à imaginer.
Et c'est vrai que lorsqu'elle m'a appelé en fin d'après-midi euh pour me dire qu'elle irait à l'élection présidentielle, j'étais assez ému. J'étais content de la retrouver le soir. Vous avez versé une larme.
J'ai pas versé une larme mais j'étais j'étais ému parce que je sais derrière je sais non non ce qu'on veut c'est gagner. Ce qu'on veut c'est gagner mais surtout on s'est construit dans l'adversité au rassemblement national. On peut évidemment beaucoup nous combattre ou nous critiquer.
Je crois que personne ne s'empêche de le faire. Nous nous sommes construits dans l'adversité face à un système qui souvent nous a fait passer euh probablement pour ce que nous ne sommes pas euh quand on nous fait passer pour des nazis euh pour des incapables, pour des bléot et cetera, j'ai tout entendu hein euh quand on a enterré 100 fois Marine Le Pen parce que j'en ai fait des plateaux télé hein où on m'a dit euh mais Marine Le Pen c'est fini, c'est son nom, elle est nulle, elle est morte, Zmour, j'ai tout entendu pendant des années. Bonen, je disais sur une autre chaîne, c'est un peu de monde dantes quoi.
Dans le compte de Monte Cristo, elle se relève toujours, elle revient toujours. Alors, je sais pas si tout ça perdurera mais enfin qu'elle souffle et quel panache ! Elle se pose des questions déjà, elle sera une candidate qui a été condamnée, même si le pourvant en cassation fait qu'elle est présumée innocente, mais il y a quand même une condamnation en appel.
Et puis il y a cette histoire de Cour de cassation, elle se prouvant en cassation. La Cour de cassation avait avait fait savoir à l'époque qu'elle se prononcerait si elle était saisie avant la présidentielle. Donc si le pourvoi est rejeté bah Marine Le Pen pourrait finir sa campagne avec un bracelet.
Or ce qu'elle elle nous a toujours dit qu'elle ne voulait pas de bracelet. Alors il y a plusieurs choses. Bon d'abord vous dites il y a cette elle est condamné oui elle est présumée innocente.
D'abord d'autres candidats. Édouard Philippe il a une instruction pour détournement de fond public sur le dos en ce moment. Il est présumé innocent de la même façon.
Donc si vous voulez le débat présidentiel français quand même. Non mais d'accord mais il y a il y a une instruction qui qui a été ouverte. Le débat il doit faire sur les programmes, sur les idées, sur les propositions.
Euh moi je ne vais pas crier tous les matins sur les plateaux télé qu'Édouard Philippe a une instruction pour détournement de fonds public. Il gère ça. Non mais mais parce qu'on parle parce qu'on parle parce qu'on est parce que mais j'en ai jamais parlé auparavant.
J'ai jamais utilisé cet argument là. jamais parce qu'on est en train de parler du rapport des politiques avec la justice et je pense qu'il vaut mieux combattre Philippe sur ses propositions politiques et moi je pense sur le danger qu'il représente la poursuite du macronisme pour la France que sur que sur ça. La deuxième chose la cour de cassation bah normalement dans des temps mais je parle sous le contrôle de Charles Consigni qui est qui connaît mieux ça que moi.
La la courte casse rend de cassation rend ses décisions entre 1 et 2 ans après. Il peut y avoir une procédure accélérée qui avait été décidée pas par nous compte tenu de l'inéligibilité possible de Marine Le Pen, ce qui représentait quand même un élément dans la vie politique important. Donc il y avait une accélération.
Aujourd'hui, il y a plus d'éligibilité. Marine Pen, elle est éligible quoi qu'il en soit. Donc demandez à la justice d'être lente comme je vous dire accélérer ou ralentir, c'est pas nous qui décidons à la fin.
Ce n'est pas le Rassemblant national. Donc vous faites un peu pression quand même sur la Cour de cassation. J'écoutais son avocat ce matin Marie Le Pen.
Bah si c'est quand même étonnant de faire un pression sur la justice pour demander de prendre son temps. Non, je pense pas qu'on fasse pression sur sur grand Marie Le Penis protégé par son immunité. J'ai quand même plutôt le sentiment que la justice fait exactement ce qu'elle veut.
En tous les cas, elle a démontré dans ce jugement d'appel euh qu'elle sortait l'aspect politique euh tout en tenant compte des conséquences que ça pouvait avoir dans la vie politique. Mais c'est pas un jugement politique au sens, il est pas coloré politiquement. Mais c'est un arrêt équilibré qui prend en compte la différence des temporalités entre le temps judiciaire et le temps politique.
C'est vrai que les agendas se télescopent entre les deux et cet arrêt de ce point de vue- là, il est assez équilibré parce que il permet quand même c'est un arrêt dans lequel il est écrit qu'il tient il prend en compte la liberté des électeurs. Donc il y a Oui. Mais donc ça veut dire qu'il y a de la politique là-dedans.
Non ce qui pas dans le sens je suis droite ou gauche mais dans le sens s puisque on tient compte du scrutin c'est une décision qui a un arrièreplan politique on est d'accord rappelle que nous sommes en démocratie surtout non mais il dit surtout que l'exécution provisoire est une atteinte au processus démocratiqu et donc non il dit il dit l'inverse de ce que disaient les les juges première instance qui disaient il y avait un risque de trouble à l'ordre public si Marine Le Pen se présent il donne le feu vert à Marine Le Pen pour se présenter devant les électeurs. Ensuite, il y a un dossier qui suit son cours comme des milliers de Français peuvent l'utiliser, comme des milliers de français qui sont des procédures peuvent l'utiliser, on va en cassation parce que c'est le cours des choses et que on conteste les sanctions qui font au problème juridique, on a l'impression quand même que vous et d'autres vous êtes soulagés. Pourquoi ? parce que Bardella finalement c'était pas une si bonne idée.
Alors que jusqu'à présent quand on vous recevait, vous nous disiez que Marine Le Pen ou Jordan Bardella c'était la même chose, c'était les mêmes idées et cetera et tout d'un coup on a l'impression quand même que ça soulage beaucoup de monde que ce soit Marine Le Pen la candidate. Mais parce que c'est notre schéma initial avec des candidats chacun préparés pour assumer des fonctions différentes comme nous l'avons indiqué depuis toujours finalement au français. Marine Open se prépare pour être présidente de la République, Jordane pour être premier ministre. ce qui n'est pas une masse à faire non plus hein.
C'est pas c'est pas rien d'être pr ministre d'un pays surtout vu l'état du pays je peux vous dire. Donc il se prépare chacun différemment pour chacun occuper une fonction différente si les Français euh nous font confiance et s'ils le décident. Et ça ça va être notre démonstration, ça va être euh notre capacité à convaincre les Français que ce duo, que notre slogan pour la France, la Renaissance porte un espoir de redressement du pays.
Euh ça c'est notre boulot maintenant de convaincre les Français. Mais nous voilà dans le schéma initial que nous avons préparé. Vous nous pensez ?
Moi, j'aime beaucoup vous entendre aujourd'hui nous dire que la justice a rendu euh a rendu son verdict en étant en en pensant à tout alors que il y a pas si longtemps que ça. C'était le gilet jug rouge, c'était il voulait vous bayonner en fait quand même monsieur Chenu, faut quand même qu'on aille au bout de l'histoire. Il y a quand même des gens de votre parti qui ont touché de l'argent indument et pour des fonctions qui avaient rien à voir avec le Parlement européen.
Donc vous avez fauté ces personnes-là n'ont même pas fait appel. Donc ça prouve bien qu'elles ont accepté la sanction et vous avez rendu l'argent. Donc ça veut dire comment rien d'ailleurs.
Ouais enfin c'est ce qu' se dit partout. Non mais là vous mélangez un peu un peu les choses. Non mais en fait ils ont été condamné.
Donc ça veut dire comment vous pouvez nous dire mais vous savez il y a des gens vous avez dû prendre des leçons chez Berou lui il a fait condamner Sarnz comme ça ils étaient tranquilles. C'est pas lui qui a pris. Bah vous savez moi je vois que pour les mêmes pour la même le même type d'affair monsieur Berérou n'a pas été poursuivi en tout cas n'a pas été condamné.
Pardon. Euh en tout cas son mouvement. Monsieur Mélenchon euh n'a même pas été poursuivi euh alors qu'on est exactement dans le même type d'affaire.
Bon, nous l'avons été et nous contestons aujourd'hui les décisions. Et Marine Le Pen est présumé innocente et c'est pas mon avis, c'est l'avis qui a été exprimé d'ailleurs ce matin même par je crois la procureur générale près de la Cour d'appel qui a dit "Aujourd'hui Marine Le Pen, elle est présumée innocente. C'est pas mon avis, c'est la justice ça." Alors dans la première version, enfin le le procès initial, la première instance, oui, il y avait une couleur politique.
Moi, j'étais aux audiences quand on entendait un l'expression en d'une magistrate disant que on crée un trouble à l'ordre démocratique qui n'écrit qui n'existe dans aucun texte. Et je parle encore une fois sous sous sous le contrôle de Consignie. Bah oui, il y avait une avait une coloration.
Non, ben parce que tu es tu es probablement le plus capé juridiquement sur le plateau peut-être. Enfin, je connais pas les les parcours de chacun mais moi je suis pas mais simplement oui, il y avait une couleur politique. Est-ce qu'on peut s'inquiéter alors pour les juges parce que vous avez dit vous avez comparé à Marine Marine Le Pen à Edmond Dantess, je vous rappelle qu' Mondantess derrière se venge.
Est-ce que les juges doivent s'inquiéter de l'avenir ? parce qu'en fait vous êtes en train de nous dire que si c'est une mondanèse, ça va pas rester. Non mais mais c'est pas un mystère que dans le programme il y a une refonte d'un certain nombre de dispositifs de justice, notamment la formation des magistrats dont on pense qu'elle devrait être largement élargie, ouverte pour éviter cette entreo que véhicule parfois parfois euh des syndicats comme le syndicat de la magistrature.
Je veux dire, mon sentiment c'est que le syndicat de la magistrature fait énormément de mal à la justice et au professionnels de justice dans notre pays. Moi, j'ai beaucoup de respect, vous savez. Je l'ai déjà dit peut-être, mais moi je suis fils d'une greffière.
Euh donc j'allais dire le petit peuple des palais de justice, je l'ai vu toute ma toute ma jeunesse à travers ce que faisaient les horaires et cetera qu'assumait ma mère. Et j'ai beaucoup de respect pour cette institution mais je pense qu'il y a des gens dans l'institution qui l'abîment beaucoup et le syndicat de la magistrature abîme énormément la justice de notre pays qui a pas besoin de ça, il faut bien le dire. Et c'est 10 à 20 % de des juges, je crois le 5 ministore. 30 % 30 % 1 sur 3.
Ouais. Barbare le faite. Juste une chose ça parce que là vous vous attaquz enfin vous critiquez le syndicat de la magistrature mais je me suis dit tiens peut-être que le Rassemblement national d'ici la cour de cassation ils vont faire profil bas c'estàd ils vont ils vont épargner la justice ils vont ils vont plus grati d'accord mais vous savez pas sur qui vous allez tomber non plus mais ça pose un certain nombre de problèmes que des magistrats prennent des positions politiques médiatiques.
On a vu ça et ensuite doivent juger les gens contre qui ils ont pris des positions ça pose des problèmes. même façon que les politiques en cause de l'état de droit. On arriv même encore mais en cause l'état de droit.
Nous on est en train de vous dire qu'on respecte particulièrement l'état de droit, on respecte les décisions et on utilise les moyens qui exist les syndicats de magistrat. Non non moi je suis pas pour interdire moi je d'abord par principe je déteste je déteste les interd les procureurs jugeront directement sans procès. Non non non mais je pense que c'est dans le mode de recrutement et de formation des magistrats qu'il faut oxygéner tout ça.
Bah moi je Oui enfin le pouvoir des juges c'est un pouvoir Oui. Non mais c'est un pouvoir immense et très important et c'est une institution qu'il faut préserver justement de toute coloration politique. Là en ce moment même Marine Le Pen et Jordan Bardella sont côte à côte pour ce premier déplacement de campagne de Marine Le Pen dans la salle.
Alors parce que c'est maintenant on va pas alors je sais que ce matin tout vous êtes obligé de faire tous les plateaux pour réagir à cette maintenant la campagne est lancée. Elle se lance aujourd'hui là dans la flèche avec ce ce binôme un petit peu d'ailleurs à l'américaine président vice-président. C'est un petit peu ça, mais c'est c'est original et ça montre à la fois la préparation du Rassemblement national et son engagement dans la campagne.
Est-ce que on peut considérer aujourd'hui que il n'y a pour l'instant que deux forces politiques qui sont vraiment entrées en campagne, c'est la LFI et le Rassemblement national. Le reste, il y a Philippe et son grand meeting sur weekend. Non non, excuse-moi.
Le reste c'est la tambouille parce que monsieur Philippe pour l'instant il dans la semoule, il est tout seul et au rythme où ça va aller, ça va faire 10 %. Il est pas tout seul, il y a beaucoup de gens qui le rallignent. pas réussir à remplir la salle mais enfin bon bref peu importe.
Bon aujourd'hui vous, monsieur Bardella, est-ce qu'il commence déjà à préparer aussi son rôle de premier ministre, c'est-à-dire à mettre en en route aussi la campagne législative ? parce que derrière il va falloir enclencher avec les législatives. Donc est-ce que justement le choix de ce binôme, c'est-à-dire Marine Le Pen, présidente de la République et Jordane Bardella, chef du gouvernement, donc celui qui va tracter ensuite toute la locomotive pour gagner les législatifs parce que ça va être indispensable pour gouverner.
Est-ce que c'est aussi comme ça que vous envisagez la campagne ? C'est exactement ça. Euh en fait, nous sommes euh en toute transparence euh devant les Français en leur disant comment on va travailler, qui va faire quoi.
Euh et je crois que la démonstration à la flèche, mais c'est le but, c'est que la flèche trou touche sa cible euh en ce qui concerne l'élection présidentielle et bien montre que nous nous sommes prêts. Notre programme sera présenté dans son entièreté plus tard parce qu'il y a encore des tas de chapitres sur lequels nous avons des choses à dire et je vous rappelle que autant on connaît bien nos grands piliers sur l'immigration, le pouvoir d'achat et cetera, autant il y a aussi des thématiques qui ont été émergentes ces dernières années, la santé, l'environnement, le logement qui ont pris beaucoup plus de place dans le débat public. On a des propositions, il va falloir aussi qu'on les mette dans la lumière qui sont différentes de ce qu'on a vécu jusqu'à présent, de ce qui a été géré tant par Édouard Philippe que par Gabriel Atal.
Donc nous on est prêt et on va éprouver ce programme euh devant les Français. On va leur proposer et puis on va attacher de les convainc. J'ai entendu parler de forum.
Vous allez organiser des forums de discussion autour des questions. Non, plutôt des forums, des débats citoyens. Mais on s'interdit rien.
Euh l'idée c'est en tous les cas euh de se dire que euh on veut rassembler pour redresser. Euh le pays est dans un état euh quand même très abîmé après 10 ans de macronisme. Euh ils l'ont ruiné, ils l'ont uburisé, ils l'ont ouvert à tous les vents.
Enfin, le pays est dans un état épouvantable alors qu'on a toutes les capacités, toutes les forces, toute l'histoire, tout le génie français pour aller plus loin. garder le tandem, une condamnée et un un débutant une un inexpérimenté. Voilà, voilà les attaques ou et bien je vais vous dire s'ils jouent à ça, ils vont passer à côté de leur propre campagne.
Nous on va parler du fond, on va faire des propositions. Si nos adversaires bah passent leur temps à jouer à ça, et bien je peux vous dire qu'en fait et ils seront à côté de ce qu'attendent les Français que nous allons prendre très au sérieux en leur proposant un autre chemin, d'autres propositions politiques. Alors monsieur Atal peut aujourd'hui parler de trumpisation alors qu'on utilise simplement la réalité des moyens qui sont mis à notre disposition.
Il passe à côté des Français. député rassemblement national, vice-président de l'Assemblée nationale, Marine Le Pen l'a encore dit aujourd'hui, il y a quelques minutes lors de son déplacement dans la Sart. Je suis éligible, elle est avec Jordan Bardella, celui qui doit aller à Matignon si jamais Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle.
La campagne a commencé, on en parle avec Sébastien Chenu et Charles Consigni. Charles, alors voilà, moi ce qui m'intéresse c'est quand même d'aller sur le fond parce que ça n'est pas la même ligne selon que le candidat du RN est Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Je pense qu'avec Bardella, le RN serait allé plus à droite avec un programme d'inspiration euh sarcosienne, disons.
Euh et je vois avec Marine Le Pen quelque chose qui tient plus de d'une forme de chiracocialisme euh et ça m'intéresse beaucoup quand j'entends les gens du RN, oui, nous sommes le changement dont la France a besoin. Alors là, c'est même carrément la Renaissance. Bon oui la la Renaissance c'est le le slogan choisi par Marine Le Pen.
Bon étrange. Petit clin d'œil quand même au parti macroniste dirigé par G. Oui mais oui mais tout ça quel est le fond des choses ?
Le le fond des choses c'est que Marine Le Pen ne propose aucun changement par rapport à la situation de la France. Elle ne veut pas réduire le nombre de fonctionnaires. Elle ne veut pas vraiment baisser les dépenses publiques puisqu'en fait elle est très étatiste.
Elle est pour l'état providence. Elle est pour la redistribution. sans doute ça fait d'ailleurs une part de son succès dans certaines couches de la population, mais elle assume tout à fait tout ça.
Euh elle se revendique ni droite ni gauche. On comprend qu'en fait elle aussi entre centre droit centre gauche. Donc en fait pour moi c'est une espèce de continuité de du système tel qu'il existe en France depuis maintenant environ 40 ans.
Voilà donc je vois pas où est le changement. Marie Le Pen, c'est la candidate du système quoi, d'un certain système système. Peut-être pas du système establishment, il faut lui reconnaître.
C'est pas la candidate du CAC 40, faut pas mentir aux gens. En revanche, je pense que c'est la candidate d'un système à la française qui ne marche pas, qui ne marche pas, qui nous a pauvrit, qui est très injuste pour la France qui travaille. Chenu.
Bon, j'entends toujours cette critique de de Charles Cancini à laquelle je souscris pas parce que je pense que d'abord beaucoup disent exactement l'inverse. Disent mais c'est une énorme rupture si Marine Le Pen arrive, c'est un changement radical et cetera. Donc, faudrait savoir un moment où c'est une rupture ou c'est une continuité.
Moi je pense que Marine Le Pen, c'est d'abord la candidate qui a une conscience sociale. Alors c'est toujours un peu ce qui j'ai l'impression vous gêne Charles parce que on a le sentiment que il faut être un libéral qui dise mort au pauvres matin, midi et soir. Bah oui, le fait que effectivement dans dans Non pas du tout.
Et en par et en miroir de ça justement avec la nécessité de s'emparer du problème de la dette et de la dépense publique. Contrairement à d'autres candidats, je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon lui dit que la dette c'est pas un sujet et nous la dépense publique, on a effectivement un grand plan d'économie euh dans l'État. D'abord déjà dans l'appareil d'État.
C'est d'ailleurs sur votre antenne que Mark Twiti dit qu'il y a 150 milliards d'euros par an à aller chercher dans la tuyauterie dans les agences d'État et cetera. 150 milliards d'économies à aller chercher. Je vous dire même si on en trouve 50, même si on fait 50 milliards d'économie rien que dans ce qu'on appelle effectivement la tuyauterie, et ben on va en pouvoir on va pouvoir en faire des politiques différentes.
Et des politiques différentes c'est quoi ? C'est évidemment l'immigration rupture totale avec les logiques qui nous habitent puisque nous je vous le rappelle on va faire un référendum sur l'immigration sur le régalien. C'est manifeste avec quelle question ?
Ben avec non pas une question avec d'abord un texte un projet de loi. Quand vous votez sur un référendum, vous votez pas sur oui ou non à une question. Vous avez une proposition, nous ce sera le projet de loi qui a déjà été présenté d'ailleurs euh au français lors de la dernière élection présidentielle sur euh combien de temps un étranger euh peut résider sur le territoire, sous quelles conditions euh quelles ressources peut-il euh obtenir en terme d'allocation sociale et cetera.
Vous avez comme pour Mastrich en fait une proposition, un texte, est-ce que vous êtes d'accord avec ce texte ou pas ? Donc là, on a une rupture très forte sur les politiques du régalien, une rupture forte sur la nécessité de maîtriser la dette parce que moi ce que je vois, c'est que la dette continue à filer et que le Premier ministre a fait voter dans son dernier budget, bien difficilement, il faut dire, mais encore des milliards d'euros d'impôts supplémentaires sans aucune mesure d'économie. Or, nous nous proposons euh des mesures d'économie et puis après, il y a des logiques différentes.
Regardez sur euh notre pauvre pays, on a l'impression que dès qu'il y a euh un un fait euh de société extrêmement touchant comme celui par exemple du meurtre de cette petite Liana ou euh problématique comme euh la canicule, on ouvre un tiroir, tout est écroulé, on s'aperçoit que les hôpitaux sont pas climatisés, les épates sont pas climatisées, les écoles sont pas climatisées, tout est effondré. Pour la gamine, on s'aperçoit qu'il y a des kilomètres de dossiers entassés dans les greffes qui ne sont pas traités par la magistrature. Tout est écroulé.
Ben nous, c'est ça aussi qu'on a envie de faire, c'est redresser le pays. Mais pour ça, on a besoin oui de fonctionnaires, de fonctionnaires de justice, des fonctionnaires dans les hôpitaux. On en a peut-être moins besoin dans un certain on a on a peut-être moins on veut mettre plus de monde au boulot.
C'est-à-dire que je pense qu'il faut faire rentrer plus vite les jeunes au boulot et maintenir les seigneurs plus longtemps aussi au boulot. Déjà, faisons ça Charles Consigne, déjà faisons ça. Faisons ça et vous allez voir que le pays va changer de direction.
Il faut une révolution. Les 35 heures par exemple, vous les supprimez pas. Aujourd'hui, ça fait pas ça fait pas partie aujourd'hui on a d'autres types de solutions.
Et vous avez des marottes, vous avez des marottes. C'est comme la retraite la retraite, on sait toujours pas quel est votre programme si toujours le même programme qui est euh, je le répète, sur toutes les antennes depuis toujours. Alors, c'est drôle parce que quand vous disiez quand il y avait une nuance avec Jordan Bardella, vous avez très bien compris quelle était notre proposition de retraite puis maintenant plus personne ne la comprend.
C'est toujours pareil. Pourtant ça pas ça n'a pas bougé. C'est vous, si vous avez commencé à bosser avant 20 ans et que vous avez 40 annuités, vous pouvez partir en retraite à partir de 60 ans et puis après de façon progressive 42 annuités, vous pouvez partir à 62 ans.
Ça c'est le projet du ration. Alors, c'est un projet de société différent qui nécessite effectivement un financement. Ça veut dire des choix, des choix financiers.
Donc ça veut dire que l'argent qu'on va mettre ici, mais comme on en mettra aussi pour le redressement démographique du pays que personne n'a vu venir hein. Je vous rappelle que ça fait juste des années, c'est un peu comme le Jec. Ils sont tous d'accord pour dire que tout se casse la gueule mais personne n'a rien faire.
Donc c'est un choix de société. Oui, c'est déjà un choix de société puisque les retraites français c'est ça pèse beaucoup dans les penses sociales. Donc vous voulez encore faire plus peser le poids des retraits dans nos dépenses sociales.
C'est un choix de société au début pluson veut pas plus peser puisqu'on veut que ça consacre toujours. Il consacrait toujours 14 % du PIB. Ça marchera pas mais nous allons faire rentrer c'est pour ça que je vous dis rentrer plus de jeunes sur marché du travail garder plus longtemps lesors alors il faut des un petit peu un peu plus et favoriser la démocratisation de la capitalisation justement mais la capitalisation lorsqu'elle est pas obligatoire pourquoi pas je veux dire il y a pas c'est pas un tabouis elle peut elle peut ne pas être obligatoire mais elle peut être largement appuyée favorisée par l'exécutif et par le gouvernement pas de tabou pour arriver à cet objectif qui est le nôtre c'est-à-dire de pouvoir partir à la retraite à 60 ans quand on a commencé à bosser avant 20 ans et à 62 ans quand on a ces 42 ans.
Je regardais les images des chaînes infos de ce premier déplacement de campagne de Marine Le Pen avec à ses côtés Jordan Bardella. Je trouve que Jordan Bardella fait la gueule et surtout on voit pas peut-être peut-être que mais je trouve qu'il fait la gueule. Est-ce que est-ce que quand même c'est c'est pas évident parce que il y a encore 24 heures, il était pour tout le monde dans la tête de tout le monde le candidat à élection présidentielle et le favori si l'on croit tous les sondages et là en quelques heures et bien le il est redevenu le le dauphin le le second celui qui sera à côté de Marine Le Pen mais qui sera pas au devant.
C'est c'est quand même compliqué à gérer ça. D'abord, ceux qui font la gueule, c'est plutôt nos adversaires. Moi, j'étais hier soir dans l'hémicycle quand euh on a appris la décision euh officielle de Marine Le Pen d'être candidate.
Je peux vous dire que euh que soit à gauche chez Édouard Philippe ou chez Gabriel Atal, euh ils avaient compris que ça allait être une sacrée partie euh à jouer parce qu'ils connaissent l'endurance, la solidité de Marine Le Pen. Jordan Bardella fait pas la gueule, il se prépare à devenir premier ministre. Ça donne pas forcément le sourire.
Pire dans la vie. Bah je sais pas s'il y a pire dans la vie parce que vu l'état du pays ça donne pas envie de se marrer hein. Ça donne pas beaucoup envie de rigoler.
Et je pense que Jordan Bard qui est un garçon sérieux. Je pense que quelqu'un qui manipule qui qui manie un marteau piqueur toute la journée, c'est un peu pire qu'être premier ministre. surtout quand il fait 45°, on est d'accord, c'est pas les mêmes choses.
Non, mais il y en a un où c'est très pénible physiquement, très dur et ça mérite de pouvoir partir en retraite à 60 ans justement quand on manipule un marteau pickur sous des conditions bien sûr, mais de l'autre côté quand on est premier ministre de la France, ce n'est pas rien vu l'état du pays. Voilà, dites-moi Sébastien Chenu là il y a un élu rassembl il y a un élu rassemblement national de Saintavold qui a démissionné parce qu'il a été filmé en train de chanter maréchal nous voilà il y a 2 ans. Il y a il y a aussi là des des jeunes peut-être proches du Rassemblement national qu'on a vu en train de chanter Marine au pouvoir les boules à l'abattoir.
Est-ce que finalement votre danger pendant la campagne c'est pas votre base ? Non parce que je pense que c'est pas elle qui risque de décrédibiliser votre campagne. Nous on sanctionne ce genre de propos tout de suite.
J'allais dire dans d'autres partis politiques, on sanctionne pas certains propos. euh qui sont bien plus euh euh problématiques et effectivement on les encourage. Nous, on sanctionne tout ça tout de suite, notamment ce garçon.
Euh mais ça dit quelque chose de la campagne présidentielle. Aller chercher les propos d'un gamin de 20 ans qu'il a tenu il y a 2 ans, il avait 18 ans. Propos euh inqualifiable hein que qu'il faut sanctionner, mais allez les chercher pour en faire les gros titres de la presse.
Ça vous disent que ça va être que la campagne présidentielle. C'est d'accord. Mais ça veut dire que peut-être certains n'ont pas un bon fond aussi au Rassemblement national et peuvent se lâcher pendant la campagne et ça peut vous porter préjudice.
Donc est-ce que vous croyez qu'il y a un bon fond chez tout le monde à RMC ? Oui. On onaspire pas onpire pas à diriger le pays, ce qui est quand même plus géné municipal de Saintavol diriger le pays.
Voilà. Donc là, nous on sanctionne ça. Qui crignez-vous le plus dans un second tour ?
Jean-Luc Mélenchon ou Édouard Philippe ? C'est deux dangers différents. Je pense qu'Edouard Philippe est une catastrophe pour le pays parce que ce serait la continuité, ce serait euh la désespérance euh des Français euh le désespoir absolu des Français qui diront "On n'en sortira jamais euh les mêmes logiques qui amèneront les mêmes résultats." Et je pense que Eddard Philippe est c'est le fiasco avec l'air sérieux quoi.
Édard Philippe. Et donc en cela il est il est un danger pour le pays. Quand à Jean-Luc Mélenchon, c'est la bascule du pays.
C'est la bascule du pays dans une sorte de guerre civile qui aujourd'hui ne dit pas son nom. C'est l'isolement du pays à l'international. Mais encore une fois, moi je veux pas par de vous en fait. qui pass c'est l'isolement du p c'est une guer c'est une guerre civile en plus on bascul avec et compag les gens veulent pas sa va voir votre ami votre candidate mais je vais vous dire en réalité je suis même pas sûr qu'il faille aller sur tout ça c'est-à-dire que il faut pas jouer sur les peurs des français il faut simplement prendre les programmes des uns et des autres les confronter et demander aux français quel chemin ils veulent moi je crois beaucoup à ça aller parler à l'intelligence des français est-ce que vous voulez ce ce nouveau discours de notable maintenant le pas très notable.
Ah voilà c'est vraiment dormir tranquille brave gens si alors si on notabilisation connu plus en fait la fatigue ou la joie ou c'est vrai ça fait le 5è médiia que je fais ce matin je suis peut-être un peu je suis peut-être pas assez rentre dedans mais moi je crois beaucoup dans en fait vous voulez quand même rassurer les électeurs notamment du deuxème tour s'il y a un deuxème tour pour Marine Le Pen voilà en disant Marine Le Pen ce n'est plus le diable le diable c'est Jean-Luc Mélenchon elle est le diable pour ceux qui ont eu envie d'y croire moi j'ai jamais pensé que Marine Le Pen était le diable en quoi que ce soit Je dis simplement aux gens, regardez les propositions politiques, faut regarder celle de Mélenchon, faut regarder celle d'Édouard Philippe ou des candidats du bloc central, vous regardez celle de Marine Le Pen et puis vous vous faites votre idée. Voilà, c'est tout ce que je dis. Moi, je je crois en ce qu'on propose.
Je crois qu'on le fait avec beaucoup de sincérité. Confrontons-nous, venons nous chercher sur notre programme. Je pense que on viendra euh plutôt que sur des arguis juridiques et puis demandons au français quel type d'alvenir ils veulent pour leur pays.
La France, elle est pas morte quand même.
Jordan Bardella