Face à Face : Maud Bregeon - 09/10
Audio original de l'émission.
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Bonjour Maud Bréjon, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
- 0:26OuverteRéponse partielle
La motion de censure traversée hier à l'Assemblée, vous n'avez pas eu peur ?
- 1:14RelanceRéponse directe
François Hollande lui-même a voté cette motion de censure.
- 1:37RelanceRéponse directe
Il y a ceux qui ont voté cette motion et puis il y a ceux qui ne l'ont pas votée.
- 1:44ComplaisanteRéponse directe
Je voudrais que vous écoutiez Guillaume Bigot, député RN, s'exprimant au nom du RN à l'Assemblée.
- 2:12OuverteRéponse directe
Nous préférons exercer une pression que de voter la censure.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« C'est moins une motion de censure qu'une motion de posture. »
- 0:45Invité politiqueFait
« De la part du Parti Socialiste, c'est désolant. »
- 1:05Invité politiqueFait
« La justice fiscale, l'écologie, l'amélioration de la réforme des retraites. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Nous nous dépendons de 577 députés et à travers eux de 67 millions de Français. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Si d'autres motions de censure sont déposées, ce qui est possible, c'est y a-t-il une convergence des luttes entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ? »
- 2:33Invité politiqueFait
« Si la réponse est oui, la France peut tomber dans l'immobilisme et dans l'instabilité. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas de majorité absolue mais nous avons le bloc le plus large possible aujourd'hui au sein de l'Assemblée nationale. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Michel Barnier a composé un gouvernement qu'il a aussi voulu le plus large possible en tendant la main à la gauche, en tendant la main à la droite. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« On est dans une situation qui est grave avec un déficit qui va dépasser les 6% cette année et qui arriverait à 7% l'année prochaine si on ne fait rien. »
- 7:44PrésentateurFait
« C'est probablement le job le plus dur en ce moment. »
- 10:21Invité politiqueChiffre
« 80% des Français baisseront quoi qu'il arrive en janvier prochain d'environ une dizaine de pourcents. »
- 10:35Invité politiqueChiffre
« Elle est en temps normal d'environ 32 euros le mégawatt. »
- 10:40Invité politiqueChiffre
« Durant la crise on l'avait baissé au minimum à 0,5 euros. »
- 12:10Invité politiquePromesse
« Les retraites resteront indexées sur l'inflation. »
- 12:26Invité politiqueChiffre
« Les retraites ont été revalorisées cette année de plus de 5%. »
- 16:40Invité politiqueFait
« Ce budget c'est un budget d'urgence. »
- 16:51Invité politiqueFait
« Notre responsabilité c'est de redresser les finances publiques. »
- 18:08PrésentateurChiffre
« Normalement il y a 1800 greffiers qui doivent être embauchés, 1500 magistrats supplémentaires. »
- 19:02PrésentateurChiffre
« Ils disent que c'est inacceptable, les 5 milliards demandés aux collectivités. »
Temps de parole
- Maud Bregeon71 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 23 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe 8h32, vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Maud Bréjon Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes porte-parole du gouvernement Il y a beaucoup de questions à vous poser Et notamment sur les questions des impôts, du budget Mais d'abord, quand même, cette première épreuve Traversée hier à l'Assemblée La motion de censure Traversée et surmontée Puisque le gouvernement ne tombera pas Vous n'avez pas eu peur
C'est moins une motion de censure qu'une motion de posture Et heureusement, tant mieux pour la France Elle n'a pas trouvé de majorité hier Maintenant, je vais vous dire, de la part de la France insoumise Qui ne veut pas beaucoup de bien au pays Ça n'étonne personne De la part du Parti Socialiste, c'est désolant Parce que cette motion de censure Était présentée par le Parti Socialiste Et le Parti Socialiste Qui a été un grand parti dans l'histoire de notre pays Est en train de basculer D'une culture de gouvernement A une culture de la censure Alors même que Michel Barnier met sur la table Des questions qui devraient les intéresser La justice fiscale L'écologie L'amélioration de la réforme des retraites Est-ce que ce n'est pas des sujets Des revendications historiques du Parti Socialiste Qui nécessiteraient qu'ils viennent autour de la table ?
François Hollande lui-même a voté cette motion de censure
Je l'écoutais d'ailleurs sur votre plateau Il y a quelques jours Depuis la semaine dernière Il disait au fond On vote une motion de censure Non pas à cause de Michel Barnier Non pas du fait de sa déclaration de politique générale Et on la vote tout en sachant bien Que de toute façon Elle ne sera pas adoptée Enfin, quelle est la cohérence ? Quelle est la cohérence De la part d'un ancien président de la République ?
Alors attendez Parce qu'il y a ceux qui ont voté cette motion Et puis il y a ceux qui ne l'ont pas votée Mais dont l'explication n'est pas forcément meilleure Pour vous Je voudrais que vous écoutiez Guillaume Bigot Il est député à Rennes Et c'est lui qui s'exprimait Au nom du Rassemblement National à l'Assemblée
On ne censure pas Car un seul tweet de Marine Le Pen Suffit à infléchir la position du Premier ministre Sur la désindexation des salaires Et il aura suffi d'un simple rappel à l'ordre Pour que le chef du gouvernement fasse comprendre Merci, vous l'avez fait A votre ministre de l'économie Que sa porte devait rester ouverte Restée ouverte à tous
Nous préférons exercer une pression Que de voter la censure Parce que ce n'est pas pire en fait
Nous nous dépendons de 577 députés Et à travers eux De 67 millions de Français La voix d'un député Vaut la voix d'un autre député Et c'est bien normal en démocratie La seule question qui se posera Dans les semaines et dans les mois à venir Si d'autres motions de censure sont déposées Ce qui est possible C'est y a-t-il une convergence des luttes Entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen Si la réponse est oui La France peut tomber dans l'immobilisme Et dans l'instabilité Avec les conséquences économiques et sociales Qu'il y aura derrière C'est la seule question qui va se poser
Donc il n'y a pas cette convergence des luttes Comme vous dites Entre l'ERN et LFI
Vous tenez ? Nous on écoutera l'ensemble des députés On l'a toujours dit Tous les élus sont des élus de la République On veut s'adresser à l'ensemble des Français Et s'adresser à l'ensemble des Français Ça signifie prendre en compte L'ensemble du Parlement De LFI Au Rassemblement National Avec une méthode Qui est celle de Michel Barnier De l'écoute Du respect De la considération Et je pense que ça fait du bien aux Français
Maude Bréjon Vous êtes porte-parole de Michel Barnier Ou des macronistes ?
Je suis porte-parole de Michel Barnier Et du gouvernement de Michel Barnier Il faut revenir un petit peu en arrière Ma famille politique N'a pas gagné les élections Vous êtes vous-même Députée macroniste ?
Les Français Les Français n'ont pas fait le choix D'une assemblée uniforme Les Français n'ont pas fait le choix De la pensée unique Ils ont élu Une assemblée nationale plurielle D'aucun dirait Une assemblée nationale divisée Et c'est pour ça que le président de la République A nommé le Premier ministre Qui était le plus à même De rassembler Le plus largement possible Nous n'avons pas de majorité absolue Mais nous avons le bloc Le plus large possible aujourd'hui Au sein de l'Assemblée nationale Et Michel Barnier A composé un gouvernement Qu'il a aussi voulu Le plus large possible En tendant la main à la gauche En tendant la main à la droite Certains l'ont accepté Certains l'ont accepté Comme Didier Migaud D'autres ne l'ont pas fait Et je le déplore Maintenant les Français Nous demandent de nous accorder
Après ce que j'aimerais comprendre C'est le rapport au macronisme C'est-à-dire que vous Maude Bréjon Je me dis que ça doit être compliqué Dans une situation Comme celle d'hier matin Hier Michel Barnier Le Premier ministre Vient rencontrer Les députés Macronistes Ça se passe dans une des salles De l'Assemblée nationale Ils sont tous là C'est censé se passer plutôt bien Puisque vous êtes Le plus gros constituant Des forces De Michel Barnier Désormais à l'Assemblée Sauf que ça se tend Ça se tend de plus en plus Et notamment des pics De Michel Barnier À l'endroit de ceux Qui ne lui font pas la vie facile Que ce soit Gérald Darmanin Ou Gabriel Attal Dont on ne comprend pas très bien S'ils veulent qu'ils réussissent Ou s'ils ne veulent pas qu'ils réussissent
Et vous Maude Bréjon Vous vous retrouvez au milieu Vous faites comment ? D'abord moi je suis intimement convaincue Que l'intérêt du pays Encore une fois Pour éviter l'instabilité C'est que Michel Barnier réussisse Ensuite Mais quand vous avez Un Gérald Darmanin Qui dit Que le budget En l'état Est inacceptable Vous vous sentez plutôt Darmanin Ou plutôt Barnier ?
On ne va pas se raconter Des histoires On ne vient pas tous De la même famille politique On n'a pas tous La même histoire politique On n'a pas tous La même culture politique Mais je crois Qu'on a un intérêt commun Et cet intérêt commun C'est de permettre Au pays d'avancer Et c'est de permettre Au gouvernement De présenter Un budget De redressement Maintenant Est-ce qu'on est toujours Tous d'accord Au sein du gouvernement ? Je ne vais pas vous dire Que oui, chacun voit bien Que ce n'est pas le cas Parce qu'encore une fois On vient d'horizons différents Est-ce qu'on est toujours Tous d'accord Au sein même de Renaissance ?
Pas toujours non plus Mais c'est normal Qu'il y ait des débats Et moi je trouve ça sain Et Michel Barnier Est là pour écouter tout le monde Avec encore une fois Un objectif Comment vous l'avez vécu hier ? Parce qu'il y a quelque chose Il y a quelque chose Du front d'or Il y a quelque chose Du front d'or Chez Gérald Darmanin Chez Gabriel Attal Comment vous le vivez vous ? C'est normal Et c'est légitime Qu'il y ait du débat Michel Barnier ne vient pas De notre famille politique On est dans un contexte Qui est extrêmement difficile Et j'entends que les uns Et les autres Ont des propositions Ont des idées Et on écoutera L'ensemble des amendements Mais Michel Barnier Il faut ça gonfler Et au fond
Les Français sans doute aussi Qu'un ancien ministre Du budget Gérald Darmanin Qu'un ancien premier ministre Gabriel Attal Fasse des leçons Dans la situation budgétaire
Dans laquelle est la France Je crois que personne Ne fait le son Il y a du débat Sur un budget Qui est encore une fois Je le dis Un budget d'urgence Qui est extrêmement difficile On va rentrer dans les détails 60 milliards d'économies C'est difficile Mais qu'il y ait du débat Au fond Au sein d'une famille politique Et qu'on ne pense pas Toujours tous pareil Qu'on ne soit pas Dans cette logique De la pensée unique Ça me semble Plutôt sain
Alors justement Rentrons dans le détail Du budget Il est présenté Cette semaine C'est la prochaine épreuve Pour le premier ministre Ce matin Le gouverneur De la Banque de France François Villeroy de Gallo Alerte Il dit Chacun doit arrêter De jouer au chamboule tout Avec les pistes d'économie Il y a 60 milliards A trouver Dont 25 milliards Probablement de hausse d'impôt C'est le chiffre avancé Par les échos C'est beaucoup plus que prévu
D'abord on est dans une situation Qui est grave Je pense qu'il faut poser les termes Il faut qu'on arrive A partager le constat On est dans une situation Qui est grave Avec un déficit Qui va dépasser Les 6% cette année Et qui arriverait A 7% l'année prochaine Si on ne fait rien On a quelques semaines Pour constituer un budget d'urgence Avec 60 milliards d'euros D'économie C'est absolument colossal On a mis Et le premier ministre l'a fait Une proposition sur la table Une équation qui marche Avec je le redis 40 milliards d'euros De réduction de dépenses Ce qui est énorme Et 20 milliards d'euros environ De contributions exceptionnelles Ciblées et temporaires Ça nous semble être Un équilibre Qui est juste Encore une fois Parce que si on n'arrive pas A passer cette marche Qui est extrêmement haute A la fin c'est L'économie française Qui sera mise en péril Et ce qu'il faut bien comprendre C'est que moi vous savez J'ai confiance D'être porte-parole D'un budget extrêmement difficile Et d'être porte-parole Je le disais ce matin
D'un budget de combat C'est probablement le job Le plus dur en ce moment Parce que pour pouvoir Honnêtement l'assumer C'est vrai que c'est quand même Pas évident Et de slalomer Entre les macronistes Emmanuel Macron Et Michel Barnier C'est pas forcément facile
C'est difficile Michel Barnier dit Je préfère être Un populaire qui est responsable Mais je crois que L'intérêt du pays Et que l'intérêt des français C'est qu'on maintienne Cette trajectoire De redressement Des finances publiques Parce que Vous m'avez dit C'est difficile à court terme Non mais attendez C'est difficile à court terme Mais à moyen terme Je ne peux pas n'entendre N'importe quoi Vous avez dit
C'est ciblé C'est ciblé et temporaire Quand on écoute Michel Barnier Lorsqu'il a annoncé Les premières mesures Il a dit que ce seraient Les foyers Les plus riches Qui seraient mis à contribution Et les entreprises Qui ont Les plus gros Chiffres d'affaires Sauf que Entre temps On découvre qu'il va y avoir Le gel temporaire Des pensions de retraite On découvre qu'il va y avoir La remontée des taxes Sur l'électricité L'électricité Qu'il va y avoir Un effort supplémentaire Pour les collectivités Locales Ce n'est pas Les français Les plus riches Ce n'est pas ultra ciblé Ça c'est tout Les français Alors
Prenons par exemple Le cas de l'électricité Et regardons Deux petites secondes En arrière On a traversé des crises Chacun s'en rappelle La crise du coronavirus La crise de l'énergie La crise de l'inflation Et tout le monde S'accordait à dire À ce moment-là Qu'il fallait Multiplier les dépenses Pour aider les français Et les entreprises Nous l'avons fait Et je pense qu'il ne faut pas Le regretter Mais nous sommes Aujourd'hui En sortie de crise Ces crises sont derrière nous Et donc il est Normal que ce qui était Des dépenses exceptionnelles De crise Et c'est le cas Du bouclier tarifaire Sur l'électricité Ne deviennent pas Des dépenses pérennes Parce que si Et c'est une manie française On passe systématiquement Des dépenses exceptionnelles En dépenses pérennes On augmente Petit à petit Et significativement Le déficit français Oui mais Maud Bréjon
Il y a une question Qui est de savoir si Alors on va rentrer Un peu dans la technicité Mais en effet Cette taxe Elle a été baissée Cette taxe sur les factures d'électricité Elle a été baissée C'était le fameux bouclier tarifaire Il y a une chose Qui serait de la remonter Au même niveau Qu'avant crise Mais il y en a une autre Qui serait de la faire remonter Plus haut Qu'avant crise C'est le scénario
Alors on discutera On discutera De l'atterrissage Exact Cette taxe Mais est-ce que vous accepteriez vous Maud Bréjon
D'ailleurs vous êtes vous-même ingénieur Dans les questions d'énergie Donc vous comprenez sans doute ça Mieux que moi Mais de manière tout à fait basique Vous accepteriez que ça remonte Au-dessus du niveau d'avant
La première chose Au-dessus du niveau d'avant Pardonnez-moi D'abord Les prix du marché De l'électricité Ayant considérablement baissé Du fait que la crise énergétique Est derrière nous Les factures des français De tous ceux Qui sont aux tarifs réglementés Ça représente 80% des français Baisseront Quoi qu'il arrive En janvier prochain D'environ une dizaine de pourcents Cette fameuse taxe Dont on parle C'est un peu technique C'est la TICF Mais allez-y Prenez le temps Il y en a besoin Elle est d'environ Elle est en temps normal D'environ 32 euros Le mégawatt Durant la crise On l'avait baissé Au minimum A 0,5 euros 50 centimes d'euros On l'a déjà remonté En début d'année dernière En janvier dernier Autour de 22 euros Et donc il s'agit De passer la marge d'après Pour revenir à ce qu'était Pardon La marge d'après Est-ce que les 32 euros D'avant C'est un plafond pour vous ?
Pour revenir à ce qu'était Le niveau initial Est-ce que ce sera Un tout petit peu au-dessus Un tout petit peu en dessous On en discutera Le budget sera présenté Jeudi prochain Mais je le redis L'objectif C'est évidemment De préserver le pouvoir D'achat des francs Et je le redis Parce que je pense Que c'est ce qu'intéresse Les gens 80% des français Verront leur facture D'électricité Baisser en janvier prochain Et pour les 20% restants Ils ont déjà vu Cette facture d'électricité Baisser Parce qu'ils sont Au prix de marché Et que le marché De l'électricité A déjà baissé Depuis quelques mois
Pardon Maude Bréjean Mais je voudrais Juste comprendre Ce matin Vous n'êtes pas en mesure De nous promettre Que cette taxe Restera au niveau Avant crise Il y a toujours Un scénario Au moment où on se parle
Pour que cette taxe Monte plus haut Je suis en mesure De promettre Que les factures D'électricité Baisseront pour 80% Des français Et que nous serons D'une grande vigilance A faire en sorte Que encore une fois Les classes moyennes Qui travaillent Et c'est une ligne rouge Et un axe Absolue du Premier ministre Ne paie pas Davantage qu'il le devrait Le gel temporaire Des pensions de retraite Est-ce que c'est toujours Sur la table ?
C'est toujours sur la table Et ce n'est pas Une décision Qui est une décision facile Je voudrais d'abord Dire une chose Les retraites Resteront Indexées Sur l'inflation C'est une promesse De campagne Que j'ai portée moi-même Dans ma circonscription A Anthony A Chateaim A Balabry A Bourg-la-Renne A Sceau Parce que c'est juste Néanmoins Les retraites Ont été revalorisées Cette année De plus de 5% Elles ont été L'année précédente Et l'année encore d'avant Point très important Les retraites ont augmenté Davantage Que l'inflation Et donc on a massivement Soutenu le pouvoir D'achat des retraités Là on est dans une période Je le redis Qui est très difficile Avec un budget d'urgence Qui nécessite de demander Parfois des efforts aux gens Et donc On proposera Et ce sera soumis Les foyers Les plus élevés Au débat Un décalage De 6 mois En maintenant L'indexation des retraites De l'inflation Mais un décalage De 6 mois Maintenant Premier ministre A ouvert une porte Ça peut être discuté On pourra évidemment discuter Nous On met sur la table En fait c'est dans la négo Vous dites On va mettre Et c'est normal Et c'est ça la méthode Barnier On met sur la table Une équation qui marche On met sur la table Une équation qui marche Maintenant Si les parlementaires Ont des idées De réduction De dépenses supplémentaires Par rapport à ce qu'on proposera Pour permettre De rééquilibrer Certains efforts Qui seraient demandés Aux entreprises Qui seraient demandés Aux français Les plus aisés Qui seraient demandés Aux retraités Mais on écoutera L'intégralité De ces propositions
Sauf qu'il y en a
Pour tout le monde Et on donnera Un avis favorable
Les retraités Les malades 3 euros de plus Pour les consultations Chez le médecin Est-ce que c'est sur la santé Qu'il faut faire des économies
Là je vous renverrai A la présentation du budget Qu'on fera jeudi prochain Demain Jeudi soir Avec mes collègues Antoine Armand Et Laurent Saint-Martin On sera extrêmement vigilants Je le redis A protéger les français Et en même temps C'est très difficile On est dans une situation Non mais moi je voulais Non mais
Parce qu'il faut Mais ça ne correspond pas Au deal de départ C'est-à-dire que Quand Michel Barnier dit On va cibler Ceux Les foyers Les plus riches Les entreprises Qui font le plus d'argent Et qu'on se retrouve finalement A payer 3 euros de plus Pour aller chez le médecin C'est pas exactement
Ce qui était prévu Alors d'abord Je ne confirme pas Cette information ce matin Et il est bien prévu Et c'est l'objectif De faire contribuer D'abord Ceux qui le peuvent le plus On en parle un peu moins Mais la contribution exceptionnelle Vous avez fait un vu noir sur blanc Que c'était une des pistes Évoquées par le gouvernement D'abord Les contributions exceptionnelles Et ciblées Elles concernent les français Qui gagnent plus de Pour un couple 500 000 euros net par an Je pense qu'on peut s'accorder Toutes les deux Pour dire que 500 000 euros Net par an Ce n'est pas tout à fait La classe moyenne Bien sûr Mais la santé C'est tout le monde L'affaire dépasse Un milliard d'euros On parle aussi Des grosses entreprises Qui le peuvent le plus Maintenant il y aura un débat Il y aura un débat A l'Assemblée nationale Vous savez nous on assume D'arriver avec des propositions Qui ne sont pas figées Qui ne sont pas fixées Sur lesquelles on peut discuter Parce qu'on respecte le Parlement Et qu'au fond c'est ça Le parlementarisme La question qui viendra ensuite C'est est-ce qu'on partage un constat Et il faut peut-être en revenir là Mais est-ce que ça veut dire Que si tout ça évolue Est-ce que ça voudrait dire
Que Michel Barnier pourrait ensuite dire Que ce budget tel qu'il ressort Des débats avec les parlementaires Ne me convient pas C'est possible ça ?
D'abord je reviens sur l'histoire Du constat Parce qu'il y a beaucoup de Discussions ici ou là Est-ce qu'on est d'accord Ou pas Pour dire que Plus de 6% de déficit Cette année Ce n'est pas acceptable Que 7% l'année prochaine Si on ne fait rien Ça ne l'est pas non plus Et donc il y a nécessité De faire un effort colossal Oui ou non ? J'ai l'impression que là-dessus Vous êtes d'accord Mais simplement certains disent Que c'était pas tant que ça C'est une vraie question Est-ce que d'abord On partage le constat ? Avec qui vous voulez dire ? A qui vous posez la question ?
A l'intégralité des groupes A l'Assemblée nationale Et au Sénat Et si la réponse est oui Il faut apporter des solutions Et bien moi je vous repose La question
Je vous repose la question Bonne Bréjon Depuis tout à l'heure Vous me dites Ce sont des propositions Qui seront discutées Amendées Votées Au Parlement Si ça ne vous convient pas Est-ce que Michel Barnier ressortira Le budget initial Et passera par le 49-3 ? Notre objectif c'est que Parce qu'en fait tout ça C'est un peu théorique
Le débat
Puisqu'on sait qu'à la fin
C'est 49-3 qui gagne quand même Non parce que Notre objectif Et notre engagement C'est de laisser se faire Le débat Autant que possible Pour permettre aux parlementaires Comme on le souhaite De proposer De se positionner aussi Sur les pistes du gouvernement De faire évoluer Je cite Inacceptable Ce budget c'est un budget d'urgence On a quelques semaines Quelques semaines C'est historique Pour présenter un budget Qui intègre 60 milliards d'euros De déficit Notre responsabilité C'est de redresser Les finances publiques Parce que encore une fois Redresser les finances publiques A long terme C'est l'intérêt du pays Et je le disais Parfois c'est difficile pour vous Ne pas le faire C'est envoyer le pays
Vous êtes ministre Non seulement du Vous êtes la porte-parole Du premier ministre Mais aussi de ce gouvernement Et dans ce gouvernement Il y en a qui disent Que les comptes n'y sont pas Je voudrais que vous écoutiez Didier Migaud Le ministre de la Justice Le budget qui vous sera présenté Ne sera pas satisfaisant pour nous Je souhaite bien évidemment Qu'un réajustement Puisse intervenir Nous sommes mobilisés Pour que ces réajustements Soient le plus haut possible Pour faire en sorte Que la plus grande partie Des engagements Qui ont été pris Puissent être obtenus Notre pays n'a jamais eu Autant besoin de justice On ne pourra pas faire Plus de justice Avec moins de moyens Pour la justice
Il est numéro 2 Du gouvernement Vous verrez que dans le budget Présenté demain Il y aura une attention particulière Sur trois sujets Qui sont les sujets régaliens Sur la justice Sur l'intérieur Et sur la défense Parce que c'est une demande Il faudrait lui dire Il le sait pas C'est une demande Qui est une demande Majeure des français Et on a parfaitement conscience Et le premier ministre A parfaitement conscience Des moyens supplémentaires Nécessaires dans la justice
Normalement il y a 1800 greffiers Qui doivent être embauchés 1500 magistrats supplémentaires Si le budget n'est pas à la hauteur La justice ne sera pas à la hauteur
Notre engagement Ce sera de maintenir Une hausse des effectifs Sur la justice Sur l'intérieur Et sur la défense Parce que ça correspond Ça correspond d'une part A des besoins Mais aux attentes des français On a tous entendu Durant nos campagnes législatives J'étais moi-même candidate Dans ma circonscription Les gens nous demandent Plus de justice Plus d'ordre Et on mettra un budget En conséquence Face à ça Maintenant je le redis Il va falloir que chacun Accepte aussi De faire des efforts Et ne reste pas Dans son couloir C'est je crois Notre responsabilité Notre responsabilité Notre responsabilité Collective Au sein du gouvernement A l'Assemblée nationale Avec les collectivités Territoriales Dont j'entends Qu'elles réagissent Déjà Et je le comprends D'ailleurs nous Et je tiens à le dire
Ils disent que c'est inacceptable Les 5 milliards Demandés aux collectivités Nous n'accepterons Aucune de ces mesures D'économie Présentées dans le budget Ça c'est ce que disent L'association des maires de France
Je répondrai à deux choses La première Et je cite là Ce que m'a dit Le Premier ministre Il y a quelques jours Nous ne ferons pas Contre les collectivités territoriales Nous ne ferons pas Sans les collectivités territoriales Nous ferons avec Les collectivités territoriales Nous avons un respect Infini pour l'ensemble Des élus locaux Et pour les associations Qui nous représentent C'est une drôle La deuxième chose C'est rappeler Que les collectivités territoriales Ont été largement aidées Durant les crises Que j'ai déjà citées Donc on discutera Avec elles Sur comment est-ce qu'on peut Ensemble faire des efforts Mais moi je crois Que les Français comprennent Que face à ce budget Encore une fois de crise Extrêmement difficile On a besoin D'avoir des efforts Qui soient des efforts équilibrés Et qui soient des efforts partagés Donc Ne surréagissons pas Et moi j'invite chacun A venir autour de la table Que ce soit au sein du Parlement Avec les collectivités Et tous ceux qui seront Parti prenantes de ce budget
Ça tombe très bien Parce que le ministre de la Justice Qu'on entendait tout à l'heure Demander plus d'argent Et justement A ce micro demain matin On verra si vous arrivez
A convaincre Les ministres eux-mêmes Que les moyens seront à la peau Moi je connais mes collègues Du gouvernement Et je pense qu'on partage Tous un objectif commun C'est de faire avancer le pays D'avancer ensemble Et de trouver Des chemins de compromis Dans une période Qui n'est pas facile Mais qui est je crois Cruciale pour le pays Merci Maude Bréjon D'être venue ce matin Répondre à mes questions Vous êtes porte-parole Donc du gouvernement
Il est 8h52 Sur RMC BFM TV
Maud Bregeon