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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 6 juillet 2020 18 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

L'entretien d'actu | Municipal 2020 : Les nouveaux habits verts de la bourgeoisie | Lenny Benbara

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Quels sont les faits qui te poussent à relativiser la percée des Verts ?

  • 2:46RelanceRéponse directe

    Tu dis le bloc de centre-gauche, pour toi il y a un bloc de centre-gauche différencié d'un bloc de gauche ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Pour toi, si on te comprend bien, l'écologie façon ELV est la nouvelle ruse du bloc bourgeois ?

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'écologie finalement ? Pourquoi un ex-électeur d'Emmanuel Macron ou de la droite vote écolo ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un bloc populaire face à un bloc bourgeois n'est pas quelque peu chimérique ?

  • 9:09OuverteRéponse directe

    Que faut-il penser du bloc de gauche que veulent construire Yannick Jadot et Olivier Faure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Si on prend les villes de plus de 9000 habitants, on voit que les verts ont contrôle désormais 24 villes »
  • 1:10Invité politiqueChiffre
    « C'est plus de 360 pour le parti socialiste et plus de, il me semble, 519 pour les républicains »
  • 1:34Invité politiqueChiffre
    « On sait qu'environ 7 millions d'électeurs se sont déplacés aux élections dimanche dernier »
  • 3:40Invité politiqueChiffre
    « Emmanuel Macron avait fait 29% chez les retraités »
  • 3:45Invité politiqueChiffre
    « François Fillon 39% »
  • 9:31Invité politiqueChiffre
    « Toutes les élections présidentielles se caractérisent par une participation assez importante, même celle de 2017 c'était 79% »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur24 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

L'entretien d'actu présenté par Théophile Coimou Municipal, les nouveaux habits verts de la bourgeoisie Avec Léni Benbara Le second tour des élections municipales s'est tenu dimanche dernier dans un grand nombre de communes en France Si l'on en croit la tonalité médiatique générale, il a consacré une percée d'Europe écologie les verts Olivier Faure, le premier secrétaire du parti socialiste, voit dans ce scrutin la préfiguration d'un bloc politique Qui aurait toutes ses chances de gagner la présidentielle de 2022 Ce n'est pas du tout l'avis de notre invité, Léni Benbara, fondateur du média indépendant Le vent se lève Dans un biais au titre offensif, les nouveaux habits verts de la bourgeoisie Il va à contre-courant de cet enthousiasme à travers plusieurs arguments qui nous ont semblé intéressants Bonjour Léni Bonjour, merci pour votre invitation Alors quels sont les faits qui te poussent à relativiser la fameuse percée, la fameuse marée verte de dimanche dernier ?

1:01
Invité politique

Tout d'abord, il y a le nombre de villes qui ont été prises par Europe écologie les verts Si on prend les villes de plus de 9000 habitants, on voit que les verts ont contrôle désormais 24 villes C'est plus de 360 pour le parti socialiste et plus de, il me semble, 519 pour les républicains On voit qu'il y a déjà un désajustement entre le discours médiatique sur les vainqueurs sur le plan numérique et la réalité du terrain Après, bien sûr, étant donné qu'Europe écologie les verts a percé dans des grandes villes Ils vont contrôler des villes qui, de fait, administrent un nombre d'habitants assez conséquent L'autre fait, c'est le taux de participation puisqu'on sait qu'environ 7 millions d'électeurs se sont déplacés aux élections dimanche dernier On voit que c'est un corps électoral beaucoup plus restreint que naît le corps électoral à l'élection présidentielle Donc ça, c'est un fait fondamental, je pense, puisqu'on sait que quand le taux de participation est bas C'est un électorat assez spécifique, plus politisé, qui a des rites de vote plus ancrés qui se déplacent Donc le problème de la lecture en termes de vagues vertes, c'est qu'elle occulte le fait que toute une partie de la population est restée en dehors de ces élections Et on ne sait pas, pour le moment, si cette partie de la population aurait voté de la même façon et aurait plébiscité des forces écolos Il y a des raisons importantes de penser que ce n'est pas le cas puisque dans de nombreuses villes Le Rassemblement National n'était pas présent au second tour, la France Insoumise n'était pas présente au second tour Des forces qui, on le sait, jouent un rôle important sur la scène politique nationale Donc pour l'instant, il faut rester mitigé Bien sûr, les Verts ont acquis un certain nombre de succès dans des villes d'importance Et prennent la main sur, disons, le bloc de centre-gauche Mais il faut relativiser ce succès pour ne pas faire d'erreur de lecture, d'erreur de proposition stratégique

2:46
Présentateur

Alors tu dis le bloc de centre-gauche Pour toi, il y a un bloc de centre-gauche qui est différencié d'un bloc de gauche Ou alors ce serait un sous-bloc d'un bloc de gauche ?

2:58
Invité politique

Je ne sais pas si c'est un sous-bloc, mais disons un électorat plutôt modéré On parlait tout à l'heure du corps électoral restreint des élections municipales On sait que dans des villes où il y a un taux de participation de 30% Cela signifie, puisqu'il y a une abstention différentielle Les jeunes vont moins voter, les quartiers populaires vont moins voter Tous les secteurs de la population les plus éloignés du vote sont en général les dominés Et on sait que c'est plutôt des électeurs âgés qui vont voter Et ces électeurs modérés qui ont autour de 60 ans

3:31
Présentateur

Modérés, c'est gentil Oui, c'est souvent le cas en fait

3:33
Invité politique

Conservateurs ou modérés en tout cas qui ont pu voter Hollande en 2012 Qui ont pu voter Macron en 2017 Pour rappel, Emmanuel Macron avait fait 29% chez les retraités François Fillon 39% Les électeurs âgés plébiscitent des forces, disons, conservatrices Au sens où elles préservent l'ordre existant Et bien, on sait que les écolos ont nécessairement fait des percées Dans ces secteurs de l'électorat Qui sont plutôt qualifiés de centristes en général

4:01
Présentateur

Alors pour toi, si on te comprend bien, l'écologie façon ELV Et finalement la nouvelle ruse du bloc bourgeois Pour dire les choses telles que tu les penses Enfin, que je pense que tu les penses

4:13
Invité politique

Alors, étant donné que les inégalités dans notre pays Se confondent aussi avec des inégalités intergénérationnelles Les retraités sont en moyenne plus aisés Parce que, en raison de l'héritage En raison du fait qu'ils ont terminé de payer leur logement, etc On voit que la percée qui a été faite Dans des villes typiques comme Lyon ou Bordeaux Qui sont des villes qui ont la réputation précisément D'être assez bourgeoise On voit que cette percée, contrairement aux élections européennes Où il y avait une mobilisation assez importante de la jeunesse En faveur d'Europe Écologie des Verts On voit que cette fois, l'Europe Écologie des Verts A fait une percée dans des catégories de la population Qui sont aisées D'où l'expression les nouveaux habits verts de la bourgeoisie Puisque ce même électorat avait voté Emmanuel Macron en 2017 Souvent Il y a une partie du vote Mélenchon aussi de 2017 Qui a voté ELV cette fois Dans des seconds tours des élections municipales Mais la percée est d'évidence plutôt au centre Et donc concerne plutôt ces catégories bourgeoises

5:14
Présentateur

Pourquoi l'écologie finalement ? Pourquoi un ex-électeur d'Emmanuel Macron, de François Hollande Ou même de la droite, de vote écolo ? Parce que c'est dépolitisé, dépolitisant Parce que finalement c'est centré sur l'individu Sur son bien-être, sur sa santé Pourquoi l'écologie ?

5:35
Invité politique

Je dirais qu'il y a deux raisons Premièrement parce que le contexte des élections municipales Était favorable à un vote écolo Il est logique de, comment dire Le message écolo porte dans un contexte On veut améliorer son cadre de vie, son environnement Par exemple l'enjeu des pistes cyclables A raisonné de façon assez forte Parfois a été moqué Mais du moins l'idée qui est portée Par Europe Écologie Les Verts au niveau local Résonne assez fortement avec les aspirations de l'électorat Les gens veulent améliorer leur cadre de vie La seconde raison je dirais C'est qu'Emmanuel Macron a creusé des tranchées J'emprunte l'expression à mon ami Benjamin Morel Qui a donné une interview aujourd'hui au Figaro Entre lui et l'électorat de gauche À travers la loi Anticasseur À travers la loi Avia À travers le mouvement des retraites Et à travers les violences policières Donc de fait L'électorat de centre-gauche Qui avait pu voter Emmanuel Macron en 2017 C'est retourné disons vers des forces Comme le PS et ELV Et si la plébiscité ELV plutôt que le PS C'est parce que le PS est toujours marqué Par disons une image vieillissante Une image de non-renouvellement de la politique Donc ELV a su capitaliser sur une forme de vote par défaut Contre le macronisme Même si je ne suis pas sûr Que c'est l'opposition au pouvoir national Qui a le plus joué De mon point de vue c'est plutôt les enjeux locaux Et l'amélioration du cadre de vie Mais voilà sur le plan sociologique Ce qui s'est passé

7:00
Présentateur

Le fait est que si la gauche et la droite Ne savent plus vraiment où elles habitent en ce moment Le fâché de gauche Donc de tradition de gauche Et le fâché de tradition de droite N'ont ni les mêmes réflexes politiques Ni le même imaginaire politique Finalement on se demande Et on le voit en réalité au fil des élections intermédiaires Est-ce qu'un bloc populaire Face à un bloc bourgeois N'est pas quelque peu chimérique Quand on regarde les comportements politiques Objectifs des Français ?

7:29
Invité politique

Je dirais autre chose De mon point de vue Il ne peut pas y avoir de bloc populaire Si le peuple est absent des élections Ça n'a pas de sens Donc on sait très bien que dans les périodes Dans ce que j'appelle les temps froids C'est-à-dire dans les périodes de ralentissement De la conjoncture politico-électorale C'est-à-dire des élections intermédiaires Où la participation est plus faible La puissance disons du vote dégagiste Et de la politisation des classes populaires Est beaucoup plus faible Donc il ne peut pas y avoir de bloc populaire Néanmoins on a vu que Hors du champ politico-électoral C'est-à-dire les gilets jaunes Ce bloc populaire a pu exister Et existe de fait On voit que la France est de plus en plus polarisée En termes d'inégalité socio-spatiale D'inégalité de revenus D'inégalité de pouvoir Et donc je ne crois pas que l'idée De construire ce bloc populaire Soit daté, dépassé Au contraire Au contraire je pense que A l'occasion de la prochaine élection présidentielle On verra remonter cette politisation On verra revenir aux urnes Et revenir vers l'acte politique Toute une série de catégories Qui en ont été exclues jusqu'ici Et même si ces catégories populaires Sont hétérogènes, clivées On le sait Elles ont néanmoins le même adversaire Et elles l'ont exprimé au moment des gilets jaunes Où elles ne se sont pas trompées Quant à leur adversaire Donc si la relation adversariale Si la relation disons De destitution du pouvoir en place Est plus forte que ce qui les divise Ce bloc populaire peut exister Ça nécessite des formes d'incarnation adéquates Ça nécessite un positionnement adéquat C'est sûr que ce n'est pas donné d'avance Et il n'est pas exclu que ce bloc populaire Soit disloqué à l'occasion des prochaines élections présidentielles Mais je crois que si c'est le cas On raterait une occasion de changer le pays

9:09
Présentateur

Il n'est pas aussi impossible que l'élection présidentielle Se caractérise comme celle qu'on vient de voir Les européens et les municipales Par une forte abstention Rien ne dit que ce que Jean-Luc Mélenchon appelle Une sorte de froide insurrection Ne se poursuivra pas lors de la présidentielle Rien ne l'indique

9:26
Invité politique

Moi je ne crois pas Toutes les élections présidentielles Se caractérisent par une participation assez importante Même celle de 2017 c'était 79% Je crois qu'on n'est jamais tombé en dessous de 77-78% de participation Ce qui implique quand même une participation assez large De catégories de la population Qui ne vont pas voter aux autres élections Donc moi mon modeste pari Et je ne crois pas qu'il soit risqué C'est qu'il n'y aura pas une abstention massive Aux élections présidentielles Si ça devait être le cas Effectivement vous auriez raison Et il serait peu probable Qu'on assiste à un grand changement en France

10:02
Présentateur

Parce qu'on peut se dire Qu'au fur et à mesure des élections L'électeur effectif Commence à s'éloigner du français type En tout cas pour les élections intermédiaires C'est le cas Et ça pose un gros problème Ça veut dire par exemple Qu'un maire ne se sent plus obligé De s'occuper de ses pauvres Puisque ses pauvres là Bon voyons ils ne votent pas Ils ne votent pas pour l'opposition Ils ne votent pas pour lui Ils ne votent pas du tout Donc c'est un vrai problème Donc du coup les propositions politiques Peuvent s'en accommoder Prendre ça comme un facteur structurant Et se dire Bon voilà on en profite On met ça dans nos calculs Parce qu'aujourd'hui il y a des partis Qui objectivement profitent de l'abstention Certains partis profitent plus de l'abstention que d'autres

10:46
Invité politique

Ah ça c'est sûr et certain C'est sûr et absolument certain On n'a aucun intérêt par exemple Dans une ville à s'occuper des quartiers populaires S'ils ne vont pas voter Enfin un maire réfléchit comme ça Ou alors il va activer quelques réseaux Et ça lui suffira Mais plus un segment de la population ne vote pas Plus on sait que ces demandes ne sont pas prises en charge Par la classe politique Donc ça arrange des forces Qui sont favorables au statu quo Elles se disent que tout simplement Elles peuvent gouverner avec un bloc électoral restreint Avec une participation restreinte Et donc bien entendu Il n'y a pas de soucis Quand il y a l'abstention d'ailleurs C'est de mon point de vue L'erreur que font les gens qui appellent à l'abstention C'est que les politiques en place Disons la classe dirigeante au pouvoir N'a aucun problème avec l'abstention Elle en est absolument très contente Donc oui bien sûr Je suis d'accord Ce désajustement pose des soucis démocratiques Pose des soucis en matière de représentativité Et il est certain que Tout changement passe forcément Par une participation importante

11:51
Présentateur

Que faut-il penser du bloc de gauche Que veulent construire Yannick Jadot et Olivier Faure Et qui très clairement Veut se faire contre la France insoumise Ils le disent, ils ne le cachent pas

12:03
Invité politique

Je crois que ces forces-là Qui travaillent en ce moment Disons à l'Union Sont en train de faire une erreur magistrale Elles pensent pouvoir effacer Dix ans d'événements politiques en France Dix ans de polarisation accrue Dix ans de dégagisme De décomposition du champ politique Et je crois que En particulier du côté du Parti Socialiste Il y a toute une série de barons Qui pensent pouvoir rejouer la carte de 2012 Et revenir à l'époque glorieuse du socialisme Où la gauche gouvernait De nombreuses villes Avait des centaines de députés, etc A mon avis C'est une attitude de nostalgie politique Et on le voit dans la démarche Qui est en train d'être mise en place On voit assez peu d'innovation On voit assez peu de capacité À capter la radicalité Qui est présente dans le pays Et qui s'exprimera Si la classe populaire se déplace en 2022 Il y aura une forme de radicalité Qui va s'exprimer Si c'est l'électorat du statu quo Non, c'est certain Mais je crois donc Qu'elles font cette erreur De penser qu'elles peuvent Complètement mettre ça sous le tapis Et que l'espace laissé par Emmanuel Macron Au centre-gauche Est suffisant Pour composer un bloc électoral Suffisamment large pour gagner Donc à mon avis Elles font une erreur stratégique majeure Ensuite En ne s'adressant pas À la France Insoumise Je pense qu'elles font une seconde Erreur stratégique majeure Puisque En réalité Ce bloc-là N'a pas de candidat Aussi bien placé Que Jean-Luc Mélenchon Pour aller à l'élection présidentielle Donc entre le marteau mélenchonien Et l'enclume macroniste Elles risquent d'être mises à mal Comme Benoît Hamon l'a été en 2017 Donc voilà Je crois qu'elles font une double erreur Dans leur tentative de restauration

13:51
Présentateur

Mais cet évitement Cette tentation Ne s'explique pas Que par des causalités Interpersonnelles Mélenchon qui parlerait trop fort Elle s'explique aussi idéologiquement Elle s'explique par Ce que Ces forces se refuseraient à faire Si elles arrivent au pouvoir Et finalement se dit Que la théorie des gauches irréconciliables Continue d'habiter Cet espace politique Oui oui C'est possible

14:16
Invité politique

C'est possible Après je pense que c'est des forces Qui sont essentiellement tournées Vers ce qu'elles pensent être la victoire Je ne crois pas Qu'elles manquent de plasticité idéologique Et programmatique Du moins C'est possible Sur l'Europe par exemple Sur l'Europe oui c'est sûr et certain Même si on a vu Quelques débuts d'ajustement Pendant le confinement Pendant le coronavirus Où des figures de la social-démocratie Ont appelées à réinvestir La notion de souveraineté

14:44
Présentateur

C'est des mots C'est des mots C'est pas renégocier les traités

14:49
Invité politique

C'est toujours des mots La politique après Les actes On verra Mais c'est sûr et certain Que leur logiciel Est beaucoup plus euphémisé Que celui de la France insoumise Après je ne suis pas sûr Que les obstacles Se situent réellement à ce niveau-là Je pense qu'elles sont convaincues Qu'elles peuvent faire Sans la France insoumise Pour gagner

15:07
Présentateur

Mais quel intérêt Quel intérêt de faire sans ?

15:10
Invité politique

Ah c'est des intérêts partisans C'est des intérêts C'est des intérêts Évidemment programmatiques Aussi C'est des intérêts D'égo Entre différents leaders Qui ont des mauvaises relations Donc Donc oui Il est probable Qu'il y ait De gauche Irréconciliable Pour des causes Multifactorielles Après j'ajouterai juste Une chose À l'analyse En 2001 La gauche Prend Paris Lyon Marseille Et tout le monde Considère que Lionel Jospin Est conforté Un an plus tard On sait qu'il n'est pas Au second tour Donc vraiment Je crois qu'il faut être prudent Et vigilant Et que ces forces-là Sont en train de s'aveugler Sur ce qui s'est passé Le week-end dernier

15:51
Présentateur

Nous enregistrons cette émission Le mercredi 1er juillet Dans l'après-midi On attend un remaniement Éminent Peut-on imaginer Qu'une figure Plus ou moins verte Ou verre d'eau compatible Remplace Édouard Philippe Parce que Macron Il a labouré Le centre-gauche Il a labouré La droite Et il pourrait aussi Essayer de labourer Une partie Du spectre écologique Pour préparer 2022

16:13
Invité politique

C'est ce qu'il a essayé De faire Avec la convention citoyenne Dans son discours De lundi dernier Je ne crois pas du tout Au remplacement d'Édouard Philippe Par une figure écolo S'il devait remplacer Édouard Philippe Il le ferait probablement Par une figure De centre-droit Qui viendrait rassurer Justement cet espace-là On a eu Il y a des noms Comme Michel Barnier Qui ont circulé Comme Jean-Louis Borloo D'autres noms Enfin de multiples noms Circulent en réalité Mais je vois mal Comment il pourrait appeler Au poste de Premier ministre Une figure écolo Sachant que ce serait Un pari extrêmement risqué Du point de vue De l'éditorat âgé Conservateur Qu'il a réussi à mettre Dans son escarcelle On le voit En ce qui concerne Les sondages nationaux Et qu'il risquerait De perdre S'il le faisait Donc c'est trop risqué Et je pense qu'Emmanuel Macron Malgré ses grandes paroles Ses appels À se réinventer En réalité Est très conservateur Dans ses options politiques Et prend en général Assez peu de risques Merci Lénie Merci à vous

17:13
Présentateur

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