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Discours / meetingUgo Bernalicis· 8 août 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleÉducation & rechercheNumérique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Ugo BernalicisFait
    « La peine d'inéligibilité de 15 mois ça passe. Ça lui permet donc ça couvre éligible. »
  • 0:30Ugo BernalicisFait
    « Vous avez fait 6 mois en détention provisoire, on va vous condamner à 6 mois. En fait, vous sortez libre, condamnez libre. »
  • 3:00Ugo BernalicisFait
    « on s'est dit est-ce qu'on ferait pas la primuté parce que c'est pas juste l'atténuation de la peine, c'est aussi la primuté de l'éducatif sur le répressif. »
  • 9:00Ugo BernalicisChiffre
    « On est aussi le premier pays consommateur de cannabis d'Europe et ça ne fait que croître. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Ugo Bernalicis

Sauf que là la décision elle est un peu entre deux. La peine d'inéligibilité de 15 mois ça passe. Ça lui permet donc ça couvre éligible. Non mais ça en fait vous savez tous les jours dans notre pays, il y a des gens qui font de la détention provisoire. Je parle pas de d'exécution provisoire d'une peine d'inéligibilité où vous êtes libre de vos mouvements au quotidien. Détension provisoire c'est quand vous êtes en prison avant même d'avoir été jugé. Et des tas de gens dans notre pays tous les jours se font juger coupables et avec une peine de la durée exacte qu'ils ont passé en en en détention provisoire. Vous avez fait 6 mois en détention provisoire, on va vous condamner à 6 mois.

En fait, vous sortez libre, condamnez libre quand même un truc assez extraordinaire. Voilà, ils ont fait pareil pour madame Le Pen. Le temps qu' y ait l'audience, ça a fait 15 mois, on peut dire "Ah bah c'est bon, on l'a déjà fait 15 mois d'inéligibilité." Alors c'est une inéligibilité assez extraordinaire puisque elle ne s'est pas appliquée parce qu'il y a pas eu d'élections auxquelles elle n'a pu être inéligible. Donc le sens de la peine dans tout ça est quand même assez et on y reviendra. Continuer à atténuer les peines parce que on s'intéresse là à des mineurs.

Oui, il faut continuer à atténuer les peines et c'est bien le bon terme parce que encore une fois c'est présenté comme une excuse. C'est pas la même manière de la même chose que de présenter ça comme une excuse que comme une atténuation de la peine. Pourquoi ? Parce que y compris du point de vue de la droite, c'est pour excuser le crime ou excuser le délit. C'est pas du tout la posture le la position dans laquelle je me je me trouve. Et pourquoi on a fait ça en 45 ? C'était une intuition en 45 puisqu'on avait tester des méthodes plus violentes avec les enfants euh les bagnes et cetera par le passé et que ça ne produisait pas euh des belles choses.

Et donc on s'est dit est-ce qu'on ferait pas la primuté parce que c'est pas juste l'atténuation de la peine, c'est aussi la primuté de l'éducatif sur le répressif. et on s'est dit bah on va essayer ça. Et figurez-vous que depuis les sciences humaines et sociales on ont quand même pris de l'ampleur. Des gens ont cherché à regarder si ça fonctionnait ce qu'on faisait ou si ça ne fonctionnait pas. C'est comme pour la peine de bord. On a regardé si ça produisait des résultats. Voilà, ça a produit des résultats pas pas très bons. Les gens continuent de connaître des crimes et des délits.

Par contre, la primuté de l'éducatif sur le répressif, ça a produit des résultats significatifs sur le le siècle précédent de diminution de la la délinquence et de la criminalité chez les mineurs qui fait que vous dites c'est le sillon qu'il faut creuser. Mais bien sûr que c'est le sillon qu'il faut creuser et c'est les moyens dans l'éducatif qui sont qui sont en grande difficulté depuis déjà plusieurs années. Protection judiciaire de la jeunesse. pas que parce que le juge euh des enfants en l'occurrence il est à la fois sur le répressif mais il est aussi sur l'éducatif et sur le civil. Il est pas que sur le pénal.

Et on avait plaidé quand il y a eu le code de justice pénale des mineurs qui a été mis en place par Nicole Belloué repris par Éric Duporetti enfin finalisé par Eric Dupomiti dont un article vient d'être censuré par le le Conseil constitutionnel. D'ailleurs, en réalité, on avait déjà dit "Mais vous il faut un code de l'enfant parce que parce que les difficultés sociales de l'enfant, les difficultés éducatives, c'est les c'est les mêmes la le même ensemble que la répression et que les problèmes répressifs." Donc faut les traiter dans leur ensemble ces sujets-là.

Et ben on arrive en 2026 et on finit par se dire "Ah et si on faisait une ordonnance de protection pour les enfants aux civils ?" Aux civils parce que il y a des victimes mineures qui sont en explosion. Donc moi je dis faut pas toucher à ça. Il faut renforcer les moyens justement de l'éducatif et y compris dans l'aspect répressif quand une peine est donnée queon se donne tous les moyens parce qu'effectivement dans les centres éducatifs fermés ou les centres éducatifs renforcés ou toutes ces structures-là et ben euh il y a plus de moyens qu'ailleurs, c'est vrai mais il y en a toujours pas suffisamment et quand on met les moyens ça fonctionne. Bon sang il faut le dire ça.

Il y a des trucs qui fonctionnent mais c'est pas la direction qu'on va dans laquelle on va parce que c'est quand même plus dans un moment où il y a une émotion. à chaque fois qu'il y a un fait d'hiver, ça touche aux émotions et c'est normal d'avoir des émotions et je les partage ces émotions. Euh mais sauf que derrière en jouant sur ces émotions, on on propose des solutions qui vont dans la Saf que là il y a beaucoup boulot parce que l'aide sociale à l'enfance est la Corse. Je je voudrais ajouter la raison pour laquelle euh on n'est pas sur une question de considération de racisme.

on serait sur une question de considération raciste ou même communautariste si la communauté corse qu'on définissait se définissait par exemple par un droit du sang héréditaire depuis des quatre générations et que pour bénéficier de ce droit spécifique qu'on aura en Corse, il faut être de cela. Non, ce qu'on va décider c'est que toute personne qui est en Corse, toute personne qui est en Corse sera sous le régime juridique applicable en Corse. Voilà. Point. C'est pas plus compliqué que ça. Donc si si effectivement si on Non non non, c'est pas un sophisme. Non, c'est pas un sophisme. Arrêtez de dire ça. C'est on est en train de débattre sérieusement.

Donc si vous voulez envenimer les choses, faites comme ça. Vous vous y prenez bien. Si on veut prendre les choses sérieusement, on fait pas ça. On fait pas ça parce que il n'est pas prévu de toucher à 1 cm carr du périmètre régalien. D'accord ? La nationalité, l'état civil et tout ce qui s'enit, c'est du régalien. C'est marqué noir sur blanc dans l'amendement qui a été soutenu par tout le monde qui fait un accord entre tout le monde tout le monde. Donc je veux bien qu'on se fasse plaisir en se jetant des fantasmes à la figure mais discutons de ce on est en train de discuter.

Et je voudrais vous dire, monsieur Moel, que en bon jacobin, je suis allé voir les débats en 1790 entre un certain camarade Maximilian Robespierre et un certain Pascal Paoli qui a été reçu en grande pompe dans le club de la constituante géré par les par les Jacobins et Maximilien Robespierre disait "Généreux citoyens, vous avez défendu la liberté dans un temps où nous n'osions l'espérer encore. Vous avez souffert pour elle, vous triomphez avec elle. Votre triomphe est le nôtre.

Unissons-nous pour le conserver toujours que c'est l'âge d'ennemi demi palis d'effroid à la vue de cette sainte confédération qui d'une extrémité à l'autre de l'Europe doit raller sous ces entadards tous les amis de la raison de l'humanité de la vertu et commencer son discours en remerciant la présence du peuple cor moi je suis un bon jacobin de deux choses l'une. Si vous repr est-ce que c'est malgré tout malgré le fait qu'il y a des gens qui jouent sans le dire, c'est compliqué aujourd'hui de parler de jeux vidéo à l'Assemblée nationale ?

à l'assemblée, pas spécialement, mais c'est vrai que dans le débat public, le le les joueurs de jeux vidéos sont caricaturés sur quand quand les politiques s'en en parlent, hein, je veux dire euh sont caricaturés ou soit ils sont zellés en mode "Ah, c'est génial euh un écosystème merveilleux euh sans sans traiter le sujet politiquement pour ce qu'il est quoi. Je veux dire une industrie, la première industrie culturelle du pays, comment on l'accompagne, comment on l'oriente, comment on fait en sorte que ça aille pas dans le décor parce que on est dans un système libéral qui produit ben tout un tas d'externalités négatives comme on pourrait comme on pourrait le dire.

Donc donc ça va encore mais c'est vrai que dans le débat public, le peu de fois où on parle de jeux vidéo, c'est pour dire "Ah regardez quand il y a une fusillade d'un jeune qui a fait n'importe quoi, c'est le petit truc en plus et en plus il joue aux jeux vidéos." H voilà Problème. Comment on fait pour gérer ça ? Mais vous pouvez faire tous les contrôles que vous voulez. Je veux dire, moi je voudrais qu'on ne reproduise pas les mêmes erreurs que celles qu'on fait déjà sur les questions des autres drogues et stupéfiants et consommation dans le pays. On est aussi le premier pays consommateur de cannabis d'Europe et ça ne fait que croître.

Pourtant on interdit, il y a des amendant de forfait teruel, on va on peut aller en prison si on est en trafic et cetera. Donc le seul sujet c'est que dans notre pays, les moyens de la prévention ne sont pas en hausse, ils sont en baisse. C'est le sujet central. Et quand je vois que déjà en 2019, il y a qu'un seul collège sur ma circonscription qui avait mené une campagne de prévention et et c'est tout à l'heure et tous les autres avaient refusé explicitement de la mener. Pourquoi ? Pourant ça doit faire partie des programmes scolaires. Pourquoi il Non mais il disait nous moi dans mon collège il y en a pas ou dans mon lycée non c'est pas vrai il y en a pas.

On retrouvait des douilles devant mais c'était le le fait de se dire ah sinon je vais avoir mauvaise réputation. Bah voilà, bah avec des arguments comme ça, à la fin, on fait pas de prévention, les gens, on consomme quand même et et on a on arrive à des drames. Sachant qu'il faut quand même prendre la mesure des choses aussi sur les affaires qu'on met en avant. Attention, il y a des enquêtes en cours.