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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 26 juin 2026 2 minAutoproduit

Supprimer les CCAS serait une grave erreur, une casse sociale majeure - Pierrick Courbon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à madame la ministre de la décentralisation et de l'aménagement du territoire. Madame la ministre, la canicule qui frappe la France place nos communes au premier rang de la prévention et de l'accompagnement des populations fragiles.

Je pense en particulier à nos aînés, aux personnes en situation de handicap ou au mal logés. Dans de nombreuses villes, les élus, les membres et les agents des centres communaux d'action sociale sont les plus fins connaisseurs des situations de précarité ou d'isolement. [applaudissements] La solidarité locale est ainsi le meilleur outil pour lutter aujourd'hui contre les effets de la chaleur et au quotidien contre toutes les situations de fragilité avec les visites au domicile, les appels téléphoniques, la mise en place de points d'accueil rafraîchis.

La situation que nous traversons prouve le rôle indispensable des CCS au moment où certains certains de nos collègues sénateurs viennent de relancer l'idée de les supprimer au nom d'une prétendue simplification administrative. Une tentative similaire du précédent gouvernement avait heureusement été retirée face à la large opposition des parlementaires, des associations de solidarité et des élus locaux qui n'étaient nullement demandeurs, pas plus qu'ils ne le sont aujourd'hui. Comme le déclare l'Union nationale des CCS, supprimer ces derniers reviendrait à priver les habitants d'un repère humain crucial et à demander à des services [applaudissements] demander à des services de réinventer sans moyens supplémentaires la solidarité locale aussi discrète que nécessaire et efficace parce qu'elle est bâtie sur des décennies de pratique.

Dans ma ville de Saint-Étienne, 30 % des foyers vivent sous le seuil de pauvreté. Ce chiffre atteint 50 % dans certains quartiers populaires. Un/art des résidents des Épades et des résidences autonomies gérées par le CCS relève de l'aide social.

Alors pour Saint-Étienne, comme pour toutes les autres communes, cette proposition fait peser le risque d'une case sociale majeure en fragilisant le premier réseau de solidarité de proximité [applaudissements] alors que la précarité explose, accentuée par la déshumanisation et le recul généralisé des services publics. Alors madame la ministre, ma question est simple. Comptez-vous renoncer et vous opposer à cette mesure confuse et contre-productive ?

Je vous remercie. Merci.