Patrice Duhamel est l'invité de "Tout est politique"
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Chapitres
Questions et réponses
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- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'ils étaient vraiment tous capables d'exercer leur fonction ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels étaient les symptômes de Pompidou ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez que c'est la cortisone ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que ces textes doivent évoluer ?
- 14:00OuverteRéponse directe
La santé des présidents aujourd'hui, est-ce que cela reste un tabou ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la fonction de président s'est affaiblie avec autant de candidats ?
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J'accueille donc sur ce plateau Patrice Diamel. Bonsoir le débat déjà commencé la discussion avec Laurent Geofrein. On va la recommencer évidemment pour tous nos téléspectateurs.
Éditorialiste politique ancien directeur général de Radio France et de France Télévision grand connaisseur très grand connaisseur de la vie politique française et des coulisses de la 5e République. Nous vous recevons ce soir pour votre dernier ouvrage le crépuscule des dieux les maladies des présidents. dernier mystère consacré donc à ce tabou, la santé de nos présidents de la République.
Et avec cette question en fait qu'il est même un peu fou de se poser quand on commence à lire votre livre et qu'on s'intéresse à cette question, c'est est-ce qu'ils étaient vraiment tous capables d'exercer leur fonction ? y réponda pas tous au vu de maladies graves dont souffrait certains de nos je je je raconte ce qui s'est passé dans 95 % du livre et puis je me lâche un peu dans la conclusion [rires] et de de ce que j'ai pu lire et notamment le un document absolument incroyable qui n'est quasiment jamais existé même dans les dans l'histoire récente, c'est-à-dire le journal d'un très grand médecin qui soigne un président de la République Euh, un historien m'a dit "çaisté avec un médecin de Louis XIV qui avait un mémorialiste mais bon [rires] euh je l'ai pas lu en tout cas. Et ce et ce médecin qui était un immense médecin, professeur Jean-Bernard, qui était le plus grand qui a inventé l'hématologie euh moderne, les maladies du sang et qui soignait au quotidien George Pompidou. qui soignait au quotidien George George Pompidou sans avoir l'autorisation de le voir, ce qui est tout à fait incroyable, qui soignait en même temps euh d'autres très grandes personnalités euh qui avaient des maladies du sang voisine, mais par exemple le Chadiran qui avait exactement la même chose que George Pompidou, une euh et qui raconte entre l'automne 68 et le 2 avril, la mort de George Pompidou, quasiment semaine par semaine et parfois jour par jour, l'évolution de la maladie.
Une chose qu'on apprend, c'est que donc George Pomidou succède à de Gaulle, quand il se présente, il sait qu'il est malade. Il sait depuis qu'il est gravement malade. Il sait depuis le le diagnostic est posé par le professeur Jean-Bernard à la demande du fils de George Pompidou qui venait de terminer ses études de médecine [grognement] euh le la mi-octobre 68 euh et le le George Pompidou se présentera à l'élection après la démission du général de Gaulle. fin avril, donc 6 7 mois euh après.
Donc c'est pendant ces 7 mois où il se prépare euh il le pousse pas à renoncer. Il sait il pour être très précis, il sait qu'il est gravement malade. Il sait que c'est une maladie du sang.
Il sait que il est question alors avec la confidentialité qui s'imposerait qu'il soit transfusé régulièrement. Il sait que il fait des hémorragies assez fréquentes. H et il sait tout ça.
Il ce qu'il sait pas c'est la la le nom de la maladie maladie de Valdstrum et il sait pas non plus quelle est l'espérance de vie qui alors le le grand médecin le l'explique dans son journal le professeur Jean-Bernard. Voilà euh que c'est de 1 à 10 ans, mais que plus on avance et ils avancent assez vite avec les examens qui sont euh bidomadaire euh que la maladie évolue très vite et que donc c'est plutôt de plutôt proche d'un an que de 10 ans. Est-ce que vous fait décrire les symptômes parce que c'est c'est les symptômes qui sont gênants dans l'exercice des fonctions.
Les symptômes de Pompidou, c'était quoi exactement ? Qu'est-ce qu'il c'est les faits d'abord c'est des hémorragies fréquentes. Hm hm.
Alors, je rentre pas dans les détails techniques, je suis pas médecin, mais ça s'appelle les purpuras notamment dans les dans les dans les jambes et cetera. Et c'est c'est on imagine que pour l'exercice de pouvoir doux et l'effet du traitement, c'est-à-dire il est il est sous cortisone à haute dose et par et par exemple pour les connaisseurs de l'histoire politique française, Laurent et et et sans doute vous le le savez. Voilà, le début 69, Pompidou va à Rome voir le pape et il voit quelques journalistes et il dit jour où général de Gaul s'en ira, je serai candidat.
Ce qui éé par les gaulistes comme un défi. Oui. Oui.
Ça ça a été un scandale absolu de G. Vous pensez que c'est la cortisone ? Ah ben moi je pense rien.
Le professeur écrit dans ce journal que c'est sans doute l'effet de la cortisone qui euh côté euphorisant on dirait aujourd'hui il est enroulible quoi. Et alors justement aussi euh il va y avoir les effets sur son sur son visage quelques années plus tard. Je voulais qu'on voudrait qu'on regarde cette archive de Lina où on voit George Pompidou.
On est en 1973. Il est très marqué par le traitement qu'il doit prendre. Alors ça arrive, ça arrive tout de suite. 1973, les téléspectateurs découvrent un président de la République au trait déformé, manifestement très malade.
Mais jamais le mal qui rond George Pompidou ne sera évoqué publiquement. La rumeur existe mais sans cesse démentie par l'Élysée. On voit sur ces images à quel point là ça se passe à Ravic en Islande où on est en pleine crise monétaire.
Pompidou va voir le président américain Nixon et euh je suis là-bas et moi on me fait rentrer par un avion spécial à Paris. C'était l' RTF, c'était pas France Télévision pour vérifier qu'il y aurait pas de gros plan. C'est ça.
Pour me enfin pas vérifier pour me demander de pour faire le montage à Paris et non pas à 4h d'avion de Paris et pour vérifier qu'il n'y a pas de gros plan. Voilà, j'avais glissé, je sais pas si c'est la première ou la deuxième chaîne ce qu'on vient de voir, j'avais glissé un plan américain mais voilà et le le et le patron de l'info qui m'a reçu une urgence quand je suis rentré par cet avion du gouvernement m'a dit "Est-ce que vous savez garder un secret d'état ?" Donc j'ai répondu "J'ai bafouillé plutôt oui." [rires] Euh mais donc j'ai su que c'était c'était grave.
On fait pas ça si c'était parce que la thèse officielle à ce moment-là c'était que le président avait des grippes à répétition. Il y avait quand même des conseils des ministres qui étaient annulés, des déplacements qui étaient repoussés. Mais alors pour lui, comme pour Mittero, tous les communiqués faux oblque ont été mensongés.
Tous les communiqués tous les bulletins de santé ont été faux. C'était moins fréquent que pour François Mitteran qui en faisait deux par an et qui avait dit à son à son médecin Claude Gubler Mitéran, il était soigné par un très grand cancérologue spécialiste cancer de la prostate qui s'appelait le professeur Steg, très connu et qui a disparu il y a quelques années, il l'a opéré deux fois 92 94 et pas et par son médecin personnel CL qui a écrit un livre aussi et il est un livre interdit et en 10 ans plus tard l'État français a été condamné par par le la cour européenne des droits la santé des présidents est absolument tabou. Vous parlez de François Mitteran justement on a une autre archive à vous montrer.
C'est un entretien entre François Mitéran et Michel Cota. On est en 1981 et il sait qu'il est malade déjà depuis 2 mois. On l'écoute.
Si vous le voulez bien, ma première question ne sera ni politique, ni économique, ni sociale. Je vous la pose franchement, carrément. Est-ce que vous allez bien ?
Il est vrai que jusque au mois d'août dernier, il ne m'est jamais arrivé depuis que j'ai l'âge adulte d'avoir affaire pour des choses sérieuses à la médecine. Il est vrai qu'à partir du mois d'août dernier, j'ai ressenti des douleurs dans le dos, dans les jambes et je pense que à partir d'un certain moment, les choses durant, il n'était plus possible de s'en tenir à la seule explication d'un long bagot. D'ailleurs, dans quelques jours, je pense le 15 décembre, sera publié un bulletin de santé.
Et de nouveau au mois de juin, puisque j'avais promis lors de mon élection que tous les 6 mois, les Français seraient informés sur la réalité de ma santé. Promesse tenue. Donc il il publie bien avec il dit pas ce qu'il a.
Non, c'est le 9, ça se passe le 9 décembre 80. Il sait depuis un mois et un jour un mois. D'accord.
Je pensais que c'était 2 mois qui Non, il sait depuis le 8 novembre que il a un cancer de la prostate, ce qui est ce qui est bien entendu très grave mais c'est relativement au courant pour un homme son âge mais surtout avec des beaucoup de métastases et à ce momentlà il apprend que le pronostic 3 mois à 2 ans et il va tenir pendant 14 ans. Et alors là aussi question les symptômes, c'est-à-dire que c'est très douloureux, c'est extrêmement douloureux. Il souffre absolument comme George Pompidou, c'est c'est il souffle tous les deux souffrent le martyre.
Alors lui le François Mitteran, contrairement à George Pompidou, il a une rémission assez longue avec de temps en temps des crises de douleur très précad. Voilà. Exactement.
Mais en revanche, pour répondre très précisément à la question que vous posiez tous les deux tout à l'heure et ce que je dis dans la conclusion du livre, les deux dernières années et de George Pompidou et de François Mitteran, il n'était ni euh capable il n'avait ni la force de présider et ni le courage de démissionner. Vous avez cette formule qui est très efficace. Il faut il faut il faut du courage pour aller à la télévision et dire chers français, chers français, je souffre trop, je suis trop malade, je je démissionne.
Mais il y a aussi une forme d'irresponsabilité chez ces deux gens. Il y a deux il y a deux lectures, hein. Hier avec ma femme, on a fait que vous connaissez bien.
Je dois être à sa place d'ailleurs ou euh on a fait une signature en Auvergne et là il y avait il y avait beaucoup de monde et il y avait il y avait il y avait les deux j'aurais posé la question, il y a deux lectures. Il y a le la lecture du un courage extraordinaire face à la douleur presque héroïque. Ouais.
Mitteran il y a des moments où c'était insupportable les Pompidou de la même manière les tr qu derniers mois de Pompidou il restait chez lui allongé toute la journée il allait à l'Élysée vers 18h il reste il exerçait plus ses fonctions non et il a dit un jour à Baladur qui était socrétaire général à l'Élysée à ce moment-là par exemple mais là écoutez j'ai une décision à prendre vous je suis je souffre trop je suis incapable de la prendre mais vous votre regard c'est quoi est-ce que oui votre analyse est-ce que c'est par est-ce que c'est par courage ou il y a une forme Non, c'est pas de c'est pas de l'acheter. Je pense qu'il je pense qu'il y a une forte dose d'irresponsabilité. Ils ont tous les deux fait courir un risque au pays.
Il y a pas eu de catastrophe liée euh à la maladie mais d'abord on ne sait pas exactement si ce qui a été fait pas fait évité ou pas évité et cetera. C'est ce que vous dites. S'il y avait eu des négociations décisives à mener, il n'en était pas capable. pouvez pas aller faire le tour du monde en avion à ce moment-là où les les Est-ce que vous pensez qu'il y a des il y a des événements qui doivent être revus à la lumière de ça par exemple ?
Pour moi, il y en a il y en a un qui est je pose la question, comme je n'ai pas la réponse euh voilà, mais je pose la question, je pense que le remplacement de par Pompidou de Chaban euh par Mesmer euh en 72 et d'ailleurs quand Chaban euh quand Pompidou nomme Pierre Mesmer qui était ministre de la défense depuis le début du de la présidence de De Gaulle, qui était un fidèle gauliste, grognard et cetera, mais qui avait pas l'autorité politique et c'était les conseillers de l'ombre de l'Élysée qui à ce moment-là avaient voulait absolument dégommer Chaban qui menait une politique trop à gauche et qui voulait libéraliser l'information et le RPS notamment. Mais euh par exemple cette décision là euh elle est sujet à caution voilà que la pression des deux Mariefgaro et Pierre Juillet ou était plus facile à exercer face à un homme malade. C'est ça que vous suggérez quoi.
Oui. Il y a aussi la question de que dit notre constitution à ce propos ? Et ben, elle dit une chose inapplicable.
Elle dit dans son article 7 qui est consacré à l'élection du président au suffrage universel que en cas d'empêchement donc euh voilà il faut que le il faut que le gouvernement, c'est-à-dire le premier ministre réunissant son gouvernement euh décide d'aller alerter le Conseil constitutionnel en disant le président n'est plus en état de président. Ces postes là, il y avait que des amis du président. Non.
Oui. Mais il y a le moment de la cohabitation entre Balad et sous Pompidou. On n'imagine pas Pierre Mesmer allait dire au Conseil constitutionnel le président n'est pas en état et et en 93 Édouard Baladur en cohabitation lui-même qui va être très vite candidat à la succession de François Mitteran.
On l'imagine absolument pas. C'est impossible qu'il aille voilà donc c'est pour l'instant dans les dans les textes il y a pas vraiment de solution. Vous pensez que ces textes doivent évoluer ?
Je pense j'ai pas j'ai pas la prétention de de proposer des choses. Je dis simplement le professeur Jean-Bernard après avoir soigné George Pompidou avoir considéré c'est ce qui ressort clairement de son journal et on le voit dans le livre que George Pompidou n'aurait pas dû se présenter dans l'état où il était et qu'il aurait dû démissionner relativement vite. Lui, il disait, il avait envisagé, il y avait eu des colloques et cetera, un collège de médecin qui serait nommé par le Conseil constitutionnel, mais c'est très compliqué à mettre en œuvre et aujourd'hui serait impossible.
Ce qui ce qui serait bon qu'il y ait une vérité des bulletins médicaux. Bah, de toute façon, quand on additionne 50 pompidou euh disons jusqu'à la seconde opération de François Mitter en 13 ans et 2 ans de Chirak après son AVC, ça fait 20 ans de mensonge d'État. Voilà, 20 ans.
Ça, il vaut mieux il vaut mieux y mettre fin. Ça vous êtes d'accord ? Bah moi je pense qu'au minimum on peut pas imposer changer parce que avant avant le le fait de couvrir par le secret l'état de santé du chef d'état était admis.
Si personne y voyait par exemple Roosevelt était paralysé. Oui oui mais le cerveau le cerveau fonctionnait. Le cerveau fonctionnait mais enfin il était physiquement quand même faible et il cachait ça.
Ça a été caché et les journalistes tous les journalistes ont accepté que ce soit caché hein. Oui oui absolument. Il y a jamais il y a jamais eu d'image.
On voyait Roosevelt en chasse mais euh Biden euh on a commencé à savoir vraiment la la l'importance la gravité de la maladie. Quand il s'est retiré, il y a eu un livre qui est sorti il y a que ça devenait trop visible dans les cérémonies publiqu archives. Vous parliez, vous évoquiez Jacques Chirac lors de son AVC.
On a une autre archive à vous montrer qui date de 2005 au Val de Grâce. Au Val de Grâce, apparemment tout est calme. Pourtant, Jacques Chira qui a passé la nuit dans l'un de ses services.
Il aurait eu hier soir un léger accident vasculaire ayant entraîné des troubles de la vision d'un œil. Pourtant, hier en recevant le conseiller pour la sécurité du Premier ministre Indien, le chef de l'État, 72 ans, apparaissait bronzé et en pleine forme. Depuis le milieu de la journée, posté devant le Val de Grâce, la presse encadrée par les forces de l'ordre attend des nouvelles.
Rien de grave, répète-on à l'Élysée avec insistance, il a seulement besoin de repos. Rien de grave. Il faut pas queil y ait la faiblesse du chef de l'État qui puisse le le commentaire fait état qui est une archive fait état d'accident vasculaire.
Hm hm. Alors simplement à ce moment-là, le bulletin de santé qui a été publié euh n'a pas dit que c'était un accident vasculaire cérébral. Fallait surtout pas toucher au cerveau du pré les médecins AVC, les gens savent ce que c'est.
Un AV, personne ne sait ce que c'est. et euh [raclement de gorge] Chira qui a fait un un donc un un AVC effectivement pas gravissime. Enfin quand même. [raclement de gorge] En fin d'après-midi un vendredi, il est parti tout de suite, il a été emmené tout de suite au Val de Grâce.
Il a passé la nuit puis il passera une semaine mais jusqu'au lendemain matin, personne ne le sait en dehors de des médecins du Val de Grâce qui sont les trois ou quatre médecins qui le soignent, euh sa femme et sa fille. Et c'est Dominique de Villepin d'ailleurs qui Vilpin n'est pas au courant avant le samedi en fin de matin mais c'est lui qui l'annoncera ensuite le lendemain. Oui, c'est lui qui l'annoncera.
Mais enfin [raclement de gorge] le président il est au Val de Grâce depuis 20h la veille et et personne ne le sait. Conseil constitutionnel ne le sait pas. Ils sont pas tenus de le dire mais enfin quand même la si on fait le total de ces trois périodes dramatiques, ça fait 20 ans de mensonge.
Moi je il y a une autre scène pour revenir en arrière parce qu'on en a pas pour parler vraiment. Le général de Gaulle, les médecins, je sais plus quand exactement s'aperçoivent que 55 qui s'aperçoivent qu'il risque un AVC, je crois de l' un anérisme de ce dont il est mort en 70. Voilà.
Et ils se disent "Bon ben ça peut arriver et il décide de même de ne pas le dire au général." le le médecin personnel de de Gaul qui était avec lui à Londres en juin 40 et ensuite compagnon de la libération et cetera, qui était très très grand médecin décide et il expliquera des dizaines d'années plus tard dans un colloc assez discret, mais moi par exemple, je savais pas ça. C'est en écrivant le livre que je l'ai su.
Euh il dit voilà la raison pour laquelle je ne l'ai pas dit au général, c'est connaissant son sens de l'état des responsabilités de l'intérêt général si je lui avais dit il n'aurait jamais voulu revenir au pouvoir. Mais c'est en ça que je trouve que cette anecdote est fascinante. Oui.
Ah oui, mais c'est en ça que je trouve que cette anecdote est fascinante et sur les les motivations, les doutes que ces hommes peuvent avoir quand ils sont au pouvoir parce que le général de Gaulle, son son médecin dit donc avec sa rigueur morale, il se retirait définitivement et refuserait toute nouvelle action politique. C'est dit quelque chose de la grandeur du général parti à terminer ses mémoires Colombé, il n'en serait plus sorti. Donc le médecin, on s'avait pris une décision politique sans le dire à de Gaul.
Sans le dire à de Gaul. ou et ils étaient deux médecins à le savoir et et personne dans la famille, personne dans l'entourage du général, deux personnes et ça ça a quand même durer comme ça pendant en tout cas je jusqu'à au départ de l'ysé du général général à la fin était un peu affaibli quand même. Oui.
Bah oui oui compris en 68 il est pas extrêmement vieux alors oui alors général de Gaul c'est autre chose c'est que il avait de temps en temps des petits coups de déprime. Il l'a lui-même expliqué un jour à la télévision en en 68. Il y avait au moment de Dakar et il voyait très mal aussi. et il voyait bah oui d'ailleurs quand il a eu ce malaise cardiaque à l'occasion duquel on a diagnostiqué la nace de la horte, il venait de se faire opérer de la cataracte parce qu'il voyait très très mal pour ça qu'il apprenait par cœur ses discours.
Voilà mais pour et ses allocutions télévisées. Il y avait même pas de papier devant lui. Il répétait avant pour en revenir à cette figure du général de Gaulle dont le médecin tait donc son son anévrisme et son mal en se disant ce serait terrible qu'il puisse se retirer du pouvoir on a besoin du général de Gaulle.
Ça dit quelque chose de l'homme d'État. Ça dit quelque chose ancreux aussi selon moi de George Pompidou et de François Amitan qui eux savent leur maladie extrêmement grave et ça ne les empêche pas de rester au pouvoir. Euh c'est ça qui est c'est ça qui est fascinant parce que les deux euh et George Pompidou et Mitteran à des moments différents.
George Pompidou au bout de 3 ans de présidence en 72 et François Mitteran le jour où il apprend que il a ce diagnostic médical euh ils disent tous les deux la même phrase je suis foutu h h alors là aussi je reviens aux deux lectures. Il y a ils ont le courage de continuer. Euh François Mitteran c'était particulier.
Euh lui, il avait ce singulier depuis des dizaines d'années. Il considérait que le l'histoire contemporaine, c'était un duel entre de Gaul et lui. C'estd que Dea n'avait pas achevé son second mandat.
Il avait démissionné après avoir perdu le référendum et lui voulait absolument aller au bout. Mais franchement, les deux dernières années, c'est c'est mais c'est en même temps tragique et et grave. Et heureusement, alors ça peut paraître bizarre de dire ça, je sais pas ce que vous en pensez mais heureusement qu'il y avait baladure en cohabitation.
Par exemple, à la fin 94, il y a un détournement d'avion. Ça a été une une affaire très très grave Alger. L'avion va se poser à Marseille.
C'est Baladure tout seul avec son ministre de l'intérieur Pasquois mais enfin c'est lui qui a pris les arbitrages. Mitteran, il était allé se reposer à à Venise. Il a fait une crise là-bas.
Il était absolument pas en état. de s'occuper de quoi que ce soit. Et c'est Hubert Vedrine, secrétaire général de l'Élysée, qui était en contact avec Baladure qui a qui a pris les décisions tout seul.
H la santé des présidents aujourd'hui, est-ce que cela reste un tabou ? Emmanuel Macron avait déclaré en avril 2017 au quotidien du médecin bien sûr que la santé relève de la vie privée, mais il est normal que les Français soient malgré tout informés de la santé du président qui doit être en en capacité de remplir sa charge une forme d'en même temps très Emmanuel. de ses prédécesseurs.
Oui, c'est c'est un débat philosophique, hein, autant que politique et intime. Est-ce que la santé du président quand elle se détériore, si c'est une grippe, si c'est une angine ou voilà ou même une opération de la panicite, bon mais quand la santé met et gêne l'exercice des responsabilités, c'est plus Non, mais ça c'est c'est plus une affaire privée, c'est c'est une affaire qui devrait être publique. a joué récemment avec Biden dans parce que il aurait pas il serait pas accroché à son siège.
Il peut-être que les démocrates auraient eu le temps de produire un dispositif politique beaucoup plus efficace qui aurait évité l'élection de Donald Trump. Mais ça là, il a pris une responsabilité grave le là de nouveau courage ou l'acheté de la part de John Biden oui. Ce que je pense aujourd'hui c'est que quand la manifestation de la maladie est physique, exemple Pompidou Émiteran h h Chirak un petit peu mais c'était c'était c'était beaucoup moins grave.
Il a il a terminé son mandat très affaibli, un peu je comme j'aiécris en pente 12 quoi. Mais bon mais il avait du mal à exercer les autorités et d'arbitrer entre il y avait une bagarre permanente à cette époque-là, vous en souvenez, entre Villepin et SarkoZi tôt et il avait du mal à arbitrer entre les deux donc ça flottait. C'est quand même un problème d'avoir du mal à appliquer son autorité quand on est président de la République.
Bah oui, mais c'était pourtant le cas. Mais euh en tout cas euh et George Pompidou et François Berteran, on avait la manifestation physique à la télévision de leur maladie. Je pense qu'aujourd'hui ça compliqué de rester de rester en fonction.
En revanche, si c'est une une autre maladie très grave euh un anévris de la horte ou autre euh et que ça ne se voit pas, est-ce que ça serait encore c'est tout se passe quand même dans la tête de ces hommes et et j'espère ou ces hommes ils ont ils ont déployé une femme. Oui. Bah oui oui, je souhaite pas l'année prochaine, mais ça c'est un point de vue personnel, ces hommes ils ont déployé une énergie farouche pour arriver là où ils sont.
Ils ont pas envie de de némissionner le médecin leur a dit que cétait pas possible. Il dit "Mais non, je reste je veux j'ai ma place dans l'histoire donc je reste à mon dans mon fauteuil." La psychologie de François Berter cit ça. 3è candidature, ça fait depuis 65 il était il était candidat au bout de 16 ans, il réussit à être président de la République.
Il était luu en mai. En novembre et en novembre, on lui dit "Vous avez 3 mois ou 2 ans à vivre." Vous parliez brièvement de de la campagne présidentielle, de la présidentielle avenir l'année prochaine ici en France comme on vous a sous la main, on peut en profiter.
On est à 29 candidats déclarés, je crois aujourd'hui. Est-ce que cela signifie, je vais pas vous demander votre pronostic, mais est-ce que cela signifie selon vous que cette fonction de président de la République, elle s'est aussi affaiblie dans notre vie politique française pour que autant de candidats estiment pouvoir être le prochain président de la République ? Bah, elle s'est elle s'est d'abord banalisée.
Hm hm. Et euh je pense que dans les derniers mandats et notamment le le le mandat actuel, oui, il y a il y a un problème euh comment dire d'autorité, de visibilité. Bon, je veux pas faire un on n pas le temps, c'est pas le sujet là de faire un commentaire sur sur il y a des sujets comme la défense européenne où où Emmanuel Macron a été d'une certaine manière visionnaire mais sans doute dans l'expression et la conviction et vis-à-vis des des autres européens.
C'est c'est là que ça n'a pas fonctionné. Pour le reste, c'est desvant. Mais juste pour la ce que je je suggère pour la la présidentielle, c'est que les candidats et candidates qui ont leurs 500 signatures, donc qui vont avoir leur bulletin de vote, ça serait le minimum qu'on leur suggère.
On peut pas l'imposer, faudrait changer la constitution. Un checkup, une visite médicale comme à l'armée. Oui, mais une vraie vrair qu'il soit vraiment en bonne santé.
Merci en tout cas d'avoir été notre invité ce soir. On le rappelle, votre dernier ouvrage, le crépuscule des dieux aux éditions de l'observatoire. Yeah.