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interviewBFMTV· 8 juin 2026 170 min

LE FORUM BFMTV - Lyhanna: tristesse, colère, une nation sous le choc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous. Allez, bienvenue pour ce forum, un forum important ce soir. Bonsoir Monsieur le Ministre.

Gérald Darmanin avec tout le ministre de la France. Pas mal de colère aussi de la part des Français qui participent à ce forum. Et puis moment important et rare aussi parce que c'est rare de voir un ministre accepter de venir s'expliquer en pleine crise politique directement face aux Français avec un dialogue vraiment direct et franc.

Pourquoi est-ce que vous avez accepté notre invitation ce soir ? D'abord, on est tous extrêmement blessés, touchés, choqués et traumatisés par cette disparition de sa petite fille et les conditions de sa mort. Et quand on est un Je suis un responsable politique, moi je suis élu chez moi à Tourcoing, c'est normal de répondre aux Français pour qui on prend des décisions, surtout pour la justice, on rend la justice au nom du peuple français.

Il ne s'agit pas de se planquer, il s'agit de répondre directement à toutes les questions J'ai une image à vous de montrer, une image qui nous arrive en direct, regardez juste derrière nous, c'est votre ministère ici. Il y a une manifestation en cours devant votre ministère avec la foule qui tout à l'heure criait justice, qui demandait justice. Qu'est-ce que vous répondez à ces manifestants à cette foule-là ce soir ?

Ils ont raison et si j'étais un citoyen qui ne serait pas ministre, j'aurais sans doute chez moi dans le Nord manifesté aussi. Je suis père de famille, profondément choqué par ce qui s'est passé. Peut-être que nous devons tous améliorer un certain nombre de choses mais aussi répondre aux interrogations nos français qui ne comprennent peut-être pas toujours comment nous fonctionnons, manifestement très mal.

Donc on doit améliorer les choses avec le peuple. C'est ce qu'on va essayer d'expliquer aussi ce soir. Liana, le choc et la colère c'est parti pour ce Sous-titrage Société Radio Liana, pardon, pardon pour ce que tu as vécu.

C'était un drame qui était évitable. La justice n'a pas fait son travail. Il faut vraiment que ça change, la politique, il faut qu'elle bouge.

Là, il faut que la justice rattrape tout ça et je pense que ça va tourner fort. Liana, c'est l'injustice de trop, c'est la victime de trop. Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer.

C'est une évidence et donc c'est inacceptable. Gérald Darmanin ordonne la revue de 70 000 plaintes qui impliquent des enfants. Si il y a des défaillances qui sont mises en avant, je prendrai mes responsabilités.

Mobilisation aujourd'hui dans toute la France. C'est la honte, la France, la honte. La justice, la police n'arrivent pas à protéger nos enfants.

Gérald Darmanin, face aux Français en direct ce soir sur BFMTV. Le ministre de la Justice, je le disais, dix jours après l'enlèvement et la mort de la petite Liana dans le Gers. Vous allez être directement interpellé par les Français ce soir autour de questions très simples.

Qui a failli dans ce drame ? Est-ce que vous, ici sur ce plateau, vous faites toujours confiance à la justice pour protéger vos enfants, pour protéger les femmes. Et tout simplement, dites-nous ce soir, dites aux ministres ce que vous avez sur le cœur, sur l'estomac depuis 10 jours et depuis la mort de cette petite fille.

Avant de vous donner la parole, je présente celles et ceux qui m'accompagnent ce soir, les visages de BFMTV, Pauline Revena, bonsoir Pauline, chef du service police-justice de BFM, Dominique Rizet, bonsoir Dominique, notre consultant ici pour les questions de police et de justice, Marie Chantret, bonsoir Marie, chef du service politique à BFM, Elisa Adep avec moi, comme pour chaque forum, bonsoir Lisa. La première question, encore une fois, elle est toute simple et je voulais entendre deux ou trois d'entre vous ce soir avant que le ministre puisse vous répondre, c'est de savoir tout simplement ce que vous ressentez depuis 10 jours, depuis l'enlèvement et la mort de la petite Liana. Bonsoir Linda.

Bonsoir Maxime. Merci d'être là, de retour dans ce forum à Paris, auto-entrepreneuse, mère d'une petite fille de 3 ans. Exactement.

Je vais essayer de ne pas avoir les traits mollo dans la voix, mais c'est très compliqué. Mais je m'étais promis de ne pas le faire, donc je vais vraiment essayer de ne pas le faire. Monsieur le ministre, il y a 160 000 enfants qui sont déclarés chaque année, qui subissent des violences sexuelles. 94 % des plaintes sont classées pour viol sans suite.

Vous avez eu trois circulaires. Vous avez eu 82 d'eux, je crois, si je ne me trompe pas, rapport de la Civise, qui mettait en alerte tout ce qui vient de se passer. Le diagnostic, on l'a.

On l'a depuis très longtemps. Il est présent. Vous l'avez entre vos mains.

Je vous dis vous parce qu'aujourd Aujourd'hui, c'est vous le ministre de la Justice. Mais ça implique aussi vos collaborateurs précédents. Encore une fois, je ne tire pas uniquement sur vous parce que cette impunité, elle dure depuis trop longtemps et depuis plusieurs années maintenant.

Aujourd'hui, le problème que vous allez devoir confronter, je vous le dis, c'est que il est fort probable qu'il y ait des parents qui finissent par se faire justice eux-mêmes. Le ministère de la Justice en 2025 sortait un document pour dire que 58 58 % de mineurs étaient violés, 58 % de mineurs. Donc à un moment donné, je vous le demande, qu'est-ce qu'on fait ?

Comment on y arrive ? Parce qu'en fait, on ne veut plus de promesses, il y a 2027 dans un an, donc on sait très bien ce qui nous pend au nez. Moi j'ai une petite fille de 3 ans, ici c'est pas le sujet, mais il y a l'école l'année prochaine, il y a le périscolaire à Paris.

Très honnêtement, je sais pas du tout, j'ai jamais pensé ne plus avoir confiance en la France qui est mon pays, et dans le pays dans lequel je suis bien et dans lequel je croyais jusque-là. Mais très honnêtement, là, j'ai plus les mots. Je suis dépassée.

Je suis démunie. Et cette histoire, elle m'a traumatisé tout le week-end parce que je n'ai eu de cesse de penser à ses parents et je peux même pas me mettre à leur place, de savoir ce qu'ils ont, ce qu'ils vivent aujourd'hui et ce qu'ils doivent ressentir et je sais même pas comment on tient après ça. Donc maintenant je vous le demande, vous êtes père de famille mais c'est pas suffisant en fait.

Là aujourd'hui on est tous parents, on est tous l'oncle, on a tous des enfants en fait à un moment donné autour de nous qui gravitons autour de nous. Qu'est-ce qu'on fait pour l'amour du ciel qu'est-ce qu'on fait ? Jusqu'où ça va aller ?

Parce que là, je vous le dis parce que je vous parle, pardon de monopoliser la parole Maxime, là vous dites qu'il y a 70 000 plaintes avant le 14 juillet qui vont être traitées mais vous savez très bien que c c'est infaisable et quand bien même ça serait faisable, ça veut dire qu'il y a 70 000 dossiers qui traitent d'enfants et d'attouchements ou de viols sur enfants qui sont sur des bords de bureaux. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas quelle est votre priorité.

Parce que le narcotrafic, ok. La drogue, ok. Il n'y a aucun problème.

C'est des choses qu'on doit résoudre. Mais en fait ce que je suis en train de me demander c'est soit vous protégez des gens plus haut quand je dis vous c'est pas vous personnellement monsieur le ministre mais c'est aussi tous vos prédécesseurs. Soit il y a des des gens plus haut dans les hauts grades de la société qui ont des affaires comme ça et on les protège.

Ça c'est ma première question ou la deuxième question c'est de savoir si en fait parce que vous ne pouvez pas taper financièrement sur ces sujets là et que le trafic de la drogue c'est quelque chose que vous ne maîtrisez pas et où il y aurait de l'argent à récupérer ça vous intéresse plus que la vie des enfants qui sont des futurs citoyens. Je pensais prendre plusieurs témoignages et peut-être que vous pouvez répondre tout de suite à Linda. Bon d'abord madame on n'a pas la même façon d'exprimer notre colère ou notre traumatisme et moi je peux vous assurer que moi non plus depuis plusieurs jours j'ai beaucoup de mal à dormir et beaucoup de mal regarder en face quand on regarde la façon dont ça s'est passé pour l'IANA parce qu'il y a l'IANA et puis il y a les autres façons dont on a à gérer les plaintes que vous évoquez qui touchent les enfants qui touchent aussi d'autres personnes mais particulièrement les enfants vous avez dit que vous avez des enfants j'en ai vous connaissez pas ma vie je connais pas la vôtre je peux vous dire que personnellement et on n'est pas là pour faire du pathos et je raconterai pas des vides personnelles monsieur c'est pas un concours encore une fois je vous ai dit que je vous visais pas personnellement monsieur le ministre donc ne me répondez pas comme ça parce que c'est pas le cas je vous ai pas parlé en parlant de vous j'ai parlé de vous en tant que ministre de la justice et prédécesseur et j'ai bien mentionné qu'ici on n'avait pas besoin d'être parent pouvoir avoir été touchés si vous me le permettez madame je vais vous expliquer de là où je parle vous dites il y a des gens que vous protégez peut-être à plus haut niveau moi je suis fils d'une femme de ménage.

Je suis élu à Tourcoing, mon père tenait un bistrot, mes gamins sont à l'école publique. Donc il n'y a pas de...

Je ne fais pas partie d'une autre sphère. Je suis comme n'importe que citoyen et si je n'avais pas été ministre, si je n'avais pas été maire ou député de ma commune, j'aurais participé parce que je comprends très bien cette colère et la vôtre. Deuxièmement, si je fais de la politique, c'est pour essayer, j'y arrive peut-être pas, mais c'est pour essayer de changer les choses.

Et je pense que j'essaie de le montrer. Vous me dites, et c'est un point très important, vous me dites qu'il y a 70 000 plaintes, c'est impossible à faire. Je ne suis pas d'accord avec vous.

Il y a en France à peu près 10 000 magistrats désormais. On en a rajouté 1 500. Les 70 000 plaintes aujourd'hui, c'est des plaintes qui touchent délits et crimes, des viols sur enfants, mais aussi des attouchements ou des détresses psychologiques qui sont déposées et ouvertes par les Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de clôturer les plaintes dans le mois qui vient.

Je sais comment ça fonctionne dans les services de police et de gendarmerie qui font un travail très difficile. Ce qui m'intéresse, c'est si les parquets, les procureurs de la République, et les policiers et les gendarmes ne remettent pas les mêmes dysfonctionnements que dans l'affaire Lilliana. Qu'est-ce qui s'est passé dans l'affaire Lillette ?

Lilliana, c'est très important de le comprendre. Il y a des moments où c'est très difficile de prouver la culpabilité de quelqu'un. Et la justice, elle n'est pas là pour dire si quelqu'un est innocent ou pas.

Je pense profondément que les magistrats, les policiers et les gendarmes font ce qu'ils peuvent. Ce qui est difficile parfois, c'est de trouver la culpabilité de quelqu'un. Dans l'affaire Liana, nous avons la plainte d Où il y a des médecins qui constatent le viol, où il y a l'auteur qui est connu.

Parfois, on ne connaît pas l'auteur. Parfois, votre petit garçon, votre petite fille...

Le micro, Linda, le micro. Madame, laissez-moi terminer cette phrase, s'il vous plaît, parce que c'est les Si vous pensez que je pouvais d'un seul coup résoudre tous les problèmes qui touchent leurs enfants, je le ferai. Évidemment que je le ferai et je pense que d'autres avant moi l'auraient fait.

Je vous dis simplement que dans cette affaire on connaît le constat médical, on sait qui est l'auteur, on sait qu'il a un passé judiciaire où on l'a accusé de violer des enfants. On sait que la psy dit que cet enfant, on peut la croire et pendant 9 mois, il ne se passe rien. Ma question que je pose au procureur généraux, ça se fait.

Il est totalement impossible de constater, et c'est un dysfonctionnement total d'une défaillance grave de la justice, de la gendarmerie et de l'ensemble des services de l'Etat. Pour cela, depuis 20 ans, personne n'avait présenté ces excuses la seule fois où on regardait cela fait, au nom de l'institution c'était pour la faire ou trop. Parce que c'est très difficile bien évidemment de dire oui en tant que chef et on pourrait se poser la question de savoir si le ministre serait le chef de son administration à la justice, je prends sur moi parce que c'est absolument terrible et il n'y a pas de mot.

Et vous avez présenté vos excuses vendredi dernier. Ma question, ma question est, ma question est sur ces 70 000 plaintes ouvertes aujourd'hui combien sont traitées comme celle qui a touché Liana ? C'est ça ma question.

C'est ça ma C'est pas comme on les traite tous en un mois. C'est de revérifier, plainte par plainte. C'est pour ça que j'ai convoqué les procureurs généraux ce matin.

C'est pour ça qu'ils ont reçu l'instruction dans la foulée. C'est pour ça que le ministre de l'Intérieur a demandé la même chose aux policiers et aux d'armes, pour voir si on n'avait pas de nouvelles lianas. Parce que 9 mois, madame, sans aucune fois où la personne a été mise en garde à vue ou entendue, ce n'est pas possible.

C'est un dysfonctionnement total. Voilà ce que j'ai demandé et je pense que c'est très important de le faire. Après, il y aura toutes les autres questions que vous posez.

Les 90 % de plaintes classées sans suite, c 'est vrai pour les enfants, parce qu'en effet, là, pour le coup, il peut manquer des moyens de magistrat, des moyens de policier, des moyens de psy, des moyens de médecins légistes. C C'est tout à fait vrai. Les manquements que nous avons aussi avec l'éducation nationale, qui doit pouvoir formaliser lorsqu'elle voit quelque chose, les collectivités locales.

Moi j'ai été maire de ma commune au CCAS qui s'occupe du logement, aux écoles. Évidemment que les collectivités doivent signaler Et puis tous les autres sujets, les médecins qui doivent pouvoir signaler aussi, les pharmaciens quand quelqu'un vient pour porter un témoignage. Il y a toute une société qui doit se mettre en branle et la justice en premier.

Mais évidemment qu'il faut s'occuper de tout mais l'urgence, et je vais vous dire le dysfonctionnement grave qui, moi, me traumatisme, dans l'affaire Liana, ce n'est pas une question de moyens, ce n'est pas une question numérique, ce n'est pas une question de manque d'OPJ ou de procureur de la République. Ça peut arriver ailleurs, bien évidemment. C'est un dysfonctionnement absolument terrifiant.

Voilà. Et c'est pour ça que j'accepte non seulement de discuter avec vous, mais que je prends bien sûr sur moi, même si ça fait qu'un an que je suis ministre de la Justice, je prends tout à fait la solidarité des années précédent de tous les gouvernements, je prends sur moi pour vous dire que cela, on va regarder dossier par dossier. Un dysfonctionnement, c'est un train de la RATP, mais là en fait, c'est non-assistance à personne en danger parce qu'il y avait des éléments sur cette personne et non-assistance à sa personne en danger, c'est pas cible d'emprisonnement.

Je ne monopolise pas la parole parce que j'aime pas ça. On va continuer à entendre les Français, effectivement. C'est un point important parce que le ministre de la Justice, il faut que les Français le comprennent, c'est la loi et la Constitution, il ne peut pas intervenir dans des affaires individuelles.

Je n'ai légalement pas le droit. Il ne peut pas, c'est la loi et la constitution depuis la loi de 2013, intervenir dans un dossier individuel. Vous ne pouvez pas appeler tel ou tel procureur ?

Je n'ai pas le droit d'appeler tel ou tel procureur de la République au téléphone. Je n'ai pas le droit d'appeler tel ou tel procureur de la République au téléphone. Je n'ai pas le droit de les convoquer.

Et je n'ai pas le droit de dire, parce que parfois les affaires me remontent ou parfois des gens m'interpellent sur les réseaux sociaux ou parfois dans ma commune à Tourcoing, j'en connais des difficultés. Je n'ai pas le droit, c'est la loi d'intervenir dans une affaire individuelle. Est-ce qu'il faut changer ça ou pas ?

En 2013, le Parlement a décidé que le ministre n'avait pas le droit d'intervenir. Ce que je peux faire en revanche, c'est constater la façon de faire du service public de la justice. Est-ce qu'on a mis un essai de magistrat ?

Est-ce que la politique que j'ai suivie, que je demande de suivre, un narcotrafic, deux, les violences faites aux femmes et aux enfants, est suivie ? En l'occurrence, il y a des tas d'endroits où sans doute c'est suivi. Là, ça n'a pas été le cas.

Donc, j'entends votre question, madame. J'ai dit que l'indépendance des magistrats ne va pas avec l'irresponsabilité et c'est pour ça que j'ai commandé une inspection immédiatement quand qu'un jour elle rendra son rapport et qu'on proposera les sanctions s'il doit y en à voir immédiatement. On va continuer à parler de tout ça, évidemment.

Je voudrais que Clément prenne la parole aussi ce soir. Bonsoir Clément. Merci d'être là.

Vous êtes agent de sécurité ? Vous venez de Haute-Garonne ? Et vous avez travaillé dans l'administration pénitentiaire.

Vous étiez surveillant de prison Oui, c'est ça. Affirmatif. Que voulez-vous dire ce soir ?

Beaucoup de choses. Beaucoup de choses, mais je pense que...

Viens dans le micro, Clément. Pardon. Je pense que j'aurai pas le temps, malheureusement. monsieur le ministre avec tout le respect que je vous dois pourquoi avoir attendu un drame comme celui-là pour pour faire ce que vous avez dit cet après-midi, de rouvrir 70 000 enquêtes ou je ne sais pas trop.

C'est quand même affolant. Et moi, en fait, c'est ce que je vous disais tout à l l'heure, ce qui me donne envie de passer à mon expression de gerber, c'est que ce monsieur, pour rester poli, vous me dites si je me trompe, il est en détention provisoire. Il est en détention provisoire, son affaire est médiatisée.

Et puis je pense que s'il allait en promenade avec les autres détenus au vu de son affaire, ça se passerait très mal pour lui. Je pense et j'en suis même sûr. Pour avoir travaillé pendant six ans dans l'administration Je vois comment ça se passe.

Moi, ce qui me dérange, c'est que regardez cette image. La maman, regardez le visage de la maman, le visage de la petite, le visage de tout le monde. Ce mec-là, ce soir et avant qu'il soit jugé parce que ça va prendre je ne sais pas combien de temps encore une fois il va dormir en prison tranquille il aura une télé pour lui tout seul il y aura une cellule pour lui tout seul, il sera à l'isolement, pour sa sécurité.

Tout va bien. Si quelqu'un ici veut Canal +, chez lui, tous les mois, ça lui coûte 40 euros par mois. Pour lui, ça sera gratuit.

Pour lui, ça sera Eurosport, ça sera gratuit. Bainsport, ça sera gratuit. Il sera logé, il sera nourri.

Il pourra travailler, il pourra être payé en prison. Pourquoi ? Moi, je pense que, et j'en suis même sûr, c'est aux responsables politiques de veiller au bon fonctionnement des appareils régalien.

Je pense, j'en suis même sûr. Mais qu'est-ce que vous voulez demander à Gérard Larmanin concrètement ? Qu'est-ce que vous allez faire ?

Il suffit, là maintenant, reste non verba. Stop. Arrêtons les paroles et les paroles ça fait pas 10 ans, ça fait 30 ans, 40 ans qu'on les entend.

Des paroles, des paroles, des paroles, des paroles, des mots, des mots, des mots, mais stop les mots, ça suffit. Ça suffit, je vous le dis, je suis ancien surveillant pénitentiaire. J'ai vu comment ça se passer à l'intérieur.

Moi, je parle surtout du système carcéral. J'ai vu comment ça se passait à l'intérieur. C'est une catastrophe.

Le budget de la justice, il sert à quoi Donc, qu'est-ce que vous allez faire, monsieur le ministre ? Gérald Darmanin pour répondre à Clément. Vous étiez agent pénitentiaire, monsieur.

Vous étiez à quelle maison de détention ? J'ai commencé à la maison d'arrêt de Nice qui, je précise, est un établissement qui tombe en ruine. C'est aussi parfaitement scandaleux, mais ce n'est pas le sujet.

Et après, j'ai été un an à la maison d'arrêt de Toulouse-Sais. Et après, j'ai quitté l'administration parce que, entre Pour des affaires comme ça, le manque de soutien, le manque de moyens, le manque d'effectifs. Vous êtes parti quand de l'administration pénitentiaire ?

Je suis parti il y a deux ans. Oui, deux ans. Donc ce n'était pas vous aux commande.

C'était monsieur Dupond-Moretti. Je comprends que de passer derrière lui, c'est compliqué. Je me doute.

Mais bon, ce n'est pas une raison. D'abord, d Dupond-Moretti, j'ai des différences avec lui. Mais il a obtenu une augmentation très importante du budget.

Sans doute pas nécessaire, mais importante. Cependant, je pense que pour l'administration pénitentiaire, je pense que vous avez vu que ce que j essaye de faire et vos collègues, je crois, le disent. C'est vrai.

C'est vrai. On me l'a dit. On me l'a dit.

Excusez-moi, je vous coupe la parole. On me l'a dit. Des collègues me l'ont dit.

Mais comme je disais tout à l'heure avec mes autres collègues, vos opérations XXL anti-fouille, anti-téléphone, anti tout ça. C'est bien. C'est bien.

Il faut traiter le sujet. C'est bien. Mais là, je pense que là, maintenant, de suite, ce n'est pas la priorité.

Parce qu'en fait, en France, maintenant, on est dans un pays où tu...

Alors attention, le trafic de sup', je suis totalement contre aussi. Mais dans l'urgence, il y a des priorités. En France, on est dans un pays où on se fait choper avec une barrette de gîte, on prend deux enfermes et on on passe dix ans...

J'aimerais bien qu'on prenne deux enfermes pour une barrette de gîte. C'est pas tout à fait le cas, beaucoup, mais c'est la vérité. Un mec comme ça qui sévit depuis dix ans, il est lourd.

Mais Clément, il faut que le ministre vous réponde sur deux points. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Et il y avait la question que posait Clément au tout départ, c'est-à-dire les 70 000 plaintes dont vous parlez.

Pourquoi est-ce qu'il a fallu attendre ce drame ? C'était la question de Clément, précisément pour aller les les étudier ou les réétudier maintenant ? D'abord, monsieur, il est vrai que le ministère de la Justice, c'est des urgences toute la journée et qu'on a parfois du mal à répondre à un sous-investissement très important.

Vous avez parfaitement raison et aux difficultés d'une société plus violente. Il y a de plus en plus, vous le savez, d'informations judiciaires, de condamnations pour viol. Il y a encore 7 ans, il y avait 7 % de détenus qui étaient pour viol en prison.

Aujourd'hui, il y en a 21%. Et par ailleurs, on a multiplié par 2 le nombre de trafiquants qui sont en prison pour les stups. Et quand je suis arrivé à la chancellerie il y a un an, au ministère de la Justice, l'une des difficultés, c'est que vos collègues pénitentiaires avaient été assassinés en pleine journée au péage d'un par la Kadachnikov, parce que quelqu'un qui était en maison d'arrêt avait réussi, grâce à ses téléphones, grâce à la mauvaise organisation que nous avions collectivement, d'organiser sa sortie.

C'était M .Amra. Quand je m'ai sorti, c'est évidemment du sang qui coulent de vos collègues pénitentiaires.

J'ai fait en six mois des prisons de haute sécurité pour empêcher que des gens communiquent de leur prison. Ça vous paraît le bon sens ? Ça me paraissait le bon sens.

J'ai réussi à le faire en six mois pour qu'il n'y ait pas de téléphone, pas de clé USB, pas de communication extérieure pour des gens qui commandent à des gamins de 14 ans d'assassinés dans les rues de Marseille, des chauffeurs Uber ou des agents pénitentiaires. J'ai dit que là, ce n'est pas la priorité, elle amène en deux suites. Il faut traiter le sujet.

Je pense qu'un grand ministère comme la justice, la 7e puissance mondiale qu'à France peut faire les deux. Elle peut à la fois lutter contre le narcotrafic et lutter contre les violeurs d'enfants. Je pense qu'elle peut le faire.

Ministre, les téléphones en prison, les prisons françaises sont des Les passoires, les téléphones en prison, ça rentre. Ça rentre par les personnels, ça rentre par les drones, ça rentre par les projections, ça rentre partout. Clément, je sais que le sujet vous tient à cœur, mais juste qu'on essaie de rester aussi sur ce qui nous occupe aussi ce soir, tout particulièrement et c'est le drame qui a suivi la mort de liana les personnes qui, chaque année, encourent la perpétuité. hier à la télé, je pense que je suis le premier garde des sois à le dire, je pense que les pédocriminelles sont incurables personnellement, et j'ai dit depuis plusieurs mois où j'ai été interrogé, c'est public, il y a plusieurs mois que j'ai dit que pour ma part, vouloir réinsérer des pédocriminelles me paraissait contraire à la vérité de ce qui se passait, et que oui, pour les pédocriminelles, je pense qu'ils sont incurables, sans vouloir en prendre à des bébés parce qu'il y a des gamines de 11 ans qui se font violer.

Je vois aussi des enfants en très bas âge connaître des agressions sexuelles extrêmement violentes, et je peux vous dire que personnellement, comme vous, ça me terrifie, j'essaye de changer les choses, je n'arrive peut-être pas tous les jours, peut-être que c'est trop lent, vous avez raison, j'essaye. Je ne vous dis pas que c'est normal, qu'on va pouvoir les réinsérer, moi je vous dis que je pense qu'ils sont incurables. Et donc oui, le Premier ministre a fait des annonces où il va en faire ce soir et demain, j'espère que ce que j'essaie de porter depuis un certain temps la prescriptive des crimes pour les mineurs.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut que les gens comprennent, une fois que quelqu'un a commis un fait sur un mineur, s'il passe un certain temps et qu'on arrive à prouver que cette personne a été l'auteur, aujourd'hui ne le poursuit plus. C'est ce qui s'appelle rendre des crimes imprescriptibles. J'ai été le premier garde des Sceaux à dire qu'il fallait mettre fin à cette imprescriptibilité.

Je suis minoritaire pour l'instant à le penser, beaucoup de gens pensent qu'il faut garder des crimes imprescriptibles, je ne le pense pas. Deuxièmement, monsieur, vous avez parfaitement raison si je vous suis votre argument. Je pense que notre réponse pénale en ce qui concerne les pédocriminels ne doit pas avoir comme but dans la prison leur réinsertion future, mais on doit les priver, me semble-t-il, de liberté le plus possible voilà juste une petite précision pour que les choses soient claires vous voulez que certains crimes deviennent imprescriptibles vers qui est plus de prescription qui puisse s'appliquer sur certains crimes, on est d'accord ?

Exactement, pour tout ce qui concerne les enfants. Oui, c'était pour être sûr de bien avoir compris. Je voudrais qu'on vous entendre, Maximilien.

Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là.

Vous, vous travaillez dans la grande distribution ? Tout à fait. Habitué du forum aussi ?

Je suis parent, j'ai une petite fille de 2 ans. Je vous ai écouté, je trouve ça lamentable, mais lamentable. En France, moi, je paye des impôts et en fait, vous faites quoi avec ?

C'est ça le résultat. Je vous ai écouté parler, vous vous me dites la 7ème puissance mondiale, j'en ai rien à foutre, excusez-moi. Non mais j'en ai rien à faire, moi demain je vous le dis, ça arrive à ma fille, je le traque et je vous traque, tous.

Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Je mets les moyens financier, je traque, je règle le problème moi-même. Vous avez la trouille au plus haut sommet de l'État de faire un référendum concernant la peine de mort.

Ces gens-là, on ne touche pas aux enfants. Je ne sais pas dans quelle langue il faut que vous compreniez ces choses Il a fallu ça pour qu'en fait Ça fasse un sursaut Mais jusqu'à quand ? Parce que ça va baisser Ça va baisser Et il va y en avoir d'autres Puisqu'apparemment On a des pédocriminels dehors dans la nature et ça choque personne y compris votre patron premier il préfère faire une excusez-moi une photo avec l'équipe de france alors que ça vient d'arriver au même moment et là quand je t'entends c'est son discours qui vient qu'on a entendu tout à l'heure mais je monsieur elle est lamentable c'est lamentable vous avez vous avez un comportement excusez-moi monsieur mais ça me donne envie de gerber pas vous enfin pas vous votre votre votre collègue pareil monsieur lunez et regardez ce qui s'est passé on va on va rester dans le respect c'est le principe du forum vous êtes déjà venu non mais je sais bien mais on sait toujours parler franchement j'en peux plus on sait toujours parler franchement oui c'est vrai mais voilà on s'est toujours écouté dans ce forum et on a toujours été respecté avec tout le monde regardez l'état de la France c'est la cata dehors c'est le zoo c'est le zoo vous avez c'est le far west il se passe rien qui juge qui juge l'incompétence des magistrats et des juges qui alors attendez il y a plusieurs choses mais non mais il faut mais oui mais il n'y a il y a plusieurs suites dans ce que vous dites ce soir moi ça arrive à ma fille j'ai une fille de deux ans vous êtes parent monsieur imaginez vous sortez votre rôle de ministre excusez-moi vous êtes parent ça vous arrive vous allez faire quoi ?

Vous allez vriller monsieur vous allez vriller parce que c'est humain c'est humain ces gens là ils ont une vie qui est détruite monsieur vous me permettez de vous répondre avec la même franchise que vous l'avez fait exactement allez -y d'abord vous avez raison si j'étais citoyen et qu'il m'arrivait ce genre de choses j'aurais sans doute la même réaction au goût je vous le dis avec franchise parce que les enfants c'est la plus la chose on apprend à pu être égoïste quand on a des gamins c'est innocent voilà et je comprends ce que vous dites j'ai deux gamins de 3 et 5 ans et quand vous dites on n'est pas courageux monsieur j'entends ce que vous vous dites, mais il se trouve que je suis menacé à la suite de ce qu'on fait sur les narcotrafiquants et mes enfants aussi vivent sous protection policière parce qu'on veut s'en prendre à eux. Donc j'entends vos arguments, je me permets de vous dire qu'il y a des gens peut-être un petit peu plus courageux que d Et j'entends ce que vous me dites avec colère, mais je ne peux pas l'accepter personnellement, vu ce que je vais subir à ma famille. Après, vous me dites une deuxième question.

Qu'est-ce que je fais avec votre argent ? Bien sûr, il peut y avoir des problèmes, des gabegis. J'essaye de faire le mieux possible au ministère de la justice.

Je construis 4000 places de prison en un an. Peut-être que ce n'est pas assez. Votre patron, il nous a juré des places...

Excusez-moi, 30 secondes. Vous parlez des places de prison. Votre patron, qui n'est pas mon président, parce que je ne me représente pas, va envers ce qu'il dit.

Il a menti. On en est où dans les prisons ? Ils préfèrent dépenser des milliards avec notre argent en Ukraine, mais on ne fait rien en France sur le territoire.

C'est la fête au village dans ce pays. C'est une catastrophe. Vous me posez une question simple.

Qu'est-ce que je fais moi au ministère de la Justice des Contre-Argent ? Je construis en une année 4000 places de prison. Peut-être que les choses sont un peu différentes qu'avant et je le fais grâce aux moyens qu'on m'a donnés, y compris le président de la République.

Je crée 1500 postes de magistrats en 3 ans. On est passé deux. Il faut quand même savoir qu'en France, on avait 8000 magistrats en 2017.

Là, on en a 9500. J'ai recruté 15 000 policiers et gendarmes lorsque j'étais au ministère de l'Intérieur. Et après, vous me dites autre chose.

Comment sont sanctionnés les magistrats ? C'est une question très intéressantes. Les magistrats, c'est la justice des hommes comme tous les hommes où les femmes sont faillibles.

Il y a beaucoup de gens qui font très bien leur travail. On a beaucoup plus de...

Attendez, attendez, il y a beaucoup de gens qui font très bien leur travail. Les magistrats, ils ne sont pas engagés dans la magistrature pour dire chouette, les enfants vont se faire violer et les gens vont se faire tuer, ce sera formidable. C'est pas comme ça que ça fonctionne.

Les magistrats, je pense, dans l'immense majorité d'entre eux, comme l'immense majorité des flics, comme l'immense majorité, je crois, me semble-t-il, de tous les corps de métier, ils sont faillibles et ils font le mieux possible. Mais comme les gens qui sont faillibles, je pense à un médecin qui intervient et qui par exemple raterait l'opération de votre enfant, il est normal qu'il rende des comptes et il est normal qu'il soit sanctionné, voire qu'il ne soit plus médecin, lorsqu qui a eu un problème. Ce que j'ai dit à la télévision, et vous avez vu qu'une partie des magistrats, des syndicats de magistrats ont réagi très négativement de ce que j'ai dit.

Et je l'assume, parce que j'aurais très bien pu dire la justice est indépendante, je reste chez moi et je regarde votre émission de mon fauteuil, d'accord ? C'est pas ce que je fais. J'essaie de comprendre votre colère et de vous expliquer comment j'essaie de faire au mieux.

Peut-être que c'est pas assez...

Il faut leur rentrer dedans, excusez-moi le terme. Les policiers et les gendarmes, ils font leur boulot. Je parle en connaissance de cause, mon frère a fait de la police.

Il a démissionné parce qu'il retrouvait tous les jours tous les jours les mêmes dehors en permanence. La justice en France, elle est cuite et ils sont laxistes, ils servent à rien. Et c'est là où vous allez avoir un autre problème, c'est que les gens comme moi, je suis désolé de vous le dire, ça arrive à ma fille, je fais justice moi-même.

J'ai plus rien à perdre. C'est en parlant sur ce point-là ? J'ai plus rien à perdre.

Sur ce point-là, Gérald Darmeau ? Je voudrais répondre sur les sanctions, monsieur. Je suis l'intervêté.

Je suis le premier des gardes des sceaux depuis extrêmement longtemps lorsqu'une affaire aussi terrible apparaît de demander mon inspection immédiatement 15 jours pas six mois qu'un jour au début l'administration m'a dit six mois monsieur ministre on leur a dit qu'un jour dans quinze jours je rendrai public ce que personne ne fait jamais cette inspection et lorsque je constaterai et il y en a pas que dans la magistrature des erreurs monsieur si vous me le permettez il n'y a pas un corps qui est absolument formidable sans erreur et l'autre qui serait affreusement affreux il y a vraiment des magistrats je peux vous l'assurer qui font un travail très difficile qui regarde toute la journée des images pédo-pornographiques parce qu'ils sont eux aussi père de mère de famille qui se font passer pour des gamins pour choper des personnes il y en a qui le font on peut pas dire que 9000 magistrats soient tous des gens qui veulent qu'on viole et qu'on tue les les enfants, ce n'est pas vrai. Il y a peut-être des gens qui font des erreurs et il faut les sanctionner. Il y a peut-être des gens qui n'appliquent pas les directives du garde des Sceaux et il faut les sanctionner, bien évidemment.

Donc je rendrai publique cette inspection et je proposerai et je prendrai les sanctions et je pense que c'est un discours et peut-être un style assez différent parce que je suis totalement d'accord avec vous monsieur dans ce que vous dites je suis comme vous et je comprends très bien que si on s'en prendrait à mes enfants et si je n'ai pas confiance en la justice de mon pays je passerai moi-même à l'acte et c'est exactement ce qu'il faut éviter de faire dans une grande démocratie comme Gérald Darmanin sur la peine de mort dont parlait à l'instant Maximilien alors moi j'y suis personnellement opposé mais je suis pour la perpétuité réelle parce qu'elle n'existe on est d'accord elle n'existe pas en France et c'est un gros problème non la peine de mort n'existe pas en France la perpétuité réelle si il y a une perpétuité réelle qui existe il y a des gens qui meurent en prison de vieillesse c'est tout à fait possible je vous rendrai ça public et je vous passerai les informations parce que c'est public je pense en revanche que la perpétuité réelle n'est pas assez appliquée c'est un autre sujet donc nous avons tout dans notre droit je ne pense pas qu'il faille revenir sur la peine de mort parce qu'entre nous ça vous fait peur je le sais que ça fait peur à l'institution en France si vous faites un référendum d'ici 10 jours vous allez avoir une surprise croyez-moi que vous allez déchanter c'est ça parce que les français ils en ont ras-le moi je n'ai jamais peur personnellement je n'ai jamais peur du peuple je me présente aux élections chez moi et c'est un coin très populaire vous me dites moi moi j'ai pas peur j'ai une conviction personnelle la conviction personnelle c'est que je suis contre la peine de mort j'ai le droit de l'avoir on est d'accord et vous avez le droit d'être pour moi je vous entends très bien il y a des gens dans ma famille qui sont pour j'ai aucun problème avec ça on a le droit d'avoir une différence je vous dis puisque vous me proposez la perpétuité réelle en effet me semble être le meilleur des solutions dans une démocratie pour empêcher les gens de recommencer parce qu'ils sont pédocriminels et donc en partie je le pense incurable contrairement à des discours qu'on peut entendre par ailleurs mais je suis opposé à la peine de mort bon alors attendez je continue Rudy dans un instant je voulais qu'on entende Nathalie d mais simplement Dominique Rizet d'un mot une toute petite précision 30 secondes il y a en France un homme qui s'appelle Marcel Barbeau tueur de l'ombre qui a été arrêté en 1975 qui est le plus long prisonnier de France pas le plus vieux il est en prison depuis 51 ans il ne sort pas Tommy Récaud qui est mort il n'y a pas très longtemps avait passé aussi 50 ans en prison oui la perpétuité existe en France Nathalie bonsoir Nathalie prenez le micro il est là le micro bonsoir Nathalie maman de 4 enfants que j'élève seule depuis quelques années vous êtes auxiliaire de vie alors j'ai obtenu mon diplôme d'accompagnante éducative et sociale félicitations donc depuis le dernier c'est surtout les personnes en situation de handicap les personnes en fin de vie les personnes âgées les pathologies neurones et dégénératives comme on voit les maladies mentales comment vous réagissez à ce qui vient d'être dit sur le plateau là je suis profondément malheureuse de ce qui s'est passé en fait ce qui me rend le plus malheureuse c'est la face cachée du problème c'est qu'aujourd'hui on parle des plaintes donc d'aider des enfants dont on a détecté la détresse et les abus mais le rapport de la civiste qui dit c'est que en moyenne il ya trois enfants par classe Et c'est à tous ceux-là qui souffrent dans le silence que je pense ce soir, parce qu'on ne les a pas détectés, parce qu'on ne les entend pas et parce qu'on ne les voit pas. Et c'est ça qui me rend vraiment la plus malheureuse ce soir. Il y a ces plainte, certes.

Parce que moi, j'en ai une là. Vous voyez, j'en ai encore déposé une. Parce que malgré que je me sois sauvée avec mes enfants de mon domicile, parce qu'on souffrait, parce que notre vie était mise en danger, le père de mes enfants, après six ans, ils continuent de me pourrir la vie tous les jours.

Donc j'encaisse, je continue d'avancer parce que mes enfants, je veux les protéger et je les protégerai tout le temps. Cette plainte-là, je l'ai faite la semaine dernière. Non, il y a qu'un Avant, j'ai saisi le procureur de la République de Bordeaux pour lui expliquer la situation, ne voyant rien venir.

Je suis allée au commissariat et là j'ai tout entendu au commissariat. Déjà quand vous arrivé c'est où vous avez plus de cinq heures d'attente madame bon on attend cinq heures et puis là on est reçu par quelqu'un qui finit par nous dire que bon il croit plus en rien parce que ce qu'ils voient aujourd'hui c'est la terreur et que il y a de l'impunité, le père de mes enfants est franc-maçon peut-être, ça sert à rien de le dire mais en tout cas, oui il se sent protégé, il agit en toute puissance et il n'hésite pas à faire du mal à ses propres enfants donc les enfants aujourd'hui ça doit être notre priorité parce que c'est eux qui feront la france de demain et si on a eu un échange sur le sujet quentin et c'est vrai que on s'est pas compris peut-être quand j'ai voulu lancer ce sujet justement de la violence qui a été faite dès le plus jeune âge parce que pour moi tout est lui et si on a aujourd'hui de la violence chez les jeunes c'est qu'à un moment donné on les a pas à protéger. Mais simplement Nathalie quand vous disiez que vous êtes allée porter plainte en début d'émission je disais est-ce que vous avez confiance vous encore collectivement aujourd'hui ?

Est-ce que vous faites confiance ? En la justice ? Oui.

Bien évidemment. Pour moi ce sont les justes, ce sont les sages. Le travail qui leur est donné il est incommensurable parce que rendre justice c'est prendre en considération la personne qu'on a en face de nous, son vécu.

On peut pas se permettre, des fois on dit mais il est pas suffisamment condamné mais quelque part on peut pas appliquer toutes les mêmes peines à tout le monde. Après pour les délinquants sexuels c'est tout à fait différent. Je pense qu'en effet c'est maladif et que j'en veux pas la justice.

Qu'est-ce que vous voulez demander aux ministres de la justice ? Moi surtout ce que j'ai envie de demander c'est au niveau plus gouvernementale on connaît le problème et là aujourd'hui quand j'entends notre président qui incrimine la justice ça me fait mal parce que en fait il cherche à se cacher derrière un responsable et le coupable on l'a la responsabilité à les collectives à les nationales et le fait de ne rien faire quand on a ce rapport ou peu de choses ça apporte préjudice à nos enfants. Et quand j'entends, par exemple, dans l'éducation nationale, qu'il y a une baisse démographique et que du coup, on souhaite supprimer des postes et fermer des classes.

Mais je me dis maintenant, profitons de cette opportunité on va pas rajouter un budget pour ça on fera pas d'économie mais on va pas rajouter du budget pour l'éducation nationale on va juste utiliser ses professeurs plutôt que de les sortir de les former à la prévention à la détection à l'accompagnement si on pouvait avoir un référent par établissement surtout dans les petites classes parce que je suis maman de quatre enfants j'ai pris à chaque fois un congé parental parce que confier à une personne étrangère un enfant qui n'est pas capable de s'exprimer ou de parler. Pour moi, c'était inconcevable. J'aurais préféré ne pas avoir d'enfant si je n'avais pas pu m'en occuper moi-même.

Alors attendez, le ministre vous répond Gérald d'Armanin. Madame, dans l'affaire Liana, il n'y a pas besoin de nouvelles lois, il n'y a pas besoin de plus d'argent, il n'y a pas besoin de projets numériques. Nous avons failli parce que nous avions les médecins qui, en deux jours, ont constaté les liaisons de la petite fille.

Nous avons eu une personne qui a été bien reçue à la brigade de gendarmerie en Haute-Garonne qui a pu témoigner et nous avons un psy qui, en quelques jour a pu voir cette petite donc ce que vous dites c'est vrai pour des milliers peut-être des dizaines de milliers d'enfants et vous avez parfaitement raison qu'il faut davantage de moyens plus de mobilisation et bien plus bien sûr qu'il faut le dire et c'est un échec y compris pour nous pour moi, il n'y a aucun problème pour le dire. Vous avez raison. Pour plein d'enfants, sans doute que nous n'avons pas les bons signalements, le nombre de personnes, les moyens assez importants.

Tout à fait d'accord. Mais dans le cas très précis de l'IANA, c'est ça qui aujourd'hui nous réunit aussi. Nous n'avons pas besoin de nouvelles lois et on n'a pas besoin de nouveaux moyens.

On aurait dû collectivement ne pas traiter cette affaire, je vais vous dire comme je le pense, comme une autre affaire, comme un cambriolage où on met à la fin quelqu'un en regard d'avu. On aurait dû commencer par quelque chose de très simple qui était d'abord de mettre en protection les enfants, de vérifier que ce monsieur, pour utiliser le mot que vous avez utilisé, n'avait pas lui-même des atteintes sur ses propres enfants. On n'en sait rien.

Ou peut-être étaient-ils en contact avec d'autres enfants ? La preuve que oui. D'ailleurs, ils travaillaient dans l'omène de l'éducation nationale, ce qu'on aurait dû faire.

C'est pour ça que j'ai présenté des excuses au nom de l'État et que je me dis que cette affaire sans moyens, sans loi, et il en faut pour autre chose, je ne sous-estime pas, aurait pu être évité. C'est parce qu'on a mis 9 mois à se dire « tiens, on va mettre en garde à vue cette personne ». Donc là, ce n'est pas un dysfonctionnement.

Et pardon si le terme est mal pris, madame, vous n'avez pas parfaitement raison, une défaillance, un échec fatal. Tout ce que vous souhaitez comme épithète, je n'ai aucun problème pour le dire. Ce qui peut nous permettre de nous en vouloir profondément, c'est qu'on aurait pu changer les choses.

Après, il y a tous les autres cas que vous dites, Madame. J'ai été maire de ma commune. Tourcoing, c'est une ville populaire.

Il y a une centaine d'écoles, moitié privées, moitié publiques et même les gens dans le privé. Ils n'ont pas beaucoup de moyens. Et l'enseignement catholique fait un travail très important.

Mais l'école publique a un rôle très important dans ma commune. Je peux vous assurer que quand j'étais maire, je faisais la vérification, même d'éducateurs qui venaient trois heures par semaine parce que c'est parfois comme ça qu'on paye les dames de la cantine ou la personne qui vient faire du périscolaire dans votre établissement pour vérifier s'il n'y a pas de casier judiciaire, s'il y avait des signalements et au moindre signalement, on écartait la personne de notre école. Donc il y a la justice qui est responsable, il y a la police, la gendarmerie qui est responsable, il y a les collectivités locales, regardez ce qui s'est passé dans le périscolaire à Paris, qui sont responsables.

Et il y a tous les autres faits, vous avez raison madame, c'est la société ensemble qui doit prendre conscience de ça. Et moi ce qui m'inquiète énormément, c'est qu'on s'est habitué au mal. Vous avez parfaitement raison, c'est ce que vous dites finalement toutes et tous.

Finalement c'est des dossiers parmi d'autres et ça a toujours existé. Et c'est un dossier parmi d'autres. Moi je pense que oui quand on fait des priorités de politique pénale, c'est ce que j'ai demandé dès mon arrivée à la chancellerie.

Vous me demandez ce que je changerais mais peut-être que je l'ai demandé trop poliment si j'ai un truc à regretter personnellement. J'ai sans doute demandé trop poliment aux gens d'appliquer mes instructions. Et donc oui j'en suis responsable et vous avez raison et j'y réponds et je viens le dire au Parlement et je viens le dire devant vous.

Mais je peux vous dire madame que bien bien sûr la justice doit améliorer et moi je suis ministre de la justice, je vais essayer d'améliorer au mieux avec plus de moyens mais aussi avec plus d'écoute et sans doute plus de force mes instructions. Mais vous avez raison c'est toute une société qui doit nous dire attention il y a un enfant qui se fait malmenés, à quelques mois, à quelques années. Et on doit écarter cette personne par principe.

Aujourd'hui, on n'écarte pas cette personne par principe. Voilà. Et donc, on change profondément de façon de faire.

Je terminerai sur un point. Vous parlez de votre ex-époux. Je ne voudrais pas rentrer dans ce détail.

évidemment, mais il y a quelque chose qui me terrifie moi depuis que je suis ministre de la Justice. C'est ces dames qui m'écrivent pour me dire je suis dans un divorce ou je suis dans une séparation et alors que mon gamin me dit qu'il n'a pas envie d'aller chez son père ou dans la famille, de mon ex-mari. Je ne peux pas, parce que j'ai une décision de justice qui me dit que je suis obligé de le faire, ne pas l'envoyer, faire sa garde, parce que je suis poursuivi pénalement.

Alors évidemment c'est compliqué, parce que dans quelques cas, les statistiques c'est moins de Il se peut qu'il y ait un divorce conflictuel où l'enfant peut connaître une manipulation. Mais dans 94 % des cas, l 'enfant est vraiment violenté. Et il faut faire un principe de précaution, je l'ai dit, il y a trois mois, c'était d'ailleurs la une de votre journal, c'était d'ailleurs la une des journaux, je présente en ce moment un texte de loi qui est en discussion au Parlement pour dire justement qu'il faut une non-pénalisation des femmes qui ne présentent pas leurs enfants à leur ex-mari et que le juge, en moins d'un mois, doit vérifier la véracité des faits.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Il y a des mères qui se mettent dans l'illégalité, qui sont parfois condamnées et qui sont obligées de présenter leurs enfants. Ça, c'est un truc qu'on doit changer.

Et j'ai encore des gens, parfois des avocats, pas tous, parfois des magistrats, pas tous, des femmes et des hommes politiques, pas tous. Vous ne pouvez pas faire ça. Présomption d'innocence.

Moi, je pense que pour l'enfant, il y a un principe de précaution. Il s'applique sur l'écologie. Il doit s'appliquer évidemment très rapidement sur les enfants.

Gérald Hermann, là, je voulais vous présenter Rudy. Prenez le micro, Rudy. Et ensuite, ce sera à Laura.

Rudy, votre fille qui a 12 ans, a été victime deux fois en quelques mois. Elle a été détruite deux fois par deux monstres, par deux prédateurs. En fait, monsieur le ministre, je vous explique, il y a un an environ de ça, il y a un papa d'une ex-copine, parce que ma fille allait rencontrer une copine, et elle lui avait demandé son numéro de téléphone.

Cette copine n'avait pas de téléphone, du coup c'est le papa qui l'a appelée et lui a dit « C'est bon maintenant j'ai ton numéro de téléphone, tu peux appeler ma fille, il n'y a pas de soucis, quoi que ce soit Au bout de deux jours, on le sait, que ce soit tout ce qui est prédateur, tout ce qui est prédateur pédophile, ils manipulent vraiment bien l'enfant. Et petit à petit, il il a dit qu'elle était belle qui était mignonne qui a été quoi que ce soit et au bout d'une semaine lui envoyer des photos de lui à poil nu de son sexe de tout ça quoi c'était assez assez difficile et ma fille a tout caché c'est pas sur les réseaux c'est pas quoi que ce soit c'était le parent d'une ex copine en fait et nous on l'a on l'a remarqué et heureusement parce qu ce moment là il était parti devant le collège il lui avait dit qu'il allait faire une soirée pyjama comme la petite liana c'est pour ça que ça marque énormément et il lui a dit il a dit il faut trouver un subterfuge par rapport à tes parents faire une soirée pyjama est comme ça je couche avec toi cet homme là cet homme là à des enfants cet homme là une femme qui est psychologue enseignement la police judiciaire quand l'affaire s'est passé il a été condamné lui du coup il a été condamné il était et il a été condamné il était il était condamné à du sursis il a été condamné à du sursis n'a rien eu c'est pas fini il ya il ya quatre mois mais à quatre mois de ça ma fille elle sort du collège à 10 heures donc je me demande si un réseau quoi que ce soit derrière quelqu'un qui lui pousse qu'il ee qui le pousse dans la voiture il a 38 ans ma fille à 12 ans elle a 13 ans il a ramené j'habite gap il a ramené en montagne et elle s'est faite cette fois-ci violée, il y a eu pénétration vaginale. Moi malheureusement j'étais à Paris, j'étais en convention séminaire avec mon travail ici, ma femme qui m'appelle qui me dit que ma fille a été violée, je ne croyais pas une seconde elle a ramené à louper du coup ma femme la rapport à family links une application exprès pour contrôler les enfants où ils sont on l'a remarqué qu'elle était bizarre qui a été montée descendue du coup là est interpellé le collège le collège qui savait pas trop ce qui s'était passé et du coup ma fille elle est sortie du collège ma femme l'a ramenée directement à l'hôpital elle avait des bleus des bleus de partout une constatation à l'hôpital comme quoi il y avait eu des sur vaginal comme quoi il y avait énormément de deux problèmes quoi sur son corps et ils ont appelé directement la police la police nous ont fait savoir que du coup ils pouvaient rien faire parce que sachant qu'il n'y ait pas de nom, il n'y a pas de prénom ou quoi que ce soit.

Moi, le lendemain, je suis rentré et j'ai vu qui c'était. Et du coup, cette personne-là avait en fait trois plaintes contre lui et n'avait pas été encore jugée. Et là, Il n'a pas été jugé, évidemment, pas encore.

Donc ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu une garde à vue. La police s'est mise en garde à vue. La police nous a fait savoir que normalement il n'allait pas sortir, qu'il était en détention provisoire, que le procureur a demandé sa détention provisoire le président de bander sa détention provisoire et ce monsieur là il est dehors ma fille tous les soirs elle pleure tous les soirs ce matin je suis parti à quatre heures du matin de gap elle m'a dit mais qu'est-ce que tu fais qu'est-ce que tu fais papa elle n'arrêtait pas de pleurer mais je pars t'inquiète pas je vais réunir tout ça elle pleure elle pleure tous les soirs ma fille c'est pareil et ma femme elle pleure mon fils il pleure aussi c'est très difficile ces notes en chuté à l'école même la proviseur m'a demandé mais pourquoi elles ont chuté ce note mais parce qu'elle s'est faite violée en fait donc il va être jugé du coup il n'y a pas de mesure d'éloignement on ne sait même pas quand est-ce qu'il va être jugé il est sous contrôle judiciaire libre donc ce qui se passe c'est qu'il habite à 3 km de chez moi ce monsieur là il tourne autour du collège.

Il est encore sur Snapchat, je l'ai vu. Il est de partout. J'ai demandé à la police.

La police m'a dit « Mais monsieur, on ne peut rien faire. C'est le JLD qui a décidé ça. Le juge des libertés de détention qui a décidé ça.

On ne peut rien faire. » J'ai demandé à mon avocate, elle m'a dit ça va être extrêmement long, ça va prendre des années monsieur. Qu'est-ce que je fais ?

Moi qu'est-ce que je fais ? J'y vais je le tue ? C'est pas possible Je crois que monsieur – On va demander aux ministres de vous répondre, évidemment. – Après moi j'avais une autre question. – On va rester d'abord là-dessus Rudy, pour que la parole puisse tourner. – C'est arrivé quand monsieur ? – La dernière affaire au mois de janvier. – Affaire de viol et votre fils. – Oui, oui.

Mais cela est toujours en liberté, il côtoie des enfants, tout, il n'y a pas de mesure d'éloignement, il n'y a rien du tout. Moi je ne connais pas votre affaire mais tel que vous l'avez décrivée, évidemment que c'est tout à fait anormal et c'est le contraire de ce qu'est la loi de la République. Vous posez une question qui est importante qui est quand est-ce qu'il sera jugé ?

Parce que quand il sera jugé, il ira en de prison, pour des faits de viol, vous savez que c'est 15-20 ans de prison. – Sauf qu'il n'y ait pas d'intention provisoire. Ça peut faire comme un ordal hollandais qui tue entre temps. – Non mais on est bien d'accord monsieur, on est bien d'accord. – Je fais des enfants en prison. – Si vous me permettez, monsieur, le délai d'audience, c'est très important.

Parce qu'aujourd'hui, c'est six ans en moyenne pour obtenir un jugement après des faits pour viol et huit ans quand il y a un meurtre. Donc on rajoute au problème des plaintes qui ne sont pas étudiées, ou parfois au dysfonctionnement très grave de la justice ou de la police ou de la gendarmerie. On rajoute quelque chose d'insupportable pour tout le monde, quels sont les délais pour avoir un jour d'audience.

En ce moment même, aujourd'hui j'ai passé ma journée à l'Assemblée nationale, nous avons un texte qui j'espère sera adopté avant le 14 juillet et il était voté par le Sénat. Donc le 14 juillet s'il est voté, il me permet de changer radicalement les choses pour vous, pour votre fille et pour toutes les victimes. De pouvoir créer 60 cours supplémentaires et de juger... de juger bien plus vite ses délais d'audience.

Pour qu'effectivement, parce que la détention provisoire c'est un juge des libertés d'adaptation qui en décide, vous avez parfaitement raison, mais pour qu'il puisse aller en prison et rester très longtemps en prison. Après on peut parler de la peine, prononcée par le juge, je vous ai dit ce que j'en pensais, la perpétuité réelle. Mais ça c'est vraiment quelque chose qui abra le corps et personnellement je pense que c'est en très très important de répondre à votre question parce que ce qui est très important c'est ce que vous dites, il y a des gens qui sont accusés.

On sait qu'ils ont commis les faits. Il y a des indices très graves et très concordants, c'est pour ça qu'il y a des mises en examen, et qui sortent de détention provisoire, soit parce qu'un juge l'a décidé, soit parce qu'au bout d'un moment on doit les libérer, parce qu'on ne peut pas garder d'advitable des gens qui ne sont pas passés devant un juge parce qu'on met des délais beaucoup trop longs. Et par ailleurs, je veux dire, monsieur, quelque chose de très grave, j'ai rencontré...

Je rencontre des victimes dans mon tour de France pour essayer de rencontrer les gens, pour c'est de comprendre effectivement leur détresse absolue qu'est la vôtre et qu'elle est celle de votre fille c'est qu'en plus si dans 6 ou dans 8 ans vous apercevez que cette personne a refait sa vie a fait des enfants, a trouvé un travail vous allez dire mais en plus il va plaider le fait qu'il ne faut pas casser sa famille, qu'il ait eu des nouveaux enfants, qu'il a eu une nouvelle vie. La peine sera moins importante. On vous fait subir une double peine avec des délais trop longs.

C'est quelque chose qu'on est en train de radicalement changé et j'espère correspondre au problème profond que vous avez avec votre fille, que la justice passera très vite et qu'elle permettra très vite de le voir en plus. Je voudrais qu'on entende Laura. Je suis désolé.

La question c'est par rapport à la présomption d'innocence à la présomption de culpabilité. On ne pourrait pas changer les choses, justement. Il ne pourrait pas avoir une présomption de culpabilité à place de la présomption d'innocence, comme il y a dans certains pays. – Alors, monsieur, aujourd'hui, c'est évidemment très compliqué la question des principes dans ce que nous parlons, mais il y a une affaire où on a des preuves et il y a une affaire où il n'y a pas de preuve.

Le boulot du magistrat, des 714, c'est de trouver des preuves. Dans des affaires comme la vôtre, telle que vous me la décrivez, ou comme celle de Liana, il y avait des preuves. Il y avait un constat médical, on connaissait la personne, on connaissait ses antécédents judiciaires, le psy a dit qu'il n'y avait pas de problème, qu'il n'y avait pas de mensonges, vous avez les messages numériques.

Ça, ça permet une mise en examen rapidement, ça permet d'inscrire quelqu'un dans un fichier judiciaire qu'on appelle le FIGES, il ne peut pas travailler avec les enfants et ça permet de le mettre en détention provisoire. Avouez avec moi que ce ne serait pas une justice, si quand il n'y a aucune preuve, et là le juge décide, voilà, il se peut. Ça peut arriver que des gens, vous le savez bien, puissent être innocents.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire une enquête. Ça veut dire que la culpabilité, elle n'a pas besoin d'être prouvée pour que quelqu'un est en prison. C'est le rôle des enquêteurs, c'est le rôle du magistrat que de dire là il y a trop d'indices concordants, il va en détention provisoire.

C'est ce que je regrette dans l'affaire Eliana, nous avions des preuves accablantes. Ça ne veut pas dire que la personne aurait été jugée avant le juge. Ça veut dire qu'il fallait le mettre d'urgence en dehors de la liberté pour protéger les autres enfants.

Alors Laura, Gabriel, Elie, tout le monde nous prend la parole on avance. Laura, bonsoir Laura Bonsoir. Laura, sophrologue est engagée dans une association justement de lutte pour protéger les enfants C'est ça, avec un livre qui est en train d'être illustré par Abel Je n'ai qu'un constat, je n'ai qu'une réaction à vos propos.

Vous parlez de dysfonctionnement. Un dysfonctionnement ce n'est pas quand il y a 160 000 enfants violés par an. Un dysfonctionnement ce n'est pas quand il y a un enfant violé toutes les trois minutes.

Un dysfonctionnement ce n'est pas quand il y a 11 % de la population qui a subi des violences sexuelles sur mineurs. Un dysfonctionnement ce n'est pas quand il y a un magistrat qui propose sa fille mineure sur des réseaux pédo-criminels et qui s'en sort avec un an de sursis. Un dysfonctionnement, ce n'est pas quand il y a un psychiatre chargé de l'évaluation psychique des victimes qui fait l'éloge de Guy Georges dans son livre.

Un dysfonctionnement, ce n'est pas quand il y a l'affaire Fiona. Un dysfonctionnement, ce n'est pas quand il y a l'affaire Maïlis. Un dysfonctionnement, ce n'est pas quand il y a Philippines, Lola, Vanille Thomas, Bastien, Marina Je pourrais en citer tant d'autres Alors il n'y a pas de dysfonctionnement avec Liliana Il n'y a que les conséquences d'un manque de courage politique, de laxisme, à se demander parfois s'il ne s'agit pas de désintérêt voire pire, de complicité avec une omerta silencieusement assourdissante.

Mais aussi de votre gouvernement, de vos prédécesseurs, de l'ensemble de la classe politique qui se taire et se mûre dans un silence. Et l'inaction depuis bientôt plus de 20 ans. Alors non monsieur Darmanin !

Aujourd'hui je ne vais pas vous poser de questions sur les faits qui ont conduit à la disparition tragique de l'ENA. Non, monsieur Darmanin. Je ne vais pas polémiquer sur le manque de moyens.

Ils sont là les manques de moyens. 11 magistrats contre 24 en Allemagne pour 100 000 habitants. Et à l'heure où vous inventez des logiciels, des plateformes pour traquer les entrepreneurs de ce pays qui meurt à bout de souffle.

Nous sommes encore à l'heure du pigeon voyageur pour transférer des documents pour une affaire de viol sous-mineur entre deux juridictions. Alors non, monsieur Darmanin, encore une fois, je n'ai pas de questions à vous poser. Je constate, je constate 614 nourrissons de 1 à 2 ans qui ont été violés en un an.

Monsieur Darmanin, vous parlez du six fonctionnement, moi je parle de violence judiciaire systémique. Alors aujourd'hui, je vous parle en tant que femme, en tant que militante, en tant que maire, en tant qu'héritière de victime, en tant que victime et je l'espère jamais en tant que mère de victime. Je vous parle au nom de toutes ces victimes qui se sont tuées par peur d'inversion accusatoire.

Je vous parle au nom de toutes ces victimes, qui sont des dossiers classés sans suite, je vous parle au nom de toutes ces victimes qui ne parleront plus jamais. Je vais vous dire, un viol ne s'arrête pas à notre entrecuisse. Il découle sur nos vies, nos couples, nos familles, nos enfants.

Il est pour eux. Ils vous collent à la peau, toute votre vie. Alors pourquoi dans des motions ?

Parce que vos dysfonctionnements, monsieur Darmanin, sont des réminiscences de mon viol en permanence. Voici ma question désormais. A quand un fichier qui recense les délinquants sexuelles, accusées ou en cours pour protéger vos enfants et vos femmes.

A quand des dysfonctionnements sur les 9 % de fausses accusations plutôt que sur les 81 % de victimes ? Madame, moi je comprends votre émotion mais je ne vous me permets pas de dire que je suis complice, vous connaissez Je ne dirai pas dit vous monsieur Darmanin Si vous avez dit complicité il y a des mots qui touchent profondément Vous ne connaissez ni mon enfance Je ne parle pas de vous parce que si vous vous sentez irresponsable c'est malheureusement pas la direction que vous voulez prendre mon propos Il faut que le ministre vous Je vous ai entendu, vous avez été...

La même réponse qu'Alinda, encore une fois, M. Darmanin ne s'adresse pas à vous personnellement. Il se trouve que je suis là et vous dites que je pourrais participer à une complicité sur des violeurs d'enfants.

Je ne vous permets pas de le dire parce que non Non seulement ça me touche profondément, vous ne connaissez rien de ma vie, ni de mon histoire familiale, ni de mon milieu social. Je fais le mieux possible, peut-être que je ne fais pas bien, il n'y a pas de problème pour le dire. On peut être battu aux élections, il n'y a aucun sujet, on peut remplacer les ministres, il n'y a aucun problème, simplement dans mon engagement personnel, je peux vous assurer que des mots comme les vôtres, et même si je comprends parce que vous me dites que vous avez été victime et héritière de victimes, comme vous le dites, et je le comprends très bien, je vous dis qu'il ne me touche profondément, et que personnellement il me blesse, et c'est le contraire de ce que j'essaie de faire chaque jour depuis que j'essaye de faire de la politique.

Et je ne me taire pas, voilà 4 jours, et j'ai parfois été le seul, où je suis haut parlement où je suis dans les médias pour répondre à vos questions. Qu'est-ce que j'ai à y gagner ? J'aurais très bien pu dire, comme beaucoup avant moi peut-être, mais peut-être beaucoup après moi diront la justice et l'indépendance, je ne peux pas intervenir.

Parce que là, je parle de sujet pour lequel je ne peux pas donner d'ordre à des magistrats. Voilà, et c'est mon devoir démocratique parce que je ne suis mis en justice que de répondre à vos questions. Vous parlez du fichier madame, puisque vous faites une proposition.

Il y a un fichier qui existe, c'est un fichier judiciaire qu'ils appellent le FIGES. C'est là où on met les gens qui sont désormais condamné, mais aussi mis en examen, c'est-à-dire pas en prison, pas condamné, mais dont on considère qu'il y a des indices graves qui montrent qu'ils sont des délinquants sexuels. Ce fichier, il existe.

Il fonctionne merveilleusement bien. Il fonctionne merveilleusement bien. Je Je pense que tu devrais t'en réjouir.

Madame, si on veut qu'on essaie un échange constructif, j'essaie d'aller jusqu'au bout de ma phrase. Est-ce que je lui ai dit que ça fonctionnait bien ? Je lui ai dit qu'il existe pour en parler dans les français.

Ce fichier, il permet par par exemple, en effet, aux collectivités locales, aux maires, de ne pas, quand ils font leur travail, évidemment il faut qu'ils fassent leur travail, de ne pas embaucher dans une garderie, de ne pas embaucher dans leurs services des sports, de ne pas embaucher à l'école des personnes qui sont mises en examen à faire de viol. Est-ce que ça suffit ? La réponse est non.

C'est un fichier judiciaire qui demande la décision d'un magistrat, c'est trop lent et ça ne touche pas tous les signalements que vous évoquez vous-même, soit par la crèche, soit par les associations, soit par les services logements des communes, par les médecins. Faut-il réfléchir à quelque chose de plus large, de plus rapide, de plus efficace ? Vous avez réponse madame.

Oui, vous avez raison. – Alors moi c'était justement sur le volet public, c'est-à-dire pour que par exemple les parents de Liana auraient pu regarder et ne pas emmener leur petite fille, ne pas autoriser leur petite fille à… – Pour savoir qui est dans le fichier. – Oui, complètement. – Gérald Darmanin là-dessus, sur cette proposition Moi, personnellement, madame, je pense que dans l'affaire Diana, encore une fois, ce n'est pas une question de fichier.

On n'a pas besoin de créer quelque chose. Elle serait en vie, malheureusement. Moi, en tant que maman, avant d'autoriser ma fille à aller faire une soirée pyjama chez une famille où il y a un un homme, j'aurais regardé le fichier et j'aurais vu les multiples condamnations ou en tout cas suspicion de condamnation pour pédocriminalité envers ce monsieur et je n'aurais pas mis ma fille en soirée de pyjama et ma fille ne risquerait rien.

Mais madame, normalement, ce monsieur n'aurait jamais dû, c'est ce que j'essaye de...

Mais malheureusement, les Français sont en train de pallier. Et c'est ce qu'on essaye de faire et c'est ce qu'on essaye de vous dire et de vous hurler, de vous crier, de le pleurer même parfois. On est en train, la France est en train de pallier à l'ensemble des mots de cette société.

Et si vous ne voulez pas que justice soit faite elle-même, à un moment donné, soit il va falloir aller plus vite, soit il va falloir nous entendre et peut-être écouter les propositions. Vous avez franchement l'impression que depuis un an que je suis ministère de la Justice, je n'essaie pas de réformer ça. Arrêtez de vous sentir jugé personnellement ?

Moi, la seule chose que j'ai « Jugez », c'est votre mot « dysfonctionnement ». Et je pense que l'allitération que j'ai faite avec ce mot, c'est vraiment sur ça que je voulais appuyer. En revanche, je ne vous ai jamais accusé à titre personnel.

Encore une fois, je parle d'une omerta. Ça ne veut pas dire que vous êtes complice de cette omerta, mais qu'il y en a une. Je vous remercie, si vous me permettez, de préciser vos propos, ce que je l'ai vraiment personnellement pris.

Et deuxièmement, je ne pense pas que je participe à une quelconque amerta. J'ai moi-même dit à plusieurs reprises, je suis ministre de la Justice, que je pense que nous sommes dans la honte d C'est le titre des journaux au lendemain de mes auditions lorsque j'ai témoigné devant la commission d'enquête de Mme Petit et lorsque j'ai reçu moi-même la civise. Je voudrais saluer en effet le travail qui n'a pas été totalement suivi.

Quand j'étais ministre de l'Intérieur, madame. J'ai créé le premier office de protection des mineurs, ça s'appelle l'OFMIN. Il n'existait pas avant.

Il n'y avait pas d'office de protection des mineurs. C'est-à-dire que j'ai eu l'occasion de dire à quel point la société aussi pouvait être en lien avec la pédopendographie. Parce qu'aujourd'hui, s'il y a un office avec des dizaines et des dizaines de policiers et de gendarmes qui permettent de lutter contre les viols en ligne, où des gens échangent des photos avec leurs propres enfants violés pour pouvoir les échanger avec des gens qui sont en Thaïlande ou je ne sais où.

S'il y a des gens qui regardent les connexions internet pour pouvoir faire des perquisitions, ça n'existait pas il y a 3 ans avant que nous le mettons en place. C'est parce que je m'intéresse depuis longtemps à cette question, peut-être que j'en fais pas assez, vous avez raison. Quand je suis arrivé, la préfecture de police, rien que Paris, il y avait 50 enquêteurs pour la brigade des mineurs.

J'ai doublé ses effectifs en deux ans. Peut-être que ça ne suffit pas, vous avez parfaitement raison. Votre question, c'est est-ce qu'on fait un fichier administratif ?

Où on met les personnes qui sont...

Oui, publiques au sens...

Administratif, pardon, au sens où ce n'est pas les magistrats qui le mettraient, mais que ce serait un fichier qu'on pourrait qualifier de citoyen où rapidement on pourrait mettre des signalements. Alors c'est la police qui ferait ces signalements, ce n'est pas moi en tant qu'individu qui rentrerai dans ce fichier. C'est fait de pouvoir le consulter, que le grand public puisse le consulter.

Moi je ne le consulterai uniquement. Écoutez-moi, je pense qu'on peut discuter de toute proposition à un moment où il faut protéger les enfants. La question qu'il faut savoir, si ce n'est pas une délation généralisée qui nous empêcherait de vivre en liberté, ça peut tout à fait aussi arriver.

Mais moi je suis prêt à discuter avec vous madame, et d'autres, sur ce genre de propositions que vous faites, qui nous permettraient peut-être, vous avez raison, d'écarter un certain nombre de personnes qui sont extrêmement violentes et qui ont des antécédents judiciaires. Peut-être revenir encore une fois sur l'affaire Liana. Je ne voudrais pas vous dire ce soir, qu'un fichier, s'il avait existé, aurait protégé Liana.

Ce qui aurait protégé Liana, c'est que tout le monde fasse correctement son travail. Mais ça, je suis complètement d'accord. A commencer par moi, jusqu'à la personne qui était en en contact sans doute avec cette procédure.

Ce qui me rend particulièrement en colère, et je le dis avec la froideur dans mes propos, pour éviter d d'être dans trop d'émotions, et en disant, et je dis devant vous que des magistrats formidables font un travail formidable, et on ne veut pas tous bien évidemment ou bien au contraire mettre les enquêteurs, les magistrats dans des difficultés, parce qu'ils vivent aussi des choses personnelles. Je suis sûr que les magistrats qui nous écoutent, qui sont les enquêteurs, qui sont responsables de la situation. Même s'ils ont fait des fautes éventuelles, on verra ce que dira l'inspection, ils doivent se sentir très mal ce soir.

Voilà. Parce que je pense pas qu'ils aient comme envie que les gamins soient violés. Ce que je vous dis, et c'est très important, dans les 70 000 plainte pour que les Français le comprennent.

Ma question est de savoir déjà, si on faisait notre travail, il y aurait beaucoup d'enfants qui seraient protégés. Si on va dans une deuxième étape, qui est le fichier que vous évoquez, je suis prêt à en discuter avec vous, et je suis prêt à en discuter avec le Premier ministre pour que très rapidement on trouve de la bonne idée de la part de citoyen de citoyenne, une manière de protéger nos enfants. Alors, il reste une question...

Qui pourrait y avoir accès à ces fichiers, s'il vous plaît Qui pourrait ? Dans mon idée, n'importe quel citoyen. Dans sa mairie, on pourrait savoir s'il y a un délinquant ou un fort suspect de délinquance sexuelle.

Les établissements scolaires également. Les établissements scolaires, vous en tant que citoyenne, une maman, un papa, un patron. Gérald Darmanin, il nous reste quelques minutes avec vous.

L'émission va se poursuivre évidemment en direct jusqu'à minuit. Et c'est moi qui vais vous poser la dernière question. Je pensais que les Français vous la poseraient ce soir et ils ne l'ont pas fait.

Je vais vous la poser. Est-ce que vous avez pensé depuis 10 jours à démissionner. Mais moi, si je pensais que j'étais responsable de la situation et que par ailleurs ça aiderait au fonctionnement de la justice, je l'aurais fait.

J'ai déjà proposé ma démission au président de la République quand j'étais ministre de l'Intérieur. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, c'est de la responsabilité. Je ne suis pas propriétaire de ma charge.

Simplement, j'ai l'impression personnellement depuis un peu plus d'un an que je suis ministre de la Justice que j'essaye de réformer. J'y arrive peut-être pas très bien. Peut-être que je n'ai pas su protéger nos enfants avec l'énergie que j'essaie de mettre ce soir et que je mets les années précédentes sur d'autres sujets.

Je pense qu'on l'a vu au ministère de l'Intérieur. Je me dis que quitter le bateau en pleine tempête, alors que j'essaie de dire aux magistrats qu'ils ont des responsabilités, alors que nous recrutons, alors que j'essaie de mettre la politique de l'enfance, comme je crois, elle n'a rarement été mise en avant. Alors que je porte des propos qu'aucun garde des seaux n'a porté sur l'imprescriptibilité ou le fait que des pédocriminels soient curables, je ne suis pas sûr que ça aiderait la cause.

Mais vous savez, dans 11 mois, moi, je ne suis plus ministre. Mais puisque vous avez dit ce soir que tout le monde pouvait avoir commis des erreurs dans cette affaire-là. Mais bien sûr, mais moi, le Parlement a raison de ma fonction et je n'ai pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Et par ailleurs, il n'y a aucun problème. J'ai des chefs qui peuvent me virer. Et d'ailleurs, il n'y a aucun problème.

Je réponds et je pense que je me mets en danger en répondant aux questions des Français. C'est tout à fait normal. Je ne suis pas propriétaire d'achat.

Je ne suis pas magistrat. Je ne suis pas fonctionnaire. Je ne suis pas avocat.

Je ne suis pas du monde de la justice, je suis un élu local et j'essaie de faire de mon mieux. Et je crois, j'essaye avec les gens qui m'accompagnent de faire de mon mieux. Est-ce qu'on a tout bien fait ?

La réponse est non. Puisqu'il y a non seulement ce terrible échec de consac pour l'Iyana, mais il y en a d'autres dont on ne parle pas et qui ne font pas la lune des journaux. Et puis il y a aussi des victoires.

Il y a aussi des gens qu'on arrive à sauver tous les jours. Et je pense, et c'est très important, que tant que les Français verront un peu de sincérité, d'authenticité, j'espère, comme ils le font chez moi dans l'ordre de la France, s'ils me connaissent bien, que même s'ils ne sont pas d'accord, ils me font confiance pour tenter de réformer un ministère extrêmement difficile, chacun sans doute, qu'est la justice. – Merci monsieur le ministre d'être venu ce soir face aux Français.

Merci à vous d'avoir participé au forum. Pardon aux Français qui sont là, on va continuer l'émission évidemment qui n'ont pas pu vous poser de questions ce soir. On va accueillir tous nos prochains invités.

Il va y avoir un peu de mouvement sur ce plateau puisqu'on va recevoir un certain nombre d'élus, de magistrats, d'avocats aussi. On va continuer à parler tous ensemble. Évidemment qu'ils entrent tous sur ce plateau.

Je vais vous les présenter au fur et à mesure. Charles Rodouel pour député pour le camp Renaissance. Yves Tréhara arrive, Gabriel Syriouari qui arrive également, conseillère de Paris PS et qui s'occupe notamment des violences sexuelles.

Alexander Nicolique pour le Rassemblement national, député européen. Et puis il y a des magistrats qui arrivent. Bonsoir monsieur le député, des magistrats qui arrivent.

Également le porte-parole du ministère de la Justice, Tasha Stroopkane qui nous rejoint. Également Jérôme Poza, bonsoir. Magistrat, vice-président, premier vice-président à cour d'appel de Nancy, je ne me trompe pas.

Merci d'être là, Jean-Pierre Colombiès arrive aussi, Joanna Rosenblum nous rejoint également notre consultante. Pardon Gabriel, vous voulez prendre la parole tout à l'heure, je suis désolé, le ministre est parti, mais on continue évidemment cette émission, vous, vous êtes prof évidemment et la jeunesse la protection de la jeunesse bien sûr ça vous parle qu'est ce que vous avez en tête je le disais tout à l'heure j'ai commencé par là cette émission qu'est-ce que vous avez sur l'estomac depuis dix jours beaucoup de choses. Je repense un peu à l'année qu'on a passé ensemble dans cette émission avec les Français qui nous regardent et les thèmes qu'on a traités et je crois que s'il y a autant d'émotions sur le sujet de Liana, je pense que c'est au travers de cette affaire, il y a tout un tas de choses qu'on a peut-être discutées, même dans d'autres de sujet.

Mon obsession avec vous, Maxime, ça a été de dire qu'on n'a pas les yeux en face des trous en matière de priorité aux générations. On en a parlé en matière budgétaire, on en a parlé en termes de ce que l'école devient, on en a parlé aussi au travers d'un drame comme celui Ce qui m'obsède, c'est qu'on entend aujourd'hui M. le ministre de l'Intérieur nous dire que ce n'est pas un problème de moyens parce que c'est un problème de doctrine.

Les enfants devraient être premiers. Mais il fait partie d'une majorité qui a fait tout l'inverse. J'ai la chance de parler à pas mal de gens depuis quelques que moi, qui sont un peu au fait des décisions prises par l'exécutif depuis quelques années.

Quand on en parle en pleine franchise, en réalité, on a eu une succession d'arbitrages budgétaires pour les personnes âgées. C'est ce qu'on a fait, toujours. – C'est-à-dire les retraites, etc. – Il me semble.

Donc on a privilégié les subventions. Bref exemple, fin 2025, le Parti Socialiste négocie avec le Centre et la question c'est qu'est-ce qu'on fait pour avoir une société un peu plus juste ? Moi l'argument que j'avais défendu à l'époque c'est que ces 3 milliards qu'on donne pour accélérer la mise au repos de personnes qui sont nées en 64 ou en 65, ça représente à peu près 3 milliards, on pourrait les mettre à la justice.

Ces mêmes 3 milliards on les met à la justice. Et là on aurait accéléré d'autres affaires je crois parce que je j'écoutais très attentivement la première heure, j'étais surpris quand même des contradictions. Je ne pensais pas le dire ainsi vraiment mais en fait on a entendu à la fois il n'y a pas de problème de moyens dans la justice et une affaire de viol prend 6 ans.

Pardonnez-moi, je ne comprends pas. On entend en même temps. Non non pardon, ce qu'a dit Gérald Lamalin c'est qu'il peut y avoir des problèmes de moyens dans la justice, il n'y a aucun problème, il n'y a aucun débat là-dessus.

Ce qu'il disait c'est que pour l'affaire qui nous occupe tous aujourd'hui et qu'on a tous en tête, ce que disait le milice c'est que pour lui c'est pas un problème de moyens, il y avait les éléments sous les yeux des entiteurs. Mais imaginons si ça avait pris 3 ans et qu'on fait moitié moins de temps, ça aurait été trop tard quand même, vous voyez, donc oui je comprends ça. Donc, priorité à la jeunesse, on ne l'a pas vue culturellement nulle part, etc.

On ne l'a pas vue dans ce gouvernement et on ne l'a pas vue là. Sur la question de l'informatique, moi, ce que j'avais noté aussi, c'est qu'on entendait M. le ministre nous dire « Non mais, on n'a pas de problème parce qu'on est capable de faire un fichier pourquoi pas faire un fichier mais là je me suis dit c'est quand même une position assez courageuse de prétendre que d'ici 100 ans on n'aura pas changé notre traitement informatique de la justice parce que si on dit qu'il n'y a pas de problème informatique on ne peut pas l'améliorer avec la machine c'est vraiment supposé que ça va être pérenne ce qu on connaît aujourd'hui.

J'y crois pas une seule seconde. Moi, ce que je pense, c'est que sur une affaire comme Liana, je me demande pas quand est-ce que l'humain prévient la machine ? Quand est-ce qu'on inscrit quelqu'un dans un fichier ?

Mais je me pose la question, est-ce qu'on pourrait pas aller plus vite parce que la machine prévient l'humain et qu'il faut aller très vite ? C'est-à-dire que la machine doit pas arriver en deuxième traitement. La machine doit arriver peut-être.

C'est-à-dire qu'en 2026, la machine devrait...

La machine ? L'informatique devrait être capable d'alerter ? Appelons M.

Mench. Demandons-lui de faire une solution souveraine avec Mistral qui centralise tout un tas d information, avec une sécurité totale. Faisons confiance en nos ingénieurs et qui soit un outil strictement accessible par messieurs mesdames les procureurs.

Quand vous dites M. Mench et Mistral c'est l'intelligence artificielle, le numéro 1 français de l'intelligence artificielle. Voilà.

Et il travaille avec déjà à certains ministères. Je pense que la justice doit leur parler aussi, peut-être qu'ils le font déjà et qu'on ne nous le dit pas mais il faut évidemment qu'il y ait une solution informatique qui dise au procureur « Excusez-nous, il y a urgence là ». En recoupant tout un tas d'informations, en faisant des enquêtes.

Quand on entend le nombre d'enquêtes qui traînent, qui sont dans les cartons, évidemment que ça ne suffira pas de simplement dire « On multiplie les procureurs » ou de dire simplement « Disons, le procureur doit commencer par celui-là » quand il y en a déjà trop ne serait-ce que sur ce seul sujet. Et enfin un dernier truc qui m'est venu tout à l'heure, Maxime maintenant, c'est sur la question de l'organisation de la justice. Peut-être que c'est une façon d'ouvrir la question mais on a beaucoup vu à la télé aujourd'hui qui juge les juges, est-ce qu'il y a un moyen de contrôler ce qu'il y a ?

En France, on a fait un choix assez ancien qui est que la justice elle est indépendante, si elle rend des comptes elle doit répondre au populisme et c'est très dangereux. Dès lors, il nous faut des experts capables qui ne rentrent pas de compte. Je ne suis pas sûr de ça.

Je ne suis honnêtement pas sûr de ça donc quand on se voit pas...

Moi je travaille à l'école de droit à la Sorbonne et j'enseigne à mes étudiants les systèmes anglais, les systèmes américains et ils font d'autres choix. Pas bon mais intéressant. Le choix américain ça a été de très très longue date de dire comme l'a dit monsieur Darmanin un juge est faillible.

Quelqu'un qui peut se planter il n'y a pas de raison de penser qu'il serait au-dessus d'un coup de fatigue etc. Dès lors créer des corps qui sont au-dessus d'un regard démocratique c'est forcément aller vers le mur. Donc ils vont très très loin.

Concrètement Kamala Harris elle était ses procureurs, elle a été élue en Californie. Ils votent pour leur procureur. Moi, j'imagine un procureur qui fait une erreur pareille.

Très évidemment, c'est rideau, fin de carrière. Ça pose plein de problèmes dans le système américain en réalité parce que les élections s'achètent. Enfin voilà, parce qu'il y a plein de façons par Mais vous dites, il y a quelque chose.

Je pose la question des contre-pouvoirs. Et on réfléchit lesquels ? Ce que les Français...

Moi, ce que j'entends avec...

Bon, on a parlé avant l'émission, pendant l'émission. Ce que j'entends, c'est un désir de contrôle. Tout ce qu'on fait aujourd'hui, nous, notre intervention, c'est de mettre la règle.

On a des représentant à l'Assemblée nationale qui décide d'un maximum de peine, c'est tout. On ne décide pas du minimum, on décide du maximum, on ne décide pas d'une peine moyenne, on peut dire voilà, on veut que quelqu'un fasse ça, il fait tant et puis parfois des violeurs, ils font 6 ans, ils se cassent. Donc moi ce que je pose comme question, c'est est-ce qu'on ne pourrait pas au moins avoir, peut-être pas tout de suite le contre-pouvoir, mais au moins l'information.

J'aimerais savoir, j'aimerais un accès public à des statistiques de la justice, vraiment dans le détail, pas un fichier imbitable que personne ne peut parcourir, où on voit quelle décision dans quel cas, etc. On va faire tourner, Mais évidemment, Safia, vous avez le micro. Bonsoir Safia, première fois que vous venez dans le forum.

Vous êtes infirmière ? Je suis infirmière de profession à Nice. Ok, qu'est-ce que je pose comme ça depuis tout à l'heure, mais qu'est-ce que vous avez sur le coeur depuis dix jours ?

Alors moi je suis maman de trois garçons, donc deux jeunes majeurs de 20 ans, 19 ans et 10 ans. Alors avant toute chose, je voulais rendre hommage déjà à Liana. Adresser...

Voilà mon soutien à ses proches. Je pense que c'est important, on l'a peut-être pas assez évoqué depuis le début de l'émission mais... voilà le processus de deuil va être long et douloureux.

Les dysfonctionnements de la justice, pour moi c'est un problème systémique qui perdure depuis des décennies comme on a pu l'entendre et qui ne sont pas imputables en tout cas à mon avis qu'à un seul individu ou un seul dirigeant à côté de ça moi j'ai peur peur de quoi je vous l'ai dit quand j'entends les discours dans le public j'ai peur que cette belle démocratie qu'on a tant défendu que nos ancêtres ont tant défendu soit autant remise en question en fait aujourd'hui de par les propos que j'ai pu entendre peur notamment quand vous entendez certains sur ce plateau dire moi si ça m'arrivait à moi je me ferai justice moi-même pour remettre en cause la peine de mort par exemple il y a un tas de libertés quand même de notre démocratie pour lesquelles on s'est battu ardemment qui sont importantes et sur lesquelles on doit s'accrocher en fait on ne doit pas se diviser sur ces questions-là je pense même si on a beaucoup de colère la colère elle est collective il y a eu des dysfonctionnements, des défaillances effectivement un enfant pour moi en tout cas la grosse problématique c'est la parole de l'enfant c'est à dire qu'aujourd'hui quand j'entends sur vos plateaux parce que j'ai pu l'entendre avec différents interlocuteurs qu'un enfant de 7 ans par exemple la rosin qu'on remette en cause enfin la parole d'une enfant qui a un discours qui va tenir un discours quand même assez élaboré qu'elle ne peut pas l'inventer de sa tête à cet âge là je suis infirmière j'ai travaillé avec les enfants à un moment donné, un enfant peut être manipulé j'entends mais il y a quand même des effets d'une telle gravité qu'on ne peut pas prendre en compte ces éléments là et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui on est enfin moi je suis je suis aberré en fait, je suis surprise et je comprends pas. Eli voulait réagir bonsoir Eli, avocat à Paris et habitué du forum voilà alors moi déjà premièrement je voulais dire que j'étais pas du tout surpris de cette affaire parce qu'en vérité on connaît nous pour la pratiquer l'état de la justice alors oui certes le ministre nous a dit que c'était pas un problème de moyens etc mais évidemment qu'il y a un problème de moyens dans la justice deuxièmement il y a aussi un problème au niveau des transmissions entre tribunaux et parce qu'aussi au niveau des greffiers des secrétaires il ya un vrai problème aussi c'est à dire que moi j'ai été ce cet après-midi à 16h15 à la cour d appels j'ai trouvé personne je veux les appeler ce matin au tribunal judiciaire de créteil on me dit c'est 9h30 à midi après vous pourrez plus les appeler sert qu'à un moment il faut aussi que tout le monde se remette en question ça là c'est la première chose deuxième chose c'est qu'aujourd'hui j'ai eu très mal à ma profession d avocat avec ce que j'ai entendu. Je ne sais pas si confrères, vous étiez dans les coulisses, mais on remet aujourd'hui en question c'est dramatique, ce qui s'est passé, c'est incommensurable.

Mais il y a des droits de la défense dans ce pays. On ne peut pas bazarder la présomption d'innocence et faire des fichiers à l'amour moins le nœud, parce que celui-là...

Mais où on va ? C'est-à-dire que...

Mais je ne comprends pas. Il faut raison garder. Comme l'a dit Safia, il faut se regrouper autour de valeurs qui nous rassemblent et pas justement agir sur le coup de la colère de ce qui s'est passé.

Il faut savoir justement raisonner en gardant nos principes fondamentaux, les droits de la défense, la présomption d'innocence. Sauf que la colère elle est là, il faut l'entendre aussi Elie. Mais il faut l'entendre bien évidemment qu'il faut l Non, parce que les propositions qui sont faites sont anti-constitutionnelles.

Elles sont anti-concisionnelles et à mon sens dangereuses pour Attendez juste pour éclairer les téléspectateurs qui n'engenderaient à l'instant. Tout à l'heure Laura disait au ministre Darmanin qui était sur ce plateau disait pourquoi est-ce qu'on ne crée pas un fichier des personnes qui ont été prises dans des affaires justement pédocriminels et un fichier qui serait consultable par l'ensemble de la population justement pour éviter d'accepter que son enfant aille chez telle ou sauf qu'il est aussi question des personnes mises en examen et mise en examen ne veut pas tirer coupable et ne veut pas tirer jugement supabilité alors laura peu importe attendez attendez attendez Elie et Laura on s'écoute on s'écoute et on dialogue évidemment au lieu de dire à l'amour tu expliques devant toute la France entière que tu es tout à fait d'accord pour que les erreurs judiciaires soient sur 91 % des victimes et non pas sur 9 % des accusés et j'espère que tu dormiras excellemment bien la nuit moi j'explique à la France entière moi j 'explique à la France entière moi j'explique à la France entière qu'il y a des principes sur lesquels on ne peut pas transiger notamment les droits de la défense et la prison sont d'innocence c'est tout parce que c'est pour ça que je fais ce métier que je me lève le matin 3ème chose 3ème chose 3ème chose 3ème chose 3ème chose 3ème chose 3ème et je termine sur moi c'est ce que je voulais aborder avec mon ministre entre guillemets de tutelle c'est la responsabilité politique et là j'ai été très très surpris de l'argumentaire de monsieur Darmanin qui disait on a failli j'ai failli mais dans ce dossier j'ai toujours dit responsable mais pas coupable c'est à dire qu'il est responsable mais pas coupable c'est pas lui qui a pris les décisions mais quand on est responsable un peu d'honneur politique bon sang on s'en va dans d'autres pays en ministre des transports japonais démissionne parce que le train a 3 minutes de retard Gérald Darmanin dit je partirai pas en pleine tempête c'est pas le moment mais c'est ce qu'il faut pourtant il faut dire voilà on a essayé de mettre les choses en place il y a eu une faillite majeure majeure majeure dans ce dossier là je prends mes responsabilités je m'en vais et c'est là mon sens qui serait passé pour un homme justement de responsabilité on peut pas dire voilà je me défausse parce que c'est ce qu'un l'a un peu fait quand même je me défausse sur les magistrats où il y a eu une faillite majeure alors j'en reviens à ce que disait Gabriel il disait oui mais les magistrats ils sont pas trop sanctionné en France etc aujourd'hui je veux quand même signaler qu'il y a un conseil supérieur de la magistrature avec justement une échelle de sanctions alors c'est sûr il n'y a pas beaucoup de récusations ça je veux bien te croire on a deux ou trois parents grand maximum mais aujourd'hui il y a quand même une échelle qui existe comme chez les avocats où les juges justement peuvent être sanctionnés en cas justement d'erreur ou de choses comme ça Lisa sur les sanctions les magistrats sont sanctionnés oui il y a des sanctions qui peuvent être appliquées aux magistrats j'ai les chiffres de 2025 c'est le dernier rapport du conseil supérieur de la magistrature sur 391 décisions rendues en 2025 303 étaient déclarées irrecevables 87 plaintes ont été rejetées et il y a eu une seule ordonnance je vais définir une seule ordonnance qui a renvoyé le magistrat en audience disciplinaire généralement ce sont des sanctions disciplinaires qui n'ont rien à voir avec l'exercice du droit et de leur profession ce sont des sanctions qui touchent des comportements des attitudes alors là en l'occurrence le magistrat dont je vous parle c'est un juge d'instruction qui a laissé un dossier en suspens pour ne pas dire en jachère durant 7 ans une sur tout à fait bon bon absolument Gabriel Damo oui non mais je n'ai même pas parlé des sanctions en fait j'ai dit qu'il fallait des contre-pouvoirs sur le système judiciaire en France franchement c'est pas spécialement réactionnaire vous savez Robespierre le voulait il voulait qu'on supprime même le mot jurisprudence il disait faut pas que les juges fassent la loi faut que ce mot disparaissent Pierre Bourdieu dans un article des années 80 écrit un texte où il dit la justice c'est un champ individuel où en fait on a privé les gens de la démocratie parce que des spécialistes maîtrisent le vocabulaire qu'on prive aux gens enfin en fait dire que la justice doit revenir au peuple c'est pas une position particulièrement réactionnaire et particulièrement anticonstitutionnelle c'est tout l'inverse on n'a pas encore inventé la bonne justice il y a Dominique Rizet je voudrais dire juste un mot pour ressentir un petit peu sur les fichiers il est impossible évidemment de créer des fichiers que la population pourrait consulter parce que c'est pas le papa ou la maman de l'enfant qui aura été violée et qui va faire quelque chose c'est un illuminé qui va prendre des noms et qui va aller essayer de venger tout le monde ou qui dira voilà j'ai agi parce que la justice n'a pas Donc c'est absolument impossible. On pouvait simplement déjà avoir un fichier correct qui permette à la justice de savoir qui a fait quoi, mais uniquement à des magistrats, uniquement à des policiers et uniquement à des gendarmes.

Et ça, ce n'est pas le cas aujourd'hui, Dominique ? Non, non, parce que Cassiopée, le fichier du ministère de la Justice, fonctionne mal, le ministre l'a dit, parce que l'otage, il faut que les policiers ou les gendarmes aient le tend et pense à mettre les informations dedans, ou que ce soit le magistrat qui les met quand il y a des classements sans suite. C'est assez technique.

Non, il n'y a pas un vrai fichier solide. Si on en avait un, ce serait bien, et il faudrait que ça soit consultable par des professionnels. Bon, on va continuer à en parler, évidemment.

Le choc et la colère, je le dis depuis tout à l'heure, c'est un forum important que nous faisons ce soir en direct sur BFM TV, un forum auquel vous pouvez évidemment participer comme d'habitude. Trois moyens, le QR code que vous scannez avec votre téléphone portable et vous nous envoyez vos questions, vos remarques...

Le mail forum bfmtv .fr ou encore le téléphone 0 890 03 1313, vous nous appelez et on prend vos appels en direct. Je lisais Liana, le choc et la colère, émission particulière dix jours après l enlèvement, puis la mort de la petite Liana et le scandale qui a suivi.

Le ministre de la justice était avec nous tout à l'heure en début d'émission. Je vous redonnerai la parole dans un instant mais d'abord je voudrais qu'on accueille à distance le maire de Puy-Casquier. Bonsoir Louis Turquie et merci de nous rejoindre ce soir en direct monsieur le maire.

Je le précise aux téléspectateurs qui nous regardent ce soir, c'est sur votre commune que le corps de la petite Liana a été retrouvé en fin de semaine Et il y a un mot que vous avez prononcé qui m'a marqué. Vous nous avez dit collectivement, je me sens d'une certaine manière, je nous sens d'une certaine manière complice de ce qui est arrivé à cette petite fille. Pourquoi vous avez employé ce mot-là de complice ?

Oui, bonsoir monsieur. Oui, effectivement. Bon, il est vrai que quand une telle catastrophe arrive sur notre commune, notre commune qui est habituellement si paisible, comment comprendre ça ?

Et c'est vrai que nous sommes tous sentis coupables ou presque complice de cette catastrophe, parce que ça arrive chez nous. Qu'est-ce que nous aurions pu faire pour, évidemment, rien ? Mais on n'arrive pas à s'expliquer cela.

Et toute la population est atterrée. Et c'est vrai que pour nous, c'est C'est atroce. On n'arrive pas à se l'expliquer.

Je vous dis, quand vous recevez des amis chez vous et qu'ils se blessent, vous vous sentez responsable. Là, on se sent un peu responsable de cette catastrophe qui est arrivée chez Qu'est-ce que vous sentez parmi vos administrés ce soir, je le disais, dix jours après l'enlèvement et la mort de cette petite Lyanna ? Qu'est-ce qui domine ce soir ?

Il y a de la colère, il y a de la peur aussi. Non, pas de peur, pas de colère, mais beaucoup de bouleversements. Les gens sont vraiment atterrés.

Ils ont envie de porter assistance à la famille, de lui exprimer son soutien. Je vois, je rencontre régulièrement les plus casquerois et plus casqueroises. Et voilà ce qu'elles me disent.

C'est terrible. Qu'est-ce qu'on peut faire pour aider ? Cette idée d'aider, d'apporter son soutien.

Et c'est pour ça que mercredi après-midi, nous organiserons un rassemblement de recueillement avec la population qui en a le besoin, qui en ressent l'envie, le besoin de se retrouver ensemble autour de textes, de musiques et d'apporter ainsi notre soutien à la commune durement éplorée. Avant les obsèques de la petite Liana qui auront lieu, me semble-t-il, en fin de semaine. J'ai une dernière question pour vous, monsieur le maire, parce que c'est une des choses auxquelles on réfléchit ce soir sur ce plateau.

Qu'est Qu'est-ce qui manque, selon vous, en France ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire de mieux et de plus pour mieux protéger nos enfants ? Écoutez, je crois que là, il y a une enquête en cours qui va montrer ce qui justement n'a peut-être pas marché.

Je fais confiance aux enquêteurs, je suppose qu'ils sont déjà arrivés dans le Gers, pour trouver une solution, pour dire la vérité à la famille qui le mérite, Aliana, qui le mérite aussi, terriblement. Voilà, et je crois que là, on aura des solutions. Il faudra partir de cette enquête qui est vraiment utile, indispensable, on aura des solutions.

Merci, monsieur le maire. Je suppose, je l'espère. Merci d'avoir été en direct avec nous.

Merci à Théry Pouillet qui a également permis la réalisation de ce duplex ce soir sur BFM TV. J'ai une photo à vous montrer ce soir. C'est une photo qui a beaucoup circulé depuis ce drame.

Photo qui a été postée par une syndicaliste du syndicat Unité et syndicats de police, Linda Kevam, qui lisait « Cette photo-là, ce sont les 350 dossiers qui sont stockés dans le placard d'un enquêteur de la protection de la famille ». Un enquêteur, 350 dossiers. On est à Paris et on parlait des moyens tout à l'heure.

Je ne sais pas qui veut réagir face à ça. Parmi les Français, pardon je donne la parole au public dans un instant. Non, je sais, je sais, mais on met les élus un tout petit peu à part au début de chaque partie du forum.

Sophia, vous voulez réagir ? Les enquêteurs aussi. J'arrive, ben voilà, tout le monde veut réagir.

J'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive, j Sophia, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là de retour dans le forum, toujours étudiante et toujours présidente de l'union syndicale des lycéens.

Je ne suis plus présidente. Ah, vous n'êtes plus présidente. Je suis toujours étudiante.

Eh ben voilà. Non, c'est affligeant, c'est affligeant de voir ça quand M. Darmanon nous explique que ce n'est pas un problème de moyens.

Enfin pardon, mais quand on voit ça, c'est quand même assez scandaleux. Et ensuite, moi je ne mesure pas la volonté politique avec de grands discours, mais avec des moyens qui sont mis en œuvre. Forcée de constater que les moyens ne sont pas mis en œuvre pour protéger les enfants de la République.

Et moi, ça m'inquiète d'autant plus que je suis une femme, une jeune femme en plus de ça, et qu'on se sente de moins en moins en sécurité dans ce pays, de part, non pas par l'immigration, parce qu'on entend ce discours partout et j'en ai marre, mais de part les choix politiques qui sont faits dans ce pays à un moment donné. Et la politique macroniste et même Sarkozy, etc., n'ont rien arrangé dans ce pays à un moment donné.

Donc si vous voulez...

Moi, ce que j'ai pas eu l'occasion de lui dire, mais ce que j'attendais de M. Monsieur Darmanin, c'est qu'il prenne ses responsabilités vraiment et qu'il démissionne. Parce qu'à un moment donné, nous dire que oui, il va être transparent, etc., etc., en fait, c'est le minimum.

Je ne sais pas pourquoi ils attendent qu'on l'applaudisse, mais c'est le minimum. Ses prédécesseurs ne l'ont pas fait, malheureusement. Mais lui, c'est le mignon qu'il a à faire.

Et quand il se dit qu'il se sentait concerné par la manifestation qui avait eu lieu, qui est très légitime par ailleurs, il disait que s'il n'avait pas été ici, il aurait été là-bas. Mais ce qu'il oublie de dire, c'est qu'à la base, elle était interdite de cette manifestation. Et que les gens ont dit non, ils ont dit qu'on ira quoi qu'il arrive.

Alors que c'est bien beau de faire...

C'était une manifestation notamment sur la place Vendôme à Paris, siège du ministère de la Justice. Bien sûr. Et c'est bien beau de dire ça ici, mais en attendant, bon, c'est pas ce qu'il a voulu faire.

Et ensuite, c'est important de le préciser, mais la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour justement toutes ces affaires qui n'ont pas été...

Sur la manière notamment dont on traite les des affaires de viol sur mineurs. Exactement, et donc en fait c'est un problème structurel et si on veut régler ce problème-là, c'est pas en ouvrant des places en prison parce qu'en fait il faut attaquer le problème de la racine à un moment donné. Il faut aller dans les lycées, il faut aller dans les collèges, il faut aller dans les maternelles, il faut aller voir le Le corps professionnel, il est formé.

Alors oui, ça demande des moyens, mais à un moment donné, si on veut diminuer le taux de criminalité pédo-pornographique, violences sexistes et sexuelles dans ce pays, il faut s'attaquer à la racine du problème, et ils ne savent pas ce qu'ils Il faut aller à la racine. Jean-Pierre Colombet, vous vouliez réagir face à la photo ? Vous, l'ancien enquêteur.

J'ai hérité d'un service d'enquête. Ce n'était pas des affaires spécifiquement mineures. On avait 13 000 dossiers qui étaient enregistrés et qui étaient stockés proprement dans une salle qu'il a fallu ensuite classer par année.

Merci de me donner la parole. Je représente très globalement, sans mandat, l'ensemble des enquêteurs, beaucoup d'enquêteurs de France et de Navarre qui traitent justement des affaires de mineurs et globalement d'affaires d'atteinte aux personnes qui souffrent mais vraiment dans leur corps et dans leur esprit de la démagogie politique qui nous assènent les réformes depuis plus de 20 ans on peut remonter même bien avant et vous allez comprendre pourquoi je dis ça parce que et là c'est terrible ce qui nous arrive parce que quand Lola a été assassinée dans les conditions qu'on connaît il y avait déjà eu une vague d'émotions mais tout à fait naturelle mais comme à chaque fois chaque enfant qui est assassiné ça nous prend aux tripes qu'on soit parent ou pas là l'affaire Liana c'est encore pire pourquoi parce que malheureusement ça arrive en période électorale et qu'est-ce qui va se passer vous allez le voir vous le voyez déjà on va assister à un florilège de promesses parfaitement ubuesque irrationnelle et totalement contre-productive vous savez l'excès de contrôle sur les magistrats ça va provoquer quoi la crispation du système on en a vraiment pas besoin au contraire ce qu'il faut quand j'ai entendu Emmanuel Macron de je ne sais plus trop où il était montré des gros je crois dire faut pas parler de moyens ben si monsieur le président on va vous en parler des moyens parce que vous les avez ignorés depuis dix ans idem pour le ministre sauf que pardon c'est le président de la république qui a fait augmenter les moyens de la justice. Je ne dis pas qu'on est arrivé à un état parfait, mais les moyens ont augmenté ces dernières années.

Et où sont-ils allés administration pénitentiaire, augmentation des indemnités d'avocats commis d'office et j'en passais des meilleurs. Mais pas là où il fallait. Vous parliez à l'avocat qui s'est exprimé tout à l'heure, dont je ne connais pas le nom, mais ce n'est pas grave, parler des difficultés pour se faire communiquer les pièces.

Pourquoi ? Parce qu'on manque d'agents, on manque d'agents dans la justice. Et pourquoi on en manque ?

Un, parce que c'est sous-payé. Deux, parce qu'il y a une fuite des vocations qu'on n'en a pas. Quand t'as à la droite ou à la gauche, et là je les mets tous dans le même panier, rassurez pourquoi je vous dis ça, s'il y a quelques personnes qui sont très actives dans les associations de défense aux atteintes aux femmes je commandais une unité spécialisée dans les agressions sexuelles et les viols à Marseille, d'accord je parle d'un port international, le port sur la Méditerranée, nous arrêtions des violeurs en série, des prédateurs de toutes sortes, nous avons été supprimés comme ça pour la mise en place de la police de proximité parce qu'il n'y avait pas la ressource et c c'est là où c'est important.

Il n'y avait pas la ressource humaine pour que cette réforme cogitée par des crânes d'œufs au ministère de l'Intérieur n'avait pas réfléchi à la faisabilité de la réforme et c'est de ça dont on crève aujourd'hui, c'est qu'il y a dans les ministères la chasse, une sorte de concours d'épines de la bonne idée qui devra être appliquée partout sur le territoire national sans se soucier de la faisabilité de ces réformes et c'est de ça dont souffrent également les gendarmes. Les gendarmes de la petite commune ils font quoi ? Contrôle routier le lundi, contrôle alco-test le surlendemain, opération narcotrafic le mercredi et je vous en passez des meilleurs.

Et chacun va de priorité en priorité mais fondamentalement on est à l'os, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, les services de police sont à l'os, la magistrature est à l'os, tout le monde est à l'os. Alors après nous parler de responsabilité, j'ai un sourire mais cynique, monsieur Switek ce soir, cynique parce que moi je l'ai eu les yeux dans les les yeux des femmes, le matin, violées parce qu'elles avaient un cutter la nuit et violées dans des rues. D'accord ?

Ça, personne d'autre que les enquêteurs ne les voit, ces femmes-là. Personne. Ni les victimes.

Personne ne les voit en dehors des personnels de brigade des mineurs qui sont en rupture de capacité de traiter tous les dossiers. C'est un coup de gueule, je vous l'accorde, je laisse la parole. – Mais vous êtes là pour ça.

Fernando, je voudrais qu'on vous écoute. Bonsoir. – Oui, bonsoir. – Merci d'être la première fois dans le forum. – La deuxième fois. – Ah, deuxième fois, pardon ? – Deux heures. – Pardon. – Deux déjà une pensée à Liana et à toutes les victimes malheureusement à toutes les victimes enfants malheureusement qui se passent en ce moment il y a eu beaucoup d'histoires en un mois je trouve et j'ai mal à ma civilisation, et pas qu'à la France, c'est à la civilisation.

Pourquoi ? Parce que les enfants, c'est devenu des proies depuis des milliers d'années. On devait les protéger.

Quand les humains ont fait des civilisations, on a créé des règles. Et pour appliquer les règles, on a créé la justice, pour qu'on fasse cohésion, pour qu'on protège les plus faibles. Les enfants sont les plus faible dans la nature il ya certaines espèces qui protège mieux les ans et les petits que nous les humains ils ont été sacrifiés ils ont été exploités ou soit pour le travail soit sexuellement en ce moment, c'est grave.

C'est très grave, je trouve. Moi, je suis père et beau-père de deux filles et je suis angoissé. Et j'aime pas me voir angoissé ni transmettre cette angoisse.

Je vais travailler, je veux être serein, savoir que mes filles et que ma belle-fille aussi soient bien traitées et qu'on s'occupe bien d'eux. Je vois ici. Beaucoup de colère.

Je vois beaucoup les constats. On a parlé des constats. Vous voulez parler de démission, monsieur Darmanin ?

Je lui ai posé la question pour vous. Oui, je voulais en parler parce que le principal intéressé qui démissionne, pour moi, ça, Ce serait de la lâcheté et demander des têtes. L'histoire de France a dit que quand on demande des têtes, souvent, on est le prochain sur la liste.

Donc ce n'est pas ça qu'on veut. À partir de maintenant, qu'est-ce qu'on fait À quoi ça sert de porter plainte ? À quoi sert la justice ?

Là, il y a des responsables des partis politiques. Je veux savoir à partir de maintenant à quoi ça sert. Dans une civilisation, on a besoin de trois choses.

L'éducation. la santé et la justice et la sécurité pour moi c'est pareil s'il n'y a pas ça la civilisation s'effondre c'est l'anarchie et on a vu tout à l'heure c'est la jungle et vous ne voulez pas Je ne veux pas de ça. On n'est pas des animaux.

On a su évoluer, on a su faire des choses prodigieuses. Moi je suis juste un ouvrier qui va travailler, qui paye des impôts comme tout le monde ici, et on ne voit pas le fruit de tout ça. Tout est en train de s'écrouler.

Il y a eu des manifestations la semaine dernière pour l'exploit d'une équipe. Et on disait que les jeunes de 12 ans, ils étaient responsables et qu'on pouvait les envoyer en prison. Donc ils font des bêtises, d'accord ?

Et ils sont responsables pour aller en prison. Mais quand ils sont victimes, qu'est-ce qui se passe quand ils sont victimes ? Là, il n'y a plus personne qui parle.

Les enfants, ça ne vote pas. Les enfants, ça ne parle pas. Les enfants, ça ne crie pas.

Et les enfants, on dirait que ça ne rapporte même pas d'argent, donc on ne s'en occupe pas. Je ne suis pas d'accord. Vous n'êtes pas le premier à dire ça ce soir.

Merci Fernando. Je vous ai en train de mettre d'armôts. Bonsoir.

Merci d'être là. Avocat de l'association Innocence en danger. Vous avez tout à fait raison monsieur, mais je reviens juste un peu en arrière.

Est-ce qu'on peut remontrer la photo des dossiers ? On va vous la remontrer la photo ? En fait c'est ça, c'est dans tous les commissariats.

C'est exactement ça. Nous quand on va en garde à vue, qu'on va assister des clients, que ce soit des victimes ou des mises en cause, c'est tous ces dossiers-là qu qu'on voit. Et je pense qu'on arrive un peu à lire, il y a écrit « viol » sur certaines des étiquettes, il y a écrit « mineur victime ».

Là il est écrit « viol », « mineur », « mineur victime », « autre ». Et donc nous en fait on a des dossiers qui sont là entre eux, tout au fond ou au milieu. On ne sait pas trop où est-ce qu'ils naviguent, où est-ce qu'ils zonent.

Et c'est ça qui est absolument tragique, c'est qu'on a des victimes qui viennent déposer plainte. J'en ai qui ont déposé plainte en 2020, 2021 pour des faits de viol, viol incestueux. Et le dossier il est encore là.

Il est encore là aujourd'hui, que ce soit en 2025, 2026...

Mais justement quand le ministre nous dit tout à l'heure 70 000 plaintes qu'on va aller réétudier en urgence avant le 14 juillet pour voir lesquelles il faut faire remonter au-dessus de la pile. Non mais ça n'a aucun sens, 70 000 plaintes, donc déjà ça veut dire que ces 70 000 plaintes elles dorment depuis je ne sais pas combien de temps ce qui est absolument atroce pour les victimes il faut bien comprendre en fait que attendre l'attente c'est juste mais insupportable c'est ce qu'on appelle la la victimisation secondaire. C'est, on attend juste d'être pris en compte, pris en considération par la justice.

On a été victime une première fois de tel ou tel fait et ensuite, on est une deuxième fois victime de la justice. On est victime de viol. il n'y a pas plus atroce que ça victime de viol parfois sur mineurs viol incestueux et ensuite on a le courage d'aller déposer plainte et qu'est-ce qui se passe ?

On attend un an deux ans que le parquet prenne enfin la responsabilité qui est la sienne. Et peut-être après, par miracle, on a un juge d'instruction qui est saisi via le parquet par un réquisitoire introductif. Et là encore, juge d'instruction, on attend un an, deux ans, trois ans avant d'avoir par exemple une première audition de partie civile avant qu'elle soit entendue, avant d'avoir une mise en examen et c'est absolument dramatique là j'étais au pôle mineur des juges d'instruction de Paris vendredi il y a sept juges d'instruction à Paris en charge des Les mineurs victimes ou mises en cause. 7, ils ont 130, 140, 150 dossiers à gérer individuellement.

C'est du délire. Et dans chaque dossier, il peut y avoir 3, 4, 5 millions d'examens et plusieurs victime. Je vais avoir l'autre côté de l'image avec Jérôme Pozat.

Bonsoir Jérôme Pozat. Oui, c'est intéressant d'entendre M. le Président aussi.

Merci d'être là. Magistrat, donc vous inquiétez pas, ça fonctionne. Non, non, ne touchez rien.

Surtout, ne touchez rien. Vous inquiétez pas, ça fonctionne. On est à la première fois, M. on est ravi que ce soit la première fois pour vous ce soir dans ce forum quand vous entendez ce que dit maître d'armont ce soir est-ce que c'est effectivement ce que vous vivez vous comme magistrat alors moi je l'ai vécu effectivement quand j'étais quand j'étais quand j'étais J'étais vice-procureur à Epinal.

Pour que les citoyens qui sont là ce soir comprennent, par rapport au parquet d'Oche, c'est un petit peu plus grand. C'est un petit parquet de province. On était six.

En En vérité, on n'était que cinq puisqu'il y avait un poste, un poste vacant. Et voyez ce que vous montrez là, les parquetiers avaient la même chose à, comment dire, fallait tomber la pile sur une semaine on va pas breuver les citoyens qui sont là de chiffres moi ce soir si je suis là c'est pas un exercice facile pour un magistrat vous parlez de justice depuis très longtemps je sais pas depuis 21 heures vous avez commencé sans le 100 magistrats donc voilà j'interviens doit être bientôt bientôt 23h ce que je veux dire c'est qu' il faut que les citoyens comprennent qu'il va y avoir une rupture au sein de la justice entre le ministère et le terrain. Et il y a une vraie coupure parce qu'il y a une vraie déconnexion.

Alors, je suis d'accord dans ce qu'a dit M. Darmanin aujourd'hui sur l'exigence de Mais pour que tout le monde soit d'accord, et je vais profiter que le porte-parole du ministère soit là ce soir, l'exigence de vérité, il va falloir qu'ils disent aux Français qui sont là pourquoi depuis 15 ans. Et ce n'est pas la faute de M.

Darmanin himself, c'est les autres avant. Pourquoi la chancellerie cache aux citoyens français et aux magistrats un rapport qui a été fait sur l'évaluation de la charge de travail des magistrats. Ça fait 15 ans qu'on l'attend, il y a eu un groupe de travail qui a été mis en place.

Ce groupe de travail, juste après le Covid, a sorti des conclusions intermédiaires les syndicats qui ont participé. Je ne suis pas syndiqué, mais les syndicats qui ont participé nous ont fait la retransmission de ce qui a été dit. Dans ce qui a été dit, il est mis en avant que...

Alors l'évaluation de la charge de travail des magistrats, pour que vous compreniez bien, c c'est qu'est-ce qu'on a à faire et combien on est pour le faire et qu'est-ce qu'un magistrat doit faire dans sa fonction, quand il est juge d'instruction, quand il est parquetier. Voilà. Tout ça, ça a été fait.

Et depuis Depuis 2021, on attend chaque année que la chancellerie sorte ce référentiel. Il ne sort pas le pourquoi ? Et alors attendez, et je finis parce que comme ça, monsieur le porte-parole pourra répondre, parce que c'est vraiment une question. et c'est, comment dire, le débat s'arrêtera en France si on a ces chiffres-là.

Ces chiffres objectivent le fait que dans certaines fonctions il faut deux fois plus de magistrats, dans d'autres fonctions trois fois plus. Vous vous rendez compte ? Et on ne sort pas, et là, dernièrement, on a dissous le groupe de travail et on a nommé une entreprise en la personne de Capgemini, qui ne connaît rien à la justice, et qui va vouloir venir donner son avis et nous dire combien on doit avoir de de dossier par magistrat.

C'est important parce que...

Le Fockele porte-parole du ministère de la Justice, si vous répondez, Sajas Stropkan, qu'est-ce que vous répondez à ça ? On cache la quantité de travail sous laquelle croulent les magistrats en France ? – Bonsoir à tous.

Peut-être préciser que je suis moi-même magistrat, c'est-à-dire que je suis porte-parole de la chancellerie depuis maintenant quelques mois, mais moi aussi je sais ce que c'est un dossier et la réalité de terrain. Pour répondre sur cette question précise de l'évaluation de la charge de travail, c'est très technique, je rassure tout le monde, il n'y a pas de cabinet de conseil qui est payé par le contribuable, ça pour le coup c'est objectivement faux. C'est un capgemini qui est associé ?

Écoutez, c'est objectivement faux. Je ne peux pas vous dire autre chose là pour le coup. Je ne peux pas vous dire autre chose là pour le coup, je ne peux pas vous dire autre chose.

C'est une autre vérité qui ment. Selon l'union syndicale des magistrats, c'est financé par la commission européenne et mis en oeuvre par un prestataire extérieur qui est effectivement Capgemini. C'est la commission européenne qui paye si vous voulez.

Non mais moi je veux bien mais là on fait croire. Je n'ai pas parlé de financement, j'ai parlé de personnes qui donnent son avis pour l'édiction. Moi je veux bien mais si vous voulez soit on dit les choses, ce que vous dites c'est que la commission européenne finance Capgemini.

Là vous nous dites c'est le ministère de la justice. Excusez-moi, la commission européenne...

Pas dit ça monsieur le porte-parole. J'ai dit que Capgemini était associé à ce travail et qu'il n'avait aucune expérience en matière juridique. Mais en l'occurrence est-ce que vous vous avez des statistiques pour corroborer le fait que les magistrats croulent sur le boulot ?

Je sais bien que...

On va peut-être reprendre les choses à la base. Je sais bien que ce soir, le ministre a pu s'exprimer. Je suis là depuis 21h, je vous entends.

Et je sais que, et je vous le dis en toute franchise, ça me fait beaucoup de mal parce que ce soir, c'est un réquisitoire contre la justice, clairement. Et ce que je me dis, de façon générale, ce que je me dis...

Non, non, mais laissez-moi parler. Ce que je me dis, c'est qu'en fait, c'est un échec pour l'institution que je représente parce qu'on vous a tous collectivement perdu, en fait. Honnêtement, vous n'avez plus confiance en nous.

Et objectivement, en tant que magistrat...

Oui, mais je l'entends. Je vous ai tous entendus. Là, ça fait quelques...

On va dire une vingtaine de minutes que je suis sur le plateau, mais ça fait une heure et demie, deux heures que je vous écoute. Et objectivement, je me rends compte qu'on vous a tous collectivement perdu. Et donc, laissez-moi quand même vous dire qu'en tant que magistrat et en tant que représentant d'une institution, ça me fait mal parce que je vais vous dire une chose, c'est qu'objectivement, j'ai pas été touché par la grâce et mon collègue non plus à la naissance.

La seule légitimité qu'on a à rendre la justice au nom du peuple français, en votre nom à tous, c'est parce que vous nous déléguez ce pouvoir. Et le jour où vous décidez de nous retirer ce pouvoir, en vérité, on l'a plus. Et donc, à partir du moment où vous n'avez plus confiance en nous, en vérité, on n'a plus aucune légitimité à l'exercer.

Il faut prendre le micro sinon ça marche pas. Je prends ma part si vous voulez. Monsieur, c'est à cause de vous qu'on n'a plus confiance en vous parce que vous nous dites que nous sommes perdus.

Vous êtes perdus. C'est vous qui êtes perdu, ce n'est pas nous probablement. Peut-être que vous avez raison et peut-être que j'en suis en partie responsable comme tous mes collègues.

Pas de votre faute. Quant à vous personnellement, je prends dans le global parce que le bordel, monsieur, le bordel, ce n'est pas depuis 10 ans. C'est depuis 20, 30, 40 ans.

Je pense qu'on peut reprocher beaucoup de choses aux ministres qui étaient là et même à moi là pour le coup c'est rare que je parle de moi mais vous voyez ça fait quand même une semaine en gros qu'on parle de l'institution judiciaire honnêtement des gens qui sont allés sur des plateaux télé pour expliquer, faire un peu de pédagogie et défendre...

Attendez, Linda. Là, vraiment, j'ai un vrai problème, parce que je vais vous dire pourquoi j'ai un vrai problème. Tout à l'heure, parce que j'ai une bonne éducation, je ne me suis pas offusqué devant votre ministre et notre ministre de la justice il prend tout pour lui et malheureusement vous êtes en train de faire mais pas exactement pareil absolument à un moment donné c'est l'inverse excusez moi si je me suis mal exprimé mais en fait je vous explique juste que c'est notre échec que vous n'ayez plus confiance en Non, non, parce que depuis tout à l'heure, vous prenez tout personnellement.

Monsieur Darmanin a maintes reprises lorsque je me suis exprimée, lorsque Laura s'est exprimée. Bon apparemment, et encore une fois, je le dis et je le redis, je n'ai aucun en tant que femme, je ne me victimise pas en permanence, mais en revanche, il est de fait qu'il a un sérieux souci quand on le confronte. Il a une problématique.

Ok, c'est une chose...

Sauf qu'en l'occurrence, le ministre n'est plus là pour se défendre. Non, non, il n'y a pas de soucis. Mais moi, ce n'est pas une attaque.

Je ne suis pas en train d'essayer de l C'est juste un fait que j'ai constaté. Je ne venais pas comme ça avec mon histoire de victimisation. C'est un fait que j'ai constaté.

A chaque fois, je dis « vous », la justice, il me parle de lui. Là, on est en train de vous présenter des faits. Vous dites « je suis très vexée parce que nous en fait on a le courage de se présenter sur les plateaux télé c'est pas du tout ce que j'ai dit madame excusez-moi si c'est ce que vous faites pardon je me perds attendez Sacha Stropkane ensuite Gabriel Kiriwari vous voyez collectivement, je prends les uppercuts permettez quand même que j'y réponde un minimum parce que, mais non mais Allez-y, allez-y, allez-y Sinon ça sert à rien que je sois là Pour le coup je peux quand même vous répondre ce que je disais c'est que et j'en suis désolé si je me suis mal exprimé ou en tout cas que ça a été mal perçu ce que je disais c'était que c'était notre échec à nous en tant qu'institution de vous avoir perdu alors peu importe si c'est nous qui sommes perdus ou si c'est vous ?

Le résultat est le même. Oui, mais...

Attends, vous n'avez pas le micro, Clément. J'entends, monsieur. Pour moi, le résultat, il est le même.

C'est qu'en vérité, vous n'avez plus confiance dans l'institution que je représente. Et que ça, c'est un problème démocratique. Mais oui, et j en prends ma part.

Moi, j'ai aucun problème là-dessus. Sinon, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise d'autre ? Donc moi, ce qui m'intéresse collectivement, c'est comment est-ce qu'on recrée ce lien de confiance pour que vous ayez nouveau confiance en nous ?

Et je pense qu effectivement il y a du travail et je le constate ce soir et donc je ne peux pas vous dire autre chose qu'essayons de trouver des solutions pour recréer ce lien de confiance Je pourrais vous dire sinon On va parler des solutions Monsieur le porte -parole, j'arrive, j'arrive, j On va parler des solutions dans un instant, on parlera aussi quand même de rester un peu sur les moyens avec les chiffres parce que les chiffres sont assez vertigineux quand on les compare aux autres pays. On verra ça avec Lisa dans un instant. Gabriel Syriouari pour le Parti socialiste.

Merci, j'ai trouvé effectivement aussi que l'intervention de M. Darmanin et même s'il n'est plus sur ce plateau je me permets de le dire parce qu'il est encore ministre de la Justice et il est pleinement responsable de ce fait là, je l'ai trouvé très choquante je trouve ça complètement dingue dans le contexte de venir ici et de réussir à se victimiser parce que c'est quand même ce qui s'est passé c'est ce que j'ai vu quand j'étais en coulisses aujourd'hui on a monsieur d'armanin qui se dit furieux de la situation on a le premier ministre qui s'est dit très choqué mais ça fait dix ans qu'ils sont aux responsabilités monsieur darmanin il a été ministre du budget ministre de l'intérieur ministre de la justice et il a l'air de découvrir le sujet nous ça fait justement dix ans notamment depuis me too qu'on alerte ça fait dix ans qu'on manifeste j'étais à la manifestation tout à l'heure qui n'était pas place vendôme parce que je pense qu'effectivement c Ça n'arrangeait pas qu'on aille directement sous le...

Il y en a eu une aussi, place Vendôme. On avait les images, ne vous inquiétez pas, on l'a vue. Oui, mais elle était...

Non, il y en avait deux. C'était plus celle qui était autorisée. Elle avait été déplacée, place Lépine, peu importe.

Ça fait dix ans qu'on alerte et qu'on demande que ces plaintes pour viol soient prises au sérieux. Parce que malheureusement, et c'est ça le sujet aujourd'hui, c'est que ce qui s'est passé dans l'affaire de Liana, ce n'est pas un dysfonctionnement isolé. Malheureusement, c'est tristement banal.

C'est la manière dont les plaintes pour viol sont traités y compris sur mineurs sont traités aujourd'hui dans notre pays donc bien sûr qu'il ya une question de moyens et moi je pense que les chiffres c'est important de les cités aujourd'hui en france il ya deux fois moins de juges que dans la moyenne européenne à quatre fois moins de procureur. Évidemment, ça a des conséquences. Aujourd'hui, depuis MeToo, il y a deux fois plus d'affaires de viol sur mineurs parce que la parole s'est libérée.

Donc, il faut que les moyens suivent, évidemment, pour permettre le traitement des dossiers. On l'a vu sur cette photo, mais c'est ce que nous disent tous les professionnels. Donc on ne peut pas éluder la responsabilité politique.

Aujourd'hui, la responsabilité, elle est d'abord politique. Et je vais terminer sur un dernier point parce que je ne l'ai pas beaucoup entendu ni ce soir ni ailleurs dans les commentaires. Quel signal vous pensez qu'on envoie sur la prise en compte des plaintes pour viol quant au sommet de l'État ?

On a des prises de parole comme celles du président de la République sur...

Je suis désolée, c'est l'émotion parce que je suis vraiment très en colère. Mais quand on a notamment un ministre de la Justice qui a été accusé de viol, quand on a un ministre de la Justice qui a été...

Pardon, la justice est passée aussi là, en l'occurrence. Non, non, attendez, je vous parle de signal politique, je ne vous dis pas qu'il est encore accusé. Ce que je vous dis c'est que c'est quelqu'un qui a admis avoir échangé une faveur sexuelle contre une promesse de passe-roi.

On ne va pas refaire ce sujet-là alors qu'il n'est plus là ? Non, non, mais ce n'est pas le sujet, je ne suis pas en train de l'attaquer en tant que Gérald Darmanin. Ça c'est trop facile.

Vous n'énervez pas monsieur, je vous parle de signal politique qui est envoyé sur...

Je vous parle de signal politique qui est envoyé sur l'importance accordée. Et on a le président, quand monsieur Gérard Depardieu est accusé de sexualiser une gamine dans un documentaire, on a probablement été nombreux à voir les images ici. Et quand on a le président de la République qui dit que Gérard Depardieu rend fier à la France, vous pensez que ça envoie quoi comme signal sur la prise en compte des plaintes pour viol ?

C'est dramatique. Pour poursuivre ce que vous dites là, vous parlez de responsabilité politique. Vous êtes au Parti Socialiste, ville qui dirige la Ville de Paris depuis quelques temps.

Vous allez me sortir les...

Oui, bah, allez-y. Vous sortir quoi, madame ? Mais je peux vous répondre.

On parlait tout à l'heure du...

Attendez ! On parlait tout à l'heure du périscolaire avec Linda qui était juste derrière vous, on parlait du périscolaire tout à l'heure avec Linda qui dit moi j'ai une gamine de 3 ans et ça me fait peur de confier mon enfant au périscolaire, la responsabilité politique elle est là aussi. Mais bien sûr il y a un problème, il y a eu un Un problème complètement généralisé de prise en compte de la parole de l'enfant, de prise en compte du sérieux de cette question de la domination des enfants, de la domination masculine de manière générale.

Et ce sujet, il existe dans toutes les institutions qui reçoivent des enfants. Il existe à l'école, il existe aussi dans les familles, il existe partout. Et aujourd'hui c'est bien un sujet culturel.

Donc je ne vais pas venir vous dire que tout est parfait. On a pris le sujet à bras-le-corps, je ne vais pas forcément, je peux si je suis interpellée, vous expliquer ce qu'on a mis en place, on a adopté un plan de 20 millions d'euros, etc. Je peux revenir là-dessus sans aucun problème.

Ce qui est certain c'est que c'est un sujet profondément culturel dans notre pays aujourd'hui il faut entendre le juge durant qui était à la tête de la civile a émis un certain nombre de recommandations il le dit très très bien aujourd'hui le problème c'est que ce sujet de violence sur les enfants il n'est pas considéré comme grave il n'est pas considéré comme sérieux parce que non c'est très grave quand même parce que cette histoire de périscolaire à paris je veux bien que ça existe dans d'autres communes et Et malheureusement, je crains fort que ça existe ailleurs et pas uniquement que ce ne soit pas circonscrit à Paris, mais la lenteur avec laquelle vous avez accepté de traiter ce dossier. C'est du ressort de la municipalité. Alors, vous n'avez jamais fait votre mea culpa, ni Mme Hidalgo, ni M.

Grégoire, qui vient d'être élu maire de Paris. Je suis désolé. Donc, vous pouvez accuser le garde des Sceaux actuel, qui au moins lui dit « j'ai fauté, mon administration a fauté, mais on aimerait aussi... » Parce que je peux vous dire que c'est ravageur ce qui s'est passé à la ville de Paris.

Mais ravageur Le nombre de gamins qui ont été victimes de personnes qui n'ont pas été recrutées normalement, sans qu'on se soucie de leur dossier, de leur passé, de leur expérience, de leurs compétences, eh bien c'est tout à fait honteux. Donc là pour le coup je ne voudrais pas qu'on laisse passer cette histoire. Cette histoire elle est emblématique et je vais vous dire une chose, c'est bien regrettable que l'élection à Paris n'ait pas été plus concentrée sur ce sujet-là.

Parce que c'est les gamins parisiens qui ont été victimes d'un système qui a perduré pendant des années et des années, où vous avez en plus des encadrants qui passaient, quand ils étaient plus ou moins suspectés, dans l'arrondissement d'un côté. Mais c'est absolument dément. – Alors attendez, Gabriel Sirouari pour vous répondre ensuite, Laura et Linda qui voulaient intervenir. – Gabriel Sirouari, vous n'avez pas le micro Linda ? – La seule mini-phrase que j'avais à dire, et encore une fois ce n'est pas pour vous fustiger madame, mais Emmanuel Grégoire a été à la tête de la petite enfance pendant plusieurs années à la mairie de paris et il n'a jamais fait son mea culpa moi j'ai honte qu'il ait été élu maire de paris avec les autoressources humaines et pas la tête des petites arranges aux ressources humaines il n'a pas été à la tête de la petite enfance ah bah alors écoutez il ya des cas mais mais mais moi Moi, j'entends évidemment la colère et à aucun moment ça n'a été nié.

Le maire de Paris a fait des excuses. Nous Nous avons adopté lors d'un conseil de pari exceptionnel qui était le premier de la mandature convoqué quasiment immédiatement un plan d'urgence sur la question du périscolaire avec 20 millions d'euros pour mettre en place une cellule d'écoute dédiée à la parole des Pour mettre en place des travaux dans les écoles pour empêcher le fait qu'un adulte soit seul avec un enfant, pour réformer profondément, vous avez raison, la filière du périscolaire à Paris comme ailleurs en France où ce métier est bien trop précaire et donne lieu à des recrutements qui aujourd'hui font qu'il y a un turnover bien trop important et donc c'est la raison pour laquelle nous allons créer à la rentrée 2026, et c'est déjà engagé, une école du périscolaire à Paris pour mettre aussi fin autant pour mettre en place des tons continus et que ce ne soit plus un métier aussi précaire. Et j'insiste encore une fois sur le fait que le sujet, il est absolument culturel et que je ne voudrais pas, et c'était mon propos quand j'évoquais le ministre de la Justice, qu'on élude le problème avec des responsabilités individuelles.

On voit bien qu'il y a une tentation aujourd'hui de la part du gouvernement, de vouloir, pardon pour l'expression, mais jeter sur le bus quelques magistrats en expliquant qu'il y a eu des fautes individuelles. Il y a peut-être sûrement eu des fautes individuelles et une enquête administrative est en cours pour le déterminer. Mais le sujet, ce n'est pas celui Lui, tu as la responsabilité collective et politique.

Il ne faut pas se tourner la parole, Gabriel Chériouari. Laura voulait réagir. Oui, alors je suis absolument effarée et j'invite les gens, s'ils le veulent, à regarder mon intervention avec Mme Audrey Juste avant les élections parisiennes Pour voir ce que je pense du périscolaire à Paris C'est assez sympathique Par contre il y a quelque chose qui a été dit Et qui est extrêmement important C'est le poids qui repose sur les victimes C'est-à-dire qu'il nous est demandé Depuis MeToo de parler, de de hurler, de crier, de dénoncer, de porter plainte.

On a tout ce poids qui repose sur nous et si on ne le fait pas correctement, c'est l'inversion accusatoire. C'est de notre faute parce qu'on l'a dit au bout de trop de temps. On l'a dit et ce n'est pas correctement, c'est-à-dire que la temporalité d'une victime n'est absolument pas entendue.

Si notre version change, c'est un mécanisme psychologique, on s'est protégé pendant des années, on est désolé si notre version, elle change. On est désolé si quand un enfant vous parle et que j'ai prôné et c'est l'une des mesures où par contre je suis heureuse que monsieur Darmanin la prenne à bras le coeur et non pas à bras le corps sur le principe de précaution. C'est évidemment quelque chose qu'il faut faire puisque quand j'ai commencé à en parler et je vois les réactions dès qu'on remet la justice en cause.

Alors si je remets ma justice en cause, Elie, je suis navrée, c'est parce que je l'aime très fort et j'aurais tellement peur que si tu étais à la tête de ce syndicat que je me retrouve sur le mur des con comme le papa de cette fameuse victime de Guy-Georges. Mais si j'en parle...

Mais Elie n'est pas magistrée, elle est avocat, je le rappelle. Exactement. C'est pour ça que je dis que j'en suis très fière.

Mais ce que je veux dire c'est que j'ai été confrontée quand j'ai commencé à en parler où on m'a dit avant même de penser à la sécurité de l'enfant, on parlait aux pauvres pères et effectivement peut-être qu'il y en aura et ce sera dramatique qui allaient être privés du droit de voir leurs enfants. Et encore une fois, on fait porter les erreurs judiciaires sur les victimes. Si les plaintes sont cassées sans suite, c'est parce que la victime n'est pas assez vite à l'hôpital et qu'on n'a pas pu faire des analyses de viol sur elle.

Il va falloir à un moment donné que le poids change de camp. Ce n'est pas à nous de prouver notre traumatisme. Ce n'est pas à nous de vous apporter les preuves suffisantes.

On fait ce que l'on peut avec les armes que l'on a. Pardon, j'entends ce que vous dites, Laura. Je signale ce que disait Gérald Armana tout à l'heure ici sur ce plateau, qui était de dire que selon lui, et c'est un peu les informations qu'on avait ici à BFM TV, toutes les informations dont on parle là, elles étaient à disposition de la justice, dans le cas de Liana.

Les rapports médicaux, les rapports psychologiques, etc., ils étaient à la Et malgré tout, ça n'a pas fonctionné. Ça a complètement demandé à monsieur l'enquêteur la vitesse à laquelle le logiciel fonctionne.

C'est-à-dire que quand moi je suis allée porter plainte pour un autre fait, qui était de la violence physique, pas de la violence sexuelles, pour mon dépôt de plainte, j'ai dû signer un petit bout de papier où j'ai écrit que j'autorisais l'officier de police judiciaire à signer à ma place puisque le logiciel plantait. On est en en 2026, à l'heure où la Chine va nous manger avec l'IA et les Etats-Unis aussi. Et nous, on envoie des pigeons voyageurs entre juridictions.

Oui, c'est un des sujets aussi là. Je voudrais qu'on accueille les téléspectateurs qui nous rejoignent il y a l'instant. Il est 23h05, vous êtes sur BFM TV, c'est un forum, on est en direct. 10 jours après l'enlèvement, puis la mort de la petite Liana.

Le choc et la colère, c'est le titre de cette émission. Je voudrais revenir sur la colère de Maximilien. Tout à l'heure, Maximilien.

Face au ministre Darmanin, vous avez dit « si ça m'arrivait, je suis persuadé que je chercherai, moi, à me faire justice moi-même ». Avec les moyens financiers dont je dispose, sans problème. Sans problème.

Je ne veux pas de complexe. Je pense qu'on aime beaucoup de Français, peut-être masculin en priorité, peut-être féminin qui craquerait. Sans complexe puisque toutes les manières je vais vous dire un truc tout simple j'entends madame à côté il se renvoie la balle ça fait que c'est que ça à chaque fois sur chaque plateau que vous faites chaque fois ça se renvoie la balle mais nous en fait nous personne n'a rien d'autre problème.

Personne. Quand le RN va prendre la parole, je vous garantis, je vous mets 100 balles, ils vont commencer à le torpiller. Je ne défends pas plus que lui.

Mais ça va être ça, parce que c'est que ça en permanence. Eux, ils sont focalisés sur un problème, c'est l'ARN pour 2027. Mais tout ce qui se passe actuellement, il n'y a personne qui le règle.

Donc nous, nos gamins, ils sont en danger toute la journée, tous les jours dehors. Moi, j'ai une gamine de cas 2 ans. C'est ma poupée, mais je vous dis que le mec qu'il touche, qui la touche par exemple, il est mort.

Et tous ceux qui n'ont pas fait le job à côté, je vais les traquer. Je vous le dis sans complexe, parce qu'il n'y a personne qui va le faire. Monsieur Darmanin, j'ai entendu, c'est lamentable, vous lui avez dit tout à l'heure en phase.

Mais je recommence, Macron, il n'a même pas d'enfant, il ne sait pas ce que c'est que d'avoir un enfant. C'est pas pour ça que vous ne voulez pas défendre les enfants et les protéger ? Non, mais c'est pour ça qu'on a un discours laxiste, où il y a des gens qui prennent des décisions qui ne sont pas confrontées à ce que nous, on vive actuellement.

Mais vous voyez le danger que ça peut représenter quand dans une société, on commence à dire je vais me faire vengeance soi-même, je vais aller les traquer, etc. Pourquoi on en est là ? Parce que la justice, elle est laxiste. je suis désolé de le dire je vous entends en vrai ce que vous dites monsieur est la conséquence de ce que je soulignais avant c'est à dire qu'à partir du moment qu'est-ce qu'on dit à ses parents ? ils ont perdu un enfant à partir du moment où on vous a perdu c'est tout ce que je disais voilà c'est qu'en fait vous m'avez perdu mais plein d'autres mais je l'entends monsieur en face et est justement quand il ya plus j'entends que vous avez travaillé pour le ministère de la justice je l'ai entendu avant et donc ça me fait d'autant plus de peine non mais je m'allais j'y clé bon allez-y clément ça me touche d'autant juste une chose 3 minutes maxi maximilien on réagit à chaud avec cette petite gamine mais il va y en avoir d'autres soyez la petite Philippine on avait dit ils étaient tous offusqués plus jamais plus jamais ça recommence et on fait rien et moi j'ai pas envie que ça commence et que ça soit la mienne tout ce qu'il dit c'est exactement ce que je pense moi je suis père je suis papa de deux petites filles 4 ans, 1 an et demi j'ai ma première qui est à l'école depuis 2 ans l'autre ça va arriver aussi elles vont grandir vous touchez à mes enfants vous touchez à mes enfants vous êtes mort c'est fini, c'est terminé vous pouvez déjà dans votre tête réserver je sais pas moi un cercueil ou j'en sais rien mais vous vous rendez compte à quel point c'est terrible de dire ça ? c'est terrible de le faire j'en parle même pas mais c'est terrible c'est la fin mais vous savez ce qui est terrible c'est ça qui est terrible c'est ça qui est terrible c'est ça qui est terrible c'est à dire que comme je je disais à monsieur le ministre tout à l'heure ce mec là ce mec là ce salopard je suis désolé je suis devant la France entière mais c'est une enflure et encore je pèse mes mots je pèse mes mots ce mec là ce soir il est en détention provisoire il dort dans sa cellule tranquille tout seul en sécurité et il dort bien il dort bien parce qu'un mec comme ça il est tordu un mec comme ça vous ne pouvez pas le réinsérer dans la société lui et un autre qui a fait le même genre de saloperie un mec comme ça comme il disait tout à l'heure un mec comme ça je suis désolé je vais pas me faire des copains Dominique Dominique Dominique le micro sur le micro ça marche pas quand vous étiez quand vous étiez surveillant pénitentiaire vous l'auriez croisé vous l'auriez gardé là en détention où il est qu'est-ce que vous auriez fait vous en avez croisé des gens comme lui oh oui j'en ai croisé et c'est aussi entre autres vous les avez pas tués écoutez c'est aussi c'est aussi entre autres exactement j'étais en détention c'était dans le cadre de mon métier maintenant même si à l'heure d'aujourd'hui j'étais encore surveillant d'accord détention pas détention surveillant par surveillant ministre pas ministre je m'en cogne vous touchez à mes enfants vous êtes mort c'est tout c'est comme ça, c'est la règle.

Tu touches à mes enfants, monsieur Bardella il dit vous touchez un policier et vous dormez en prison. Moi je vous dis...

Mais qu'est-ce que ça va résoudre ? Qu'est ce que ça va résoudre ? Exactement, dans le jargon pénitentiaire on dit effectif moins un.

Terminé, un salopard à moins. Des économies, d'accord ? Et c'est pour ça que tout à l'heure, quand il parlait... – Mais la justice expéditive, c'est la justice personnelle, personnalisée, etc. – Ah non ! – C'est l'échec total de notre société, c'est-à-dire que c s'est foutu, il n'y a pas d'appel, il n'y a rien, il n'y a plus rien.

Il n'y a plus de justice en réalité. C'est la fin de la justice que vous proposez. Maxime, s'il y avait en France un rétablissement, je suis désolé, je ne vais pas me faire des copains, mais je m'en S'il y avait un rétablissement de la peine de mort pour les terroristes, pour les pédophiles, pour les violeurs, pour ce genre de salopards, il y aurait des économies et il y aurait des places de prison en plus.

Parce que ces mecs-là n'ont pas le droit de vivre. Alors attendez, tout le monde veut réagir. Johanna Rosenblum.

Oui, vous savez Maxime, là on entend des papas, on entend des parents, C'est ces gens-là qu'il faut écouter, avant la justice, avant la politique. Il ne s'agit pas de colère de ses papas, il s'agit de désarroi. Si les Français sombrent dans le désarroi concernant la sécurité de leurs enfants, ils Il va y avoir une guerre civile.

Les choses vont se régler d'homme à homme. C'est très important de prendre conscience de ça. Je sais que vous l'avez déjà évoqué depuis le début de l'émission, mais rendez-vous compte un enfant toutes les trois minutes.

Quand un enfant parle, ce qu'on oublie de lui dire c'est que dans 70 % des cas, il va y avoir un non-lieu. Les faits sont insuffisamment caractérisés. Donc on dit aux enfants parler, ça c'est le titre du journal, le titre du roman mais on leur dit dans le même temps 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 les sept hop vous dégagez.

Les enfants parlent, on leur dit procès ou trop. Donc procès ou trop les enfants ont menti donc on va pas croire les enfants. Les enfants mentent, ils affabulent.

Une maman dénonce, on lui dit que c'est une mère manipulatrice qui manipule son enfant pour des raisons de conflit conjugal. On désigne un agresseur, un bourreau, on dit présomption d'innocence. Il y a une enquête qui est en cours, qui dure 6 ans, 7 ans, 10 ans, dit la justice fait son travail.

Vous savez, j'aimerais accompagner mes patients dans un parcours de reconstruction après le trauma. J'aimerais aussi les accompagner dans un parcours judiciaire pour qu'ils puissent faire face à la justice, parler, s'exprimer. Mais aujourd'hui, vous savez ce que je fais avec mes patients ? 8 patients sur 10, je leur trouve des places en hôpital psychiatrique, je supplie mes confrères psychiatres et pédopsychiatres de prendre encore ces patients et j'en perds chaque année 10 parce que 50 % des victimes se suicident et passent à l'acte.

Voilà ce que je Je fais de mes journées depuis des années. Mais donc, Johanna, la question, on en revient à ça et au cœur, c'est de croire ce qu'ils dénoncent. D'abord, j'ai bien entendu Jean-Pierre Colombien, ça ne veut pas être sacralisé, mais de croire au moins, d'écouter, d'écouter, d'entendre.

Je pense qu'à minima, la parole de l'enfant, de l'enfant, parce que vous le disiez tous très bien, un enfant n'invente pas des actes sexualisé comme un adulte, il n'emploie pas des mots à mauvais escient. Je pense que la parole de l'enfant, et je ne parle pas que de paroles verbales, je parle de comportement, de syndrome de stress post-traumatique, de scarification, de de cauchemars, de hurlements la nuit, ça doit déjà être une preuve. La parole de l'enfant n'est pas une preuve caractérisée.

Alexandre Nicolique, quand vous entendez ce qui est là, quand vous entendez Clément dire « justice soi-même » Mais parce que je la comprends, cette colère. Parce que moi, quand je vous entendais, monsieur, vous représentez le ministère de la Justice et vous nous dites l'échec, c'est qu'aujourd'hui, les Français n'ont plus confiance en la justice. Mais non, monsieur, l'échec, c'est qu'il y a 130 viols ou tentatives de viol par jour en France.

L'échec, c'est qu'il y a 1200 agressions et coupes blessures volontaires par jour en France. L'échec, c'est qu'il y a près de trois meurtres par jour en France. Et ça, c'est la conséquence d'une politique qui est menée depuis des années de laxisme judiciaire qui fait que les Français en ont marre de se dire que même quand ils portent plainte, même quand les individus sont condamnés, il les revoit très rapidement dehors.

Et que les procédures mettent du temps. Donc oui, il faut mettre des moyens dans la justice. Nous, on le disait dès 2022 qu'il fallait doubler le nombre de magistrats.

Mais il faut aussi qu'il y ait des sanctions très claires pour que ça serve d'exemple. Madame, vous représentez le Parti Socialiste. Je vais pas vous refaire la taxe sur Paris, je ne vais pas vous faire la taxe sur les victimes de l'ASE qui dépendent des conseils départementaux et notamment socialistes où il y a 15 000 victimes de prostitution, où vous fermez bien trop souvent les yeux. mais vous avez été au pouvoir vous dites il faut que la parole se libère mit tout et tout mais si ensuite il n'y a pas de sanctions judiciaires mais vous allez libérer la parole pourquoi ? parce que les lois Taubira et tout ce que vous avez mis en place vous vous êtes toujours allé vers de plus en plus de laxisme, comme la Macronie avec les lois Belloubet ensuite.

A chaque fois, la politique qui a été menée, alors que c'est à l'opposé de ce que veulent 80 % des Français qui veulent une justice plus ferme, c 'est toujours plus de l'axisme judiciaire et aujourd'hui on arrive à être le pays où il ya le plus d'insécurité en europe c'est votre échec collectif à tous et pour que les français retrouvent une confiance en la justice il faut plus de moyens alors attendez justement justement j'ai reposé en politique là dessus vous le magistrats comme j'ai été interpellé à ces violins alors vraiment vraiment vraiment très court parce que le but encore une fois c'est pas qu'il y ait des échanges et de débats entre politiques parce que ça il ya d'autres émissions pour ça voilà je le dis bah non mais si je Je réponds juste parce que c'était une interpellation directe. Je pense que vraiment, le Rassemblement National maintenant, où vous venez faire votre beurre sur cette affaire absolument dramatique...

Oui, mais monsieur, vous votez quoi ? Vous votez quoi au Parlement européen et vous votez quoi au Parlement national sur les violentes faites aux femmes ? Vous avez voté contre, sur cette mandature, vous avez voté contre l'inégibilité pour les auteurs de violences conjugales et de violences intrafamiliales.

Vous êtes abstenu sur la proposition de loi contre les VSS à la suite de l'affaire Pellicot ? Oui, monsieur. Vous êtes député européen, je crois.

En 2023, vous avez refusé de voter la Convention d'Istanbul pour la protection des femmes victimes de violences. Et sur les enfants, le mois dernier, vous avez refusé de voter une taxe sur les lobbies pharmaceutiques pour financer une recherche sur le cancer des enfants donc maintenant venir faire la leçon sur pour protéger les enfants protéger les femmes il faut faire comme ci comme ça c'est quand même assez honteux donc je me permets de répondre là dessus la réponse est faite jérôme posa quand vous entendez des citoyens français comme clément dire bah en fait la justice j'ai tellement plus confiance en elle que si on touche à ma fille j'irais me faire justice moi même je sais c'est ce que c'est ce qu'on voit commencer à se développer malheureusement ce que j'ai envie de dire assez assez de papa c'est que un magistrat ça peut être aussi un papa qu'on a la même peur pour nos enfants mais que la solution qu'ils disent là à part se faire plaisir à eux qu'est-ce que ça va apporter et surtout je voudrais en tuant l'autre personne Clément réagit sur le se faire plaisir oui vous accomplissez une vengeance en tuant l'autre personne attendez j'ai pas fini c'est un Non, non, non, on va essayer de s'écouter. Je vous donne la parole dans un instant, Laura.

Justement, pour expliquer sur la colère, parce que dans les 160 000 gosses qui sont chaque année victimes d'agressions sexuelles et de pédocriminalités, on va dire au sens large, 80 % des auteurs sont dans la sphère familiale. 'est le papy, c'est le papa, c 'est le tonton, vous voyez ce que je veux dire ? Donc voilà, c'est pas moins grave, c'est autant grave, non mais ce que je veux dire...

On vous entend pas sans les micros encore une fois. Vous m'entendez là ? Là oui, mais sans les micros, on n'entend pas les autres.

Monsieur Nicolique, il reprend la parole après. Ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné, on est parti, on dévie à chaque fois sur le traitement politique de la justice. Moi, ce qui m'intéresse effectivement, c'est comment on est pragmatique et comment on peut traiter les causes.

Il y a des choses qui sont à réfléchir et qui ont commencé à être réfléchies. La filiarisation, la spécialisation à la fois des enquêteurs et des magistrats, la création de juridictions spécialisées un petit peu comme a fait l'Espagne, c'est-à-dire dire voilà, il y a un fléau en France, c'est les violences sexuelles sur les enfants. Il y a un autre fléau, c'est les violences sexuelles sur les femmes.

Créons des juridictions spécialisées avec un ensemble de juges qui soient spécialisés. Je suis complètement d'accord avec tout ça monsieur. Effectivement pour le traitement des affaires, tout ce que vous venez de dire est excellent et très bien.

En revanche, il faut dire une vérité aussi. C'est que normalement, pour un viol sur mineurs, vous encourrez entre 15 ans de prison jusqu'à la perpétuité. Ce qui est réellement appliqué en France, en moyenne, c'est 9 ,6 ans avec une peine de sûreté de 5 à 7 ans.

Et voilà pourquoi on a ce genre de réaction. Puisqu'à un moment donné, moi j'entends tout ce que vous dites et j'entends tous les moyens qui vont...

Et quelle est la conséquence madame de ça ? Ça ! Ça Qui ?

Parce que ce monsieur tout à l'heure dit « Moi j'étais en prison, effectivement. Moi je sais ce qu'il faut faire. » Non, c'est pas sur ça que vous dites.

Effectif moins un. Effectif moins un. Effectif moins un.

Je suis complètement contre la peine de mort. Voilà. Monsieur, non mais moi j'ai pas peur.

J'ai pas peur. Non, non mais j'ai pas peur d'affronter ça. Sur quoi vous vous basez pour dire ça ?

En France on se base sur quoi ? Pour établir la dangerosité des gens. Sur quoi on se fonde ?

Est-ce qu'on a des madame écoutez-moi. Est-ce qu'on a des facs de criminologie ? Est-ce qu'on a des facs de victimologie ?

Est-ce qu'on se sert de la science pour comprendre tout ça ? Non, on laisse la parole aux politiques et on fait ça aux doigts mouillés. Nous, les professionnels de terrain, on essaye de venir vous mettre un petit peu de rationalité là-dedans et de dire « soyons efficaces ».

Si effectivement on ne veut pas qu'il y ait la colère et que les gens se fassent soi-même justice, il faut 9 ,6. Si vous trouvez qu'il est entendable, le problème...

Attendez, attendez, attendez, attendez. Ne recommence pas. Juste une chose.

Attendez, sur cet argument-là, Jérôme Posa. Répondez à son chiffre, s'il vous plaît, Juste sur cet argument-là, qui est de dire que les magistrats ont la possibilité souvent de mettre des peines beaucoup plus lourdes que ce qu'ils ne font dans la moyenne. Et ça laisse le sentiment, ça peut laisser le sentiment à – Je réponds que c'est l'éternel débat et que je conçois que les gens qui entendent qu'il y a des peines maximales et qui entendent que le quantum de la peine ne soit pas à la hauteur de ce qu'ils attendent, puissent être effectivement choqués.

Mais pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas les tenants et les aboutissants. Déjà un, personne n'assiste aux affaires et deux, est-ce que...

Est-ce que quelqu'un m'a démontré jusqu'à présent que plus la peine est forte, moins la personne récidive ? Est-ce que quelqu'un m'a démontré que la peine de mort a empêché la récidive ? Est-ce que quelqu'un l'a démontré Attendez, attendez, si on parle...

Donnez-moi une étude. La paix de mort a-t-elle empêché la maçonnerie ? Je vais vous le dire, c'est très simple.

Moi, pour une histoire comme ça, vous parlez de récits...

C'est dissuasif à peine de mort ? Mais bien sûr que oui, monsieur Mais bien sûr que oui, pour un mec comme ça, vous parlez de récidive et tout le tintouin, écoutez, si ce mec-là, vous le tuez, il ne récidive pas. Terminé, sujet clos.

D'accord, et il n'y a que ce monsieur qui a tué en France ? Non, est-ce que je ne parle que de ce monsieur ? Mais à l'occurrence, je parle de ce monsieur parce qu'on parle de ça.

Est-ce que ça va dissuader Et vous appuyez sur quoi pour dire ça ? Mais en fait...

Sur des études, monsieur. Il y a des études. Gabriel, Gabriel, et ensuite je retourne de l'autre côté, c'est promis.

Gabriel. Moi j'essaye un petit peu de suivre ce cheminement. Pardonnez-moi, monsieur.

Si on n'a pas prouvé qu'alourdir la peine marche, est-ce qu'on a prouvé que l'alléger allait avoir des effets positifs ? Personne n'allège ? On s'entend.

Donc ça veut dire qu'on a trouvé l l'équilibre parfait, c'est-à-dire que alourdir ne sert à rien, alléger ne sert à rien, on a trouvé la bonne solution cependant les juges sont des êtres humains comme vous et moi et ils sont capables de faire des erreurs et sur lesquelles on n'a par ailleurs pas de contre-pouvoir donc c'est un peu ça ce qui est compliqué en fait c'est plus facile ce qui est plus facile bah oui mais il y aura un autre juge imparfait ensuite bon en tout cas ce que je cherche à vous dire monsieur vous rendez compte de la petitesse de la démonstration c'est-à-dire le premier, le juge est imparfait et le deuxième juge est imparfait, donc tous les juges sont imparfaits, ça sort d'où ça ? Vous m'interrompez avec un sourire et un argument facile permettez-moi de dérouler...

Bon écoutez monsieur vous me dites si j'ai le droit de parler vraiment je sais pas comment vous le dire Allez-y Gabriel, allez Allez-y, je vais vous dire. La démonstration, elle est petite. Jérôme Posat.

Laissez Gabriel l'attendu à parler. La République, c'est le consentement du peuple qui fait la règle. On a un problème en France, c'est qu'on a hérité d'une société d'ordre.

C'est ce qu'on était avant la révolution, une société d'ordre. Il y en a toujours des ordres. L'ordre des vétérinaires, l'ordre des avocats, etc., et on a des corporations.

Des corporations qui se défendent et qui n'aiment pas le regard critique quand on est face à des drames qui méritent...

Vous avez le sentiment que c'est le cas avec les magistrats ce soir Absolument, absolument C'est flagrant Si on dit que dans le droit Arrêtez de sourire comme ça Parce que vous faites des affirmations Et ils vous en tirent Donc il y a Il y a différentes approches au droit Il y a le positivisme, il y a le conséquentialisme. Moi je vous avoue, si vous connaissez un peu, évidemment je m'en doute, je crois plutôt au conséquentialisme, c'est-à-dire que effectivement la prison a deux finalités, écarter le méchant, on écarte le monstre, le monstre, c'est déjà ça, là on peut acheter des années sans le monstre qu'a tué Liana, c'est ça qu'on veut là, c'est ça ce que le peuple en train de vous dire. Ensuite, ce qu'on peut faire aussi c'est effectivement, il y a un effet quand même dissuasif à la peine de prison.

Vous pouvez dire que alourdir la peine ne marche pas par rapport à l'existant et vous pouvez vous servir de l'exemple de la peine de mort qui est très extrême et dire la peine de mort ne marche pas. Bon, c'est facile de répondre là-dessus. C'est beaucoup plus dur de répondre à l'affirmation juste avant, c'est beaucoup plus dur de répondre à l'affirmation juste avant, qui était peut-être que 9 ans, ce n'est pas le sweet spot et peut-être, ce n'est pas ce qu'on veut.

C'est surtout ça, ce n'est pas ce qu'on veut. La règle doit être faite par le peuple. Aujourd'hui, on a une prérogative, définir le maximum qui ensuite n'est pas appliqué.

Il y a un problème. Changez la loi et vous dites que les magistrats doivent appliquer les peines qui sont imposées. Vous êtes posé par exemple à l'idée d'une peine qui est minimum.

Attendez Gabriel s'il vous plaît, Rudy vous vouliez réagir ? Oui Moi je voulais réagir par rapport justement à ma fille. Ma fille quand on voit que c'est le JLD, le juge des libertés et détention qui refuse d'enfermer cette personne-là, qui est toujours en liberté.

Qui est accusée d avoir violé votre fille. Exactement, qui est accusée. Il y a des preuves.

Il y a eu aussi trois plaintes quand même derrière. Comment je peux avoir confiance à la justice ? Ces personnes-là qui ont été violées, il y a trois petites filles qui ont été violées aussi.

Il y a un juge d'instruction qui est mis en place. Ces trois petites n'ont pas constituées partie civile parce que ça coûte trop cher et parce qu'on ne les défend pas assez, parce qu'ils ont peur en fait. Et malheureusement, vu comme ça coûte cher, moi je peux parce que j'ai une protection juridique derrière, mais elles ne peuvent pas se défendre tout simplement.

Comment avoir confiance à cette justice Il y a un problème, je pense, au niveau des juges et des libertés. J'ai contacté Innocence en danger, Innocence en danger m'a dit qu'on ne peut rien faire. Allez voir une autre association, on ne peut rien faire, vous habitez sur gap donc j'ai contacté le maire le maire de ma ville on peut rien faire non plus personne pouvait faire franchement je suis seul je suis seul je suis seul ces trois petites sont seuls aussi et donc ce monsieur là est ce que je dis il est donc on parlait de 2 on parlait de peine capitale certes un peu c'est un peu fort mais honnêtement quand on viole votre petite votre fille ou même votre petite fille qui est on en a et qu'on la tue je pense que c'est normal de penser à ça après peut-être comme fait l'Italie avec Giorgia Meloni peut-être la question chimique donc peu mais on sait que certains politiques en en France Bruno Retailleau par exemple le met aussi sur la table en disant que lui est pour la castration chimique c'est peut-être mieux que rien on va dire c'est peut-être c'est peut-être mieux que rien sur ce que là on va réfléchir sur cette question là alors attendez Charles Rodouel bonsoir merci d'être là député le camp d'Emmanuel Macron le camp renaissance qu'est-ce que vous répondez à ce que vous venez d'entendre à l'instant ce que je viens d'entendre à l'instant je serai bref parce que je pense que la prise de parole de chaque concitoyen et notamment vous redis cher monsieur plus intéressante que celle des politiques je voulais simplement vous dire que parmi toutes les prises de parole la vôtre m'a clairement le plus touché elle m'a même terrifié pour répondre à ce que disait Max Sibilien cher monsieur je suis le député de la circonscription de Philippines et sa famille et lorsque en septembre 2024 le meurtre de Philippines a eu lieu violée assassinée par un homme dans le bois de Boulogne vous posez tout de suite la question de comment on se la pose ce soir ?

Comment a été récidiviste ? Qu'est-ce qu'on a fait ? Qu'est-ce qu'on a foutu pour en arriver là ?

Et moi je me souviens du jour où on se rend à ces obsèques où il y a des milliers de français qui sont venus pour se recueillir en silence avec la famille. Et après le recueillement, on s'est réunis à plusieurs et on a essayé de travailler sur des mesures, sur un texte qu'on a porté ensemble, de manière transpartisane d'ailleurs. Et je dis nous parce que c'est pas un truc perso.

À l Assemblée pour pouvoir répondre, non pas évidemment rendre justice à cette famille à qui rien pourra rendre justice, mais pour essayer de faire en sorte que ce qui est arrivé à cette famille ne se reproduise pas ou en tout cas se reproduise moins sur le territoire français. Et maintenant que je suis, j'ai eu l'honneur d'être élu député de ma circonscription, je me suis rendu compte à quel point c'était difficile. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est en juin 2026, on est près de deux ans après.

Et le vote final du texte n'aura lieu que la semaine prochaine, à savoir près de deux ans après. Et donc ce que je voulais partager avec vous ce soir sans polémique très rapidement, c'est que, un, ce qui est arrivé à votre famille, il y a évidemment une responsabilité des magistrats, mais il y a aussi une responsabilité collective, y compris de la classe politique. Et on vous doit des excuses et on doit faire mieux.

Et la deuxième des choses que je voulais vous dire, c'est que moi la seule chose qui me rend optimiste, c'est qu'au-delà de nos combats picro-collins, il y a des hommes et des femmes qui pensent pas la même chose mais qui sur ces sujets, croyez-moi, essayent de changer les lois pour pouvoir faire en sorte que les choses aillent mieux. Par exemple, ce soir, c'est une députée socialiste, elle n'est pas de mon camp. Ça fait longtemps qu'elle travaille sur un texte important sur ce sujet.

Enfin, il va être déposé à l'Assemblée nationale. Il est évident qu'on va tous travailler ensemble, au-delà de nos divergences idéologiques, parce qu'on a tous failli sur cette question, pour pouvoir apporter des solutions concrètes, même si c'est trop lent. Il faut qu'on y arrive collectivement et par ces mesures-là et par, y compris toutes les réformes dont beaucoup d'entre vous ont parlé pour notre justice.

Maximilien, pour une question ? J'ai juste une...

Absolument, c'est la loi intégrale qui va enfin être mise à l l'agenda. Absolument, vous n'avez pas le micro. J'ai juste une question de citoyen que je ne comprends pas.

Par rapport au monsieur, vous allez peut-être pouvoir me répondre par rapport à ce qu'a dit Laura. Si quelqu'un risque 15 ans, pourquoi on ne lui fout pas 15 ans ? Pourquoi on lui fait moins ?

Pourquoi c'est les seuls pour bonnes conditions ? Excusez-moi, en l'occurrence il était mineur. Moi, nous, ce que je cherche comme citoyen, comme beaucoup d'autres, si c'est 15 ans, il prend 15 ans.

Alors, à quoi ça sert de mettre 15 ans ? Parce qu'il y a un principe juridique qui s'appelle l'individualisation des peines. Et donc, quand on fait un procès, on passe aussi en revue le profil psychologique personnel professionnel de la cureur de l'accusé.

Et ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas une peine planchée, c'est une peine plafond. Et je pense que c'est rappel fondamental ce soir pour repasser les églises au milieu du village. Après, on peut comme l'a Il a dit, monsieur le vice-procureur, on peut monter, on peut changer les lois, etc.

Aujourd'hui, il y en a. Et heureusement que la justice est personnalisée et que monsieur le procureur ou les juges du siège ne disent pas « Ah, ici, il y a un viol. Allez, 15 ans, je ne vois pas le dossier, c'est automatique. » Mais sinon, nous, on n'aurait plus d'utilité.

Je raccroche la robe à ce moment-là. Moi, j'aimerais juste dire que le profil du pédocriminel n'est pas celui de n'importe quel criminel. Le pédocriminel, il est d'une part récidiviste et sériel, à vie.

Il ne s'arrêtera jamais. Donc s'il reste 5 ans en prison, il ne violera pas pendant 5 ans à l'extérieur. S'il reste 15 ans, il ne violera pas pendant 15 ans et tout recommencera sa sortie.

Ça, je vous le signe. Et le Le pédocrimien se joue de la société, des victimes qu'il domine et de la justice. Au plus la justice est laxiste et permissive, au plus il se jouera de la société.

Et si vous voulez, et sa violence ne cessera de grandir. Je vous donne la parole dans une seconde. Je vous promets Jean-Pierre.

Mais simplement Johanna, ce que vous tenez là comme discours, c'est le discours aussi de Gérald Darmanin qui dit aujourd aujourd'hui, pédocriminel incurable. Non, moi ce que je veux dire, c'est que...

Attendez, incurable. Donc il faut trouver une solution pour ces profils-là très particuliers. Mais le...

Alors écoutez, un pédocriminel n'est pas un malade. La violence, c'est un choix. C'est quelqu'un qui décide de dominer, de posséder et de tuer un enfant.

C'est pas quelqu'un qu'on va guérir. Donc la question, c'est pas de lui faire comprendre en prison qu'il peut faire une licence de je ne sais pas quoi ou des études d'art pour devenir prof d'art plastique en sortant. Il faut le mettre en prison pour protéger les enfants à l'extérieur parce que lorsqu'il sortira, il recommencera.

Ça n'est pas une maladie qu'on Je rajoute juste quelque chose, promis. C'est pour compléter si vous me le permettez. Justement c'est ce que je comptais faire aussi s'il vous plaît.

Vous complétez après je complète. Non non mais elle a tout à fait raison et c'est pour ça que les politiques, que je suis navré, sont responsables depuis tant d'années. On ne va pas faire le focus sur ceux qui sont actuellement aux manettes.

On peut quand même leur reprocher de ne pas avoir lu les études dont on parlait. Ça oui, ça fait 9 ans que Renaissance et compagnie et M. Darmanin à en fortiori, et M.

Macron parallèles, entre autres, sont aux manettes. La vraie question sur les pervers, les pervers sociopathes, pervers sexuels, c'est qu'on a supprimé la peine de mort, ça on peut en discuter éternellement, elle est supprimée, c'est qu'on n'a pas voulu on n'est pas allé jusqu'au bout de cette démarche on n'est pas allé jusqu'à la neutralisation de ces individus, qu'il faut neutraliser, parce que Guy Georges lui-même le disait en garde à vue, si je ressors je je recommencerai. Mais ils sont tous pareils.

Fourniré, c'est pareil. Émile Louis devait l'être. Patrice Allègre l'est également tout autant.

Et ça, ça, c'était un devoir de vacances pour le ministère de la Justice, je suis désolé. Depuis 9 ans, il aurait fallu travailler là-dessus, sur la neutralisation. Je continue aussi sur autre chose, on néglige un petit problème qui n'est pas neutre, c'est qu'en force de mentionner des priorités, narcotrafic par là, agression sur les enfants, ce qui est tout à fait légitime, sur les femmes, bien évidemment.

Mais on oublie que la violence du quotidien, vous savez les voisins qui s'écharpent, est génératrice aussi de violences qui se terminent dans des conditions dramatiques et à force de de privilégier telle et telle thématique. On en oublie la base, et c'est bien dommage. Vous parliez, Maxime, de danger de loi individuelle, mais elle existe déjà, elle est même communautaire, et on en paye les prix dans tous les quartiers ou des règlements.

On oublie ce gamin de Nantes qui a été tué la même semaine que la petite Lyanna. On l'oublie complètement. Quatre règlements de compte sur gamins, sur mineurs qui ont été tués dans la banlieue de Nantes et j'oublie les autres, Lyon, Grenoble, Marseille.

Je suis navré, le bilan de cette politique aujourd'hui est catastrophique parce qu'au lieu de faire des opérations XXL, il aurait peut-être fallu écouter des petites mouches du coche dont je fais humblement partie qui n'ont eu de cesse de dénoncer y compris sur vos plateaux ce à quoi nous assistons aujourd'hui cette dérive criminelle à laquelle nous en sommes. Merci. Laura, ensuite Dominique Rizet que je voulais entendre et Maître Je voudrais également juste compléter, même si tout ce qui a été dit est évidemment vrai, on se prépare également à une vague de violeurs qui va arriver.

Il ne faut pas oublier qu'un enfant qui a été violé, petit 1 déjà il est sujet à un deuxième viol parce qu'on est mais un aimant moi monsieur je me permets juste de rectifier au cas où les gens n'ont pas compris ça explique peut-être ma ferveur j'ai subi un viol en réunion quand j'avais 12 ans donc je fais partie de victimes de pédocriminalité et grâce à dieu non non bien sûr c'est pour expliquer un petit peu cette véracité donc et vous avez quelque chose qui s'appelle et que moi j'aime appeler ce qu'on appelle le principe de normalité c'est à dire qu'un enfant à qui on n'a pas dit je te crois qui on n'a pas expliqué puisque la plupart du temps vous vous rendez compte que les violeurs qui sont devenus des sociopathes sont des enfants qui ont été brisés d'une manière ou d'une autre mais souvent par des violences sexistes et sexuelles. C'est leur normalité c'est-à-dire qu'ils vont partir du principe que ce qu'ils ont vécu est normal. Donc ça va devenir un schéma systémique chez eux.

C'est comme ça qu'on dit à un enfant que je t'aime, c'est comme ça qu'on dit à un enfant je te montre mon affection et c'est comme ça qu'il a appris à aimer. Donc tant qu'on ne prendra pas ce sujet et qu'on continuera de se pinailler, de se chamailler en disant la peine plancher ceci, la peine penchée à cela. Nous sommes en train, messieurs, dames, et il faut que tout le monde en prenne conscience qu'en ce moment, dans notre système de réflexion, dans notre système d'inversion accusatoire, nous sommes en train de fabriquer des pédocriminels en puissance.

Et c'est exactement ce qui se passe depuis des années, c'est pour ça qu'on en est là. Moi je n'arrive pas, je suis comme monsieur le député des Yvelines, les Philippines habitaient les Yvelines. Je n'arrive pas à décrocher mon regard de celui de Rudy.

Regardez l'histoire que Rudy nous a raconté tout à l'heure, le ministre était là et je suis en train de réaliser l'impuissance de notre société. Je n'accable pas M. Darmanin, mais Rudy raconte son histoire, tout le monde on se tait.

Je rappelle l'histoire de Rudy et de votre fille, Rudy, qui a été victime en l'espace d'un an de deux pédocriminels. D'abord, d'un père d'une copine qui lui envoyait des photos à caractère sexuel. Et deuxièmement, elle a été violée.

Vous nous racontez tout à l'heure son histoire. Violée en étant emmenée, enlevée à la sortie d'une école des faits qui, évidemment, rappellent un peu tout ce qu'on a vécu ces derniers jours et tout ce qu'on a entendu ces derniers jours avec Lyanna. L'homme est libre et il habite à 3 kilomètres de chez vous.

Et le ministre nous dit tout à l'heure, mais c'est pas de sa faute. Moi j'ai commencé à faire du journalisme en 80. Je crois que j'ai dû passer 40 ministres de la justice et en rencontrer, en connaître au moins 30 ou 35.

Bien. Et là c'est notre société, c'est notre monde qui a changé. Ce qu'on a entendu tout à l'heure, un ministre aurait dû dire mais M.

Darmanin ne peut pas le faire. Et il s'en est expliqué. Et moi ça me fait peur, un ministre autrefois aurait dit à Rudi on va prendre vos coordonnées et tout à l'heure on va s'occuper de ça.

Et là on a M. Darmanin qui dit mais il ne peut pas faire autrement la loi de 2013, m'interdit monsieur et il faut tout ce qu'on l'entende d'approcher un procureur d'appeler un procureur de téléphoner à un procureur sous-entendu pour qu'il intervienne de convoquer un procureur donc ça veut dire que ces magistrats, qui est-ce qui a accès à eux ? Moi je pose la question.

Qui est-ce qui a accès à un procureur ? Alors le ministre, le garde des Sceaux donne des indications à la politique pénales, donc en ce moment c'est beaucoup le narcotrafic, beaucoup les violences intrafamiliales. Ça va devenir maintenant les violences faites aux enfants.

J'aimerais pas être à sa place parce que c'est compliqué de gérer une société comme la nôtre. Mais à part cette cette politique, cette ligne de politique pénale, quand il a envie de parler à un proc pour lui dire « Monsieur, est-ce que vous pourriez regarder le dossier de Rudy ? » Il ne peut pas le faire. – Il ne peut pas le faire, monsieur le porte-parole. – Non, il ne peut pas le faire. – Comment allez-vous faire depuis la loi Taubira le principe d'indépendance fait que le ministre ne peut pas donner d'instruction individuelle dans des dossiers pardon c'est pas une instruction monsieur le porte-parole c'est juste un coup de fil est-ce que c'est pas une instruction Il ne peut pas le faire, il peut demander des remontées d'informations, c'est-à-dire qu'il peut demander qu'on lui fournisse de l'information, mais il ne peut pas lui exiger un comportement dans un dossier.

Et pour le coup, si je peux me permettre, la question que vous posez est très intéressante et c'est la question que vous posiez vous aussi monsieur, c'est qu'en fait on est la perception qu'aux non concitoyens et que j'accepte et qui à mon sens pose une difficulté, c'est qu'on est tombé dans un système où les gens ont l'impression que les magistrats ont un pouvoir, c'est-à-dire concrètement ont le pouvoir de juger les autres mais sans la responsabilité qui va avec, c'est-à-dire que les gens estiment qu'on ne peut pas les tenir comptables de ce qu'ils font, bien, mal, je vous rassure il y a la majorité de mes collègues qui tous les matins se lèvent et ont choisi cette fonction en se disant qu'ils allaient aider et protéger les autres. Heureusement qu'on ne choisit pas la magistrature comme on ne choisit pas la gendarmerie nationale, la police nationale pour se dire on va laisser des dangereux pédocriminels dans la nature. Évidemment, j'espère que personne ne pense ça, mais par contre, la question que ça pose c'est qu'aujourd'hui les gens ont le sentiment qu'on peut par exemple condamner quelqu'un à 20 ans de prison, qu'on peut prendre des décisions extrêmement importantes dans la vie des gens, placer leurs enfants, décider des conditions d'un divorce parce qu'on parle beaucoup des choses criminelles mais la vérité c'est que la justice du quotidien c'est les enfants, le divorce, le problème de copropriété etc.

Et tout ça est très lent par ailleurs. Mais ce que ça dit c'est surtout que les gens ont l'impression qu'en gros il y a une forme d'impunité des magistrats. Je ne dis pas que c'est le cas, je dis que les gens le ressentent comme ça et à partir du moment où les gens le ressentent comme ça, à mon sens c'est une problématique et donc il faut qu'on s'interroge sur comment est-ce qu'on recrée un lien pour que les gens aient l'impression que s'ils ne sont pas contents de leur juge, que s'ils ne sont pas contents de leur magistrat ils ont un moyen d'action et c'est ce que vous disiez c'est-à-dire que peu importe je sais pas si l'élection est une bonne solution je sais pas s'il y a d'autres solutions qui sont envisageables c'est pas moi qui vais aujourd'hui vous trouver la barraquette pardon il y avait une solution qui a été mise sur la table je reparle de lui de Bruno Retailleau en l'occurrence qui disait il faudrait une cour disciplinaire à laquelle des citoyens qui seraient tirés au sort puissent participer pour aller juger les juges ?

Non, mais Bruno Retailleau a oublié une seule chose, c'est que le Conseil supérieur de la magistrature, il y a deux collèges et il y a des personnalités qualifiées de la société civile qui participent...

C'est même la majorité – C'est même la logérité des membres qui participe au Conseil supérieur de la magistrature. Simplement, ce qu'il faut savoir, et c'est là toute la difficulté, et moi je ne veux pas aller dans le système américain où on élit ses juges, il y a de la corruption, c'est infernal. Il n'y a pas de bon système judiciaire de toute manière qui est parfait, ça n'existe pas, par définition la justice elle est humaine.

Le problème c'est que c'est très difficile de sanctionner un magistrat, un chirurgien qui fait une erreur et qui rate une opération, c'est manifeste. Un magistrat on estime qu'il a donné une peine qui est trop faible, c'est compliqué a effectivement à juger. Je voudrais ajouter avant, maître, de vous donner la parole de dire une chose quand même sur le sujet qui nous préoccupe ce soir et sur le sujet des agressions, des des viols de femmes, d'enfants, de personnes qui sont victimes de...

Je ne sais pas comment il faut les appeler. De pédopédicriminelles et de violeurs. C'est que ces sujets là je suis né dans le métier en 82 un peu comme toi je suis désolé on faisait beaucoup de faits divers parce que j'ai commencé sur la voie publique eh bien on n'en parlait pas beaucoup dans les débats je peux vous dire Ça fait maintenant dix ans que ces sujets-là, où on pose la question du traitement judiciaire, du traitement médical, du traitement psychologique et psychologique pardon, des bourreaux et bien on en parle la parole c'est libéré c'était vraiment pas le cas il y a 30 ou 40 ans c'était des sujets c'était l'omerta totale et pourquoi est-ce un jeu vous avez raison monsieur le magistrat c'est qu'il ne faut pas oublier la violence intrafamiliale et quand on a commencé dans les faits divers je veux dire qu'on envoie de ça quand vous arrivez chez les gens c'est terrible mais c c'est terrible les scènes de crime que vous voyez.

C'est souvent le tonton, le grand-père qui a trucidé sa petite fille, son petit-fils. C'est horrible ça. Et ça, je suis désolé, ça existe néanmoins, beaucoup moins enfin ça existe beaucoup moins on le sait davantage, bien davantage Attends, mais si je peux me permettre J'arrive Safia, j'arrive Je vous promets, Maître Darman et ensuite de Safia.

Oui Rudy je reviens sur votre histoire, évidemment sur le drame qui vous touche bon déjà c'est extrêmement regrettable qu'aucune association ait pu s'occuper de vous j'en suis vraiment désolé il faut bien comprendre en fait que les avocats ça peut être gratuit c'est gratuit quand on a quand on est victime de crime en france voilà et ça devrait être connu de tous en fait quand il ya un juge d'instruction qui est saisi pour d'effets criminels, de viols, d'assassinats, de braquage hommes armés. On a le droit à un avocat gratuitement, l'aide juridictionnelle et de droit. Donc c'est juste un serfa à remplir.

Serfa, c'est un formulaire. Voilà. Et on remplit, il faut juste appeler l'identité, justificat de domicile, c'est très simple.

Et en fait, c'est dommage, c'est pire que dommage, c'est terrible qu'on ne soit pas au courant de cela. Et il devrait y avoir une communication d'un juge d'instruction, par exemple, qui lui dit, écoutez, vous avez le droit à un avocat, c'est gratuit. Faites-le.

Il y a un bureau d'aide de victime aussi qui est censé s'occuper de ça. Je ne sais pas à quel point ils ont pris la tâche avec vous ou pas, mais c'est absolument tragique. Il y a quelque chose de très important qu'il faut savoir aussi.

C'est que les parties civiles, les victimes à l'issue d'un procès, si elles ne sont pas contentes de la peine qui a été prononcée à l'encontre de l'accusé ou du prévenu, elles n'ont pas le droit d'interjeter appel. Alors peut-être qu'il faudrait y réfléchir aussi, alors que le procureur peut interjeter appel à la décision et le condamné peut interjeter appel aussi. En Suisse, la partie civile a le droit d'interjeter appel de la décision.

Alors pourquoi pas aujourd'hui offrir ce droit à des victimes, à des parties civiles donc ? Ça c'est une crise de réflexion. Juste, est-ce que vous pouvez le dire en 30 secondes pourquoi est-ce qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas pourquoi est-ce qu'on n'a pas le droit aujourd'hui en France ?

Je ne sais pas, pourquoi est-ce que la partie civile n'est pas considérée comme une partie à part entière au même titre qu'un procureur de la République, au même titre qu'un accusé ou qu'un prévenu ? Je peux peut-être répondre sur ce. Non, je voulais parler Maxime s'il c'est le procureur de la République et qu'il agit en notre nom à tous, y compris le nom de la victime, et que donc c'est à lui qu'on délègue ce pouvoir de faire appel s'il estime que la décision n'est pas la bonne.

Parfois les partis civils ne sont pas du tout satisfaites du délibéré qui a été rendu et le parquet n'interjette pas à peine pourtant donc pourquoi pas offrir cette voie, cette opportunité aux victimes vous demandiez une explication historique je vous la donne c'est un jugement de valeur sur la proposition qu'est-ce qui vous fait réagir là oui alors moi ce qui m'a fait réagir c'est déjà je voulais répondre aux représentants de la justice qui se trouvent en face de moi porte-parole du ministère qui tout à l'heure nous a dit que nous étions tous perdus alors je me suis sentie personnellement touchés par vos propos et alors si être perdu c'est ne pas comprendre qu'un individu qui a violé des petites filles se retrouve en liberté et peut encore violer et tuer alors je suis perdu si être perdu Monsieur le représentant de la justice, c'est entendre le discours de ce papa qui se trouve à proximité d'un individu qui est en liberté, qui a violé sa fille. Alors je suis perdu. Si être perdu, Monsieur le représentant de la c'est laisser ces enfants dont l'association parlait tout à l'heure et donc beaucoup ont parlé qui sont victimes d'inceste je ne connais pas le nombre je ne connais pas les chiffres je suis qu'une infirmière moi je suis pas politicienne je pars avec mon coeur avec mes tripes mais tous tous ces enfants qui sont victimes d'inceste, ça veut dire que potentiellement quand on l'a vu l'image de tous les dossiers qui croulaient, se font violer encore tous les soirs.

Ce soir je suis en direct sur BFM TV chez eux à leur domicile parce que leurs affaires ne sont pas traitées. Là j'en tremble dans ma voix parce que je suis Je fais un hommage en direct à tous ces enfants-là pour leur dire que je les soutiens, qu'on ne les abandonne pas, que nous le peuple français qui sommes perdus allons les représenter, tiendront debout coûte que coûte et nous battrons pour leur liberté pour les protéger, ces enfants-là. Je vous entends et je le redis, je pense que mon expression a été malheureuse et je m'en excuse, c'était pas vous faire peser une responsabilité quelconque madame, quand j'ai dit que vous étiez perdue, c'était notre responsabilité à nous de ne pas avoir su répondre à vos attentes.

Je faisais pas peser sur vous une responsabilité quelconque. On vous entend pas Safia, on vous entend bien ? Vous avez parlé du percute que nous faisions par rapport à la justice.

Je suis la première sur ce plateau à avoir défendu les droits de notre démocratie, à avoir pointé du doigt à quel point elles sont importantes et à quel point il ne faut pas se diviser et justement les consolider, bien au contraire. Donc non, je ne comprenais pas vos propos et encore plus la violence dans vos propos surtout. Vous êtes un représentant politique me semble-t-il.

Vous êtes le porte-parole de notre...

Du ministère de la Justice. Vous êtes censé apaiser cette parole. Vous êtes censé nous regrouper, nous réunir et qu'on puisse trouver ensemble des solutions.

Donc je regrette vraiment les propos que vous avez dit. Et je vous l'ai dit tout à l'heure et je vous le redis et je vous entends, madame, et que c'est mon échec si effectivement je vous ai paru agressif et violent parce que ce n'était vraiment pas mon intention. Et je le redis quand j'ai dit que vous étiez perdus.

Ce n'était pas une injonction que je vous faisais ou une accusation. C'était notre échec et l'échec de l institution que je représente puisque manifestement on ne répond pas à vos attentes et qu'une fois de plus, je le redis, la seule légitimité qu'on a...

Vous savez au sommet c'est souvent grandiloquent mais en vérité j'y crois. Vous savez au sommet de toutes les décisions il y a marqué au nom du peuple français. Donc à chaque fois qu'on signe une décision, normalement c'est censé nous rappeler qu'on la rend en votre nom.

Et donc ce que j'essayais d'exprimer c'est que manifestement ce que j'entends collectivement ce soir, du moins de la majorité d'entre vous, c'est que vous avez l'impression qu'on ne parle plus en votre nom. Et ça pour le coup, ça n'est pas votre responsabilité, c'est la responsabilité de l'institution judiciaire. C'est tout ce que je disais et si je l'ai dit maladroitement, vraiment sincèrement madame, je m'en excuse parce que c'était pas mon intention.

Linda Monsieur Stropkan, j'ai une question parce que tout le monde a fait. Effectivement, c'est parfois récurrent qu'entre partis politiques, vous discutiez entre vous et OK, il n'y a pas de sujet. C'est la revue des plaintes.

Des 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur des enfants qui doivent être revues d'ici le 14 juillet. Pour vous expliquer très rapidement, même si le ministre en a dit un mot, ce qu'on demande à l'ensemble des procureurs de ce pays et à l'ensemble des services d'enquête, c'est évidemment de ne pas traiter, ce n'est pas des nouvelles plaintes, c'est des plaintes qui existent déjà et qui normalement sont déjà suivies par des enquêteurs. Ce qu'on veut avoir, c'est deux choses.

Un, une photographie précise de ces plaintes, c'est-à-dire où est-ce qu'elles sont réparties géographiquement pour pouvoir vous parliez beaucoup de moyens pour pouvoir allouer les moyens éventuellement là où il y en a besoin. La deuxième chose qu'on veut faire, c'est aussi avoir la réalité de ces plaintes. Parce que quand vous dites des violences sur mineurs, vous avez des réalités très différentes.

Vous avez des réalités comme ce qui nous occupe ce soir, c'est-à-dire des jeunes enfants qui viennent déposer plainte et qui sont encore des enfants. Vous avez aussi des gens, et c'est tout à fait normal et légitime, et ce n'est pas pour autant que c'est moins grave, qui viennent déposer plainte des années après pour des faits qu'ils ont eux-mêmes subis quand ils étaient enfants. Donc vous avez des réalités très différentes.

Est-ce Ce qu'on veut, c'est une photographie. Ensuite, la deuxième chose qu'on leur demande, c'est pour les enfants qui sont encore enfants, si je puis dire ça comme ça, c'est-à-dire les mineurs qu'il faut protéger dans l'immédiateté, c'est traiter ces plaintes en priorité pour être sûr que comme ce qui s'est passé manifestement dans ce dossier, on s'assure qu'il n'y ait pas de plaintes qui dorment dans des commissariats pendant plusieurs mois sans qu'il y ait un suivi. C'est juste ça.

Et donc, moi, je reviens vraiment sur ça et après, je Je libérerai la parole. Sur des années où ces plaintes ont été déposées, on n'a pas vraiment le curseur des dates. Il y a 70 000 plaintes qui dorment dans le coin d'un bureau.

Et donc là, en un mois...

Ce ne sont pas des plaintes. Une fois de plus, je le redis, c'est que vous avez une autre problématique, et sincèrement il faudrait un peu de temps pour l'expliquer, mais vous avez ensuite les plaintes qui ne sont pas connues de la justice. C'est-à-dire que ça c'est une réalité.

Vous avez des services d'enquête qui sont débordés, et des gens qui viennent déposer plainte, et des enquêtes qui ne sont même pas remonter au procureur de la République. Là, on parle des enquêtes qui sont déjà connues du procureur de la République, comme c'était le cas dans ce dossier, et on veut s'assurer qu'il n'y ait pas d'autres affaires de ce type-là qui soient possibles. C'est juste ça.

Ce qui ne va pas régler Personne ne dit que les 70 000 plaintes vont être traitées d'ici un mois Tout le monde sait très bien que c'est réaliste Ce qu'on veut, c'est une vision générale et photographiée de l'état des plaintes pour violences sexuelles sur mille Est-ce qu'il y a des personnes qui dormiront en prison ou qui seront en tout cas mises hors d'état de nuire auprès d'enfants, sur qui figurent dans ces 70 000 dossiers ? C'est l'objectif évidemment. Maintenant ça serait illusoire de vous dire qu'effectivement on va traiter en un mois et demi, mais personne n'a dit ça, qu'on va traiter pendant un mois.

Excusez-moi, c'est ce que j'ai entendu. Monsieur Darmanin a dit « Personne ne partira, aucun magistrat ne partira en congé à partir du 14 juillet sans que toutes ces plaintes aient été revues ». Vrai ou faux ?

Oui, revue, mais pas traitée. Vous voyez ce que je veux dire ces revues...

Mais non, mais... – Attendez, attendez, juste une chose.

Jérôme Pozat, est-ce que, ne serait-ce que ça, ça vous paraît réaliste ? Vous qui êtes magistrat, est-ce que vous dites, ben oui, on va pouvoir d'ici le 14 juillet on va dire passer en revue ces différentes plaintes c'est 70 000 plaintes est-ce que ça ça vous paraît réaliste ça va être compliqué mais je pense qu'il faut il faut le faire vu la demande qui est qu'elle fait la demande qui est en jeu. Après, il faut que les citoyens comprennent comment ça va se faire.

C'est-à-dire que ce matin, les procureurs généraux ont entendu ce qu'a dit le ministre. Dès cet après-midi, j'imagine, ils ont convoqué les procureurs, lesquels procureurs vont On demandait aux collègues qui sont sur le terrain, effectivement, de chercher tout ça. La question qui se pose, c'est ce temps-là, il va être pris au détriment d'autres Mais vu ce qui s'est passé, il faut faire quelque chose.

Déjà, je ne sais pas comment les 70 000, le nombre de 70 000, je ne sais pas comment il a été calculé. Ça, c'est la grande question que je me suis posée. C'est un travail commun pour être très honnête.

Pour le coup, ce chiffre n'existait pas il y a encore huit jours et c'est nous qui avons demandé au ministère de l'Intérieur de travailler en urgence avec la direction des affaires criminelles et des grâces puisque pour le coup, on peut le regretter mais ce n'est pas l'héritage de il y a six mois. Il y a très peu de statistiques dans ce ministère, c'est un gros problème pour le suivi et donc nous avons demandé en urgence à la direction qui s'occupe des affaires pénales de faire ce travail de recensement et maintenant ce qu'on leur demande c'est ça on a besoin des procureurs effectivement c'est de faire un maillage fin de qu'est ce qui existe derrière c'est ce chiffre de 70 000. Nathalie j'aimerais savoir ce qu'on va mettre en place avant d'ouvrir les dossiers et s'y intéresser pour protéger nos enfants et qu'il n'y ait pas de nouvelles victimes.

C'est surtout ça qui m'intéresse en fait parce que le problème il existe, il n'est pas traité ou il est maltraité mais surtout il continue de faire des victimes et c'est surtout ça qui est protéger nos enfants aujourd'hui puisque ça me paraissait être l'essentiel du sujet je voulais avoir un mot sur la loi intégrale qu'on a évoqué tout à l'heure contre les violences sexistes et sexuelle, parce qu'on a beaucoup parlé de justice ce soir et c'est tout à fait normal. Il y a tout un tas d'autres politiques publiques qui doivent être traitées. Il y a la question évidemment de la police, avec les moyens de l'enquête et des équipes spécialisées.

On a cité l'Espagne, l'Espagne a mis les moyens avec une loi de 2004 notamment. Ils ont réussi à faire baisser les féminicides de 30 % en 20 ans. Donc il y a bien une question de volontarisme politique.

Il y a la question de la prévention. On est quand même dans un pays, il faut le savoir, qui est le troisième hébergeur de contenus pédopornographiques au monde. Il faut réaliser l'ampleur de ce phénomène.

Les victimes, vous nous disiez que vous n'aviez pas les chiffres et vous avez parlé avec beaucoup d'émotion de manière très juste. Et les victimes, c'est 5 ,5 millions de victimes adultes aujourd'hui qui ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. C'est presque 10 % de la population.

C'est complètement dingue, en fait, l'ampleur de ce phénomène-là. Et pardon, encore un chiffre. Quand on regardait tout à l'heure le nombre de plaintes déposées pour des violences sexuelles sur les mineurs, on est passé de 30 000 en 2016 à plus de 70 000 me semble-t-il. – 76 167, ça fait plus 11 % entre 2016 et 2027. – En 2025. – C'est l'effet aussi de la libération effectivement de la parole qui est tout à fait salutaire mais on voit pas comment il est possible de s'en sortir sans moyens supplémentaires et aussi sur la prévention.

Je veux dire les hommes violeurs ne naissent pas violeurs, les hommes violents ne naissent pas violents, on est dans une société qui leur permet de le devenir et qui les laisse le devenir. Et il y a toute la question du numérique qui est aussi traitée dans cette loi intégrale je parlais des contenus pédopornographiques il faut des moyens pour aller chercher ces pédocriminels. Il y a la question de la pornographie aussi qui, sur les sites pornographiques en accès quasiment libre font parfois référence même très souvent, mettent en scène des contenus incestuels ou qui font référence à l'inceste.

C'est toute une société qu'il va falloir réformer et là il faut des moyens massifs et donc la question de de la justice avec des délais d enquêtes qui doivent être beaucoup plus court. Il faut ne pas permettre que les enquêtes puissent être passées au second plan parce que si on porte plainte rapidement, parfois ça va pouvoir être traité. Si on porte plainte après plusieurs mois ou plusieurs années, ce qui arrive souvent, ça va passer au second plan.

C Ce n'est pas normal. Donc, police, justice, numérique et l'accompagnement de l'enfant et des victimes. J'aimerais poser une question rapide à monsieur le vice-procureur.

Quand vous avez des...

Premier vice-président. Premier vice-président. Pardon, excusez-moi.

J'ai été vice-procureur avant. Excusez-moi. Quand vous avez la politique pénale, on vous dit voilà, on fait du narcotrafic, on met l'accent là-dessus, les violences intrafamiliales.

Est-ce que vous pensez que ça, ça a retardé ? Question aussi à monsieur Stroopkine, mais est-ce que ça a retardé le traitement des dossiers des violences faites aux enfants ? Est-ce que quand on vous dit voilà, ta priorité aujourd'hui c'est de faire ça, est-ce que ça retarde le reste ou non ?

Quand vous priorisez, vous faites forcément quelque chose au détriment d'autre chose. Vous la respectez cette priorité ? Alors je vais parler pour mon cas, mais je pense parler pour l'ensemble des procureurs, des procureurs généraux qui sont loyaux et qui obéissent à leur chef hiérarchique qui est le garde des sceaux.

Quand il y a des priorités, des circulaires qui tombent comme celle-là, le procureur général réunit ses procureurs, lequel procureur derrière a réuni son en équipe, et leur dit, voilà, M. Darmanin, donc c'est une circulaire du 7 janvier 2025, où il a affiché le narcotrafic, ensuite les violences sexuelles et les violences intrafamiliales, dont les violences sur l'honneur. Voilà, et il a décliné toutes...

Est-ce que les dossiers enfants en ont souffert ? Du fait qu'il y ait la concurrence d'une narcotrafic, alors ça dépend dans quel parquet vous êtes. Si vous êtes dans un grand parquet sectorisé comme Paris, qui a quand même des des effectifs.

Je pense que ça a pu être réparti. Mais le problème qui se pose, c'est dans les petits parquets ou dans les moyens parquets où les effectifs sont dérisoires, où effectivement ils vont se retrouver à avoir des priorités un petit peu partout. Et c'est là que ça va être compliqué, parce qu'ils ne vont pas pouvoir sectoriser et distribuer.

Il va falloir forcément que le dossier soit pris au détriment d'un autre. Mais on revient, on aura beau tourner autour du pot ce soir, on revient sur la question des moyens et cette question, elle n'est pas imputable. simplement à M.

Darmanin, ça remonte à longtemps, elle n'est pas imputable ce soir à M. Stropskan, sauf qu'il représente la chancellerie. Je dis juste, parce que je suis magistrat depuis maintenant 22 ans, ça fait 15 ans que j j'essaye de me battre, je suis plus syndiqué, j'ai une association justement qui réunit des citoyens et des pauvretés de nos droits pour dire si on veut sortir de ce débat récurrent dont les citoyens n'en peuvent plus.

C'est-à-dire, est-ce que la la justice a assez de moyens ou pas ? Monsieur Straubkahn, il faut voir avec le garde des Sceaux. Il faut, lorsque les enquêtes vont sortir, à côté, qu'ils sortent le référentiel sur l'évaluation de la charge de travail.

Ce que je demande, ce n'est pas qu'on on est 100 000 magistrats d'un coup. C'est juste que les magistrats qui doivent rendre des comptes, et nous devons rendre des comptes, il faut que les citoyens l'entendent, nous devons leur rendre des comptes. Mais nous devons rendre des comptes à proportion des facultés d'action qui nous sont donnés.

Donc, responsabilité individuelle peut-être, responsabilité systémique sûrement, mais en tous les cas il faut que les deux soient côte à côte et que ça ensuite… On arrive à la fin. On arrive à la fin. Gabriel vous avez 20 secondes, mais vraiment 20 On ne manque pas de jeunes capables de le faire, ce métier de magistrat.

J'en forme quelques-uns, j'en vois beaucoup. On attend que d'ouvrir les portes, c'est vraiment nécessaire. Je veux dire juste un mot en 10 secondes.

On n'a que ce moment-là pour vraiment agir. La justice, c'est quelque chose de complexe. Les gens l'étudient, les experts ont beaucoup à nous C'est vrai mais fondamentalement le peuple doit faire la règle et si le peuple français considère que la protection de nos enfants n'est pas suffisante, on n'a pas mis l'opportunité de faire pression car il n'y a pas d'institution qui permette de le faire.

Dès lors parlons bruyamment, il y a un début de mobilisation, il faut en être. Et on en a parlé, en tout cas ici ce soir. Je voulais vous remercier toutes et tous d'avoir participé à cette émission et à ce forum.

Je le dis au début de l'émission, c'était un forum important. On a eu effectivement un forum important avec un moment rare et le ministre Darmanin qui est venu s'expliquer pendant une heure au début de cette émission. Je voudrais qu'on revienne aussi à la petite Liana,