Gérard Carreyrou : «Je garde d'Edouard Balladur le souvenir d'un homme d'une classe exceptionnelle»
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Vous ne pouvez pas savoir combien ça me touche parce que moi je suis euh des rares aujourd'hui survivants de cette époque. J'ai suivi la campagne présidentielle, on parle de présidentiel actuellement. J'ai suivi comme jeune journaliste la campagne présidentielle de George Pompidou en 1969.
On était effectivement comme à l'époque, on était pas aussi nombreux qu'aujourd'hui. Il devait y avoir une trentaine de journalistes qui suivaient la campagne Pompido. On a fait le Tour de France avec Pompidou et et Pompidou tous les jours.
Nous nous venait nous voir, il fumait la cigarette avec nous et cetera. Mais surtout Baladur était notre coach. il avait été il est il avait été désigné en quelque sorte par Pompidou pour s'occuper des journalistes, ceux qui suivaient le président de manière à ce qu'ils aient les bonnes informations, qu'il fassent des bons papiers et j'ai gardé un souvenir d'un homme d'une classe exceptionnelle.
On on sait alors après si on regarde 30 40 ans après lorsqu'il est devenu premier ministre, on s'est beaucoup moqué de lui. Il y a eu beaucoup de C'est normal d'ailleurs, un premier ministre un moment ou un autre, on se moque de lui. Mais je pense que cet homme avait de grands mérites.
Simplement, c'était des mérites d'une autre époque. C'était les mérites de la France des années effectivement où il qui n'existe plus. C'est la France.
C'est la France, je disais le moule est cassé de ce souvent exprimé à juste titre la nostalgie et et et Baladur faisait alors quand il il a voulu faire de la politique de haut niveau quand il a voulu être candidat à son tour avec après l'histoire baladure la compétition avec Chirak il a il a voulu faire un peu la politique nouvelle formule et c'est là qu'il je fais un parallèle si vous me permettez avec Ronbard c'est-à-dire que il y a chez l'un et l'autre euh des grands serviteur de l'État, mais ce ne sont pas euh des hommes politiques comme Jacques Chirac, comme Nicolas Sarkozi, comme François Mitteranum et l'un et l'autre d'ailleurs n'ont pas été élus. C'està-dire que il y avait peut-être un refus de la démagogie euh chez l'un comme chez l'autre, une difficulté peut-être à entrer en contact avec le peuple et on dit souvent qu'une élection présidentielle c'est la rencontre d'un homme et du peuple que Sarkozi évidemment l'a fait, que François Mitteran l'a fait, que Jacques Cherc bien sûr l'a fait et que ces deux profils là, ça pose d'ailleurs le problème dans les démocraties que le profil du candidat n'est pas est toujours gagnant mais le candidat n'est pas forcément un grand président. et les présidents, on on ne saura jamais si Raymon Bar ou Baladur aurait été des grands présidents, mais en tout cas, il n'était pas des grands candidats mais ils avaient pas la folie, enfin pas la folie, mais la volonté absolue totale du chaque jour comme l'ont été son ceux qui ont été élus [raclement de gorge] de d'être président et je pense que Baladur il a cru à on lui a dit son entourage lui a dit c'est ton tour maintenant Chirac, il va prendre la Il avait pas c'était pas son son destin.
Sauf sauf alors là vous avez bien connu cette période là puisque vous étiez à TF1 et on peut le dire aujourd'hui candidat de TF1. Voilà. [rires] Ah oui, je l'ai dit déjà à ce micro.
Oui, c'était le le candidat de TF1. Il y a une anecdote célèbre lorsque Jacques Chirac a été élu, il est arrivé dans la comment dire, j'allais dire dans la cour de TF1, dans le hall de TF1 et je crois qu'il a regardé Étienne Moujotte, Robert Mamias, il a dit mine de sel, mine de sel, mine de sel. C'est vrai ou pas ?
Écoutez, je l'ai dit que c'était vrai parce que parce que c'était vrai et parce que moi on m'a on m'a dit il faut faut soutenir Baladure. Baladur nous a fait des promesses pour le groupe et moi voilà. Bon, c'est