Au "Papotin", on peut "tout dire" et "la parole est libre", défend son rédacteur en chef Julien Bancilhon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
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- 0:50OuverteRéponse directe
Bonjour. Vous êtes tous les deux journalistes au Papotin.
- 1:16OuverteRéponse directe
Et quant à vous, Gaspard, vous avez quel âge ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Et ça fait combien de temps que vous êtes journaliste au Papotin ?
- 2:14OuverteRéponse partielle
Vous allez nous décrire, d'ailleurs, ce qu'il y a dans ce magazine.
- 2:23OuverteRéponse directe
Gaspard, qu'est-ce que vous diriez ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Oui, quelle est son histoire ?
Temps de parole
- Présentateur34 %
- Invité19 %
- Invité 218 %
- Invité 39 %
- Invité 49 %
- Présentateur 24 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
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Et un grand entretien exceptionnel ce matin. Le studio de France Inter se transforme en conférence de rédaction du Papotin. Le Papotin, ce sont des rencontres qui sont devenues cultes à la télévision. Évidemment, les plus grandes célébrités cypresses jusqu'au président de la République. Et c'est maintenant aussi un magazine qu'on peut trouver en kiosque. Enfin en kiosque, comme c'est écrit sur la couverture. Chers auditeurs, si vous voulez dialoguer avec ceux qui font le Papotin, les journalistes du Papotin, le 01 45 24 7000 ou l'application de France Inter. Et plusieurs invités avec nous en plateau, Yolanda et Gaspard. Bonjour. Bonjour. Vous êtes tous les deux journalistes au Papotin.
Yolanda, vous avez 20 ans. J'ai 19 ans. 19 ans et vous travaillez au Papotin depuis plusieurs années maintenant. Moi, je suis à Bourg-la-Reine. À Bourg-la-Reine. Et vous êtes entre Bourg-la-Reine et l'immeu de Bourg-la-Reine, comme on dit. Et l'Institut éducatif de Bourg-la-Reine. Et quant à vous, Gaspard, vous avez quel âge ?
20 ans, presque 21 ans. Je viens de Paris 13ème.
Et ça fait combien de temps que vous êtes journaliste au Papotin ?
Alors, c'est déjà très, très, très récent. Donc, ça date depuis l'an dernier. Donc, voire mars 2024. Tu es notre dernière recrue, Gaspard.
Ah oui. Et la voix qu'on vient d'entendre, c'est celle de Julien Bancillon. Bonjour. Bonjour. Rédacteur en chef du Papotin et Claire Léost, qui est présidente de Prisma Média. Bonjour et bienvenue. C'est Prisma, le premier groupe de magazines en France. Il y a une trentaine de marques que je ne cite pas, mais vous éditez le magazine Le Papotin. En plus de Télé Loisirs, de Capital, de Géo et de Elle. Félicitations, Le Papotin. Donc, c'est enfin un magazine. C'est un magazine, un journal atypique. Vous allez nous décrire, d'ailleurs, ce qu'il y a dans ce magazine. Mais la couverture, si vous deviez la raconter, on est à la radio, donc nos auditeurs n'ont pas l'image.
Gaspard, qu'est-ce que vous diriez ?
Alors, je vous décris déjà, premièrement, la couverture de ce journal, Le Papotin. En gros, c'est la couverture représentant le dessin de Philippe Catherine.
Oui, qu'on connaît bien ici à France Inter.
Ah oui. C'est surtout un dessin de Philippe Catherine, dessiné par Tristan. Et je vous montre aussi, comment dire, il y a même un autre mot écrit sur la couverture de ce journal. Oui. Il y a écrit Rencontre Hommage et Rock. Donc, il y a une autre personnalité interviewée, il fut un temps. C'est Ginette Kolinka. Une grande femme, une grande dame. Ah oui. Oui, quelle est son histoire ? Eh bien, c'était, je crois, pendant la première ou la seconde guerre mondiale. La seconde guerre mondiale, oui.
Et vous, Yolanda, vous intervenez dans ce magazine. Encore un mot pour le décrire, ce très beau magazine. L'objet est magnifique d'ailleurs. Oui, il y a Christiane Taubira. Il y a Christiane Taubira que vous avez rencontrée et que vous avez interrogée. Oui. On va entendre tout à l'heure un extrait de votre échange, parce que c'est incroyable, incroyable ce qui peut sortir d'une interview, d'une rencontre avec les papotins. Comment expliquer ce miracle ou cette chose qui se produit, Claire Léost ?
Alors en fait, je ne sais pas s'ils le savent, mais ils sont des grands journalistes, les journalistes du papotin. Ils ont des techniques très particulières d'interview. En fait, ils passent du rire aux larmes en une seconde. Donc, ils vont vous poser des questions qui ont l'air très anodines, comme comment tu t'appelles ? Quel âge a ta maman ? Est-ce que tu as une voiture ? Voilà. Pourquoi tu as cette coupe de cheveux ? Et très vite, ça va basculer sur des questions graves, sérieuses. Par exemple, avec Ginette Kolinka, on passe de quel âge tu as, tu es très très vieille, à est-ce que c'est possible d'être heureux après la Shoah ?
Donc, on est tout le temps entre rire et larmes, entre joie et peine. On bascule très vite. Et surtout, moi, ce qui m'a impressionnée, et je trouve qu'il devrait donner des cours dans les écoles de journalisme, c'est que souvent, il pose des questions que nous, nous n'osons pas poser. La question qui nous brûle la langue, il la pose. Donc, ça donne des séances avec Taubira sur des choses très intimes. Parfait. Et puis, il y a aussi, on se souvient de cet échange avec Emmanuel Macron, où on parle de son histoire d'amour avec Brigitte, en disant qu'il devrait donner l'exemple et ne pas coucher avec sa prof, par exemple. La devise du papotin, Julien Bansillon, c'est ?
On peut tout dire au papotin, c'est ça ? Oui. Et la suite ? Non, on a abandonné ce... Vous avez abandonné, tout peut arriver. Ça a été proposé au départ. Mais non, tout peut arriver, ce n'est pas exactement le cas. Donc, non, par contre, on peut tout dire, la parole est libre. Vous ne modérez pas, il n'y a pas de censure. Oui, effectivement. Et il y a beaucoup de choses très originelles qui arrivent. C'est le moins qu'on puisse dire. On a fait du gainage sur le plateau de télévision avec Adèle Exarchopoulos. On a organisé une touche de rugby avec Antoine Dupont. Donc, oui, il se passe des choses assez étonnantes sur notre plateau.
Et Gaspard, vous posez vraiment toutes les questions que vous voulez aux invités ? Alors, forcément, oui. Donc, j'ai participé même l'an dernier trois fois à l'émission Les Rencontres du Papotin qui se passe à l'Institut du Monde Arabe. Oui. Voilà. Et comment dire, j'ai même réussi à interviewer d'autres personnes qui ne sont pas forcément des célébrités, mais plutôt qu'on a fait des interviews à des endroits différents. Julien Mancillon, vous vouliez compléter ? En fait, le Papotin existe depuis 35 ans. Le journal aussi existe depuis 35 ans. Le premier numéro est sorti en mai 90.
Et donc, d'ailleurs, l'événement, ce qui nous rend particulièrement joyeux en ce moment, c'est que notre journal, qu'on se donne du mal à faire depuis si longtemps, est enfin en kiosque.
Enfin en kiosque. Et ça, c'est écrit de manière, avec trois points d'exclamation, de manière très forte, parce que vous vouliez justement que ce soit diffusé le plus largement possible, Claire ?
Oui, en fait, quand Julien et l'équipe du Papotin sont venus nous voir, donc ils nous ont parlé de ce journal qui n'était pas disponible en kiosque. C'était très difficile de le trouver. Il fallait aller sur le site, dans un onglet. Et donc, nous, on l'a lu parce qu'on ne le connaissait pas très bien. On a lu les anciens numéros. On a trouvé ça formidable. On a trouvé qu'il y avait des interviews incroyables, notamment de Jean-Jacques Goldman, de Barbara, de personnes qui étaient très rares dans les médias. Et donc, on s'est dit qu'il y avait une vraie injustice à ce qu'il ne soit pas disponible pour le plus grand nombre. Et donc, on a fait en sorte que ce soit possible.
Voilà. Yolanda, il y a donc cette rencontre très forte avec Christiane Tobira. Et quand on disait qu'on pouvait sortir des choses qui n'auraient pas été possibles d'entendre dans d'autres cadres d'interviews, c'est par exemple ce moment avec Christiane Tobira, en décembre 2023. Quand tu étais petite, t'as perdu ta maman ? Et tu étais triste ?
Jusqu'à maintenant, je le suis. Voilà. Et là, comme tu m'en parles, j'ai une petite boule à la gorge. Vraiment. Ça reste très difficile. J'avais 16 ans quand elle est morte et ce n'est pas beaucoup d'années pour vivre avec sa maman. Tu vois, ce n'est pas beaucoup d'années. Mais j'ai beaucoup de souvenirs. Excuse-moi.
Il n'y a pas de soucis, il n'y a pas de soucis. Vous avez interrogé donc Christiane Tobira. C'est très fort. Comment ça s'est passé ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ? Parce qu'elle pleure quand elle vous répond et qu'elle parle de sa mère. Ça, je demande sa question. Tout simplement ? Oui, je suis assise à côté d'elle. Oui. Souvent, vous êtes assise d'ailleurs à côté de l'invité ? Personne, je suis à côté de Philippe Catherine aussi. Oui. Philippe Catherine qui a un message pour vous.
On va l'écouter. Bonjour le papotin. C'est Philippe Catherine. Ça a été un grand souvenir pour moi d'être parmi vous un jour dans ma vie. C'était inoubliable. Tout simplement, j'étais heureux de voir aussi en kiosque ce joli dessin au feutre. C'est un très beau portrait que j'ai beaucoup aimé. Je ne sais pas vous allez nous le dire qui en est l'auteur. Un grand bonjour aussi à tous les musiciens que j'ai rencontrés au papotin. que j'aimerais bien un jour concrétiser un enregistrement. Un jour, pourquoi pas, dans mes rêves les plus fous. À bon entendeur. Salut.
C'était Philippe Catherine. Ce qui est génial, c'est que dans l'interview, vous lui parlez de ses cheveux. Il y a une explication assez géniale sur ses cheveux qui se sont envolés.
Ils sont partis faire déni pour les oiseaux, je crois.
Julien, c'est vrai que c'est cette chanson, la banane, qui rythmait la plupart des conférences de rédaction ?
Oui, à une époque où on écoutait, on commençait tous nos comités de rédaction par la chanson, la banane. Je ne veux plus jamais travailler, plutôt crever. Mais Yolanda, il parle de musique, Philippe Catherine. On a chanté groupe Miribel aussi, on a chanté. Voilà, vous, vous êtes musicienne aussi, vous chantez ? Oui. Il dit qu'il aimerait bien chanter, faire quelque chose avec vous, ça vous plairait ? C'est ça. Faire un disque par exemple avec vous ? Oui, on a chanté avec lui, on a chanté ses chaussons. C'était bien ? Oui. Et Gaspard, comment ça s'est passé la rencontre avec Philippe Catherine ? Il était très ouvert, il avait envie de partager. Avec Philippe Catherine ?
J'avais regardé l'émission, les rencontres du Papotin avec Philippe Catherine une fois. Donc, il était l'invité en septembre dernier, donc il n'y a pas longtemps. Et vous, vous êtes là depuis pas longtemps, c'est ce que disait Gélin ? Oui, bien sûr. Quelle a été votre rencontre préférée ? Ma rencontre préférée à l'émission des rencontres du Papotin ? Oui, ou pour le journal ? Alors, j'ai une préférence actuelle pour l'émission des rencontres du Papotin. Donc, comme vous le savez, peut-être que ça se passe à l'Institut du Monde Arabe. Et avec qui ? Quelle personne ? Oui, attendez, laisse-moi répondre s'il vous plaît. Je suis trop curieuse. Je suis trop curieuse. C'était avec Clara Louchani.
Pourquoi ? On a rencontré. Parce qu'elle est talentueuse comme tout, elle est très souriante. En plus même, je dirais, elle a du caractère. C'est vraiment une de mes rencontres préférées. Au Papotin. Et Yolanda, vous êtes d'accord ?
On a rencontré Clara Louchani. Moi, j'essaie d'écouter d'elle, moi aussi. Comme d'habitude. Mais Gaspard, vous adorez chanter. C'est vrai que vous avez une passion pour l'émission de Nagui. Oui, n'oubliez pas les paroles. Qu'est-ce que vous aimez ?
On entend le jingle. La chanson française, surtout. C'est la chanson française. Et vous ne ratez aucune émission ? Eh non. Et les chansons de Clara Louchani, vous les connaissez aussi, par cœur ? Ah oui, et je vais même aller voir Clara Louchani en concert à l'Accor Arena. Ah oui. Mais ce qui est fou, c'est qu'en fait, Claire Léost, on voit dans ces émissions, mais vous disiez, ça passe de choses très graves à choses très légères, dans presque toutes les émissions, les invités, à un moment ou à un moment d'émotion, à un moment de larmes. C'est ça aussi qui fait que ça fait de ce média un média qui va intéresser le grand public, selon vous ? Oui, complètement à part, complètement atypique.
Parce que c'est vrai qu'il n'y a pas de filtre dans les questions, il n'y a pas de pudeur. Donc, le fait que dans les questions, il n'y ait pas de filtre, ça fait que quand on reçoit la question, ça enlève les filtres aussi. Et donc, on arrive à des niveaux d'intimité, de profondeur que nous, on n'arrive pas quand on a en face de nous, notamment les politiques, avec tous leurs éléments de langage, ou les acteurs qui sont en promo et qui déroulent toujours la même chose, tout à coup, avec leurs techniques, ils arrivent complètement à dérouter l'invité. Tout ça tombe ! Et à faire sortir tout ce qui est important, tout ce qui est à l'intérieur.
C'est un peu comme s'ils avaient un laser et qu'ils arrivaient à voir à l'intérieur de vous et à aller chercher tout de suite ce qui, vous, va vous remuer et donc ce qui va faire un bon moment de presse ou de télévision.
Tous les deux, vous avez interviewé quelqu'un que tous les Français connaissent maintenant, qui est Thomas Joly, qui est celui qui a formidablement mis en scène les Jeux Olympiques et Paralympiques. Qu'est-ce qui vous a le plus frappé quand vous lui avez demandé de parler de son métier, de sa création ? Yolanda ? Oui, je lui ai posé la question à Thomas Joly. Oui, laquelle ? J'ai posé la question, il est un amoureux. Il est amoureux des garçons, il s'appelle Thomas Joly aussi. Il s'appelle Thomas aussi. Deux Thomas. Deux Thomas, oui.
Gaspard ? De Thomas Joly, c'est ça que vous parlez ? Oui. Ben, c'est... Qu'est-ce que j'ai pensé ?
Oui, qu'est-ce que vous a intéressé dans cette rencontre ?
Ben, c'était que c'est un... C'était que... C'était très intéressant. C'était vraiment un grand sportif de haut niveau. Gaspard, il n'est pas sportif. Justement, c'était assez drôle. Parce qu'on sentait que son intérêt dans les Jeux Olympiques, ce n'était vraiment pas le sport. Donc, il était directeur artistique et tu lui as posé la question. Qu'est-ce qu'un directeur artistique ? Et tu lui as dit, vous avez 20 secondes pour répondre. Je suis un ton très sec. Et qu'est-ce que c'est qu'un journaliste ? Vous avez 20 secondes pour répondre. Ça fait rigoler. C'est difficile. Eh ben, j'arrive à me concentrer. Mais d'habitude, il faut que je prenne du temps pour réfléchir. Oui ?
Vous êtes journaliste, vous, Yolanda ? Oui, je suis journaliste. Qu'est-ce que c'est un journaliste ? On a passé deux dans la télé, sur France 2. Ah, c'est passé à la télé, être journaliste.
D'accord. Et en l'occurrence, comment est-ce que vous constituez l'équipe, Julien ? Puisqu'il y a beaucoup de candidats qui veulent devenir papotins eux aussi et devenir journalistes pour le magazine ou l'émission de télé ?
Alors, en fait, le fonctionnement est centré autour des institutions. C'est-à-dire que, moi, je travaille à l'hôpital les jours d'Anthony. Yolanda est accueillie à l'IME alternance 92 personnages. À Bourg-la-Reine. À Bourg-la-Reine, oui. Juste à côté de Paris. Exactement. Et donc, ces institutions organisent des activités pour les personnes qu'elles accueillent. Et le papotin est une des activités. Une activité qui est collective, qui est mutualisée entre plusieurs institutions. Donc, en gros, il faut imaginer que tous les mercredis matins, depuis 35 ans, les institutions envoient des éducateurs et, évidemment, des journalistes dans un comité de rédaction qui a lieu dans Paris.
D'ailleurs, il y a indiqué sur la couverture création des jeunes de l'hôpital de jour d'Anthony. Vous les faites travailler, donc, en conférence de rédaction, par exemple, comme une rédaction classique, comme ici, par exemple, à France Inter ? Non, ce n'est pas classique.
Ce n'est pas classique ? On se réunit. Il y en a. On se réunit. Oui, on est atypique. On se réunit. Ce sont des moments très joyeux, très libres, où la parole fuse. Des textes arrivent sur des sujets en particulier. Par exemple, quand on a l'annonce qu'on va rencontrer Thomas Jolie, pour prendre un exemple, on va échanger. Ceux qui savent des choses les amènent. Et on va aller chercher, faire un travail de journaliste, chercher des informations sur nos futurs invités.
Il y a une auditrice, Anne, qui nous écoute et qui vous adresse ses félicitations les plus chaleureuses. Félicitations à l'équipe vraiment extraordinaire qui renouvellent le journalisme. Elle ne manque pas une émission, Anne, et elle vous dit merci pour tout. Je vais aller acheter la version papier. Ça vous touche d'ailleurs qu'il y ait autant d'intérêt, de sympathie pour ce que vous faites au Papotin ? Oui. Yolanda, d'ailleurs, Papotin définition, comment est-ce qu'on définit un Papotin, Gaspin ? Papotin, c'est journaliste atypique. Journaliste atypique ? Oui. Et le mot, il vient de papoter ?
Papotin, mais ça fait un peu un diminutif du verbe papoter. Oui, c'est ça.
Et d'ailleurs, on va bientôt aller au Standard pour retrouver les auditeurs de France Inter. On disait que vous adoriez la chanson française. Est-ce que ça vous a apporté quelque chose de travailler au Papotin, de rejoindre cette équipe-là ? C'est sortir évidemment de l'Institut de l'IME, comme on dit. C'est rejoindre une bande. Vous êtes amis les uns avec les autres d'ailleurs, les journalistes ? Le Papotin, je connais très bien. L'Attenance Paris, internaute à Anthony. Oui. Anthony, Bourg-la-Reine, Paris. Et vous, Gaspard, ça représente une petite famille, des copains ? Une grande amitié qui m'unit.
Oui. Voilà. Je suis content que tu dises ça parce qu'effectivement, j'avais écrit un édito sur le sujet. Sur le fait que, oui, c'est une bande d'amis qui se retrouvent tous les mercredis, qui a ses habitudes, qui fabriquent un ton commun pour partir à la rencontre des autres. Et on le fait dans un lien fort et c'est très joyeux.
C'est une vraie démarche d'ailleurs. Quand vous dites aller à la rencontre des autres, vous y allez comment, vous, Gaspard ?
Bah, je prends le métro. Ou d'habitude, pour aller au théâtre Sylvia Monfort, Paris 15e, je prends le tramway, donc le T3A et je descends à Bransion. Et vous prenez parfois le RERC.
Ah oui. Il passe juste à côté de la maison de la radio. Oui. On le voit dans le film Hors Norme de Toledano et Nakache, vous vous souvenez ? Oui, c'est vrai, Hors Norme avec Vincent Cassel. Exactement. Et le RERC arrive toujours en retard.
Ouh là là ! J'ai vu même que dans le film Hors Norme avec Vincent Cassel, Joseph, il se met à déclencher l'alarme incendie du RERC alors qu'il ne dit qu'il ne fait pas exprès alors que si, il fait exprès. Il essaye de ne pas le faire.
C'est pour ça d'ailleurs que le RERC est toujours en retard. On va écouter justement l'un des deux qui a réalisé Intouchable, qui a réalisé Hors Norme. Le sens de la fête. Le sens de la fête qui est un film génial.
Une année difficile. Oui. Ah, vous êtes fan ? Oui, j'ai regardé tous les films de Toledano et Nakache. Eh bien écoutez justement Nakache. Ce qui me bouleverse, c'est que chaque émission est différente. Chaque émission est un échange, un moment de vérité, un moment vraiment sans filtre qui fait du bien. Dans cet écrin-là qui est le Papotin, on s'y sent bien parce qu'on peut tout dire au Papotin. Il y a une vraie liberté et c'est surtout un lieu d'échange magnifique entre un invité et ses journalistes atypiques. Et nous avec Eric, ce sont nos potes, nos amis et qu'on prend tellement de plaisir à retrouver chaque premier samedi sur France 2.
Et en même temps, il y a également aussi des magnifiques passages musicaux qu'on adore, des collaborations qui sont aussi un moment d'échange artistique assez rare. Avec des groupes comme Astéreotypie par exemple et puis d'autres dont on parlait tout à l'heure. Julien Bansillon, chaque émission est différente. Les invités, est-ce qu'ils se pressent pour venir vous voir ? Est-ce qu'au contraire parfois certains sont méfiants ? Comment vous les choisissez ? On ne s'occupe pas vraiment de cette partie-là au Papotin. Alors on est toujours consulté en premier. Mais comme on est une cinquantaine de journalistes avec des centres d'intérêt très divers, vous avez énormément de noms qui ressortent.
On essaye de voir un peu ceux qui intéressent plus et puis après on fait en fonction des disponibilités des uns et des autres. Il y en a qui refusent, qui ont peur des questions sans filtre ? Je sais que certaines personnes ont eu l'honnêteté de dire que ce n'était pas un exercice pour eux. Et je dois avouer qu'à chaque fois qu'on commence à se retrouver sur ce plateau de télévision avec une quarantaine, une quarantaine, cinquantaine de journalistes en face de soi, c'est impressionnant, même quand on est rompu à l'exercice de l'interview. Mais voilà, notre travail et notre style fait qu'on finit toujours par se rencontrer et se détendre.
Et en tout cas, ça donne un résultat assez formidable. L'objet est vraiment très beau. C'est ce qu'on appelle un MOOC dans la profession ?
Oui, c'est ça. Oui, oui, c'est à cheval entre un livre et un magazine.
Et un magazine. Et donc, on le recommande très chaleureusement. Qui sera le prochain invité, d'ailleurs, de l'émission de télévision ? Au Mar-Sy ! Au Mar-Sy ! On va interviewer en février. Vous les allez interviewer en février ? Oui.
Alors, le prochain invité, mon cher Gaspard, c'est Marion Cotillard. Vous l'avez déjà fait. Marion Cotillard, oui. C'est déjà tourné et c'est diffusé le 1er février.
Bon, en tout cas, c'est ce qu'on appelle un scoop. Ça fait aussi partie du journalisme.
Vous avez obtenu un scoop. Ah bon, Julien ? Ce ne sera pas diffusé le 8 février, mais le 1er février. Je crois que c'est le 1er.
Moi, je ferais plutôt tendance à faire confiance à Gaspard. Le savoir encyclopédique, vous êtes extrêmement précis. Le savoir encyclopédique. 1er février. Oui, oui, février. Vous êtes une encyclopédie. Et vous, Yolanda ? Oui. Merci infiniment d'avoir été notre invité ce matin. Je voudrais juste signaler, parce que le temps passe vite et qu'on n'a pas pu prendre de nombreux auditeurs au téléphone, que tous sont unanimes. Ils sont à la fois admiratifs ou admiratives de l'émission et de votre travail, du travail que font les journalistes. Il y a quelque chose comme ça, de miracle, de jeu qui se produit de temps en temps. Ça peut même arriver à la télé. C'est quand même complètement fou.
Ils veulent surtout que vous nous remplaciez. C'est ça qu'ils disent. Tout ce qu'on vous souhaite. Non, je plaisante. Mais en tout cas, le papotin, enfin, en kiosque, avec Philippe Catherine. Et pour savoir pourquoi Philippe Catherine a perdu ses cheveux, il faut donc l'acheter et c'est un très beau travail. Merci en tout cas à tous les quatre d'avoir été nos invités.