Zohran Mamdani : l'anti-Trump ? | Chaque voix compte - 05/11/25
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet, [musique] journaliste à France Info. Bonsoir Fanny.
Bonsoir et merci d'être là au côté de Laurent Guimier. Bonsoir Laurent. Bonsoir Adel.
Bien ? Très très bien. Alors c'est parti pour le sommaire avec à la une start spreading the news comme le chantait Frank [musique] Sinatra dans New York New York.
Zoran Mamdani est donc devenu la nuit dernière le 111e maire de New York. Premier maire socialiste, premier maire musulman, que nous dit son élection de l'Amérique d'aujourd'hui ? Mam Dani, sera-t-il le caillou dans la chaussure de Donald Trump ou son nouveau punching ball ?
Et bien, nous allons en parler ce soir avec Ludivine Julie Gilie, pardon, historienne et [musique] directrice de l'Observatoire Amérique du Nord à la fondation Jean Jores. Bonsoir. Bonsoir et merci d'être là au côté de Richard Verli.
Bonsoir. Bonsoir. Correspondant France Europe pour le médiaisse [musique] blic et vous êtes aussi l'auteur du livre Cette Amérique qui nous déteste qui vient de paraître aux éditions Nevicata.
Et puis bonsoir Michael Prazant. Bonsoir. Vous êtes écrivain, réalisateur et journaliste à la revue Fran Tireur.
Merci d'être là ce soir. New York inspire également Laurent Guimier ce soir. Et oui parce que je vais vous raconter comment les insoumis ont capté l'image et les codes de monsieur Mamdani pour en faire un objet de communication bien français.
À suivre à 20h05 également le chiffre du jour avec Fanny Guinochet. 10 milliards d'euros, c'est ce que coûtent les ruptures conventionnelles à France travail. Dans la deuxième partie de chaque [musique] voix compte, la question qui fâche le gouvernement a lancé aujourd'hui une procédure de suspension de la plateforme Chine alors que le premier magasin physique a ouvert ses portes cet après-midi à Paris.
Est-ce qu'on se donne vraiment les moyens de freiner la déferlande chinoise ? Et bien on interrogera Constance de Pélichhi, député Liotte du Loiret, Emmanuel Morel, député gauche démocraté républicaine du Valdoise et Arnaud Bonet, député écologiste de Sémarne. Nous attendons bien sûr vos questions ou vos réactions.
Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche [musique] ici à 20h30. Rendez-vous avec Bourbon Express présenté ce soir par Marco Pomier. Nous reviendrons bien sûr sur l'attaque [musique] survenue ce matin sur l'île d'oléron où un automobiliste a fauché volontairement des passants.
Il a fait cinq blessés dans Deux Graves. Cela suscite une très vive émotion notamment à l'Assemblée nationale [musique] et aussi de nombreuses questions ce soir dans tout le pays. Voilà pour le menu de ce soir.
Installez-vous confortablement [musique] parce que chaque voix compte. C'est parti. Alors, c'est vrai que l'Amérique nous a habitué aux conquêtes électorales improbables, ne serait-ce qu'avec l'actuel résident de la Maison Blanche.
Elle vient de nous en offrir un nouvel exemple avec l'élection du maire de New York. Zoran Mamdani, farouche opposant à Donald Trump, candidat démocrate socialiste, totalement inconnu il y a encore un an et qui a donc remporté la municipale de la plus grande ville des États-Unis la nuit dernière. On va évoquer ensemble ce soir sa personnalité, son programme.
Mais d'abord, je voulais vous demander à tous les trois mot pour qualifier son élection. Richard Verly, mérité. Ludy Vin Gily, Homron et Michael Prazant.
Moi, j'en ai deux. Une douche froide. Une douche froide.
Vous allez nous expliquer pourquoi dans dans un instant, Zoran Mamdani prendra ses fonctions au City hall le 1er janvier prochain. En cette période d'obscurité politique, New York sera la lumière, a-t-il dit dans son discours de victoire Maité Frémon. [musique] C'est une vidéo postée cette nuit sur X par Zoran Mamdani.
Le prochain et dernier arrêt est l'hôtel de ville. Le nouveau maire annonce sa victoire dans le métro. Tout un symbole.
Acclamé par ses partisans, Zoran Mamdali, le candidat socialiste démocrate, savoure son ascension fulgurante. En ce moment d'obscurité politique, New York sera la lumière. Ici, nous croyons en la défense de ce que nous aimons.
Que vous soyez un immigrant, un membre de la communauté trans ou l'une des nombreuses femmes noires que Donald Trump a licencié d'un emploi fédéral. Sa ligne politique, la réduction du coût de la vie, la taxation des plus riches. Figure de la gauche, il se dit l'opposant de Donald Trump est le défenseur des classes populaires.
En tant que sud-asique, mais aussi en tant que new yorkais, en tant que personne issue à la fois de la classe ouvrière et de la classe moyenne, je suis très fier de faire partie d'un mouvement qui transcende les classes et les cultures. C'est aussi l'occasion pour les démocrates de tirer les leçons de cette victoire et de les appliquer lors des prochaines élections. Zoran Mamdani a immigré à l'âge de 7 ans à New York.
De confession musulmane, militant proalestinien. Il est dépint par ses opposants comme un extrémiste, qualifié par Donald Trump de communiste. Oui, c'est une honte.
Oui, écoutez, c'est un désastre. Pluie de réaction aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Bernie Sanders applaudit sa victoire.
L'un des plus grands bouleversements politiques de l'histoire américaine moderne. Barack Obama félicite lui aussi le démocrate. Il reste encore beaucoup à faire mais l'avenir s'annonce plus prometteur.
De son côté, Elon Musk affirme que le bulletin de vote était une arnaque car aucune pièce d'identité n'est requise. Mamdani a été élu avec 50,4 % des voix. L'élu local de 34 ans, inconnu il y a encore un an, devient le 111e maire de New York. et maire de la capitale financière de la planète.
Il faut d'abord raconter Richard Verli. Absolument. C'est pour cela que j'ai j'ai utilisé cet adjectif mérité.
C'est parce qu'il a fait une magnifique campagne. Après, on peut en contester, je lirai le programme, on peut contester le personnage, mais de facto, il est allé sur le terrain. Il n'avait pour seul bagage que le fait d'être élu de l'État de New York, à l'Assemblée de l'État de New York. et il avait face à lui un Andrew Komo de l'Eablishment démocrate qui avait été ministre sous Bill Clinton, qui avait été gouverneur de l'État et qui est l'héritier d'une dynastie politique new yorkaaise. les coûts au mot.
Et bien malgré ça, il a su avec d'abord des slogans bien choisis sur le thème notamment de la vie chère, ça a été dit, il a pris le logement, la possibilité d'arriver pour la classe populaire et moyenne à se loger encore à New York est devenu la ville la plus chère des États-Unis, peut-être même la ville la plus chère du monde. Et donc sur cette campagne ciblée, il a été sur le terrain, il a été partout et on a découvert un personnage politique qui prend la lumière, c'est indispensable aujourd'hui, qui aussi sait capté la jeunesse à travers tous ces codes, à travers les réseaux sociaux. Donc une très belle campagne qui n'enlève aucune des questions qu'on peut se poser à la fois sur le personnage et ses orientations, notamment l'aspect communautariste et tout ce qu'il a pu dire sur Israël pendant la guerre à Gaza.
Mais de facto, c'est je le maintiens une campagne et un succès mérité. Est-ce qu'il a innové dans cette campagne Lud Ludiv Gil ? Euh il il a employé des ficelles qu'on connaît déjà euh qui ont été utilisées par d'autres.
En revanche, il les a euh employé de manière admirable. les deux aspects qu'on peut souligner et qui ont été extrêmement efficaces dans sa campagne effectivement venant de la part de quelqu'un qui était inconnu il y a un an, c'est une campagne de terrain. Il s'est appuyé sur les militants pour commencer du mouvement Democratic Socialist of America d'A et la viralité de sa campagne en ligne, ses spots qui ont qui lui ont permis de recruter de nombreux followers, les deux se sont entretenus.
En fait, il a recruté des followers qui sont devenus des militants et il a fini avec 90 à 100000 militants dans son armature de campagne qui sont allés frapper aux portes, qui ont passé des coups de de téléphone pour mobiliser les électeurs et on y reviendra peut-être mais ça a fonctionné. Pourquoi ? Parce que le en lors de l'élection municipale précédente, c'était moins de 25 % de taux de participation.
Celle d'avant, c'était à peu près pareil aussi. Là, on est à 45 %. H donc les électeurs ont été motivé qui le légitime qui n'est pas discutable.
Tout à fait. Même s'il n'était lu qu'avec 50,4 % des voies. Ce n'est pas une victoire écrasante pour autant.
Il a une marge importante, c'est 50,4 % des voies. Mais regardez le score de Andre. Il n'y avait pas que deux candidats en fait.
Il n'y avait pas que deux candidats. Michael présent, vous dites "C'est une douche froide. Qu'est-ce qui vous a marqué dans la campagne de Zoran Mamdani ?
Je sais qu'il est très tendance de s'essuyer les pieds sur l'antisémitisme et euh les affiliations avec l'islam politique et l'islamisme en particulier, mais enfin pour moi, ça n'est pas une question indifférente. D'autant plus au vu du contexte, c'est-à-dire la plus grande ville juive du monde. Donc, j'entends qu'il a fait une très une excellente campagne.
Oui, avec les moyens des réseaux sociaux. Il a amené un souffle nouveau. Il m énormément sur tous les sujets et euh et c'est vrai que dans une ville comme New York où il faut payer 30000 dollars par an et par enfant pour une crèche euh il y a un problème il y a un problème de pouvoir d'achat.
Alors, c'était dans son c'est il il a fait mais je tiens à dire quand même et j'en finis que c'est pas du tout une bonne nouvelle pour le parti euh démocrate. Euh New York est une très grande la plus grande ville démocrate des États-Unis. Je rappelle qu'elle a fait plus de 68 % aux dernières élections présidentielles.
Donc en réalité, si vous voulez, ce score Oui. qui lui permet d'accéder à la mairie est comment dire un échec pour le Parti démocrate et une grande victoire pour Donald Trump. Il y a plus rien entre eux.
Alors ça c'est une lecture un peu iconoclaste ce soir parce que beaucoup disent que cette élection est un revers pour Donald Trump qui qui a d'ailleurs regardé cette av de faire en sorte que Syva le candidat qui a fait très peu à la municip aux élections à la municipalité de New York se retire auquel cas ça donnait de très grandes chances à Com l'emporter. Il ne l'a pas fait. Pourquoi ne l'a-t pas fait ?
Est-ce qu'il a trop tardé à entrer dans l'arène Donald Trump ? Alors lui, il a dit Donald Trump à sa manière que si Mamdani a gagné, c'est parce qu'il n'y avait pas le bulletin, le nom Trump sur les bulletins et s'il y avait eu le nom Trump, les électeurs ne s'y seraient pas trompés. Ils auraient voté quiconque porte le nom Trump.
Écoutez, je pense que surtout il a pas vu venir mamier. Alors bien évidemment, Trump s'est toujours habillé d'une façon ou d'une autre ses échecs et peut-être s'agit-il d'une victoire, j'en suis moins persuadé, mais effectivement cette lecture peut être entendue. Mais il a pas vu venir et ça dit quelque chose de Trump, c'est-à-dire que c'est un homme qui sent une partie de la société américaine, celle qui lui est acquise, le socle MAGA. là, il en connaît tous les codes, il sait la mobiliser de manière extraordinaire et sans doute réussira-t-il encore dans les années à venir, on verra les élections de mi-mandat l'année prochaine à la même époque, au mois de novembre.
Par contre, l'autre partie de l'Amérique, il ne la comprend pas et il ne voit pas émerger, ce qui peut-être quand même seront demain ses principaux adversaires dans la bataille à venir, même s'il ne pourra pas se représenter. Trump avait menacé les New Yorkaais de couper les fonds fédéraux s'ils éisaient Mamdani. Bon, c'est une menace qui qui n'a pas marché.
Non. Alors, il faut quand même avoir une chose en tête, c'est que il y avait d'autres scrutins euh hier en Virginie, dans New Jersey, en son impos. Si on regarde les scrutins en Virginie dans le New Jersey, on avait des candidats démocrates face à des candidats républicains.
Et pour le coup, Virginie New Jersey, on avait des candidates centristes pour le parti démocrate qui ont emporté des élections de manière très large contre des candidats républicains. À New York, c'est différent. Alors, c'est une ville qui est très majoritairement démocrate, mais on avait pas vraiment un duel entre un démocrate et en et un républicain.
On avait bien un républicain dans la course, on avait d'autres candidats aussi, mais les deux têtes de liste étaient un démocrate, le candidat officiel du parti démocrate depuis le mois de juin, Saran Mamdani et un ancien démocrate qui avait été battu lors de l'élection primaire et qui a décidé de se présenter quand même comme indépendant. Sachant que c'est aussi un candidat anciennement démocrate qui avait des casseroles, qui était gouverneur de l'État de New York et qui a démissionné de son poste de gouverneur une fois qu'un rapport a été remis le mettant en cause pour harcèlement sexuel contre 13. Donc ça n'est pas n'importe quel démocrate ou ancien démocrate mainstream qui était face à Zoran Mandani, c'était quelqu'un qui avait un passif.
Vous le disiez, les démocrates ont remporté donc d'autres victoires cette nuit en Virginie et dans le New Jersey avec des démocrates modérés. Est-ce que au fond la question qui se pose c'est d'abord une question de que va que va devenir que va être ou que doit être la gauche américaine ? C'est la question que pose la journée d'hier parce qu'effectivement on a vu des candidats démocrates qui sont les tenant des deux tendances qui existent aujourd'hui qui coexistent et qui ont du mal à coexister au sein du parti démocrate.
Et cela donne des arguments à chaque tendance finalement. la tendance progressiste pouvant dire regardez Zoran Bamnani a battu l'incarnation de l'Eablishment démocrate à New York et de l'autre côté dans des États qui sont démocrates mais qui ont aussi voté pour des Républicains, pour des postes de gouverneur notamment, Virginie, New Jersey, ce sont des candidates centristes qui ont remporté très nettement une élection en faisant de meilleurs scores que Camalaris lors de l'élection présidentielle. Michel présent, vous constaterez à Zoran Mamdani un portrait assez inquiétant dans le dernier numéro de la revue Fran tireur, portrait que vous avez intitulé Big Pastèque coécrit avec Simone Rodange.
Voilà. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le grand sourire de Mamdani ne vous a pas séduit et en fait vous dites même le contraire de cette de libération samedi dernier qui disait que c'était l'antidote anti-Trump. Pourquoi est-ce que Mamdani n'est pas un antidote anti-Trump ?
Ah mais pas du tout. Il sert au contraire les intérêts de Trump. Il radicalise la société américaine, il en fait un repoussoir pour un électorat modéré dont il pense d'ailleurs Donald Trump qu'il va certainement se reporter sur lui ou en tout cas possiblement en tout cas affaiblir le Parti démocrate ce qu'il est déjà comme je l'ai signalé au début de l'émission tout à l'heure.
Donc c'est du pain béni pour Donald Trump. Donc évidemment, ça ne coûte rien de faire des coups de menton comme il a l'habitude de le faire si vous voulez et de promettre disons des sanctions qui sont absolument intenable et inconstitutionnel. Donc voilà mais en réalité mais lui dit cette nuit montre le son Donald Trump, je sais que tu regardes, montre le son.
Est-ce que ça augure des des accrochages qui pourraient y avoir à l'avenir entre les deux hommes ? Est-ce que c'est un duel auquel on va assister dans les prochains mois ? C'est possible et ces duelslà serviront aux deux en réalité, vous savez.
Il y a comme il y a une mélanchonisation de la gauche française, il y a une bernissendation de la gauche américaine et je crois que c'est pas du tout une bonne nouvelle pour le parti démocrate. Vous partagez cet avis Richard Verli ? Pas tout à fait parce que d'abord je pense que le pouvoir ce sera le cas pour Mamdani à partir du 1er janvier, il sera maire de New York.
Le pouvoir change aussi les gens. Ça ne fait pas oublier le passé mais ça change les gens, on le sait. vu son parcours, ça me semble bien peu probable.
Mais donnons-lui au moins cette possibilité, ça peut arriver. Et je pense que c'est un garçon qui a quand même démontré son intelligence tactique. Et le parti démocrate aujourd'hui, il a un problème, c'est qu'il n'a pas de leader.
Parti démocrate, il a pas de leader face à Trump. Et donc il me semble que la stratégie voulue ou pas voulu, ça je ne le sais pas, c'est de laisser émerger aujourd'hui du terrain des leader potentiel. Et au fond, ce est en train de se dérouler sous nos yeux et sans doute jusqu'à à l'élection de mi-mandat de l'année prochaine une sorte de primaire non dite où un certain nombre de leaders démocrates, on pense à Gavinus, le gouverneur de Californie, peut-être l'une de ces gouverneurs qui vient d'être élu, peut-être Maman, on va voir qui prend le plus la lumière et qui surtout s'avère le plus convaincant pour l'électorat du Parti démocrate.
Donc je crois qu'on est face à une situation qui évolue, qui n'est pas figée. Le Parti démocrate en ce moment est en difficulté aux États-Unis, mais ça peut changer, ça peut changer par cette compétition d'individualité dans laquelle Zoran Mamdani va jouer un rôle. Alors, on ne sait pas si ça va faire le bonheur de Donald Trump, mais ça fait en tout cas déjà le bonheur de la gauche française et particulièrement des insoumis qui donnent l'impression depuis hier soir, bah d'avoir remporté la mairie de New York.
C'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier tout de suite. Oui, parce que Laurent, vous avez choisi ce soir de vous intéresser à ce que la France insoumise dit de l'élection de Zoran Mamdani à New York.
Oui, et je suis tenté Adoline de vous dire que chez LFI, chacun voit Mamdani à sa porte. Euh depuis l'aube, les les réseaux sociaux débordent de visuel produit par Éléfi euh à la gloire de Zora Mamdani comme cette affiche de la section Paris de la France insouise, mais vous en avez plein d'autres hein partout en France. Euh celle de François Picmal par exemple qui est le candidat à LFI à la mairie de Toulouse au prochaine municipale.
Et puis tiens, j'ai trouvé ça aussi Adeline, je sais pas ce que vous en pensez. Alors, je rassure tout le monde. Je rassure tout le monde.
Adeline ne s'est pas lancé en politique, là je suis plus sérieux. Mais l'équipe Mamani a a mis à disposition de tous les internautes des kits très simples pour fabriquer des ou des flyers de soutien. Cela explique la la viralité mondiale de ces visuels et peut-être aussi le fait qu'on en parle encore plus ce soir et la facilité aussi avec laquelle les insoumis français ont pu produire ses visuels.
Mais c'est de la récupération pure et simple ou ça va plus loin Laurent ? Alors, on peut dire qu'il y a trois choses qui légitiment l'attitude de Lfi. D'abord, un contexte électoral des municipales à New York et dans quelques mois des municipales en France.
Dans 130 jours, le premier tour des élections municipales en France. Beaucoup plus précis que moi. Adeline [rires] 2.
J'ai passé au pig fin les programmes euh du candidat euh new yorkaais et puis celui des insoumis au municipal. Il y a un corpus qui a été publié. C'est vrai qu'il y a beaucoup de points communs.
Et puis trois sur la forme, on n'est pas dépaysé. des couleurs flashy des phrases choc le style mamani et le stylefi se ressemble regardez ce prospectus par exemple de l'urodéputé Manon pour une réunion ce soir à Toulouse. On est dans le même esprit.
Manonbri d'ailleurs qui ne s'en cache pas puisqu'elle est allée il y a quelques jours à New York en immersion dans les équipes militantes de Mamdani. Zoran for you can. C'est le slogan de campagne de Zoran Mamdani, on est avec des dizaines de participants pour aller participer à une action de porte à porte parce que c'est cette action de terrain qui va permettre de battre l'establishment.
J'ai cru qu'elle allait dire parce que every voice count également à New York. Ça sera votre campagne à vous mais c'est [rires] autre chose. On a bien compris pour la couleur et la typographie des affiches mais à part ça les quand même la vie politique américaine et la vie politique française sont deux choses très différentes.
Alors pas tant que ça à lire les insoumis et leurs éléments de langage depuis ce matin et là j'avoue que c'est un peu plus gonflé. Regardez ce poste de la députée Clémence Geté qui dit tout. tourner la page de la vieille gauche dégoûtante, ne pas changer de cap face au flot d'insulte et de mensonge du système médiatique.
Parce que l'establishment et le système médiatique, c'est-à-dire nous, c'est la même chose. Mais vous avez bien lu hein, la vieille gauche dégoûtante. Donc à New York, on imagine que ce sont les années Clinton jusqu'à Biden.
Et puis à Paris, la vieille gauche, c'est le Parti socialiste tout simplement. C'est un rapprochement qui permet aux intéressés d'appeler à à tirer les leçons de cette élection. Alors, tirer le son, c'est le grand mot euh qui est assez classique dans la rhtorique politique depuis ce matin.
Au-delà de Li, d'ailleurs, c'est tout ce qui est à la gauche du PS qui appelle à tirer la leçon de New York. Alexis Corbière, par exemple, pour qui c'est bien la preuve qu'il faut une primaire à gauche. Pour François Ruffin, c'est bien la preuve qu'il faut élire un homme de terrain proche des gens, voire même un reporter.
Tiens tiens, ça me rappelle quelqu'un. [rires] C'est mon petit plus. Il a fait le candidat reporter.
Il est allé avec son téléphone portable, avec son micro pour interroger les gens en leur demandant qu'est-ce que c'est vos priorités, comment vous arrivez à payer votre loyer, qu'est-ce que de moi attendez ? Et donc voilà comment on peut renverser la table. Primaire, campagne populaire, militant de terrain, candidat porter.
Et et pour terminer hein, Adeline, cette voilà candidat reporter, vous avez entendu cette ficelle de la belle histoire au bout du monde qui en dit tellement sur notre situation domestique n'est pas l'apanage des insoumis. En 2022, l'arrivée au pouvoir de Georgia Meloni en Italie avait été saluée par Eric Zemour ou Jordan Bardella avec à peu près la même idée que l'exemple venait d'ailleurs et qu'il allait falloir en tirer les leçons. En clair, je pense que on peut dire ce soir que LFI n'a pas fini de chanter sur tous les tons.
On a tous quelque chose en nous de même [rires] Merci Laurent. Richard Verlier, vous qui publiez ce livre qui s'appelle cette Amérique qui nous déteste évidemment comparaison n'est pas raison mais quel regard vous portez sur cette forme d'appropriation des insoumis sur l'élection de Zoran Mamdani ? D'abord il y a une réalité qu'on connaît bien, c'est que ce qui se passe aux États-Unis a tendance à arriver quelques années plus tard.
Ça c'était avant, maintenant c'est sans doute mo mais maintenant ça va beaucoup plus vite. Euh donc je crois que se tourner vers les États-Unis pour voir ce qui marche aussi bien dans le camp de la droite du national populisme à la Trump que du camp de la gauche me paraît assez naturel. L'autre élément et ça ramène à l'Europe, c'est que je crois qu'il faudrait alors là pour le coup ne se faire aucune illusion.
La gauche de Mamdani n'est pas une gauche qui aime l'Europe en tant que telle. C'est-à-dire que les Européens sont face à un problème qu'ils ont avec un peu près tous leurs interlocuteurs, sauf l'establishment traditionnel, on va dire démocrate ou républicain, mais qui est en train d'être balayé, c'est que nous avons deux camps politiques qui n'ont plus de volonté de parler à l'Europe, de trouver des références à l'Europe, d'être à nos côtés. Pour Donald Trump, c'est nous imposer des choses, on doit faire allégance.
Pour Mamdani, on ne sait pas encore mais en gros, ce n'est pas là que ça se joue, sauf peut-être sur un segment et là il faudra bien voir, c'est peut-être sur cette conivance avec la gauche radicale, mais laissons-le arriver au pouvoir et voyons ce que ça donne. Michael présent, Zoran Mamdan, c'est le rêve américain des insoumis. Oui.
Alors, c'est pas le même niveau, hein, quand même. Pourquoi ? Pourquoi vous dites que c'est pas le même niveau ?
Je sais pas. J'entends les déclarations de certains députés LFI qui me laissent entendre que c'est pas le même niveau et c'est pas non plus le même comment dire professionnalisme en terme de communication parce que c'est un extraordinaire communiquant. Il a fait toute sa campagne là-dessus.
Après, les points communs sont innombrables. Oui, Mamdani est un soutien du Ramas. Oui, Mamdani a été financé par les frères musulmans.
Oui, il vient d'une famille fondamentalement antisioniste et antisémite. Son père justifiait les les attentats suicides. Sa mère continue de militer qui a eu un un un un lion d'or à Venise au début des années, un film formidable qui s'appelle Salam Bombet qui fait feu de tout bois pour empêcher Gad Gado, vous savez, cette actrice israélienne qui joue Wonder Woman de continuer de travailler. tout dans son entourage, que ce soit même sa femme qui est une magnifique illustratrice mais sur les fils des réseaux sociaux desquels on a découvert quand même des petites caricatures et des messages antisémites.
Donc il y a tout ça qui entre en ligne de compte. Je rappelle d'ailleurs que dans son université, horriblement chère dans le Men, euh, il avait cofondé une antenne de Students for Justice in Palestine, vous savez, qui a été accusé à nombreuses reprises de financer le ramass. Et c'est cette même association qui a mis le feu au poudre à Science Po après le 3 octobre qui s'est d'ailleurs constitué en France le 3 octobre.
Je pourrais dérouler la liste si vous voulez à l'infini et il ment parce que il va par exemple euh dans la Gap Pride pour soutenir les transgenres, les homosexuels et cetera et on découvre très peu de temps avant l'élection une photo où il est brus brats avec euh Rebecca Kadaga, est la vice-présidente du qui réclame la peine de mort pour les hommes sexuels. Il dit qu'il ne la connaissait pas et on se rend compte au final que c'est une très ancienne amie de la famille qui est originaire d'Ouganda. Je le rappelle.
Ludiv Gilie, est-ce que la question que Mamdani pose à la gauche américaine n'est pas la même que celle qui se pose aujourd'hui à la gauche française qui va du PS à LFI ? On peut faire de nombreux parallèles effectivement quant à la situation de la gauche. Alors gauche parti démocrate élargi aux États-Unis et et la gauche française en terme de fragmentation, en terme de difficulté de s'unir derrière un programme.
Et un point que j'aimerais souligner, c'est Mamdani a mené une campagne très efficace qui lui a permis d'être d'être élu. Ça a soulevé énormément de passion et d'enthousiasme au sein des mouvements progressistes aux États-Unis. La question maintenant, c'est que il est maire de New York.
Le maire de New York n'a pas tous les pouvoirs. Il y a un conseil municipal d'une cinquantaine de membres. il a fait des promesses qui sont extrêmement audacieuses et qu'il va être difficile de tenir.
Alors, s'il réussit, je ne pense pas qu'il puisse toutes les tenir, s'il réussit à en tenir partiellement certaines, euh il pourra donner du crédit à cette aile progressiste et montrer que quand elle est aux affaires, elle réussit à faire des choses, augmenter les impôts. Il a besoin de l'Assemblée de l'État de New York pour cela. Les bus gratuits, c'est une autorité MTIA qui dépend également de l'État de New York.
Donc il aura pas de la municipalité. Exactement. Les crèches gratuites.
Les crèches gratuites, ça il a peut-être davantage de les coûts des franches, mais il faudra trouver le financement. Donc difficile, mais s'il réussit son coût, ce sera un bon point pour les progressistes. S'il échoue, en revanche, ce sera d'une autre histoire.
En tout cas, on le disait, en France, les municipales, c'est dans 130 jours et vous allez voir que toute la classe politique avait un mot à dire sur cette élection du maire de New York, pas seulement chez les insoumis. Parole de député, salle des quatre colonnes cet après-midi recueilli par Stéphanie Despierres. Regardez, c'est plutôt une bonne nouvelle.
C'est un progressiste qui a la tête de la plus grande ville des États-Unis qui va pouvoir faire barrage finalement au Trumpisme qui se développe aux États-Unis. C'est une bonne chose parce que tout ce qui permet de résister à Donald Trump et de montrer que tous les Américains ne sont pas soumis à ces délires est plutôt positif. Après, moi j'ai enseigné 1 an dans une université américaine, il est socialiste ou communiste comme moi, je suis archevêque, hein.
Il faut bien jamais oublier que le spectre politique américain est très largement décalé et que si on devait le situer aujourd'hui dans les chiquiers français, il serait quelque part vers le centre centre gauche ou centre droit. c'est le l'antithèse de ce qu'il faut pour notre pays. Euh c'est euh quelqu'un qui euh est dans un soutien manifeste euh au euh terrorises du Hamas euh qui euh euh est dans une volonté de communautariser davantage.
Il faut regarder écouter son premier discours. Euh voilà, une glorification de l'immigration. Oui, ça montre quand même qu'il y a une qu'il y a une montée des des idées wistes, des idées d'extrême gauche y compris aux États-Unis.
Si le projet politique du maire de New York en tant que musulman ou pas et de défendre le Hamas et la politique terroriste au Moyen-Orient, là ça m'inquiète. Ouais. Richard Berly, est-ce que la façon dont Mamdani a fait campagne à New York va faire école ici en France pour les municipales ?
Je pense mais vous savez quand vous reprenez les différents éléments que vous avez cités, il y avait beaucoup de ces éléments dans la campagne d'Emmanuel Macron de 2017, la mobilisation en marche, le porte à porte et cetera. Donc il ne faut pas croire que c'est toujours aux États-Unis qui a la solution. En l'occurrence là, Emmanuel Macron avait été visionnaire du point de vue de la stratégie de la campagne.
Après, il y a sûrement des éléments, moi j'en retiens un. Alors, on va le voir à l'œuvre du rang municipal, mais sans doute au-delà, c'est évidemment la question de la vie chère et il est déjà dans le débat politique français et notamment cette question cruciale qui est celle du logement dans les villes. Je pense que là avec l'exemple de New York, ça va donner l'envie à pas mal de politiciens français de s'intéresser encore plus à ce sujet.
Mais pardon Ludy Vinili, c'était pas un des thèmes de campagne aussi de Donald Trump ? On est un an jour pour jour après son élection. La vie chère effectivement c'est probablement l'élément principal qui a aidé à le faire élire.
Alors, ce sera peut-être aussi la cause de sa perte parce que si on regarde les opinions favorables concernant son action en tant que président, c'est le point faible au sein de l'électorat républicain parce que il est il a un avis global négatif sur tous les sujets quand on prend les démocrates, les indépendants et les républicains, mais il est à 70 % d'opinion favoraables dans son électorat sur la question du coup de la vie. il n'a pas réussi à tenir cette promesse. Alors, il reste du temps, vu les mesures qu'il met en place, euh il prend plus de retard que d'avance euh pour arriver à tenir cette promesse.
Donc ça va peut-être peut-être plus le pénaliser infiner euh que le servir. Vanille, je vous vois faire l'amou. Oui.
Oui. Sur sur Bah, on va voir quel va être le niveau d'inflation aux États-Unis. C'est c'est essentiellement ça la question notamment avec la répercussion des droits de douanes.
La question du pouvoir d'achat quand on regarde en France celle qui préempté cette ce sujet-là c'est Marine Le Pen ces dernières années. Donc c'est pas tout à fait du même côté de l'échiqué. Ça n'empêche pas la France insoumise de de s'y intéresser.
On l'a vu notamment peut-être sur le thème du pouvoir d'achat. Celui qui est le plus proche, c'est effectivement peut-être François Ruffin qui est très ancré dans des propositions du quotidien des Français. Quant à la question du logement, ben écoutez, si elle peut émerger euh dans ça peut faire des idées à nos politiques françaises, quel que soit leur bord, ça serait pas mal parce que pour le coup, c'est une un sujet essentiel mais qui est complètement resté sous les radars.
Et dernière question, Richard Verly, le fait d'être né hors des États-Unis puisqu'il est né en Ouganda l'empêchera de briger un jour la Maison Blanche. Pour autant, est-ce que vous lui imaginez un destin national ? C'est possible.
Je pense par exemple bah un exemple qu'on a en tête euh mais lui était né aux États-Unis même si Trump disait que c'était pas le cas, on pense à Barack Obama. Euh est-ce qu'un jour on aura un sénateur sénateur fédéral qui s'appelle Zoran Mamdani ? Je pense que c'est possible.
Ça ne veut pas dire que ça va avoir lieu, ça ne veut pas dire que ça l'intéresse, mais c'est sans doute le poste vers lequel il pourrait regarder. Est-ce que vous êtes d'accord ? Bah bon, après, vous savez, c'est aussi comment dire un serpent de mer.
On peut toujours changer la constitution même si aux États-Unis ça se fait pas parce que c'est un objet sacré. Mais enfin ça avait été posé dans le cas de Arnold Schwarzenegger par exemple. Donc c'est c'est toujours une possibilité mais reste à savoir aussi s'il va réussir parce que son programme est quand même extrêmement tellement ambitieux qu'il est parfaitement inapplicable en réalité. d'abord les bus et après le sénat et d'ailleurs il d'ailleurs il a fait machine arrière sur énormément de sujets bon face aux contestation au bronca ou à l'impossibilité de de les tenir je pense à la police mais il y a pas que que ce sujet-là donc on va voir comment ça se passe.
Ludy Vinvil oui il pourrait devenir un porte-voie du parti démocrate. Ça restera compliqué tout de même puisqueavec une élection présidentielle qui se profile en 2028, les démocrates vont être à la recherche d'un leader qui puisse se présenter et les midmes dans un an avant cela. Tout à fait.
Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Dans un instant, après les États-Unis, on va parler de la Chine. L'ouverture du magasin Chine à Paris est-elle le symbole de notre impuissance à freiner la déferlande chinoise de la Fast Fashion ?
Ce sera la question qui fâche. Mais avant cela, c'est Fanny Guinoché. On va se pencher avec vous ben sur le budget euh Fanny.
Euh on va parler précisément des ruptures conventionnelles qui sont semble-t-il dans le viseur du gouvernement. Fa vous dire que ça coûte cher et c'est votre chiffre du jour. Et oui, ça coûte 10 milliards d'euros.
En tout cas, ça a été le coût l'année dernière par pour France Travail, donc anciennement Pôle Emploi 10 milliards sur les 37 milliards d'allocation versé l'an dernier. Donc vous voyez, ça fait quand même quasiment un/art, ce qui est beaucoup pour ce seul dispositif qui, on le rappelle permet à l'employeur et au salariés de se séparer d'un commun accord à l'amiable. Alors que euh quand on démissionne et bien on n' pas forcément aussi des allocations chômage.
C'est aussi pour ça que la rupture conventionnelle est souvent euh plébiscitée par euh par les les salariés. Et quand de l'autre côté, du côté des employeurs, et bien on évite ainsi euh un risque de prudom, de litige qui pourrait se terminer devant les les tribunaux. Alors la la rupture conventionnelle, il faut s'en souvenir, elle est née, elle est apparue en 2008.
Elle a été instaurée par un accord entre syndicat et patronat. Euh justement et c'est vrai qu'au départ le nombre de ruptures conventionnelles était assez léger et c'est un dispositif qui a trouvé son public si on peut dire puisqueaujourd'hui on en comptabilise 500000 515000 euh le chiffre exact de l'an dernier comptabilisé par les services du ministère du travail l'an dernier par Ah oui oui oui. Et alors que c'était 40000 à peine au tout début plus explosion.
Mais en fait est-ce que vous voulez dire que désormais la rupture conventionnelle elle a remplacé la démission ? Et bien quasi en fait, il y a quasiment plus de de salariés qui démissionnent. Et d'ailleurs, il y a une étude de l'IPP.
L'IPP, c'est l'Institut des politique publique qui est sorti là euh récemment, pas plus tard qu'hier, et qui montre que finalement les ruptures conventionnelles, ça remplace seulement dans 12 % des cas les licenciements où là bah vous subissez en général. Alors, le licenciement, il donne lieu au chômage. La démission, je le disais tout à l'heure, ne donne pas lieu euh au chômage de droit au chômage et donc d'allocation.
Et d'ailleurs, les chercheurs ont se sont interrogés, ont interrogé les DRH pour voir un peu ce qu'elles étaient les motivations. Ça n'est pas juste une étude quantitative, c'est aussi une étude qualitative. Et finalement, les les directions des ressources humaines ont expliqué que souvent ces ruptures conventionnelles, ce sont des démissions déguisées.
Alors, pour faire simple, quand on en a marre aujourd'hui de son poste, on va voir son patron, on lui dit "Écoute, tu veux pas négocier une rupture conventionnelle, le patron en général, on trouve un accord, il verse quelques indemnités et puis ça pèse aussi hein quand même pas que sur les allocations chômage ces ruptures conventionnelles parce que elles sont un petit peu plus coûteuses. effectivement le patron vers des il y a des des cotisations qui sont un petit peu plus supérieures à une simple démission. Oui.
Parmi les arguments du du gouvernement, il y a le fait que ça maintient des gens dans le chômage. Oui. Parce que en fait quand on regarde la rupture conventionnelle est souvent demandée par des cadres qui par définition sont souvent plus qualifiés et donc sont susceptibles de retrouver un travail très vite et n'auraient pas besoin du filet du chômage pendant quelques mois.
Et donc le souhait du du gouvernement, c'est de s'attaquer à ces ruptures en en augmentant légèrement le coût pour l'employeur, donc la cotisation. Oui. 10 points et de passer de 30 % à 40 %.
Cette proposition, elle va être débattue dans le cadre du PLFS, hein, puisque le budget de la sécurité sociale dont l'examen a commencé dans l'hémicycle mardi hier avec ce risque quand même que pointe les DRH en disant attention parce que maintenant si on refuse trop souvent les ruptures conventionnelles, ça va peut-être aller au litige et avant le litige et ben il va y avoir un petit risque de risque psychosociaux, d'arrêt maladie qui pèerait là aussi sur le budget de la sécurité sociale. Ça n'est pas si simple. Merci Fanny.
On passe à la question qui fâche [musique] et l'on accueille sur le plateau de chaque voix compte Constance de Pellichi, député Liot du Loiret. Bonsoir. Merci d'être là au côté d'Emmanuel Morel, député gauche démocrate et républicaine du Valdoise.
Bonsoir. Et Arnaud Bonet, député écologiste de Saint-Emarne. Bonsoir.
Le gouvernement a donc annoncé aujourd'hui qu'il engagé une procédure de suspension de la plateforme chinoise Chine en France. C'est le ministre du commerce, Serge Peppin, qui l'a annoncé lors des questions au gouvernement cet après-midi. Écoutez, écoutez, ça'en est trop.
Après les poupées pédopornographiques maintenant les armes sur instruction du premier ministre. Le gouvernement engage la procédure de suspension de cha. [applaudissements] [applaudissements] Voilà, ovation debout qui tranche avec les longues files d'attente au même moment aux abords du BHV à Paris, Rudrivoli, alors que Chine ouvrait là-bas aujourd'hui son premier magasin physique et pérenne au monde et c'est Dario Borgogn qui était avec les premiers clients. 3h avant l'ouverture officielle, ils sont déjà très nombreux. des curieux ou des acheteurs aguérris de Chine patient et ce peu importe les polémiques récentes.
Je m'en fiche. Voilà, ça m'empêchera pas de venir acheter et de venir ici tout le temps. Je viens en soutien de la marque Chine voir des nouvelles enseignes apparaître, c'est une bonne chose.
Ce que j'achète chez Chen, je le retrouve trois fois plus cher dans les autres magasins, dans les autres boutiques. Alors, autant aller directement à la source hein. Sur le trottoir d'en face, autre ambiance, manifestation derrière ces barricades.
La sécurité du BHV a été renforcée pour l'occasion. Des politiques de gauche sont présents à côté d'associations qui s'insurgent contre ses futurs clients. En fait, ça veut dire quelque chose de notre société quand même.
C'est qu'on préfère aller s'acheter, je sais pas, un t-shirt à 3 € euh sans se poser des questions de comment c'est fabriqué et cetera. Malgré leur cri, l'ouverture se passe sans accr. Parmi les premières clientes à découvrir l'espacine au 6e étage, Antoinette.
Bah, il était temps hein quand même. Cette retraitée dans le prête à porter s'y connait en textile. J'achèterai pas et en plus quand je touche comme ça, je suis allergique.
Donc c'est rche, c'est moi j'ai une peau de bébé, c'est trop cher pour ce que c'est. Et honnêtement, je vais vous dire, c'est un peu plus cher là que sur le le l'internet, hein. David lui a trouvé son bonheur.
Il a déjà enfilé sa trouvaille avant même de passer en caisse. Bon, ça va 12,50 € pour un pour ce modèle. Je paye encore moins cher que ce que je pensais.
Mais les polémiques reprennent vite leur place au milieu des rayons. Certains essayent de dissuader d'autres clients d'acheter. Je suis française, je veux dire, je consomme et je veux pas consommer n'importe comment.
Avant d'être raccompagné Manu Military dehors. Le propriétaire du magasin se dit conscient des failles de l'enseigne. J'encourage vivement les les dirigeants de Chine en fait à légiférer et légiférer rapidement en tout cas prendre des décisions importantes par rapport à cette marketplace parce que je me porte garant la qualité des produits qui sont ici.
C'est des produits Chines, je suis fier de le dire parce que fait la marketplace Chine c'est pas bien. Voilà. Message entendu en tout cas par Matignon.
Le premier ministre annonce cet après-midi engager une procédure de suspension de la plateforme en France. le temps de se conformer aux lois françaises. Alors, si vous voulez bien, on va commencer par se pencher justement sur cette procédure de suspension de la plateforme Chine en France.
Qu'est-ce que ça signifie quand on dit que Chine a 48 heures pour retirer tous les produits illicites à un bonnet ? Alors, au début quand on m suspension, j'ai dit bah je suis plutôt surpris, c'est une bonne nouvelle. Et puis après, j'ai appris 48 he tout de suite ça relativise.
Euh euh bah ça ça ça veut dire je sais pas, on va voir parce qu'on avait quand même 70 % des produits sur que choisir hein qui était euh comme non pas aux normes non conforme aux normes européennes. Alors précisément on les a les chiffres sont dangereux 80 plus de 80 % non contrô. Oui, donc c'est encore plus c'est encore plus c'est quand même énorme.
Euh moi je suis sur la partie sur les violences sexuelles sur les mineurs. H euh qu'on puisse trouver dans des produits du quotidien à des poupées pédo criminelles. Je trouve ça hallucinant.
Est-ce que si on avait quand on va faire nos courses toutes et tous si en plein milieu on avait des poupées pédocriminelles, est-ce qu'on accepterait que ces anciennes ces enseignes elles restent ouvertes ? Je suis sûr que non. En fait ça ne change rien que ce soit du dématérialisé.
C'est quand même existant, c'est quand même vendu. Et en plus quand on quand il y a les alertes qui remontent, il ne retire pas ses poupées de la vente totalement. Il les retire en France uniquement, sur le site français uniquement.
Alors les choses ont bougé aujourd'hui puisque justement Chine a annoncé suspendre temporairement temporairement les produits des vendeurs tiers en France. Les fameuses poupées dont vous parlez étaient vendues par des vendeurs tiers sur la plate sur la marketplace de de Chine. Bon bon, ils réagissent à tout le moins euh Oui, il réagissent.
Non mais ils réagissent mais en fait ça montre bien qu'ils sont incapables de contrôler ce qu'il y a sur leur plateforme en fait. Mais alors ça veut dire que Constance de Pichi dans les 48 heures qui viennent il risque de se passer ce qui va se passer c'est-à-dire que les produits incriminés ne seront pas retirés. Et donc dans ce cas dans 48 he que se passera-t-il ? probablement que la plateforme va être remise en ligne.
Après, on a appris quand même ce soir par le ministre Nugèz qui avait en parallèle une action diligenté par le gouvernement devant la justice pour pouvoir suspendre de manière beaucoup plus pérenne pour obtenir le blocage du site. Obtenir le blocage du site comme ça a pu être fait contre à l'encontre de Wish en 2021 par exemple pour des produits non conformes. La problématique aujourd'hui, on parle beaucoup de Chine à cause de ces poupées pédocriminelles.
À cause du fait qu'on s'est rendu compte qu'on était capable de vendre des armes de catégorie A entre deux t-shirts pour enfants. Je vous rappelle au passage que 50 % des enfants à partir de 6 ans accèdent à Internet sans contrôle parental. Ça vous laisse une idée quand même de ce qu'un enfant de 6 7 8 ans peut trouver alors qu'il pense faire du shopping.
Une poupée qui lui ressemble et qui va servir à faire. On ne veut pas trop savoir quoi. Et entre les deux procédures lancées par le gouvernement, est-ce que celle de Laurent Nunes a plus de chance d'aboutir ?
Elles elles n'ont pas elles ne visent pas la même chose. La suspension immédiate, c'est parce qu'on a un délit pénal immédiat, les ventes d'armes et les ventes de poupée. Donc l'objectif est de faire en sorte que ce délit pénal soit réglé et on laisse 48 he à la plateforme pour le régler.
Charge à nous après et c'est un peu l'inversion de la charge de la preuve qui me pose problème de démontrer qu'on en a retrouvé d'autres. Normalement, c'est à eux de nous démontrer qu'il n'est plus possible d'en vendre sur leur site. Et là, peut-être que le législateur a sa voix pour aller faire évoluer les textes en inversant la charge de la preuve.
Mais c'est l'arbre qui cache la forêt du problème Chine. Le problème Chine, c'est que ce sont des produits qui concurrencent et fragilisent durablement notre économie mais qui, en plus, vous l'avez rappelé avec les chiffres hallucinants de nonconformité et de toxicité, les 2/ tiers des produits nous mettent directement en danger. C'est pas juste de se dire "Ah là là, c'est un mauvais produit, ça va me rendre allergique." C'est des taux de plomb 200 fois supérieur à la limite légale dans les jouets pour enfant.
Oui. Donc c'est pas dangereux que pour la peau des bébés comme le disait la dame dans le pour la peau des bébés. 200 fois supérieur le plomb c'est quoi ?
C'est du saturnisme. Et le saturnisme c'est quoi ? C'est un retard intellectuel.
Ce sont des troubles du comportement, des séquelles définitives et c'est ça qu'on donne à nos enfants et c'est ça qui est inacceptable de mettre en danger la vie d'autrui et qu'on le cautionne. Et pourtant ça cartonne, ça cartonne particulièrement en France 25 millions de clients dans notre pays. Est-ce qu'il n'est pas là votre échec ou notre échec ?
D'ailleurs, le client est roi et aucun argument ne semble le convaincre de se détourner de cette fast fashion. Il y a pour moi chez Chine un modèle qui ressemble parfois au modèle de la criminalité organisée. Cette entreprise se comporte comme un voyou à exploiter les failles de nos systèmes et ils savent extrêmement vite s'adapter à tout ce qu'on va pouvoir mettre en place comme réglementation.
Sauf que nous en face, bah on a un système démocratique français et encore plus un système démocratique européen. Produire la loi quand il faut mettre tout le monde d'accord et de manière démocratique, ça prend nécessairement du temps. Et c'est plutôt simple d'avoir un vrai temps pour le débat démocratique, pour l'analyse, pour les études d'impact et cetera.
Sauf que il va nous falloir 4 ans, 5 ans pour sortir le digital service. Prem il va nous falloir encore plus de temps pour savoir l'appliquer et ils exploitent ces failles volontairement. Et ben je suis désolé, c'est criminel comme comportement.
Emmanuel Morel, vous étiez auparavant député européen et vous aviez proposé en 2022 d'inscrire dans le DSA, le Digital Service Act, le règlement européen sur les services numériques, cette possibilité de bloquer en Europe, dans toute l'Europe, l'accès à un site qui vendrait des produits illégaux. Ou ça avait été rejeté. Ça avait été rejeté d'ailleurs connaî par la plupart des eurodéputés.
Alors, le premier argument euh qui n'était pas officiel mais qui était le principal, c'était qu'il y avait un certain nombre d'Étatsmembres, je pense notamment à l'Allemagne qui voulaient pas se fâcher avec la Chine. Et chiu, comme AliExpress, comme Alibaba, ce sont des plateformes euh chinoises qui qui énormes chiffres d'affaires et il y avait un certain nombre d'Étatsm qui voulaient pas se fâcher. Ça c'est la première chose.
Le deuxième argument, c'était l'argument du libre marché, la libre concurrence, c'est-à-dire et aussi de l'irresponsabilité des plateformes. Parce qu'en fait l'argument de Chins, il dit "Moi, je suis pas responsable de ce que vendent un certain nombre de de producteurs sur mon site. Je peux pas être considéré comme responsable." Et tout l'objet des amendements que j'avais déposé à l'époque, c'était de dire "Mais si vous êtes responsable, vous allez héberger des gens qui vendent parfois des produits contrefaits, hein.
La première chose, c'est la contrefaçon." Et notamment moi ce qui m'inquiétait c'était dans le domaine de l'enfance des jouets. La plupart des jouets qui sont sur ces plateformes là, ils sont contrefaits.
Ça veut dire quoi ? C'est dire qu'on va offrir des cadeaux à Noël, c'est bientôt à des enfants et qui vont se retrouver avec des jouets qui sont toxiques, parfois dangereux et on met en danger la sécurité des enfants. Moi, c'est ce que je disais, c'était mon principal argument.
Puis deuxième argument et on le voit aujourd'hui, moi je comprends les moi qui est suscité, mais en réalité c'est un combat qu'on mène depuis longtemps. Bah, on se rend compte que on vend tout et n'importe quoi. Et vous avez raison de dire c'est des voyou, c'est qu'on retrouve des armes des quelque chose qui est totalement illicite, la pédocriminalité.
C'est le Far West. C'est le Far West. Il faut mettre des règles.
Le problème des règles européennes, je vais vous dire, c'est d'abord il y a il y a des failles dans le règlement européens et puis surtout ça prend énormément de temps parce que faut savoir que aujourd'hui il y a des enquêtes de la Commission européenne sur Chine, TMU et autres. Il y en a des enquêtes mais ça prend beaucoup de temps, il y a beaucoup de vérification et pour arriver à la sanction finale, il y a des sanctions possibles. Par exemple, la sanction avant l'interdiction, ça c'est une sanction possible, il y a l'idée de pénaliser, c'est une amende de 6 % du chiffre d'affaires mondial.
C'est beaucoup hein. Chine aujourd'hui c'est 23 milliards de dollars. Donc euh mais pour y arriver, il y a beaucoup de vérifications.
Et moi ce que je suggère c'est qu'on aille beaucoup plus vite. C'est vrai au niveau européen, c'est vrai au niveau français parce que euh comme ça a été dit, la suspension c'est une mesure provisoire mais moi je pense qu'on a des moyens de taper fort. Après je réagis à votre reportage, euh un magasin physique c'est pas pareil hein, parce que par définition là, on a des moyens très concrets. la DGCCRF, la direction des inspecteurs qui viennent contrôler s'il y a un produit défectueux, s'il y a un produit dangereux, hop, on ferme.
Mais à votre connaissance, la répression des fraudes, elle est allée faire un tour chez Chine au BHV cet après-midi. Ça, je je ne crois pas. Je ne crois pas et mais j'espère que ça sera le cas et que ça sera le cas et d'ailleurs, j'ai regardé l'hypocrisie incroyable de ce chef de magasin qui disait à la fois je suis très fier de les accueillir et en même temps je les invite à se réformer.
Mais ils se réformeront jamais parce que ce qu'il faut bien comprendre c'est un modèle économique qui est fondé sur beaucoup de produits. C'est 1 million de produits par par jour quand même. Chine c'est ça dont on parle hein.
Très mauvaise qualité. Tu vois qu'en gros ce qu'on sait c'est que ça se porte deux fois trois fois et après c'est totalement inutilisable et puis surtout c'est fabriqué et là d'un point de vue écologique c'est un désastre avec ces 65 % de pétrole c'est des choses qu'on peut même pas recycler et d'ailleurs j'invite parce que je je vois les consommateurs qui nous disent moi je suis content d'acheter des t-shirts à 2 € il y a au Chili un désert qui s'appelle le désert d'Akakama où il y a c'est ça il y a tellement de déchets de vêt que c'est on peut le voir de l'espace. Est-ce que c'est ce monde là qu'on veut construire ?
Et c'est cette cette consommation là. Mais favoris dans le même temps que la culpabilisation du consommateur ne fonctionne pas. On en entendait dans le reportage dis mais moi je m'en fiche.
Non mais moi je suis là, je suis député, je suis là pour protéger les consommateurs. Donc ça c'est la première chose. Et la deuxième chose je peux je je moi je suis un homme de gauche, je me bat pour le pouvoir d'achat.
Ça c'est encore un autre débat, un débat qu'on pourrait avoir ensemble parce qu'on n'est pas d'accord là-dessus. Moi, je sais pas quoi, on augmente les salaires évidemment et les prestations sociales, mais ça c'est un autre débat. Mais surtout quand même euh notre devoir, c'est aussi d'alerter et d'en appeler à une consommation responsable.
Moi, je suis désolé, je trouve ça immoral de porter un t-shirt qui a été fabriqué par un gosse et qui en plus est polluant et dangereux et toxique. Voilà, c'est tout. Donc à un moment, faut le dire, même si on aura toujours des gens qui sortiront des gogos en réalité, qui sortiront des magasins disant "Ah ben moi, je suis hyper content." Vous savez, ce raisonnement vaut pour tout le reste.
Évidemment, on peut acheter des produits alimentaires par exemple qui sont de moins en moins chers, qui sont de plus en plus dégueulasse et pollué. Mais à la fin, c'est quoi ? C'est une société dont ton veut pas.
Et surtout, moi ce que je condamne chez Chine et ces marques, c'est quand même la valorisation de l'achat compulsif. Parce que on se rend compte, il y a des gens qui nous disent, je voyais des témoignages ce matin, qui disent moi j'en achète trois par jour, quatre par jour, je suis hyper content. Bah c'est pas cette vie là qu'on souhaite pour les gens et les Françaises en les Français en particulier.
Là où c'est très compliqué, c'est qu'on voit que le consommateur est toujours dans une injonction contradictoire. C'est-à-dire d'un côté, on a envie d'être citoyen et puis de l'autre, il y a le le prix, voilà, le porte-monnaie. Mais là où ça pose quand même question cette cette façon de proposer de la consommation, al on verra ce que ça donnera dans les boutiques, mais quand vous regardez le site, le site il est fait de la même façon que TikTok.
Et d'ailleurs dans le dans le vous scrolllez comme on dit hein et euh vous êtes avec l'algorithme qui vous propose d'autres choses et d'ailleurs dans le il y a quand même un projet de loi bon qui n'est pas allé encore au bout hein sur la phase fashion euh où euh c'est très bien évoqué où notamment on parle de consommateurs et de consommatrices plutôt jeunes des plutôt des ados et à qui on donne l'algorithme nourri et et c'est presque une une addiction et ça ça pose vraiment question parce que vous remplissez votre panier, vous enlevez vous et et c'est des comportements un peu comme bah vous on a limité le comportement dans les jeux. Alors ça ça marche peut-être pas. Bon mais peut-être que et ça fait réfléchir, ça sera peut-être différent en boutique, il faut voir.
Mais c'est vrai que on se retrouve face euh parce qu'il n'y a pas que Chine. Alors Chine là ça ça fait Oui, c'est Chine en particulier mais on il y en a tellement d'autres et il va y en avoir tellement d'autres puisque effectivement aujourd'hui, vous l'avez rappelé 23 milliards d'euros de enfin de dollars de de chiffre d'affaires, c'est c'est monstrueux. Euh Arnaud Bonet, vous avez présenté tous les trois d'ailleurs ce matin une proposition transpartisane de résolution européenne contre Chine.
Elle dit quoi ? Alors c'est le l'Europe, c'est le bon niveau, je pense euh parce que c'est un problème de société et de la société européenne dans son ensemble. Euh cette proposition de résolution qui est pas encore écrite, hein, on en a discuté hier, on s'est contacté hier dans la soirée.
Euh donc l'écriture va se faire dans la semaine. Alors l'idée c'est effectivement de réfléchir sur comment on contrôle ces ces ces ces plateformes en ligne à comment on va pouvoir nous obtenir quelque chose qui est qui peut être souhaitable à avoir parce que dans la rédaction justement c'est transpartisan vous l'avez dit hein, on a des orientations politiques qui sont différentes. Moine c'est vraiment le somum du libéralisme et du capitalisme de tout ce que je ne veux pas.
Ça c'est c'est voilà c'est vraiment un symbole pour moi. On est arrivé au sommet de ce qu'il ne faut pas pour nous. Et vous parliez tout à l'heure, ça m'a frappé.
En fait la frustration ça s'apprend dans l'enfance. Alors là, c'est un programme d'éducation travailler. Mais oui, mais oui, parce que il faut avoir une vision globale.
Ce que vous dites, c'est que les clients, les jeunes clientes qui vont chez Chine, c'est c'est des jeunes à qui on n pas expliqué. Oui, mais Marie-Antoinette, elle a pas voulu acheter parce qu'elle dit qu'elle a une peau de bébé. Oui, mais ça un problème d'éducation digitale au sens large et ça concerne les jeunes comme les vieux.
L'addiction, on est devenu des enfants gâtés à l'achat compulsif, c'est ce sont des mêmes pratiques digitales qu'on ne maîtrise pas. suffisamment parce qu'elles sont nouvelles et qui font que tout le monde est captif. Mais sont des sont des phénomènes physiologiques, hein.
C'est la dépendance à la dopamine. C'est clairement là-dessus que fonctionne TikTok, vous le disiez et c'est toute la puissance algorithmique de Chine qui est derrière. Et en fait, ce sont c'est là que c'est extrêmement pervers et que je veux surtout pas culpabiliser le consommateur.
Il est victime d'un système volontairement monté pour le tromper, pour le rendre littéralement addicte à ce système. Il a besoin de ses décharges de dopamine et le d'ailleurs Chine a été condamné hein il y a pas très longtemps sur ces pratiques mensongères, c'est-à-dire la pratique de la fausse promotion de la vente presque forcée. Si tu n'achètes pas maintenant, attention, tu vas perdre beaucoup de choses.
Et donc, on va presque forcer la vente du consommateur qui devient victime et prisonnier de ces plateformes à l'image de de cette jeunesse qui est aussi prisonnière de TikTok et on narrive plus à sortir de cet algorithme là. Et c'est aussi là que c'est important d'aller légiférer au niveau européen. Ce qui est intéressant parce que même si pour vous c'est le somum du capitalisme, il y a un certain nombre de voix qui sont des patrons eux-mêmes qui disent il faut interdire.
Vous avez les patrons du le patron de système U qui dit il faut couper. Vous avez notre système très rapidement. Non non mais très vite vous avez quand même des patrons qui disent d'ailleurs mais nous on ferait ça dans notre boutique 2 heur après évidence vous saz vous prenez un bon exemple système là le le superu dans ma circonscription il va payer autant d'impôts sur les sociétés que Chine sur toute la France parce que évidemment parce que évidemment pourquoi parce que c'est une Chine c'est une aberration on l'a dit économique morale écologique mais c'est aussi un super système d'optimisation fiscale.
Parce que la réalité c'est qu'ils planquent leurs profits dans les paradis fiscaux. Ils ont un gros chiffre. C'est le chiffre d'affaires en France c'est 10 % de la chiffre d'affaires mondial.
C'est énorme hein. Et pourtant il paye 200000 € d'impôt sur les sociétés. Voyez ça fait partie aussi.
Alors il y a pas un budget en examen là en ce moment. Euh justement, figurez-vous, vous avez totalement totalement raison puisque avec Arnaud et d'autres de de on va dire de la gauche, on a déposé précisément un amendement là-dessus parce que il y a de plus en plus de grosses entreprises de multinationales qui déclarent un chiffre d'affaires énorme en France mais qui payent un impôt rikiki parce que ils délocalisent leurs profits dans d'autres paradis fiscaux. Après, a je vais vous donner aussi la solution de Donald Trump ou là il a appliqué des droits de douane de 100 % sur les colis chines.
Ça a fait chuter les expéditions de 40 %. Alors et nous on a voté une taxe de 2 € sur ce sont des ce sont des modèles de prédation commerciale. Une entreprise normal en France, un entrepreneur lambda en France, il fonctionne avec un un corpus de règles et de lois et à partir de ses règles et de ses lois, il va construire son projet économique.
Chine, c'est l'inverse. Son objectif, c'est de voir comment elle peut contourner la loi à son bénéfice et en cherchant systématiquement à les contourner. Mais Chine, Temu et compagnie hein, c'est pas que Chine, mais c'est un système de prédation commerciale où on cherche à échapper à la loi.
Et en fait, ça incarne le pire du vous disiez capitalisme, pour moi, c'est le pire du libéralisme. C'est-à-dire, c'est un monde sans règle avec aucune transparence, aucun contrôle et aucune morale. Et c'est toute la différence avec l'entrepreneur capitaliste de France.
Juste je tiens juste à dire une chose. Je repense à ce patron là qui a était un peu gêné aux entournures. Euh le BHV et d'autres, ils sont en train de passer un pacte faustien.
C'est un pacte avec le diable. Eux ils pensent qu'ils vont faire une bonne affaire mais à terme c'est tout leur système dira si c'était vraiment une bonne affaire. Moi, j'ai juste une dernière question à vous poser.
Est-ce que vous avez l'intention d'aller le voir ce magasin quand même histoire d'aller bah d'aller têter la marchandise ? Moi je suis passé à l'extérieur ce midi et non alors jeai pas à l'intérieur ça m'intéresse pas déjà de base c'est pas quelque chose je ne pas je vous demande pas si vous allez y acheter des choses mais juste pour voir ce qui s'y vend la qualité moi j'irais bien accompagner la direction générale de répression des fraudes contre ou ça c'est ça c'est allez-y on vous accompagnera d'accord rendez-vous est lancé mais pour le reste bah il faut évidemment parce que il y a aussi autre chose moi je reste sur l'argument économique hein tout ça c'est de la contrefaçon et ça veut dire quoi ça veut dire des artisan des entreprises des industries françaises qui subissent une concurrence déloyale et à un moment où notre pays bah il a besoin d'être redressé économiquement, ça fait partie du combat qui nous motive tous et c'est pas bon pour le pouvoir d'achat des Français qui dépensent pas moins dans l'habillement via les ventes forcées. Il en fait ils achètent beaucoup plus d'articles certes pour moins cher, mais nul dout aura mis l'occasion d'en reparler sur le plateau de de chaque voie compte.
Restez là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté ce soir par Marco Pomier. [musique] Bonsoir mon cher Marco.
Dans Bourbon Express, on commence ce soir avec l'émotion cet après-midi à l'Assemblée nationale après l'attaque survenue ce matin sur l'île d'Oléron. Oui, ce matin entre deux communes de Lille, un automobiliste a percuté volontairement des piétons et des cyclistes sur plusieurs kilomètres. Bilan, cinq blessés dont deux grièvement parmi les victimes.
La collaboratrice du député Eren Pascal Markowski. Elle est en urgence absolue ce soir à l'Assemblée. Plusieurs députés ont exprimé leur soutien comme Jean-Philippe Tangi.
Nous pensons évidemment à à notre ami, à notre collaboratrice, à sa famille et ses proches ainsi que que toutes les victimes et toutes leurs familles qui sont tout évidemment très inquiètes. Et je voudrais saluer les services de secours et le service de l'ordre qui ont intervenu aussi rapidement que possible. Et très vite, l'émotion a laissé place à la polémique car le suspect a crié Allah Akbar lors de son interpellation.
Alors, précisons hein pour l'instant que le parquet antiterroriste ne s'est pas saisi du dossier mais suit l'enquête en tant qu'observateur. Le RN lui est monté immédiatement au créneau en pleine séance des questions gouvernement. Sébastien Chenu appelé à mener la guerre contre l'islamisme.
Réponse de la ministre. L'auteur est un homme âgé de 35 ans. Il est connu pour des faits de droits commun et inconnu de tous les services de renseignement. et dans l'attente de tout événement complémentaire, je vous appelle à être chacun prudent.
Je vous remercie. Avoir besoin d'une fiche pour annonner un tel constat en disons sur votre incapacité à lutter contre cette menace. C'est nul.
Voilà, moment de tension cet après-midi lors des questions au gouvernement. Après la la colère et l'émotion, il y a eu le soulagement aussi des députés pour Cécile Colè et Jacques Paris. Oui, ils sont nombreux à partager leur soulagement depuis hier soir.
C'était le cas aujourd'hui de la présidente de l'Assemblée qui a salué he cet après-midi la sortie de prison de nos deux compatriotes après avoir été détenu en Iran pendant 127 jours, 3 ans et demi de calvaire. On écoute Yel Brun Piv. Aujourd'hui, je voudrais donc exprimer ma profonde gratitude à l'action décisive qui a eu notre diplomatie qui a œuvré nuit et jour pour cette issue heureuse.
C'est la démonstration que face à l'injustice, la détermination de la France ne faiblit jamais. Cécile Coler et Jacques Paris désormais en sécurité à l'ambassade de France àant mais ce n'est qu'une première étape avant leur libération définitive a rappelé le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barreau qui a eu les deux Français au téléphone ce matin. Ils m'ont en retour chargé avant de pouvoir le faire eux-mêmes et de vive voix de transmettre leur leur remerciement à toutes celles et ceux qui ont d'une manière ou d'une autre contribué à obtenir ce résultat.
À commencer par les agents du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, les collectifs associations qui partout sur le territoire national ont porté les visages de Jacques et Cécile et plus généralement toute la représentation nationale qui n'ont jamais baissé les bras. On les déco on les décrochera les les visages de Cécile Coler et Jacques Paris des gris de l'Assemblée nationale quand ils seront de retour en France. Oui, mais c'est vrai que c'est un soulagement.
Euh c'était c'est un calvaire qui a duré quand même près de 3 ans 3 ans et dem et 3 ans et demi. Vous rendez compte ? Alors c'est vrai qu'il faut saluer les efforts de la diplomatie.
D'ailleurs, la diplomatie française, elle est de qualité et moi je pense à d'autres otages où il va falloir qu'on se mobilise, qu'on continue à se mobiliser. Boem sans sal, Christophe Glaise en Algérie, ça fait trop longtemps aussi. Et bah c'était unanime hein sur les bands de l'assemblée aujourd'hui.
Il y avait une émotion qui était palpable parce que bah ça fait très longtemps que on attend, on espère, on se mobilise et comme quoi dans Bourbon Express, il y a aussi des bonnes nouvelles aussi. Effectivement et on l'a bien senti l'émotion cet après-midi. [rires] C'est vrai.
Euh, elle devrait bientôt faire son retour à l'Assemblée nationale. On parle de la loi du plomb à présent. Oui, avec une première étape ce matin, les députés de la commission des affaires économiques ont examiné la fameuse pétition, hein, vous savez cette initiative citoyenne qui avait réuni plus de 2 millions de signatures au cœur de l'été.
Alors, souvenez-vous, hein, si beaucoup de Français avaient signé euh cette pétition, c'était surtout à cause de la réintroduction à titre dérogatoire de l'ACTAMIPRID, mesure censurée depuis par le Conseil constitutionnel, mais ça faisait encore beaucoup débats ce matin en commission entre les deux rapporteuses. Il y a plusieurs aussi positions au niveau du monde scientifique. Il faut quand même être honnête avec ça.
Quand on parle du monde des médecins, il y en a qui disent "On on n' pas eu d'études basées sur l'accétami". Oui, il y a une dangerosité aujourd'hui avérée de la cétamiprie des néonicotinoïdes et donc il y a une question politique qui nous est posé. Oui ou non veut-on appliquer le principe de précaution ?
Alors prochaine étape, un nouveau débat mais cette fois dans l'hémicycle. Il faut encore attendre le feu vert de la conférence des présidents. Un nouveau débat oui mais sans vote, sans portée législative, ça ne changera pas grand-chose.
Donc à l'Assemblée, on parle aussi du combat contre le tabagisme. Oui, avec une idée ambitieuse, une génération sans tabac d'ici 2032. C'est la volonté de l'écologiste Nicolas Thi qui veut interdire la vente de tabac pour toutes les personnes nées après le 1er janvier 2014.
Le député a déposé vendredi dernier une proposition de loi soutenue hein par plusieurs groupes politiques, sep groupes politiques différents. Nicolas Thieric, nous avons rencontré hein ce matin dans la salle des quatre colonnes. Pour être très concret, en 2032, on se projette.
Vous êtes né en 2014, vous êtes en train de fumer une cigarette dans la rue, vous aurez pas de problème, vous aurez pas d'amende, une interdiction. C'est bien la vente de tabac qu'on vise. En fait, le but c'est justement enrayer le modèle économique de l'industrie du tabac sans mettre la pression sur les consommateur.
Les bras. Alors reste quand même une question hein. Est-ce que cette proposition de loi sera réellement débattue à l'Assemblée un jour ?
Bah Nicolas Dierry euh lui dit qu'il va mener cette bataille culturelle pour que le texte soit inscrit à l'ordre du jour. Allez, profitez-en pour arrêter de fumer. C'est le mois de novembre, c'est le mois sans tabac.
Je m'adressais à tout le monde. Je m'adresser à tout le [rires] monde. Merci à nos invités. d'être venu ce soir sur le plateau de de chaque voix compte.
Merci à vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée ce soir à 23h30. Elle est aussi en replay sur le site lcp.fr.
Nous, on sera là demain en direct à 19h30. Excellente soirée dans un instant Jean-Pierre Gracien et Debadoc. À demain. [musique]
Marine Tondelier