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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 7 janvier 2026 58 min

Funérailles écologiques : L'ENTERREMENT VÉGÉTAL comme un retour à la terre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La teramation. Pourquoi l'humusation des corps humains suscite de l'intérêt depuis quelques années ? À l'occasion de la disparition d'un proche lors de discussions formelles ou informelles sur la mort et le devenir du corps, la question du type de funérail souhaité, envisagé, autorisé, légalisé est un sujet récurrent au cœur de nos vies et de nos sociétés.

Les pratiques funéraires diffèrent selon les pays et les cultures et parmi elles la teramation ou enterrement végétal. Et pour l'heure interdite en Europe, mais elle semble répondre à des attentes d'une partie des citoyens prêts à retourner à la terre au sens propre du terme. Avec nous pour en parler trois invités.

Cléo Duponchel. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes entrepreneur belge de pompe funèbre, fondatrice de la société Crooc Madame. Beaucoup d'humour, on verra avec vous hein, d'ailleurs aujourd'hui sur ces sujets. Vous êtes présidente de Compostémoi et bénévole du collectif des morts de la rue à Bruxelles.

Face à vous, Pierre Bernard. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes cfondateur et président de l'association Nantaise Humo Sapiens et consultant en innovation sociale. Et avec nous en distantiel Martin Julier Cost. Bonjour.

Bonjour. Vous êtes docteur en sociologie, chercheur indépendant et associé à l'université Grenoble Alpe, socio-anthropologue spécialiste de la mort et des rides funéraires et puis vous êtes auteur d'une étude sur la teration. Bienvenue à tous les trois.

Bienvenue à nos invités. C'est votre magazine de l'environnement sur France Culture en partenariat avec le journal Le Monde. Émission toujours préparée par Célestine Babinet avec la collaboration de Aurélie Marseille, Vanessa Chang, Pierre Pinot de Lina, Christine Anzanau de la documentation de Radio France.

émission toujours réalisée également par Alexandra Malka avec à la technique Jean- Guuyame la terre à ma science c'est exactement ce qui se passe dans la nature. C'est le retour à la nature. On redevient de la terre fertile.

Une terre fertile que l'on peut disperser au Canada et dans une partie des États-Unis mais pas en Europe. 46 % des Français y seraient favorables. Certains attendent même avec impatience.

Je suis même angoissé parce que je vois les années qui passent, je vais avoir 70 ans et je me dis mince mince, je vous voudrais vraiment pouvoir bénéficier de ce système. Ni crémation ni inumation, la teration est actuellement étudiée en France. Sous ces monticules, des rats pour tester le dispositif.

On va mesurer la température. Quand on a un processus de compostage, il y a des bactéries qui vont faire monter la température. Ça garantit que le compost, alors il est pas stérile mais il est sans danger.

C'est pour ça que ça fume parce qu'il fait plus chaud à l'intérieur que à l'extérieur. Dans la nature, quand il y a un animal qui meurt, le cadavre va se dégrader. Mais il va se dégrader surtout grâce au charognards et aux insectes nécrophages.

Quand on veut faire du compostage, on va orienter la décomposition pour obtenir une transformation qui soit suffisamment rapide et qui soit aussi fiable. C'est-à-dire que à chaque fois qu'on le fait, on arrive au même résultat. Extrait de reportage diffusé sur France 24 le 24 octobre 2024.

Alors, plongeons dans le sujet hein. Sans plus de forme. Qu'est-ce que la Teramation qui veut se lancer ?

Clé du Penchel. Allez, soyons fous. Euh la théramation, c'est une méthode de compostage funéraire.

Donc en fait, comme on est un peu au début de de ces recherches, cette découverte, euh il y a un genre de petit combat sémantique pour savoir quel mot utiliser. Donc nous euh avec Humo sapience, on est plus ou moins d'accord sur le le les mots à utiliser et donc en fait bah la théramation c'est une méthode de compostage funéraire. J'entendais l'extrait au début, on parlait du musation.

L'humusation n'est qu'une technique de compostage funéraire. Donc on ne peut pas appeler toutes les techniques humusation. Voilà.

Et donc ben la teration c'est euh une méthode euh pour euh permettre de de composter des corps. Alors il y a des des définitions qui diffèrent. Par exemple aux États-Unis eux euh Teremation c'est uniquement des corps dans des cocons fermés euh en intérieur ou en extérieur.

Ils essayent un peu de changer ça mais voilà donc on essaie un petit peu de trouver les mots qui collent le plus. Et donc ben voilà, teration ou compostage funéraire nous semblent les termes les plus les plus appropriés pour parler de manière générale, de manière plus globale de toutes les techniques qui existent. Pierre Bernard, enterrement végétal, vous vous dites hein plutôt non ?

Comme Cléo vient de le dire, en fait, comme on est sur une innovation, mine de rien à l'échelle internationale, il y a aussi une innovation d'un point de vue des aspects culturels et notamment sémantique. Euh donc, il va falloir quelques années, peut-être quelques décennies avant que ça se stabilise. Mais mais peu importe, le le concept qui reste le plus important, c'est bien celui d'avoir une pratique funéraire qui permette techniquement de transformer un corps en humus et donc symboliquement de marquer l'inscription dans un cycle du vivant.

Et pour nous la teration ou compostage funéraire, c'est bien ça avant tout. Martin Julier Coste, il s'agit de participer à ce cycle de vie du vivant, de proposer cette autre façon d'appréhender la mort. Oui, tout à fait.

On parle aussi de de voix de 3e voix et dite régénérative, c'est-à-dire de d'inscrire euh euh tout ce procédé de réduction des corps dans justement dans le cycle comme Pierre Berner l'a dit et ainsi retourner à la terre et de retrouver une utilité en fait pour le corps. Et alors, quelles sont les origines de la teration ? Est-ce qu'on peut remonter quand même un petit peu dans le temps ?

Parce que là, on parle de enfin pas d'un phénomène mais d'un débat plus récent. Est-ce qu'il y a eu des usages de la teration dans l'histoire passée ? Alors justement, c'est une des questions, notamment un des un des collègues archéo funéraire à à Bordeaux, Saschakaki, lui pose la question.

Pour l'instant, on n sait rien s'il y a déjà eu des usages funéraires avec le compost. Donc ce serait une enquête à à mener et ce qui est déjà en cours en France et et dans d'autres pays également. Alors la Terramation, elle est interdite en Europe pour le à ce jour.

Elle existe aux États-Unis, dans certains États. C'est ça Cléo Duupchel depuis 2019 je crois à peu près dans 14 États. Ouais.

Voilà. Et après l'Allemagne, l'Australie, on en parle aussi. Alors à quel niveau c'est ça ?

Alors moi j'aime pas dire que c'est interdit, c'est juste c'est pas autorisé. C'est une réponse très belge mais c'est pas interdit. La loi ne dit pas c'est strictement interdit de composter des corps.

C'est juste c'est pas autorisé. Pour moi, c'est très important quand même parce que du coup, ça ouvre la voie à l'autorisation. Oui.

Euh et donc effectivement aux États-Unis, là, ils sont passés au 14e état qui a légalisé le le compostage funéraire. En Allemagne, c'est un projet pilote qui s'appelle Mineerd euh qui est qui court jusqu'en juin 2026 si je dis pas de bêtises. Euh en Australie, il s'intéresse aussi au sujet.

Euh il s'y intéresse un peu partout, on voit aux Pays-Bas, en Angleterre, en Suisse, enfin c'est vraiment un mouvement un petit peu mondial euh qui qui est là. Maintenant, à quel endroit à l'heure actuelle, on peut composter des corps ? Pour le moment, c'est les États-Unis et l'Allemagne.

Alors, ne pas confondre avec les funérailles en pleine terre qui elles existent, hein, dans des parties dites écologiques de certains cimetières. Bah, même pas forcément. Non, c'est vrai.

Euh, juste sur sur la question d'avant très rapidement, effectivement, on voit que il y a un mouvement global surtout dans les sociétés occidentales, ce qui traduit sans doute un questionnement par rapport à la place de l'humain dans le monde. On y reviendra sans doute un peu plus tard sur cet aspect philosophique, mais juste voilà, c'est dans le monde, mais surtout dans les sociétés occidentales. Euh et sur les territoires, on va dire, les plus avancés, on voit aussi que c'est dans les pays à législation fédérale euh comme notamment voilà l'Allemagne ou les États-Unis.

Et là, c'est plutôt sous l'angle de comment est-ce qu'on fait de l'innovation euh avec euh comment dire en faisant évoluer la loi et de l'intérêt aussi d'avoir des législations fédérales. Ça peut être un peu plus compliqué en France. Euh alors sur la question de des funérailles en pleine terre qui existent aujourd'hui, Ouais.

C'est une question qui vient très rapidement de de comprendre bien la différence en fait fondamentale entre l'inumation classique tel qu'on l'a pratique depuis des siècles et la terreation parce que dans les deux cas il y a bien le rapport à la terre ce qui peut induire une certaine confusion. Il y a une double différence en fait il y a une différence d'intention et une différence de réalisation. dans l'intention l'inumation vise plutôt à protéger le corps de l'environnement extérieur.

Euh que ça soit inscrit dans on va dire les dogmes de l'église historiquement ou même plus récemment, on retrouve bien quand même cette idée de la préservation du corps. Ce qui induit donc de mettre le corps en profondeur dans un cercueil, voilà de de ne pas le mettre à disposition, on va dire, du du de la de la microphone du sol. avec la teration à l'inverse, on va être pas dans cette logique de protection mais dans cette logique plus de don de mise à disposition du corps pour nourrir le sol.

Et donc cette différence d'intention va se traduire aussi par une différence de réalisation. On va chercher à limiter le nombre de barrières entre le corps et son environnement extérieur à savoir le sol ou une sépulture végétale. Martin Julier Coste sur ces questions là.

Alors, on va bien sûr rentrer dans la technique, dans cette teration plus précisément, mais euh on perçoit quand même dans la société un virage prix et une intégration des enjeux écologiques avec par exemple des urnes biodégradables, des cercueils en carton, des euh des euh corbillard électriques ou vélo corbillard et cetera. On sent qu'il y a quand même sur ces questions d'écologie et de mort, il y a quelque chose qui se passe quand même. Tout à fait.

Oui. Alors, on peut parler d'impératif un peu environnemental, c'est-à-dire que il y a il y a une forme d'injonction à penser un peu tous les objets et toutes les tous les aspects de de notre vie et de notre mort à travers le prisme de du développement durable, de l'écologie, du din naturel. Donc ça c'est très clair, on peut le repérer aussi dans des dans des enquêtes plus statistiques en fait, des enquêtes du CREDOC ou qui sont mandaté par le syndicat des arts funéraires notamment qui depuis quelques années repère en fait les aspirations écologiques ou environnementalistes des Français sur est-ce que je souhaiterais avoir des observeres ?

Est-ce que je je suis d'accord d'aller jusqu'à tel ou tel type de mode de sépulture dit plus écologique et que ça c'est assez symptomatique que des statistiques commencent à être produites mais ça c'est vraiment très très récent. Alors, justement avant d'aller plus loin dans notre discussion, je vous propose d'écouter pour bien sentir aussi he ces attentes, puisqu'on parle de ces attentes aussi d'une partie de la société, je vous propose d'écouter ce reportage diffusé sur France 3 grand test le 1er novembre 2025. Alors, moi ce qui est déjà sûr, c'est que je n'irai pas de ce côté-ci du cimetière.

Ce côté-ci du cimetière, c'est celui des pierres tombales en marbre. À Odin Liche, la mairie a misé sur une approche originale pour repenser la notion de site funéraire. Là, quand on rentre dans la foréraire, quand j'ai j'ai été la voir dernière fois avec mon fils et c'est vrai qu'on quand on rentre, il y a des arts partout, ça fait vraiment le petit cocon, on entend le bruit des oiseaux et franchement c'est génial.

Puis je me dis avec un peu de chance à mon fils, je dis bon si j'étais une belle personne, si j'ai mon urne au pied de l'arbre, l'arbre il va bien pousser. Alors que si j'étais une mauvaise personne, ben tu le verras tout de suite he l'arbre il va vite mourir. Juste derrière, le cimetière forestier compte 25 arbres.

L'inumation y est gratuite. Seul le choix de la plantation dépend des disponibilités. Inauguré il y a moins d'un an, le lieu accueille déjà cinq défunts et en juin dernier, Yan Rutilier a enterré l'urne biodégradable de son père, une figure bien connue de la commune.

C'était sa demande pas forcément dans la forêt parce que c'est lui qui l'a inauguré, mais sa demande c'était d'avoir ses cendres dispersés auprès de son noyer dans le jardin. Donc finalement c'est reproduit, sauf que c'est pas un noyet. Mais au-delà de ça, en fait bah on sait qu'il n'en bougera plus et puis enfin c'est quelque chose de vivant en fait.

Si a il y a un petit peu de lui, si on veut partir en vacances, on peut prendre un bout de feuille et puis l'emmener encore en vacances. Je sais que il est partout, il est dans l'arbre. L'arbre nous filtre l'air, l'air qu'on respire, bah il y a un petit peu de lui là-dedans.

Il vient de la terre, il est retourné à la terre donc il est dans l'univers, il est partout en fait. Cléo du Penchel, je me tourne vers vous. Il y a ces propositions aujourd'hui qui existent et on voit bien ses attentes avec toute la notion aussi de retour à la terre, de don à la terre avec l'espoir de redonner vie aussi quelque part.

Peut-être que vous pouvez nous en parler, il y a quand même des règles pour pouvoir rentrer dans ce dans ce cadre là. Donc pas de caveau, pas de type de cercueil. Qu'est-ce qu'il faut en fait ?

Euh ben ce qu'il faut enfin pour ça, moi j'ai un avis assez tranché euh sur le sur la question. Euh je trouve que on propose plein de choses mais on n' pas pris le recul nécessaire euh à la réflexion. Et donc euh parfois voilà, j'entends parler euh d'urne biodégradable ou de cercueil en carton.

En fait on essae, on voit un objet qui pose problème, on se dit comment est-ce qu'on peut le rendre plus vert ? Mais on se pose pas la question de est-ce que cet objet est vraiment nécessaire ? Et donc euh là je vais me faire fâcher par toute la profession.

Mais pour moi le par exemple le cercueil, le meilleur cercueil c'est celui qui n'existe pas. Il n'est pas toujours obligatoire ou nécessaire euh dans beaucoup de cas de mettre un corps dans un cercueil. Et donc on essaie d'inventer des nouveaux cercueils un peu plus verts alors qu'en fait pas de cercueil, ce serait encore mieux.

Euh voilà, on parle des urnes qu'on va enterrer au pied des arbres et cetera. Euh il faut voilà 5 minutes biodégradable mais il suffit de prendre un petit peu de temps, faire quelques petites recherches pour se rendre compte qu'en fait les cendres et les racines des armes c'est pas super compatible. Donc voilà, je trouve qu'il y a au moins il y a un questionnement qui se pose.

Maintenant, je trouve qu'on devrait prendre un peu plus de recul et se rapprocher du vivant pour mieux comprendre en fait bah l'utilisation de tous ces objets. Donc maintenant pour revenir un petit peu à la question, ben oui, il y a des règles pour diminuer l'impact. En fait, c'est ça.

C'est aussi éviter de mettre trop de polluant dans la terre puisque c'est le cas quand même avec certains cercueils selon les traitements des bois. Euh la la pratique de la tanatopraxie, c'est-à-dire la préparation des corps aussi, hein. C'est quand même avec des euh des produits polluants.

Bah, c'est avec des produits polluants et puis l'essence même, enfin moi je suis une tanato défroquée, hein. Donc, c'est-à-dire qu'à la base, je suis tanatopractrice, mais j'ai décidé de plus faire d'en bons. Euh, la tanatopraxie, rien que le principe en lui-même n'est pas naturel.

C'est-à-dire qu'on va injecter un produit dans le corps pour qu'il se dégrade le moins rapidement possible, ce qui va à l'encontre totale de ce que le vivant exige de la matière organique. Donc effectivement, il y a des pratiques comme ça à remettre un peu en question. Et donc effectivement, refuser en France, je sais que c'est compliqué parce que vous faites beaucoup de soins de conservation, mais refuser les soins de conservation, éviter les vêtements en matière synthétique ou même les vêtements tout courts, on peut très bien partir partir dans son plus simple appareil.

Sinon, des fibres naturelles, hein, euh envelopper les corpes avec du lin, du coton, du chambre. En c'est ça. Faire attention aux matières du cercueil, tout ce qui est en aggloméré, du gros chaîne bien verni, tout ça, ce n'est pas ce n'est pas nécessaire.

Donc il voilà à l'heure actuelle euh avec les pratiques qu'on a, c'est de l'ordre de des petites questions et des petits gestes qu'on peut essayer d'accumuler. Pierre Bernard, parce que c'est vrai qu'on peut penser au na pratique, hein, quand même et puis à la qualité du sol, c'est pas bénin en fait. On n'y pensait pas forcément avant.

Non. Euh mais effectivement, je suis d'accord avec Léo, il faut essayer de prendre du recul, c'est pas facile parce qu'on charie un certain nombre de comment dire de convention de de manières de faire depuis des décennies voire des siècles qui nous enferment dans des manières de penser ou de faire. Et donc réinventer les choses, c'est pas facile.

H une manière de présenter aussi la teration, on va dire par opposition aux pratique actuelle qui me semble assez éclairante, c'est de prendre conscience quee effectivement dans les processus naturels, c'est bien les forces du vivant et notamment les organismes nécrophages qui font ce travail là. pour des raisons culturelles avant tout, on a on a souhaité s'extraire de de ce cycle là, mais sans prendre conscience nécessairement que ça induit forcément un coût. À partir du moment où c'est un travail qui est fait gratuitement dans l'intérêt du vivant par certains organismes et qu'on décide de faire autrement, il faut qu'on assume un coût.

Et les coûts, il y en a pas de 50000 natures, c'est des coûts écologiques et des coûts économiques, voire des coûts sociaux. si on prend en compte la manière dont les gens comment dire acceptent les pratiques qu'on leur propose. Donc effectivement à partir du moment où on ne mobilise pas les forces du vivant pour réduire un corps, ce qui est bien une des fonctions premières des modes de sépulture, h il y a des coûts et donc les coûts écologiques, ça peut être des coûts d'émission carbone, de pollution des sols, d'emprise foncière, enfin c'est des coûts multiples.

Et ça se traduit nécessairement, ces coûts écologiques par des coûts économiques, voilà. Euh qui sont supportés par les collectivités, par les professionnels de funéraire et infiné par les familles. Par les familles.

Euh on en parlera effectivement du côté euh économique hein, parce que c'est très important. Euh il y a un cimetière en France notamment qui qui est un peu peut-être plus emblématique qu'un autre, c'est celui de Souché, je crois à Nior qui a été un des premiers à proposer cette façon d'enterrer de façon plus comment dire oui plus écologique mais pas peut-être pas euh aussi loin par rapport à à la teration. Parlons peut-être des des différents modes de sépulture qui sont proposées.

Martin Juliet Coste, de votre côté, voilà, si on fait un petit tableau, alors il y a l'enterrement classique, il y a la crémation. On peut d'ailleurs euh dire que la crémation 1 % de des personnes utilisaient ce procédé en 1980 et aujourd'hui c'est à peu près 44 %. On voit les le temps aussi nécessaire et les évolutions, l'aquamation.

Alors, dites-nous ce qu'on peut faire légalement. aujourd'hui en France et en Europe peut-être ou ou ailleurs. Très bien.

Alors légalement en France effectivement les deux modes de sépulture Lego sont l'inumation et la crémation. Euh et vous pouvez aussi faire don de votre corps à la science mais il n'y aura pas de sépulture à proprement parler. Donc ça c'est vraiment les deux modes de de sépulture qui sont autorisées aujourd'hui en France, sur lesquels on peut justement agir aussi de manière on va dire plus écologique hein.

Il y a plein de moyens. Le cimetière de Nior est un exemple aussi où on a pu justement à travers une charte demander à ce qu'il n'y ait pas par exemple de tanatopraxie, qu'il y ait plutôt des euh des habits en coton et cetera, pas de chaussures dans le cercueil, enfin des pratiques de cet ordre-là en jouant sur déjà le cadre existant. Et euh les associations communaux saapiens en fait prôent justement une un changement de législation et de mode de sépulture pour justement faire bouger un petit peu euh les lignes sur cette questionlà et ouvrir et avoir une troisième voie en fait possible où il y aurait la teration.

Et éventuellement aussi certaines personnes parlent de l'aquamation. Donc là, c'est la réduction du corps par l'eau où en fait on d'une certaine manière, on fait chauffer les chaires et on réduit les chair par l'eau qui est qui est chaude avec une solution alcaline ou de ce qu'on appelle plus communément de la soude et ensuite on récupère les eaux comme la crémation et on les broie. H pourquoi cette proposition de la comation ? parce que justement la crémation pour certains pouvaient être un petit peu trop violente.

Pour rappel hein, le traitement du corps se fait en 2 heures à peu près. Ensuite, on broie les os avec les cendres et on restitue tout ça dans une urne dans une urne pardon. Tout à fait.

La crémation, effectivement, vous êtes vous passez le corps dans un dans un four en fait qui est à 800 900° pendant 1h à 1h30 voire 2h en fonction de la corpulence. Et effectivement ensuite vous restituez en fait ce n'est pas des cendres en fait c'est de la poudre d'os finalement qui est récupérée et rendu rendu à la famille. Laquamation est le deuxè procédé dit plus écologique et il faut faire vraiment attention à pour l'instant on n'est que sur des hypothèse hein et des suppositions de ces plus écologiques parce que on a très peu de de données finalement et la coamation euh est disponible et légale par exemple au Canada et récemment légal aussi en Irlande donc en Europe et de ce que l'on sait aussi des des industriels et des professionnels du funéraire c'est que c'est une technologie qui en tout cas leur plaît beaucoup plus parce qu'elle est a priori en tout cas techniquement beaucoup plus simple d'installation et il y a un discours très clairement aussi autour de de l'eau, de la douceur de l'eau et de l'efficacité en fait de ce procédé là en utilisant des produits qui ne sont pas écologiques.

Alors, on utilise de la soude et la soude, ça peut faire quelque chose d'un peu choquant et en même temps, la soude d'alim alimentaire, dans notre nourriture et dans toutes les dans pas mal de procédures industrielles, en fait, on utilise beaucoup la soude et ça me permet de neutraliser justement les le pH et de faire en sorte que justement les chaires se dissolvent et qu'on puisse recueillir uniquement les eaux. D'accord. Euh Pierre Bernard vous voulez réagir ?

Petit complément. Il me semble que ce qu'on observe dans le secteur funéraire est de toute façon ce qu' à l'image de ce qu'on peut observer à l'échelle de la société. C'est-à-dire que j'ai parfois l'impression qu'on on réduit le défi qui est devant nous de transition écologique à un sujet de de décarbonation.

Et effectivement l'aquamation l'attrait principal que ça pour les les professionnels du funéraire notamment c'est ça s'inscrit dans cette démarche de décarbonation. Or, il me semble dangereux de réduire le défi qui est le nôre de transition à une simple décarbonation. Euh faut réinterroger effectivement les impacts globaux sur la biodiversité et au-delà même des aspects techniques serait interrogés euh d'un point de vue plutôt fictionnel du récit sur notre place dans le monde.

Et donc effectivement l'aquation son avantage c'est qu'elle a une moindre impact carbone mais d'un point de vue des impacts écologiques au global. Euh il y a pas aujourd'hunes mais ça serait intéressant de voir d'un point de vue du traitement des eaux ou de de pollution chimique euh quel est l'impact pour cette pratique. Oui, comme disait euh Martin Juliet Coste, il faut encore des études hein et des données euh bien évidemment.

Allez, petit rappel quand même, les cimetières aujourd'hui ne sont plus censés utiliser d'un tran chimique hein de depuis la loi Labé, donc en 2021. Donc plus de d'usage de d'herbicide ou autres dans les espaces verts et sur la voirie depuis cette loi dans le casre de zéro phys. Euh allez, cherchons à comprendre aussi l'intérêt pour la terreation.

Depuis quand, les attentes, ce qui est exprimé par les citoyens, nous allons en parler dans un instant après cette écoute du reportage diffusé sur France 3 Nouvelle Akitaine le 10 octobre 2019. Des pratiques funéraires écologiques, une préoccupation pour de nombreux Français. Il voit dans les cimetières traditionnels des usages d'un autre âge.

On a de sacré surprise, on trouve justement beaucoup d'éléments qui ne sont pas biodégradables, du du plastique, des feuilles en tergal en tissu qui ne se décomposeront pas. Ouais, c'est justement la preuve que ben n nos cimetières sont loin d'être des endroits écologiques. Florence Valdèes dénonce aussi l'exploitation de carrière pour les éléments minéraux des monuments, la déforestation pour les cercueils, sans parler des vernis pour les bois rejetés dans les nappes fréatiques.

Je me sens vraiment pas bien ici parce que je trouve que c'est un lieu vraiment euh artificiel qui est complètement euh hors cadre de la nature. Or, la mort est un processus naturel. Donc c'est dommage en sachant que justement les deux seuls modes de sépulture autorisé par la loi en France et dans beaucoup de pays, c'est l'inumation et la crémation. et et ce sont deux modes qui sont très polluants.

France Culture de cause à effet. Aurélie Lunau. Alors socialement, culturellement à quelles aspirations, à quelles demandes, à quelles attentes peut répondre la teration ?

Pierre Terner Bernur pardon. La on parlait tout à l'heure enfin notamment Martin de de l'aspect régénératif. C'est vrai qu'on opère une distinction dans l'association entre ce qu'on appelle la mort écologique, on va dire, et la mort régénérative avec peut-être cette idée un peu de de gradation ou d'ambition par rapport à à la place qu'on veut se donner dans le monde vivant.

Euh effectivement, là oùù nous on considère que la mort écologique, c'est comment est-ce qu'on essaie de réduire l'empreinte négative sur l'environnement de notre mort. La mort régénérative, c'est c'est un cran plus, on va dire, c'est de dire non seulement j'essaie de réduire mon empreinte négative, mais en fait je prends conscience et j'assume le fait que je je peux avoir un geste positif en mettant mon corps à disposition du monde vivant. Je rentre dans le cycle du vivant.

Rentre dans le cycle du vivant et et c'est un discours, on va dire en plus qui qui m'a paraît beaucoup plus positif, porteur de sens que de considérer la teration plus sous un aspect de faire moins mal. c'est un aspect un peu culpabilisant, autoculpabilisateur. Euh la motivation première des gens qui rejoignent l'association et qui euh qui aspirent à la teration, c'est bien animé par des comment on va dire un sentiment positif avant tout.

On y retrouve derrière des logiques de don, de contredons. On entend des des des choses du genre "La terre m'a nourri toute ma vie. Ça serait c'est évident pour moi que je dois nourrir à mon tour à ma mort.

Euh cela m'apporte de l'apaisement, une certaine forme de joie. Euh voilà, donc pour répondre à la question, les ce qui ce qui anime les personnes euh qui se fédèrent et qui aspirent à ça, c'est vraiment une logique de don, de contredond pour le monde vivant. Martin Juliet Cos voulait réagir.

Est-ce que selon vous et je sais que vous avez travaillé aussi sur des sondage et certains ont été menés, je pense à celui de Opinion Way en septembre 2022 et d'autres enquêtes he Credoc en 2024. Est-ce qu'on peut parler d'une aspiration collective ? Est-ce qu'on arrive à la mesurer ?

Et qu'est-ce qu'elle dit cette aspiration ? Alors, aspiration collective, j'irai peut-être pas jusque-là, mais en tout cas dans le dernier sondage euh quantitatif, donc du coup un quart des un 5e des Français se disent prêts à à tenter la teration. Donc, c'est déjà assez conséquent.

Euh et pour aller dans le même discours de Pierre Bernard, en fait il y a très clairement quelque chose de de doux et de rassurant dans cette technique pour les personnes qui euh qui adhèrent en fait à en fait à cette cette possibilitélà avec le la possibilité vraiment de de nourrir le vivant et avec une sorte de cohérence entre j'essaie de faire ce que je peux de mon vivant pour être moins impactant sur la vie, sur la terre avec la nourriture. je mange bio et cetera et que là il y a une sorte de prolongement en tout cas pour certaines personnes de se dire ben en fait j'attendais ça d'une certaine manière depuis pas mal de temps de d'aller jusque là, c'est-à-dire de d'aller jusqu'à ma mort et de pouvoir être utile de nourrir le vivant et même de le régénérer, c'est-à-dire de réparer d'une certaine manière le vivant que que j'ai en partie endommagé euh lorsque j'étais euh vivante. justement.

Alors, on va donner peut-être quelques chiffres hein par rapport au sondage. Opinion way septembre 2022 réalisé donc auprès de 2072 personnes. 73 % des personnes interrogées se déclaraient favorables à un enterrement écologique, 59 % pour une mort régénérative et 46 % étaient prêts à recourir à la teration.

Voilà, ce sont juste des données. Cléo du Ponchel, c'est cette mort porteuse de sens et de valeur environnementale. C'est c'est ce qui vraiment rejoint les attentes, les aspirations.

Oui, je pense il y a plein de c'est ça que je trouve chouette, c'est qu'il y a plein de raisons d'avoir recours à la terre à Massation, pas juste une. Et donc il y a bah effectivement la phrase que moi j'entends le plus, c'est "Je veux devenir un arbre". Voilà, ça je crois que tout le monde tout le monde l'a déjà entendu.

Il y a cette ce besoin là de poésie. Il y a le besoin de se dire que ben je vais pas juste mourir et disparaître dans le fin fond de l'éternité, je vais quand même servir à quelque chose. Et puis nous, on le voit en tout cas en Belgique, il y a une partie aussi de la population, ce n'est plus de l'ordre du besoin ou de l'envie, c'est de l'ordre de la nécessité. ils se rendent compte qu'il y a un une vraie nécessité à euh reconnecter le cycle du vivant et avoir des pratiques plus plus vertueuses.

L'être humain, on voit dans dans son évolution euh a commencé à contrôler la nature pour qu'elle soit plus mieux à son service, plus performante. Euh mais du coup, on on a oublié finalement qu'on qu'on faisait partie de cette nature et que certes, bah parfois les processus sont un peu lents, ils sont pas parfaits mais en tout cas ils fonctionnent. Et donc on a on on a vraiment eu ce ce changement euh et sur lequel il faut absolument revenir.

Et donc bah là au niveau de de la terreation, on répond aussi à ce besoin-là. Et alors techniquement comment ça comment on procède et ça dure combien de temps ? Alors comment on procède ?

Il y a plusieurs techniques qui existent. Donc euh c'est pour ça parfois on entend parler de la méthode américaine alors qu'en fait il y en a plusieurs. Euh le principe de base c'est un corps qui est enrobé de végétaux. on contrôle un petit peu enfin on s'assure qu'il y a euh la bonne humidité, le bon apport d'oxygène.

Un corps nu ou est-ce qu'on s'autorise quand même un tissu biodégradable naturel ? Encore une fois, ça dépend des techniques. En tout cas, pas de vêtements, ça c'est ça c'est sûr.

Maintenant, le corps ben nu ou dans un lul ou encore une fois, ça va dépendre en chambre en matière naturelle. Voilà. Matière naturelle, ça c'est sûr.

Et puis bah parfois il y en a qui testent dans des milieux ouverts à l'extérieur par exemple ou en milieu fermé. milieu fermé, dehors ou dedans, il y a vraiment une multitude de de techniques qui existent. Mais le le fil rouge, c'est vraiment de d'aider en fait le tout le microbiote qu'on a en nous, on a en nous tout ce qu'il faut pour que le corps se dégrade en fait finalement.

Et donc ben c'est l'aider, l'accompagner pour que le corps puisse puisse se transformer. Malgré tout, pour devenir humus, il faut quand même des conditions, c'està-dire des copos, enfin une certaine matière spécifique. Est-ce qu'on peut en parler de façon plus précise qui veut se lancer ?

Ouais. Bah ou bien en plus le compostage au global se se développe un peu dans la société avec non il y a le compostage de proximité ainsi de suite. Donc tout le monde commence à avoir une idée à se faire sa propre idée du compostage et pas forcément une belle idée d'ailleurs quand on voit comment c'est géré dans les villes ainsi de suite.

Donc dire avant tout que le compostage est un art un art qui nécessite une maîtrise de la formation et que ce que beaucoup de gens peuvent observer dans leur quotidien n'est pas en fait réellement du compostage. Il y a des maîtres composteurs d'ailleurs. Il y a des formations des guides composteurs, des maîtres composteurs et bien évidemment encore plus quand il s'agira de composter des humains avec la termation, il y aura évidemment des formations métiers et des professionnels qui se chargeront de de cette tâche.

Donc donc voilà pour le le compostage, comment ça fonctionne effectivement et le procédé parce que si si on a bien compris, ça peut être hors sol, sur le sol ou semi-enterré. Mais si c'est semi-enterré, vous me dites si je me trompe, il faut que ce soit pas en dessous peut-être de 30 cm ou 50 cm à peu près. Enfin, il y a quand même des conditions.

Bah les conditions effectivement, c'est un taux d'humidité, un taux d'oxygénation et un équilibre carbone azote. Et après en fait ce qui va jouer sur les procédés, c'est différents paramètres sur lequel il va falloir faire des choix. Et c'est ça toute la beauté et la complexité de notre sujet, c'est que on va avoir des protocoles qui vont être beaucoup plus rapides, efficace, notamment ceux qui sont réalisés sous milieu hyper contrôlé, on va dire high-tech et c'est comme ça qui fonctionne aux États-Unis.

L'inconvénient, c'est que d'un point de vue des représentations des imaginaires, on est plus éloigné de la reconnexion vivant. à l'autre bout du spectre, on va avoir les protocoles en plein en pleine nature, en extérieur à même le sol qui vont avoir en fait les avantages et inconvénients opposés. C'estàd que bah ça sera un petit peu plus dur de garantir l'absolu maîtrise parce qu'on est dépendant du vivant, de la nature, de l'environnement.

Oui. Et alors je vous pose une question parce que on peut se mettre à la place aussi de tous ceux qui découvrent ce dont nous parlons depuis 14h et surtout il peut y avoir des obstacles hein ou des freins alors culturels, des craintes, des réticences bien évidemment tout à fait naturel, des réserves éthiques aussi. On peut se dire que ce corps-là, il est mis où ?

Et euh un corps euh comment le préserver des animaux sauvages, des charounnards entre guillemets qui pourrait venir naturellement perturber le processus de terramation ? Bah alors, ça dépend ça dépend des techniques et euh ce qu'on voit c'est que euh en fait les animaux qui posent le plus de problèmes, il y en a un, il a deux pas l'être humain. Voilà.

Donc en fait, c'est pas tellement les les animaux qui peuvent poser problèmes, surtout si on travaille en milieu fermé et même en milieu vert. On voit notamment aux États-Unis euh euh on voit le Cornell Institute où eux ils font ils ont composté enfin le plus gros animal qu'ils ont composté c'est une baleine donc et ils ont pas eu de problème d'animaux qui venaient. Donc c'est c'est vraiment le peut-être que les les charoères s'en prennent moins aux baleines.

Bon après, ils ont ils ont ils ont tout composté mais vraiment ils se sont rendus compte que c'était pas c'était pas vraiment un problème les animaux, c'est plus la sécurité par rapport aux humains. D'où d'où les questionnements éthiques. Est-ce qu'on fait une technique où c'est pour se retrouver avec un crâne quelque part là-bas ou ou un but une bute ou un cocon complètement explosé ?

Ça ça va pas non plus. Donc il y a toutes ces questions-là qu'il faut qu'il faut se poser. Euh maintenant ben il y a il y a plusieurs techniques qui existent et comme Pierre disait bah il y a certaines techniques notamment aux États-Unis où c'est fait par des entreprises privées.

Donc il y a forcément un rendement à avoir. Nous c'est un modèle qu'on en tout cas en Belgique, je pense qu'en France non plus euh on n'est pas du tout à la recherche de ce modèle là. Mais il y a quand même un petit monsieur dans sa forêt dans à dans l'état de Washington qui lui fait ça fait ça dehors.

Quand on lui demande combien de temps ça prend, il dit "C'est la nature qui décide et il y a pas cette volonté de rendement. De toute façon, lui c'est une association, c'est pas une entreprise privée. Et donc voilà, en fonction des techniques, il y en a qui vraiment il il rajoutent des éléments pour accélérer.

On arrive parfois sur des processus où en 23 jours, le corps est entièrement transformé. Nous, on trouve que c'est un petit peu un petit peu rapide. Et puis il y a d'autres techniques où bah ça prend un peu plus de temps.

Euh nous on avait estimé entre 2 et 3 mois plus ou moins. Voilà. Martin Julier Cos voulez réagir.

Oui. Simplement préciser qu'effectivement comme toutes nos nouvelles technologies et là des un nouveau mode de sépulture en fait il y a un besoin de de réassurer un petit peu de sur l'intégrité du corps en fait ce que permet le cercueil. historiquement quand même sans faire l'histoire des cercueils, ça permettait aussi alors aux charognards animaux mais aussi les humains de venir justement embêter les morts et et reprendre ce qu'il y avait dans les dans les tombes et que là effectivement avec la terreation ou un tout autre mode de sépulture en fait, il y a le besoin du point de vue des personnes comme vous et moi de de s'assurer qu'en fait que la dépouille de son défunt en fait ne sera pas profanée, qu'elle sera préservée éventuellement et qu'elle elle pourra se réduire quel que soit le mode de sépulture de manière on va dire apaisée ou en tout cas sans être embêté par d'autres humains ou des animaux.

Bien sûr, pour il faut bien revenir sur aussi les fonctions euh de que ça soit le cercueil qui protège de certaines choses mais tout comme le ce qu'on n'a pas nommé jusqu'à maintenant mais le lince en fait si on enlève le le cercueil on met plutôt un lince et là on revient à des traditions euh de beaucoup d'autres de de beaucoup de religions où en fait on n pas besoin nécessairement de ce de cette boîte en fait de ce contenant pour justement enterrer à même la terre où là ici avec le terrain à même le compost pour justement que le corps se décompose. Mais oui, Pierre Bernard hein, c'est aussi cette façon de faire le deuil pour la famille, c'est le respect de la dignité humaine dans le traitement du corps. Voilà, c'est il y a ce besoin là aussi au-delà de se dire "Allez, il y a une humusation mais ça va un peu plus loin quand même dans la la dignité." Oui, juste sur le la question d'avance sur les les les animaux notamment, il y a un phénomène qui est quand même central dans la teration, c'est la montée en température.

Euh c'estàd que avec l'activité des micro-organismes euh autour du corps, il va se produire une montée en température qui va atteindre 50 60°gr pendant plusieurs jours. Et cette montée en température, elle a du coup deux conséquences. La première, c'est que elle permet une forme d'hygiénisation du milieu et donc de de désactiver inactiver les pathogènes et aussi du coup de faire une zone, on va dire, de protection autour du corps en éloignant les animaux, c'estàdire qui qui peuvent pas s'approcher du fait de la température.

Et sur l'aspect donc de la dignité, effectivement, ça c'est quelque chose qui est renvoyé notamment par le gouvernement euh quand on l'a questionné, il a été questionné par des députés notamment sur une proposition de loi pour expérimenter la teration. le gouvernement renvoyait sur la question de la dignité euh humaine, la dig du respect du corps du après la mort. Et là, on est sur une question qui est profondément culturelle, subjective.

Euh et on pourrait renvoyer la question en disant bah aujourd'hui euh avec la manière dont on fait de l'inumation, ce qui produit une certaine mauvaise décomposition tréfaction du corps, est-ce qu'on est déjà aujourd'hui avec les solutions qu'on nous propose dans le respect de la dignité du corps ? Est-ce que ça serait pas quand même beaucoup plus digne de permettre au corps de se réinscrire dans le cycle du vivant ? Julier Coste.

Oui, ça me fait penser que effectivement quel que soit le mode de de sépulture en fait, vous voyez bien avec la crémation c'est très rapide la crémation. Si vous êtes avec l'inumation, c'est des décompositions de corps qui peuvent aller de 5, 10, 15, 20, 30 ans, voir de manière perpétuelle et que là avec la teration, on propose euh en fait une autre manière de réduire le corps et avec une question de la temporalité qui n'est pas encore fixée. Et là, je rejoins tout à fait Cléo sur le la question sémantique où en fait ce sont des innovations, ce sont des nouveaux procédés.

Donc du coup, il y a encore beaucoup de possible et la question de la temporalité, de la réduction du corps, elle n'est elle n'est pas fixée et on va mettre un certain temps à à fixer ça parce qu'il y a pas d'enquête pour l'instant où elles sont en cours et que ça l'avenir nous le dira. Tout cela est en maturation, en tout cas, sans mauvais jeu de mot, on peut le dire. France Culture de Cause à effet le magazine de l'environnement.

Aurélie Luna suis f d'un pot d'océan de chair et de sang. Tout feu, tout flamme au dedans. Mais déjà je me sens de cendre et de terre.

On est fait comme ça de cordre et de terre. On ne reste pas. Et si la vie commence ici, est fini.

Tout ce qu'on fond est figé dans l'argile et le temps. Je me fondrai dedans. Si léger, invisible aux gens, éternel absent. de cendre et de terre.

On est fait comme ça de cendre et de terre. On ne reste pas. Et si la vie commence ici, ici est fini.

Tout confonds, je vivrai à faux et à je m'en irai pourtant de cendre et de terre. C'était Calo Géro de cendre et de terre et c'est la suite du magazine de l'environnement sur France Culture de Cause à effet. Nous sommes en direct et nous nous intéressons à la teration autrement appelée enterrement végétal.

Cette humusation des corps humain qui suscite de l'intérêt dans nos sociétés. Avec nous toujours pour en parler Cléo Dupchel entrepreneur belge de pompe funèbre fondatrice de la société Crooc Madame et présidente de Compostémois. Martin Julier Cost, docteur en sociologie, chercheur indépendant et associé à l'université Grenoble Alpe, auteur d'une étude sociologique sur la terre à Maon et Pierre Bernard, cfondateur et président de l'association Nantaise Humo Sapiens, consultant en innovation sociale.

Si demain il y a il y a des tests, maintenant j'ai 84 ans et bien je serais prêt à à mettre mon corps à disposition. Et je crois que sont des solutions nouvelles qu'il faut trouver si on veut que le monde puisse continuer à fonctionner. La parole d'un des témoins qu'on retrouve dans le reportage de France 24 le 20 novembre 2019.

Cette offre voilà, prenez mon corps et et faites le test. En France, où en sommes-nous concrètement ? Des essais scientifiques ?

On parlera bien sûr de ce qui s'est passé en Belgique, Cléo du Ponchel, mais pour l'heure, il y a des alors il y a pas encore d'essais sur les humains, Pierre Bernard, même avec la proposition de corps spontanément, c'est interdit. Euh on a un projet français d'expérimentation qui a été lancé euh en avril 2024, qui va se poursuivre jusqu'en avril 2026 qui s'appelle F Compost euh qui est porté par notre association euh ainsi que l'université de Lille et et Bordeaux financée par l'Agence nationale par la recherche qui a pour objectif d'expérimenter une nouvelle voie de terramation, on va dire ça comme ça, qui est de la teration sous le sol. C'est-àdire de la dans quelle manière est-ce qu'on pourrait en fait améliorer en quelque sorte la manière dont on fait l'inumation historiquement mais en s'assurant d'avoir de la présence d'oxygène des micro-organismes qui font qu'on pourrait arriver tout de même sous la terre à transformer le corps humain en humus.

Et donc ce projet euh F Compost, il vise à comparer un protocole cible euh qui est euh donc qui consiste à à mettre des corps dans des dans des fausses au milieu d'une sépulture végétale faite de broya et de le comparer à un protocole témoin qui est euh de mettre le corps dans de la pleine terre, ce qui existe aujourd'hui et qui est accessible pour pour les familles. Donc on va pouvoir comparer effectivement un protocole de terramation sous-sol avec du broya avec quelque chose qui existe aujourd'hui, c'est de la pleine terre. Et donc on a effectivement un terrain de recherche qui est situé en annexe du cimetière des Ulisses en région parisienne au cimetière de Lorme à Moinau.

Tout à fait grâce à l'implication de sa directrice Fabienne Gourcerol. Et donc on a mis en terme mis en teration une douzaine de brebis. Donc six brebis six cadavres de brebis avec le protocole pleine terre et six cadavres de brebis avec le protocole de terreamation.

L'idée étant de d'arriver à faire la preuve qu'on peut faire de la teramation sous le sol et de mesurer l'impact en terme de vitesse de dégradation du corps, de diffusion d'éventuels polluants ou au contraire de capacité d'assainissement de la terreation. Hm. on aura les résultats donc au printemps euh 2026, mais on a déjà eu on avait déjà le lendemain de la mise en teration des euh des observation euh des indicateurs hyperpositifs avec notamment 20° de température d'écart entre le protocole de terramation, donc 20° de plus par rapport au protocole témoin, ce qui est le signe d'une activité micro-organique plus intense.

Et avec l'université de Bordeaux, donc des tests seront fait sur des cochons, je crois, si j'ai c'est le deuxième terrain de recherche mais ça demande d'avoir des autorisations préfectorales. Enfin effectivement, c'est peut-être l'occasion de parler de ça, mais effectivement ça semble simple de monter ce type de d'expérimentation, mais en fait c'est extrêmement compliqué. Ça nécessite de de raller sur un même territoire, sur même lieu une initiative, on va dire plutôt citoyenne, une un engagement politique, des compétences scientifiques.

C'est extrêmement extrêmement complexe. Et donc sur les humains, en fait, on est en train de monter un partenariat avec des acteurs internationaux euh notamment de pays anglo-saxon parce que dans ces pays-là, on a ce qu'on appelle des body farms. des des terrains de recherche spécifique sur la tanatomorphose, donc sur la dégradation des corps qu'on a pas en France.

Est-ce que c'est un héritage une certaine vision catholique du rapport au corps, je ne sais quoi ? Enfin, peut-être que Martin aura quelques quelques choses à dire là-dessus. force de constater qu'en France, c'est très difficile effectivement de faire des expérimentations sur les corps humains comparés aux pays angloaxons.

Même si queles que soient les religions aujourd'hui, on voit bien qu'il y a une évolution hein dans cette façon de considérer le devenir des corps. Je précise que ce projet de de recherche, ces tests sont financés par l'ANR, donc accepté par l'Agence nationale de la recherche. Cléo Duponchel, vous vouliez réagir avant que je me tourne vers Martin Juliet Cost justement.

Bah par rapport au test, on voit qu'en France vous faites ça comme il faut. En Belgique, nous on a fait ça comme des bourrins. Donc en fait, il y a une étude qui a été faite par Lucé Louvin et qui n'a pas été concluante.

Alors pour moi, un échec c'est concluant parce qu'on apprend des choses d'un échec. Donc il y a quand même eu des éléments importants qui sont sortis de cette étude là. Le problème c'est que nous n'avons qu'une heure d'émission et donc je ne peux pas vous expliquer tout ce qui s'est passé entre-temps qui fait que tout a été un peu mis à l'arrêt.

Pardon ? C'est c'est un protocole d'humusation pour le coup. Voilà, c'est un protocole d'usation et donc pas de compostage en milieu fermé ou terramation par exemple.

Euh et donc il y a la coopérative Humusation, coopérative belge qui a décidé de refaire des tests donc autofinancés par les coopérateurs et coopératrices en en partenariat avec avec un un centre qui s'appelle Agraost. Euh donc voilà, on n'est pas du tout sur des gros centres de recherche avec des gros protocoles. C'est voilà, ils ont dit on recommence, on le fait. les résultats ben sont mitigés quoi que quoi qu'on en dise et surtout c'est que voilà là les tests ont été faits sur le processus scientifique seulement.

Or c'est une approche holistique qu'il faut avoir de cette méthode là et c'est ça que nous on a holistique et pluridisciplinaire. Exactement. Et donc ça c'est un des gros un des gros points noirs que nous on a soulevé au sein de notre ASBL compost mois, c'est qu'en fait bah OK quand bien même le processus fonctionne, il y a tout le reste qui va autour pour lequel il y a pas de réponse.

Et donc pour nous c'était extrêmement important d'étudier de manière complètement globale parce que bah voilà composter un corps dans une bute dehors, ben on l'a fait sur des baleines, des ourses, des serres, on sait que ça marche. Maintenant c'est tout ce qui tout ce qui va avec. Est-ce que les familles peuvent être accueillies ?

Est-ce que ça respecte les règles éthiques de de dignité humaine ? Est-ce que c'est résistant à toutes les météos ? Et puis même, il y a plein il y a plein de métiers du funéraire qui trouveront pas leur compte dans dans le compostage funéraire et il faut pouvoir trouver une solution pour ces gens-là aussi.

Donc voilà, c'est vraiment une approche vraiment très large qu'il faut viser et ces tests là malheureusement n'ont visé que l'aspect purement scientifique. Oui. Et puis tout bêtement puisqu'on parlait aussi dans le début de l'émission de la question des pollutions des sols.

Est-ce que si des défunts ont eu des traitements lourds la chimothérapie ou autres produits, est-ce que il y a des risques de trac dans les mus et cetera ? Martin Julier Coste, voulz réagir. C'est vrai que ça pose aussi une question à laquelle vous vous êtes intéressé.

Pourquoi la recherche académique a délaissé ce champ malgré la demande sociale et et politique sur le sujet ? Alors vaste question effectivement j'aimerais aussi nommer en fait Damien Charabidz he qui quand même mène avec Humo Sapiens et et l'université de Lille et de Bordeaux en fait toutes ces recherches la recherche dont on parle la F compost et qui justement très clairement est aussi une des petites mains qui essaie de de faire que ça se réalise en fait une expérimentation sur les cadavres animaux et en vue de faire ça sur les humains. Euh effectivement, la recherche académique en fait, elle a elle a du mal à documenter ces ces sujets-là.

Alors, probablement parce que le sujet à la fois fascine et et repousse en fait. Donc ça c'est un invariant anthropologique he et qu'effectivement on n'est pas beaucoup aussi bien en sociologie en anthropologie mais aussi en science expérimentale. Et c'est sûrement aussi parce que c'est un croisement de sciences expérimentales de sciences plus humaines et sociales et en même temps avec des enjeux sociaux et assez importants et quand même jusqu'à aujourd'hui en fait qui ont été pris en compte par les professionnels en fait.

C'est pour aujourd'hui, enfin en tout cas jusqu'à aujourd'hui, c'est les professionnels du funéraire qui s'occupent de des modes de sépulture, des transports, du traitement des cadavres et cetera et qu'on a délégué d'une certaine manière ces ces instantsl en fait et ces pratiques là à des professionnels euh à qui on fait confiance et qui généralement se font du bon travail et que là ce qu'on observe avec une association commomo saapiens ou des indépendants ou des personnalités individuelles en en fait qui se mobilise en association, c'est que la société civile d'une certaine manière commence à se repréoccuper de ce qui se passe lorsqu'on meurt et comment est-ce qu'on traite ces questionsl et que ça pour aller vite hein, mais une des raisons aussi c'est la question démographique puisque nous mourons d'une certaine manière de plus en plus. Euh aujourd'hui, on est à peu près à 640000 morts par an et on nous prédit en 2050 800000 morts par an euh ce qui est assez conséquent. et qui fait que de plus en plus nous sommes aussi individuellement de plus en plus régulièrement touchés par des décès de proche ou le le nôtre qui arrive et que on s'en préoccupe de fait plus.

Et la question de manque de place aussi se pose bien souvent dans ces dans ces inquiétudes là pour pour ce que l'on fait de de son corps ou du corps des défunts. La société a donc besoin de de sur ces sujets sensibles de de l'expertise scientifique plus que jamais pour permettre au débats politique et sociétal de se faire. Dans les côtes d'armor, Sandra Roland milite pour la reconnaissance de l'usation.

Elle a décidé de créer une entreprise d'accompagnement funéraire à Saint-Brieux. L'idée est venue en fait suite au décès de mon père. On a en Angleterre pu être accompagné par une agence de pompe finèbre écologique par deux femmes vraiment adorables.

On s'est vraiment senti respecté, considéré et j'ai eu envie de de proposer quelque chose de de similaire en France. Là, on est vraiment sur ce qui peut se faire de plus naturel. C'est-à-dire que avec le terreau obtenu à partir d'un corps, on peut planter 100 arbres et 100 arbres sont capables en 20 ans d'absorber la quantité de carbone que nous on émet en une vie.

La terre nous nourrit, on a vraiment tout à disposition dans la nature. Bah l'idée c'est qu'au moment de notre mort, nous-même on puisse la nourrir à notre tour. L'idée c'est vraiment de de se priver de tout leflux et de garder que l'essentiel et de se réapproprier ce cet événement.

En fait, faut qu'on arrive à montrer aujourd'hui que en France, on est nombreux à vouloir opter pour ce mode de sépulture. Donc plus nous serons nombreux, plus les les sénateurs, les députés, la loi évoluera en ce sens. Cléo du Ponchel, on entend ce témoignage très émouvant.

Il y a beaucoup de choses he dans ce qui est dit. On parle aussi de ces questions euh de débat politiqu en Belgique, la question du compostage funéraire est portée depuis longtemps hein et en 2018, les pouvoirs publics ont commandé une étude expérimentale. Il y a eu un débat ouvert mais pas de décision favorable prise par la commission d'éthique et les responsables politiques.

En France, en janvier 2023, il a une proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale par une députée modène, Elodie Jacquy La Forge et qui a fait ressurgir le débat dans l'espace médiatique. Dites-nous quel quel regard vous portez justement sur ce qui est en train de de se passer. C'est en gestation.

C'est là. Je rappelle que on peut vous retrouver aussi dans un film que l'on peut voir encore sur.fr FR qui s'appelle Compost Moi, on peut le regarder jusqu'au 30 avril 2026 où on vous suit aussi en Allemagne, donc en Belgique, aux États-Unis et ou ailleurs et dans cette quête aussi de mieux comprendre au-delà du processus et des principes mais de mieux comprendre aussi ses attentes et comment on peut juste légaliser une autre une autre proposition.

En fait, il y a pas d'obligation mais qu'elle soit possible pour certains. Oui, je vais juste nuancer un petit peu euh donc par rapport à à l'avis qui avait été laissé donc euh par le comité de biotique, euh ils n'ont pas tranché en disant le compostage funéraire c'est pas possible. Ils ont émis un avis disant que la méthode qui a été testée dans le cadre des études de l'UC Louvin, cette méthode là naturelle, ce n'est pas possible mais une méthode en milieu contrôlé ça c'est possible.

Donc déjà, c'est pas la même chose. Donc c'est pour ça que nous on se dirige plus vers cette technique là. Et donc effectivement, j'ai eu l'occasion d'aller d'aller aux États-Unis, d'aller en Allemagne, aux Pays-Bas, en Angleterre, aller voir un petit peu un petit peu tout ce qui se fait.

On voit qu'il y a énormément de choses qui qui sont là depuis longtemps. Nous, on voit ce qui se passe en Belgique, mais il y a des choses qui avancent qui avancent aussi. Au niveau de la législation, ben d'un pays à l'autre, c'est extrêmement différent. on voit vraiment le le gap qui existe entre la manière dont nous on va faire les règles et la manière dont les États-Unis par exemple vont faire les règles.

Euh donc on on s'inspire un peu de de ce qui existe en sachant qu'on peut pas faire un copiercollé. C'est pas possible. Tout comme par exemple la France et la Belgique, on pourra même pas faire un copiercollé.

Et j'ai même envie de dire Bruxelles et le reste de la Belgique, on pourra pas faire un copiercollé parce que c'est extrêmement complexe. On a un tout petit pays très compliqué mais il y a il y a tellement de réalités différentes, il faut pouvoir tout prendre en considération. Faut faut en discuter en tout cas et faire avancer tout cela de façon collective et sociétale.

Euh Martin Julic Coste voulait également rebondir. Il y a tellement de sujets hein bien évidemment sur lesquels vous pouvez tous rebondir les uns les autres. Allez-y.

Alors, je serai court, hein, mais pour compléter euh ce que disait bien Cléo, c'est du coup, il y a ce qu'on appelle en France le Conseil national des opérations funéraires qui depuis quelques années en fait euh et donc qui est qui est relié au ministère de l'Intérieur euh qui de enfin qui a des commissions en fait justement sur ces nouvelles pratiques là. Donc du coup aussi au niveau des instances, on va dire nationales, on demande alors c'est pas ils ne sont pas décisionnaires mais ils sont consultatifs en fait de produire des rapports sur ces nouveaux modes de sépulture et et ça c'est un signe aussi du fait que les professionnels et le côté législatif et politique s'intéresse à ces sujets-là et qu'en tout cas alimente de la réflexion autour de ça. Et alors concrètement, qu'est-ce qui est émis euh comme souhait de la part des familles ou des défunts quant au devenir de l'humus ?

C'est-à-dire d'une manière générale, les familles, elles en font quoi de cet humus ? Pierre Bernard, euh très rapidement sur la question d'avant, dire queeffectivement en 5 ans parce que 5 ans qu'on travaille sur sujet l'association, on a bien vu la dynamique collective prendre sur le sujet. C'estàd que ça soit les citoyens qui de plus en plus montrent leur leur sympathie, leur attrait pour le sujet voir nous rejoignent. euh mais aussi les partenaires académiques, les professionnels du funéraire, les collectivités, on en a pas parlé beaucoup, les collectivités locales qui sont responsables des politiques funéraire aux échelons locaux et qui sont en fait des vrais leviers pour pour porter le le sujet.

Donc voilà, en tout cas et ça a beaucoup bougé entre il y a 5 ans où grosso modo on nous voyait comme une bande de fou apporter ce sujet du compostage funéraire et peut-être avec aussi de l'inquiétude de la part du secteur funéraire classique hein qui peut craindre une transformation du métier. Donc ce sont potentiellement de nouveaux métiers. Oui. ou des une évolution de métier.

Alors c'est c'est très rigolo parce que dans le cadre de des expérimentations auxulistes qu'on évoquait tout à l'heure, j'ai pu m'approcher un petit peu de ce qu'est le métier d'un fauxoyeur. Euh et et j'ai notamment transporté euh des brouettes de terre et des brouettes de broya. Et rien que là-dessus, je vous assure que c'était une amélioration des conditions de travail entre les deux.

Euh la question ouais que vous évoquez 10 secondes. Ouais. C'est qui était bah ce qui était de dire qu'est-ce qu'on fait de cette hum Ouais.

Et ben en fait il y a il y a pas il y a il y a pas un million de choix. Ouais. Soit on le laisse sur place en terre à l'endroit où on a fait la mise en teration et ça devient le lieu de la mémoire.

Soit on le déplace dans un espace du souvenir dédié un peu comme on fait la dispersion des cendres, soit comme on peut le faire aux États-Unis mais ça sera pas possible en France, on le donne à la famille qui en fait un usage privé. Donc potentiellement au fond de son jardin. Merci.

Merci à tous les trois. Cléo du Ponchel Martin Julier Cost Pierre Bernard a conseillé aussi le livre sur les différentes méthodes de funérailles funérailles écologiques pour des obsèques respectueuses de l'homme et de la planète de Brigitte Lapouche des Jean et Laticia Royant édité chez Terre vivante. Et puis je crois qu'il y a un lien vers un manifeste pour l'humisation et la terre amation.

Et si vous voulez en savoir plus bien sûr chers auditeurs, information biographie sont à votre disposition sur francculture.fr rubrique de cause à effet. M.