Ce que François-Xavier Bellamy a dit aux PME
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous redonner du sens à l'action économique de l'Europe ?
- 30:00FerméeRéponse directe
L'Europe doit-elle revenir sur la directive CSRD ?
- 35:00OuverteRéponse directe
L'UE investit-elle assez dans l'IA face à la Chine et aux États-Unis ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Faut-il interdire les surtranspositions nationales et généraliser le test PME ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Comment concilier libre-échange et équité normative avec les partenaires hors UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François-Xavier BellamyChiffre
« L'an dernier, le PIB américain a cru CIN fois plus vite que le PIB de la zone euro. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je suis très heureux de vous accueillir ce matin à la CPME habituellement c'est vous qui me recevez lors de mes déplacements réguliers à Bruxelles il y en a un tous les trimestres et vous faites ainsi toujours preuve à la fois de votre disponibilité de votre attention envers les PME je dois le dire parfois avec certains candidats nos contact se limit aux périodes électorales avec vous ce n'est pas le cas et je tenais à le dire publiquement à notre tour aujourd'hui de mieux connaître votre programme pour prendre en main les destinés de l'Europe dans les années qui viennent soyons clair nous sommes profondément à la CPME nous patrons de PME attachés à la construction européenne et nous n'avons aucunement la volonté de voir et de vouloir renverser la table l'actualité nous montre plus que jamais que la France a besoin de l'Europe de même le retour du protectionnisme sous une forme ou sous une autre ne signifierait rien de bon pour les entreprises pour autant nous sommes des pragmatiques et à ce titre d'ailleurs on l'a vu à travers les questions posées dans la séquence précédente et à ce titre je vous mets un petit peu la pression et à ce titre nous sommes inquiets de voir que l'Europe adopte des positions et des textes qui nous semble souvent bien éloigné de notre réalité quotidienne qui peut raisonnablement penser qu'une PME demain dans le cadre de la notation extrafinancière la fameuse directive CSRD pourra répondre à une question sur son niveau de stress hydrique ou à la conformité de sa politique RH par rapport aux accords de Paris c'est dans la norme ces questions c'est pourtant ce qui est dans les tuyaux que dire par ailleurs d'une Europe qui aux antipodes de la valeur travail oblige désormais les entreprises français à payer leur salariés en arrêt maladie des congés payés sans mettre en face du travail effectif voilà du non travail qui produit des congés c'est formidable de même le libre échange n'a de sens que s'il est associé à une forme de réciprocité pourquoi imposer aux entreprises françaises des règles qui alourdissent leur coût de production si euh leur propre marché est inondé de produits étrangers qui ne sont pas soumis aux mêmes obligations et donc vendu à des prix plus bas rappelons-nous des agriculteurs les entreprises méritent un cadre leur permettant de se développer l'Europe doit redevenir cette formidable idée qui a contribué à toutes ces années de croissance économique vous dites vouloir selon vos propres termes reconstruire la souveraineté économique de l'Europe alors comment comptez-vous vous y prendre et pourquoi ce qui semble impossible aujourd'hui le serait demain finalement pour nous la vraie question est à la fois simple et extrêmement compliquée comment comptez-vous vous y prendre pour redonner du sens et de la cohérence à l'action économique de l'Europe et quelle place pour nos entreprises je vous laisse le pupitre merci beaucoup monsieur le Président merci pour votre accueil et merci à tous de votre présence une grande chance de pouvoir échanger avec vous aujourd'hui et de pouvoir vous parler de ces enjeux européens qui sont effectivement décisifs pour notre avenir et avant de commencer et de rentrer dans le vif du sujet je voulais moi aussi vous remercier monsieur le Président pour tout le travail accomplli au cours des dernières années pour tout ce que vous avez fait pour porter la voix des entreprises françaises au Parlement européen et je peux témoigner moi aussi que nos échanges très réguliers auront été l'occasion de tirer la sonnette d'alarme en amont de bien des problèmes qui auraient pu se réaliser nous n'avons pas réussi à éviter tout toujours le pire mais au moins nous aurons été grâce à vous toujours liés reliés directement à la vérité du terrain et c'est l'occasion pour moi de vous dire à quel point votre votre parole toujours courageuse votre votre engagement votre clarté auront été l'occasion de faire entendre la voix des PME françaises dans le débat européen et pour cela je voulais vraiment vous vous remercier et vous rendre hommage de ce de ce travail de chaque instant ça aura été une chance pour nous de vous accueillir régulièrement avec des chefs d'entreprise à Bruxelles de pouvoir partager ensemble les préoccupations que nous avions et aujourd'hui peut-être de prendre un peu de recul pour regarder les choses en en en les considérant avec la hauteur qui s'impose au moment de cette élection parce que cette élection je crois elle se déroule dans un moment où l'Europe est à la croisée des chemins et pour nous le contexte qui marque ce débat électoral c'est celui je voudrais commencer par là d'un double décrochage décrochage économique de l'Europe dans le monde décrochage aussi de la France dans l'espace européen décrochage de la de de l'Europe dans le monde avec cette statistique tout simple par exemple l'an dernier le PIB américain a cru CIN fois plus vite que le PIB de la zone euro nos économies étaient comparables au seuil des années 2000 aujourd'hui le PIB américain est 80 % plus important que celui de l'espace européen décrochage de la France en Europe parce que nous le voyons aujourd'hui notre pays est en train de s'enliser dans une crise qui le singularise dans le travail européen et pour de mauvaises raisons une crise qui se lit dans notre trajectoire budgétaire qui sidère l'Europe entière bien sûr alors où nos voisins sont en train de se désendetter ou de maîtriser leur déficit nous ne cessons de les aggraver mais le plus important pour moi n'est pas tant le déficit de notre budget public que notre déficit commercial qui me paraît être l'indicateur le plus important pour comprendre la situation du pays 100 milliards d'euros de déficit commercial l'an dernier c'est un deuxième record historique qui montre qu'en réalité la France devient un pays de consommateur qui ne produit plus ce dont il a besoin et qui en réalité finance sa consommation courante par du déficit public et la vente de ses actifs je ne dis pas cela pour que nous sortions d'ici inutilement découragés mais parce que je crois nous avons besoin d'un acte de lucidité il faut sortir l'Europe du déclin et la bonne nouvelle dans cette affaire c'est que cette crise que nous rencontrons j'en suis profondément convaincu n'est pas un accident elle est le résultat de nos propres décisions et c'est une bonne nouvelle en réalité parce que je crois vraiment que nous ne sommes pas aujourd'hui en difficulté parce que nos compétiteurs seraient trop forts pour nous parce que les problèmes seraient trop difficiles à résoudre parce que les difficultés seraient insurmontable pour nos pays pour nos entreprises non nous sommes d'abord en difficulté parce que nos décisions politiques celles qui ont été porté au cours des dernières années nous conduisent à la crise actuelle et notamment bien sûr parce que nous avons fait le choix d'asphyxier notre paysage économique notre tissu productif d'une quantité improbable de normes de contraintes de complexité de charges parce que nous avons accepté pendant trop longtemps cette répartition mondiale du travail qui fait que les États-Unis inventent la Chine produit et l'Europe réglemente et ça ne peut pas continuer comme ça parce que si on tire le trait alors évidemment nous deviendrons incapable même de réglementer des secteurs auquels nous n'avons plus moyens de comprendre la vérité de de de des des des ressorts donc je crois qu'aujourd'hui notre défi à nous et c'est ce que nous avons porté au Parlement européen avec la droite européenne au cours des dernières années notre défi à nous c'est de sortir de cette Europe des normes pour entrer dans une Europe des stratégies collectives de sortir d'une Europe qui croit que son vrai pouvoir est de produire de la contrainte pour que l'Europe comprenne à nouveau que le lieu où elle est attendue c'est celui des investissements partagés qui nous n ferons retrouver le chemin de la prospérité et vous savez dans ce débat je crois malheureusement nous sommes les seuls à dire cela dans ce débat l'essentiel me semble-t-il et c'est un défi économique mais plus qu'un défi économique pardonnez-moi de revenir à mon métier qui est d'enseigner la philosophie c'est aussi un défi de civilisation l'Europe doit d'abord retrouver le sens de la liberté les entreprises de nos pays et les PME que vous représentez ne demande pas d'abord qu'on leur apporte plus de subventions qu'on construise de nouveaux pactes des plans des dispositifs des schémas elle demande simplement qu'on les laisse bosser qu'on les laisse travailler qu'on veuille bien enfin les laisser faire et qu'on veuille bien leur faire confiance et c'est le même cri de détresse que j'entends partout dans le pays dans les PME de France mais aussi chez nos agriculteurs chez nos pêcheurs chez nos artisans chez nos commerçants qu'on libère enfin notre pays de ce poids des contraintes que nous Français nous avons le génie de sur imposer de surtransposer à ceux qui travaillent chez nous par rapport au monde de contraintes que l'Union européenne a déjà déployé bien sûr le défi environnemental est majeur bien sûr la transition environnementale est devant nous mais on ne peut pas regarder le défi climatique si on continue de l'observer avec la myopie habituelle du débat européen le vrai problème du climat n'est pas dans ce que l'Europe produit le vrai problème du climat n'est pas dans nos entreprises n'est pas chez nos agriculteurs il se trouve évidemment dans le débat mondial auquel nous sommes confrontés les 2/ers des émissions mondiales sont effectué par 10 pays dont un seul est européen l'Allemagne qui arrive en queue de Ploton avec 1,8 % du total des émissions la Chine à elle toute seule émet 33 % des émissions de carbone dans le monde et ses émissions ont ont augmenté de 6 % l'an dernier en 2022 la Chine a annoncé qu'elle ouvrait deux nouvelles centrales à charbon par semaine le vrai sujet du climat il est là et quand on prétend sauver le climat en rendant la vie impossible à ceux qui produisent en Europe en réalité on commet la double faute et la double peine imposée aux Européens qu'à la fois on détruit notre économie et qu'en même temps on offre des parts de marché sur notre propre continent à des modèles de production dans les paystiers qui abîment bien plus la planète en disant cela je ne dis pas que l'Europe n'est responsable de rien mais elle n'est pas responsable d'abord parce qu'elle produit elle est responsable d'abord parce qu'elle importe et notre défi à nous c'est de faire du marché européen le premier marché mondial avec la plus grande profondeur de marché d'en faire un levier pour la décarbonation des grands producteurs mondiaux la grande bonne nouvelle de ce débat c'est que pour un jeune français aujourd'hui pour un jeune français qui s'engage dans le monde économique il y a une convergence absolue entre la volonté de décarboner la production mondiale et le fait de produire chez nous il y a une convergence absolue entre le fait de faire valoir les plus grandes exigences en matière sociale et le fait de produire chez nous ce ne serait pas la même chose ch pour un jeune asiatique ou pour un jeune américain mais en Europe nous avons la certitude que nos entreprises respectent déjà les règles les plus exigeantes au monde en matière environnementale et en matière sociale et donc le grand défi pour nous n'est pas de créer encore plus de contraintes sur leurs épaules le grand défi c'est de les libérer pour qu'elles puisse produire à nouveau et pour que nous puissions faire en sorte que d'une manière globale et mondiale la production s'améliore et que l'économie se décarbone et que nos standards sociaux puissent rayonner dans le reste du monde je crois que l'Europe doit sortir absolument de cette logique qui l'a conduite au bord du déclin aujourd'hui qui consiste à vouloir toujours être les premiers de la classe dans le monde à vouloir être les plus vertueux à vouloir comme on dit trop souvent dans le bon jargon bruxellois lead by example si vous voulez toujours être les plus vertueux mais que vous êtes les seuls à vous imposer la vertu vous n'êtes pas du tout un exemple vous êtes juste une victime et c'est ce qui est en train de se produire aujourd'hui donc il faut sortir de ce schéma et je dirais en deux temps quelle est notre stratégie la première chose à faire c'est cette exigence de liberté retrouvée donc il faut et cela c'est la cohérence de mon engagement au sein du PPE au sein de la droite européenne qui me pousse à vous le dire il faut arrêter d'urgence cet emballement normatif qui conduit aujourd'hui à l'anémie notre paysage économique nous demandons avec le PPE depuis 3 ans maintenant nous demandons un moratoire légis atif je ne viens pas vous voir que pour les élections et nous ne parlons pas de cela que dans les moments de débat électoraux ça fait 3 ans que nous disons qu'il faut faire une pause dans le travail réglementaire pour commencer par faire en sorte d'étudier l'impact de nos propres législations voir ce qui fonctionne et ce qui disysfonctionne voir ce qu'il faut garder ce qu'il faut ajuster ce qu'il faut supprimer et je n'ai aucune espèce de scrupule à vous le dire aujourd'hui le cœur de notre projet n'est pas d'abord de produire des textes mais d'en supprimer parce que oui nous devons retrouver la liberté retrouver la liberté ça veut dire arrêter les trains qui s'emballent avant qu'il ne soit trop tard je pense évidemment à la directive CSRD que vous avez évoqué il faudra j'en suis convaincu revenir sur CSRD et supprimer cette directive il faudra abroger de la même manière la directive devoir de vigilance qui vient tout juste d'être votée j'attire d'ailleurs votre attention sur la question de la cohérence des forces politiques qui se présentent à cette élection beaucoup je n'en doute pas viendront ici vous parler de simplification beaucoup vont vous parler de simplifier et d'alléger le poids des normes qui pèsent sur vos entreprises mais la vérité c'est que les décisions qui sont prises disent beaucoup de la réalité de la constance et de la cohérence des engagement de chacun la directive devoir de vigilance elle a été votée à la dernière session plinièire du Parlement européen c'était il y a 3 semaines maintenant et cette directive a été votée par une majorité que nous aurons vu à l'œuvre sur ces sujets au cours des dernières années année une majorité régulière récurrente comme vous le savez au Parlement européen il n'y a pas de coalition les majorités se font ou se défond texte par texte mais sur les textes les plus politiques les plus importants on aura vu se construire cette majorité constituée des socialistes des Verts de l'extrême gauche et malheureusement des députés de la majorité présidentielle française c'est Monsieur campfin président de la commission de l'environnement qui portait avec les socialistes avec Manon auri de la France insoumise la directive devoir de vigilance qui a été votée il y a quelques semaines de cela seulement et nous nous disions que cette directive était inacceptable parce que on voudrait nous faire croire qu'elle ne s'applique aux grandes entreprises mais vous le savez très bien les grandes entreprises ont des fournisseurs et vous le savez d'autant mieux que vous êtes pour beaucoup d'entre vous leur fournisseur et que quand on impose à une grande entreprise de remplir des dizaines de pages de dossiers pour confirmer qu'elle se conforme à des centaines de points de cont ô qui sont exigés d'elle elle répercuteent le poids de cette charge sur vous parce que vous êtes sa chaîne de valeur parce que vous êtes ceux qui la font vivre et donc évidemment que c'est sur toute l'économie et sur nos PME en particulier que pèse ce résultat nous n'avons cessé de le dire avec le PPE parce que nous sommes le seul groupe politique au Parlement européen qui ayons un groupe de travail spécifique sur les PME nous avons au sein de notre groupe parlementaire un lieu d' étude spécifiquement consacré au PME parce que nous voulons savoir avant chaque réglementation quel sera l'impact des textes votés sur le monde des PME nous savons que c'est là que se trouve l'essentiel de la valeur ajoutée une très grande part de l'emploi le tissu économique fondamental qui fait la vitalité de nos pays et nous savons que nous n'avons pas le droit de rendre la vie impossible à ces acteurs essentiels et nous savons aussi que c'est notre devoir de nous donner pour mission de les écouter singulièrement parce que les grandes entreprises n'ayont pas peur de le dire dire les gros les grands acteurs économiques ont la capacité d'absorber le poids de la réglementation les grands acteurs économiques ont aussi la capacité de faire le travail d'influence au Parlement européen pour faire entendre leur voix mais les PME évidemment sont ceux que nous avons le devoir de rejoindre avec le plus d'exigigen pour comprendre comment ils vivront le résultat des textes que nous votons et et je crois que c'est cela qui nous a permis d'attirer l'attention et d'alerter en amont sur ces textes qui auront été votés au cours du dernier mandat c'est aussi la raison pour laquelle nous défendons la nécessité de revenir sur euh des orientations industrielles et énergétiques qui auront été je crois très dangereuses pour l'économie européenne au cours des dernières années je me suis battu avec détermination contre la fragilisation de notre filière nucléaire porté par la même majorité en incluant les députés macronistes qui comme les socialistes et les Verts ont voté contre le nucléaire dans toutes les occasions possibles tout au long de ce mandat je me permets de le dire parce que je crois qu'il faut que chacun assume sa responsabilité vous n'avez pas devant vous seulement des gens qui portent des projets vous avez aussi des gens qui doivent assumer un bilan et vous êtes chef d'entreprise et vous savez ce que c'est que la responsabilité et vous savez qu'on a pas le droit de se défausser des choix qu'on a fait et que quand on a fait des mauvais choix et bien d'une certaine manière il faut commencer par les reconnaître parce que sinon il y a aucune espèce de lucidité qui peut sortir des illusions qu'on essaie d'entretenir donc le nucléaire a été un combat majeur la question du marché de l'électricité est une question cruciale on y reviendra peut-être mais le sujet des factures d'électricité que vos entreprises affrontent n'est pas seulement une question de marché c'est une question industrielle c'est pas seulement une question de commerce de l'énergie c'est une question de production d'énergie et si les prix de l'électricité ont explosé c'est d'abord parce que nous Français nous avons laissé sur notre sol se fragiliser cette filière qui avait fait pendant longtemps non seulement la compétitivité de nos entreprises mais aussi la capacité de souveraineté et de sécurité énergétique de notre pays en même temps que bien sûr son son son Excellence environnementale je me suis battu également avec détermination contre le texte que je crois là aussi nous devrons abroger peut-être un sujet de débat entre nous nous le verrons mais je suis convaincu qu'il faudra revenir dessus l'interdiction du moteur thermique en 2035 est un des signes de la naïveté incroyable de l'Europe à l'égard de la Chine en même temps qu'un signe d'ailleurs de ce qui relève pour moi d'une forme d'erreur dans la conception même du travail parlementaire je ne crois pas un instant que le rôle du politique soit de définir les choix technologiques que l'industrie doit assumer le rôle du politique c'est de fixer la finalité et charge ensuite à l'industrie charge aux chercheurs au savant au monde de la recherche et de l'innovation de trouver les solutions pour atteindre les objectifs le rôle du législateur n'est pas de dire les moyen c'est de fixer les fins et laissons ensuite faire une fois de plus laissons travailler ce qui qui savent c'est le principe de neutralité technologique qui aurait dû conduire à ne jamais attaquer le nucléaire comme il l'a été au cours des dernières années qui aurait dû nous conduire aussi à fixer un objectif de décarbonation pour le véhicule pour le transport routier un objectif de décarbonation qui se fonde sur la totalité du cycle de vie d'un véhicule pas seulement sur ses émissions au moment où il roule et qui à la fin aurait dû nous conduire à ne pas nous imisser dans la question de savoir quel type de motorisation quel type de solution technologique doit nous permettre d'atteindre les objectifs que nous nous fixons sortir d'une Europe qui rentre dans le micranagement sortir d'une Europe qui rentre dans la contrainte permanente qui fait le jeu encore une fois je le redis de ces adversaires commerciaux et nous nous n'avons aucune espèce de doute sur le fait que la liberté est féconde nous croyons à la liberté d'entreprendre nous croyons à la liberté des échanges nous croyons à la liberté du commerce parce que tout cela fait la force et la prospérité de nos pays nous n'avons aucune espèce d'inquiétude sur le fait que nos entreprises sont capables de rayonner dans le monde entier mais le commerce n'a de sens que s'il est loyal et l'échange commercial suppose pour que nous puissions faire valoir nos atouts une réciprocité vous l'avez dit à l'instant qui aujourd'hui c'est le moins qu'on puisse dire n'est absolument pas garantie aux entreprises de nos pays et c'est la raison pour laquelle typiquement une décision comme celle-ci aura été une preuve de plus de cette naïveté à l'égard de la Chine que je dénonce depuis des années la Chine a aujourd'hui une stratégie de sur production industrielle dont le but est de dévaster notre propre capacité de produire sur notre continent demain je ne le lu je ne lui reproche pas de défendre ses intérêts je reproche seulement aux dirigeants européens de ne pas défendre les leurs et c'est ça le vrai sujet aujourd'hui c'est d'autant plus inquiétant que les États-Unis ont décidé de réagir avec beaucoup de fermeté on l'a appris hier les États-Unis vont taxer à 100 % les importations de véhicules électriques chinois non pas spécialement je crois les États-Unis un monde antilibéral mais ils ont décidé de ne pas être naïf et nous pendant ce temps-là puisque nous mettons trop de temps à réagir nous devenons le marché de débouché principale de cette surproduction chinoise et là encore je le crois nous devons sortir de la naïveté pour l'avoir dit au Parlement européen depuis des années j'ai appris il y a quelques jours que j'avais fait moi-même l'objet d'une action de de de de piratage des services chinois euh je l'ai appris par par les les services secrets américains je ne pensais pas me trouver un jour dans dans une situation comme celle-là mais c'est une preuve de plus pour moi que nous devons ouvrir les yeux sur le fait que nous sommes dans un monde où la compétition se fait de plus en plus rude et si nous voulons que nos entreprises puissent continuer à produire puissent continuer à rayonner ce qu'elles peuvent j'en suis convaincu à nous de faire en sorte de sortir de la naïveté à nous de nous donner les moyens d'investir dans l'avenir et je terminerai par là une Europe qui sorte de cette obsession de la norme pour rentrer dans des stratégies collectives nous avons devant nous des défi majeur en terme d'innovation en terme de recherche et d'investissement comment se fait-il que l'Europe soit toujours à 2,2 % de son PIB consacré à la red alors que les États-Unis sont à 3,4 c'est notre avenir qui se joue là comme dans le défi éducatif qui est plus national je je voulais seulement en dire un mot parce que je crois que c'est l'essentiel de notre avenir qui se joue dans notre école aujourd'hui on y reviendra peut-être si vous le souhaitez la question de la recherche et du développement la question de l'innovation la question de ces transitions va supposer des investissements majeurs pour faire face à ces investissements je ne crois pas une seule seconde à la méthode proposée par Emmanuel Macron qui qu'il le disait dans son discours de la Sorbonne a exporté vers Bruxelles cette ce qu'il appelle une belle idée française cette spécialité parisienne le fait de créer de la dette et de créer des impôts parce que c'est ça la grande proposition du discours de la Sorbonne créer un nouvel emprunt commun et créer des ressources propres européennes ces ressources propres en fait ça s'appelle de la fiscalité européenne si on veut rendre l'Europe plus puissante avec de la dette et des impôts c'est qu'on pense que c'est la dette et les impôts qui font la puissance si c'était le cas la France serait le pays le plus puissant d'Europe aujourd'hui c'est sans doute l'un des pays les plus vulnérables au contraire le vrai sujet c'est de faire en sorte que nous puission mobiliser la capacité exceptionnelle de l'économie européenne et l'investir dans le développement de nos entreprises et je pense à cette épargne des Européens qui aujourd'hui malheureusement sert massivement à financer en réalité le développement et la prospérité de l'économie américaine à travers les fonds de pension nous devons créer des systèmes de retraite par capitalisation nous devons créer les outils fiscaux qui permettront que l'épargne européenne s'investisse et gagne dans cet investissement dans les entreprises de nos pays nous voulons créer un livret d'épargne européen qui permettra de relever les défis d'aujourd'hui parce que les livrés d'épargnees que nous connaissons en France sont adaptés au défi du siècle passé il faut renouveler nos techniques et nos structures et nos méthodes pour que nos entreprises demain puissent compter sur les moyens que l'Europe a déjà pour financer leur développement nous croyons encore une fois à la liberté ce qui nous distingue aussi du rassemblement national qui propose de se lancer dans de la création monétaire massive euh je ne crois pas que ce soit aujourd'hui la solution dont nous ayons euh le plus besoin c'est en réalité exactement les mêmes méthodes que la France insoumise et je crois que malheureusement elles ont déjà largement fait la preuve de leur inefficacité je terminerai en disant simplement que dans ce défi fondamental je le redit nous sommes les seuls non seulement à parler de liberté mais à pouvoir la réaliser parce que nous appartenons au groupe PPE qui sera demain la première formation politique et cette responsabilité immense que nous partageons avec vous elle est non seulement de parler de ce dont l'Europe a besoin mais de le construire ensemble dans les années qui viendront merci encore en tous les cas pour votre accue merci je vous invite à rejoindre voilà la table situé à ma gauche euh et puis on va passer à voilà à la série des questions-réponses alors vous nous avez fait voyager hein euh la Chine les États-Unis euh l'Europe la France et et là je vais revenir sur un sujet euh euh que nous sommes en train de travailler euh euh euh au niveau franco-français c'est on organisé d'ailleurs avec un appui euh euh remarquable des équipes de Bercy un vrai test PME sur euh l'application de la directive CSRD sur un public d'une quinzaine de de PME hein et et et le fruit de ce résultat c'est que bien évidemment la norme t qu'elle est écrite euh est difficilement applicable en l'état alors vous avez dans votre prise de parole François Xavier bami insisteré sur le fait que si demain vous êtes rélu encore faut-il avoir une majorité au Parlement voulez revenir sur la directive CSRD est- est que là où nous sommes aujourd'hui il est possible de revenir sur cette directive moi je je ne vous dirais pas que c'est possible je vous dirais que c'est nécessaire et bien sûr il faut le faire et nous sommes les seuls à pouvoir le mettre en œuvre parce que quel que soit la vous savez la situation du débat politique français est un peu contracyclique par rapport au débat européen en France on a les yeux focalisés sur le débat entre monsieur Macron et Madame Le Pen comme si c'était l'éternel second tour de la présidentielle qui devait fixer pour toujours le cadre de la vie démocratique ici mais en réalité le vrai débat en Europe n'est pas euh entre monsieur Macron et Mame leupen ni entre monsieur hatal et Monsieur Bardella le vrai débat européen il est entre les deux grandes forces politiques qui structurent la vie démocratique dans la plupart de nos voisins chez la plupart de nos voisins et qui structurent le débat au Parlement entre les socialistes et la droite européenne entre le groupe socialdémocrate et le groupe PPE auquel j'appartiens et au cours de ce mandat on aura vu au fil des dernières années la droite européenne reprendre sa place dans la plupart des pays de l'Union européenne en 2019 il y avait 7 États-membres qui étaient gouvernés par le PPE en 2024 15 états- membres donc dans le prochain mandat il y aura autour de la table du Conseil européen une majorité PPE il y aura autour de la table de la Commission européenne pour les 5 prochaines années une majorité claire du côté du PPE et il il aura très probablement en fonction du résultat des élections et évidemment tout cela se jouera le 9 juin mais il y aura très probablement au Parlement européen un groupe PPE qui arrivera en tête de l'élection européenne et non seulement en tête mais au centre du prochain Parlement donc nous avons aujourd'hui c'est dans nos mains que se trouve la possibilité et la responsabilité de faire entendre la voix de nos entreprises de faire entendre la voix des Français du tissu économique français de la société française dans les débats européens qui viendront et nous travaillons en ce moment avec le PPE je travaille actuellement un texte avec le président de notre groupe et de notre parti monfred Weber sur cette question de la CSRD pour dire que notre engagement effectivement c'est de rentrer dans cette logique de simplification de cette simplicité retrouvée dont nous avons tellement besoin encore une fois c'est cohérent avec ce que nous défendons depuis 3 ans sous les colibets de nos adversaires politiques nous demandons ce moratoire règlementaire ça nous aura valu d'être traité de climatoceptique de d'être considéré comme étant hostile aux droits fondamentaux mais mais je le redis c'est ma convic profonde et c'est le débat que j'ai eu bien souvent avec Valérie AER ou avec Raphaël gluxman au cours des dernières années si on veut faire en sorte que la production mondiale soit plus décarbonée alors il faut produire chez nous si on veut faire en sorte de ne pas recourir à du travail d'enfant ou à du travail forcé ce qui est le cœur de la directive dev voir de vigilance mais la meilleure des choses qu'on puisse faire alors c'est de produire en France parce qu'on sait qu'en France on nutilise pas de travail forcé ou de travail d'enfant et qu'on a les moyens de lutter contre les dérives potentielles du du monde du travail donc cette cette ce f fondamental il se joue aujourd'hui pas dans le fait de créer toujours plus de contraintes sur nos entreprises mais au contraire de libérer leur capacité de produire alors je passer aux questions avec la salle Amir Amir si tu es là tu voulais poser une question voilà tu voil tu te présentes pour que voilà on sache qui tu es am am président de la commission innovation de la CPME ma question concerne l'intelligence artificielle pendant que les Chinois les Américains investissent massivement et sont conscients de l'enjeu que fait l'Union européenne bah ce qu'elle fait très bien donc elle régule avec lia acte on parle de souveraineté européenne ne pensezvous pas qu'on est en train de passer à côté de de cet enjeu majeur et ne pensez-vous pas qu'on va laisser les Chinois les Américains construire les champions de demain bien sûr c'est le c'est le c'est le le problème que j'évoquais dans dans mon dans mon dans mon mot d'introduction je je partage totalement votre sentiment et et aujourd'hui on s'est habitué à cette répartition des des à cette répartition des tâches avec une Europe qui réglemente quand quand quand le reste du monde est en train de de déécrire l'avenir de de de de notre économie alors je ne crois pas qu'il faille abdiquer notre volonté de de faire valoir nos principes et l'Europe d'une certaine manière a raison d'utiliser aussi ce levier que représente son marché pour mettre en œuvre des éléments fondamentaux de défense de nos de nos de nos valeurs communes de nos principes partagés l'intelligence artificielle pose un très grand nombre de de de problèmes politiques de problèmes éthique de problèmes économiques et sociétaux et donc il est normal de chercher à faire valoir en Europe ce qui fait le cœur de notre de notre responsabilité commune l'Europe n'est pas seulement un marché ça n'est pas seulement une organisation c'est 24 sièclle d'histoire c'est une civilisation qui fait que nous sommes liés par une aspiration commune à la démocratie au respect de la dignité des personnes et tout cela fait que la manière dont nous allons mettre en œuvre l'intelligence artificielle doit aussi être caractérisée par une exigence singulière et de ce point de vue-là d'ailleurs il y a aussi une force européenne dans le fait de pouvoir de pouvoir définir la façon dont don dont l'innovation doit se se déployer une fois qu'on a dit ça je partage totalement votre inquiétude et je crois qu'aujourd'hui le grand danger c'est que nous concentrions notre effort sur la réglementation et la régulation de secteurs que nous ne sommes pas capables de de de de de déployer comme nous devrions pouvoir le faire parce que nous avons les talents pour ça nous avons évidemment les champions j'entendais le président de la République dans son discours de la Sorbonne dire dans une formule que j'ai trouvé assez marquante il disait j'ai j'ai décidé que l'Europe sera leader dans cinq domaines alors le premier d'entre eux c'était l'intelligence artificielle ensuite il y avait les ordinateurs quantiques et après je dois dire j'ai oublié la suite parce que ce qui m'a marqué en fait c'est le début de la formule le responsable politique qui dit depuis son grand discours à Paris j'ai décidé que nous serions des champions dans cinq domaines mais on décide pas d'être des champions ce serait trop facile de penser que la parole peut faire exister la réalité moi je suis convaincu que nous avons les champions je suis convaincu que les leaders sont là je ne doute pas un instant que les pépites sont partout dans le pays mais simplement elles attendent qu'on les libère et qu'on les laisse se déployer et typiquement sur l'intelligence artificielle on est en train de créer un un cadre de complexité qui fait c'est ma très grande inquiétude qui fait qu'aujourd'hui le risque est que l'innovation se fasse ailleurs et quand l'innovation se sera complètement écrite ailleurs ce qui s'est déjà fait malheureusement dans bien des étapes du déploiement de l'industrie du digital quand l'innovation se sera faite ailleurs nous seront privés même des moyens de réglementer et donc même des moyens de faire valoir ses principes et ses valeurs dont je disais à l'instant que l'Europe a la responsabilité de de de tenter de les de les imposer par la force de son marché donc voyez je je je je crois aujourd'hui que rien n plus nécessaire que de retrouver en Europe le sens et le goût de la liberté le sens et le goût de la liberté c'est-à-dire aussi du risque qu'elle implique de la de la de la dimension de de d'expérience et et de la libération de l'innovation qu'elle qu'elle suppose de rendre à à nos entreprises aujourd'hui vous avez parlé d'un verbe qui nous est très commun et qu'on conjugue à tous les temps quand on estchelle entreprise c'est le verbe risquer et c'est une formule souvent que j'emploie je peux pas ne pas l'employer vous êtes en PH de risque tout en quiik souvent par des risques rien le risque rien c'est pas une personne ça peut l'être ça peut être un fonctionnaire zlé mais c'est souvent la norme incompréhensible la loi bavarde le règlement inapplicable bref c'est un vrai sujet qu'on qu'on connaît tous les jours effectivement si on a besoin d'entreprendre ben on a quand même cette qualité de savoir prendre des risques ben pour ça on doit être encouragé et non pas sanctionn voilà je vais passer une deuxième question Xavier Mons Belami Xavier doué je suis entrepreneur dans la magnifique ville de n je suis vice-président de la CPME en charge de la section commerce vous l'avez évoqué dans votre propos liminaire euh vous avez parlé et je vais vous parler réglementation c'est vrai qu'aujourd'hui les PME en Europe sont fragilisés par l'excès de réglementation euh on a on pourrait prendre l'exemple simplement du projet concernant les délis de paiement qui porte assez mal son nom d'ailleurs puisque il va pénaliser la trésorerie des entreprises et vous l'avez aussi évoqué à l'échelle de la France on a un petit peu le syndrome du bon élève on essaie toujours de rajouter de la réglementation à la réglementation donc ma question c'est on sait que la S les soustranspositions sont interdites est-ce que vous seriez favorable à le fait d'interdire à l'échelle national les surtranspositions la deuxième question est-ce que vous pour éviter justement et pour mesurer l'impact des futures réformes est-ce que vous seriez pour la mise en place d'une forme une d'une mesure très chère à la CPME qui est le test PME à l'échelle européenne euh c'est c'est c'est j'ai un très grand problème c'est que je je je suis d'accord avec tout ce que vous dites c'est c'est presque pas drôle l'autre jour j'ai été invité par les journalistes de Libération à débattre à la Sorbonne autant dire que la confrontation était plus plus musclée mais là effectivement je ne peux que vous dire que ce que vous dites est déjà dans notre projet interdire les surtranspositions c'est une mesure que nous proposons en effet dans le programme des républicains une mesure que nous nous appliquons d'ailleurs parce que nous avons des parlementaires nationaux et que nous faisons l'effort de travailler avec eux pour garantir que dans la transposition des textes européens nous n'allions jamais concourir à alourdir encore les normes qui pèsent sur nos entreprises donc ça c'est une mesure qui est absolument fondamentale je vous disais que ce qui fragilise l'Europe aujourd'hui c'est l'idée qu'on va conduire par l'exemple et on a souvent le même problème en France par rapport au reste de l'Europe on se dit souvent nous français on va en faire deux fois plus et les autres nous suivront mais non ce n'est pas seulement en se donnant à soi-même des contraintes à suivre que l'on emploie euh son effort à entraîner les autres avec soi le vrai sujet au contraire si on est vraiment européen et nous vous l'avez dit euh monsieur le Président nous sommes européens nous croyons à cet espace européen qui nous paraît être une garantie de prospérité pour demain mais si nous sommes vraiment européens alors dans ce cas il faut jouer le jeu jusqu'au bout on n'a pas le droit de dire qu'on est sur le même marché qu'il y a pas de frontières pas de droit de Douine pas de tarifs mais qu'on va faire que nos entreprises subissent des règles plus compliquées que leurs voisins de l'autre côté de la frontière c'est c'est pas possible et pardon de le dire mais ça veut dire aussi que la France va avoir un très grand effort à faire pour rendre de la compétitivité à ces entreprises parce que vous évoquiez le le sujet de de de ces surtransposition mais en réalité aujourd'hui on voit bien que la grande tentation de la France souvent c'est de se dire on va réussir à exporter notre complexité chez les autres vous avez évoqué monsieur le Président la la dettt la directive européenne sur le temps de travail exemple parfait la directive européenne sur le temps de travail c'est celle qui fait qu'aujourd'hui effectivement on vous contraint à payer les congés payés des des salariés en arrêt maladie et tout le monde se dit d'un seul coup mais qu'est-ce que c'est que cette Europe qui devient folle le saviez-vous la directive européenne sur le temps de travail a été une demande de la France pendant des années à Bruxelles pourquoi parce que nous av on fait les 35 he et que d'autres pays européens n'avaient pas de limite de temps de travail et donc nous nous sommes dit et bien essayons d'imposer quelques contraintes à nos voisins pour réduire le différentiel de compétitivité avec nos concurrents européens et donc on a obtenu la detettt et ensuite elle se retourne sur nous elle nous revient en boomerang en imposant de nouvelles contraintes donc le grand paradoxe c'est que on voit bien euh l'erreur qui consiste à croire qu'on va s'en sortir en exportant nos charges ailleurs on ne s'en sortira quand libérant nos entreprises des charges que nous leur imposons et ça vaut pour la France d'abord dans le travail européen ça veut dire qu'il faudra mais ça c'est des débats franco-français mais évidemment il faudra revenir sur la question du travail sur les charges qui pèsent sur le travail parce que c'est intolérable que le travail coûte si cher en france et que c'est évidemment un facteur de coût énorme pour nos entreprises françaises dans l'espace européen c'est aussi ce qui fait qu'aujourd'hui beaucoup de gens qui travaillent et qui travaillent dur dans ce pays ont du mal à s'en sortir à joindre le debout il faut supprimer les impôts de production en France il faut faire en sorte qu'on retrouve trouve une compétitivité fiscale on peut pas être indéfiniment le pays où les prélèvements obligatoires sont les plus exigeants du monde sont les plus lourds du monde et vouloir que nos entreprises s'en sortent c'est pas possible sur le sujet euh de de sur le sujet de de de des délis de paiement grâce à vous nous avons pu être je crois en première ligne dans ce débat on a alerté sur les filières les plus enanger à cause de cette directive sur les délis de paiement qui partait d'une bonne intention mais dont le résultat était destructeur pour des acteurs comme la filière de la bijouterie comme la librairie donc on a fait un travail méthodique pour alerter la Commission européenne sur ce sur ce risque majeur je pense que la dernière version du texte pour le coup est infiniment préférable à celle qui était proposée initialement et qu'elle évite au moins le le pire et de ce point de vue-là je voulais vous redire encore notre notre notre joie d'avoir pu travailler ensemble sur ce sujet comme comme sur tant d'autres et là aussi ça fait partie du test PME en fait le test PME nous je vous le disais tout à l'heure nousous nous l'appliquons déjà nous avons au sein du PPE ce groupe de travail spécifique le SMI circle groupe de travail spécifique sur les PME le cercle PME du PPE et donc on travaille sur l'impact de nos réglementations spécifiquement sur les PME et on a exigé de la Commission européenne pendant des années qu'elle nomme un délégué spécial pour les PME pour faire ce test PME et elle l'a fait la président de la commission l'a nommé malheureusement quelques semaines avant la fin du mandat dans un moment où sans doute elle a besoin de se tourner vers nous pour réussir à à retrouver la confiance que nous avons avons pas toujours exprimé à son endroit c'est dommage que ça arrive trop tard mais je crois qu'il faut généraliser ce test PME évidemment nous sommes parfaitement d'accord avec cette mesure Bernard on va passer la parole à Bernard qui a une question le micro c'est ici c'est devant juste devant merci président bonjour Monsieur béami Bernard cohenadad je suis chef d'entreprise comme la plupart d'entre nous ici d'ailleurs et aussi président de la CPME par-île-de-fance j'aurais d'abord un remerciement euh pour votre courage rusain Guillaume ceux qui ont fait partie de cette maison voulezvous le dire il faut du courage pour dire les choses face à l'inommable et donc merci pour votre courage et votre intervention deuxème point pour rebondir un petit peu sur votre travail au Parlement européen ici nous aimons le libre échange nous aimons le commerce nous aimons l'entreprise vous l'avez dit François est très engagé là-dedans nous aimons aussi la traçabilité de nos produits nous aimons également la décarbonation et et tout simplement l'innovation sociétale et sociale on a quand même un petit problème aujourd'hui avec un certain nombre de traités vous fait grâce du CTA vous connaissez ça mieux que quiconque ce traité international avec le Canada ça fait 10 ans aujourd'hui he 2014 ne l'oublions pas qui a un avantage nous y sommes globalement favorabl à la CPME nous sommes des Européens comme vous des Européens convaincus ça fait partie de notre ADN et pourtant ce texte de ratification a été retoqué au Sénat c'est retoqué aussi dans 10 États de l'Union européenne vous avez évoqué tout à l'heure votre engagement en sorte de ne pas surtransposer qui est pour nous un cancer économique et sociétal comment faire concrètement excusez-moi de vous pousser dans vos retranchement pour que on puisse mieux travailler avec nos partenaires en dehors de l'Union Européenne mais aussi avoir un peu plus d'égalité un peu plus d'équité normative et économique je vous remercie Merci à VOUS euh sur le sur le euh sur le libre échange je pense que le défi devant lequel nous sommes aujourd'hui c'est d'inventer les les nouveaux moyens d'organiser le commerce mondial et je ne crois pas pour ma part que cela passera nécessairement beaucoup pour l'avenir par des accords de libre échange d'ailleurs nous voyons bien l'impasse dans laquel sont les négociations sur la plupart de ces accords le vrai sujet aujourd'hui c'est de créer une nouvelle organisation du libre échange et pour moi le vrai sujet n'oublions pas que même que on a eu un débat sur le CTA on peut penser ce qu'on veut du CTA nous nous y sommes nous avons dit nos réserves sur cet accord parce que quoi qu'on en pense en réalité il est à terme peu favorable pour la France et pour l'espace européen d'ailleurs la France accuse avec le Canada un déficit commercial qui s'est commencé en 2023 mais qui va d'après le cep2i se poursuivre dans les années qui viendront nous avons aujourd'hui utilisé tous nos quotas le Canada en a utilisé une petite partie donc si tous les quotas devaient être remplis l'accord deviendrait franchement très défavorable pour le coup pour la France et par ailleurs cet accord contribue à organiser une concurrence déloyale notamment vis-à-vis de nos agriculteurs et nous n'avons pas de double discours nous ne pouvons pas dire à nos agriculteurs que nous voulons qu'il ne soit plus jamais soumis à des règles qui leur imposent cette concurrence déloyale et ensuite accepter un accord qui les expose à devoir se confronter à l'importation sur nos marchés d'animaux résultant de clonage de de techniques d'élevage qui sont interdites chez nous de molécules utilisé dans une agriculture canadienne que nous avons interdit à nos propres producteurs donc il faut qu'on soit cohérent et c'est le résultat de cette cohérence mais quoi qu'on pense du CTA de toute façon c'est très peu de choses par rapport au vrai enjeu du commerce mondial le vrai enjeu du commerce mondial c'est effectivement la question de notre réaction à la montée en puissance de la Chine parce que la Chine n'est pas l'atelier du monde depuis toujours elle est en train de monter en puissance d'une manière très spécifique et puis le vrai enjeu d'une manière beaucoup plus globale c'est que faire d'un monde où l'OM c'est a en réalité disparu l'Europe ne peut pas être le dernier continent au monde qui pratique la religion de l'OMC et en disant ça je ne dis pas qu'il failleille se couper du commerce mondial au contraire je pense que nous avons le devoir d'inventer la nouvelle stratégie commerciale européenne ce sera le défi majeur du mandat qui vient j'en suis profondément convaincu pour faire en sorte que nos entreprises puissent exporter moi je crois que produire n'est pas un gros mot qu'exporter n'est pas un gros mot je refuse absolument la stratégie de décroissance qu'on a voulu nous imposé au cours de ces dernières années je crois profondément à ce que j'ai répété au Parlement européen un peu seul au milieu des autres parlementaires dans les débats passés que il n'y a pas de valeur qui se crée qu'il n'y a pas de prospérité possible qu'il n'y a pas d'emploi suscité qu'il n'y a pas d'innovation possible sans les entreprises et le travail des entreprises et que tout euro qui se créa se crée par le travail de ceux qui font vivre notre économie et que ça suppose d'avoir une stratégie commerciale et une stratégie commerciale vis-à-vis du reste du monde donc notre but n'est surtout pas de nous laisser mourir à petit feu entre quatre murs en érigeant des barrières protectionnistes mais il faut je le répète inventer le commerce mondial qui imposera la réciprocité et l'Europe a le pouvoir de le faire parce que son marché encore une fois on est souvent tétanisé je parlais de la Chine on est parfois tétanisé vis-à-vis de la Chine mais la Chine est bien plus dépendante de l'Europe aujourd'hui que l'Europe n'est dépendante d'elle et donc à nous d'être capable de définir les règles du jeu à nous d'être capable d'avoir l'ambition nécessaire pour porter nos entreprises vers cette stratégie offensive voilà je je je je le dis en quelques mots mais c'est je crois un défi majeur et c'est quelque chose qu'on devra travailler à inventer ensemble je le répète un pays qui fait 100 milliards d'euros de déficit commercial a le devoir de mesurer que le sursaut est urgent et nous ne pouvons d'ailleurs c'est un grand sujet pour nous dans le débat européen nous ne pouvons pas prétendre expliquer à nos voisins européens comment il faudrait faire sur le plan du commerce mondial quand nous sommes à ce point incapables de corriger notre déficite de compétitivité donc c'est aussi un je pour la France en Europe que de travailler de manière urgente à ce à ce défi fondamental voilà juste avant de se quitter je vous pose une dernière question je vais durcir le questionnaire hein vous vous avez dit que voilà c un peu un peu facile euh j'ai pas dit que c'était facile j'ai dit que je me sentais en difficulté au contraire je demandis une réponse rapide euh alors je je voudrais surtout pas jouer au philosophe parce que j'en ai pas l'étof ni la culture mais il y a peu de temps j'ai entendu j'ai lu d'un auteur qui vous cher et que j'aime beaucoup Charles pegy une citation qui disait ils ont les les mains propres mais ils n'ont pas de mains et quand j'ai lu ça je me suis dit mais finalement à travers toute l'expérience qu'on vit à travers la mise en place de la directive CSRD le devoir de vigilance le travail forcé demain le Nice tir de je me suis dit mais finalement c'est l'image que ça me donne parfois du Parlement européen ou des experts qui sont des disux et nous nous sommes des feux sachant que les 10F n'auront jamais à faire ce qu'ils demandent au faiseux de faire est-ce que vous avez des mains euh c'est c'est une belle question et d'ailleurs notre pays a beaucoup oublié la valeur et la noblesse de la main et c'est une grande question de philosophie à laquelle je me suis beaucoup consacré mais ça supposerait beaucoup de temps pour y revenir oui oui nous avons des mains et et et nous avons des mains parce que nous avons décidé de de j'allais dire de mettre les mains dans le cambouille parce que le Parlement européen ça suppose et ça vous le savez aussi euh ça suppose d'abord du travail au moment où cette élection européenne approche moi je voudrais dire à tous les Français à tous les chefs d'entreprise qui sont ici quand vous allez devoir décider pour qui voter ne vous demandez pas seulement qui dit quoi mais regardez qui a fait quoi parce que le Parlement européen c'est un combat quotidien et ce combat peut vraiment changer les choses et on l'aura vécu d'ailleurs sur bien des sujets vous parliez de la directive sur les délet de paiement c'est un sujet sur lequel on a été au combat et on a été au combat sur au cours de ce mandat tant de questions et tant de défis sur les questions d'énergie sur les questions d'industrie sur les questions commerciales sur les questions qui échappent à notre réflexion d'aujourd'hui sur les questions migratoires aussi le Parlement européen c'est un endroit où il faut se donner les moyens de peser et je crois que le grand le grand drame euh de de notre vie politique française de notre débat public français c'est que nous regardons ces questions européennes sans leur consacrer le sérieux qu'il y faut vous êtes des chefs d'entreprise vous savez que pour obtenir des résultats il faut d'abord du travail qu'il faut s'y mettre tous les jours s'y remettre tous les jours que chaque jour est un nouveau combat que matin midi et soir il faut persévérer pousser tenter essayer essayer encore jusqu'à ce que ça fonctionne et vous savez que pour rapporter des résultats il faut d'abord cet effort patient long et persévérant et bien c'est la même chose dans la vie politique vous disiez que vous êtes des risqu tout j'espère ne pas être un risque rien je suis tête de list des républicains ce qui dans la période actuelle ne fait pas particulièrement de moi un planqué je me suis engagé je me sens un peu dans une mission reprise d'entreprise en difficulté je me suis engagé sur cette liste je je le dis de façon très franche hein mais je je me suis engagé sur cette liste pas parce que c'était celle dans laquelle on trouve les courants sondagiers les plus chauds mais parce que je suis convaincu que c'est là que la France doit pouvoir peser demain pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure parce que c'est là que nous aurons les leviers pour agir parce que c'est là qu'il faut des mains pour faire en sorte que la France puisse gagner les batailles et puisse engager les bras de fer qu'il faut parce que l'Europe c'est évidemment des alliés c'est évidemment des amis mais qui ne sont pas d'accord sur tout et que le travail européen c'est des bras de fer à mener pour pouvoir rapporter des résultats pour pouvoir revenir avec un bilan pour faire en sorte que vous soyez soutenu vous vous battez tous les jours et la moindre des choses qu'on puisse faire c'est de se battre pour vous vous avez engagé votre vie et vous risquez votre votre votre temps votre engagement votre propre générosité consiste à assumer ce risque pour créer de la valeur et moi mon sentiment profond c'est que notre travail à nous c'est de donner tout ce que nous pouvons pour faire en sorte que le cadre dont vous avez besoin pour faire réussir vos entreprises vous soit au moins garanti c'est la bataille qui nous attend et je terminerai par là vous citiez Peggy je crois qu'au fond on a besoin de retrouver aussi en politique le sens de la valeur et de la dignité du travail la politique ça consiste pas d'abord à parler ça consiste à tenir parole ça consiste pas d'abord à parler ça consiste d'abord à faire et moi je me sens aussi un feux je suis rentré en politique pas pour me faire plaisir pas pour faire des selfies pour multiplier les slogans je suis rentré en politique pour faire et pour faire que les choses avancent Peggy dans un autre texte qui s qui s'appelle l'argent parle de la crise du travail et de la crise du rapport au travail et il dit la nécessité de retrouver la noblesse du travail et du travail de la main c'est le texte le plus bouleversant que je connaiss de Peggy dans lequel il parle de ces rampailleuses de chaises qui avaient fait son enfance j'ai vu toute ma vie ce peuple rampailler des chaises non pas il fallait que le travail fut bien fait pas pour le patron pas pour le client mais il fallait que le travail fut bien fait parce que il fallait que le travail Fû bien fait j'ai vu toute mon enfance ce peuple rempailler des chaises du même cœur du même esprit de la même générosité qu'il avait bâtis ses cathédrale et bien je pense qu'en politique aussi nous avons besoin de retrouver la valeur du travail de rendre au travail sa noblesse et le travail politique consiste à faire en sorte que le travail de vos entreprises reste possible parce que c'est aussi un défi de civilisation c'est aussi un défi pour la culture européenne tout entière celui qui consiste à faire en sorte que nous puissions vous redonner les moyens pour que nos pays puissent demain continuer de maîtriser leur destin plutôt que de subir leur histoire merci encore infiniment merci
François-Xavier Bellamy