"L'ÉCOLOGIE À LA FRANÇAISE" : SURTOUT NE RIEN CHANGER ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tout ça pour ça. On l'attendait depuis des mois. La planification écologique promise par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2022 a enfin été présentée.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne fait pas l'unanimité. Les grandes lignes ont été données aux 20h, puis le lendemain plus en détail à la suite du conseil de planification écologique. Et la nouvelle formule à retenir, c'est "l'écologie à la française".
Je suis convaincu que nous avons un chemin qui est celui de l'écologie à la française. Qui n'est ni le déni, parce qu'on voit beaucoup de formations politiques et surtout de voisins qui disent "on abandonne", qui rouvrent des centrales à charbon, qui disent "on abandonne nos objectifs", ni la cure qui consiste à dire "ça va être un massacre, nos agriculteurs vont arrêter leur activité, on va fermer des sites industriels". Il y a un chemin d'écologie à la française qui est une écologie de progrès.
L'objectif fixé est inédit, réduire les émissions de CO2 de la France de 55% d'ici à 2030. Ce qui suppose de faire plus en 7 ans que ce qui a été fait en 33 ans. Pour l'heure, difficile de dire si les mesures annoncées seront suffisantes.
Il y a du concret, certes, mais rien de révolutionnaire non plus. Et surtout, le logiciel de pensée du président reste le même. Ne miser que sur des solutions techniques, comme le souligne le paléoclimatologue Jean Jouzel.
Et ne pas remettre en question notre modèle économique, ni véritablement nos modes de vie. L'idée d'une planification écologique est saluée par les scientifiques, Mais le plan est critiqué par toutes les oppositions, du Rassemblement national à la NUPES. Pas pour les mêmes raisons et ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver.
Le président de la République, ce qu'il nous explique, c'est qu'au fond, avec des solutions technologiques, dans 10, 20, 30 ans, on commencera à résoudre les problèmes. Donc il n'est pas dans le bon tempo ? Il n'est pas dans le bon tempo.
Vous en pensez quoi de cette planification ? Ben, je pense qu'il n'a pas bien compris le mot. Il l'a pris, mais il ne l'a pas compris.
La planification écologique ce n'est pas de la gestion prévisionnelle des entreprises, c'est un changement dans les modes de production et dans les modes d'échange. Alors ce plan est-il réellement à la hauteur ? Réponse tout de suite dans cette émission écologie pour Blast.
Une petite dizaine de minutes aux 20h de TF1 et 26 minutes à la fin du Conseil de planification écologique. Voilà le temps que le président a consacré à l'annonce des grandes mesures censées guider son quinquennat pour réduire nos émissions de 55% d'ici à 2030 et ainsi s'aligner sur les objectifs européens. La première chose que l'on peut se dire en écoutant le président, c'est qu'il y a un certain manque de vision, de souffle, d'horizon collectif.
On nous avait vendu un récit pour embarquer les Français, mais ces annonces les laissent avec plus de questions que de réponses. À vont ressembler nos vies avec ce plan ? Le discours d'Emmanuel Macron, technique, ne nous permet pas réellement de nous projeter dans l'avenir.
Et surtout, il prévoit peu de choses au-delà de 2030, c'est-à-dire trois ans après la fin de son quinquennat. Il faut pas simplement faire des choses, il faut aussi regarder le mode de fonctionnement de notre société, se poser des questions sur ce que l'on fait. Et c'est peut-être ce qui a manqué quand même au discours d'Emmanuel Macron hier.
La vision d'Emmanuel Macron ne change pas. C'est celle d'une écologie de progrès. Une écologie, je le cite, "compatible avec notre objectif de réindustrialisation et de plein emploi".
Une écologie qui crée de la valeur économique. En résumé, c'est un peu la quintessence du "en même temps", avec cette idée que l'on peut tout changer sans rien changer. Or, comme le souligne Yamina Saheb, coautrice du dernier rapport du GIEC, ce ne sont pas des changements à la marge qu'il faudrait aujourd'hui, mais une transformation de notre économie.
Je pense que le mot "transition" n'est pas le bon mot, parce que la transition, ça veut dire on garde le même système, on fait des petites mesures à droite à gauche et on a l'impression qu’on change les choses, ce qu'il nous faut c'est une métamorphose de notre économie et le plan ne parle pas de métamorphose de notre économie. C'est ici l'une des principales impasses de ce plan. Oublier que c'est le modèle économique actuel qui nous a menés là où nous en sommes et qu'on ne peut faire face à l'urgence climatique sans le remettre en question.
Jean Jouzel l'a rappelé dans plusieurs médias récemment. Le capitalisme actuel est incompatible avec ce qui est nécessaire si on veut prendre la mesure du réchauffement climatique. Il ajoute dans son interview à l'Obs.
Emmanuel Macron nous dit que nous allons pouvoir faire cette transition écologique sans avoir à bouleverser nos modes de vie et que nous allons même pouvoir continuer à consommer comme avant. Je ne partage pas du tout cette idée que la technologie suffira à elle seule à nous sauver. Surtout que les objectifs, encore une fois, sont inédits.
Donc un chemin qui est atteignable, il suppose d'aller 2,5 fois plus vite sur les 5 années à venir. Depuis 1990, la France a réduit ses émissions d'environ 25%. Il faudrait désormais atteindre les -55% en 2030.
Et donc, comme je vous le disais en introduction, que le pays fasse plus en 7 ans que ce qu'il a fait en 33. Ce qui implique une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5% par an. Or, entre 2021 et 2022, les émissions n'ont baissé que de 2,7% par exemple.
Pour l'heure, la plupart des climatologues disent manquer d'éléments pour savoir si les mesures annoncées nous permettront d'atteindre nos objectifs. Mais certains craignent qu'elles soient insuffisantes. Aussi, et c'est important de le rappeler, cet objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne concerne que le climat.
Si tous les pays du monde atteignent la neutralité carbone, cela permettrait de stabiliser le réchauffement climatique. Mais ce n'est malheureusement pas notre seul problème. Je vous en ai déjà parlé dans mes vidéos, les scientifiques ont identifié 9 limites planétaires à ne pas dépasser pour préserver un espace de développement sûr et juste pour l'humanité.
En gros, pour que la planète reste habitable. Or, nous avons déjà dépassé 6 limites sur 9. Parmi elles, le cycle de l'eau douce, l'érosion de la biodiversité et le changement climatique.
Toute planification écologique devrait donc prendre en compte ces limites planétaires. Si le plan annoncé par le gouvernement comprend des mesures pour la biodiversité, les forêts ou encore la plantation d'un milliard d'arbres d'ici à 2030, le discours du président s'est principalement concentré sur les questions climatiques et énergétiques. Mais l'écologie ne peut se résumer à changer de voiture ou mettre une pompe à chaleur.
C'est bien plus vaste que ça. Pour en revenir justement à la question du modèle économique, l'économiste Kate Raworth propose une nouvelle boussole pour guider l'humanité qui pourrait intéresser le gouvernement. La théorie du donut.
L'idée est simple. Repenser l'économie à l'aune des défis actuels. L'objectif est pour elle de pointer vers un avenir qui pourrait satisfaire les besoins de chacun en préservant le monde vivant dont nous dépendons tous.
Pour cela, elle met en parallèle les limites planétaires et les 12 objectifs de développement durable de l'ONU, comme l'accès à une alimentation suffisante, à l'éducation et à des soins de santé, ou encore l'égalité femmes-hommes. L'intersection entre ces deux ronds, qui forment un donut, définit un espace sûr et juste pour l'humanité. Dans son best-seller mondial, Kate Raworth écrit : Mettons de côté le PIB et repartons de zéro avec une question fondamentale.
Qu'est-ce qui permet aux êtres humains de s'épanouir ? Un monde dans lequel chacun peut trouver dignité, opportunité et communauté, et où nous pouvons tous le faire dans la limite des moyens de notre planète, source de vie. La planification écologique telle que présentée par le président semble aujourd'hui à des années-lumières de cette boussole, et de la nécessité de changer de logiciel pour penser l'avenir.
En nous faisant croire que nos sociétés n'ont pas besoin de se transformer radicalement, Emmanuel Macron nous donne aussi l'impression que la situation n'est pas si grave que ça. Et pourtant. Venons-en aux grandes mesures annoncées par le président pour faire un rapide tour d'horizon et comprendre la méthode qui se décline.
On pourrait commencer par les énergies fossiles, nerfs de la guerre et sur lesquels Emmanuel Macron a beaucoup insisté. On va passer au fond, de 60% d'énergie fossile, à 40% à horizon 2030. Avec pour moi un objectif qui est absolument fondamental dans cette décarbonation, c'est la sortie du charbon.
C'est sous ce mandat, et donc d'ici au 1er janvier 2027, d'être totalement sortis du charbon. Le président tape sur la table. Nous sortirons du charbon en 2027.
Et cela paraît presque inédit. Sauf que cette promesse avait déjà été faite en 2017 pour 2022. La crise énergétique a certes compliqué les choses, mais le président aurait aussi pu annoncer une sortie du charbon plus rapide.
Enfin, aucune date de sortie définitive des énergies fossiles n'a été donnée. Si on prend les mesures par secteur, il y a évidemment le transport qui est le plus émetteur en France. Pour le décarboné, Emmanuel Macron mise en grande partie sur la voiture électrique.
Nous allons structurer d'abord des volumes, On aura au moins un million de voitures électriques produites d'ici 2017 sur le sol de France. 2027 pardon, sur le sol de France. Nous aurons aussi ouvert les quatre grandes usines de production de batteries électriques.
Le président le disait déjà il y a un an. Mais c'est en réalité un peu plus compliqué que ça. Si aujourd'hui, il est important de développer des voitures électriques pour aider les personnes qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture, Le but ne doit pas être de remplacer les 38 millions de voitures en circulation par autant de voitures électriques.
On remplacerait alors un problème par un autre. Car les voitures électriques ont un immense impact sur la biodiversité et les écosystèmes, notamment à travers l'extraction de métaux critiques. Pour rendre accessibles ces voitures, en novembre, un dispositif de leasing à 100 euros par mois sera présenté.
L'idée se heurte à la réalité du marché, puisqu'il y a peu de modèles d'entrée de gamme électriques fabriqués en Europe. Surtout, ce leasing devrait permettre d'acheter des voitures électriques légères, et donc moins problématique. Et ce n'est pas mentionné.
Rien non plus sur le covoiturage. Si le plan prévoit aussi de sortir du modèle de la voiture individuelle en développant les transports en commun, ce n'est pas vraiment l'imaginaire auquel renvoie le président en faisant une déclaration d'amour à la bagnole. On est attaché à la bagnole.
On aime la bagnole. Et moi je l'adore. Il aurait pu aussi dire "j'adore le train".
Pour le moment d'ailleurs, il y a peu de précisions sur les 100 milliards d'euros d'investissement annoncés dans le ferroviaire. Alors même que depuis 1995, la France a investi deux fois plus dans la route que dans le rail. Une nouveauté cependant, 13 projets de RER métropolitain avec un investissement de 700 millions d'euros.
Une annonce qui a provoqué la colère d'élus locaux qui jugent l'investissement largement insuffisant. À Strasbourg par exemple, un seul RER a déjà coûté 700 millions d'euros et nécessitera 600 millions d'investissements supplémentaires dans les cinq années à venir. En réalité, mener à bien une quinzaine de projets de RER nécessiterait autour de 10 milliards d'euros.
Le ministre des Transports a expliqué que tous les financements seront organisés en octobre. A suivre. Sur l'agriculture, deuxième secteur le plus polluant, pas d'annonce fracassante.
Il est question de réduire la dépendance de la France au glyphosate à 30%. Alors que là encore, en 2017, Emmanuel Macron avait promis de sortir la France du glyphosate avant 2022. Il est aussi prévu d'aider les agriculteurs à faire face à la baisse des rendements en leur permettant de produire de l'énergie.
Par l'agrivoltaïsme, la biomasse, les carburants durables qui sont des mécanismes de revenus complémentaires mais qui vont permettre justement de protéger leurs revenus. Aucune annonce ne concerne donc la réduction des émissions de l'agriculture, alors qu'elle est le secteur qui a le moins réduit ses émissions depuis 1990. Aucun cap n'est donné pour transformer en profondeur notre modèle agricole, accompagner les agriculteurs pour aller vers des méthodes plus respectueuses des écosystèmes, mais aussi une alimentation plus saine.
Là encore, Emmanuel Macron évite les sujets qui fâchent, tout comme l'élevage industriel, les fermes-usines. Alors même que la majorité des rapports prospectifs qui nous projettent vers la neutralité carbone prévoit une réduction de notre consommation de viande qui n'est aujourd'hui pas soutenable. Sur les logements, le président renonce à interdire les chaudières à gaz mais prévoit de produire 1 million de pompes à chaleur par an d'ici à 2027.
Une annonce forte qui est pourtant temporisée par certains professionnels du secteur pour qui cet objectif serait plutôt atteignable en 2030. Emmanuel Macron mentionne à peine la rénovation thermique qui est pourtant un des plus gros défis à l'heure où nous comptons plus de 5 millions de passoires énergétiques en France. On sait simplement que le budget de MaPrimeRénov sera porté à 4 milliards d'euros en 2024.
Seulement, pour le moment, le dispositif montre ses limites. Le président a annoncé sur YouTube 1 million de logements rénovés en 2022. Un chiffre très éloigné de la réalité. 66 000 si on compte les rénovations globales selon l'Agence nationale de l'habitat.
Ajouter de l'investissement pour faire de la mauvaise rénovation, c'est gaspiller de l'argent public. Parler juste de la pompe à chaleur sans rien dire sur l'isolation, le niveau de performance énergétique globale d'un bâtiment, donc ça ne se révélerait pas à grand chose. Il faut savoir que nous avons un peu plus de 30 millions de résidences principales.
Si on installe 1 million par quinquennat, je vous laisse faire le compte, donc 150. Donc le plan c'est pendant que chaque élève de 6ème plante un arbre, chaque foyer installe une pompe. Mais pour qu'elle soit efficace, il faut un foyer bien isolé.
Et justement hier, Bruno Le Maire a annoncé un report de l'interdiction de louer des passoires thermiques. Et ça c'est le paradoxe à la française, the French Paradoxe. Tout ceci nous mène à la méthode, l'esprit général de cette planification.
Emmanuel Macron a vanté durant son discours la sobriété mesurée que tout le monde doit partager. Ensuite nous voulons une écologie accessible et juste. C'est-à-dire une écologie qui ne laisse personne sans solution.
C'est d'ailleurs le cœur de notre investissement et de l'investissement de la nation, c’est d’accompagner ceux qui sont le plus loin. Pour le moment, il y a pourtant peu de mesures écologiques qui prennent en compte les personnes les plus précaires, à part quelques dispositifs d'aide. Et surtout, aucune contrainte sur les plus gros pollueurs, notamment les entreprises.
Il faut maintenant que l'argent public soit réellement éco-conditionné à des engagements et des actions très concrètes des entreprises pour aller vers cette décarbonation. Pour l'instant, il n'en est pas question de ce type de contrainte ? Pour l’instant, non.
Il a beaucoup cité le terme incitation, ce qui est souvent effectivement le terme utilisé, compétitivité, etc. On n'était pas vraiment sur la contrainte, en tout cas pour les entreprises. Pas de contraintes donc, alors même qu'il y a un an, après un été catastrophique, le président nous parlait d'une grande bascule et de la fin de l'abondance.
Je crois pour ma part que ce que nous sommes en train de vivre est plutôt de l'ordre d'une grande bascule ou d'un grand bouleversement. D'abord parce que nous vivons, et cela pas simplement depuis cet été, ces dernières années, au fond, la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance. En 2023, le ton a changé.
Désormais, le maître mot est la sobriété mesurée. Mais comme l'explique Yamina Saheb, la sobriété préconisée par le GIEC va en réalité bien plus loin que cela. La sobriété transformatrice, c'est une sobriété structurelle qui va demander de grandes transformations.
Et donc de gros efforts. De gros efforts d'investissement, de véritables politiques publiques. Et puis même peut-être des privations.
Sobriété, on entend privation. Non, non, c'est pas privation. La sobriété en vérité c'est une protection des plus vulnérables et ça serait une privation pour ceux qui polluent le plus.
Donc c'est une minorité. Dans leur rapport, les auteurs du GIEC expliquent que si la sobriété doit passer par des changements de comportement, ceux-ci doivent être accompagnés par un changement structurel et culturel plus large. Et c'est ce changement-là que l'on peine à voir aujourd'hui dans cette planification écologique.
Le GIEC précise aussi que les personnes les plus riches ont un potentiel important de réduction de leurs émissions, tout en conservant un niveau de vie décent. C'est ici toute la question de répartition des efforts qui revient encore et toujours. Le gouvernement a annoncé 7 milliards d'euros supplémentaires pour la planification écologique pour 2024, sans donner de visibilité à long terme.
Or, selon le rapport de l'économiste Jean Pisani-Ferry, il aurait plutôt fallu 10 milliards, mais aussi programmer l'investissement climat sur trois décennies. Le même rapport préconise de mettre en place un impôt exceptionnel et temporaire sur le patrimoine financier des 10% de Français les plus aisés, à hauteur de 5 milliards d'euros par an. Une mesure pour le moment écartée par le gouvernement, alors même que les appels pour un impôt sur la fortune pour le climat se multiplient de la part de grands économistes et même de millionnaires partout dans le monde.
Une étude commandée par le groupe écologiste au Parlement européen a montré qu'un impôt sur les 0,5% de personnes les plus riches pourrait rapporter plus de 200 milliards d'euros par an. En France, cet impôt représenterait 1,75% du PIB, ce qui permettrait d'augmenter les dépenses d'éducation ou de santé, ou encore de couvrir les trois quarts des dépenses imaginées par le gouvernement pour la planification écologique. Rappelons ici que selon les travaux du laboratoire sur les inégalités mondiales, les politiques climatiques devraient se concentrer sur les pollueurs aisés.
Pourtant, jusqu'alors, elles ont pesé de façon disproportionnée sur les catégories de la population à revenus faibles ou moyens, sans faire évoluer les habitudes de consommation des plus fortunés. C'est aussi un des axes qui pourrait guider la politique climatique du gouvernement, en plus de politiques publiques d'ampleur, pour que cette écologie soit effectivement juste et accessible. C'est la fin de cette vidéo, elle n'est évidemment pas exhaustive, c'est un premier décryptage synthétique des mesures annoncées par le président sur la planification écologique.
Je continuerai évidemment à l'analyser dans les prochains mois. L'idée ici était surtout de comprendre les grandes orientations mais aussi l'esprit dans lequel cette planification a été pensée. Pour creuser le sujet, vous pouvez revoir toutes mes précédentes vidéos sur la politique écologique d'Emmanuel Macron que je vous mets en description.
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Emmanuel Macron