Le président de l'association Linkee irrité par "les insinuations" d'une députée socialiste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le travail qu'on fait, c'est un travail qui mérite aussi éventuellement votre respect parce que c'est un travail qui quotidiennement permet d'aider des étudiants qui sont à 60 % dans une situation d'insécurité mentale. C'est-à-dire que ils considèrent que leur avenir est bouché. Ils considèrent qu'ils ne vont pas s'en sortir.
Ça m'inquiète ce que vous me dites. C'està-dire que malgré la généralisation du repas en euro en fait ça ne désemplit pas du côté des distributions de colis. Je m'étonne aussi par ailleurs de l'audition de monsieur Mémon quand même responsable de Linky qui est président de l'association d'aide alimentaire aux étudiants qui a fait quelque part un peu son business de la vente des invendus et qui de manière globale est contre la généralisation du repas du repas 1 €.
Donc évidemment si on vous auditionne vous là ça donne tout de suite une couleur à la question de la généralisation du repas en euro. Ce qui m'étonne le plus et ce qui me choque le plus c'est qu'en fait on essaie de partager la misère en refusant la généralisation. En fait on met en concurrence les étudiants vis-à-vis des autres.
Vous avez dit à un moment donné que quelqu'un faisait du business sur les invendus alimentaires. Alors, je sais pas qui fait du business, mais ceux qui profitent financièrement du de cette aide, c'est les étudiants infinés et les professionnels de l'alimentaire à chaque fois qu'il donnent des produits alimentaires gagnent un rescrit fiscal que l'association peut leur fournir et qui leur permet en quelque sorte de rentrer dans leurs frais et d'éviter des coûts de déchets puisque ces produits on les récupère en fin de course en DLC du jour ou à J -1 ou AJ-2 et on arrive à les transformer en aide alimentaire à condition de les avoir triés avant et parfois les avoir recuisiner, les avoir transformé. Donc nous, on gagne rien là-dedans, on est non lucratif.
Et donc je m'étonne de vos insinuations des mots que vous avez utilisé sur la question de la précarité étudiante et des mécanismes qui permettent de la de l'éliminer, nous on est les premiers à le demander. Enfin, je veux dire, on a attendu personne pour créer des distributions. Il y a personne qui est venu nous voir en disant tiens, il faut créer une distribution en septembre 2020 et accueillir 200, 600, 700 et d'en accueillir tous les jours plusieurs centaines et de distribuer infé 4 à 5 millions de repas par an. on gagne zéro argent là-dedans.
C'est des bénévoles qui sont mobilisés, c'est des milliers de bénévoles qui sont mobilisés à nos côtés. Enfin, le travail qu'on fait, c'est un travail qui mérite aussi éventuellement votre respect parce que c'est un travail qui quotidiennement permet d'aider des étudiants qui sont à 60 % dans une situation d'insécurité mentale. C'est-à-dire que ils considèrent que leur avenir est bouché.
Il considèrent qu'ils ne vont pas s'en sortir. C'est deux étudiants, deux étudiants l'année dernière, trois étudiants sur 10 cette année qui disent qu'ils vont arrêter leurs études parce qu'ils n'ont pas les moyens de continuer leurs études. C'est un manque à gagner pour tout le pays.
Estelle Mercier