Repas à un euro pour les étudiants : "un énorme besoin" dit la FAEP qui dénonce les coupes budgétaires à l'université
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Questions et réponses
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Est-ce que ça suffit à faire une politique ambitieuse pour nos jeunes ?
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Comment vous accueillez cette généralisation du repas à 1 euro ?
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Vous pensez que ça va baisser en qualité ?
- 0:58OuverteRéponse partielle
Ça vous paraît suffisant ?
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Est-ce que vous avez senti le ministre enthousiaste hier pour cette application ?
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La Gorail, c'est votre épicerie sociale pour les étudiants et étudiants de quartier Saint-Leu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Donc là, on est sur une enveloppe de 50 millions d'euros. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« On a un indicateur du coût de la rentrée à 2 987 euros. »
- 1:57Invité politiqueChiffre
« Donc là, on est à plus de 15 000 paniers distribués. »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« C'est trois fois plus de paniers distribués pour l'instant. »
- 3:29Invité politiqueChiffre
« Quand on voit qu'on a plus de 40% d'étudiants extracommunautaires dans nos laboratoires en sciences, surtout en tant que doctorant. »
- 3:42InvitéChiffre
« La fac d'Amiens, l'an dernier, c'était un déficit de près de 10 millions d'euros. »
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C'est Picardie, il est 7h48. Tous les étudiants ont désormais le droit à un repas à 1 euro au resto universitaire. Le ministre de l'enseignement supérieur est venu à Amiens hier pour accompagner la généralisation de la mesure. Est-ce que ça suffit à faire une politique ambitieuse pour nos jeunes ? Eh bien, vous posez la question, Céline Autain, au président de la Fédération des associations étudiants de Picard. Bonjour Florian Bertrand.
Bonjour.
Comment vous accueillez cette généralisation du repas à 1 euro ?
C'est une très bonne nouvelle, c'est une très bonne avancée, malgré quelques réserves. Déjà, premièrement, sur la potentielle dégradation des repas. C'est une vigilance qu'on a de notre côté.
Vous pensez que ça va baisser en qualité ?
On ne sait pas, par rapport aux financements qui sont alloués. Donc là, on est sur une enveloppe de 50 millions d'euros. Est-ce que ça va être suffisant ? Est-ce que l'affluence va permettre aussi aux salariés de gérer derrière ? C'est des questions qu'on se pose aujourd'hui.
Une heure pour le déjeuner s'engage aussi la fac d'Amiens afin d'éviter les embouteillages. Ça vous paraît suffisant ?
C'est des discussions aussi également qu'on a de notre côté pour voir, pour réorganiser le planning et les emplois du temps de chaque composante et de chaque promo. Et ça aura une histoire d'étaler la plage horaire pour ne pas avoir une surpopulation, surtout sur le campus sud, étant donné qu'il n'y a qu'un seul restaurant universitaire et deux cafés derrière.
On va revenir effectivement sur la question, ce serpent de mer de restau. Oui, mais d'abord, ce repas à 1 euro pour tous les étudiants. À la base, c'est une concession qui a été faite aux socialistes dans le dernier budget. Est-ce que vous avez senti le ministre enthousiaste hier pour cette application, cette généralisation ?
Oui. Après, il a bien précisé que c'était une phase test jusqu'en juin. Donc nous, on espère que ça va continuer et que ça va rester dans le temps parce que c'est vraiment essentiel pour les étudiants et étudiantes qui aujourd'hui sont de plus en plus précaires. On a un indicateur du coût de la rentrée à 2 987 euros. Nous, à la Gorail d'Amiens, c'est plus de 15 000 paniers distribués depuis début septembre.
La Gorail, c'est votre épicerie sociale pour les étudiants et étudiants de quartier Saint-Leu ?
Exactement, c'est ça. Donc là, on est à plus de 15 000 paniers distribués. Donc on voit que la précarité, elle est monstrueuse.
En évolution, par rapport à l'an dernier, ça donne quoi ?
C'est trois fois plus de paniers distribués pour l'instant.
Donc il y a un besoin pour ces repas à 1 euro, très clair ?
Clairement, il y a un énorme besoin et ça va faire du bien aux étudiants malgré qu'il n'y ait pas que la précarité alimentaire. On parle aussi de pauvreté étudiante, du refus à l'accès aux soins, de l'accès à la culture, de l'accès au sport. C'est pour ça qu'on ne va pas s'arrêter là et qu'on demandera toujours une réforme des bourses parce que les étudiants sont dans le besoin.
Pour revenir simplement, faire un dernier point sur la question de l'alimentation, la question de construire un nouveau restaurant à la Citadelle a refait surface, hier encore en présence notamment du nouveau maire socialiste Damien. Où est-ce qu'on en est sur ce dossier ?
On est en attente, c'était dans les discussions pour les élections municipales, c'était dans notre profession de foi pour les élections Crous également. Donc oui, on militera pour et on est pour un restaurant universitaire à la Citadelle.
Ici Picardie, il est 7h51, nous sommes avec Florian Bertrand, il est président de la Fédération des associations étudiants de Picard.
C'est aussi en Picardie, depuis l'université technologique de Compiègne, que le ministre de l'enseignement a présenté dernièrement son plan pour améliorer l'attractivité des facs et de l'enseignement supérieur. Il a essentiellement parlé de la multiplication par 15 des frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne. Qu'est-ce que vous en pensez ?
On est complètement contre cette mesure qui est pour nous une mesure xénophobe. On dit que l'université doit être un lieu d'accueil. Et là, on ferme des portes, clairement. Quand on voit qu'on a plus de 40% d'étudiants extracommunautaires dans nos laboratoires en sciences, surtout en tant que doctorant, c'est vraiment une porte qui se ferme. Et on ne devrait pas être inégalitaire comme ça dans nos frais d'inscription et dans l'accès à l'université.
Mais Florian Bertrand, les facs doivent bien trouver l'argent quelque part. La fac d'Amiens, l'an dernier, c'était un déficit de près de 10 millions d'euros. Où est-ce qu'on trouve l'argent à ce moment-là ?
C'est là où on demande à l'État de faire des concessions. Et la jeunesse ne devrait pas en être une parce qu'on est censé être l'avenir de demain.
Au vu de ce déficit, comment ça se passe en ce moment à la fac d'Amiens ? Les syndicats étudiants se sont mobilisés ces derniers mois pour éviter de voir des fermetures de formation, des dégradations tout simplement de leur cursus. Comment ça se passe ?
C'est également une des mesures et des manifestations nationales par le biais du CNESER d'allouer plus de financement à l'enseignement supérieur.
Vous estimez qu'il y a besoin de combien d'argent, par exemple, pour une fac comme Amiens ?
Je n'ai pas...
Et comment ça se traduit exactement en ce moment, ce déficit et ces coupes budgétaires, si on rentre dans le concret des choses ?
L'université fera en sorte d'avoir le moins de coupes budgétaires possibles et de revoir son système de formation comme ça a été fait d'ailleurs et ce sera mis en place début septembre. En tout cas, nous, on s'opposera toujours à la réduction des places.
Vous avez évoqué effectivement cette mobilisation. Rendez-vous est donnée le 12 mai prochain par plusieurs syndicats étudiants sur cette question budgétaire et celle des étudiants étrangers hors Union européenne. Merci beaucoup, Florian Bertrand. Je rappelle, vous êtes président de la Fédération des associations étudiantes Picard. Bonne journée.
Merci, à vous aussi.
Il est 7h50.