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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 juillet 2020 41 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraites

Bourdin Direct du 9 juillet - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 20 %Défensif 44 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:50RelanceRéponse partielle

    On est sur 90 euros en septembre puis 90 euros en mars, pas de mesures immédiates ni significatives ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre veut acter un changement de méthode sur les retraites ?

  • 10:24OuverteRéponse directe

    Le conseil scientifique va rester opérationnel jusqu'en octobre ?

  • 12:45OuverteRéponse directe

    Les Français sont-ils moins vigilants face au Covid-19 ?

  • 22:46RelanceRéponse directe

    La réforme des retraites est-elle irresponsable à poursuivre ?

  • 24:00RelanceRéponse directe

    Vous demandez une pause sur la réforme des retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46InvitéChiffre
    « Nos soignants vont enfin gagner plus, une première hausse de 80 euros par mois à partir du 1er septembre, 90 euros supplémentaires à compter du 1er mars 2021, au total donc 180 euros. »
  • 1:27InvitéChiffre
    « C'est une somme considérable, 7,5 milliards d'euros, ça ne s'était jamais vu dans la fonction publique hospitalière. »
  • 10:31InvitéFait
    « C'est dans la loi d'organisation de sortie de l'état d'urgence sanitaire. »
  • 12:06InvitéChiffre
    « 10 000 cas hier au Texas où il a fait 37 degrés. »
  • 22:20InvitéChiffre
    « Il y a 7 milliards d'euros. »
  • 23:27PrésentateurChiffre
    « Avec le Covid, il y avait déjà un déficit de l'ordre de 4 milliards prévu pour cette année. On serait à 30. »
  • 25:30InvitéFait
    « Il n'y a pas 36 solutions pour financer le système des retraites. »
  • 27:18InvitéFait
    « Ce confinement, ça a été la plus forte période de dialogue social depuis 50 ans. »
  • 31:28PrésentateurChiffre
    « les 8 000 euros par apprenti »
  • 31:51PrésentateurPromesse
    « une exonération de charges massives sur le premier CDI »
  • 32:37PrésentateurChiffre
    « L'ensemble des plans sociaux qui ont été annoncés, c'est 27 000 suppressions d'emplois »
  • 32:55PrésentateurChiffre
    « les offres d'emploi sur le site de Pôle emploi sur le mois de juin, c'est plus de 500 000 offres »
  • 33:27PrésentateurChiffre
    « Nokia supprime 1233 emplois »
  • 35:25PrésentateurChiffre
    « 95 milliardaires en euros en France en 2020, trois fois plus qu'il y a dix ans »
  • 35:43PrésentateurChiffre
    « Bernard Arnault, 100 milliards plus 13% en un an entre 2019 et 2020 »
  • 37:22PrésentateurFait
    « La France, c'est le pays qui a le plus d'impôts au monde »
  • 37:48PrésentateurFait
    « le coefficient d'inégalité n'a pas bougé depuis des ans »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Invité13 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 9 juillet, l'info sur RMC, il est 8h03, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline bonjour.

0:13
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, 180 euros net de plus par mois sur la fiche de paix des soignants, projet d'accord retrouvé cette nuit au Ségur de la Santé, les syndicats ont jusqu'à lundi pour le signer. Jamais sans mon masque, le conseil scientifique appelle la population à continuer d'appliquer les gestes barrières, la Mayenne lance un plan de dépistage massif à partir de lundi, le nombre de cas dans le département a été multiplié par 4 en moins de 15 jours. Et puis faire le plein de cigarettes dans les pays frontaliers, c'est bientôt fini, l'Assemblée a voté un amendement, ce sera une cartouche maximum, bienvenue sur RMC.

Nos soignants vont enfin gagner plus, une première hausse de 80 euros par mois à partir du 1er septembre, 90 euros supplémentaires à compter du 1er mars 2021, au total donc 180 euros. Un projet d'accord a été trouvé cette nuit, mais les syndicats maintenant vont devoir le signer Anne-Sophie Balbir. Les discussions avec le gouvernement se sont terminées hier soir vers 1h du matin, négociations marathon et à la clé donc une revalorisation salariale de 180 euros net mensuels pour l'ensemble des personnels hospitaliers du secteur public. Les insirmiers, les aides-soignants, les techniciens, les brancardiers, ça va dans le bon sens, estime Evelyne Récanière de la CFDT Santé.

C'est une somme considérable, 7,5 milliards d'euros, ça ne s'était jamais vu dans la fonction publique hospitalière et à ce titre, c'est quand même sans précédent et c'est quelque chose qui n'est pas négligeable et qu'il ne faut pas négliger. Mais tous les syndicats ne sont pas sur la même ligne. Le négociateur de la CGT, Patrick Bourdillon, a encore des réserves.

1:50
Présentateur

Là pour l'instant, on est sur la prétention de 90 euros en un premier temps au mois de septembre et de 90 euros ajoutés en un deuxième temps au mois de mars. Donc on n'est pas sur des mesures immédiates, on n'est pas non plus sur des mesures significatives puisque le total de 180 euros ne correspond pas du tout à la revendication qui était portée, qui était à minima 2-300 euros net.

2:08
Invité

Concernant les médecins, pas de consensus. À ce stade, les organisations syndicales ont jusqu'à lundi pour signer le texte. Si une majorité ne donne pas son feu vert, alors le projet d'accord tombera à l'eau.

2:21
Présentateur

Merci Anne-Sophie Balbir. La méthode Castex vite fait, bien fait. Il était mardi soir au Ségur de la Santé et il reçoit à partir de ce matin les partenaires sociaux individuellement au cœur des discussions. Évidemment, le dossier brûlant des retraites. Paul Barcelone. Tout est sur la table, assure Jean Castex. Le Premier ministre veut acter un changement de méthode, dialogue et main tendue, quitte à perdre, dit-il, un ou deux mois de négociation si nécessaire. Sur les retraites, Jean Castex pourrait ouvrir deux agendas différents. Un, rapidement, sur le financement du système actuel, système très impacté par la crise et qui accuse près de 30 milliards d'euros de déficit.

Et un autre, à plus long terme, avec un passage à un système universel. Autre dossier que Matignon juge tout aussi indispensable, la réforme de l'assurance chômage. Compte tenu de la crise, Jean Castex entend décaler la mise en œuvre du deuxième volet, qui prévoit une refonte du mode de calcul de l'indemnisation chômage. Les syndicats, eux, continuent de demander son abandon pur et simple. Syndicats et patronats seront d'ailleurs reçus tous ensemble à Matignon avant le 20 juillet. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, est reçu le premier ce matin par Jean Castex à 8h30, suivi d'Iverier FO à 9h30. Geoffroy Roux-de-des-Yeux à 10h45.

Le président du MEDEF, le patron des patrons, sera auparavant votre invité, Jean-Jacques, à 8h35 sur AMC et BFM TV. Une cartouche de cigarette, mais pas plus. Si vous êtes frontalier et que vous avez l'habitude d'acheter votre tabac au Luxembourg, en Andorre ou aussi en Belgique,

3:48
Invité

et bien sachez que l'Allemagne, l'Assemblée, pardon, ou aussi en Allemagne, c'est pour ça que j'ai fait ce lapsus, sachez que l'Assemblée a décidé de limiter les achats. Les députés ont voté cette restriction hier dans le cadre de l'examen du troisième projet de budget de crise. Le ministre des Comptes Publics, Olivier Dussopt, a mis en avant un objectif de santé publique, de soutien aux buralistes. Ces derniers sont ravis. Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, a réagi ce matin sur RMC.

4:14
Présentateur

La fermeture des frontières nous a donné un enseignement majeur. Les Français ont consommé plus de tabac, donc ça prouve bien qu'il y avait une réelle évasion. Aujourd'hui, on parle de milliards qui s'enfuient de nos recettes. Cette mesure est un signe fort et cela est un signe rassurant. On parle de la relance et pour avoir de la relance et de la croyance dans cette relance, il faut avoir une vision. Je tiens à saluer cette mesure. RMC 8h07, vacances, j'oublie tout, plus rien à faire du tout, ou presque, si ce n'est continuer d'appliquer les gestes barrières. L'injonction ce matin du Conseil scientifique, portez vos masques à Cassie, beaucoup de monde sur les plages.

4:51
Invité

Et on en oublierait presque que le Covid-19 circule toujours, Romain Poiseau.

4:55
Présentateur

Les serviettes collées les unes aux autres, un petit verre dans un bar noir de monde face à la mer. Le confinement, c'est du passé. Émilie et son fils, venus de Lyon, profitent tout simplement.

5:03
Invité

C'est agréable, on est bien, l'eau est claire, elle est un peu froide, mais on est bien.

5:08
Présentateur

Et peu importe s'il y a du monde.

5:09
Invité

Il faut vivre à nouveau, quoi, il ne faut pas non plus se laisser submerger par cette angoisse-là.

5:15
Présentateur

Le monde, la promiscuité. Charlotte, habitante de Bordeaux, elle, ne s'y attendait pas en venant à Cassie.

5:19
Invité

Personnellement, je ne vais pas aller m'arrasser sur une plage avec des serviettes à côté de moi pendant 5 heures ou 4 heures, peu importe le temps. En fait, je me dis qu'on a oublié, qu'on a été confinés, on a oublié qu'il y a eu des morts. J'ai l'impression, après, je ne veux pas juger, attention.

5:31
Présentateur

La deuxième vague menace bien réelle pour le professeur Eric Combe, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Selon lui, si les Français doivent faire attention à la plage cet été, ils doivent être encore plus attentifs dans les espaces clos.

5:42
Invité

Je suis beaucoup plus gêné par la soirée électorale où on a vu accolades, serments de main, embrassades, etc. que par les Français, trop proches les uns des autres, c'est certain, mais dans des lieux ouverts où, à mon avis, le risque est quand même beaucoup plus faible qu'à l'intérieur.

5:56
Présentateur

Si les gestes barrières ne sont pas respectés, il estime que l'épidémie reprendra de plein fouet avant la fin de l'été.

6:01
Invité

Et deux zones inquiètent particulièrement. La Guyane, où se rendra dimanche le Premier ministre, mais aussi la Mayenne.

6:07
Présentateur

Dans le département, le nombre de cas a quadruplé en l'espace de 15 jours. Un dépistage massif va être organisé à partir de lundi. Thomas Chupin. Et cette campagne à l'échelle départementale est une première en France. Cela existe à l'échelle de la ville, comme à Rouen, ou dans plusieurs communes d'Île-de-France. Mais là, c'est toute la Mayenne qui est visée, explique Thomas Bouvier de l'assurance maladie sur place. L'action est assez simple. Nous invitons par le biais d'un courrier ou d'un mail à participer à un dépistage. C'est une démarche volontaire. Ce courrier ou ce mail vaut prescription.

L'ambition est donc de tester les 300 000 habitants de la Mayenne, excepté les enfants de moins de 10 ans, mais ça se fera par étapes. Il ne s'agit pas d'envoyer autant de courriers qu'il y a de personnes en Mayenne, comme ça, tout de go. Donc on va faire ça progressivement. On va cibler en priorité, dès la semaine prochaine, l'aval et donc de la commune attenante de l'huisserie. Ça fait un volume quand même de 60 000 personnes. Une campagne qui pourra se terminer vers la fin de l'été. D'ici là, les drives qui permettent de tester rapidement vont être développés. Et le préfet Jean-François Tréfet l'envisage aussi quelques restrictions.

7:06
Invité

Sur le 14 juillet, la recommandation qui est faite à chacun des élus, c'est d'éviter soit des manifestations civiques, soit des manifestations festives, c'est-à-dire des frais d'artifice. La situation en Mayenne ne le permet pas.

7:17
Présentateur

Pour l'instant, pas d'arrêter d'interdiction, mais si c'est nécessaire, le préfet explique qu'il n'hésitera pas. On le surnomme le protos. C'est un gaz utilisé dans le domaine médical comme antidouleur, vendu aussi sur Internet

7:27
Invité

et dans le commerce pour fabriquer sa crème chantilly. L'usage de ces petites capsules métalliques, aussi appelées gaz hilarants, est de plus en plus détourné par les jeunes,

7:36
Présentateur

inhalé pour son effet euphorisant. L'Agence nationale de sécurité sanitaire alerte ce matin sur les intoxications en hausse.

7:44
Invité

Margot Bédère rencontrait une mère de famille endeuillée qui se bat pour une meilleure réglementation. Le gaz hilarant était indissociable de ses soirées. Johan est décédé il y a deux ans d'un arrêt cardiaque à l'âge de 19 ans. Pour sa mère, Nadine, le protoxyde d'azote est à l'origine de sa mort. Je suis plutôt en colère parce que bon, c'est facile d'accès. Les jeunes vont dans les commerces et vont s'en acheter pour 50 centimes la capsule. Le gaz hilarant, je trouve que ce nom devrait disparaître. C'est une incitation. Quand vous découvrez que votre fils est décédé à cause de ça, c'est pas drôle du tout.

Sur les 66 cas d'intoxication enregistrée par les centres antipoison entre 2017 et 2019, plus de 70% des personnes ont souffert de symptômes neurologiques et neuromusculaires. Pour Cécilia Solal, toxicologue à l'ANSES et coordinatrice du rapport, il y a urgence à communiquer davantage. On préconise effectivement de viser d'abord le milieu scolaire, étudiant, universitaire. On voudrait aussi sensibiliser les professionnels de santé. Et un autre point aussi important, c'est par le biais des associations qui déjà interviennent dans les milieux festifs pour avertir des risques liés à la consommation de protoxyde d'azote.

Les données pour ce début d'année 2020 ne sont pas encore connues, mais cette toxicologue craint une hausse de la consommation à cause du confinement. Le monde est-il en train de changer ? Il n'y aura pas de Center Park à Roibon, en Isère. Le groupe Pierre et Vacances renonce à son projet de village vacances, un espace aquatique en pleine forêt avec des restaurants et des logements. Projet qui était au point mort. Marion Fournet. Ce n'est pas de gaieté de cœur que le groupe abandonne, a réagi le président de Pierre et Vacances hier soir.

Mais c'était devenu une impasse entre les problèmes d'autorisation pour les permis de construire pour le défrichement et l'occupation du site par des hadistes depuis 2014. Le projet d'un montant de 390 millions d'euros prévoyait la construction de mille cottage dans la forêt de Chambaran, des commerces, des restaurants, tout ça autour d'un espace aquatique sous forme de bulles transparentes maintenues à 29 degrés avec piscines, toboggans et jacuzzi. Pierre et Vacances ne chiffrent pas le manque à gagner mais insiste, il n'y aura pas de conséquences sur la trésorerie du groupe.

9:42
Présentateur

Et puis l'action symbolique ce matin au-dessus de Notre-Dame, Greenpeace a déployé une banderole vers 6h ce matin sur la grue qui surplombe la cathédrale à 80 mètres de hauteur avec écrit « Climat aux actes » une action directement adressée à Emmanuel Macron. Bien, nous verrons les actes. Bien, mais je voudrais revenir sur le coronavirus avec et je suis très heureux de la recevoir parce que je l'ai reçu deux fois, je crois, pendant le confinement. Voilà un médecin qui s'exprime peu. Le professeur Lila Boisdemat est en direct avec nous, réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris et membre du conseil scientifique. Lila Boisdemat, bonjour.

10:19
Invité

Bonjour.

10:20
Présentateur

Merci d'être avec nous ce matin. Merci. Le conseil scientifique, j'ai vu, va rester opérationnel jusqu'en octobre ?

10:31
Invité

Alors, c'est dans la loi d'organisation de sortie de l'état d'urgence sanitaire. Effectivement, les parlementaires nous ont fait confiance à nouveau jusqu'au 31 octobre et ensuite, nous discuterons sûrement à la rentrée un petit peu de comment ça va se passer puisque nous avions annoncé que nous arrêtions à la fin d'état d'urgence sanitaire, c'est-à-dire le 10 juillet, ce qui ne va pas être le cas puisque c'est renouvelé dans la loi, mais il ne faut pas

10:57
Présentateur

quand même réfléchir. Vous allez continuer à surveiller l'évolution de l'épidémie et continuer à donner des conseils au pouvoir politique. Lila Boisdemain.

11:11
Invité

Pour l'instant, oui, au moins jusqu'à la rentrée.

11:14
Présentateur

Jusqu'à la rentrée.

11:16
Invité

Au moins jusqu'à la rentrée et ensuite, on décidera ce qu'on fait tous ensemble mais c'est une nécessité, on le voit bien aujourd'hui avec les gestes barrières qui sont largement, largement oubliés.

11:27
Présentateur

Largement oubliés. Il y a une nécessité, vous veillez et il faut absolument veiller si je comprends bien.

11:35
Invité

Je pense qu'il faut veiller. On était fin mai, début juin dans une optique de se dire qu'avec un certain nombre de gestes barrières maintenus, bon an, mal an, on allait s'en tirer comme ça jusqu'à la rentrée. A l'évidence, ça n'est pas le cas. Le Conseil scientifique est très, très inquiet de la situation parce que nous voyons dans d'autres pays d'Europe mais aussi aux Etats-Unis qu'avec les fortes chaleurs, le virus persiste et se transmet beaucoup. 10 000 cas hier au Texas où il a fait 37 degrés. Donc ce virus, il n'a pas de faiblesse. Il va saisir toutes les occasions de passer d'une personne à une autre et d'atteindre les plus faibles jusqu'à les tuer.

Alors, je dis aux Français, je leur avais déjà donné un message sur votre antenne, mais ne soyez pas se relais, soyez plus intelligents que le virus ne permettait pas que ce virus se transmette d'une personne à une autre.

12:34
Présentateur

Oui, je sens, je sens cette inquiétude. Je la sens dans vos propos, je la sens dans les propos de Jean-François Delphrécy, je la sens dans les propos de tous les membres du Conseil scientifique et pas que. Est-ce que vous trouvez les Français moins vigilants, trop peu vigilants, franchement ?

12:54
Invité

Moins vigilants, trop peu vigilants, pas assez vigilants. On sait maintenant que la chaleur ne permettra pas l'extinction de l'épidémie pour cette première vague et que seuls les gestes barrières nous permettent d'empêcher la transmission du virus. Les Français ont à nouveau leur destin entre leurs mains, le destin des plus fragiles et l'avenir du pays. Et c'est à ça qu'il faut réfléchir. Je pense que les gestes barrières sont compatibles avec une vie sociale et économique et avec une vie sociale agréable. je suis la première désolée de ne pas pouvoir serrer la main de familles qui viennent prendre des nouvelles de leurs proches ou d'avoir un geste de compassion.

Mais quand on voit lors des soirées électorales ou même lors des passations de pouvoir, même les responsables politiques enfreindre les règles sanitaires, ça n'est pas acceptable. Ça n'est pas acceptable parce que nous n'aurons pas de seconde chance de contrôler l'épidémie. Il n'y aura pas d'autres opportunités. Il n'y aura pas de nouveaux conflits. Jean Castex a dit sur votre antenne hier que nous n'aurons pas d'opportunité d'écraser à nouveau cette courbe. Il va falloir faire avec un nombre de cas considérable. Et ça, vous avez vu que c'était extrêmement difficile pour les médecins et les réanimateurs.

14:05
Présentateur

Évidemment, vous êtes réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris. Est-ce que vous avez constaté un retour des malades Covid ?

14:14
Invité

Non. Pour l'instant, il y a toujours des hospitalisations en France. Un certain nombre d'hospitalisations en France sont liées à des patients qui viennent de l'étranger. C'est quelque chose auquel il va falloir faire extrêmement attention parce que ce virus, il circule en France à faible vitesse. Il pourrait circuler à plus grande vitesse. Et le danger, évidemment, il va venir de partout puisque ce virus, il existe dans plein de pays du monde et à grande, grande, grande vitesse. Ce ne sont pas les frontières, les barrières qui vont empêcher ce virus de circuler. Nous avons la chance de contrôler cette épidémie.

Profitons de cette chance, ne gâchons pas tout et respectons quelques règles qui sont quand même, d'un fois, pas très compliquées.

14:55
Présentateur

Mais tous ensemble. Oui, professeur Boisdemain, je voudrais terminer en ayant une pensée parce que tout le monde les a oubliées et tout le monde les oublie pour celles et ceux qui souffrent toujours du Covid-19 et qui sont sortis, par exemple, de réanimation, qui ont connu une très longue hospitalisation et qui ont toujours des symptômes, des symptômes persistants. Ce sont les grands oubliés. J'en parlerai demain à Olivier Véran, professeur Boisdemain.

15:23
Invité

Alors, ce ne sont pas des grands oubliés. Vous savez qu'il y a un certain nombre d'équipes qui s'occupent, notamment d'équipes de recherche, qui s'occupent de savoir effectivement pourquoi ces patients restent si fatigués, ont des symptômes.

15:35
Présentateur

Non, mais les grands oubliés des pouvoirs publics, je veux dire, par là, Lila Boisdemain.

15:40
Invité

Les malades du Covid sont des grands oubliés des pouvoirs publics parce qu'ils ne se remettent pas, c'est ça que vous voulez dire ?

15:46
Présentateur

Oui, oui, oui, oui. On n'en parle plus, on n'en parle pas.

15:52
Invité

Alors, je ne sais pas si on n'en parle pas dans les médias, en tout cas, on en parle entre nous, entre médecins. et il s'est pris en charge, c'est parce qu'ils sont revus régulièrement par les médecins, ils sont extrêmement surveillés parce que, au fond, vous avez raison, c'est une maladie qu'on ne connaît pas et que, probablement, il y a des conséquences des séquelles, notamment des séquelles pulmonaires, c'est certain, on ne fait pas des maladies pulmonaires graves sans séquelles, on le savait déjà pour d'autres choses, qui sont, en tout cas, prises en charge par les médecins.

Alors, je ne sais pas si je vais vous dire Olivier Véran sur ce que va pouvoir faire les pouvoirs publics sur ces patients, qui sont une préoccupation majeure.

16:29
Présentateur

Et essentielle pour savoir, pour en savoir toujours plus sur ce virus, évidemment.

16:34
Invité

Oui, et je voudrais alerter parce que, quand on voit les gestes de barrière qui ne sont pas respectés par un certain nombre de patients jeunes, je ne veux systématiser personne, mais c'est vrai que, quand on est jeune, la perception du risque, pour soi, elle est assez faible. Ces patients jeunes, ils font aussi des maladies post-Covid, ils font des atteintes cardiaques extrêmement graves. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait une forme grave liée directement au virus, on ne fait pas une forme grave après.

On a tous intérêt à se protéger de ce virus, qu'on soit jeune, qu'on soit moins jeune, parce que des maladies, après avoir eu le virus qui est passé dans l'organisme, elles existent, elles touchent notamment le cœur et on peut avoir des défaillances cardiaques extrêmement graves. Nous en avons vu après cette première vague de façon importante dans des services de réanimation qui font de la cardiologie comme le nôtre et quand on a 20 ans et qu'on souffre ensuite d'une insuffisance cardiaque chronique et qu'on va peut-être transplanter, c'est quand même extrêmement grave. On a tous intérêt à garder les gestes barrières.

17:35
Présentateur

Merci professeur Lila Boisdemain, merci pour tout ce que vous faites. Il est 8h20, vous êtes sur RMC pour savoir et comprendre. A tout de suite. Anaïs, qu'allons nous faire ?

17:45
Invité

On va parler des TGV espagnols entre Lyon et Marseille. Ce sera bientôt le cas. Une compagnie espagnole veut proposer des allers-retours grande vitesse entre les deux grandes villes à partir de fin 2021. On en parle dans un instant avec Guillaume Paul. RMC. RMC, 6h-9h. Vaudre indirecte.

18:04
Présentateur

Allez, on va donner la parole à Roland très vite parce que Roland est à Rouen et il attend depuis un moment. C'est en Loire-Atlantique. Rouen, ce n'est pas le Rouen en Normandie, c'est le Rouen en Loire-Atlantique. On dit Rouen ou Rouen-ce, Roland ?

18:20
Invité

Bonjour Jean-Jacques.

18:20
Présentateur

On dit Rouen-ce. On dit Rouen-ce. Voilà, c'est pour ça. Vous voulez nous dire un petit bonjour, c'est ça, Roland ?

18:27
Invité

Oui, complètement. Ça fait des années que je vous écoute et c'est vrai qu'une page va se tourner et je voulais vous dire que moi, tous les matins avec vous, j'ai l'essentiel de l'actualité et avec votre équipe, une bonne dose de bonne humeur pour la journée et ça va me manquer.

18:43
Présentateur

Oui, c'est vrai ? Ça va vous manquer ?

18:46
Invité

Ah oui, ça va me manquer.

18:47
Présentateur

C'est sûr ? C'est sûr, c'est sûr. Vous allez me manquer, Jean-Jacques. Bon, vous savez, demain, ça sera ma dernière et demain, on va donner la parole aux auditrices et aux auditeurs pour notre dernière rencontre. C'est joli ça, non ? Notre dernière rencontre.

19:03
Invité

Ça fait 10 ans que je vous écoute et je n'avais jamais osé à faire le tremble de sèche. Je dis, allez, c'est aujourd'hui, j'essaye et ça me fait bien plaisir de passer et de vous dire bonjour. Pour une fois, c'est moi qui vous dis bonjour.

19:13
Présentateur

Bien, merci beaucoup, Roland. Merci.

19:16
Invité

Et je fais un gros bisou à mon beau-frère chéri de Lorient.

19:20
Présentateur

Ah bon ? Très bien, alors faites-le. Faites-le. Bien, merci beaucoup. Merci, Roland. Bonne journée. Merci. On va parler des trains. Inquiétude à la SNCF, on apprend qu'un groupe espagnol veut lancer des trajets entre Lyon et Marseille. Enfin, pas un groupe espagnol, c'est la reine fée. C'est la reine fée. C'est l'homologue de la SNCF en Espagne qui a dit ça il y a quelques jours, oui, à partir de 2021. On veut lancer des trajets mais alors, quotidien entre Lyon et Marseille. Et on fait toutes les destinations. Lyon-Pardieu, Avignon, Aix-en-Provence et Marseille-Saint-Charles. Voilà, c'est la concurrence, c'est l'ouverture à la concurrence du secteur férovière.

Non mais je voulais, Guillaume-Paul, je voulais qu'on traite cela parce que ça va changer quand même notre univers. Mais c'est l'heure de vérité pour la SNCF qui découvre la concurrence alors qu'il va aussi faire ses petites emplettes à l'étranger. Ils sont déjà en Espagne aussi. Oui. Par exemple, ils vont faire des trajets quotidiens à partir de 2021 entre Madrid, Barcelone, Valérie, c'est qu'il faudra s'habituer à rouler dans des trains espagnols ou allemands peut-être. C'est ça, en France, on roulera peut-être avec la SNCF, avec les Italiens de Train Italia, avec les Espagnols de Renfé, avec la Deutsche Bahn, avec des compagnies françaises. Transdev va se mettre sur le créneau.

La RATP va aussi venir concurrencer la SNCF tout simplement. Et même des petits acteurs qu'on ne devine pas. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de RICOP ? Moi non plus. Je ne sais pas ce que c'est. RICOP, c'est une petite société coopérative qui est basée dans l'OT. Pour l'instant, elle n'a pas beaucoup d'argent, elle n'a pas de train, elle n'a pas de licence ferroviaire. Et elle dit, nous, à partir de 2022, on veut faire renaître des lignes interrégionales qui ne sont plus exposées par les... Mais bien sûr, voilà une bonne idée. Mais c'est une très bonne idée. Vous avez Lyon-Bordeaux.

Aujourd'hui, pour faire Lyon-Bordeaux, il faut remonter par Paris parce qu'il n'y a plus de Lyon-Bordeaux. Ils veulent faire du Lyon-Bordeaux, ils veulent faire du Toulouse-Reyne. C'est pas bête. Ils veulent faire du Lyon-Thionville. Et vous avez plein d'acteurs comme ça. Surtout que les avions voleront moins. Mais bien sûr, c'est pas bête. Il y a un créneau à prendre. Et ça va devenir très très dur pour la SNCF. Et c'est là si on va voir si la SNCF, depuis le temps qu'elle le dit, a les reins suffisamment solides et est assez compétitif pour venir concurrencer tous ses acteurs. Ça va être le combat permanent. Merci Guillaume-Paul.

Merci à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés ce matin. Demain, nous serons là. Évidemment, demain matin, ce sera une matinée un peu spéciale pour moi. Mais pour nous tous, pour vous aussi. Demain matin, et dans un instant, Geoffroy Roux-de-Bézieux, RMC et BFM TV.

21:42
Invité

RMC,

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RMC, Bourdin Direct.

21:46
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Jean-Jacques Bourdin. Le président du MEDEF est notre invité ce matin, Geoffroy Roux-de-Bézieux. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Ségur de la santé, 180 euros net de plus pour le personnel soignant par mois. Proposition du gouvernement, certains syndicats disent oui, d'autres réfléchissent. Signature définitive jusqu'à lundi. C'est la méthode Castex qui réussit. Nous, on n'est pas partie prenante de cette négociation. On suivait ça de près. D'abord, parce qu'il y a 7 milliards d'euros. Oui, 7 milliards et demi. Il faudra un moment ou un autre financer. Donc, évidemment, on suit ça. Est-ce que c'est la méthode Castex ? C'est peut-être un peu de mot pour le dire.

En tout cas, ce qui est notable, c'est que les premières choses qu'il fait, c'est de demander aux partenaires sociaux de venir les voir. Donc, c'est plutôt positif. Vous allez d'ailleurs... Il y va ce matin. Vous y allez tout à l'heure. Vous y allez tout à l'heure. Alors, je vais vous poser une première question sur la réforme des retraites puisqu'il était là hier. Le Premier ministre était à votre place hier. Il nous a dit qu'il ne renoncerait pas, évidemment, enfin, évidemment, c'est ce qu'il a dit, à la réforme des retraites et aux réformes déjà engagées. Réforme des retraites, réforme de l'assurance chômage. Réforme des retraites, il serait irresponsable de renoncer à cette réforme.

C'est ce qu'il a dit hier. Irresponsable ou pas ? Alors, juste un mot avant de répondre à cette question. Moi, je vais le voir, je ne vais pas lui parler que des retraites. Non, ça, j'imagine. Je vais surtout lui parler du plan de relance. Je vais vous en parler. C'est presque plus urgent. Sur la réforme des retraites, moi, la question que j'ai envie de lui poser, c'est donner nous la profondeur du trou, si j'ose dire. Parce qu'on sait qu'avec le Covid, il y avait déjà un déficit de l'ordre de 4 milliards prévu pour cette année. On serait à 30. On parle de 30, mais le corps, qui est le conseil d'orientation des retraites, n'a pas chiffré. Donc, il faut déjà savoir de combien on parle.

Et je trouve que se précipiter cet été, comme ça a été, semble-t-il, la demande du président de la République pour renégocier autour de ce sujet qui est un sujet anxiogène, ne me paraît pas la bonne priorité. Après, est-ce qu'il serait irresponsable de laisser le trou grandir ? Oui. Oui. Et donc, à la rentrée, à partir de la rentrée, discutons, mais avec des chiffres. Non, vous avez dit non. Vous avez dit dans un premier temps, non, il ne faut pas reprendre cette... J'ai dit, on fait une pause. On fait une pause. Vous dites toujours la même chose ? Oui, je le dis toujours. Oui, je le dis à l'hier.

Vous demandez, vous redemandez au Premier ministre, c'est ce que vous avez lui dit, il faut faire une pause sur la réforme des retraites. Je vais lui dire exactement ceci. Je vais lui dire, la priorité, c'est le plan de relance. C'est de ça dont on a discuté cet été. Il faut qu'on aboutisse, parce que tous les entrepreneurs, mais d'ailleurs les ménages, attendent de savoir comment on relance l'économie. Oui. Comme vous le savez, ça part plutôt pas mal. C'est la question de reprendre ce plan, cette réforme des retraites, avant la rentrée. Mais c'est quoi la rentrée ? Avant la fin de l'année ? Je ne sais pas quand vous rentrez de vacances, moi je rentre en septembre. Avant septembre.

Non mais après, il y a quand même deux sujets un peu différents. Il y a la réforme dite systémique, c'est-à-dire le régime universel sur lequel nous on avait des réserves. Oui. Ça ne me semble pas être la priorité. Et puis il y a ce fameux... Le financement. Le gros financier dont on ne connaît pas le montant. Effectivement, il y a eu des chiffres qui ont circulé. Mais vous savez qu'on est responsable partenaire sociaux du régime complémentaire. Je sais. Là aussi, il y a certainement un trou financier qu'on n'a pas chiffré encore. Donc il faut mettre tout ça sur la table et voir comment on le résout. Donc, première urgence, le problème financier. On trouve des solutions. À la rentrée.

À la rentrée. Et puis ensuite, on verra sur le système par points, si j'ai bien compris. Écoutez, moi je ne suis pas un fanat de ce système universel que je trouve très compliqué. Je sais. Je suis prêt à en discuter. Mais ce n'est pas l'urgence aujourd'hui alors que l'économie a été mise par terre pendant trois mois. Mais pour financer, il n'y a pas 36 solutions pour financer le système des retraites. Il y en a une, c'est l'augmentation de la durée de cotisation. Enfin, il y en a deux. Il y a l'âge. Oui, l'âge. Je crois que le président de la République a dit qu'il faut travailler davantage. Il y a des gens pendant le confinement qui ont dit qu'il faut travailler plus.

C'est un peu la même chose. Vous dites ça ? Il faut travailler plus et davantage ? D'une manière ou d'une autre. Si effectivement, les enjeux de financement se confirment, il y a quand même une très forte probabilité qu'il y ait ce trou, il faudra demander un membre ou un autre d'allonger. Alors, soit la durée de cotisation qui est peut-être le plus juste parce que ceux qui ont commencé tôt partent plus tôt, soit l'âge. On sait que c'est très anxiogène, on sait que c'est évidemment une affaire difficile. Vous demandez un allongement de la durée de cotisation ? Je demande qu'on en discute, mais le moment venu et que ça n'est pas la discussion. Je vous sens prudent. Mais vous dire pourquoi ?

Parce que le pays se relève très difficilement. Oui. Il y a plein de négociations dans les entreprises, des négociations importantes. Chez Safran, par exemple, on discute d'un plan sur plus de 4000 salariés pour les maintenir dans l'emploi. Vous savez qu'il y a des plans sociaux qui sont annoncés. Oui, je vais vous en parler. J'imagine, j'imagine. Donc, ce n'est pas le moment, je trouve, de remettre sur la table un sujet important mais complexe. Il y a une affaire, si vous voulez, de calendrier. La priorité des priorités, c'est de relancer l'économie. Et on travaille plus aussi ? Est-ce qu'il faut... Non, est-ce qu'il faut travailler plus ?

Est-ce qu'il faut demander aux salariés un effort supplémentaire, des efforts supplémentaires ? Je vais vous faire une réponse, j'allais dire, entreprise par entreprise. C'est ce que j'avais dit d'ailleurs il y a deux mois. Il y a des endroits où il faut travailler moins pendant quelques mois dans l'aéronautique parce qu'on n'a pas assez de carnets de commande. Et il y a des endroits où, par la négociation, on est en train de travailler plus. Il y a des entreprises... Plus de 35 heures. Oui, parce qu'il y a des aires supplémentaires qui sont en partie défiscalisées parce qu'il y a des gens qui vont renoncer à des RTT jusqu'à la fin de l'année pour rattraper le retard. Mais ça se produit.

Vous savez, en fait, je veux dire quelque chose, ce confinement, ça a été la plus forte période de dialogue social depuis 50 ans. Plus de 6 000 accords de reprise du travail ont été signés. Et ce n'est pas la majorité des cas. Dans la majorité des cas, le dialogue social entre syndicats et l'entreprise a permis de reprendre le travail et de relancer l'économie. Tiens, vous me parlez d'Amazon. Je vais faire une petite parenthèse avec vous, Geoffroy Roux-de-Bézieux. Les entrepôts de commerce en ligne de type Amazon doivent-ils être soumis à la taxe sur les surfaces commerciales ? Oui. Oui, parce que ça crée s'ils ne la payent pas.

Alors, c'est compliqué comme fiscalité, mais en gros, pour que vos auditeurs comprennent, une grande surface qui vend en physique à une taxe qui s'appelle TASCOM et Amazon ou d'autres. D'autres, c'est discount ou d'autres, oui. Moi, je suis libéral. Je ne suis pas pour les taxes, mais je suis aussi pour l'égalité de concurrence. Et là, il y a une inégalité de concurrence très claire. Très claire. Il faut mettre fin à cette inégalité. Mais c'est comme la taxe GAFA. Oui. Moi, je ne suis pas pour plein d'impôts. On en paye déjà beaucoup.

Mais il y a un moment quand il y a des entreprises françaises qui emploient en France qui payent leurs impôts et de l'autre côté des entreprises à l'étranger qui payent leurs impôts. Ça ne marche pas. Dites-moi, il est temps de retourner travailler et consommer. C'est ce que vous dites. Mais ça a commencé. Oui. Je l'ai dit le 10 avril. Vous l'avez dit le 10 avril. Là, je me suis fait un peu engueuler. Ça ne vous a pas échappé. Oui, je me souviens. Ça ne m'a pas échappé. Bon, mais je pense que la seule manière de redresser ce pays, c'est effectivement de retourner travailler, retourner consommer, retourner voyager. Mais ça y est, il y a un rebond de croissance. Enfin, ça y est. Oui.

Ce n'est pas réglé. Mais il y a un rebond de croissance. Oui, c'est la bonne nouvelle. C'est qu'effectivement, contrairement à ce que disaient beaucoup d'économistes, contrairement à ce qu'ont dit certains hommes politiques, les Français ont été formidables. Parce qu'ils se sont confinés quand on leur a dit de confiner. Mais dès le 11 mai, ils sont retournés, alors pas tout de suite dans les restaurants, mais dans les magasins. Et à part certains secteurs, il faut quand même le dire, l'hôtellerie est complètement sinistrée. Bon, l'aéronautique est sinistrée. Le tourisme. Mais ailleurs, ça marche bien. Les concessions automobiles l'immobilier dont on pensait que ce serait une catastrophe.

Parce qu'acheter une maison, c'est comme un acte de confiance. On s'endette, etc. L'immobilier tient bien. Donc, il y a beaucoup de petits signes. Et moi, il y a un signe qui m'a ravi. Je veux quand même le dire, c'est les créations d'entreprises. Parce que je trouve que créer son entreprise au mois de mai, c'est le chiffre de mai, plus 50% par rapport à 2019, il faut avoir, j'ai envie de dire, je n'ai pas une expression triviale, mais il faut en avoir. Parce que c'est quand même une forme de courage, de prise de risque.

Geoffroy Roux de Bézieux, alors on parle aussi, parallèlement, de faillites d'entreprises, de nombreuses faillites d'entreprises, avec cette vague de plans sociaux annoncée pour l'automne. Que demandez-vous au gouvernement ? Je vais vous poser deux, trois questions. Vous allez me dire quelle est votre réponse. D'abord, baisse des impôts de production. Ça, vous demandez absolument. Les impôts de production sont les taxes sur le chiffre d'affaires. Juste pour quoi, en deux mots, si on veut relocaliser en France, si on veut décarboner l'économie, il faut pouvoir produire, avoir des vines en France, et il faut les rendre, non pas compétitifs vis-à-vis des Chinois, mais vis-à-vis des Allemands.

Donc, les impôts de production, c'est ce qui pénalise l'industrie en France.

30:24
Locuteur

Oui.

30:25
Présentateur

Alors, l'impôt de production, c'est collecté par les collectivités locales. Pour beaucoup. Pas seulement. Alors, manque à gagner pour les collectivités locales. Donc, il faut les compenser. Il faut les compenser. Je crois que c'est ce que Bruno Le Maire prépare. Mais il faut que les Français comprennent que c'est des impôts qu'on paye sur le chiffre d'affaires. C'est-à-dire, ce n'est pas du tout lié au profit. Et donc, même quand les entreprises vont perdre de l'argent cette année, en théorie, ils perdront quand même ces impôts de production. C'est pour ça qu'on demande la suppression. Comment éviter ces vagues de licenciements ?

Et comment donner du travail, notamment, tiens, aux jeunes qui vont arriver sur le marché du travail ? Entre 700 à 900 000 jeunes qui vont connaître peut-être leur premier emploi. Enfin, ils l'espèrent à l'automne. Comment faire ? Le sujet des jeunes, c'est le sujet principal. Mais je sais. C'est pour ça que j'en ai parlé hier au Premier ministre. Je vous en parle ce matin. J'en parlerai tout à l'heure au Premier ministre. Non, mais vous avez raison. Donc, on est au moins d'accord là-dessus. Oui. Le problème, c'est que les entreprises, par réflexe, elles vont, avant de licencier, elles ne vont pas embaucher.

Et donc, la première victime avant les licenciements, c'est le jeune qui arrive au mois de septembre sur le marché du travail. Alors, il y a une première chose qui a été faite, c'est les 8 000 euros par apprenti. Oui. Aujourd'hui, moi, je le dis à tous les gens qui peuvent embaucher des apprentis, les artisans, les grandes entreprises, les moyennes, ça ne coûte presque rien avec la prime à 8 000 euros. Donc, c'est vraiment un geste, j'ai envie de dire, presque citoyen. Après, il y a tous les autres jeunes, si je veux dire, ceux qui ne seront pas en contrat d'apprentissage, qui sont quand même la majorité.

Et là, on a fait des propositions, notamment autour d'une exonération de charges massives sur le premier CDI. Bon, je ne sais pas si ça va être retenu, normalement, je crois que c'est le président de la République qui devrait annoncer ça au mois de juillet. Mais là, il y a un côté, comment dire, c'est presque un côté moral. Exonération de charges sociales pour un premier emploi, un premier CDI, offert à un jeune. Premier emploi. Je vais vous dire pourquoi il faut le faire aussi. Ça, il faut le faire. Battons-nous pour ça. Oui, battons-nous pour ça. Je vais vous donner une raison presque morale pour le faire.

C'est que pendant ce Covid, on a confiné le pays, on a ralenti l'économie pour sauver nos aînés. C'est ça la réalité. Et eux, on a fait cet effort. Maintenant, je crois qu'il faut renvoyer l'ascenseur et renvoyer l'ascenseur aux jeunes et ne pas désespérer le pays. Donc, je pense que c'est vraiment important. Et sur les plans sociaux, je n'ai pas répondu. Je vais quand même vous répondre parce que vous allez revenir avec la question. L'ensemble des plans sociaux qui ont été annoncés, c'est 27 000 suppressions d'emplois. Alors, c'est beaucoup et pour les gens concernés, beaucoup et peu.

Pour les gens concernés, évidemment, on ne peut pas leur dire que quand on est allé à Nyon et qu'on perd son emploi chez Nokia, c'est très dur. Mais dans le même temps, les offres d'emploi sur le site de Pôle emploi sur le mois de juin, c'est plus de 500 000 offres. Alors, dedans, il y a des offres d'un jour, deux jours. Ce que je veux dire par là, ce qui compte quand même, c'est est-ce que le chômage globalement va augmenter, dans quelle proportion et comment on fait pour limiter cette hausse ? Oui, mais dans les plans sociaux, il y a un côté moral, un aspect moral. Vous parliez de morale tout à l'heure. Je vais vous poser deux, trois questions à ce propos.

Tiens, Nokia en France, Nokia, 280 millions d'euros de crédit impôt recherche et voilà que, touché, donc argent de l'État, notre argent, et voilà que Nokia supprime 1233 emplois. Est-ce acceptable ? C'est inacceptable, dit Agnès Pannier-Runacher. Vous dites la même chose ? Je n'ai pas regardé le détail du plan de Nokia. Ce que je peux vous dire, c'est que Nokia, vous savez que c'est l'ancien Alcatel. Vous connaissez bien, en plus, ce monde-là. J'ai passé 20 ans dans le secteur. J'ai passé 20 ans dans le secteur. J'entends l'émotion que ça crée entre le cri d'impôt recherche et il faut vraiment revoir le plan. Mais la réalité, c'est que ça fait 30 ans que ça dure.

Parce que comment ça a commencé cette affaire ? Quand moi j'ai démarré dans les télécoms, je fais ça un peu ancien combattant, il y a 20 ans, tous les fournisseurs étaient français et européens. L'Europe était leader mondial des télécoms. Et à cause d'une politique de concurrence exacerbée au niveau de l'Europe, on n'a pas laissé ces acteurs fusionner et du coup, c'est qui ? Les Américains, les Chinois, les Coréens qui ont pris le marché. Donc il y a une responsabilité collective de l'Europe sur ce résultat. Alors maintenant, après, il y a des managers qui n'ont pas été très bons, il y a des décisions qui peuvent être prenant revues, mais il faut réfléchir de Huawei en France.

Je ne crois pas. Non. La 5G, non. Pas de Huawei ? La 5G, oui, mais Huawei, non. Non. Ce n'est pas tout à fait pareil. Pas avec Huawei. Non, moi je suis... Je n'ai pas peur du mot souveraineté. Oui. C'est vrai que, historiquement, le patronat pour souveraineté avait une connotation protectionniste, mais dans un monde où les Chinois ont leur agenda, très clairement, les Américains, ça ne vous a pas échappé aussi. Nous, je pense que les Européens, il faut qu'on se défende et on a besoin de fournisseurs européens en pharmacie, en télécom, enfin dans tous les secteurs stratégiques. En pharmacie, Sanofi. Oui. Enfin, 4 milliards d'euros de dividendes distribués et des suppressions d'emplois.

Oui, mais Sanofi, ils font quelques pourcents de leur chiffre d'air en France et ils ont toutes leurs recherches, tous leurs emplois et toutes leurs fabrications en France. Donc, je veux bien qu'on tape sur Sanofi. On a besoin de champions et on a besoin de les défendre. Sinon, ils finiront dans les mains d'actionnaires étrangers. Oui. Bon, Challenge. Vous connaissez Challenge ? La revue, oui. La revue, qui nous apprend qu'il y a 95 milliardaires en euros en France en 2020, trois fois plus qu'il y a dix ans. Vous réjouissez ? Ou pas ? Je veux dire, je me réjouirais si en même temps, le PIB par habitant ou la richesse par habitant avait augmenté. Elle a augmenté moins vite. Moins vite.

Je vais vous donner quelques chiffres. Bernard Arnault, 100 milliards plus 13% en un an entre 2019 et 2020. Puis tout le luxe. Pardon, je crois que le chiffre est à fin 2019. Depuis que la bourse a baissé, c'est un peu moins. C'est un peu moins. Il y en a d'autres. Il y en a d'autres. Est-ce qu'on doit se réjouir ? Je vais répondre sur Bernard Arnault. Est-ce qu'on doit se réjouir d'avoir une boîte française qui fabrique en France, qui emploie en France et qui, j'allais dire, est leader mondial du luxe ? Moi, je crois que oui. Le fait que Bernard Arnault ait réussi, c'est lui qui a créé le VMH. Donc, moi, je ne suis pas là pour critiquer les gens qui réussissent.

Ce qu'il faut, c'est que ça emmène tout le monde, tous les Français et que l'argent soit distribué. Et que l'argent soit distribué. C'est pour ça que tous les systèmes de type intéressement, participation, sont positifs. Mais quand vous avez certains grands patrons... Je vais prendre notre exemple. Il y a Patrick Drahi, ici, qui est à plus 39% par rapport à 2019, qui est à 12 milliards et demi et qui, parallèlement, supprime des postes. Est-ce que, moralement, c'est acceptable ? Écoutez, Patrick Drahi, il a démarré en sortant de l'école sans un euro, enfin un franc à l'époque. Il a monté un groupe absolument magnifique. Il a créé des milliers ou des dizaines de milliers d'emplois.

Si à un moment, il doit, parce que ça va mal dans telle ou telle activité, y compris ici, si j'ai bien compris, réorganiser, je pense qu'il a le droit de le faire. L'important, si vous voulez, c'est qu'au total, ça crée de la richesse pour tout le monde et qu'on la partage. Et globalement, on a besoin d'entrepreneurs en France. Bien, plus de 75% des Français veulent taxer les plus riches. Vous avez vu cela ? C'est une enquête pour BFM Business. Mais oui, mais c'est logique. C'est logique. Donc, il faut taxer les plus riches ou pas ? C'est logique qu'ils répondent ça au sondage. Oui, non mais d'accord. 75% des Français le souhaitent. La France, c'est le pays qui a le plus d'impôts au monde.

Oui, avec le Danemark. Enfin, les milliardaires qui sont de plus en plus nombreux en France ne s'en plaignent pas de l'augmentation. Il paye quand même de plus en plus d'impôts. Oui, mais c'est normal qu'ils sont de plus en plus riches. Oui, mais on est le pays qui paye le plus d'impôts. On est à 50%, je crois tellement obligatoire. Petit dé, on est le pays où il n'y a pas d'évasion fiscale. Je parle des gens qui vivent en France. Ceux qui vivent à l'étranger, c'est pas le sujet. Deuxièmement, on est le pays où le coefficient d'inégalité n'a pas bougé depuis des ans. On n'est pas les Etats-Unis. Je sais que M. Piketty veut un impôt à 90%.

Il regarde les Etats-Unis, il ne regarde pas la France. Je veux bien qu'à un moment on fasse partir tout le monde, on fasse partir les gens qui réussissent, on fasse partir les gens qui créent des emplois. Je ne crois pas que ça soit bonne méthode. Et si les Français répondent à 75% qu'il faut taxer les autres, c'est un enfer fiscal. La France est un enfer fiscal ou pas ? C'est d'abord un maquis fiscal au sens où personne n'y comprend rien. Et je vais vous dire la vérité, je pense qu'il y a aussi des niches fiscales qui peuvent avantage et certains qui devraient être vus. Parce que c'est quand même très compliqué. Mais oui, je pense qu'on ne peut plus augmenter les impôts.

Coronavirus, l'économie française supporterait-elle un nouveau confinement ? Non. Non. Alors, moi je ne suis pas médecin, je ne suis pas éthénologiste et je ne me suis pas autant proclamé expert. Vous entendez les inquiétudes des uns et des autres. J'entends les inquiétudes, j'entends aussi ce que dit le Premier ministre qui dit qu'on ne fera pas de reconfinement généralisé. Je crois que c'est la bonne réponse. C'est-à-dire que s'il y a, je ne le souhaite pas, mais on peut le craindre des clusters qui redémarrent. J'ai vu que ce matin en Mayenne, il y avait un abattoir. D'ailleurs, en Mayenne, tout le département va être testé. Ça, c'est supportable. Ceux qui le veulent.

C'est bien une mauvaise nouvelle pour les Mayonnais et les entreprises mayonnaises, mais c'est supportable temporairement. On ne peut pas se permettre entre guillemets de reconfiner. Parce que là, l'économie ne s'en remettrait pas. Là, on serait sur quelque chose d'absolument terrifiant. J'ai une dernière question sur la Convention citoyenne sur le climat. Parce que le président de la République nous a dit que 146 des 149 mesures allaient être appliquées. Oui, 146, vous les avez lus ? Je les ai lus, c'est très bien fait. Alors, 146 sur 149, vous dites oui ? Je dis comment. Je vais vous donner un exemple très concret. Allez-y. On doit faire du vrac dans la grande distribution. Exact.

C'est 30% du chiffre exact. Moi, je voudrais qu'on m'explique comment on passe en trois ans de 0% de vrac ou il n'y a qu'un peu de vrac à 30%. Il faut complètement refaire l'échelle d'agroalimentaire. Il faut tout repenser, y compris le comportement des consommateurs. Parce que plus globalement, cette Convention sur le climat, elle ne parle pas de combien ça coûte. Or, produire décarboné, produire plus bio, produire plus durable, ça coûte plus cher. Et on voit bien que c'est très difficile de faire payer les gens. Vous avez vu ce qui s'est passé pendant le confinement quand on a demandé aux distributeurs d'acheter des fraises françaises ou des asperges.

Elles coûtent, je ne sais plus combien, 10-15% plus cher. 15 jours après, il se faisait engueuler sur le thème où vous avez augmenté les prix. Ben oui, les fruits et légumes français coûtent plus cher parce que la main d'oeuvre est plus chère. Donc, il y a un moment où il faut réconcilier. Si je vous dis, vous savez, c'est la fin du monde et la fin du mois. C'est-à-dire, comment on fait ? Or, ce document très bien fait, il ne parle pas à aucun moment de comment on fait. Oui, comment on fait ? Vous dites d'accord, mais... Vous avez eu sondage ce matin sur les IPME. Et le crime, le délit climatique ? Il y a déjà beaucoup de textes. Je ne pense pas que ce soit le bon débat.

Vous n'acceptez pas les 146 et 149 mesures ? 146, non, je ne les accepte pas toutes. Il y en a certaines qui sont intéressantes. Par exemple, il y a le score CO2. On met sur tous les produits qu'on achète combien de CO2 ça a consommé. Ça, c'est intéressant parce que ça va donner une indication consommateur. Donc, il y a des choses intéressantes mais on ne peut pas tout mettre en appuyant sur un bouton ou mettre en place. Merci Geoffroy Roux de Bézieux d'être venu nous voir ce matin. Le président du Medef sur RMC et BFM TV.