Marine Le Pen, fixée sur son sort le 7 juillet - C à Vous l’Intégrale - 12/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Bonsoir à tous. A la une, M.Le Pen fixée sur son avenir politique dans 145 jours. - La peine qui serait infligée à M.Le Pen, s'il devait y avoir une peine, est au-delà de tout.
Elle priverait M.Le Pen de l'oeuvre de sa vie, de la rencontre avec les Français à l'occasion de la présidentielle. - A.-E.Lemoine: C'est dire le poids qui repose sur les 3 magistrats. - P.Cohen: Oui.
La cour d'appel ne devrait pas tenir compte du contexte politique, mais l'enjeu est inédit à un peu plus d'un an d'une élection présidentielle. - A.-E.Lemoine: On en parle avec les 2 avocats de M.Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires.
Bonsoir, R.Bosselut. A vos côtés, S.Chirac-Kollarik.
Vous avez plaidé la relaxe de M.Le Pen. La cour d'appel rendra sa décision le 7 juillet.
Merci de votre présence. Hier, G.Pelicot, dans sa 1re prise de parole publique, a mis en cause les avocats de ses bourreaux. - E.Tran Nguyen: Elle revient sur ce moment difficile pour elle.
Certains avocats ont insinué qu'elle était consentante. Une interview qui fait beaucoup réagir, et pas qu'en France. - A.-E.Lemoine: A la une, la tempête Nils. - C'est embêtant.
C'est ma voiture de chantier. Je ne peux plus aller travailler. On verra avec les assurances. - L.Sénéchal: Cette tempête a fait une victime, un chauffeur routier victime d'un arbre tombé sur la route.
Il y a eu 900 000 foyers privés de courant. - A.-E.Lemoine: On en parle avec S.Thomas, journaliste météo à France Télévisions.
Sonia, l'héroïne du 13-Novembre. *-J'ai commis un geste humain...
Qui va accepter qu'on aille assassiner un étranger? - L.Amar: C'est la femme qui a dénoncé à la police le cerveau des attentats du 13-Novembre.
Depuis, elle vit cachée sous une fausse identité. Nous avons pu la rencontrer alors qu'une cagnotte en ligne pour l'aider a atteint les 460 000 euros. - A.-E.Lemoine: Après 20h, notre invitée sera V.Bonneton. - P.Lescure: Je parlerai d'une des plus grandes photographes au monde.
Vous allez adorer ses photos et son travail. - A.-E.Lemoine: Victor Blanchet, en cuisine aux côtés de B.Chameroy.
Bonsoir. - B.Chameroy: Bonsoir.
Un plat à l'italienne, les aubergines...
A peu près? Il y a du parmesan? - V.Blanchet: Parmesan, un peu de roquette... - B.Chameroy: Ca passe, c'est italien...
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.
L'Edito de Patrick. M.Le Pen connaîtra son sort judiciaire et politique dans 145 jours. - P.Cohen: Le mardi 7 juillet, à 13h30, presque 5 mois de réflexion pour les magistrats de la cour d'appel de Paris avant de rendre un appel vertigineux.
Il déterminera la participation de votre cliente à l'élection présidentielle de 2027. M.Le Pen n'attendra pas le pourvoi en cassation.
Une élection se prépare un an à l'avance. Elle prendra donc acte d'une décision le 16 juillet, Qui l'empêchera ou pas d'être candidate. Compte tenu de sa position actuelle de favorite, c'est à ce moment-là que la présidentielle sera lancée. - A.-E.Lemoine: Une cour d'appel "qui n'a pas droit à l'erreur", a dit M.Le Pen. - P.Cohen: C'est une autre façon de caractériser l'enjeu inédit.
Tant qu'une décision n'est pas rendue, il y a de l'espoir. Tous les arguments sont réversibles. Je vais en avancer quelques-uns qui ont été échangés dans l'enceinte de la cour d'appel.
Vous vous êtes félicités d'un 2e procès au climat beaucoup plus apaisé que le premier. Ca n'a pas empêché le parquet général de réclamer les mêmes peines. Le jugement de première instance a été quasi conforme aux 1res réquisitions.
L'équation est simple. Si la cour suit ces réquisitions, M.Le Pen ne pourra pas se présenter.
Vous avez tenté de démontrer qu'il n'y avait pas de système organisé pour payer les salariés avec l'argent du Parlement européen, mais l'ex-numéro 2 du Front national a admis qu'il y avait une "organisation". C'est le terme qu'il a employé. Vous avez souligné l'absence d'intention de commettre un délit, mais il y a ce mail qui évoque des emplois fictifs auquel le trésorier du parti répond: "Je crois que M.Le Pen sait tout cela." Vous avez évoqué la désinvolture du trésorier.
Vous avez rappelé quelques précédents jugés de façon plus clémente, comme l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, avec seulement un an d'inéligibilité infligé en appel à A.Juppé. C'était il y a 22 ans.
Vous savez que la tolérance aux atteintes à la probité n'est plus la même aujourd'hui devant les tribunaux. Vous avez brandi l'article 432 du Code pénal relatif au détournement de fonds publiques en soutenant que ce délit ne pouvait pas s'appliquer aux députés européens, qui ne seraient pas ordonnateurs de leurs dépenses. Si la cour vous donne raison...
La défense de F.Fillon avait utilisé les mêmes raisonnements, et ça n'avait pas marché. Vous avez évoqué les trous noirs et la zone grise des règles du Parlement européen et du statut des assistants parlementaires, mais la partie civile conteste toute opacité. - A.-E.Lemoine: Reste l'argument politique. - P.Cohen: L'éléphant dans la pièce.
P.Maisonneuve, partie civile dans ce procès, dit ne pas croire que l'enjeu politique soit de nature à influencer la décision des juges. - Un tribunal d'une cour n'est pas dans une bulle.
Il est évident que le contexte politique existe. On ne va pas se le cacher. Mais la cour doit apprécier en fonction de ce qu'il y a dans le dossier, ce qu'elle a entendu à l'audience et les arguments des uns et des autres, les procureurs ou les avocats. - P.Cohen: Enjeux politiques, enjeux personnels aussi...
Vous avez plaidé l'ambition de toute une vie. ...
M.Le Pen vous confie "l'oeuvre de sa vie", avez-vous dit à la cour. - A.-E.Lemoine: On voit à quel point vous faites peser sur les juges l'avenir politique de M.Le Pen, mais est-ce leur rôle?
Ce sont sur des faits qu'ils se prononcent, des faits susceptibles ou pas d'être condamnés. Pourquoi faire implicitement peser cette charge? - R.Bosselut: On ne fait peser la charge sur personne.
Je constate le talent de P.Cohen...
Vous avez vraiment loupé une carrière de procureur. Vous avez été parfait. Je vais vous expliquer...
Vous dites... - A.-E.Lemoine: Il a résumé... - R.Bosselut: Je le taquine.
On ne fait pas peser une charge sur les magistrats. On rappelle une situation qui est la conséquence de quoi? Pourquoi on se trouve aujourd'hui dans cette situation infernale où une cour d'appel a été saisie en urgence?
Parce que, précisément, il y avait une élection présidentielle et que la présidence de la cour et le parquet général se sont rendu compte que l'exécution provisoire de première instance, dont vous n'avez pas rappelé que les avocats généraux ont dit qu'elle était absolument injustifiée... - P.Cohen: Je l'ai fait la dernière fois. - R.Bosselut: Je n'étais pas là...
Chaque fois que vous faites quelque chose de bien, je ne suis pas là...
Cette question aurait pu ne pas se poser s'il n'y avait pas eu d'exécution provisoire. - A.-E.Lemoine: Non, c'est ce qu'a rappelé la procureure générale de la cour d'appel.
Ce procès aurait pu avoir lieu il y a plusieurs années, plusieurs mois, s'il n'y avait pas eu pendant l'instruction 45 recours... - R.Bosselut: Les recours ont du plomb dans l'aile... - P.Cohen: Ali Baba... - R.Bosselut: Ce n'est pas Ali Baba...
Je parle de "Ali Baba Et des 45 recours". Dans les recours sont comptés des recours qui ne sont pas pénaux. Pour ce qui concerne M.Le Pen, il y a 4 recours.
Quand vous citez des affaires des emplois fictifs du RPR...
Les 1ers faits qui sont reprochés à M.Le Pen, c'était il y a 24 ans. - P.Cohen: Qu'est-ce qu'elle a commencé à faire, en 2017, quand l'affaire a surgi et qu'elle a reçu ses 1res convocations?
Elle a refusé de déférer. - R.Bosselut: Pas du tout. - P.Cohen: C'était en 2017.
Elle a refusé de répondre aux juges. - R.Bosselut: Vous faites un raccourci.
Elle a été convoquée...
L'affaire a été ouverte en 2014. Il y a eu une perquisition en 2016. Elle a écrit au président du tribunal pour qu'une information soit ouverte.
C'est resté au stade d'enquête préliminaire. Une information a été ouverte en 2017...
Décembre 2016...
Elle a été convoquée par la police...
Qu'a-t-elle dit? Elle a envoyé son avocat, moi-même, voir les juges d'instruction. J'ai passé un deal avec eux pour qu'au lieu d'être entendue en avril 2017, elle le soit après la campagne présidentielle.
Elle l'a été en juin. - P.Cohen: Et elle a été mise en examen. - R.Bosselut: Comme retardement de la procédure sur 3 mois...
Soyez de bonne foi et ne dites pas que c'est ça qui a fait que la procédure a duré 10 ans! La procédure a duré 10 ans parce qu'il y a eu le covid, 2 ans pour un juge d'instruction pour rendre une ordonnance, et 19 mois pour un procureur pour rendre des réquisitions. - A.-E.Lemoine: Il y a un calendrier, un contexte politique, mais il y a des faits.
Dans leur réquisitoire, les avocats généraux ont dénoncé une organisation systémique et dirigée par la tête du parti. Vous réfutez ça dans son intégralité? - S.Chirac-Kollarik: Avec force.
On a bien écouté les réquisitions. On a été sur l'emphase, sur de l'affirmation. parce que ce terme "système", "systémique", ce n'est pas une traduction juridique.
Ce n'est pas dans le Code pénal. La question que tout le monde se pose, c'est de savoir pourquoi, s'il y a une organisation industrielle, on n'a pas visé la bande organisée, la réunion...
On se contente d'un mot qui n'a pas sa place dans le Code pénal. - A.-E.Lemoine: Il y a une différence entre un système et une organisation, que reconnaît B.Gollnisch? - R.Bosselut: Il n'a pas reconnu un système...
Il a reconnu une pratique parlementaire acquise, connue et tolérée par le Parlement européen, pas uniquement pour le Front national, mais aussi pour le MoDem, pour Podemos et d'autres...
Il est suffisamment intelligent pour faire la différence...
On a voulu gloser, se moquer en disant: "Il essaye de faire un euphémisme." Ce n'est pas ce qu'il a dit. Il y a une pratique parlementaire qui était celle-là.
Quelques années après, on décide de la dénoncer. C'est comme dans un jeu de société...
Vous avez les règles et un jour, on vous dit: "On a changé les règles et on va juger la partie d'avant." - A.-E.Lemoine: Qu'en est-il de ce mail écrit par un député en juin 2014 au trésorier du parti?
Le trésorier lui avait répondu: "Je crois que Marine sait tout cela." Pourquoi ne devrait-on pas tenir compte de ce mail? - S.Chirac-Kollarik: Avant que tu ne répondes... - R.Bosselut: Vas-y... - S.Chirac-Kollarik: C'est le mail étendard.
Il faut prendre conscience qu'on parle d'une prévention qui remonte à 2004, qui va jusqu'en 2016. On nous met en étendard ce mail dont M.Le Pen n'est ni l'auteur ni le destinataire. - A.-E.Lemoine: Mais elle est citée. - S.Chirac-Kollarik: Je peux citer P.Cohen, n'importe qui dans un mail...
Ca en fait une mise en cause établie et avérée? C'est une des pierres angulaires de la démonstration... - R.Bosselut: Un système sur un mail, ça ne fait pas beaucoup.
J'ai plaidé en disant: "Testis unus, testis nullus." on peut considérer qu'il n'y en a pas. Considérer que le fait de prendre des assistants parlementaires de la même couleur politique que les députés pourraient équivaloir à un emploi fictif, c'est son interprétation...
Ce n'est pas celle de M.Le Pen. - P.Cohen: C'est une alerte. - R.Bosselut: Peut-être, dont elle n'a pas été informée.
Le mail ne lui est pas adressé. C'est un mail qu'on lui oppose pour complicité. "Complicité", c'est que vous êtes impliqué.
Là, la complicité pour M.Le Pen, c'est avec un mail qui la cite. C'est un peu juste. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui vous fait dénoncer "un déni d'atmosphère".
C'est quoi? - R.Bosselut: On part du principe que vous fraudez.
Ils écrivent des mails dans un contexte anodin et 15 ans après, on dit: "Peut-être qu'il y a eu une fraude." Les mails sont repris au tamis du biais cognitif que vous avez fraudé. - P.Cohen: Il y a des témoins qui sont venus à la barre... - R.Bosselut: Qui?
Personne n'est venu à la barre... - P.Cohen: Des prévenus qui ont reconnu qu'ils n'avaient pas travaillé pour les députés... - S.Chirac-Kollarik: Ce n'est pas ce qu'ils ont dit. - R.Bosselut: Qu'il y ait des assistants parlementaires qui ont reconnu qu'une partie de leur travail a pu profiter au parti, on ne l'a jamais contesté.
C'est la pratique parlementaire de l'époque. Mais qu'on vienne nous dire que cette pratique parlementaire a été industrialisée pour frauder alors qu'elle était pratiquée par tout le monde, y compris par les partis politiques d'opposition, c'est là que le bas blesse. - A.-E.Lemoine: Vous avez rappelé l'enfance de M.Le Pen, le fardeau de son patronyme...
Vous avez parlé de ses chats, de ses bonbons Krema... - S.Chirac-Kollarik: On a un système en France qui consiste à juger un prévenu sur les faits qu'on lui reproche et sur sa personnalité.
Si la cour décidait d'entrer en vote de condamnation contre M.Le Pen, elle doit le faire au regard des faits qu'on considère qu'elle a commis et de la personne qu'elle est pour personnaliser la peine. Je n'ai pas été dans l'excès d'avoir glosé une plaidoirie de cour d'assises.
Est-ce que c'était mielleux, surfait? Je ne sais pas. J'avais besoin d'enlever cette image calquée et caricaturale des avocats généraux qui disent: "Vous avez face à vous une machine, une cheffe de parti sans foi ni loi." Ce n'est pas la personne qu'elle est. - P.Cohen: Est-ce que le changement de discours politique faisait partie de la stratégie judiciaire?
Est-ce que le fait d'avoir abandonné ce discours accusateur à l'égard des juges en première instance...
La tyrannie des juges, le scandale démocratique...
Est-ce que ça faisait partie d'une stratégie judiciaire? - R.Bosselut: Au-delà de la stratégie judiciaire, on a eu 2 audiences tellement éloignées l'une de l'autre qu'il n'y a pas de comparaison.
Je l'ai plaidé au début de mes explications...
J'ai donné lecture de 2 attendus du jugement qui sont contraires à ce que l'on doit attendre du jugement et d'une décision de justice comme faisant entrer dans la décision de la politique... c'est pour ça qu'il y a un appel. - R.Bosselut: C'est pour ça qu'on est ravis qu'il y ait eu un appel, une façon sereine, urbaine, aimable, normale d'appréhender les choses.
Je suis surpris que les avocats généraux de la cour d'appel aient éprouvé le besoin de dire "pas d'exécution provisoire". "La défense n'est pas une circonstance aggravante de la situation du prévenu." En 1re instance, la défense a été considérée comme le risque de récidive de ma cliente.
Bonjour, la criminalisation de la profession d'avocat! En définitive, il fallait réduire le périmètre des faits...
Malgré ça, on vous dit: "On va prendre la même peine." Il n'y a pas de logique. - A.-E.Lemoine: Votre cliente a glissé quelques mots à des journalistes au sujet de cette date du 7 juillet. "La date, on fera avec." Est-ce que vous auriez aimé un jugement qui serait intervenu plus tôt? - S.Chirac-Kollarik: On n'avait pas d'exigences particulières.
On laisse le temps au temps. S'il faut du temps pour la cour d'appel, on lui laisse volontiers. On n'a pas envie que tous les arguments déployés depuis une semaine soient analysés en quelques jours, quelques semaines.
S'il faut attendre le 7 juillet, on attendra. - P.Cohen: Vous avez remis des conclusions écrites...
C'est épais? Combien? - R.Bosselut: 100 pages. - S.Chirac-Kollarik: Recto-verso. - P.Cohen: Donc ça fait 200. - A.-E.Lemoine: Dans quel état d'esprit est M.Le Pen?
Vous la connaissez depuis 30 ans. - R.Bosselut: Elle est dans l'attente de la décision des fameux 146 jours, mais je ne pense pas qu'elle va les compter.
C'est vrai qu'elle est partagée entre 2 sentiments. Comme elle prendra sa décision à l'issue de cet arrêt...
Peut-être qu'elle aurait préféré que ça vienne plus vite pour qu'on puisse enclencher, avec ou sans elle, la campagne présidentielle. En même temps, elle est aussi très attachée à ce que les arguments juridiques qu'elle a développés puissent être examinés. Nous attendrons le 7 juillet. - A.-E.Lemoine: A défaut de la relaxe, quelle peine vous apparaîtrait la plus adaptée? - S.Chirac-Kollarik: La peine juste.
Une peine qui corresponde...
Ce qui va être retenu...
Il faut rappeler que la cour a mis au débat le périmètre...
Je marche sur les plates-bandes de Rodolphe. Il s'est battu avec mes confrères en 1re instance sur quelque chose qui relevait d'une hérésie. On a parlé de "monstruosité juridique".
C'est dur, pour un avocat...
C'est dur de plaider l'évidence et de passer pour un imbécile fini. Il y avait une annexe qui visait une kyrielle de contrats. Le champ s'est réduit comme peau de chagrin...
Ce périmètre va être important. La peine doit être adaptée aux contrats qui vont rester. J'ai fait le décompte, j'ai décortiqué, et je considère que dans la poursuite, au titre du système, nous aurions 2 contrats sur une législature et 8 contrats sur la dernière législature.
On compte 24 députés qui ont 3 assistants parlementaires. Si on va sur la théorie du système, ça veut dire qu'on aurait dû avoir 48 assistants parlementaires devant la cour d'appel. Une peine juste, une peine adaptée...
Si on estime qu'il doit y avoir cette peine d'inéligibilité dans le principe, on est pour le sursis parce qu'il n'y a pas d'antécédents. S'il faut prononcer une mixité... - P.Cohen: Il y a un antécédent.
Le RN a déjà été condamné... - S.Chirac-Kollarik: Je parle de la personne physique. - P.Cohen: La personne morale, il y a déjà eu une condamnation. - R.Bosselut: Vous voulez peut-être mettre une peine d'éligibilité au parti lui-même...
C'est un rêve fou que vous caressez! - P.Cohen: Je rappelle que le parti, en tant que personne morale... - R.Bosselut: Le casier judiciaire du parti n'est pas le casier judiciaire de chacun des membres. - E.Tran Nguyen: Hier, G.Pelicot s'est exprimée dans "La Grande Librairie" à l'occasion de la sortie de son livre, "Et la joie de vivre".
Préparez-vous à voir G.Pelicot partout ces prochains jours, et pas qu'en France. Elle fait la une de "Der Spiegel". "Le courage de G.Pelicot", en une de "El Pais".
Elle est devenue l'icône des violences sexuelles dans le monde entier. Elle a raconté le moment de bascule, quand la police la convoque et lui révèle qu'elle a été violée par son mari en lui montrant des photos. - G.Pelicot: Je ne me reconnais pas sur les photos.
Je dis: "Ce n'est pas moi." Je mets mes lunettes et je découvre cette femme inerte sur son lit, qui n'a plus de conscience, plus d'âme. Je dis à mon amie Sylvie de me rejoindre.
Au moment où elle s'assoit dans mon salon, je lui dis: "J'ai quelque chose de grave à te dire. Dominique m'a violée et fait violer." C'est la première fois où je prononce "viol". - E.Tran Nguyen: Elle a dû revoir ces photos tout au long du procès.
Elle a levé le huis clos. Elle a dû faire face aux 51 hommes accusés de viol, dont son mari. Tous ont fini par être condamnés pour viol aggravé, tentative, agression sexuelle.
Le plus difficile pour elle a été d'entendre certains avocats remettre en question son statut de victime. - G.Pelicot: Ce qui était violent, c'était de dire que j'étais complice, forcément consentante.
Une des avocates a dit: "Quand on voit la vidéo, on se rend compte que son bassin bouge." Elle a osé dire que vu la vidéo, son client pensait que c'était du plaisir. Je suis sortie. - E.Tran Nguyen: Je voulais votre regard sur cette stratégie d'inverser la culpabilité.
On a vu cette inversion pour le procès de G.Depardieu, qui a fini par être condamné, et pour victimisation secondaire du fait des propos tenus par son avocat. G.Depardieu s'est depuis séparé de son avocat...
On l'a vu aussi lors du procès en appel de S.Paty. Un des avocats a évoqué le fait qu'un des avocats aurait discriminé les élèves musulmans.
Cette stratégie, c'est la défense de rupture. Je voudrais reprendre les mots de M.Paty, la soeur de S.Paty... ...
Votre avis? - R.Bosselut: Vaste sujet...
Je pense qu'il est difficile d'empêcher un avocat d'avoir une stratégie, fut-elle une stratégie de rupture. On a d'autres cas...
Je ne reviens pas sur ceux que vous venez de citer...
On a aussi le cas pour K.Barbie, où maître Vergès avait considéré que les faits qui étaient reprochés à K.Barbie n'étaient pas le sujet du procès.
Le sujet était de savoir quelle légitimité avait la France à le juger. On ne peut pas reprocher aux avocats d'avoir une défense de rupture. On ne peut pas criminaliser une défense, quelle qu'elle soit.
Le sujet est ailleurs. Je reviens à S.Paty.
Je trouve complètement contre-productive la défense...
Je connais mal le dossier...
Je ne le connais pas du tout. Mais je trouve que c'est contre-productif et assez inutile que d'aller soutenir ce qui a été soutenu. C'est un professeur...
Il demandait aux élèves de sortir pour préserver leur sensibilité et, précisément, non pas pour les discriminer, mais pour empêcher... - P.Cohen: C'est pour ça que les soutiens et la famille de S.Paty hurlent... - R.Bosselut: Je l'entends parfaitement.
Dans une audience, vous ne pouvez pas empêcher une partie d'avoir la parole... - P.Cohen: Dans une audience, l'effet n'aurait pas été le même s'il ne s'était pas exprimé dans la salle des pas perdus plutôt que dans la salle d'audience...
C'est devant les caméras que sa déclaration a provoqué l'émoi... - R.Bosselut: Le problème...
Je ne sais pas si tu partages mon sentiment... - S.Chirac-Kollarik: Je le partage.
On ne peut pas entourer, restreindre la liberté de la parole de l'avocat. C'est un principe cardinal. J'entends aussi ce qu'expriment ces femmes.
On ne peut pas être indifférent...
C'est des choix de défense que je n'aurais pas personnellement adoptés. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux d'être venu ce soir.
Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. La Story de L.Amar... *-Je ne me considère pas mieux qu'une autre.
Je pense avoir commis un geste humain, citoyen. Qui accepterait d'assassiner un étranger? Personne.
Je rêve d'une vie meilleure. Je rêve d'être madame Tout-le-Monde. - L.Amar: C'est l'histoire d'une héroïne qui ne veut pas qu'on l'appelle comme ça.
Elle est modeste. Pourtant, c'est bien elle qui a prévenu la police après s'être retrouvée nez à nez avec le cerveau des attentats du 13-Novembre, qui s'apprêtait à repasser à l'acte. En un coup de fil, sa vie a basculé.
Un statut a été créé pour elle, celui de témoin protégé. Nous l'avons rencontrée. Vous ne verrez pas son visage.
Nous avons aussi modifié sa voix. Depuis 3 mois, une cagnotte en ligne est ouverte pour la soutenir. Elle a atteint plus de 460 000 euros.
Jamais elle n'aurait cru à un tel élan de solidarité. *-Ca me touche. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi haut.
On redonne un sens à ma vie. On a montré que j'existais. - L.Amar: Est-ce que vous avez suivi l'évolution de cette cagnotte depuis qu'elle a été mise en ligne ou vous vous en tenez à distance? *-Je n'ai pas suivi la cagnotte, mais les commentaires, les mots, qui me touchent, qui sont importants pour moi, qui me redonnent la joie de vivre, me poussent à me battre. "On est avec vous", c'est ça, à la France. - L.Amar: Le problème, c'est que l'Etat bloque les transferts de fonds pour des raisons de sécurité, par crainte que quelqu'un puisse remonter à Sonia et découvrir son identité.
Contrairement à ce qui a circulé dans la presse, elle ne peut toujours pas toucher cet argent. Son avocate multiplie les démarches. - Cette cagnotte est toujours bloquée.
J'ai la promesse par les services compétents de l'Etat de tout mettre en oeuvre pour que ça soit débloqué. Au moment où je vous parle, ce n'est toujours pas débloqué pour des raisons de traçabilité. - L.Amar: Il est impossible qu'elle ouvre un compte en banque ou qu'elle transmette un RIB sur lequel arriveraient les fonds? - C'est impossible parce que ce n'est pas suffisamment sécurisé.
Et à juste titre. Les services compétents de l'Etat ne nous encouragent pas à le faire. Quand bien même, on ne pourra pas le faire. - L.Amar: Cet argent, Sonia en aurait bien besoin.
Elle touche certes une pension de 1500 euros de la part de l'Etat, mais ça ne couvre pas ses frais. Elle n'a plus travaillé depuis 2015. *-J'ai une situation financière catastrophique.
Quand vous vivez sous le seuil de pauvreté, ce que vous n'avez jamais connu auparavant, c'est très dur. C'est une épreuve à surmonter. - L.Amar: Vous vivez sous le seuil de pauvreté? *-Oui.
J'ai des enfants à charge. J'ai des dettes. Quand vous êtes dans cette situation, vous empruntez, vous empruntez et vous ne vous rendez pas compte que vous empruntez pour régler un problème tout en vous recréant un problème. - L.Amar: Au-delà des problèmes financiers, tout est difficile dans sa vie depuis 10 ans.
Les mensonges et l'esquive sont devenus son quotidien. Il faut tout cacher et se méfier de tout le monde, comme un agent secret. *-On m'a donné une légende à apprendre.
Je ne l'ai pas apprise. Je me suis servi d'une identité qui n'était pas la mienne. - L.Amar: Comment votre compagnon et vos enfants traversent tout ça depuis 10 ans?
Quand on a des enfants mineurs qui deviennent jeunes majeurs, ils ont envie de se marier, de créer leur propre famille. Tout commence par un mensonge. - L.Amar: Est-ce qu'ils vous en ont voulu? *-Au début, pas du tout.
Mais quand on est rentrés dans ce programme, oui. J'en ai un qui le vit mal. Ils aiment pas mentir, être faux.
On ne base pas une relation sur le mensonge. - L.Amar: Toutes ces contraintes sont si lourdes que sa vie est sans saveur.
Elle faisait du bénévolat, mais elle ne peut plus. Elle a disparu des lieux qu'elle aimait fréquenter. Elle n'a plus accès aux réseaux sociaux.
Elle n'a plus qu'une amie avec qui les contacts sont rares. Son quotidien se résume à son compagnon, ses enfants et quelques habitudes. *-Tous les jours se ressemblent.
Ma journée-type, c'est ma télé, ma chambre. Je m'ennuie. Je sors me balader après 23h. - L.Amar: La peur est un sentiment avec lequel vous vivez depuis un peu plus de 10 ans maintenant? *-C'est un sentiment avec lequel je vis tous les jours.
J'ai peur de tout. Le seul moment où je n'ai pas peur, c'est le moment où je vais mourir. Je rêve d'une vie meilleure, de pouvoir être madame Tout-le-Monde.
C'est comme si on vous emprisonnait dans une grande cage. A chaque fois que vous voulez aller vers quelque chose, vous vous heurtez à un mur. C'est dur à vivre. - L.Amar: Il faut vivre avec la peur et le souvenir Du 15 novembre 2015.
Une amie la convainc d'aider un cousin dans la difficulté. Elle finit par accepter et se retrouve face à l'un des cerveaux des attentats du 13-Novembre. *-C'est un monstre.
Son visage va me hanter toute ma vie. Sa main était pleine de sang. C'était le sang de mes compatriotes, d'êtres humains comme moi.
Je n'arrivais plus à me servir de la main qu'il avait serrée. Quand vous fermez les yeux avant de dormir et que vous espérez ne pas rêver de lui, c'est dur. - L.Amar: Depuis cette rencontre, elle affirme ne plus exister physiquement et administrativement, mais elle est celle qui a évité un nouveau carnage.
Une pétition en ligne a été lancée pour qu'elle reçoive la Légion d'honneur. E.Macron étudie cette option de près. - A.-E.Lemoine: Merci.
Le 5/5 de L.Sénéchal. ...
La tempête Nils fait un mort et plusieurs blessés ainsi que de très nombreux dégâts. - L.Sénéchal: Des vents à 160 km/h et des rafales à 180.
Les palmiers du Barcarès souffrent. Il y a eu 5 départements en vigilance rouge. Le vent dans le Roussillon, les crues dans le Sud-Ouest et la Savoie pour les avalanches.
Les vents puissants ont provoqué la mort d'un chauffeur routier dans les Landes, victime d'une branche d'arbre sur la route. Dans le Roussillon, des dizaines d'arbres sont couchés au sol. Certains ont parfois écrasé des voitures garées en dessous.
Dans l'Aude, les habitants ont découvert l'étendue des dégâts ce matin. ... - C'est un peu embêtant.
C'est ma voiture de chantier. Je ne peux plus aller travailler. On verra bien avec les assurances comment ça se passe. - L.Sénéchal: Le vent menaçait ce grand pin.
Pour mieux contrôler sa chute, les équipes techniques l'ont tronçonné avant de le débiter. L'A9 a été en partie fermée après un gros accident. Trafic également interrompu ou difficile sur l'A62.
Des camions se sont carrément couchés à cause du vent. La Corse est coupée du monde. Plus de bateaux et très peu d'avions.
Le trafic ferroviaire est coupé près de Poitiers ainsi qu'entre Narbonne et Bordeaux, en passant par Toulouse. - Je n'ai pas plus d'infos. Le train pour Paris est reporté, supprimé.
Je n'ai pas d'infos. - Rien ne va rouler. - On me dit que le train va être retardé.
Quand on arrive, il est annulé. Il faut repartir. - L.Sénéchal: Un agent de la voirie a été grièvement blessé en intervention dans le Tarn-et-Garonne.
Dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales, les habitants ont été prévenus du danger par des alertes reçues sur leur téléphone portable. Images aussi impressionnantes en bord de mer. Une grue s'est effondrée sur un cargo à Sète.
Elle fait 600 t. C'est vous dire la puissance des rafales. Ce bateau a été emporté sous l'oeil des caméras.
Il a soufflé jusqu'à 157 km/h dans le département. Quasiment autant à Perpignan et Pau. Les vents ont dégradé les lignes électriques aussi. 900 000 foyers sont privés d'électricité, surtout en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie.
Enedis a doublé ses effectifs pour rétablir le courant. 3000 agents déployés. La plupart des personnes touchées n'ont plus d'électricité depuis hier soir.
Ce matin, c'était système D. - Comme le portail est électrique, on a beau essayer, ça ne fonctionne pas. La porte du garage, pareil. - Vous avez de l'électricité chez vous? - Non.
Je veux trouver un groupe électrogène pour mon congélateur. - L.Sénéchal: Le vent s'accompagne de fortes pluies.
La Garonne a débordé. Ca concerne la Gironde, le Lot-et-Garonne et même Toulouse. Touchés par ces inondations, les quais de la Garonne sont restés fermés toute la journée. - C'est catastrophique.
Apparemment, ça a pas fini de monter. - Pour moi, c'est impressionnant. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie. - On dort pas tranquilles.
Avec la tempête, il y avait du vent...
J'avais un peu la boule au ventre. Pourtant, je ne suis pas quelqu'un de flippée. Ca faisait peur. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, S.Thomas.
On évoque avec vous la tempête d'une force peu fréquente, avec des pointes de vent jusqu'à 180 km/h. Ca s'explique par l'effet Venturi. Qu'est-ce que c'est? - S.Thomas: Quand vous prenez le métro et que le vent s'engouffre, le vent s'accélère.
Entre les Pyrénées et le Massif central, on a un couloir de vent. Ca s'appelle la tramontane. Quand il est boosté par une tempête, ça souffle plus fort. - A.-E.Lemoine: Les rafales de vent sont dangereuses à partir de 100 km/h?
Elles sont allées jusqu'à 150 km/h. Si on met le nez dehors... - S.Thomas: On peut s'envoler.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette expérience. A partir de 70-80 km/h, tenir son enfant par la main, c'est mieux. Quelqu'un de petite taille, un chien, ça peut s'envoler.
La force du vent est incommensurable. On utilise l'échelle de Beaufort. A partir de 89 km/h, on est sur 10, 11, 12...
Des forces de vent très fortes. Ca déracine les arbres. Même avant, il peut y avoir des petits dégâts. - A.-E.Lemoine: Ca a motivé le déclenchement de FR-Alert, ce dispositif qui prévoit l'envoi d'un message sur le téléphone portable des habitants concernés.
On leur demande d'éviter les déplacements, de s'abriter, d'accrocher tout objet, de ne pas toucher aux câbles électriques. C'est un danger réel. Malgré ces alertes, certains prennent la route, maintiennent leur activité.
On a du mal à appréhender le risque? - S.Thomas: On est une population de plus en plus acculturée au risque.
Il y a la pression économique. Si on ne va pas au boulot, on n'est pas payés. C'est difficile de composer avec ça.
La personne tuée dans les Landes était un employé municipal. Il faisait son travail. - A.-E.Lemoine: Il y a une responsabilité des employeurs? - S.Thomas: Une responsabilité collective.
Prendre la décision de dire qu'il existe un risque et de ne pas s'exposer, c'est quelque chose qu'il va falloir apprendre à faire collectivement. Des séquences comme ça, on va en avoir d'autres. - A.-E.Lemoine: Il y a le vent, la pluie, les pluies répétées, les sols déjà gorgés d'eau et les arbres qui deviennent plus vulnérables. - S.Thomas: Pour la première fois dans l'histoire des vigilances, on a eu 3 départements en rouge pour 3 choses différentes: crues, vents et avalanches.
Ce n'était jamais arrivé. Ce qui a entraîné cette alerte, ce sont les sols gorgés d'eau. Ils ne peuvent plus rien absorber.
Les arbres n'ont pas leurs feuilles. D'habitude, il y a plus de prise de vent. - E.Tran Nguyen: On a l'impression qu'il pleut tout le temps cet hiver. - S.Thomas: Ce n'est pas qu'une impression. - E.Tran Nguyen: La crue de l'Oust s'installe dans la durée.
En Bretagne, le moral des habitants est entamé. - Que de la pluie. Rien d'autre.
C'est chiant. - Mauvaise, la météo. Il pleut...
Et c'est les vacances pour les enfants donc c'est pas top. - Je ne déteste pas. Marcher sous la pluie est agréable. - E.Tran Nguyen: Ce qui inquiète, c'est le temps que l'eau met à s'évacuer. - S.Thomas: Il y a 2 paramètres à prendre en compte.
Les cumuls de pluie dans certains endroits...
Il a déjà plu l'équivalent d'un an de pluie à Paris. 200 mm, c'est 200 l d'eau au mètre carré. Les cours d'eau absorbent ce qu'ils peuvent, mais en Bretagne, les cours d'eau coulent du nord au sud.
Le vent vient du Sud. Ca empêche les cours d'eau... - P.Cohen: Il y a des bassins de rétention. - S.Thomas: Très hauts.
En Charente-Maritime, c'est plat. Dès que ça déborde...
La moindre pluie qui va tomber, les cours d'eau réagissent. - A.-E.Lemoine: Les pluies ont augmenté de 20 % dans les décennies qui viennent. - S.Thomas: On a eu 10 % de plus avec Nils qu'avant le réchauffement climatique.
Les conséquences de la tempête sont dopées par le réchauffement climatique. C'est la fameuse rivière atmosphérique. On a beaucoup Plus d'eau précipitable qui arrive sur nos têtes.
Pourquoi vous avez l'impression qu'il pleut non-stop depuis janvier? - E.Tran Nguyen: Parce qu'il pleut non-stop. - S.Thomas: On a un jet-stream puissant.
C'est plus rapide de faire New York-Paris que de faire Paris-New York. Plus d'eau traverse l'Atlantique. Il tombe plus d'eau. - P.Cohen: Ce qui est une bénédiction pour les régions du nord de l'Afrique. - S.Thomas: Pas forcément. - A.-E.Lemoine: C'est une bonne nouvelle pour les nappes phréatiques. - P.Cohen: Le Maroc, le sud de l'Espagne... - S.Thomas: Je suis le gars qui vient plomber l'ambiance.
Rappelez-vous de ce qui s'est passé en Californie. Sécheresse, sécheresse, sécheresse et d'un coup, la pluie. Mais l'été, incendies. - A.-E.Lemoine: Elles ne se sont pas reconstituées. - S.Thomas: Cette pluie est du carburant pour la végétation, mais à la prochaine sécheresse...
Tout est lié. La matrice originelle de ça, c'est qu'on balance des gaz à effet de serre. Tant qu'on n'arrêtera pas, je continuerai à venir plomber l'ambiance. - P.Cohen: On ne vous réinvitera pas. - S.Thomas: Pas de souci. - L.Sénéchal: En Savoie, ce n'est pas de la pluie, mais de la neige.
C'est la première fois que le département est en vigilance rouge pour avalanches. La station de Tignes est carrément confinée pour la nuit. La Plagne, une des plus grandes stations de ski de France, est carrément mise à l'arrêt.
Le problème, c'est le vent, la neige qui tombe en gros flocons humides. Les Pyrénées sont aussi concernées. On a enregistré jusqu'à 200 km/h sur le pic du Midi.
Station fermée à Font-Romeu. - R.Bosselut: Je suis élu de Font-Romeu. 5 m de neige cumulés. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous conseillez à vos administrés? - R.Bosselut: De ne pas prendre les télésièges.
Ils ne sont pas ouverts. Il y a eu des images très impressionnantes. Des télésièges qui étaient secoués par le vent.
On a la tramontane, là-bas. - A.-E.Lemoine: A Tignes, la station a décidé de confiner sa population. - S.Thomas: Une partie de la France est en vacances.
Ce n'est pas la première fois qu'ils le font. C'est une décision de bon sens. En fait, ça se déclenche tout seul.
On est toujours obligés de prendre en compte le scénario catastrophe. Ca arrive. Les avalanches peuvent emporter des habitations. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Patrick décidera si vous êtes à nouveau invité. On part à Crans-Montana, où le couple Moretti fait face à la douleur des victimes. - L.Sénéchal: Les propriétaires du Constellation sont poursuivis.
Ils vont être entendus par la justice suisse. Ils ont été accueillis par la colère des familles et des victimes. - L.Sénéchal: Pendant la confrontation, Jacques Moretti a voulu présenter ses excuses.
La mère d'une victime lui a demandé en réponse de baisser les yeux. C'est pour vous dire la tension dans ces auditions. De nouvelles photos ont été publiées.
On y voit l'ampleur des dégradations. On imagine la violence de ce drame qui a fait 41 victimes et 115 blessés. - A.-E.Lemoine: L'audition explosive de la ministre de la Justice de Trump. - L.Sénéchal: P.Bondi.
Elle a suscité une énorme attente en annonçant son arrivée dans l'administration Trump avec la révélation du contenu des dossiers Epstein. Les victimes sont parfois vent debout contre la publication de leur nom dans ces dossiers. - L.Sénéchal: C'était comme ça pendant 4 heures. - P.Cohen: Si elle ne répond pas, c'est que la réponse est zéro.
Il y a eu zéro complice d'Epstein... - L.Sénéchal: Ils ont parlé du bilan économique de Trump...
Une partie des républicains réclame le décaviardage des documents, y compris des très proches de Trump. - A.-E.Lemoine: La disparition d'une star des années 90... - L.Sénéchal: James Van Der Beek, mort d'un cancer.
C'était le héros de la série "Dawson". L'histoire d'amis du lycée. Une histoire d'amitié et d'amour. - L.Sénéchal: Elle est très connue, cette scène.
Il était le visage de toute une génération. Il a annoncé lutter contre un cancer en 2024. Sa famille a publié une vidéo posthume où il raconte ses derniers instants. - L.Sénéchal: C'est très émouvant.
Sa mort laisse sa femme et ses 6 enfants dans une précarité financière. Une cagnotte pour les soutenir a été lancée. Elle atteint déjà 1,5 million de promesses de dons. - A.-E.Lemoine: Aux JO d'hiver, une journée en argent pour l'équipe de France. - L.Sénéchal: Seule médaille, aujourd'hui, en argent pour R.Miradoli dans le super-G. - C'était assez surréel.
On est encore sous le choc. Quand on regarde seulement un an en arrière...
Dieu sait qu'on a eu des obstacles. Ca lui donne une saveur particulière. On est extrêmement fiers de nous. - L.Sénéchal: La championne olympique de la descente, l'Américaine B.Johnson, est sur un petit nuage.
Son partenaire l'a demandée en mariage. - P.Cohen: "J'ai trompé ma femme", "je vais me marier"... - L.Sénéchal: C'est le fil rouge de ces Jeux. - A.-E.Lemoine: C'est émouvant.
C'est très joli. Continuez à vous confier. Il nous en faut un par jour.
Merci, maîtres R.Bosselut et S.Chirac-Kollarik.
Dans un instant, le reste de nos invités,
Marine Le Pen