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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 22 mai 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jean-Pierre Raffarin : "Netanyahu a un objectif d'extermination"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Premier commentaire sur la fusillade devant le musée juif de Washington et son lien avec le conflit Israël-Palestine ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Israël a un objectif d'extermination selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Israël risque de devenir un État paria dans le monde ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous employez le mot génocide ou épuration ethnique à Gaza ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sergey Lavrov a accusé Emmanuel Macron de haine contre la Russie. Vous partagez cette analyse ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump vous inquiète-t-il dans sa position sur l'Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Jean-Pierre RaffarinFait
    « Israël a un objectif d'extermination, ce qui d'un point de vue humain est assez inacceptable. »
  • 10:00Jean-Pierre RaffarinFait
    « L'ennemi numéro 1 des États-Unis, c'est la Chine. »
  • 16:00Jean-Pierre RaffarinFait
    « Depuis 20 ans, on a organisé la lutte contre le terrorisme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Jean-Pierre Rafarin, ancien premier ministre. Jean-Pierre Rafarin, bonjour.

Bonjour. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous.

Et président d'honneur, président d'honneur des leaders pour la paix. Et ça c'est très important la paix. J'ai eu beaucoup vous parler d'international et on va commencer avec l'actualité.

Fusillade devant le musée juif de Washington. un homme à tiré sur deux membres de l'ambassade israélienne qui ont été tués. Euh premier commentaire Jean-Pierre Rafarin, c'est quoi ?

C'est cette cette guerre qui n'en finit pas à entre Israël et le monde palestinien, qui s'exporte, qui enflamme le monde. C'est quoi ? Bon, au fond, l'antisémitisme à ce degré-là, c'est une forme de terrorisme et c'est une forme de guerre.

Ce que nous ont appris quand même les événements du passé, c'est que la guerre n'élimine pas la guerre. Et c'est pas parce que on veut aller à l'extermination qu'on réussit à y aller. On l'a vu dans beaucoup de nombre pays.

C'est toute la problématique aujourd'hui qui est posée à Israël. Israël a un objectif d'extermination, ce qui d'un point de vue humain est assez inacceptable. Bien sûr qu'après Israël un objectif d'extermination selon vous.

En tout cas, Netaniaou, pas forcément Israël, mais Netaniaou Netaniaou. Je rappelle que l'armée israélienne va prendre le contrôle intégral de toute la bande de Gaza. Voilà.

Donc, si vous voulez, nous pour être très clair, il est évident que après des horreurs du 7 octobre, Israël a le droit de se défendre. Oui. Et c'est la légitime défense fait partie du droit international.

Et donc, ils ont le droit de se défendre. Mais le droit de se défendre, ça n'oblige pas à à fermer les gens, à tuer les pions civiles et s'en prendre aux enfants. Il est clair aujourd'hui que il y a là un sentiment de de d'horreur qui se développe un peu partout dans le monde et que tout ça génère un nouveau terrorisme.

C'est c'est les souffrances qui génèrent aussi le terrorisme. Et d'entraîner des souffrances, ça fait que on n'extermine pas le terrorisme par la violence. On extermine le terrorisme par les les les tentatives d'intégration. en tout cas d'apaisement qu'il faut essayer de trouver d'apaisement.

Est-ce qu'Israël risque de devenir un état paria dans le monde ? Bah je je pense que tout le monde a une grande proximité affective avec Israël compte tenu de ces malheurs de l'histoire et donc il y a quand même une proximité réelle partout dans le monde avec Israël. Mais c'est vrai que Netaniaahu, de mon point de vue aujourd'hui, ne sert pas la cause des Israël, cette cause mondiale.

Parce que en allant dans ces horreurs, en rompant les règles du droit de la guerre, naturellement, on sait bien que dans la guerre, le droit est toujours quelque chose de de très fluctuant, mais globalement, on voit bien que il y a aujourd'hui des horreurs qui choquent le monde entier et tout ça ne sert pas ce grand peuple, peuple d'Israël. Vous employez pour terminer avec cette situation, vous employez le mot génocide ou vous préférez le mot épuration ethnique à Gaza ? Je ne sais pas tout ça et tout ça c'est ce sont des débats théoriques.

Disons que je crois que je crois qu'il y a une volonté d'extermination. Il y a une volonté vraiment de de raser Gaza et donc il y a là je crois quelque chose qui est assez choquant parce qu'onxtermine pas comme ça. De toute façon, c'est quel des choses qui sont inacceptables et qui créent de la violence.

Et au fond, on veut Israël et Netano, son gouvernement veut tuer la violence mais il la crée. Et c'est ça qu'il faut voir clairement, c'est que toute cette violence là crée de la la violence ne conduit nulle part. La violence, elle est en train aujourd'hui de de se développer dans nos sociétés, à l'intérieur et entre nos sociétés.

C'est la guerre. La guerre et la violence sont des sœurs jumelles. C'est la destruction de l'autre et tout ça, ça ne conduit à rien.

La violence ne conduit nulle part et la violence ne peut que créer que de la violence. Et donc cette lutte-là, elle ne crera que du terrorisme à venir. Tant qu'il y aura pas une Palestine organisée, tant qu'il n'y aura pas une capacité d'un dialogue entre deux États, il y aura cette violence qui créera de la violence.

Jean-Pierre Rafarin, Sergey Lavrof, le ministre russe des affaires étrangères, euh s'est exprimé une nouvelle fois hier. Il a parlé d'Emmanuel Macron. Il a dit qu'Emmanuel Macron n'arrêtait pas d'exprimer sa haine contre la Russie.

Je pense que c'est ces propos sont toujours un provocateurs. Il est clair que nous sommes très engagés contre la Russie. Moi qui connais bien Poutine puisque Jack Chirac, nous avons beaucoup travaillé avec lui.

Aujourd'hui, nous nous sommes dans une situation de résistance. Quelle est la différence aujourd'hui entre le résistant et celui qui coopère ? C'est quand on est attaqué dans notre intégrité, dans notre territoire, dans notre dignité, dans notre culture.

Or aujourd'hui, la Russie attaque l'idée européenne, elle attaque le peuple ukrainien et donc nous sommes aujourd'hui des résistants. Et je trouve que Emmanuel Macron est courageux d'exprimer cette logique aujourd'hui qui est que on ne peut pas accepter l'attitude de Poutine. Nous sommes des résistants.

De Gaulle nous l'a montré. De Gaul dit "On parle avec tout le monde mais dès qu'on est attaqué, c'est la résistance qui nous va nous conduire. Nous sommes aujourd'hui des résistants face à la Russie.

Oui. Oui. Euh des résistants.

Mais ne comptez pas trop sur l'aide des États-Unis à l'Ukraine. C'est ce que euh vous les résistants, nous les résistants, c'est ce qu'a dit hier Donald Trump. Oui, mais ça je pense que Donald Trump a une position extraordinairement ambigue.

En rien, il a l'air intéressé, motivé par la souffrance du peuple ukrainien. Une seule chose l'intéresse, c'est les intérêts de l'Amérique. Et là, il a des intérêts contradictoires.

Il cherche quelquefois la paix parce qu'il veut les les méorats, parce qu'il veut les matières premières, parce qu'il veut les richesses de l'Ukraine. Mais par ailleurs, il organise un dialogue avec Poutine. Quel est leur point commun ?

C'est la volonté d'affaiblir l'Europe. Quand ils se parlent tous les deux au téléphone, il parlent de l'Europe pour affaiblir l'Europe. Parce que Poutine est ravi de voir l'Europe affaiblie. est quelquefois divisé sur ces questions là.

Et Poutine se sert des propos souvent de Trump de Trump qui a qualifié l'Europe d'ennemis d'adversaire et donc alors que nous sommes des alliés aujourd'hui on voit bien sûr bien sûr parce qu'on est allé avec le peuple américain et pas avec monsieur Trump et donc monsieur Trump il passera et donc il faut être attentif mais aujourd'hui évidemment on ne peut pas compter sur les États-Unis. Trump dit la vérité quand il dit ça. Oui.

Euh Trump vous inquiète. Est-ce qu'il vous inquiète Donald Trump ? Franchement Jean-Pierre Afrain, vous connaissez bien le monde, vous connaissez bien la diplomatie, vous avez été premier ministre.

Est-ce qu'il vous inquiète ? Et enfin, je Oui, il m'inquiète dans la mesure où je je ne le prends pas pour un fou. Je je le vois très stratégique.

Vous savez quand on le voit avoir des relations assez de proximité avec Poutine, on se souvient que Kissinger disait toujours, donc c'était la doctrine du l'État en aux États-Unis, ne mettez pas les intérêts de la Russie et de la Chine dans le même pot. Et donc qu'est-ce qu'il est en train de faire Poutine, pardon Trump face à Poutine ? il est en train d'essayer d'avoir une relation avec la Russie différent de celle qu'il a avec la Chine parce qu'il a désigné un adversaire, c'est la Chine.

Et donc dans ce contexte là, il essaie de de de faire en sorte que la Russie puisse être un peu de son côté sur ce débat là. Et donc il y a il y a une stratégie. Donc je combats cette stratégie euh je vois qu'elle est quand même assez préoccupante et je suis assez étonné globalement du manque de réaction du peuple américain de de de des démocrates et des républicains quand même.

On a toujours vu dans dans le passé dans démocratie, il y a toujours une partie de gens à l'intérieur même des majorités gouvernementales. Il y a toujours une partie de gens qui résistent, qui s'opposent. Là là je vois cet alignement des républicains qui est un alignement de type mécanique dangereux et puis le silence des démocrates.

Ça commence un peu à s'éveiller mais on n'est quand même pas là dans cette belle et grande démocratie y compris les médias que que que les États-Unis. Alors vous êtes le représentant spécial du gouvernement français pour la Chine. Vous parliez de la Chine et des États-Unis.

L'ennemi numéro 1 des États-Unis, c'est la Chine. Il y a entre les États-Unis et la Chine cette guerre commerciale ? Bon ça s'est un peu calmé. suspension de de ces droits de douanes punitifs. 30 % de droits de douane pour rentrer aux États-Unis, 10 % pour rentrer en Chine. produits.

Euh ça s'est un peu calmé mais tout de même tout de même dites-moi euh il y a débat en France et dans l'Union européenne sur les produits que nous envoient les Chinois et notamment Chines TMU euh frais de 2 € sur chaque petit colis entrant en Europe. C'est ce que l'Union européenne a décidé. Vous en pensez quoi ?

B, je pense c'est d'abord un sujet très difficile parce qu'il faut pas oublier que tous ces produits-là sont des produits pas chers. Oui. Et que et que tout ce qu'on va faire, c'est on va faire monter des prix.

Donc, on est dans un pays aussi où il faut protéger que les gens qui qui achètent ces produits, ils sont intéressés par le prix et un rapport de qualité- prix qui leur convient. Oui. Bon et donc dès que un État lance des des mesures pour augmenter les prix, c'est c'est toujours fragilisé les plus fragiles.

Donc il faut prendre ça avec mesure. Je pense que et tout cette approche là de de commande par les les voies numériques maintenant sans sans les réseaux de distribution sans rien, ça fait ça conduit naturellement à ce que on fragilise complètement notre industrie et c'est vrai que notre industrie textile notamment est très fragilisée par ça. Dites-moi, les Chinois nous envoient 9000 tonnes de fret chaque jour.

Oui, mais pourquoi ils le font ? Parce qu'il y a une demande de notre pays. Et pourquoi c'est comme ça ?

C'est parce qu'on a un système nous, un écosystème global qui est pas capable de produire à leur prix. Et donc toute notre essai, c'est de faire en sorte qu'ils viennent produire chez nous. Oui.

Et c'est mais naturellement, ils vont produire chez nous mais avec notre système social, ça va coûter plus cher que quand c'est produit en Chine. Donc, il faut bien comprendre qu'on est derrière le TLA avec une augmentation des prix. Mais les Chinois vont produire des voitures en Europe de plus en plus.

Pourquoi ne pas produire des des des du textile ou mais bien sûr je pense d'autres ou d'autres je pense que la solution la solution elle est de venir produire en Europe. C'est c'est ça c'est ça la solution. C'est ce quoi le gouvernement français se bat.

Vous avez vu le T France avec cette mobilisation on est à 15 20 milliards par an d'investissement étranger justement pour qu'ils viennent produire en France. Donc ça c'est la solution. Mais ce que je veux dire c'est qu'il faut faire très attention quand on intervient, quand on réglemente.

Moi je suis quand même un peu de culture libérale. Vous êtes contre vous êtes opposé à cette taxe de 2 ? Non non non, je je pense que je pense qu'aujourd'hui il faut donner un signal clairement pour maîtriser les choses parce qu'on on va on va il faut donner un signal aux chinois.

Donc je suis je suis d'accord et j'approuve les décisions qui ont été prises et donc je vois bien qu'on a des difficultés majeures mais ce que je souhaite c'est que l'Europe soit unie sur ce sujet. Si je prends l'exemple de l'automobile, sur l'automobile, nous avons levé les taux mais d'un côté les Français ont voté pour, de l'autre côté, les Allemands ont voté contre. Alors, je vais vous dire, faire un rapport de force avec un pays plus fort que soi, c'est déjà difficile.

Mais si en plus on est divisé, ce n'est pas convenable et cétait pas quelque chose qui nous donne des chances de succès. Il nous faut l'unité européenne. Est-ce qu'il faut continuer à taxer les véhicules venus de Chine ?

Moi je dis il faut que les Français et les Allemands soient d'accord sur la politique parce que les rapports de force ça se fait dans l'Union, ça se fait pas dans la division. Et donc ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'on est une position claire sur sur les Oui. La position claire doit être la taxation des produits des véhicules chinois.

Je je pense que ce qu'il faut c'est qu'imposer ce que dit la profession d'ailleurs en France, c'est imposer un quotat de production locale. C'est-à-dire qu'une voiture qui est vendue qui vient de Chine, elle doit être vendue en France avec une production française qui est à négocier entre les pays. Ce que fait Toyota par exemple, ce que fait Toyota dans dans le nord, ce que fait ce que ce que ce qu'on a développé.

Alors Toyota s'est installé là même on peut on peut imaginer qu' des entreprises que une grande partie de la voiture soit produite ailleurs mais on doit exiger 30 40 25 je ne sais pas c'est à discuter de pourcentage de la voiture qui est fabriquée chez nous mais tout ça ça doit être fait par une position franco-allemande. Voyons bien que ces rapports de force aujourd'hui le droit international l'OMC est bloqué le droit international recule. C'est la force qui avance et si la France et l'Allemagne ne sont pas ensemble, nous serons fragiles.

Je dis vous direz franchement que l'on augmente on augmente pas, ce qui compte c'est qu'on fasse la même chose que les Allemands parce que dans les deux cas, on aura le rapport de force pour faire en sorte de tirer la situation à notre profit. Si nous sommes divisés, nous sommes vraiment très fragiles. Et dans cette circonstance là, j'espère il y a la seule lueur parce que la situation internationale aujourd'hui est très préoccupante, très inquiétante.

La seule lueur positive, c'est des relations franco-allemandes qui peuvent changer avec le nouveau chancelier. Et si avec la protection nucléaire, avec un certain nombre de sujets, on arrivait à avoir des positions communes français ensemble on fait continent, ensemble, on peut parler avec la Chine, mais le camp de la Chine nous voit divisé au coin de la bouche, on voit un petit sourire. Ben évidemment.

Évidemment Jean-Pierre Rafarin euh ce rapport sur les frères musulmans, vous étiez premier ministre il y a 20 ans, je crois lorsque vous avez reçu un rapport quelle mémoire euh qui se rappelle qui s'appelait le rapport Aubaain. Vous vous souvenez de ce rapport que nous disait bah il nous disait ce que nous dit le rapport rendu hier. un peu moins mais pas moins complet mais tout de même.

Oui oui il y avait il y avait en effet un diagnostic qui était ça veut dire que depuis 20 ans on a rien fait non on a fait beaucoup de choses je pense que depuis 20 ans on a organisé la lutte contre le terrorisme. On s'est donné des moyens qu'on avait pas des moyens de justice. On a changé les lois.

Je me souviens de Val sur les écoutes sur un certain nombre de de sujets. Le premier ministre avait engagé beaucoup de textes pour se donner des lois. Donc on a fait de la lutte du terrorisme.

D'ailleurs aujourd'hui Rotaillot dit il faut appliquer au narcotraafiquant ce qu'on a fait sur le terrorisme parce qu'on a on s'est donné un arsenal y compris judiciaire pour lutter contre le terrorisme. Donc on a on a fait beaucoup de choses. Mais ce que je trouve pas très bien aujourd'hui dans cette situation c'est que nous avons une guerre contre la radicalisation contre le terrorisme.

Oui. Oui. Mais c'est pas contre tous les musulmans.

Non. et et et je trouve qu'on ne fait pas la guerre avec les guerriers sur la place publique. On on doit pas téléphoner nos stratégies à nos adversaires.

C'estd c'est-à-dire que on aurait pas dû rendre public ce rapport. Je je pense que la guerre contre le radicalisme doit doit être quelque chose qui est stratégique. On aurait pas dû rendre public ce rapport.

Je pense que c'est pas bien de se mettre dans cette situation publique parce que deux ch deux conditions de de conséquences d'une part on fait un amalgame entre des musulmans qui qui veulent être des républicains et puis ceux qui sont des radicaux et puis d'autre part on téléphone à nos adversaires nos stratégies donc c'est c'est absurde. Les la guerre contre les adversaires, c'est pas un coup de communication. La guerre, c'est à coûte d'appareil euh et de de de police, de renseignement, d'un certain nombre de sujets qui sont des des sujets sur lequels euh c cette guerre, c'est pas un acte de communication.

Donc, je pense que on ne doit pas en matière guerrière communiquer. C'est pour ça qu'il y a un secret défense. Le secret défense, c'est que notre stratégie de guerre et bien notamment notre guerre contre les guerriers, c'est une guerre qui doit être rapport à fuité.

Ça a mis en colère le président de la République Jean-Pierre Rafarin. Je je pense que euh des en faisant fut un rapport comme ça, je sais pas comment ça s'est fait, je sais pas ce que c'est, mais je pense que ça ça a une conséquence dangereuse, c'est que ça fait un amalgame. On on parce que ça vient du ministère de l'intérieur.

C'est ce que laissait entendre le président de la République. Hein peut-être, je ne sais pas ça, je veux pas prendre position là-dessus, je ne connais pas la situation. Mais ce que je ce que je veux dire c'est que quand on fait la guerre à quelqu'un, on ne téléphone pas avant sa stratégie et donc et donc on ne téléphone pas ses informations, on téléphone pas tout ça.

Donc je pense qu'il faut faire la guerre au radicalisme. Je pense qu'il faut être sévère. Il faut mesurer qu'il y a une progression forte de l'implantation des idées radicales.

Il faut en être en être conscient qu'il faut donc renforcer notre lutte contre ces guerriers que que sont les les radicaux. Oui donc nous devons avoir cette force là mais nous pas faire d'amalgame et pour cela nous devons adresser notre mobilisation à nos adversair et pour Oui mais Jean-Pierre Rafin quand on voit l'exploitation de ce rapport politique par exemple Gabriel Natal qui propose d'interdire le voile qui s'est précipité le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans est stupide. Je je pense que le texte que nous avons d'ailleurs, c'était mon gouvernement qui l'a fait voter sur le le voile à l'école ça suffit.

Nous nous avons là des dispositifs qui sont aujourd'hui satisfuniste et stupide de tout à coup se précipiter pour faire ces propositions. Je je franchement dites-moi franchement ce que vous en pensez. Franchement, je je n'aime pas beaucoup quand on prend des problèmes de société qui sont très complexes comme des arguments politiques et politiciens.

Donc, je je pense que sur ces sujets, il faudrait de la modération de toutes parts parce que les les sujets sont humains, ils sont difficiles. Nous avons des adversaires. Ces adversaires ne doivent pas légitimer qu'on s'adresse à tout le monde avec un certain nombre d'objectifs politiciens.

Ce qui est très important aujourd'hui, c'est de s'attaquer fortement au radicalisme. Je pense qu'on a réussi aujourd'hui à déjouer un grand nombre de d'attentats. Vous savez que du temps où j'étais premier ministre, dans toute cette période, on avait été frappé durement et donc je trouve qu'aujourd'hui on a fait des progrès dans la lutte.

Mais ces progrès n'ont pas à faire l'objet de grande agitation politique parce que ça effrait tout le monde et ça risque de stigmatiser une population. Donc ce n'est pas la peine et donc il faut faire la différence évidemment entre les citoyens qui veulent vivre normalement et puis les radicaux qui veulent déstabiliser notre société. Jean-Pierre Rafarin pour la présidentielle 202 est-ce que vous avez déjà choisi ?

Bah je travaille avec Édouard Philippe. Je crois en ses capacités je crois possibilité de rassembler. Nous verrons un peu les circonstances.

Nous verrons comment tout ça va pour vous et le candidat qui vous paraît le mieux à même devenir président de la République. Je pense qu'il a toutes les qualités pour devenir président de la République. Je pense qu'il a ce qui s'est mis au travail tôt et je l'ai encouragé, je l'encourage toujours à faire ce travail parce que on a bien vu que l'improvisation n'était pas la solution pour gouverner le pays et donc il faut préparer les choses et donc il faut y travailler.

Est-ce que Bruno Rotaillot affaiblit la la victoire de Bruno Rota sa présence médiatique, son arrivée dans le monde sondagier ? Est-ce que cela affaibli Édouard Philippe ? Pas du tout, ça le renforce.

Pourquoi ? Parce que il y a toujours eu deux droites dans France, enfin plusieurs même dronier Rond disait plusieurs, mais les bonapartistes et les orléanistes. Et donc, il y a une droite populaire.

Cette droite populaire, elle était pas aujourd'hui ni un parti de gouvernement ni n'avait un leader. Elle était dans l'opposition, elle était protestation. Maintenant, c'est c'est non républicain, la droite républicaine.

Pourquoi le RN c'est pas républicain ? Je pense que nous sommes nous avons un un cordon avec les extrémistes. Moi, je fais partie de ceux qui mettent les extrêmes à l'extérieur de mes préoccupations républicaine.

Et donc, je crois vraiment que la droite populaire Oui. républicaine qui a toujours existé dans ce pays depuis quelques temps, elle était en dehors du gouvernement, elle était très protestataire, on la sentait pas avoir des solutions et avec Rotaur, elle est entrée au gouvernement, c'est une droite de gouvernement, c'est une droite qui est une droite populaire qui a ses thématiques. Et vous savez que pour gagner les élections, il faut que la droite centriste, la droite orléaniste, cette droite là ce soit forte et il faut que la droite populaire soit aussi forte et qu'elle s'entend.

Donc vous demandez à Bruno Rotaillot et à Gérard Philippe à Gérard Philippe à Édouard Philippe que se passe-t-il dans ma tête à Édouard Philippe de se retrouver pour la présidentielle le moment venu, je pense que c'est très important. D'abord Retaillot est quelqu'un de bien, c'est une bonne personne, je le connais, il a été mon président de groupe au Sénat. Bien sû vu il est un vendéin la vendé c'est tout proche du poitou je l'ai vu et revu.

Donc je quelqu'un de bien d'honnête de travailleur qui aime la France donc ça c'est quelque chose de positif tout comme Édouard Philippe. Je pense que tous les deux sont très utiles et donc ils ont intérêt parce que aujourd'hui il faut quand même créer d'une part les émergences polies le soutien populaire parce que beaucoup de gens ont été écœurés par la politique et donc il faut les ramener à la politique et donc et ensuite il faudra construire ce qui est cet espace qui est ancien l'ancien espace UMP c'est-à-dire de la droite républicaine populaire et de la droite plus libérale plus centriste et donc il faudra mobiliser tout ça. Qui sera le mieux pour rassembler le moment venu ?

Nous verrons, je crois que capacité d'Edouard Philippe mais je ne suis pas un intégriste, je suis pour que il y ait un candidat. Vous savez au deuxième tour il y a que deux personnes. Probablement si les choses continuent comme ça probablement que le rassemblement international est déjà au second tour.

Donc il y a qu'une seule place donc il faut trouver le meilleur. Donc moi je ne suis pas pour qu'on fusil tout le monde dès maintenant. C'est pour ça que je suis contre les primaires parce que les primaires ça décapite la c'est ça décapite tout le monde.

Nous en un dimanche on a viré un ancien président et deux anciens premier ministres. On a décupé l'UMP, on a tué l'UMP avec avec ce système. Donc je pense que la division dans un même camp, la violence, elle est encore pire quand elle est fraternelle.

Et puis c'est un anniversaire en cette fin mai les 20 ans du référendum sur la Constitution européenne. Vous vous en souvenez hein, le peuple français qui a été qui avait dit non et puis euh bon, on a un peu la classe politique un peu arrangé les choses avec le traité de Lisbonne, enfin bon et cetera et cetera. Euh euh ça a été beaucoup reproché d'ailleurs à la classe politique dans son ensemble.

Euh le les référendums, le président de la République a dit son intention, mais pour l'instant il est pas allé plus loin, d'organiser des référendums. Vous en pensez quoi ? Ça a été le dernier référendum.

Euh enfin, il y a eu sur la Corse après. Mais oui, mais bon, d'abord ce que je veux dire, c'est que les référendum, c'est c'est extrêmement difficile. On savait très bien que le président Chirak au fond de lui, il était contre le référendum.

C'est sa famille politique qui lui a imposé le le référendum. À l'époque, vous savez, il y avait la question de la Turquie et tout pensait qu'il fallait mobiliser contre la Turquie. Euh mais on voyait bien puisque au fond Mastrich était passé quand même avec une très courte majorité et on avait toute la classe politique disons les les partis de gouvernement et notamment le PS et l'UMP qui étaient pour.

Là, le PS est divisé, le PS c'est fragilier, je quelques autres et et même et même une partie de l'UMP et donc oui, Philippe Sin, il avait pas voté Masich déjà, mais là les c'est tout le PS qui était avec les notions Mastriich s'est séparé. Donc on a eu une division et ce qui fait que naturellement quand on passé tous ensemble, on faisait 52 de diviser. Naturellement on a on a on a fait moins.

Donc je je ne suis pas d'accord pour dire que les gens disent qu'on ça ça a été on a tourné le dos à la vie du peuple. Nicolas Sarkozy a dit dans sa campagne électorale qu'il modifierait le texte et qu'il le présenterait au parlement. Il l'a dit, il a été élu.

Donc il n'a pas trahi. Il ça c'est quand même très important. C'est ça.

Il il a dit donc euh je vois qu'on attaque beaucoup Nicolas Sarkozy sur beaucoup de sujets. Je je trouve que il faut le défendre sur beaucoup de sujets parce que sur cette question-là, il a été d'une grande clarté. Il a modifié un certain nombre de textes pour faire un nouveau traité qui lisbonne et il l'a présenté au Parlement.

Et je crois qu'il a raison parce que sur les sujets complexes, vaut mieux la représentation nationale que la radicalisation. Vous n'êtes pas très favorable au référendum. Je suis pas très favorable au référendum, surtout pas sur les sujets complexes.

La représentation c'est ça, c'est de charger des gens pour qu'il travaillent le sujet pour qu'ils le connaissent parce que c'est très compliqué quand même. Vous savez aujourd'hui nos sujets sont de plus en plus complexes et les solutions apparaissent de plus en plus simples. C'est très difficile, c'est dangereux.

Merci Jean-Pierre Rafin d'être venu nous voir ce matin sur antenne de Sud Radio. Il est 8h57. M.