31 mars 2026 - 10h25 - Anne Le Hénanff
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et tous. On va démarrer. Je vous présente Madame la Ministre Anne Lenoff qui est venue nous donner un discours et je vous en prie.
Bonjour à toutes et à tous. Je vais m'organiser. Je fais comme chez moi.
Je me mets à l'aise. Bonjour à toutes et à tous. Je suis ravie d'être présente.
Merci d'avoir fait le déplacement, de venir écouter une ministre. Vous avez plein d'autres choses à faire dans plein de stands. Il y a des endroits vraiment très très intéressants que j'ai pu commencer à voir.
C'est évidemment une joie d'être au cœur de ce salon global industrie qui est vitrine de l'excellence et de la vitalité de notre industrie française et peut-être européenne aussi. Vous parlez de l'Europe. Comme ministre, comme élue locale de la ville de Vannes dans le Morbihan mais aussi comme citoyenne, je me réjouis de voir ici des exposants si nombreux qui montrent la force et la diversité de notre industrie.
Je remercie JL Evans pour l'organisation de cet événement et surtout vous, industrielles, qui faites de la France une puissance industrielle et innovante. C'est un fait. L'industrie et le numérique sont étroitement liés et le seront de plus en plus.
L'un produit des cas d'usage, l'autre les accélère. Le numérique permet de piloter, digitaliser, innover, gagner en productivité. Et cette synergie s'intensifie.
Nos usines se numérisent, nos start-up industrielles naissent avec le numérique. Je dirais numérique by design, comme on dit au niveau de la cybersécurité ou de l'IA. Une start-up désormais, même dans l'industrie, doit avoir intégré à son origine le numérique.
Et c'est cette dynamique que des espaces comme Booster incarnent. Un lieu pour se connecter, financer, inventer l'industrie de demain. Et je sais que cet espace fera naître des idées nouvelles et de nouveaux partenariats.
Depuis mon arrivée au ministère de l'IA et du numérique, ma priorité, c'est la souveraineté numérique. Cela signifie deux choses. D'abord, disposer d'une offre française et européenne forte.
Ensuite, et surtout, profite à tous. L'IA, la cybersécurité, la robotique, ne doivent pas être des outils réservés à quelques-uns, mais des leviers de compétitivité pour l'ensemble de notre industrie. J'aurai l'occasion de le dire avec force lors de la table ronde de tout à l'heure.
L'IA n'est pas une révolution lointaine. Elle est là. Elle transforme en profondeur tous les secteurs d'activité.
Dans l'industrie, elle transforme la maintenance, la logistique, le design, la gestion de stock. Donc, pourtant, malheureusement, trop peu d'entreprises, en particulier les TPE, les PME, les ETI, ont franchi le pas de l'adoption de l'IA. Ah, il faut que je les rejoigne alors.
Alors, on estime que moins de 20% des ETI, TPE, PME, ont implémenté l'IA dans leur système de production. Quand des pays nordiques sont déjà autour de 40%. Les raisons, elles sont multiples.
Parfois, c'est la méconnaissance des outils. Parfois, c'est la crainte de la complexité technique. Parfois, c'est une méconnaissance des usages également.
Une manque de visibilité sur les retours concrets que ça peut apporter. Moi, je le dis clairement ici. Ne pas adopter l'IA, c'est prendre le risque de se faire distancer.
Ceux qui sauront l'intégrer dès aujourd'hui seront les leaders de demain. Je sais, cependant, que le passage à l'acte n'est pas toujours facile. Certains ne voient pas l'intérêt de la technologie.
D'autres ne savent pas par où commencer. Certains ne savent pas à qui s'adresser et n'ont pas les moyens de s'engager dans cette transformation. C'est pour répondre à ces défis que nous avons lancé en juillet dernier le plan Osélia, Osélia, que j'ai eu le plaisir d'annoncer à mon arrivée, avec un objectif clair, diffuser l'IA dans 100% des grandes entreprises, 80% des PME ETI et 50% des TPE d'ici 2030.
C'est ambitieux, mais on peut y arriver, j'en suis sûre, avec des initiatives très concrètes pensées pour vous. J'ai lancé et annoncé les 600 ambassadeurs partout sur le territoire. Ils sont à votre disposition pour vous aider justement à trouver ces usages, à vous mettre en relation avec des acteurs d'IA de vos territoires et vous accompagner.
Ce sont vos interlocuteurs privilégiés. N'hésitez pas à aller voir vos ambassadeurs IA. Nous allons également, avant l'été, lancer une plateforme qui vous permettra de prendre connaissance des usages, soit dans votre secteur d'activité, soit les acteurs de l'IA de votre territoire, soit des usages sur des métiers, sur des services, et qui peuvent vous faire gagner du temps, bien sûr, plutôt que si vous le faites tout seul.
Des financements France 2030 sont également à votre disposition pour vous aider à financer des expérimentations. Et des travaux sont en cours en faveur de la formation et de l'accompagnement, parce que l'adoption de la technologie ne se décrète pas, elle se construit pas à pas. Je souhaite également rappeler un enjeu capital.
C'est qu'il est important, quand vous décidez de mettre de l'IA dans vos entreprises, de vérifier d'où vient cette IA. Évidemment, chaque entrepreneur est libre de choisir ce qu'il veut. Mais chaque contrat signé avec une entreprise française ou européenne est un pas de plus vers notre souveraineté numérique, et je dirais même encore plus notre autonomie stratégique. ne nous rendons pas dépendants de certains États par l'IA.
En choisissant des solutions françaises et européennes, vous ne faites pas seulement un choix économique, vous faites un choix stratégique. Vous contribuez à renforcer notre écosystème grâce à vos commandes privées. Vous contribuez donc à créer des emplois et à positionner la France et l'Europe comme un acteur majeur de l'IA mondial.
Et nous sommes convaincus que l'IA à la française, l'IA à l'européenne, est une troisième voie entre l'IA américaine et l'IA chinoise. Mon message est simple, osez l'IA, n'ayez pas peur, l'État est votre partenaire, les outils sont prêts, le moment est venu, je compte sur vous, et bien sûr, vous pouvez compter sur moi. Je vous remercie.
Merci.