Déconfinement : Pierre Goguet, président de CCI France, demande des aides "sur mesure" pour les commerces qui rouvriront
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Vont-ils rouvrir les cafés et restaurants malgré l'activité réduite ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Où faut-il mettre le curseur pour le maintien des aides en juin ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Si l'activité repart, combien de temps faut-il maintenir ces aides ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Faut-il vacciner les salariés des cafés-restaurants en priorité ?
- 4:43RelanceRéponse partielle
Faut-il vacciner un serveur avant un Français fragile non salarié dans ce secteur ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Faut-il des protocoles renforcés pour la réouverture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:37InvitéChiffre
« c'est 11 milliards par mois aujourd'hui, le soutien aux entreprises obligés de fermer »
- 6:22InvitéChiffre
« le nombre de faillites a baissé de 39% l'an dernier en France »
- 7:06InvitéFait
« il y en a déjà eu qui se sont bilanées sous la protection judiciaire »
Temps de parole
- Invité74 %
- Présentateur26 %
≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous. Comment rouvrir sans perdre de l'argent ? Voilà une question que beaucoup de commerçants se posent en ce moment, avant la première étape de la réouverture. Je vous rappelle que c'est le 19 mai prochain. Bonsoir Pierre Gauguet. Bonsoir. Président de CCI France. C'est le réseau des chambres de commerce et d'industrie. En première ligne, face à ce calendrier que nous regardons tous de près, le gouvernement appelle les cafés et les restaurants à rouvrir dès qu'ils le peuvent, même s'ils sont en activité réduite. Vont-ils le faire ?
Eh bien, nous encourageons, nous, chambres de commerce, cette ouverture, mais en regardant au cas par cas, quel impact ça va avoir sur la situation de trésorerie de l'entreprise. Si son niveau d'activité n'est pas suffisant par rapport aux frais fixes, évidemment, elle pourrait perdre de l'argent. Sauf que, le gouvernement, et là il faut le saluer, a prévu de maintenir les aides avec une dégressivité. Je crois que le mot de Bruno Le Maire, c'est qu'on ne décolle pas le pansement des aides d'un coup. Et donc, l'idée, ça va être une dégressivité.
Et vous avez vu d'ailleurs qu'encore une fois, le fonds de solidarité vient d'être adapté, puisque la baisse de 50% du chiffre d'affaires, qui était jusque-là une condition, est supprimée à partir de juin. Et effectivement, des entreprises qui auraient une baisse de chiffre, j'allais dire, en deçà de ce chiffre-là, ils auraient perdu 20%, pourront en bénéficier. Et donc, il y a un ajustement qu'il faut saluer, qui va être très fin, presque au cas part.
On est en pleine discussion, là, sur le bon niveau dans le maintien des aides au mois de juin. Où faut-il mettre le curseur pour vous ?
Il n'y a pas de réponse générale. La réponse, quelque part, je crois qu'elle est de plus en plus à faire quasiment sur mesure. En fonction, d'une part, des secteurs d'activité, mais même à l'intérieur des secteurs d'activité, vous avez une grande différence entre, suivant le modèle économique des entreprises, celles qui vendent en ligne, déjà depuis quelque temps, qui ont donc réussi à maintenir du chiffre d'affaires, celles qui ne l'ont pas encore fait, qui doivent se soutenir.
C'est le cas d'ailleurs aussi de certains restaurants.
Exactement. Donc, si vous voulez, d'où l'importance des réseaux, comme elle est notre, Chambre de commerce et industrie, qui connaissons nos écosystèmes et nos entrepreneurs, on est présents partout, ces entrepreneurs sont nos élus. Et ils vont pouvoir, quelque part, on va monter avec eux, des analyses très fines, des réels besoins de telle ou telle activité, avec des différences très fortes, entre le centre-ville et la périphérie.
Enfin, il faut quand même des règles.
Oui, oui. Non, mais les règles, si vous voulez, elles vont être, quelque part, en, comment dirais-je, en niveau de la quotité indemnisable. On va indemniser X% de la perte de marge ou de résultats. Mais le niveau de la perte de marge, il n'est pas le même partout, encore une fois, suivant les modèles économiques. Et donc, on va, encore une fois, faire du personnalisé, du sur-mesure, chaque fois que l'on peut, y compris dans la capacité de rembourser dans le temps, les PGE, les étalements de charges trussiales.
Et Bruno Le Maire insiste sur cette nécessité d'affiner l'analyse dans le temps, et, encore une fois, d'ajuster la décroissance éventuelle des aides en fonction du rebond des entreprises.
Si l'activité repart, combien de temps faut-il maintenir ces aides, même de manière réduite, allégée, adaptée, Pierre Gauguin ?
Écoutez, nous, on vient de faire une enquête au Pinot Noué-CCI. On a régulièrement eu un sondage auprès d'un panel. On a 70% de nos chefs d'entreprise, elle date d'il y a 3-4 jours, on l'a commenté récemment. 70% des chefs d'entreprise considèrent qu'il faut maintenir les aides jusqu'à la fin de l'année, à minima. On a besoin d'aller jusque-là ? Alors, je pense qu'ils ont raison, mais je ne dis pas qu'il faut maintenir le même quantum d'aides, encore une fois. J'espère que dans cette période-là... C'est pas cher, pour l'État, pour le contribuable. Je rappelle, c'est 11 milliards par mois aujourd'hui, le soutien aux entreprises obligés de fermer.
Surtout qu'avec l'ouverture des critères que je vous évoquais, c'est-à-dire qu'on va, quelque part, à partir du juin, admettre davantage de candidats à ces aides-là. Mais en même temps, d'autres vont sortir la tête de l'eau et auront moins besoin d'aide. Donc, si vous voulez, on va avoir des aides qui vont diminuer pour les uns, et d'autres vont, quelque part, en bénéficier, alors qu'ils n'en avaient pas toujours eu jusqu'à présent.
Dans l'hôtellerie-restauration, les patrons de café-restaurant demandent que leurs salariés soient vaccinés en priorité, parce que la situation sanitaire, nous le savons, reste très, très fragile. Est-ce que vous soutenez cette demande ?
Oui, oui, je pense que, d'une manière générale, vous avez vu les annonces des organisations professionnelles, et, d'ailleurs, de l'ACFDT, qui veulent encourager la vaccination sur les lieux de travail des salariés. C'est une recommandation, évidemment, en utilisant les services de santé au travail, qui, je crois, Mme Borne vient de faire une annonce pour indiquer qu'ils seront davantage de vaccins à disposition. Donc, évidemment, je pense que, de toute façon, la solution économique, globalement, elle passe par la montée la plus rapide possible.
Mais là, il y a quand même des choix à faire. Est-ce qu'il faut vacciner un serveur de restaurant avant un Français qui ne travaille pas dans ce secteur, mais qui a une santé fragile, par exemple, franchement ?
Excusez-moi, mais l'idéal, ça serait de pouvoir vacciner les deux. Oui, oui, certes. Et c'est bien la problématique du corps médical d'avoir, vous avez raison, à faire ce choix difficile.
Est-ce qu'il faut des protocoles renforcés pour la réouverture de ces commerces ?
Écoutez, je pense d'abord que le niveau des protocoles qui avaient été mis en place était déjà extrêmement contraignant et respecté par les commerçants. C'est pour ça que les fermetures les percutent complètement. Il y a peut-être des possibilités nouvelles techniques qui, par exemple, il y a probablement la possibilité d'autotests supervisés qui commencent à apparaître sur le marché, qui ont été testés dans certaines villes européennes, qui sont la possibilité que chacun se teste, mais évidemment, avec le contrôle du pharmacien du coin, ou d'une possibilité, même quelqu'un formé dans l'entreprise pour ça.
Bon, peut-être que dans certains cas, s'il y a des risques avérés, ce genre de process pourrait être mis en place. Le reste me semble, comment dirais-je, déjà suffisant en l'état. Vous savez, ce n'est pas dans les commerces, pardonnez-moi, que l'on a eu des problèmes de clusters.
Les problèmes des commerces, et je ne parle pas seulement des cafés et restaurants, mais aussi tous ces commerces de vêtements, par exemple, qui vendent des chaussures aussi, qui vont rouvrir également dans quelques jours, eux vont être aidés encore pendant un moment. Est-ce que vous savez comment ils vont sortir de cette période de fermeture ?
Écoutez, là, c'est vrai qu'il y a une vraie préoccupation, parce que, notamment en trésorerie...
Est-ce que vous voyez venir les faillites ? On entend tout et son contraire en ce moment là-dessus.
Écoutez, je pense que...
Je rappelle quand même que le nombre de faillites a baissé de 39% l'an dernier en France.
Écoutez, moi j'ai quelques inquiétudes quand même, il faut le dire. Pourquoi ? Parce qu'une partie de ces commerces-là avait déjà été percutée par les gilets jaunes, par les grèves, avant cette pandémie. Bon, je rappelle aussi qu'avec les stop-and-go nécessaires sur le plan sanitaire, les commerces en question avaient approvisionné les stocks pour la saison hivernale, qu'ils n'ont pas pu vendre.
Bon, ils vont être aidés pour ceux qui ont trop de stock.
Oui, ils ont une aide. Depuis, ils ont rentré les stocks pour le printemps-été. Ils sont toujours là. Je veux dire, vous rajoutez tout ça, vous avez un effort financier qui, à mon avis, va nécessiter soit une aide supplémentaire, soit des aides nouvelles, soit il y aura des défauts de bilan. Des entreprises qui vont être en défaillance, effectivement. Il y en a déjà eu qui se sont bilanées sous la protection judiciaire. D'ailleurs, il faut se mettre sous protection judiciaire si on sent qu'une défaillance est proche.
Vigilance et maintien des aides. C'est ce que vous demandez, Pierre Gauguet. Merci, président de CCI France, invité éco de France Info ce soir. Merci.