Confinement, Union européenne, libération de détenus, complotisme... Le "8h30 politique" de Marine Le Pen
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Bonjour Marine Le Pen. Bonjour. Merci d'être en ligne avec nous ce matin sur France Info. Vous accusez le gouvernement d'incompétence et de mensonge dans la gestion de cette épidémie. Sur quel point est-ce que vous avez le sentiment qu'on nous ment ?
Absolument tous. Sans aucune exception, depuis le début de cette crise, il y a eu une stratégie du gouvernement qui a consisté en réalité à cacher le niveau de faiblesse de l'État, de nos stocks, le niveau d'impréparation de notre pays, plutôt que de dire la vérité et embarquer, si je puis me permettre, dans ce mensonge. Eh bien, celui-ci en a entraîné d'autres tout au long des semaines qui nous a séparés de la prise de conscience de la gravité de cette crise. Ça a commencé par les frontières, puis ça a continué avec les masques qui étaient soi-disant inutiles, et puis les tests qui étaient eux-mêmes soi-disant inutiles.
Et tout cela, si vous voulez, a créé une situation de méfiance, évidemment. De la part de la population, à l'égard de ses élites dirigeantes.
Ça veut dire pour vous qu'il ne peut pas y avoir d'unité nationale, aujourd'hui, dans la classe politique, sur cette crise ?
L'unité nationale, elle peut se faire autour de la vérité, mais elle ne peut pas se faire autour du mensonge. On ne peut pas demander à l'opposition de soutenir les mensonges et les incohérences du gouvernement, si vous voulez. En tout cas, moi, je n'en serais pas, ça c'est sûr. Moi, je considère que mon rôle de responsable politique, de premier plan, c'est de dire la vérité aux Français. Et accessoirement, c'est de mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il prenne le plus rapidement possible les mesures que je considère comme absolument nécessaires. C'est ce que j'ai tenté de faire depuis le début de cette crise. Le 29 janvier, je demandais la fermeture des frontières.
Le 11 février, j'attirais l'attention du gouvernement lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée, sur la pénurie de masques, mais également sur la pénurie de médicaments. On m'a traité avec mépris. Et Mme Buzyn, le 11 février, me répondait qu'il était très important et que c'était son rôle dans le pays de développer le tourisme.
Vous expliquez, Marine Le Pen, que le gouvernement ment absolument sur tout. C'est ce que vous venez de dire. Ce week-end, il y a eu une étude de l'IFOP qui a été publiée qui montre que 40% des sympathisants de votre parti, du Rassemblement National, pense que le coronavirus a été fabriqué volontairement en laboratoire. Est-ce que vous êtes de ces 40% ?
Non, mais d'abord, permettez-moi de vous dire le plus grand mal que je pense de ce type d'études sur le complotisme qui est régulièrement utilisé et qui ne grandit pas les sondeurs qui les effectuent. Ça, c'est déjà la première chose. Deuxièmement, que des gens s'interrogent pour savoir si ce virus est d'origine, entre guillemets, naturelle, ou s'il ne peut pas avoir échappé d'un laboratoire, est une question qui me paraît être une question de bon sens. Est-ce que c'est votre cas ? Non, non, je n'ai aucune opinion sur ce sujet.
Mais dans l'histoire, je sais, parce que j'essaie de ne pas être inculte, je sais qu'un certain nombre de maladies ont échappé des laboratoires, comme la myxomatose, par exemple. Donc, ce sont des choses qui arrivent. Ça ne change strictement rien à la situation dans laquelle nous sommes. Très honnêtement, l'origine du virus, hélas, n'a aucune influence sur ce que nous sommes en train de vivre.
En l'occurrence, dans ce sondage, pour vous sympathisant, c'est volontaire, ce ne serait pas accidentel.
Oui, mais je ne crois pas à ce sondage. Excusez-moi, je n'y crois pas. Voilà, je vous le dis très clairement. Et très simplement.
Est-ce que vous portez un masque tous les jours, Marine Le Pen ?
Je ne porte pas un masque, monsieur, parce que je suis confiné comme tout le monde. Voyez-vous ?
Vous avez demandé que tous les Français en...
Et d'ailleurs, madame, et d'ailleurs, monsieur, si je devais avoir un masque, je le trouve où ? Parce qu'il est là, le grand problème. Je vous dis, aujourd'hui, on est dans une situation qui est critique, où nous manquons de masques et où nous manquons de tests. Nous sommes dans une stratégie, puisque le Premier ministre a parlé de stratégie, qui est en réalité une stratégie défensive face au virus. Le confinement, c'est lorsqu'on n'a plus d'autres solutions que celle-là. D'autres solutions, d'autres stratégies étaient envisageables.
Il aurait fallu, par exemple, Marine Le Pen, conserver le stock de masques qui avait été mis de côté après la crise du H1N1. On en avait un milliard et demi quasiment en 2012. Il aurait fallu les conserver ?
Oui, bien sûr qu'il aurait fallu les conserver et les renouveler. Mais, encore une fois, dès le début de cette crise, il aurait surtout fallu en commander et en fabriquer. Ce qui n'a pas été fait, pas plus pour les tests. Or, l'autre stratégie, c'est une stratégie offensive. Et moi, je pense qu'il faut déjà réfléchir, si vous voulez, à la période de déconfinement. On n'a pas resté confiné pendant deux ans.
On va en parler, Marine Le Pen, si vous le permettez. Je voudrais simplement qu'on termine sur cette histoire de masques. On se souvient des critiques qu'avait reçues à l'époque Roselyne Bachelot lorsqu'elle avait mis de côté ces centaines de millions de masques et lorsqu'elle avait vacciné massivement en France au moment de cette épidémie de H1N1. Vous ne faisiez pas partie, vous, de ceux qui estimaient que c'était de l'argent gâché ?
Non, je ne me souviens pas d'être intervenue à l'époque sur ce sujet. Mais, en l'occurrence, elle avait raison. Voilà, on est obligé de le dire aujourd'hui, elle avait raison. Et c'est ce qu'il aurait fallu continuer à faire parce que c'est vrai que gouverner, c'est prévoir, et que c'est prévoir le pire, c'est ainsi.
Puis-je vous lire, Marine Le Pen, quelques mots d'une interview de Jean-Marie Le Pen qui était, à l'époque, en 2010, le président du Front National
et vous en étiez, Marine Le Pen, la numéro 2.
La ministre de la Santé est responsable de la catastrophe financière qui va coûter plus d'un milliard d'euros aux contribuables. Elle doit démissionner. C'est une interview au Figaro de janvier 2010. Vous étiez la numéro 2 du FN à l'époque.
Oui, d'accord. Mais, eh bien, il avait tort et ce n'est pas un des sujets de divergence que je peux avoir écrit.
On ne vous a pas entendu, à l'époque, prendre la défense de Roselyne Bachelot.
Non, mais d'accord, monsieur. Bon, d'accord, elle avait raison. Voilà, je vous le dis, elle avait raison. Et votre parti avait tort, à l'époque. Et c'est peut-être, d'ailleurs, en tirant cette leçon que, dès le départ de cette crise, j'ai réclamé que des mesures urgentes soient prises. Peut-être. Car, après tout, c'est ça aussi l'expérience. L'expérience, c'est être capable de tirer les leçons des erreurs qui ont été commises. Or, ce qui est dramatique dans la situation actuelle, c'est qu'aucune leçon n'est tirée, en réalité, des erreurs. Donc, moi, ce que je souhaite maintenant, c'est qu'on tire les leçons des erreurs. Or, les erreurs, on a recommencé à les commettre.
Et on va en parler, si vous voulez bien, dans quelques instants. C'est-à-dire pas de tests. C'est-à-dire des industrialisations massives de notre pays qui fait qu'aujourd'hui, nous sommes dans une situation de dépendance terrible. On est obligé de faire venir des masques de Chine. On en fait venir aujourd'hui, ça fait la une des journaux, 5 millions. Mais on a besoin de 7 millions Obama par jour.
Par jour, oui, effectivement.
Par jour. Mais pour les services minimums de l'État. C'est-à-dire que je ne parle pas de tous ceux qui travaillent aujourd'hui, tous les Français qui travaillent, qui devraient avoir un masque. les pompistes, les vendeuses, les caissières, les livreurs, c'est-à-dire tous ceux qui travaillent. Parce que si on ne donne pas des masques à tous ceux qui travaillent aujourd'hui, et si par ailleurs, ils ne sont pas, si je puis me permettre, avec évidemment les soignants, évidemment, prioritairement testés, alors on ne pourra pas sortir du confinement.
On va aborder cette question, Marine Le Pen, si vous voulez bien, dans quelques instants, je vous interromps, une minute, à 8h41 pour le Filinfo, et on se retrouve juste après avec la présidente du Rassemblement National. D'abord, Lauriane Delanoé.
Le gouvernement attend les premiers résultats des essais cliniques en fin de cette semaine. Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'annonce ce matin sur France Info. 13 essais sont en cours en France pour trouver un traitement contre le coronavirus. Des commandes passées pour toutes les molécules testées. Il faut des masques, des infirmiers, et des pousses seringues pour ouvrir des lits en réanimation dans le secteur privé. Le président de la Fédération de l'Hospitalisation Privée lance donc un appel à la solidarité entre les régions. Sur France Info, la mine Garbi demande aussi un dépistage systématique pour tous les soignants.
Le confinement montre-t-il ses effets en Italie ? 756 morts recensés hier, chiffres qui baissent pour le deuxième jour consécutif. La contagion aussi ralentit, moins de nouveaux malades chaque jour en Italie. Un Français sur 5 a du mal avec les outils numériques. Un numéro de téléphone ouvert pour les accompagner pendant le confinement, c'est le 01 70 772 372. Un site simple aussi, solidarité-numérique.fr. France Info, et tout est plus clair.
Toujours avec la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, qui est notre invitée jusqu'à 9h, et Renaud Delis. Vous reprochez au gouvernement Marine Le Pen notamment d'avoir décidé du confinement trop tard.
Pourtant, quand on compare les décisions en Europe, on s'aperçoit que la France a décidé de cette mesure, qui est le confinement, plutôt que ses voisins, c'est-à-dire alors qu'il y avait nettement moins de décès en France qu'en Italie ou en Espagne et dans les autres pays qui ont décidé du confinement.
Nettement moins de décès, mais combien de contaminés ? Car c'est ça le problème, si vous voulez, c'est que la stratégie française a consisté à ne tester que les gens qui étaient dans une situation grave. Et pendant ce temps, tous ceux qui étaient contaminés avec des symptômes légers ou sans symptômes d'ailleurs, continuaient à contaminer les autres. Donc l'intérêt, si vous voulez, quand on n'est pas le premier pays touché, c'est de se servir précisément pour anticiper, c'est de se servir de l'expérience des autres. Si on a 10 jours d'écart ou 8 jours d'écart avec l'Italie et qu'on prend les mêmes mesures que l'Italie 8 jours plus tard, en réalité on est dans la même situation que l'Italie.
Et donc on ne se sert pas de l'expérience de nos voisins pour pouvoir tenter d'être dans une situation meilleure qu'eux. Justement, vous rappelez la situation de nos voisins,
il y a aujourd'hui 3 milliards à peu près, 3 milliards d'individus sur cette planète qui sont confinés. Quand on vous écoute, on a l'impression que c'est d'abord une crise nationale. On voit bien que c'est une épidémie planétaire.
Oui monsieur, mais moi je ne suis pas chargée du monde. Vous voyez, j'ai été élu pour défendre les intérêts de la France. Donc je compatis beaucoup avec nos voisins, mais en l'occurrence c'est la stratégie de la France qui m'intéresse. Chaque pays d'ailleurs détermine sa propre stratégie. On aura d'ailleurs probablement des difficultés et des problèmes avec cela, puisque beaucoup de pays en Europe ont choisi en réalité la stratégie de l'auto-immunité. Ça a été le cas de la Grande-Bretagne pendant un certain nombre de semaines, mais ça a aussi été le cas de la France, je vous signale.
Dans les premiers temps, dans les premiers temps, madame Syvette Ndiaye nous expliquait qu'on était au stade 2, mais que quand on passerait en stade 3, c'est-à-dire le stade où le virus circule, eh bien on prendrait en réalité moins de mesures de limitation de circulation.
La France a décidé du confinement que lorsqu'il y avait 175 décès en France. Il n'y a pas eu de mise en œuvre de cette stratégie d'immunité collective, Marine Le Pen ?
Au départ, si, au départ c'était la stratégie qui était choisie. Je vous renvoie à une interview de madame Syvette Ndiaye par Léa Salamé sur France Inter, dans lequel elle répond, en stade 3, on lèvera en réalité les mesures de confinement. A l'époque, on était dans des mesures de confinement régionalisées, localisées. Et puis ils ont changé d'avis, comme a changé d'avis Boris Johnson, comme change d'avis Donald Trump, parce qu'il voit bien que c'est une stratégie qui peut potentiellement faire des milliers ou des centaines de milliers de morts.
Vous avez reproché ce week-end à Edouard Philippe de n'avoir prolongé le confinement ? Non, mais exactement, quand même, terminé.
Excusez-moi, je sais bien que vos questions sont plus intéressantes que mes réponses, mais objectivement, laissez-moi quand même juste terminer une phrase de 100. Allez-y, je vous en prie.
Allez-y, Marine Le Pen.
Voilà. Donc, encore une fois, je le redis, le confinement est une stratégie quand on n'en a pas d'autres à disposition. Et si nous avions eu en même temps des masques massivement, ce qui correspond à un confinement individuel, et que nous avions pu immédiatement tester les gens qui avaient au moins des symptômes, eh bien, nous ne serions probablement pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Mais encore une fois, on ne va pas pleurer sur le lait renversé. Ce qu'il faut maintenant, c'est penser à demain. Et demain ne me permet pas d'être très optimiste compte tenu de ce que je vois aujourd'hui.
Justement, vous avez reproché ce week-end, Marine Le Pen, à Edouard Philippe, de n'avoir prolongé le confinement que pour deux semaines. Si vous étiez au pouvoir, vous l'auriez prolongé pour combien de temps ?
Non, j'ai reproché à Edouard Philippe d'avoir annoncé au départ 15 jours, alors qu'on savait pertinemment que ça durerait au moins 4 à 5 semaines. Donc, je trouve que mieux vaut dire la vérité aux Français. Voilà. C'est ma stratégie. C'est mon opinion. Il faut dire en toutes circonstances la vérité aux Français. Les Français ne sont pas des enfants. C'est un peuple majeur. C'est un peuple responsable à qui il ne faut pas mentir.
Or, le fait d'annoncer 15 jours, puis évidemment, ce que tout le monde imaginait à nouveau annoncer 15 jours, m'apparaît risquer de créer les conditions d'une désobéissance qui serait évidemment catastrophique puisque la fin de cette épidémie passe au moment où on se parle par le respect strict du confinement.
Marine Le Pen, est-ce que vous considérez également que le gouvernement nous ment sur la chloroquine ?
Je ne comprends pas ce qui se passe. Voilà, je vous dis franchement, je pense que...
Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
Je ne comprends pas que le professeur Raoult qui indique que la chloroquine est utile dès les premiers symptômes précisément pour éviter l'aggravation d'un certain nombre de cas se retrouve avec une réponse du gouvernement qui lui dit qu'on va utiliser la chloroquine pour les cas très graves alors qu'on sait que ça n'a pas d'efficacité. Une réponse du gouvernement
qui est pour l'heure également celle de l'Organisation mondiale de la santé qui demande à ce qu'on attende les résultats des essais cliniques de grande ampleur qui sont menés sur cette molécule.
Mais je ne suis pas en désaccord avec ces essais cliniques mais encore faut-il qu'ils soient faits dans les prescriptions où elle est utile. Car encore une fois, si vous faites une étude sur les cas graves alors que ça fonctionne sur les cas peu graves et bien vous aurez évidemment des résultats qui seront des résultats faussés.
Donc moi je pense qu'il faut faire effectivement tout de suite donner la possibilité aux médecins qui sont médecins qui ont fait 10 ans d'études et qui savent ce qu'ils font et qui connaissent les effets secondaires possibles de ce médicament donner à tous les médecins de ville la capacité de prescrire à ceux qui sont contaminés avec des symptômes peu graves cette chloroquine. Pourquoi ?
Parce que si on peut éviter si on peut éviter encore une fois l'aggravation des cas si on peut obtenir ne serait-ce que 10% de baisse des cas graves et bien ça veut dire qu'on ne sera pas obligé de trier les gens à la sortie et qu'on ne laissera pas peut-être sur le côté sans respirateur sans aide des personnes âgées parce qu'on n'a pas les moyens matériels de les soigner.
Vous voyez ça pour moi c'est quelque chose d'épouvantable je trouve que ça c'est le pire échec et je pense que c'est ce qui fait le plus souffrir les soignants être obligé de trier les patients et bien s'il y a une possibilité de ne pas trier les patients en fin de chaîne parce qu'au départ on aura limité le nombre de cas qui s'aggraveront alors on ne peut pas se priver de cette chance-là d'autant qu'on n'a rien d'autre.
Marine Le Pen votre député Gilbert Collard a publié il y a quelques jours une vidéo qui a été depuis reprise des centaines de milliers de fois et dans laquelle il se demande je le cite quel courroux anime le couple Buzyn-Lévy Agnès Buzyn l'ancienne ministre et monsieur Lévy qui est son mari qui est l'ancien patron de l'Inserm quel courroux anime le couple Buzyn-Lévy contre le professeur Raoult il dit également dans cette vidéo qu'Yves Lévy a participé activement à l'élaboration du laboratoire P4 à Wuhan la ville où le Covid-19 a surgi qu'est-ce que ça veut dire ?
Je crois qu'il y a des dizaines et des dizaines d'articles qui évoquent manifestement l'hostilité qui existe entre le professeur Raoult et l'Inserm c'est un secret pour personne me semble-t-il et certaines personnes s'interrogent pour savoir si c'est cette hostilité qui est à l'origine des décisions du gouvernement qui sont des décisions pour le moins incompréhensibles Quel lien avec le laboratoire P4 de Wuhan ? On a encore le droit de se poser des questions ou pas ?
Bien sûr mais quel est le lien avec ce laboratoire de Wuhan ?
J'en sais strictement rien il faut le demander à monsieur Collard
Il fait partie du rassemblement national
Oui bien sûr mais il y a beaucoup de gens qui font partie du rassemblement national mais moi Vous comprenez que de poser la question Marine Le Pen
c'est déjà restillé le doute
Non monsieur moi je ne suis responsable que de mes propres propos Pas de ceux de votre père même quand vous étiez numéro 2 du parti
et pas de ceux de votre député Gilbert Collard Ah parce que
il faut que je sois aussi responsable de ceux qui sont au-dessus de moi et ceux qui sont en dessous Excusez-moi en démocratie on a le droit de douter et je vais vous dire même sur le plan scientifique on a le devoir de douter donc le doute n'est pas un crime ça n'est pas un délit monsieur et vous même comme journaliste vous devriez de temps en temps douter je vous assure ça fait du bien Je vous remercie du conseil madame Le Pen ça permet peut-être parfois d'arriver à réfléchir et à trouver la vérité
Je vous en remercie on va se laisser une minute pour douter tous ensemble on s'interrompt pour le fil info avec Lauriane Delanoé et on poursuit avec vous si vous voulez bien Marine Le Pen jusqu'à 9h
On est dans une situation critique face au coronavirus d'après Marine Le Pen la présidente du Rassemblement National déplore sur France Info le manque de tests et de masques il en faut selon elle pour les soignants et pour tous ceux qui travaillent exposer les caissiers caissières par exemple ou les livreurs des masques et autres matériels médicaux qui arrivent de Chine par avion une première livraison hier soir d'autres prévus aujourd'hui et dans les prochains jours le gouvernement commande aussi des médicaments toutes les molécules actuellement testées en France et en Europe contre le Covid-19 la ministre de l'enseignement et de la recherche Frédéric Vidal attend les premiers résultats des essais cliniques en fin de semaine maths ou français une troisième semaine d'école à la maison commence ce matin comment vous en sortez-vous enfants, ados, parents appelez-nous 01 56 40 41 11 le pédopsychiatre Stéphane Clerget répond à vos questions dans 20 minutes sur France Info France Info et tout est plus clair
toujours avec la présidente du rassemblement national Marine Le Pen et Renaud Delis Marine Le Pen
vous avez accusé l'Union Européenne de vouloir mettre en place de l'espionnage pour le plaisir c'est l'expression que vous avez utilisée à propos de la mise en oeuvre de tracking de traçage des personnes confinées le commissaire européen Thierry Breton qui était l'invité de France Info ce matin vous a répondu je propose d'écouter
il s'agit d'avoir de façon très claire de voir si précisément dans tous les pays où le confinement est demandé nos concettis voyants européens restent bien chez eux c'est absolument essentiel
ça ne peut pas servir à identifier quelqu'un qui aurait par exemple désobéi au confinement
en aucune matière puisqu'encore une fois ces données sont non seulement anonymisées mais également agrégées
est-ce que vous êtes rassurée Marine Le Pen ?
Non mais surtout je ne comprends absolument pas à quoi ça sert et en l'occurrence pourquoi l'Union Européenne se mêle de ça ?
Parce que c'est une crise qui ne concerne pas que la France mais l'ensemble de l'Union Européenne et même au-delà d'ailleurs
Oui il y a qu'un malheur si vous voulez c'est que l'Union Européenne a été la première à exprimer à l'égard des nations un conseil et même une instruction qui probablement a lourdement aggravé l'épidémie celle qui consistait à demander aux nations de ne pas fermer leurs frontières ça a été la première prise de parole de l'Union Européenne a été celle-là n'empêchez pas la circulation des personnes alors je ne suis pas sûr qu'il soit très crédible dans le cadre de cette lutte et qu'est-ce que j'ai dit ?
j'ai dit que le tracking qui a été utilisé en Corée du Sud n'a qu'un seul intérêt c'est de déterminer quand quelqu'un est contaminé quelles sont les personnes avec lesquelles il a été en contact dans les dix derniers jours pour pouvoir précisément tester ces personnes et savoir si elles ont elles-mêmes été contaminées ça vous y êtes favorable ça s'appelle une chaîne de contamination ça vous y êtes favorable
Marine Le Pen à ce système-là
mais excusez-moi je crois que au moment où on se passe c'est trop tard ce sera peut-être utile plus tard pour la sortie du confinement si jamais nous sommes confrontés à une deuxième vague car c'est évidemment le danger qui inquiète tous ceux qui sont censés être responsables c'est comment va se passer le déconfinement et est-ce qu'on ne risque pas d'avoir une deuxième vague mais en l'occurrence savoir si les gens sont chez eux ou pas chez eux qu'est-ce que ça apporte clairement pour lutter contre l'épidémie sachant qu'on peut sortir de chez soi sans son portable donc l'Union Européenne essaye de se rendre utile et elle est totalement en l'occurrence inutile dans cette crise
Un mot sur les prisons Marine Le Pen si vous voulez bien la garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé que 3500 détenus qui avaient été condamnés à des peines légères auxquelles il restait moins de deux mois de prison à effectuer avaient déjà été libérés 1500 autres devraient l'être dans les semaines qui viennent pour éviter une propagation massive en prison est-ce que c'est une bonne décision ?
Non, c'est une mauvaise décision C'est une mauvaise décision car nous allons payer cher à la fin du confinement la libération de ces 5000 délinquants qui s'y sont en prison ont donc commis des faits graves et sont susceptibles d'en commettre à nouveau là encore le bon moyen quand nous sommes confrontés à des gens qui sont confinés comme d'ailleurs des 60 millions de français qui sont confinés voilà donc les prisonniers aussi sont confinés Et les gardiens aussi c'est de les tester et de leur donner des masques parce qu'ils sont très certainement du fait de la promiscuité des personnes sûrement à risque donc test et masque mais libérer 5000 délinquants dans la nature qui vont très certainement contribuer à une aggravation de la délinquance et de l'insécurité quand on sortira du confinement ou même peut-être avant je trouve que c'est une très mauvaise décision
même s'ils étaient à moins de deux mois de la fin de leur peine de toute façon
Oui oui même s'ils étaient à moins de deux mois de la fin de leur peine oui
Vous avez demandé Marine Le Pen aux fédérations de votre parti de solliciter un report du paiement de leur loyer justement à cause de cette crise du coronavirus ça signifie qu'aujourd'hui le Rassemblement National n'est plus en mesure de payer ses loyers de ses fédérations dans les départements
Nos permanences sont fermées Monsieur Nous ne pouvons pas chercher des adhésions nous ne pouvons pas chercher des dons L'emprunt national que nous avons lancé évidemment vous comprendrez compte tenu de la situation ne permet pas de remplir les espérances que nous avions en lui Par conséquent nos permanences étant fermées oui nous faisons comme tous les gens qui ont leurs locaux qui sont fermés on sollicite de nos propriétaires un report pour pouvoir payer plus tard ces permanences tout ça me paraît tout à fait naturel mais encore une fois ce n'est pas peut-être au niveau de ce dont on devrait parler c'est-à-dire comment est-ce qu'on sort du confinement où est-ce qu'on en ait des masques est-ce qu'avec 5 millions de masques commandés on va réussir véritablement à faire un confinement un déconfinement réussi quid de ces millions de masques qui continuent à manquer pour ceux qui travaillent pour les soignants pour les médecins pour les EHPAD
Marine Le Pen sur la situation du Rassemblement National on sait que le parti est lourdement endetté près de 24 millions d'euros d'endettement est-ce que vous avez demandé est-ce que le Rassemblement National étant une entreprise en difficulté sur le plan financier a mis ses permanents au chômage partiel comme le gouvernement autorise les entreprises en difficulté en ce moment à le faire
mais monsieur nous sommes à l'arrêt donc à partir du moment où nous sommes à l'arrêt il est évident que pour l'instant une partie en tout cas de notre personnel va être au chômage technique donc vous allez recourir
à cette disposition mise en oeuvre par le gouvernement
d'autres télétravail d'autres travails certains qui sont essentiels se rendent encore au siège le moins possible mais incontestablement une grande partie de nos salariés sont actuellement au chômage
merci à vous Marine Le Pen d'avoir accepté notre invitation à distance évidemment comme toutes les interventions depuis plusieurs jours maintenant sur l'antenne de France Info et sur toutes les antennes du groupe Radio France
Marine Le Pen