Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueRadio France (sur Site radio)· 8 octobre 2025 3 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéImmigration & asile

Édito. LR fait un nouveau pas vers le RN

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Votre édito politique Renaud Delis, la crise incite Bruno Retailleau à changer de stratégie. Et oui Jérôme, mais le patron de LR dévoile ces jours-ci une inattendue vocation de croque-mort. Dimanche soir, il a enterré le socle commun pour rompre son alliance avec les macronistes et provoquer la démission de Sébastien Lecornu. Et puis hier, il a donné un dernier coup de pelle au Front Républicain, qui était déjà agonisant. Le chef de la droite a appelé ses électeurs à battre la candidate socialiste opposée dimanche prochain à un candidat du parti d'Éric Ciotti, soutenu par le Rassemblement National, au second tour d'une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, l'ERN, plutôt que le PS.

Ce choix a eu le serré à gauche, à commencer par le chef des socialistes, Olivier Faure, qui s'est indigné, je le cite, de la fusion entamée entre droite et extrême droite. Mais ce changement de pied n'a choqué personne à droite, pas une voix à LR n'a critiqué Bruno Retailleau. Est-ce surprenant ? Bah non, plus vraiment en fait, Jérôme. Ce rapprochement entre la droite et l'extrême droite est en marge de longue date. Rappelons qu'LR avait par exemple refusé d'appeler à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de 2022. Bruno Retailleau, lui, à titre personnel d'ailleurs, avait carrément renvoyé dos à dos le chef de l'État et Marine Le Pen en choisissant le vote blanc.

Il répète désormais depuis plusieurs mois que la pire menace politique, c'est LFI, une façon de réhabiliter le Rassemblement National, tandis que Laurent Wauquiez, lui, veut rassembler toutes les droites, dit-il, jusqu'à la zémoriste Sarah Knafo. Et puis, sur le fond, surtout sur le programme, LR et le RN revendiquent désormais leur gémélité sur les sujets régaliens, sécurité, immigration, identité ou islam. La droite se contente de critiquer le programme économique du Rassemblement National, sauf que, sauf que Jordan Bardella est en train de passer par-dessus bord tout son versant social pour draguer les patrons. Mais qu'est-ce qui empêche encore un rapprochement RN-LR ?

Bah, plus grand-chose. Plus grand-chose. Jordan Bardella a d'ailleurs proposé hier un accord de gouvernement aux Républicains. Alors, sur France 2 hier soir, Bruno Retailleau a répondu non, non, non, non, parce que le RN lui parle mal, le RN l'insulte, dit-il. Il a dit non, mais il n'a pas dit jamais. Et d'ailleurs, si à l'issue d'une dissolution qui est devenue probable, le Rassemblement National disposait d'une majorité relative, on peut penser que les députés LR rescapés auraient sans doute bien du mal à résister à l'appel du pouvoir. Il est décidément loin, le temps, Gérôme ou la droite, vraiment républicaine, fustigée par la voix de Philippe Séguin.

C'était en 1998, les turpitudes, je cite, de ceux qui font cuire leur petite soupe dans leur petit coin en pactisant avec l'extrême droite. En 2025, la soupe macroniste est froide et le velouté, le péniste, bien plus goûtu. Renaud Dely.

Édito. LR fait un nouveau pas vers le RN · Pourquijevote