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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 19 juin 2026 2 minAutoproduit

Projet de loi d'urgence agricole - Jean-Claude Tissot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ma question s'adresse à madame Monique Barbu, ministre de la transition écologique et non à madame la ministre de l'agriculture comme indiqué sur le dérouleur. L'agriculture est à nouveau au cœur des débats parlementaires dans le cadre du projet de loi d'urgence agricole. Autant dire d'emblé, ce texte n'apporte pas de solution concrète pour améliorer le revenu des agriculteurs.

Revendication pourtant première des paysans. À l'inverse, le texte perpétue la logique gouvernementale à l'œuvre depuis plusieurs mois, voire maintenant plusieurs années. Souscouvert de simplification, c'est une méthodique dérégulation qui s'organise et plus précisément une dérégulation environnementale. sur le volet EA.

Le texte facilite la réalisation des ouvrages de stockage notamment en rendant facultative la réunion publique prévue dans le cadre d'une demande d'autorisation environnementale. Ex la concertation. Les mesures compensatoires dans les zones humides affaibli les règles de compensation des atteintes à la biodiversité pour les terres agricoles assoupli les délais de recours contre les projets de stockage réduit les jugements administratifs d'interdiction de prélèvement bafoué.

Le point d'org du nonsens environnemental a été atteint ce matin lors de la lors de l'examen en commission avec la réintroduction dans le projet de loi par messieurs les rapporteurs de la cétamipride et du flupira difuron. Alors une question me tarot madame la ministre la sacrointe simplification érigée en principe intangible nous autorise-elle à faire tout et n'importe quoi ? Madame la ministre, vous avez indiqué à l'Assemblée nationale que la condition, je vous cite, que la condition d'une agriculture française forte passait par la préservation de la qualité de l'eau des zones humides, de la biodiversité et de la santé de nos concitoyens.

Vous avez aussi indiqué que vous vous opposeriez à la réintroduction la réintroduction de pesticides. Aussi, mes questions sont claires. Comment votre ministère peut-il se satisfaire du chemin que prend l'agriculture française texte après texte ?

Et pensez-vous agir un jour contre cette affolante dérégulation où laisserez-vous l'environnement se faire dilapider par une minorité de prédateurs à de profit de rentabilité toujours plus écrasante ?