L'édito de Pascal Praud du mercredi 21 mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Des professeurs de collège de lycée le disaient, des policiers le rapportaient, des journalistes l'ont écrit, des hommes politiques ont prévenu depuis 10 ans, depuis 20 ans, depuis 30 ans. Attention danger, une contreciété existe. L'entrisme d'un islam radical est une réalité.
Mais non, fantasme, ça n'existe pas, disaient les beaux esprits. Et puis hier, miracle, un rapport qui n'apprend rien, que tout le monde sache déjà, agit comme un électrochoc jusqu'à Gabriel Atal qui propose ce que d'autres avaient imaginé mais qu'il avait refusé. Interdire le port du voile pour les moins de 15 ans.
Éric Siottil l'avait dit, Robert Ménard l'avait dit. Et cette proposition vient d'un homme de gauche 36 ans après que Lionel Jospin a capitulé devant des jeunes filles qui portaient le foulard dans une école à Crayille. 36 ans de déni, 36 ans de l'acheter, 36 ans d'immobilisme.
Venez comme vous êtes disait les toujours mêmes beaux esprits. Et hier, Gabriel Atal se réveille avec lui tant d'autre. L'islamisme est une menace.
Ah bon ? L'ex-premier ministre cible le port du voile comme un danger pour la société française. Le paradoxe est que ce même Gabriel Attal préfère la France insoumise qui flirte avec le frérisme plutôt que le Rassemblement national qu'il combat.
Hier fut une journée de dupe. Demain réclame des décisions fortes. Qui aura le courage de stopper cet entrisme de l'islam radical et comment y arriver ?
Voici deux questions pour Bruno Rotaillot qui a posé le bon diagnostic et qui réfléchit sans doute. Comment trouver le remède ?
Gabriel Attal