« Notre parole ne disparaîtra pas ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] camarade ça marche pas c'est le micro de micro qui marche pas mais il n'y arrivera pas cette fois-ci bon je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui je voudrais vous remercier pour cet accueil au-delà des bambinos la chaleur que vous donnez à cette rencontre et finalement cette rencontre qui est celle d'une amitié qui s'est renouvelée pendant 50 éditions tout à l'heure j'ai visité l'exposition de Michel Dubosc qui m'a montré quelles étaient les figures illustres qui m'avaient précédé depuis que Pierre et Jobs a initié cette se rassemblement et c'est vrai que ça donne le vertige finalement dans ce bourre Jocelyne où tu dis que vous n'êtes que 600 vous avez accueilli toutes les gloires de la gauche et venir aujourd'hui dans un moment qui n'est pas celui qui est le plus propice certainement parce que la gauche a connu le meilleur moment mais sentir le souffle de ceux qui vont précéder c'est aussi extrêmement régénère et donc que tout cela je voulais vous remercier vous dire au fond qu'on parle beaucoup de ceux qui sont partis en permanence la presse nous adresser à nous disent regardez ceux qui sont partis et moi je voulais vous parler de ceux qui sont restés pour parler de ceux qui avec ces styles avec Jérôme Durin avec Guillaume avec Jocelyne avec tous les élus que je ne peux pas citer avec Emma raphovic présidente du MGS avec Pierre Joxe bien sûr vous toutes et tous qui êtes restés avec René avec Ernest avec je ne veux pas écorché de nom avec Ginette bon vous qui du haut de vos 95 94 ans nous regardez et qui avait vécu toutes ces périodes qui avait au fond accompagné dans vos premiers pas le Front populaire qui avait accompagné le temps de François Mitterrand et puis toute la gauche et qui aujourd'hui regardez tout cela avec à la fois vos souvenirs émus mais aussi la volonté de donner du souffle à ceux qui vous suivent c'est pour nous une formidable leçon et le socialisme c'est quoi sinon une longue chaîne humaine qui depuis Jaurès a permis à des femmes et à des hommes de se révéler dans un combat incessant pour la justice contre les discriminations contre les inégalités c'est ça ce que nous portons et c'est à chaque fois que nous n'oublions que nous perdons et donc ce que je veux ici rien affirmer cette volonté irrépressible de prolonger ce combat de faire en sorte d'être toujours fidèle à ce qu'a été la gauche depuis plus d'un siècle dire que celles et ceux qui aujourd'hui sont dans l'inquiétude dans la souffrance qui voit l'horizon se noircir avec l'inflation avec la guerre avec le réchauffement climatique leur dire que nous sommes alors côté c'est notre place et si nous avons nous la chance de nous exprimer c'est d'abord pour exprimer la parole de celles et ceux qui en ont plus et cette parole là elle n'est pas nouvelle je n'ai pas le sentiment en vous disant cela d'inventer quoi que ce soit mais j'ai le sentiment d'être fidèle à une parole et la fidélité ça aussi un sens Guillaume à l'instant disait c'est quoi frangine pour moi frangine c'est à la fois la volonté d'être parfois disruptif et il y a eu aussi des paroles parfois très descriptives qui sont venus heurter choquer mais c'est aussi la fidélité à une histoire à une tradition à des valeurs à des principes qui eux sont immortels et Frangy c'est cela pour moi et j'espère que ça allait pour toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui ici une parole qui ne disparaîtra pas alors pourquoi sommes-nous restés pourquoi suis-je resté pourquoi vous êtes resté au participe et bien tout simplement parce que nous avons vocation à changer la vie c'était le slogan de 1981 et bien il n'a pas pris une seule ride alors les acteurs changent j'y reviendrai tout à l'heure nous avons besoin de le faire avec d'autres mais au fond nous n'avons pas changé la vie tout seul les François Mitterrand étaient celui qui avait construit aussi l'unité difficile compliquée un moment où personne ne la souhaitait et il a parfois été unitaire pour deux pour trois comme il le disait lui-même et donc notre vocation n'a pas changé la vie parfois même devrais-je dire la sauver Cécile à l'instant vient d'évoquer le réchauffement climatique je veux commencer avant d'évoquer le réchauffement climatique vous parlez d'un épisode de qui n'est pas très ancien puisque je vous parlais d'abord de cette crise sanitaire dont nous ne savons pas d'ailleurs si nous en sommes vraiment sortis puisqu'on annonce maintenant peut-être une potentiel huitième vague même si elle fait moins de ravages [Applaudissements] au moment où cette crise est née dans la presse dans les médias partout il y a eu un moment un peu particulier singulier ou il y avait partout des gens qui glosaient sur le monde d'après la France d'après même le président de la République a été c'était mis à parler lui aussi d'un monde d'après évoquant même les jours heureux sur du Conseil National de la Résistance et puis tous ces progressivement dissipés pour des raisons que je ne vais pas détailler ici ce serait trop long mais nous sommes revenus à nos habitudes on dirait pour les plus confiants que le lit a retrouvé que le fleuve a retrouvé son lit la réalité c'est que nous sommes revenus à nos mauvaises habitudes et que tout ce qui était né dans cette période c'est réflexions sur le monde dans lequel nous vivons sur les ruptures à engager sur les inégalités à corriger à commencer par celle qui frappent ses premiers de corvées tout cela c'est progressivement évanoui je me souviens de ce président de la République de notre président de la République qui est toujours l'homme des meilleurs rédactions vous savez il a cette qualité exceptionnelle je ne sais pas si elle est simplement lié aux énarques mais être toujours là pour le grand oral au grand oral il est formidable il a toujours les bonnes paroles au bon moment toujours là pour nous dire ce qu'il faudrait penser le plus juste et donc si on l'écoutait on pourrait presque se prendre à rêver social démocrate et puis on le voit agir et on voit que rien ne suis jamais les paroles qu'il prononcent il sait ce qui flatte mais les seuls qu'il flattent réellement dans l'action se sont malheureusement les plus riches les plus prolinés et les grandes entreprises alors ce monde d'après il n'est pas devenu et les leçons que nous devions tirer de ce cette crise sanitaire elles n'ont pas été tirées alors je voudrais le faire un peu avec vous quelles leçons peut-on d'abord en tirer sur le plan écologique cette crise sanitaire elle n'est pas venue de nulle part elle est venue de ce qu'on appelle les zones aux cette proximité qui n'est pas souhaitable entre le monde sauvage et le monde des humains qui provoquent non pas la naissance de nouveau virus mais qui permettent de transmettre des virus qui sont déjà dans le monde animal au monde humain et nous avons pas les gérer cela est dû à la trop forte volonté de l'homme de toujours reculer de prendre plus d'espace sur la nature et cette dimension là elle a été assez peu prise en considération par l'ensemble des forces politiques jusqu'ici alors je sais que il y a parmi nous claire Mallard qui est celle qui représente Europe Écologie Les Verts qui dira mais nous avons lancé la lettre depuis longtemps et c'est vrai les écologistes que l'on fait depuis longtemps et depuis longtemps ils ont été aussi assez peu écoutés et il y a maintenant une crise climatique dont nous connaissons les conséquences funestes on sait très bien ce qui va se passer tout ça est documenté de penser que nous sommes non pas sur la planète Terre mais sur la quatrième planète visitée par le Petit Prince de Saint-Exupéry alors je sais pas si vous vous souvenez du Petit Prince Saint-Exupéry mais le petit prince Saint-Exupéry il va de planète en planète après avoir quitter la sienne et la quatrième c'est celle du businessman alors il rentre et il voit enfin il atterrit sur cette planète il voit le businessman qui compte et qui recontent et qui compte encore et le petit prince interroge et je lui dis mais que faites-vous et je compte les étoiles et le businessman qui est très renseigné sur le droit propriété lui dit qu'en fait le premier qui découvre une planète et bien puisqu'il la découverte on est le possesseur et donc il explique au Petit Prince que il compte ce qu'il possède et peut-être de plus en plus puisque il compte et compte en permanence les planètes et le petit prince s'interroge mais à quoi cela sert-il de posséder autant de planètes puisqu'en plus il ne les visitent même pas et à force d'être interrompu le businessman le regard et lui dit mais agacé par cette interruption intempestive lui dit mais moi je suis un homme sérieux et le petit prince de s'interroger sur ce que c'est qu'un homme sérieux et moi je vous interroge comme m'interroge et comme nous interroge tous les petits princes et petites princesses d'aujourd'hui qui nous demandent si nous sommes vraiment sérieux est-ce que ce monde est sérieux alors qu'il court à sa propre perte et que nous continuons en accélérant c'est là la question qui nous est posée aujourd'hui nous ne vivons pas une crise thématique une crise il y a un début il y a un milieu et il y a une fin là le réchauffement climatique il y a un début il n'y a pas de fin les espèces qui sont promises à la disparition elle n'aurait apparaîtront pas et ce n'est pas la planète qu'il faut sauver c'est l'espèce humaine parce que planète elle sentira faites lui confiance après de Tchernobyl la nature a repris ses droits il y a aujourd'hui des animaux il y a des arbres il y a tout ce que vous voulez c'est les hommes qui ne peuvent plus y vivre et donc la question qui est posée aujourd'hui c'est est-ce que nous voulons sauver l'espèce humaine ou est-ce que nous considérons que nous n'avons rien à faire et cet enjeu là il est majeur je vois bien qu'il y a des gens qui nous expliquent qu'il y a une dette financière à portée et ils ont raison il n'y a pas d'argent magique mais il y a aussi une dette écologique et celle-là on la laisse non pas seulement à la génération d'après mais à toutes celles qui nous survivrons ça c'est inimaginable penser que vous êtes toujours la génération qui pouvait encore faire quelque chose et que nous n'aurions fait nous n'aurions rien fait c'est un supportable alors la question qui va nous être posée aussi c'est mais comment fait-on qui va payer parce que ça va coûter cher ça va coûter très cher moi ce que je vois c'est que puisque je parlais de la crise sanitaire le gouvernement a juste raison mis en place ce qu'il a baptisé le quoi qu'il en coûte le quoi qu'il en coûte c'était 240 milliards d'euros sur la table pour sauver les entreprises notamment pour éviter que ce soit le chaos économique à un moment où la menace existait réellement mais pourquoi diable faudrait-il que pour une menace qui est immédiate celle de la covid on puisse mettre 240 milliards sur la table et pourquoi sur le réchauffement climatique le gouvernement annonce mettre un milliard et demi en direction des collectivités locales est-ce qu'il n'y a pas là un immense paradoxe là paradoxe qui fait que aujourd'hui on se demande comment on va faire effectivement ce paradoxe aussi d'avoir vu les entreprises qui ont été les principales bénéficiaires de la manne publique et qui aujourd'hui je pense le CAC 40 vient de réaliser des bénéfices comme il en avait jamais réalisé pensez donc le dernier record date de 2007 100 milliards d'euros de profits 174 milliards de profils alors évidemment ça parle pas toujours on se dit j'ai jamais vu un milliard passer devant les yeux donc ça ressemble à quoi 174 milliards dites-vous par exemple que quand on dégèle le point d'indice un peu trois points et demi c'est 7 milliards pour tous les fonctionnaires de toutes les fonctions publiques voilà l'ordre d'idée ok vous pouvez vous référer et donc comment est-il possible imaginable qu'aujourd'hui on a eu demandé aux Français et aux Français à ceux qui vivent dans les bourses et les villages qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour pouvoir aller travailler pour aller faire leurs courses promener les enfants au judo à la danse ou autre chose comment est-ce possible que ce soit toujours à eux que l'on demande de financer les grandes transitions et qu'au grandes entreprises qui réalisent ces profits extraordinaires on ne demande rien appelant à une forme de ruissellement que j'avais personne n'a pu apercevoir ce n'est pas moi qui le dis c'est un président d'un pays très libéral les États-Unis c'est Joe Biden qui dit le ruissellement l'économie du ruissellement ça n'a jamais existé nulle part et c'est vrai ça n'a jamais existé et nous n'avons jamais pu le constater et donc c'est la raison pour laquelle retour des vacances j'ai proposé à l'ensemble des parties des formations politiques qui composent la nouvelle union populaire écologique et sociale de nous battre ensemble puisque le gouvernement s'y refuse de faire en sorte que nous puissions aller retrouver les Français et les Français proposés un référendum d'initiative partagé qui nous est ouvert par la constitution même si ces modalités elles sont très très compliqué et rend existent très difficile mais créer un rapport de force avec ce gouvernement faire en sorte que nous puissions rejoindre l'Espagne l'Italie l'Allemagne l'Angleterre ces pays qui ont déjà choisi d'aller prendre l'argent où il est comme disait autrefois quand je marchais parce qu'il faut bien un moment se poser des questions sur qui doit payer et faire en sorte que toutes ces grandes transitions puissent être assumées en étant socialement acceptable il est là l'enjeu parce que tout le monde va vous dire que il est devenu écologiste mais beaucoup vous diront qu'ils sont écologistes en peau de lapin ou plus égoïsme enfin c'est bien le cas de le dire en peau de lapin l'écologie de chasseur et donc il faudra bien entendu se poser la question à chaque fois de rendre supportable acceptable toutes ces dimensions je vous ai parlé du quoiqu'il en coûte je vous ai parlé du chômage partiel mais je voudrais y revenir encore un instant sur le chômage partiel ça me fait penser à une polémique qui est née à une fête à laquelle j'ai participé la semaine passée la Fête de l'Humanité ou Fabien Roussel a dans une phrase que je considère comme malheureuse opposé celles et ceux qui vivent des allocations et ceux qui vivent de leur travail je veux rappeler que le chômage partiel ça a été l'occasion pour des millions de Françaises et de français être soutenus par la solidarité nationale le chômage partiel c'était la possibilité pour des gens qui n'avaient plus pendant un temps donné la possibilité de travailler de continuer à payer leur emprunt de continuation nourrir de continuer à voyager et continuer à tout simplement se fait de leurs enfants et il n'est pas possible d'opposer les uns aux autres l'argent encore une fois n'est jamais magique c'est l'argent de vos cotisations quand vous êtes au chômage et que vous recevez des indemnités ce n'est pas tout simplement ce n'est pas le fruit du hasard c'est le fruit de votre travail de celui que chacune et chacun d'entre nous assumons et en assumant une solidarité aussi vis-à-vis de ceux qui s'accouplent ça c'est ou Emmanuel Macron je ne sais pas où les deux mais ne sont pas les non je veux je le dis simplement je dis que c'est le mot était malheureux parce que je veux à la fois dire qu'on ne peut pas opposer les uns aux autres on ne peut pas laisser penser qu'il y a des gens qui seraient qui feraient le choix de l'inactivité ça peut arriver c'est vrai il y a des gens sans doute qui sans aucun doute même qui cherchent à utiliser les mécanismes sur Internet solidarité collective mais ils sont minoritaires et celles et ceux qui fraudent le plus ne sont pas ceux qui touchent le RSA ou le chômage ce qui fraudent le plus et sont ceux qui chaque année font en sorte de mettre 80 milliards hors de nos frontières et qui font en sorte de ne plus payer ce qu'ils doivent et ce que eux ne payent pas c'est vous toutes et tous qui le payez parce que c'est la règle parce qu'il faut continuer à payer l'école continuer à payer l'éclairage public continuer à payer la police la justice et tous nos services publics et ce que eux ne paient pas c'est vous qui le payez alors nous posons pas les uns aux autres faisons au contraire de parler à toutes celles et ceux qui je sais je l'entends je suis une circonscription qui est une circonscription qu'on qualifie de périurbaine j'entends des gens qui me disent monsieur le député moi je travaille je me lève tôt le matin et je paye les impôts mais je paye pour qui et pourquoi parce que regardez l'école il y en a plus la poste elle est partie il y a plus de médecins il y a plus de services publics il y a plus rien et moi je paye et je n'ai pas de retour alors vous comprenez j'ai choisi de voter pour ceux qui ne me donnent aucune assurance de ce retour mais qui au moins me disent que je n'aurai plus à payer autant et souvent la figure qui est convoquée c'est celle de l'étranger qu'on assimile toujours à celui qu'on présente comme un assisté alors qu'est-ce qu'on répond à ces gens-là mais moi je leur réponds deux choses un peu plus trois deux trois choses que je voudrais vous livrer maintenant la première c'est de leur dire ne vous trompez pas de combat vous avez raison moi aussi je veux votre monnaie bac comme Aurélie magret de Thatcher vous contribuez vous devez recevoir et vous devez avoir votre part du service public il n'est pas normal effectivement que les écoles ferment n'est pas normal que la Poste ferme il n'est pas normal que vous n'ayez accès à rien c'est vrai mais passez vous pour le bon combat faites en sorte que l'hôpital revienne à proximité de chez vous faites en sorte que ces économies de bout de chandelle ne soient plus en fait la raison à partir de laquelle on ferme tous ces services que vous aviez autrefois près de chez vous vous avez vous aussi droit effectivement à ses services c'est le premier point le second c'est que vous avez raison il faut non pas avoir cette espèce de discours solennelle qu'on entend parfois à droite sur la valeur de travail mais il faut avoir un discours un discours radical sur la valeur que l'on va donner au travail ce qui n'est pas tout à fait la même chose il faut que le travail paye c'est la première chose si vous voulez que le travail soit respecté il faut qu'il soit rémunéré et il faut parler salaire à nouveau on ne peut pas accepter qu'il y ait des gens aujourd'hui qui ne vivent même plus de leur travail qui ne puisse même plus vivre de leur travail je croise un célibataire qui sont le matin dans les salles de classe avant que les enfants arrivent les classes qui sont dans l'entreprise qui nettoie le matin à 5h et qui reviennent le soir à 19h et qui n'ont même pas le SMIC qui vivent de temps partiel et à qui on demande de s'esquinter la santé qui laisse un enfant tout seul et après ce sont les mêmes enfants qu'on retrouve en difficulté à l'école puis dans la rue puis malheureusement parfois après le décrochage qu'on retrouve parmi celles et ceux qui décrochent et se laisse emmener sur des chemins de traverse alors oui d'abord première chose de travail doit payer la deuxième c'est que nous ne pouvons pas continuer à accepter que dans ce pays et bien il n'y ait pas l'égalité entre les femmes et les hommes comment accepter que dans la République égalitaire que nous soutenons on continue d'avoir des femmes qui en moyenne pour les mêmes fonctions soit rémunéré 20% de moins que les hommes la troisième chose c'est que si on veut respecter le travail il faut faire en sorte que tous les salades tous les travailleurs puissent bénéficier des mêmes protections refuser ce qu'on appelle l'ubérisation il y a aujourd'hui des femmes des hommes qui sont vos livreurs qui viennent pour Amazon qui viennent pour vous livrer vos repas à domicile qu'ils sont en vélo ils sont en scooter ils sont en voiture ils sont chauffeur ils sont surtout précaires ce sont des gens qui à qui on a vendu une forme de rêve en leur disant vous êtes votre propre patron extraordinaire être son propre patron sur son vélo ça veut dire quoi ça veut dire que quand vous tombez vous n'êtes pas en accident du travail ça veut dire que quand vous êtes en congé vous n'êtes pas en congé payé ça veut dire que vous êtes malade vous n'avez pas l'assurance maladie ça veut dire que vous êtes rien vous êtes simplement un nouvel esclave un tascheron comme dans les siècles passés comme avant que la gauche et le mouvement ouvriers interviennent comme avant que le code du travail ne soit écrit comme avant que la gauche ne permette justement de sortir tous ceux que l'on appelait les années de la terre et bien pour l'instant parce qu'ils sont souvent d'origine étrangère nous nous regardons pas nous faisons comme ça n'existait pas mais la vérité faites attention parce que ça commence par eux mais ça viendra bientôt sur d'autres professions vous le voyez dans le dans le BTP il y a déjà des économies de plateforme avec des plateformes qui maintenant vous invite à passer par elle pour pouvoir faire des travaux chez vous et puis vous aurez besoin des plateformes pour les avocats et puis vous avez vous qui nous regardez journaliste vous verrez que demain vous aurez aussi des plateformes qui traiteront et qui vous paieront à la tâche parce que le travail peut être aussi émietté il peut être aussi fragmenté on peut aussi revenir en arrière il n'y a pas un sens à l'histoire qui serait inné et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas abandonner la gauche et nous ne pouvons pas abandonner les combats maintenant multi séculaire de la gauche parce qu'il y a toujours la possibilité d'une régression un jour je rencontrais une dame sur un marché pendant les élections régionales qui me disaient ah bonjour monsieur député je vous aime bien bravo et merci pour le passé cela regarde et je lui dis oui ça a bien commencé mais pourquoi pour le passé me dit pour le passé parce que franchement c'était bien ce que vous avez fait et là de me citer François Mitterrand pierre Jobs et tous les autres de dire c'était vraiment formidable mais pourquoi vous arrêtez en si bon chemin me dit mais parce que ce que vous avez fait c'est de la qui c'est fait maintenant il y a peu il y en a craindre en fait tout ce que vous avez initié c'est dans c'est dans le marbre plus personne n'y reviendra je lui dis ah bon mais vous êtes sûr parce que en fait moi je crois l'inverse je crois que il y a des gens qui même aujourd'hui si je la retrouve sur un marché la prochaine fois je lui dirai regardez ce président qui n'a même pas de majorité absolue mais qui se prépare à gouverner avec toutes les droites que propose-t-il sur l'assurance chômage restreint encore les droits des chômeurs récupérer un milliard et demi par an sur ceux qui sont les plus précaires les intermittents les permittents c'est ces jeunes qui sont ceux qui ont souvent le coup le mal accumulé des droits ces femmes qui sont justement ce que je disais à l'instant ces femmes qui sont aussi souvent les plus précaires parce qu'elles ont le moins de possibilités pour pouvoir à la fois vivre leur vie de mère et en même temps leur vie de salariés et puis ça s'arrête pas là on croyait avoir compris que il était Emmanuel Macron c'est en fonction du vent donc quand ils sentent que le vent souffle à gauche et bien il dit ah bon sur les retraites on verra plus tard et puis quand il sent que il a à nouveau des points d'appui à droite alors là il avance et que nous dit-il maintenant qu'il pourrait même profiter de la prochaine session budgétaire pour reculer l'âge légal au départ à la retraite à 65 ans en 65 ans il y a des gens qui diront mais finalement moi qui suis cadre supérieur de toute façon je partirai 65 ans ou même plus parce que j'ai commencé la vie active très tard très bien très bien pour vous et tant mieux ça prouve que vous avez réussi votre vie professionnelle vous avez gagné de l'argent etc mais moi c'est pas de cela dont je parle si je plais aujourd'hui pour la retraite à 60 ans c'est pour toutes celles et ceux qui ont justement eu Des Caillères beaucoup plus compliqué que la vôtre pour ceux qui ont eu des métiers pénibles et qui a 60 ans sont déjà cassés et ne peuvent pas continuer pour ceux qui ont commencé très tôt et il serait parfaitement injuste de leur demander de cotiser plus longtemps alors qu'ils sont ceux aussi qui ont l'espérance de vie la plus faible la 13 ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre entre un égoutier dans les égouts à Paris et un cadre il y a 17 ans d'écart quand vous êtes dans les frigos à Rungis c'est que vous avez des étés où il fait plus 35 + 42 dehors et qu'il fait moins 40 dans le frigo et que vous faites l'entrée la sortie 40 fois dans la journée vous avez des chances de résister sur le plan cardiaque qui sont inférieur de je ne sais combien la moyenne nationale est beaucoup ne dépasse pas les 65 ans il y a un quart des 10% pardon de ces chiffres des 10% les plus pauvres qui aujourd'hui ne franchissent même pas la radio 65 ans un quart et on voudrait dire à ces gens-là que il va falloir continuer à attendre plus longtemps alors le gouvernement Emmanuel Macron qui n'est pas le plus le plus mauvais des communicants vous dit mais attendez les amis j'ai une jambe droite mais j'ai aussi une jambe gauche tout oui vous dites où est la jambe gauche alors la jambe gauche elle est là je suis Emmanuel Macron donc voilà ok 65 ans mais parce que vous comprenez vous allez vivre plus longtemps et puis parce que il faut bien financer le sel des retraites ou bien de dire que le corps a déjà expliqué à plusieurs reprises qu'il n'y avait aucun problème de financement il y a un moment de creux et puis après tout repart et nous avons à horizon prévisible 70 ans à peu près il n'y a aucun problème de financement je passe et donc il dit mais il y a une jambe gauche je vais offrir une retraite de 1100 euros minimum pour tous ceux qui ont une carrière complète alors c'est comme pour les bras d'assurance regardez bien tout en bas de la page ce qui est écrit tout petit ce qui est écrit tout petit en bas de la page c'est pour ceux qui ont une carrière complète mais attendez qui sont les gens qui aujourd'hui ont une retraite qui est inférieure à 1100 euros ce sont précisément pas exclusivement je crois sont tellement aux agriculteurs et je pense aussi à ce que nous avons fait excessifs dans le monde précédent avec toute la gauche chercher à réhabiliter les retraites agricoles et cette gouvernement qui s'est dit opposé avec Jérôme et mais qui sont les plus nombreux dans cette masse de gens qui ne touchent pas 1100 euros par mois ce sont précisément les gens qui n'ont pas de complète parce qu'ils n'ont pas leurs invités et vous savez que nous avons un système double en France il y a un premier âge qui est l'âge légal et puis après vous avez l'âge du taux plein si ce n'est pas une carrière complète si vous arrivez à l'âge du taux plein et bien là vous avez une recette complète c'est 5 ans après l'âge légal donc faites le calcul vous-même 65 ans pour l'âge légal 70 ans pour l'âge du taux plein ça veut dire qu'il faudrait que les gens qui n'ayant pas leurs annuités devraient être dans le 70 ans pour toucher les 1100 euros voilà ce que nous raconte et voilà pourquoi il y a besoin là encore d'une gauche qui défendent celles et ceux qui n'ont que nous pour les défendre parce que le Nouveau Monde nous attendent je ne sais pas je ne sais pas où il est défendre le travail c'est aussi défendre les conditions de travail vous savez que en Europe nous sommes les plus mauvais élèves de la classe nous sommes le pays où il y a le plus d'accidents du travail il y a je vais dire une énorme bêtise donc surtout pour celles et ceux qui prennent des notes ou qui nous filment dont on n'est pas le chiffre que je vais donner mais je crois qu'il y a deux morts par jour en France sur un chantier nous sommes les derniers en Europe effectivement et donc il faudrait peut-être que là aussi nous nous posons quelques questions si vraiment ces gens veulent revaloriser le travail alors qu'il fasse en sorte aussi que les cons ils sont du travail soit revaloriser l'un des premiers actes du gouvernement Édouard Philippe a été de me mettre à bas ce que nous avions mis en place avec François Hollande dans le quinquennat précédent ce régime particulier cette possibilité ce compte qui permettait de faire en sorte que ceux qui avaient des métiers pénibles puissent partir plutôt à la retraite ce compte pénibilité et bien l'un des premiers gestes qui a été fait par Muriel Pénicaud c'est de le supprimer voilà défendre le travail c'est défendre les retraites je viens de me dire c'est aussi défendre une fiscalité du travail qui ne soit pas plus pénalisant que celle du capital je suis long pardon mais j'ai tellement de choses à vous dire je reviendrai mais défendre une fiscalité qui me soit là aussi incompré c'est incroyable mais je ne sais pas si chacun d'entre vous a mesuré le fait que depuis le début du quinquennat précédent désormais quand vous êtes actionnaire que vous vivez de vente de vos dividendes et bien vous êtes désormais moins imposé que quelqu'un qui rentre dans l'impôt sur le revenu quand on est un peu au dessus du SMIC on paye l'impôt sur le revenu et puis au furieux de sa vie professionnelle si on gagne un peu plus on change de tranches c'est l'intérêt de l'impôt progressif et plus on gagne plus on paye et on a le taux marginal de l'impôt sur le revenu et bien ils ont noté quelque chose extraordinaire qui s'appelle le pfu e qu'on appelle trivialement la flat tax qui permet en fait que même au premier centime de dividende que vous ayez gagné avec vos actions 100 euros dans l'année ou un milliard vous êtes exactement au même taux et ce taux il est inférieur à celui que vous avez quand vous rentrez dans l'impôt sur le revenu alors évidemment quand on dit ça les gens se disent mais non ça devrait pas possible ils n'ont pas fait ça et bien si ils l'ont fait ils l'ont fait et comme c'est difficile à expliquer et comme on ne peut pas tenir d'un pain il faudrait des milliers de réunions encore je compte sur vous maintenant pour le répéter de place en place de déjeuner de dîner en dîner de famille en famille de dire oui en France aujourd'hui il vaut mieux être rentier qu'être salarié qu'on est moins imposé et bien la gauche sa vocation c'est de faire en sorte non pas de spolier qui que ce soit moi je ne suis pas contre le monde de l'entreprise je suis bien conscient du fait qu'il faut des gens qui soient chef d'entreprise qui sont ingénieurs d'autres qui soient directeur de problèmes avec ça simplement pense qu'il y a un moment une forme de décence à observer et que quand vous avez des gens qui sont payés 300 fois 400 fois plus 500 fois plus que celui qui est en bas de l'échelle salariale alors il y a un moment où effectivement ça n'est plus possible ça n'est plus décent j'étais parti je finis par mégarer un peu mais j'étais parti de l'idée de ce dialogue que j'entretenais avec celles et ceux qui aujourd'hui sont tentés par par l'extrême droite et donc j'ai parlé service public financement du service public j'ai parlé de du travail qu'il faut défendre et je pense aussi que nous avons raté un débat il y a un débat que nous n'avons pas mené et pour lequel nous avons laissé un immense vide à tort moi je suis pour que nous reprenions ce débat qui avait été introduit par Nicolas Sarkozy ça n'était pas pour nous faire plaisir et c'est la raison pour laquelle nous l'avions refusé sur l'identité de ce pays de notre pays je ne veux pas que ce soit Zemmour qui continue à être celui qui nourrit ce déballage je ne veux pas que Le Pen soit celui celles qui continue à nourrir ce débat je ne veux même pas que ce soit cieux ou d'autres à droite de la droite qui continue à expliquer ce qu'est la France moi je suis pour que ce débat nous le reprenions que nous l’endotions que nous l'assumions avec avec force tout simplement parce que la France se sont bien sûr des paysages bien sûr une histoire des territoires un patrimoine une langue et nous les défendons avec autant de force qu'ils le font mais la France est aussi un pays métissé c'est aussi un pays qui se glorifie d'avoir accueilli des gens d'origine très différentes la France est aussi un pays qui depuis la Révolution française depuis plus de deux siècles est un pays qui dit à toutes celles et ceux qui dans le monde se reconnaît dans ses valeurs vous aussi vous pouvez donner de venir français parce qu'un Français être français c'est tout simplement de ceux qui sont connaissent dans ces valeurs de liberté d'égalité de fatalité et c'est ça qui nous lie les uns aux autres avant le temps avant la couleur de la peau avant la religion avant tout le reste c'est ça être français merci nous me disons pas alors d'autres c'est un filtre auront viendront expliquer que être française c'est avoir une religion bien donnée bien définie il réexpliqueront alors sauf ce qu'elle a làité qui n'a jamais été l'exclusion de toutes ou de toute une religion la laïcité c'est tout l'inverse c'est au contraire la possibilité de vivre selon nos croyances ou nos incroyances va mettre à celui qui croit et à celui qui ne croit pas d'être assis sur les mêmes bancs de l'école et de partager ensemble des biens communs des valeurs communes c'est ça la laïcité et la République c'est quoi je ne sais pas quel est le bâtiment qu'il a associé une école peut-être c'est une école et bien la République elle peut se glorifier d'abord d'avoir permis à tous les enfants de France d'être scolarisés et nous sommes pardon pour les insoumis les écologistes et les communistes présents mais on était là avant vous donc on a quelques non pas ira très séance entre nous mais tu veux dire que nous sommes le parti de l'école nous sommes le parti qui est consubstantiellement lié à l'école parce que nous croyons que elle est le lieu de l'émancipation l'école laïque l'école républicaine l'école qui a chacune et à chacun sa chance et c'est un drame de voir quand cette rentrée scolaire on a des écoles sans enseignant conseil déjà que quand il viendra l'hiver ou viendra le moment où certaines enseignants seront enceintes il n'y aura pas derrière la relève parce que tout a été pris pour la rentrée et qu'il n'y a pas de seconde colonne il n'y a rien derrière pas de possibilité de remplaçant terrible de voir aussi tous ses enfants que l'on souhaiterait voir inclus dans l'école républicaine parce que handicap et qui n'ont pas ces hommes ou ces femmes souvent ces femmes qui sont là pour les accompagner parce qu'il n'a pas ils n'ont pas été recrutés ni formés terrible de penser que l'école a été finalement renvoyé à une son image d'Épinal avec Monsieur Blanquer qui a voulu nous jouer les choristes et qui a laissé penser que l'école c'était simplement un préau une blouse et un enseignant avec une baguette non l'école c'est très différent l'école c'est la possibilité pour chacun effectivement de trouver un avenir et c'est la raison pour laquelle nous devons ensemble toute la gauche revenir au sein de l'école repartir sur les parents d'élèves repartir partout faire en sorte de dire oui nous voulons construire une école de légalité parce que c'est l'égalité qui permettra à la liberté de chacun de choisir son emploi de faire en sorte que ce pays puis aussi être comme on dirait dans le monde de l'entreprise compétitive de pouvoir continuer à parler au reste du monde et cette école là elle est aujourd'hui en déshérence parce qu'il vaut mieux payer ses enseignants j'entends ce qui est dit c'est bien là aussi je veux pas non plus être sectaire 2000 euros pour ceux qui rentrent très bien mais et les autres ceux qui sont déjà rentrés comment est-ce qu'on fait pour qu'il n'y ait pas une crise d'évocation pourquoi comment est-ce qu'on fait pour que ce soit les meilleurs qui viennent s'occuper de ce que nous avons de plus cher au monde ce sont nos enfants complètement dans les écoles nous acceptons nous avons accepté de payer si mal d'enseignants qu'il y a aujourd'hui des gens qui se sont détournés de cette carrière alors même qu'il y en avait la vocation parce qu'il n'était pas suffisamment payé comment est-il possible que nous soyons parmi les derniers de l'OCDE comment est-ce possible et bien voilà nous sommes de ceux qui devons défendre une identité nationale différente nous sommes des enfants de la République nous sommes des enfants de l'école républicaine nous sommes les enfants de ce métissage que je viens de rappeler nous sommes les enfants de cette laïcité qui m'a mis à chacun chacune de vivre que soit ses convictions voilà je vous détendons face nous devons défendre la France elle a beaucoup changé et elle continuera à changer et je me dis d'un mot parce que vraiment je suis trop long et je ne suis pas du tout je m'étais mis beaucoup de points comme ça et je vous le dis je n'ai rien suivi de ce que j'avais écrit mais tant pis voilà je vous le dis aussi parce que je sens que vous m'écoutez encore pour ceux qui nous parlent de ce grand remplacement vous savez ce truc qui fait que bientôt vous aurez pour les femmes à foulard pour les hommes une barbe parce que vous serez toutes et tous musulmans c'est bien connu il y en a qui ont commencé ils ont pris un peu d'avance sur les autres bon bah écoutez la réalité c'est qu'il n'y a nulle grand remplacement bien entendu mais surtout il y a un sujet migratoire qui existe parce que nous devons prendre notre part comme Aurélie Michel Rocard de celles et ceux qui fuient leur pays mais ça n'a pas s'arrêter et c'est bien tout le problème il faut bien comprendre et prendre conscience du fait que celles et ceux qui fuient leur pays ne le font jamais bien sûr que tout avait entendu parler du poulet de graisse et que tous voulaient venir parmi vous parce qu'ils savent la qualité de vie ici mais beaucoup même si on y vit peut-être moins bien qu'il y a moins de richesse beaucoup auraient aimé gardé leur village rester avec leur tradition pouvoir vivre avec leurs aînés pouvoir vivre à l'endroit où ils ont leurs racines pourquoi est-ce qu'un jour on prend la route pourquoi est-ce qu'on prend un bateau pourquoi est-ce que on prend au périls avis le chemin de l'exil si c'est que parce qu'on fuit quelque chose on fait quoi on fait la guerre on fuit depuis que le monde existe le froid ou le chaud et c'est là où j'en reviens au réchauffement climatique si nous ne faisons rien est-ce que vous croyez que les gens qui verront le désert s'avançait resteront dans le désert verront leur bête mourir leurs enfants mourir sans rien faire sans bouger non ils bougeront d'abord les premiers mouvements migratoires toucheront l'Afrique elle-même et puis une fois que ils auront entamé des guerres entre pays voisins parce que il y aura une bataille pour qui garde telle ou tel espace et bien d'autres partiront plus loin fuiront la guerre et fuiront la famine et ils viendront chez nous et ils auront raison parce que au fond c'est le réflexe de n'importe quel être humain fuir le danger mettre à l'abri les siens et donc si vous voulez avoir le débat sur l'émigration et bien il faut avoir le débat aussi sur le réchauffement climatique sur les deux développements sur la coopération sur la façon de faire ensemble que nous puissions vivre tous ensemble parce que nous ne sommes pas sur une île déserte nous sommes au milieu d'une planète avec des gens qui en interaction avec nous et que la réalité c'est que nous avons beaucoup pris et que nous n'avons pas beaucoup donné et que nous sommes les pays les plus riches parce que nous avons été les premiers pays industrialisés mais nous sommes aussi les pays qui vont le plus contribué à ce qu'on appelle l'anthropocène et nous avons été les premiers à faire en sorte que la nature ne puisse plus se régénérer à la vitesse de ce que nous les prenions et donc il y a une justice aussi à ce que nous donnions maintenant dans notre part aussi de l'effort que nous prenions notre part de l'effort et c'est comme ça que nous pouvons broder ce débat sur les migrations je reviens mes notes pour essayer de ne pas divaguer et disgraisser trop longtemps bon je voulais aussi vous dire que ce qui nous distingue peut-être aussi de l'extrême droite c'est que nous sommes européens nous sommes profondément européens François Mitterrand disait la nationalisme c'est la guerre il procès évidemment lui à ce que c'était passé dans les années qui était celle de sa jeunesse et nous nous pensons aujourd'hui à notre présence oui le nationalisme c'est aujourd'hui la résurgence de conflits qu'on croyait impossible sur le continent européen et de découvrir ces jours-ci un charnier à nouveau en Ukraine de femmes et d'hommes mutilés torturés violet par une armée régulière l'armée russe cette insupportable il y aura un avant et un après guerre en Ukraine et il faut que l'après ne ressemble pas à l'avant il faut que les européens prennent conscience d'eux-mêmes ils commencent à le faire je le vois sur la question climatique on l'a vu sur la virtualisation de la dette sur la lettre covid on l'a vu sur les sanctions contre la Russie mais il faut que l'Europe prenne conscience d'elle-même et qu'elle se mette au niveau des grandes puissances il y a aujourd'hui une résurgence des empires regardez ce qui se passe avec la Russie qui n'a jamais complètement accepté la fin de l'Union soviétique pour eux c'était ce que nous avons connu avec les Allemands étaient de Versailles cette humiliation cette fin cette grande puissance et voilà qu'ils veulent y revenir et qu'il nous teste Tchétchénie après Crimée ou plus exactement l'inverse enfin Tchétchénie Georgie Crimée maintenant Ukraine Syrie mais aussi Mali partout une loutest mais ils ne sont pas les seuls regardez ce que font les Turcs avec les Algérie en Arménie en ce moment ce sont les Turcs qui me les azériés et ils ont constitué il reconstitue ce qu'on a appelé autrefois l'Empire ottoman avec cette volonté de relier de la rabbaïdjan jusqu'à la Turquie en passant par l'Arménie en faisant la razzia sur ce pays amis et malheureusement martyre que lequel Arménie regardez ce que fait la Chine avec d'abord Hong Kong et de ma Taïwan nous n'y prenons pas garde donc il y a nécessité d'adresser un message solidarité à toutes celles et ceux qui à travers le monde se battent pour la démocratie ce n'est pas un bien si partagé que nous ne puissions pas défendre celles et ceux qui se battent comme nous sommes battus ici pour faire respecter les droits du plus grand nombre donc oui nous sommes européens oui l'Europe doit prendre conscience de sa puissance de venir une Europe puissance alors qu'elle n'est souvent qu'une Europe marchait c'est ce que nous devons porter d'abord avec nos voisins et amis européens la gauche elle est aujourd'hui parfois la peine je pense à nos amis suédois qui viennent de perdre l'élection et qui face à une collision de droite et d'extrême droite viennent de peindre le pouvoir mais je pense aussi à l'Allemagne je vous en Espagne au Portugal je pense à tous ces pays il est possible d'espérer à nouveau et donc nous devons porter cela avec la plus grande des forces et je veux finir évidemment en vous parlant de la gauche vous êtes nouvelle union populaire écologique et sociale qui est né au mois de juin et pour tout vous dire que personne n'avait imaginé alors je sais que il y a de nombreuses anciens socialistes qui ne l'ont pas approuvé ils sont interrogés même qui encore aujourd'hui sa terre pour tout vous dire mais ça ne s'était préparé ni nous ni les Verts ni les communistes ni les insoumis sans doute vous rappeler vous que au tout début de cette histoire quand nous sommes dans l'entre-deux-tours des présidentielles et que la gauche a pour la troisième fois en 20 ans était éliminé au premier tour de l'élection présidentielle Mathilde panot président du groupe insoumis à l'Assemblée fait une interview au Journal du dimanche où elle dit nous voulons un bloc de la gauche et des écologistes qui comprendra tout le monde sauf le PS et ce nom est ferme et définitif au même moment je faisais une interview dans un journal différent dans la libération nous interviews sont croisés et moi je disais nous avons longtemps été des frères ennemis mais je souhaite que nous puissions reprendre la discussion et que nous puissions nous parler à nouveau pour à nouveau engager un dialogue fructueux qui permet à nouveau des espérer et la grandeur de chacun a été de chercher à s'écouter ça pas été simple tout de suite parce que les méfioses elles sont réciproques on ne passe pas 15 ans de sa vie à s'insulter à surjoué tous les combats et d'un seul coup elles sont retrouvées comme frère et sœur de sang ça n'est pas vrai et il y a des différences qui existent et qui sont parfaitement légitimes nous ne sommes pas identiquement nous serions dans le même parti mais c'était compliqué de se retrouver et pourtant il fallait le faire je n'ai aucun regret j'assume tout ce que nous avons fait depuis ce moment là je l'assume [Applaudissements] je reviens je l'assume parce que depuis ce moment-là je vois dans le regard dans le regard des gens que je croise chaque jour quand je me balade pas tout en France des gens qui ma cause et qui me disent je ne savais plus vraiment où était le Parti socialiste je ne savais plus où était la gauche je ne savais d'ailleurs plus si j'avais envie de voter à gauche et parce que vous êtes retrouvés les uns avec les autres je ne sais pas si je suis insoumise écologiste communiste socialiste ce que je sais c'est que je suis de gauche et que je n'en pouvais plus d'avoir chaque fois que j'allais dans l'isoloir à choisir entre vous quatre à me poser la question de savoir cette fois-ci pour les municipales les départementales les régionales législatives de présidentielles savoir si c'est un bulletin pour l'un ou pour l'autre parce que moi je sais que vous êtes différent mais surtout je sais qu'une chose c'est que quand vous êtes divisé fragmenté vous n'avez aucune chance de l'emporter et moi je veux que la gauche l'emporte parce que je veux que vous gagnez parce que c'est mon salaire qui est un jeu ça nous est ma vie moi je sais la planète parce que c'est la démocratie parce que depuis 16 ans je le là qui sont devant nous et que vous n'êtes pas à la hauteur de vos responsabilités parce que vous voulez c'est faire parce que en cherchant toujours à être le coq sur le tas de fumier et bien d'être d'abord au fond du sac et que vous arrivez jamais jamais à l'emporter et vous vous allez être très bien vous êtes à l'Assemblée vous êtes au Sénat vous êtes mère conseiller départementaux vous touchez vos indemnités tous les mois ça vous va bien d'être dans l'opposition finalement c'est confortable mais nous on vote dans l'opposition on vote pour que vous puissiez gagner pour que vous vissiez mettre en oeuvre ce pourquoi nous nous battons derrière vous depuis des années et c'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas lâcher l'unité mieux nécessaire faites-en sans être ensemble mettez-vous d'accord faites n'importe quoi en savez-vous dans une pièce on a senti que quand vous serez d'accord et je crois qu'ils ont raison je crois qu'ils ont immensément raison il existe des accords c'est vrai je ne veux pas les minimiser non plus il y a des débats entre nous mais je ne veux pas non plus qu'on les surjoue tout le temps parce que je sais aussi ce que nous avons fait pendant 15 ans à chaque fois que nous parlait il devenait ou la droite ou l'extrême gauche à force de dire que les uns sont de droite les auto extrême gauche nous avons réussi une seule chose c'est que ce soit les libéraux qu'il emprunte à chaque fois et que l'extrême droite sont plus haut niveau alors maintenant ça suffit il faut avancer il faut se battre il faut nous avons il reste habilité immense oui je le dis immense dans 5 ans cela fera 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir 10 ans il aura entre temps détruit une partie du modèle social et vous croyez que ce pays sera dans quel état vous pensez que les gens voudront encore en reprendre pour 5 ans de Darmanin 50 Bruno Le Maire 50 d'Édouard Philippe 5 ans d'Olivier Veyron où est-ce qu'au contraire ils voudront alterner choisir une autre politique et c'est là qui est aussi le danger parce qu'il y a une autre politique possible qui est celle de l'extrême droite et donc serons-nous nous la gauche au rendez-vous est-ce que nous pourrons à ce moment-là être l'alternative ou est-ce que nous laisserons cette possibilité à l'extrême droite de Marine Le Pen et d'Eric Zemmour est-ce que nous serons au rendez-vous nous la gauche ou est-ce que nous serons au contraire encore à nos corps et les sur des questions derrière garde on se demandant qui est le plus marxiste qui est le plus les ministres qui est le plus sociable démocrate qui est le plus écologiste qui est le plus je ne sais quoi il faut être le plus gagnant voilà ce qu'on nous demande voilà ce qu'il faut éviter à tout prix c'est le c'est le syndrome du Suédois c'est ce qui risque d'arriver dans quelques jours aux Italiens parce que l'extrême droite quand elle arrive au pouvoir elle ne le quitte pas comme ça parce qu'une fois qu'elle est dans sa dynamique propre quelle offre des boucs émissaires à chaque fois comme victime expiatoire c'est très difficile de revenir en arrière regardez ce qui se passe dans les mairies regardez ce qui se passe au départ on se disait c'est pas grave on aura une expérience et puis après ce sera fini c'est pas vrai regardez Trump jamais aussi populaire qu'aujourd'hui prochaine seront mesures de le battre les Italiens qui ont déjà eu Salvini maintenant qu'ils veulent les Suédois qui étaient dans un pays où on dit parmi les plus heureux du monde qui ont fini par choisir la droite et l'extrême droite donc attention elle existe parce que il y a aussi un travail pédagogique culturel une bataille culturelle à mener pendant 5 ans sans discontinuer et si nous sommes trop occupés à nous accabler les uns les autres alors nous ne ferons pas avec nous devons faire contre la droite et contre l'extrême droite et ne croyons pas non plus que l'extrait note échangée je sais bien que des fois on dit mais quand même Marine Le Pen maintenant c'est presque la gauche non je ne te dis pas que c'est vrai je dis que des gens qui à l'extrême droite sont trop heureux de pouvoir dire regardez il y a pire que nous ah ben on est heureux pire que vous oui on savait que c'était encore possible et même encore des grands supérieurs on n'a pas encore dit vous étiez des nazis mais enfin le problème c'est que c'est toujours la même histoire on sait où vous démarrez on ne sait pas où vous arrêterez et ce que je vois c'est que ils n'ont pas changé sur rien mais c'est que nous nous avons changé nous le peuple français nous avons parfois changé il y a 20 ans quand Jean-Marie Le Pen disait préférence nationale mais tout le monde bondissait tout le monde se disait mais comment est-ce possible d'imaginer qu'il y a une préférence nationale aujourd'hui quand vous interrogez vos concitoyens en disant vous vous rendez compte il propose la préférence nationale les gens vous disent bah oui quoi de naturel parce que nous avons perdu cette défense immunitaire cette nous avons perdu l'esprit républicain nous avons perdu cette idée que dans un pays comme le nôtre on ne peut pas distinguer les gens en fonction de leurs origines en fonction de ce que de ce que la naissance va donner nous sommes d'ailleurs battus au départ contre les privilèges naissance contre la noblesse et maintenant il faudrait y revenir par le biais du sang par le biais de l'endroit où on est né il y a une humanité et elle est unique et c'est ce qui fait que nous sommes des humanistes et que nous distinguons pas entre les uns et les autres et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que notre loi fondamentale la Constitution soit modifiée pour y introduire cette préférence nationale mais écoutez ce que dit iris Zemmour cette semaine passée le cabinet où il faisait sa propre rentrée au soleil du Var où il disait vous vous rendez compte que dans les classes à l'école il y a une propagande antiraciste non mais c'est juste incroyable de dire une propagande en tiraciste comme si l'antiracisme était de l'ordre de la propagande et le racisme de l'ordre de ce qu'il faudrait enseigner aux élèves c'est quand même de la folie pure et nous voudrions laisser ces gens-là gouverner et nous voudrions laisser monsieur Alliot qui explique qu'il veut être président de sa formation politique expliquer en au mois d'août que ceux qui sont les dangers pour le travail ce sont les syndicalistes que ce sont les syndicats qui mettent le travail à bas voilà ce qui est ce qui nous pend au nez voilà ce qu'est l'extrême droite est-ce qu'elle n'a jamais cessé d'être et même si quelqu'un avait encore un doute dites-vous une chose c'est qu'à chaque fois ils peuvent commencer avec des idées qui peuvent vous apparaître comme social encore qu'à l'Assemblée il n'est pas voté l'augmentation du SMIC avec nous ils ont voté avec la République en marche et avec les républicains contre la du SMIC mais si quelqu'un ne va avoir un doute à chaque fois que tu arrives quelque part Allah sa propre histoire sa propre dynamique qu'il entraîne très très loin et regardez ce qui se passe chez Urban en Hongrie ils ont commencé sagement peut-être et aujourd'hui ils en sont à voir restreindre les droits et notamment depuis ce matin avec Cécile vous avez parlé du droit à l'interruption Volca de grossesse regardez ce qui se passe dans cette pays-là sont toujours les femmes qui sont les premiers trains et bien battez-vous aussi pour vos droits battez-vous aussi pour que les droits des femmes ne régressent pas avec l'extrême droite parce qu'elles seront les premières à en souffrir battez-vous aussi pour que les droits de la presse ne bougent pas parce que c'est aussi toujours la presse qui a première en souffrir battez-vous pour le volu la tête parce que c'est toujours la même histoire qui commence et dont on ne sait pas où elle s'arrête alors oui nous avons une responsabilité qui est gigantesque nous avons 5 ans pour réussir 50 pour convaincre cinq ans pour faire en sorte que celles et ceux qui ne nous ont pas encore rejoint puissent le faire mais ça suppose que chacune et chacun d'entre vous se mettent au travail ça suppose que chacune et chacun d'entre nous fait aussi un mouchoir enfin ça dénoue ses mouchoirs aussi souvent qu'il le faut pour éviter de fracturer la gauche et d'avancer ensemble à cette seule condition-là moi je ne sais pas qui sera pardon je finis je suis vraiment trop long mais je ne sais pas qui sera candidat ou candidate dans 5 ans l'élection présidentielle j'en sais rien et au fond je vais vous dire une chose je m'en fiche la seule chose qui m'importe c'est que nous choisissions dans 5 ans celui ou celle parmi nous permettra de nous emmener tous ensemble vers la victoire qui sont capables de parler à toutes et à tous de la même façon qui pourra parler à chacune et à chacun comme c'était l'un des siens qui ne fera pas le distingue sur les uns et les autres qu'exceptera le débat à chaque instant avec les uns et les autres qu'il est considérable pour ceux qui le sont qu'il est accompagnera à chaque fois qu'on est nécessaire et qui pourra aussi élargir notre emprise faire en sorte que nous puissions parler à d'autres que celles et ceux qui nous ont déjà rejoint alors celui-là ou celle là sera le nôtre nous le reconnaître d'ailleurs à cela c'est qu'il aura construit ce chemin là alors chers amis chaque camarades je n'ai qu'une chose à vous dire merci pour ce que vous avez accompagné parce que vous avez fait merci pour avoir soutenu cette nouvelle union populaire écologique et sociale mais c'est d'être resté quand notre partenaire merci d'avoir fait vivre ce passé spécialiste auquel je tiens tant et merci maintenant de nous accompagner et nous nous aider pour pour ce chemin que je crois victorieux alors vivre franger vive la gauche vive la république et vive la France [Applaudissements]
Olivier Faure