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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 12 octobre 2023 64 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploi

12 ans après la note TerraNova, la gauche a-t-elle abandonné volontairement les classes populaires ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 19 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir pris vos distances avec la note TerraNova de 2011 ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les classes populaires ont-elles vraiment changé depuis 2011 ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment concilier transition écologique et justice sociale ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Faut-il instaurer une parité sociale dans les assemblées ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Le RN est-il crédible pour représenter les classes populaires ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Le droit de vote des étrangers locaux est-il une priorité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:00animateur_2Fait
    « en 2004 Éric Conan publie un livre qui s'appelle la gauche sans le peuple qui est un livre polémique et qui fait exactement ce procès à la gauche »
  • 26:00Thierry PechChiffre
    « 80 % des députés sont cadres et 80 % des Français ne le sont pas »
  • 0:15Locuteur 1Fait
    « c aussi des des classes populaires de voà issu de la diversité ou non d'ailleurs mais qui adhérait à cette proposition moi j'adhère toujours à cette proposition »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « est-ce que c'est le combat euh prioritaire qu'il faut mener je pense pas euh aujourd'hui je pense que c'est c'est compliqué de mener ce combat là »
  • 2:00Locuteur 1Fait
    « on peut avoir le sentiment parfois qu'on utilise trop de notre temps de parole sur des sujets un peu éloignés ou périphérique »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « on a lancé à l'Assemblée nationale hier un groupe de travail sur les familles monoparentales c'est à la fois sociétal mais très social »
  • 6:00Locuteur 1Chiffre
    « 52 % de la population ça déterminait des trajectoire de vie des parcours de vie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

militants sympathisants amis qui nous regardent on est ravi de vous accueillir pour cette première édition de l'audition populaire donc je vous rappelle le Parti socialiste a lancé une convention il y a quelques mois qui s'appelle la convention retrour peuple que j'ai le plaisir d'animer avec Philippe brin qui est à ma droite et notre but c'est de réfléchir ensemble et aussi de nous déplacer dans toute la France pour non seulement retrouver peuple mais réfléchir au rapport entre le Parti socialiste des classes populaires le décrochage électoral des classes populaires avec le vote de gauche et le vote tout court et enfin émettre d'ici quelques mois des propositions qui viendront renforcer notre doctrine et aussi notre action dans ce domaine donc on a le plaisir d'accueillir ce soir Thierry pche bonsoir bonsoir de l'association donc Terranova thry on va vous laisser commencer par un propos introductif pour Rael par que c'était aussi un peu le le titre de cette audition tout part de cette fameuse note he qu'on appelle note Terranova de 2011 qui décrit mais vous reviendrez dessus je pense un rapport entre la gauche et le vote des classes populaires nous ce qu'on a souhaité faire ce soir c'était déconstruire déjà ce que disait cette note parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites et qui ont cette note elle a un peu servi en fait d'épouvantail en disant c'est le début de la fin par rapport euh à à l'analyse du vote à gauche et des classes populaires on souhaite un peu déconstruire tout ça et surtout entre-temps vous êtes quand même vous l'auteur de plusieurs notes d'analyses plus récentes sur le vote des classes populaire on souhaitait vous entendre là-dessus et réfléchir ensemble je vous rappelle que vous êtes du coup en direct sur YouTube ou Facebook et vous pouvez intervenir poser des questions qui nous serontransmises en commentaire Youtube ou Facebook directement sur la page du Parti socialiste donc n'hésitez pas on va d'abord laisser Thierry intervenir et ensuite nous-même on a évidemment quelques quelques questions hein parce qu'on on commence aussi à accumuler les rencontres de notre côté et on prendra ensuite les questions donc Thierry c'est à vous merci merci merci de m'accueillir et merci de m'accueillir sur ce sujet parce que le cette note Terranova 2011 c'est le selon l'image qu'on préfère soit le caillou dans la chaussure soit le sparadra du capitaine adoc mais depuis 10 ans que je dirige Terranova on m'en reparle tous les mois alors j'en parle avec d'autant plus d'isance que j'ai pris mes distances publiquement sur ce travail dès sa parution et j'ai eu l'occasion de répéter les raisons pour lesquelles j'avais pris des distances alors je voudrais vous dire un mot des raisons pour lesquelles justement j'ai pris ces distances parce que c'est une façon aussi de d'entrer dans la note et la discuter euh et mais je voudrais ensuite dire quelques mots sur les transformations qui ont affecté les classes populaires ces dernières décennies euh et les raisons pour lesquelles il faut renouveler euh je crois notre à la fois notre langage pour les décrire et et l'offre politique qu'on qu'on a qu'on qu'on qu'on a Enie envie de leur adresser alors sur la note pour commencer pourquoi j'ai pris ces distances j'ai pris ces distances parce que j'ai prouvé et je l'avais dit à Olivier Ferrand à l'époque il y a maintenant 12 ans à la fois un malaise politique et un malaise méthodologique le malaise politique c'est qui me semblait contraire à l'identité historique de la gauche de laisser penser qu'on pourrait parce que la coalition historique des classes populaires et des classes moyennes qui avait pu incarner le Parti socialiste pourrait renoncer à aller chercher le vote notamment des des ouvriers euh pour lui préférer une autre typologie les jeunes les femmes les immigrés les quartiers populaires au sens quartier politique de la ville c'était ça l'offre de de de de la note et donc j'étais pas du tout à l'aise politiquement avec ça il me semblait que la vocation de la gauche était de représenter les classes populaires et de représenter leurs intérêts et dans les classes populaires y compris euh les intérêts du monde ouvrier monde ouvrier que la note décrivait comme culturellement désormais trop éloigné pour pouvoir être euh capté poursuivi ou rencontré bien on va revenir sur ce point parce que je pense que c'est un des points problématiques ensuite un malaise méthodologique quand on dit euh on court plus après euh les ouvriers on court après les jeunes les femmes et cetera d'abord il n'échappera à personne que parmi les jeunes il y a des ouvriers que parmi les femmes il y a des employés et que donc les les l'overlap comme on dit entre les anciennes catégories et les nouvelles cet overlap est important et ensuite ce qui saute aux yeux c'est qu'il y a pas une jeunesse il y a plusieurs jeunesses il y a pas une condition féminine il y a plusieurs conditions social dans lesquels les femmes employé par exemple dans les métiers du cire ou les femmes dans je dirais les postes les plus élevés des entreprises c'est pas du tout la même réalité sociale même s'il y a bien sûr des points communs mais c'est des réalités différentes donc méthodologiquement le le le le truc fonctionne pas très bien mais au fond euh il y avait autre chose dans cette note qui me paraît devoir être identifié cette idée j'y reviens que les ouvriers seraient désormais culturellement trop éloignés des valeurs progressistes pour pouvoir voter à nouveau pour une offre de gauche je crois que c'est plus compliqué que ça euh c'est plus compliqué que ça d'ailleurs je voudrais attirer votre attention sur un paradoxe si vous prenez les enquêtes de la CNCDH euh qui sont des enquêtes en longue période qui ont pas mal de profondeur diacronique vous apercevez que les valeurs de tolérance d'ouverture progresse c'est des enquêtes très robustes elles progressent dans l'ensemble du corps social et donc le paradoxe c'est quoi c'est que en 1975 la France était beaucoup moins tolérante et le vote Front national était résiduel microscopique aujourd'hui la société est plus tolérante et pourtant le vote rassemblement national est beaucoup plus fort comment on s'explique ça s'expliquer ça par la fermeture ou je dirais le le le backlash conservateur des classes populaires c'est bah ça matche pas avec ce que nous racontent les enquêtes en fait ce qu'il faut comprendre je crois c'est que entre-temps on a fait des sujets immigration et insécurité des sujets politiques ça n'était pas des sujets politiques dans les années 70 les déterminants du vote éta déterminants de la question sociale et de la question économique beaucoup plus que ces déterminants culturels alors c'est ces sujets se sont invités dans bah l'agenda des questions politiques sur lesquelles il faut se il faut prendre position c'est le premier point le deuxième point c'est que le rassemblement national ne parle plus que de ça il parle de plein d'autres choses et il a pris position il s'est installé sur les question sur le terrain de la question sociale deuxième raison je dirais de de de son succès alors même que une partie de la gauche a je dirais pas abandonné parce que ce serait faux ce serait contraire à l'œuvre qui est la sienne quand elle a été au pouvoir mais a dû euh prendre probablement d'autres chemins notamment en matière de politique économique trème observation quand vous discuter de façon un peu plus qualitative avec des gens issus des classes populaires ce que j'ai fait dans le cadre par exemple de la récente campagne de 2022 on avait une petite communauté citoyenne qu'on interrogait sur les sujets qui nous semblaient importants donc on les a fait parler par exemple de l'immigration ils vous disent très clairement ce que vous disent les sondages c'estd ils ont des positions euh très conservatrices et et et très favorable à une forme de fermeture mais si vous décidez de prolonger un peu la conversation vous apercevez que vous avez affaire à des gens qui ont beaucoup de compassion beaucoup de conscience de la condition qui peut être celle des demandeurs d'asile et qu' sont prêts à entrer dans la discussion idem sur les questions de la police par exemple on a fait une expérience euh avec un logiciel qui s'appelle police mais police comme la cité en grec euh qui permet si vous êtes usager de de de ce logiciel cette plateforme bien vous pouvez donner votre avis sur les propositions qu'ont déposé les autres participants puis vous pouvez donner vos propres propositions et de cette façon là l'algorithme euh reconnaît de mieux en mieux des groupes d'opinion et donc dans l'enquête qu'on avait faite c'était sur les relations de comment on construit des relations de confiance entre la police et la population il y avait un groupe très conservateur de gens qui disaient il faut armer la police il faut punir ceux qui ne respectent pas ceci et cela mais même à des questions du type est-ce que vous pensez que la police doit être courtoise et polie avec les gens certains disaient pas trop puis il y avait un groupe très progressiste mais ce que l'algorithme permettait d'identifier c'est ce sur quoi ces deux groupes complètement antagonistes étaient capables de se mettre d'accord il se mettait d'accord sur le fait qu'il fallait améliorer la formation des policiers notamment sur tout ce qui concerne les violences faites aux femmes il se mettait d'accord sur euh l'intérêt qu'il avait à avoir un jugement indépendant des contentieux entre la police et la population il se mettait d'accord sur le fait qu'il fallait recréer une police de proximité ce que je veux vous dire je vais pas développer trop mais c'est que au-delà des premières euh des premières expressions sur ces grands sujets il y a de la complexité dans l'esprit euh des gens euh et ça on doit le travailler on doit aller le chercher on doit do le comprendre un dernier point euh puis on parlera de la suite si vous le voulez sur ce qui ques sont les transformations qui ont affecté les classes populaires ces dernières décennies mais il y a quelque chose qui est faux dans le procès qui est fait à la note de Terranova 2011 et ça je je je tiens à le dire c'est l'idée qu'elle aurait provoquer un abandon des classes populaires mais le problème la sociologie électorale du Parti socialiste avec les classes populaires il a pas attendu 2011 c'est c'est nous prêter beaucoup de pouvoir euh que de penser ça en réalité et même le débat a commencé bien avant la note sur sur les classes populaires de Terranova souvenez-vous qu'en 2004 Éric Conan publie un livre qui s'appelle la gauche sans le peuple qui est un livre polémique et qui fait exactement ce procès à la gauche alors c'est vrai que le PS avait atteint des scores dans les classes populaires notamment dans les classe la classe ouvrière qui était considérable faut se souvenir que en 74 78 et et cetera c'est un parti qui capte plus des 2/ers du vote ouvrier et mais en 97 et en 2012 il gagne avec une minorité du vote ouvrier mais il il gagne il gagne avec des classes moyennes avec des cadres et cetera donc la mutation de sa sociologie électorale ne tient pas du tout au fait que Terranova un jour a publié une note sur ce sujet c'est presque risible bien sûr ça vient de beaucoup plus loin merci pour cette exposé qu'elle mérite de rétablir effectivement un certain nombre de choses al moi quand je vous écoute effectivement j'ai j'ai le sentiment que la note de 2011 elle permet de mettre un point de départ historique mais que finalement elle met le doigt sur une réalité qui s'est perpétué bien après la note de 2011 finalement en 2012 François Hollande réunit la majorité des suffrage des ouvriers et des employés 40 % des ouvriers au 1er tour et 70 % au 2e tour de l'élection présidentielle mais ce qu'on constate c'est que depuis 2017 finalement la prédiction de Terranova pourtant euh rejeté massivement par les principaux acteurs de la gauche s'est réalisé c'est-à-dire que quand on regarde l'électorat de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui c'est un lectorat qu'on peut qualifier de de terraanova c'est-à-dire métropolitain et composé en partie de minorité de femmes de jeunes éctorat qui est très jeune et qui effectivement tourne le dos aux fameuses classes ouvrière périurbaine rurale qui sont aux valeurs dites conservatrices et qui sont brocardé dans la note il quelque chose de finalement paradoxal c'est que les principaux critique de cette note et à raison de notre point de vue c'est aujourd'hui ceux qui ont la base électorale la plus exactement conforme aux prédictions de de cette note comment vous analysez ce ce paradoxe alors vous venez de vous venez de résumer la lecture qu'on a fait François Ruffin lui-même dans la polémique qu'il a eu avec Jean-Luc Mélenchon c'est assez juste mais ça nous conduit à un deuxème volet de la discussion sur c'est qui les classes populaires traditionnellement on dit c'est les ouvriers les employés bon les ouvriers les employés ont beaucoup changé est-ce que c'est des gens qui habitent des secteurs particuliers du territoire si oui lesquels on nous dit le le péurbain pavillonnaire le rural on sait plus trop bien de quoi on parle quand on dit le rural dans ce pays d'ailleurs mais est-ce qu'on parle aussi des qpv des quartiers politiques de la ville des quartiers de relégation d'immigration est-ce qu'on compte les pauvres les très pauvres qui vivent dans les cœurs d'agglomération la vérité c'est qu'on est un peu perdu et je voudrais essayer de mettre un petit peu d'ordre si vous permettez les ouvriers ce qui caractérise cette catégorie c'est son déclin démographique on est à un moment de de de notre histoire où où il y a aujourd'hui en France plus de cadres que d'ouvriers c'est la première fois depuis bien longtemps c'est même la première fois tout court leur nature en plus a changé l'ouvrier qu'on avait en tête lorsqu'on faisait de la politique à gauche dans les années 60 70 cétait l'ouvrier industriel mais l'ouvrier de type industriel il est minoritaire d'ailleurs il a jamais été je dirais hégémonique comme a dit un célèbre sociologue il y a bien longtemps la classe ouvrière n'est plus qu'elle n'a jamais été bon c'était une plaisanterie mais assez juste l'ouvrier de type artisanal s'est beaucoup développé le cuisinier le maçon euh l'ouvrier à la jonction des métiers de service le livreur si vous demandez à ces gens s'ils sont ouvriers vous diront probablement non la plupart du temps ils se classent pas dans cette catégorie donc cette catégorie elle s'est beaucoup diversifiée et en plus ceux qui la composent ne s'y identifient plus les employés les employés typiquement c'était les employés administratifs d'entreprise la secrétaire et cetera alors eux ils se sont beaucoup développés ils sont en expansion croissance démographique mais pas du tout dans le monde de administratif des entreprises c'est le monde des services aux personnes qui s'est développé c'est les métiers du CA du lien du contact les infirmières les les auxiliaires de vie les aides soignantes et cetera et cetera donc les classes populaires ont beaucoup changé et en plus et surtout je crois que ce qu'il faut bien comprendre ce qui c'est d'ailleurs ce qui explique aujourd'hui leur hétérogénéité et le fait qu'il y a y compris au au entre les classes populaires ell-mêmes des rapports sociaux qui se sont parfois aigris ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'elles sont sorties de leur insularité si on avait discuté ensemble des classes populaires il y a 50 ou 60 ans on aurait discuté de mondes qui étit assez fermés sur eux-mêmes des quartiers qui avaient leur euh je dirais leur cohérence euh des quartiers où on entré dans le monde du travail à l'âge de 16 ans euh des quartiers où celui qui avait la prétention de s'élever au-udessus de sa condition était regardé de travers par ses camarades des quartiers où les femmes travaillit assez peu par rapport à ce qui se passe aujourd'hui qu'est-ce qui s'est passé depuis il s'est passé que cette insularité a éclaté et et c'est plutôt une bonne nouvelle d'ailleurs au total elle a éclaté parce que les enfants sont allés beaucoup plus longtemps à l'école c'était la démocratisation scolaire c'est l'œuvre de la gauche aussi et donc ces enfants au lycée et bien ils ont été au contact de la culture mainstream ils ont eu des interaction sociale beaucoup plus diversifiée les femmes elles sont entrées en masse sur le marché du travail et c'est et c'est bien c'est ça le chemin de l'émancipation aussi bon toute une série de raisons font que ce qui permettait d'identifier comme un monde un peu clos un peu fermé sur lui-même les classes populaire bah ça ça fonctionne plus du tout comme ça on a un monde qui est de plus en plus divisé euh dans dans ces territoires qpv versus je dirais classe populaire intégrée dans l'emploi des zones pavillonnaires rural rural profond pauvre de des cœurs d'agglomération euh dans ces conditions de vie dans ces conditions de vie matérielles aussi un monde très divisé et au total on a vu se développer euh des rapports sociaux je disais un peu plus aigris c'est-à-dire cette ce que les sociologues appellent la triangulation hein des des rapports sociaux dans le monde populaire c'est des gens du monde populaire qui euh s'opposent non seulement au dominant au dominant économique mais aussi à celui qui est juste en dessous celui qui vit des minimas sociaux celui qui vit des revenus de transfert l'assister entre guillemets c'est pour ça que c'est devenu très compliqué de s'adresser aux classes populaires c'est pour pourquoi d'ailleurs j'avais choisi ce titre un travail récent disant chacun cherche son peuple parce que quand vous écoutez les hommes les femmes politiques si vous les écoutez bien vous vous apercevez qu'il Dragu toujours une partie des classes populaires mais jamais l'ensemble et c'est vrai ce que vous dites qui est important de rappeler c'est sur la déstructuration de la la sociologie française et qui doit peut-être nous amener à remplacer le vocable ouvrier et employé par d'autres par exemple Denis Maillard parle de société du du backofice et finalement ce qui regroupe les métiers dont vous venez de parler il y a à la fois les métiers du soin donc du CER surtout pour les femmes donc être soignante assistante maternelle infirmière auxiliaire de vie aide à domicile et puis souvent pour les hommes les métiers de la logistique car cariste dans un pays industrialisé comme la France mais qui est quand même au Finistère de l'Europe donc cariste préparateur de commande et puis logisticien de manière manière générale donc c'est vrai que c'est cette nouvelle typologie qu'il faut trouver mais finalement il y a quand même une cohérence c'est que 60 % des Français sont ouvriers ou employés et àprès 60 % des Français n'ont pas fait l'étude après le bac et finalement c'est un peu ces 60 % là qu'on essaie d'aller chercher en tout cas c'est un peu le le le le but de de de notre convention c'est d'aller d'aller chercher ces ces personnes alors il faut rappeler effectivement que bah dans la sociologie actuelle c'est dans le livre de Julia Caget de Thomas picketti qui vient de sortir et que nous allons auditionner et bien les ouvriers gagnent plus en moyenne que les employés c'est effectivement la conséquence du du grand changement sociologique que que dont vous venez de dont vous venez de de parler alors finalement question qu'on vous pose à vous écouter avec les groupes qualitatifs que vous avez pu réunir c'est est-ce que finalement le tort de la gauche c'est pas d'avoir refusé le le combat culturel ou de s'en tenir peut-être trop à une vision un peu peut-être marketing des des choses c'est que les rapports politiques finalement sont pas figés et que l'opinion ça se travaille comme disait un article du Monde diplomatique d'attend la la guerre du Kosovo l'opinion ça se travaille et finalement la politisation c'est ce qui se passe dans votre groupe qualitatif où les gens sont plutôt contre l'immigration au début finalement quand on euh creuse bah on a quelque chose de beaucoup plus nuancé est-ce que c'est finalement pas ça aussi que nous devons retenir euh mener d'avantage le le combat culturel et d'aller finalement mener ce combat de politisation vers ses publics en priorité oui sans doute euh le combat culturel ça pourrait laisser penser que c'est un combat sur les valeurs c'est pas un seulement un combat sur les valeurs et je crois d'ailleurs que d'une manière générale une des faiblesses euh de la du discours politique aujourd'hui à quelques exceptions près ça c'est vrai dans presque toutes les familles c'est de proposer une lecture très désincarnée du monde c'est de ne pas faire entendre vous savez Rancière avait dit un jour à propos de l'histoire ouvrière il quand quand elle est bien faite je veux entendre le bruit de la cris sur le tissu dans les ateliers du textile je veux entendre le bruit de la CR sur le tissu les réalias c'est pas simplement des agrégats statistiques c'est c'est des réalités vécues donc il faut je pense changer le vocabulaire politique le rendre moins abstrait s'interdire les généralités les valeurs générales auquel on croit naturellement qui sont pas des qui sont pas de 20 mots mais qui ne rencontrent pas d'écho dans la vie matérielle et quotidienne des gens à qui on s'adresse ça c'est très important de le comprendre je vais dire les choses de façon un peu provocatrice euh je suis allé à une réunion d'élu socialiste il y a peu de temps j'ai entendu le mot laïcité 50 fois en 2 Hees pardon mais c'est une valeur importante à laquelle je suis moi-même très attaché mais ça ne raconte rien de la vie matérielle et quotidienne des gens et souvent d'ailleurs ils savent pas trop de quoi vous leur parlez quand vous leur parlez de laïcité donc essayez de de mettre de côté les grandes généralités et regarder de près prendre le temps de regarder de près de se laisser saisir par ce qui se passe en vrai tous les jours dans la vie des gens pardon de faire très ras moquette mais c'est c'est très important regardez le budget par exemple de quelqu'un d'un mécanicien où est-ce qu'il dépense son argent bon vous pouvez dire après faut augmenter son revenu faudrait augmenter le SMIC faudrait augmenter ceci cela mais regardez où il dépense son argent qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça la vie lui coûte moins cher c'est quoi le chemin de la vie moins cher voilà il y a des tas de choses à faire sur le logement sur le prix des carburants en ce moment on pourrait en parler nous on est favorable à une taxe élastique sur les carburants c'est un sujet de de discussion ces temps-ci bon regardeer les choses comme ça c'est commencer à rencontrer des réalités et il faut faire ce travail Songz que par exemple sur un sujet comme la transition écologique qui est un sujet sérieux personne ici ne contesterait que nous avons besoin de réussir la transition écologique mais transition écologique c'est aussi un peu un épouvantail pour beaucoup de nos compatriotes c'est difficile c'est qu'est-ce que je fais de ma voiture thermique j'ai pas les moyens d'acheter une voiture électrique et cetera tous ces sujets qui sont très sérieux vous me dites isoler votre logement mais j'ai pas les moyens d'isoler mon logement vous me dites vous allez m'aider mais vous payez pas la totalité donc tout ça faut quand même que je change la chaudè si on continue à dire c'est important et nous la transition écologique on va la faire on y croit et cetera on Nura pas résolu le problème en Revan je se proposait de construire les briques les briques de base d'une écologie populaire ça c'est un challenge ça c'est important et c'est intéressant parce que sinon demain on aura des formes de résistance multiples à la transition écologique et des formes de résistances multiples qui s'enracineront dans le monde populaire donc vous voyez si on veut pas on peut l'enfer est pavé de de bonnes intentions on peut dire on va retrouver le peuple très bien on est content de l'avoir dit l'intention est très belle et comment on fait concrètement il faut aller à la difficulté il faut aller là où ça fait mal faut aller là où c'est difficile et et et je pense que c'est ça qu'il faut faire donc incarner davantage le discours politique et deuxièmement aller dans les réalias là le le bruit de la créie sur le tissu oui c'est la porte d'entrée du du R parce qu'au final on insécurise beaucoup nos concitoyens avec certains discours je prends l'exemple des zones à faible émission les ZFE aujourd'hui moi j'ai beaucoup de de de de gens à lillele parce que je viens du Nord qui me disent mais euh moi j'habite à 20 km dans la campagne en fait je vais pas pouvoir il y a pas d'offre de de transport public je vais pas pouvoir me rendre en ville en voiture et euh ce que vous dites ça me fait penser aussi à l'analyse de Raphaël lorka qui est expert à la Fondation jeanjores qu'on reçoit aussi de temps à autre au Parti socialiste qui vient de sortir un roman sur le monde des marques et euh son idée c'est de dire les marques de grande consommation ont remplacé euh dans l'imaginaire des gens euh enfin ce que ça leur raconte c'est-à-dire que c'est plus les partis politiques leur doctrinees qui viennent euh qui viennent leur raconter un récit au quotidien mais c'est Netflix c'est Lidl c'est je pense qu'il y a un peu de ça dans ce que vous dites c'est-à-dire qu'aujourd'hui la politique c'est pas seulement à gauche mais de manière générale ne raconte plus rien et nous on essaie à travers cette convention de retrouver justement je pense que c'est l'un de notrre enjeux euh un discours unificateur parce qu'au final on a parlé de de tous les segments de population qui peuvent exister à travers les différents panels mais ils rencontent tous les mêmees difficultés et moi je suis très en accord avec ce que vous dites c'est-à-dire que oui il y a aussi des ouvriers chez les femmes les personnes de la diversité donc la segmentation c'est forcément une impasse et vouloir s'adresser à des segments de population je pense que c'est une impasse et c'est aussi l'impasse dans laquelle on est aujourd'hui est-ce que il est pas temps de retrouver un grand discours unificateur qui recrée quand même une nouvelle alliance de classe alors même si cette conscience aujourd'hui comme vous le disiez elle est elle est plus là et on va pas non plus l'inventer mais est-ce que notre rôle c'est pas quand même de trouver euh le discours pas seulement les propositions mais même le récit qui qui va mettre tout le monde d'accord et et créer une nouvelle majorité sociale électorale dans le pays je crois pas du tout à ça parle franchement je pense que oui on a besoin d'un récit mais si on commence par là on aura pas avancé on aura un joli récit voilà il faut mettre en face du récit des objets du quotidien voilà il faut faire ce travail et j'ai envie de dire faut commencer par les objets du quotidien et puis on fera le récit après et le récit il est pas si compliqué à vrai dire quand vous vendez des pots de yaourt c'est pas si compliqué de faire un récit parce qu'en fait vous enveloppez vos pots de yaourt dans un imaginaire mais la politique c'est pas que de l'imaginaire c'est des réalités les gens vous demandent des comptes à 5 ans ils vous demandent pas du rêve il vous demandent des choses qui s'inscrivent dans le réel donc je je je suis un peu réservé j'ai pas lu le livre de raphaë lorka donc je me permets pas de de d'en juger mais c'est je me méfie de cette idée du du du du du grand récit par contre ce que vous dites sur les ZFE ça m'intéresse parce que les les zones à faible émission moi je me suis occupé j'ai j'ai présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat avec Laurence Toubiana les ZFE ça faisait partie des propositions enin les zfeux telles qu'elles sont traduites dans la loi des propositions déposé sur le bureau du gouvernement par la Convention citoyenne pour le climat et des propositions qui ont été retenu qu'at-on dit à l'époque vous les premiers mais pas vous seul la presse et ce on a dit c'est trois fois rien tout ça la montagne à couche d'une souris je me souviens avec l'imagination lexicale qui est celle de la presse des expressions qui faisaient floresse alors et donc ce qui était le minimum un minimum proche de zéro dans le jugement public qui était porté au lendemain de la Convention c'est presque un maximum aujourd'hui on dit c'est une bombe sociale qu'est-ce qu'on a fait pendant 2 ans pas grand-chose c'est ça le problème parce que bien sûr qu'il y a des gens qui vont se trouver en grande difficulté si demain on dit vous accédez plus euh euh au cœur d'agglomération mais c'est l'endroit où ils travaill c'est l'endroit où ils ont leurs clients je pense à tous les artisans qui ont des véhicules utilitaires légers qui ont besoin de faire des allers-retours qui sont des usagers de la ville il n'y résident pas mais elle leur appartient quand même un peu puisque c'est là qu'ils ont l'essentiel de leur activité benah pendant 2 ans il aurait fallu discuter avec ces gens avec leur fédération professionnelle avec les syndicats il aurait fallu se mettre autour de la table pour savoir comment on pouvait faire comment on dessinait l'agenda quelle contrainte on associé à la zone à faible émission et cetera et cetera et cetera ce travail là cette petite couture de la transition écologique elle est très digne c'est la noblesse du travail politique pourquoi ça a pas été fait alors c'est la responsabilité de ceux qui sont au pouvoir dans les agglomérations et dans et et au pouvoir à l'échelle nationale mais voilà il y a il y a loin de la promesse à la chose et il y a loin de notre évaluation de départ à notre évaluation d'aujourd'hui ça fait réfléchir ça quand même c'est je pourrais dire rigoureusement la même chose sur le zéro artificialisation nette sur les obligations de rénovation thermique faite au propriétaire bailleur et cetera le minimum d'hier et le maximum d'aujourd'hui ben pour aller du minimum d'illeur au maximum d'aujourd'hui il faut faire ce travail de petite couture euh c'est de la politique publique appliquée ça paraî modeste mais à la fin ça va changer le sort de l'artisan avec son véhicule utilitaire léger je me permet de partir de l'exemple de la ZFE euh pour poser une question plus générale sur également la responsabilité des S tank il y a la nôre bien sûr dans la déconnexion de la gauche vis-à-vis des des classes populaires moi j'ai lu votre note sur les ZFE euh vous défendez plutôt l'idée de la ZFE d'ailleurs et je pense que si je la lisais dans ma circonscription en fait je seraai lyché en en place publique euh moi je vous explique je raconte une histoire on essaie d'incarner euh moi j'ai ma circonception était au sud de de la banlieue de rouan dans le département de l'URE et nous avons donc maintenant la la ZFE quasiment pas d'offre de train le trajet deicile travail moyen chez les gens qui habitent chez moi c'est 60 km et un drame social c'est des gens qui sont les gens dont on parle la sociét du backofice charis préparateur de commande sur la métropole deoran être soignante qui travaillent à l'hôpital peuvent plus aller travailler puisqu ont une twingo qu' a 25 ans et on évidemment pas les moyens de changer de véhicule puisque l'accompagnement a pas été prévu de la même manière dans le premier désert médical de France métropolitaine et donc pour aller se soigner on est obligé d'aller dans la métropole et donc les personnes âgées retraité ancienne ancien ouvriers employés aussi bah pas l'argent de changer de de de véhicule eu et j'ai le sentiment parfois quand j'essaie de piocher dans les propositions qui sont faites par les S tank de pas trouver finalement ce qui pourrait faire intéresser apporter des solutions aux gens que je croise dans ma permanence que je croise le weekend sur les foir à tout j'ai l'impression que si la gauche est à côté de ces pompes que les gens me disent très souvent sur le terrain c'est aussi parce que toutes les Lell jencia de gauche est à côté de ces pompes c'est une forme de la sécession des hites dont on parle beaucoup je pçon lesit ils ont toujours été dans la sécession en sont toujours cru différentes du peuple mais que finalement la gauche c'est tellement renfermé sur y compris sont les gens qui pensent la gauche et qui pensent ses proposition finalement ont eux-mêmes une forme de de d'absence de compréhension des des problèmes des des gens sur le terrain quand on regarde finalement de toutes les tout le son que peut émettre la gauche sur un certain nombre de sujets c'est le cas bien sûr des zdfe qui son sont l'exacte inverse de ce qu'il faut faire alors il faut évidemment limiter la congestion dans dans les métropoles mais quand sans aucune forme de transport commun pour le régler ça paraît vraiment impossible et et très injuste socialement c'est la question de manière générale la question du rapport au carburant enfin génal à la voiture c'est aussi ce qu'on peut porter comme discours par exemple sur la la sécurité enfin voilà comment comment on fait en sorte que celles et ceux qui produisent les idées dans notre pays et qui inspirent les femmes et les hommes politiques aussi soient davantage connectés connectés au au terrain et et et finalement davantage en phase avec les attentes des populaire vous soulevez un point qui est tout à fait juste euh et et je je je prends ma part et j'espère que mes mes camarades mes homologues prendront la l'URE en effet on travaille en chambre et je vais vous dire le fond de ma pensé c'est plus possible je l'ai appris dans la convention citoyenne pour le climat notamment j'ai appris ce qui pouvait sortir d'un travail correctement instruit avec des citoyens ordinaires de toutes condition et assez représentatif de ce qu'est la société française donc je je crois beaucoup à ce que vous dites je crois beaucoup à cette déconnexion mais je crois qu'on peut pas en rester là il faut se demander comment on va faire maintenant pour se reconnecter moi je réfléchis à c'est pour ça qu'on avait expérimenté cette petite communauté citoyenne pendant la campagne je réfléchis à des moyens de produire des idées avec avec les gens de toutes conditions et notamment ceux qui sont les plus concernés par les sujets qu'on va qu'on va traiter on doit pouvoir mettre en place des formes de Civic Lab par exemple c'est des choses auquelles je réfléchis parce que je crois que vous avez vous avez vraiment raison et encore une fois je je prends ma part maintenant un mot sur rouan les a desfeu qui vont être contraignantes au terme de la loi il y en a C il y a cinq métropoles en France qui vont devoir mettre en place une métropole contraignante je ne crois pas croant fasse partie mais attendez oui mais mais c'est important c'est important la règle s'applique mais d'abord les critères 4 et 5 la trition est rapide et dans 2 ans il y en aura quasiment plus bon ensuite on peut dessiner la zdfeu de 1000 façons on peut dire aux gens voilà vous avez des crédits d'entrée par exemple on peut aménager le dispositif on peut aménager euh on pe F d'ailleurs des métropoles déjà voilà il y a beaucoup de métropoles qui le font si si rouan reste sous les seuils sanitaires européens je parle même pas de ceux de l'OMS mais il y aura pas de problème il y aura pas de contrainte c'est pas la peine de faire peur aux gens par contre à Paris à Lyon à Marseille ça va être difficile ça va être compliqué et c'est là qu'on n pas été bon pendant 2 ans parce que c'est là qu'il fallait développer du leasing électrique pas pendant 6 mois il fallait y penser voilà il fallait faire des cars Express haute fréquence il fallait faire des transports en commun un dernier mot sur ce sujet puis après on changera d'exemple parce que par que sinon on va faire une réunion sur les a Desfeux mais à la fin les 40000 morts prématurés liés à la mauvaise qualité de l'air dans les agglomération française 40000 quand même al ce chiffre n'est pas un fétiche on peut le discuter mais de toute façon c'est trop ben c'est d'abord des classes populaires qui payent faut le dire et le répéter c'est d'abord l'exposome le plus dangereux c'est celui des enfants des quartiers populaires du centre des agglomérations donc on fait pas ça pardon on fait pas ça pour faire chier les gens on fait ça pour améliorer leur qualité de vie par contre on pourrait le faire beaucoup mieux et là je vous rejoins complètement moi je reviens à ce que vous dites sur l'implication citoyenne la participation par que moi je pense pas qu'on a un problème de proposition dans le fond enfin faut plus qu'on les travaille qu'on qu'on utilise le concret comme vous dites mais il y a un problème de méthode et vous prenez l' exemple de la convention citoyenne pour le climat on peut reparler aussi du CNR ou bien des doléances suite au grand débats public qui avait lieu après les gilets jaunes au final ces expériences elles sont assez déceptives parce qu'on va pas jusqu'au bout c'est-à-dire qu'on qu'on donne l'impression d'associer le citoyen dans la prise de décision et ça remonte à à plusieurs années avec toutes les expériences de démocratie participatif qui se multiplie dans les villes on l'a fait à grande échelle vous voyez bien que ça a été une déception supplémentaire au final parce que les propositions qui étent issu de ces organismes là n'ont pas été mis en œuvre où on ont disparu un peu c'est Didier Lebret d'ailleurs qui écrit où sont passées les doléances ont disparu un peu dans les tiroirs deadministration nous on se pose une question c'est celle de l'implication des classes populaires directement dans le processus politique notamment à travers la représentativité euh des élus donc c'est la question qu'on pose avec avec Philippe dans cette convention faut-il instaurer une parité sociale c'est-à-dire une forme de représentation est-ce que ce sera par des quotass ou autres c'est très difficile à déterminer mais la question elle se pose quand même par est qu' a le sujet de l'implication et aussi le sujet de la représentation et aujourd'hui cette question elle nous est posée et elle peut me semble-t-il participer aussi à la défiance qu'ont les classes populaires aujourd'hui envers le politique alors ça c'est des sujets auquel j'ai un petit peu réfléchi les autes avant un petit peu aussi mais celui-là particulièrement d'abord je pense un que historiquement la gauche n'est jamais revenue au pouvoir sans avoir une proposition d'élargissement du cercle de la citoyenneté voilà donc il faut toujours avoir ça en tête qu'est-ce que vous proposez pour que demain la citoyenneté soit un peu plus forte un peu plus ouverte un peu plus inclusive et cetera sur ce chemin il y a les conventions citoyennes les formes de démocratie participative de démocratie délibérative et cetera si on met de côté les conventions citoyennes qui sont plutôt bien faites la plupart des autres dispositifs ils ont un point commun vous y croisez pas les les classes populaires voilà parce que quand vous dites c'est ouvert venez discuter avec nous c'est jamais ceux-l qui viennent parce que ceuxl tout simplement ils ont pas le temps il faut s'occuper des enfants la vie est pas facile et Cera donc vous voez arriver ceux qui ont le temps ceux qui ont les moyens et ceetera bon ce qui de toute façon se serait exprimé si vous leur aviez pas donné la parole donc pas sûr que le jeu en vaille vraiment la peine comment on fait pour attraire dans ces enceintes nouvelles le public bah qu'on cherche à rencontrer le tirage au sort et cetera je vais pas entrer dans les détails mais ça ça permet de le faire donc je crois assez à ça je contesterai mais ce serait trop long le diagnostic consiste à dire il en reste rien c'est très déceptif et cetera B il en reste suffisamment pour qu'on dise ça c'est une bombe sociale ça c'est vachement dur ça donc voyez à la fin la vérité se situe entre 0 et 100 euh probablement autour de 50 bon mais je vais pas entrer dans cette discussion parce qu'elle nous emmènerait trop lo loin et puis ça serait de la finalement c'est pas le plus intéressant vous soulevez une difficulté par contre qui est qui est considérable qui est qu'est-ce que c'est qu'une bonne représentation c'est ça votre question au terme de notre constitution de nos institutions et au terme du modèle de la démocratie libérale dans son ensemble un peu partout en Europe occidentale une bonne représentation c'est la représentation des idées majoritaires pas des conditions des idées Léon Bloom a parlé pour les classes populaires il était pas un ouvrier c'était un bourgeois d'accord donc il représentait des idées il représentaiit pas des conditions mais néanmoins quand on regarde une assemblée on se dit tiens il y a beaucoup d'hommes ça ressemble pas à la société il y a beaucoup d'hommes blancs d'âagemur ça ressemble pas à la société et ça nous froisse quelque part mIRABO avait dit en 1789 aux états de Provence une bonne représentation c'est à la société ce qu'est la carte au territoire un microcosme une stricte proportion des moindres détails des moindres contours du territoire bon donc on attend autre chose de la représentation la représentation des idées c'est vrai mais aussi une espèce de reflet imparfait mais relativement convainquant de ce qu'est la société comment on fait avec ça c'est c'est difficile parce que si on va trop vite trop loin et vous donner le sentiment d'aller trop vite un peu trop loin euh on on on on on prend on prend des risques majeurs voyez euh les les gens ne vont pas vous choisir parce que vous leur ressemblez peut-être que si mais ils vont d'abord vous choisir parce qu'il pensent que ce que vous proposez c'est bien donc c'est bien les idées qui doivent dominer alors moi j'ai une proposition je pense pas qu'il faille refaire les critères qu'il faille poser des quotas à la représentation nationale par exemple je pense P pas à ça je pense en revanche que les partis qui qui forment le casting doivent s'efforcer bien sûr de faire monter des voies des têtes nouvelles ce que fait un peu la France insoumise qui n'est pas ma plus grande proximité mais je dois reconnaître qu'ils le font et ça c'est bien en revanche on peut créer des interactions intéressante entre cette représentation nationale que les partis auront permis diversifier un peu et des assemblées citoyennes ça j'y crois assez et j'y crois tellement que ça a déjà été fait lorsqu'on a fait la conférence de consensus au sein du Parlement sur les OGM à la fin des années 90 on a invité des citoyens à venir plancher avec des députés et bien je pense que c'est l'avenir à la fois de la démocratie citoyenne et du Parlement de créer ses échange euh je je je je fais c'est pas un scoop je je pense que le sa n'est pas le meilleur lieu pour accueillir les conventions citoyennes il le il le fait bien il le fait bien mais je pense que le le le le lieu qui serait le plus idéal pour les pour les accueillir et les générer c'est l'Assemblée nationale c'est le Parlement lui-même et d'ailleurs à l'étranger Écosse Angleterre Colombie Britannique Irlande les conventions citoyennes ont presque toujours été à l'initiative du Parlement pourquoi pas nous et de cette façon je crois pourrait être concilié la recherche d'une représentation fidèle des opinions et la recherche d'une représentation non moins fidèle de la diversité sociale dans nos assemblées c'est comme ça que je réglerai le problème oui en fait la question qu'essaie de poser avec Sarah c'est l'idée non pas de fixer effectivement un quota mais nous donner un objectif parce que à l'observation des statistiques on a quand même un peu de honte euh quand on voit que dans les années 70 il y avait plus de 50 députés ouvriers à l'Assemblée nationale qu' y en a plus que deux aujourd'hui on a quand même le sentiment qu'on a toute une France qui n'est pas représentée 80 % des députés sont cadres et 80 % des Français ne le sont pas et dire que c'est bien ainsi ce serait finalement faire nôre la devise de Joseph i tout pour le peuple rien par le peuple et moi j'ai un sentiment de honte quand je regarde par exemple la situation dans mon département qui est un département totalement rassemblement national il y a deux députés du rassemblement nationale féminine donc sur quatre l'une est assistante maternelle l'autre était femme de message femme de ménage pardon au centre Lecler et moi j'ai honte de dire que le seul député de gauche du département c'est quelqu'un qui a fait des études longues qui a fait Lena et finalement ça pose quand même un problème c'estàd que que le rassemble national aujourd'hui est une meilleure représentativité sociale finalement de ces députés que le groupe socialiste par exemple à l'Assemblée et de la gauche de manière générale car il y a aussi un autre fait qu'on masque un petit peu c'est la professionnalisation de la politique les cénarques sont minoritaires la question c'est les assistants parlementaires et les collaborateur d'élus quand même le sentiment et c'est très vrai à gauche d'ailleurs que le le champ politique est totalement dominé par des gens dont c'est le métier en vérité donc une profession réglementée qui a tendance à parler une langue étrangère aux gens donc c'est un peu ça qu'on essaie de défendre c'est de parité populaire ou parité sociale c'est de de d'inverser le rapport le de dire que N pour être le parti des classes populaires et des classes moyennes il faut qu'on ait des ouvriers et des employés qui soient candidats aux élections et finalement vous parliez de tout à l'heure de Léon Bloom ou de Jean jores qui était normalien en vérité il y avait avec eux des députés des parlementaires qui étaient ouvriers à l'époque ou venant des classes populaires et c'est finalement ça qu'on essaie de retrouver et et qui loin de l'idée d'un Cotat en vérité qui serait pas constitutionnel et puis qui serait pas rendre hommage d'ailleurs et pas fidèle d'ailleurs aussi à la diversité des des parcours mais nous avons la conviction en tout cas et je vous entends là-dessus pe l'idée un peu amendée et augmenté euh que que c'est un moyen pour nous de nous adresser à des gens auxquels on parle plus du tout aujourd'hui oui alors je m'excuse j'avais pas compris euh si c'est si c'est ça je suis j'y suis très favorable et alors oui bien sûr il faut faire ce travail il a été fait dans le passé quelques fois Édouard Martin vous vous souvenez d'eddouard Martin ben voilà c'est une figure du mouvement social du monde industriel de cette époque et cetera où sont les éedouard Martin d'aujourd'hui quoi c'est la question pour ça il faut faire un travail politique de base je pense de terrain euh rendre possible d'abord la formation à la politique parce que c'est un métier parce que c'est un métier aussi je suis le truc se mort la queue c'estàdire les politiciens deviennent des professionnels de la politique parce que c'est aussi un métier il faut connaître l'état il faut connaître le fonctionnement des assemblées il faut connaître les scrutins il faut connaître donc il faut bien entrer dans le système il faut s'en approprier les codes donc il faut une école probablement euh de la formation politique je vous vois sourire parce que vous en avez peut-être l'idée ben voilà ben super oui en on a créé une école il y a 2 ans qui s'appelle l'école de l'engagement et qui est réservée aux ouvriers et employés et qui a peu près 40 personnes parents dans une promotion qui où on apprend à la fois des savoirs fondamentaux la philo pour avoir des outils de défense intellectuel savoir technique et puis des savoirfire politique comment monte une mobilisation comment on fait une campagne voilà on a créé cette école il il y a 3 ans on a beaucoup de professeurs bénévoles d'ailleurs on serait très heureux que vous soyez parmi les no enseignants avec plaisir je viens je viens quand vous quand vous voulez ça me ferait plaisir j'ai fait un peu ce travail il y a longtemps dans le monde syndical parce que j'ai travaillé pour la CFDT et je me souviens d'être allé euh enseigner dans les écoles normales ouvrières il y a bien longtemps euh le syndicalisme faisait ce travail faisait ce travail de formation les parti politique dans un certain sens dire le PC ou même le PS dans des fédérations comme le nord ou le patcalé c'était une école de formation à part entière voilà bon donc il faut retrouver cet esprit un peu d'éducation populaire à la politique euh et et et le et le faire et c'est du tricot je veux dire c'est un L travail ça pay ça paye lentement mais c'est comme ça que ça commence ça c'est sûr peut-être une une question sur le rassemblement national parce qu'on a pas vraiment parlé jusqu'àors c'est quand même pour nous le sujet majeur c'estàd qu'aujourd'hui on est aussi dans une course contre la montre c'est-à-dire qu'on a nous un sujet de de reconquête hein des des classes populaires et notre électorat plus traditionnel mais aussi face à l'avancée du RN on l'a vu lors des dernières élections sénatoriales il y a plus de plafond de vert aujourd'hui en France et y compris sur des types d'élection qui étaient jusqu'à présent pas du tout celle où le RN faisait des scores y compris territorialement je le vois dans ma région mais pas seulement et Philippe l'a dit dans la diversité des profits qu'il présente en terme de candidature aussi dans la jeunesse et je reprends l'exemple des élections sénatorial qui ont lieu il y a 15 jours plus de 70 % des des des de leurs candidats avaient moins de 40 ans donc aujourd'hui moi la crainte que j'ai c'est que la jeunesse de France la jeunesse populaire de France ne soit représentée ne se sente représenté par le RN donc est-ce que il y a pas là aussi matière pour nous à agir assez rapidement la deuxième chose c'est ce qui estcrit ce qui écrit pardon Benoît cocard sur les solidarités locales dans les milieux ouvriers particulièrement dans les secteurs ruraux là où Le Vot RN se développe on a aujourd'hui plus des solidarités à à rayon court qui font que les classes populaires s'identifient plus facilement au patron ou à celui qui a réussi localement ce qui coupe en fait toute toute possibilité pour nous parfois d'aller chercher cet électorat là en avançant des propositions sociales ou en essayant de faire revivre un peu un esprit de classe et c'est là où le RN je pense arrive particulièrement à s'implanter et contrairement à ce qu'on croit c'est pas forcément dans d'ancien secteur de gauche mais c'est plutôt dans des villes qui qui votaient avant à droite donc quelle réponse nous on peut y apporter et et comment vous analysez aussi un peu l'évolution de cet électorat vers le RN bon d'abord il y a une grande partie de l'électorat populaire qui est nulle part voilà c'est à ça qu'il faut s'intéresser pour commencer et qui vote pas pour des raisons qui peuvent être assez multiplle y compris très basiquement de malinscription et cetera donc premier point l'espoir euh du rassemblement national c'est justement d'aller chercher ces abstentionnistes hein mais ça doit être le travail de toutes les formations politiques qui ont l'ambition de représenter les les les quartiers populaires et et les classes populaires deuxè point le casting des élus et dirigeants du rassemblement national n'est pas aussi diversifié qu'on le dit l'électorat est assez diversifi mais le casting j'ai fait l'exercice pour l'Assemblée nationale de façon assez systématique si vous cherchez un endroit où il y a des vrais professionnel de la politique qui ont des mandats depuis la nuit des temps ils sont là je ve dire c'est un extrait à l'état assez chimiquement pur de ce que peut produire le la professionnalisation politique contrairement à ce qui est raconté à ce qui est dit donc ce qui est raconté c'est c'est c'est le bain de jouvance la réalité est toute autre hein donc faut pas les risques sont suffisamment inquiétants pour pas en en rajouter la sociologie du casting politique eren c'est pas le renouvellement prétendu ça ça me semble ça me semble faux troisièmement le RN est sans doute pas loin des portes du pouvoir en tout cas il peut s'en il peut s'en approcher beaucoup mais il y a quand même une dernière épreuve c'est l'épreuve de crédibilité cel il ne l'a jamais franchi et c'est là qu'il doit être aussi combattu combattu les arguments à la main ne croyez pas un instant que la rhtorique de la peur pourrait suffire ça fait plus peur à personne et d'ailleurs le RN s'est beaucoup recentré sur plein de sujet le plus plus évident estant l'Europe ils étaient pour la sortie de l'euro ils le sont plus bon j'ai entendu je sais plus qui parmi les républicains au au groupe républicain à l'Assemblée dire on peut voter pour le RN c'est pas nous qui avons changé c'est eux qui se sont recentrés bon ils vont jouer comme ça à qui s'est déplacé vers l'autre mais les rives se rapprochent beaucoup et c'est vrai qu'ils se sont en partie recentréson quand même la principale proposition de loi de leur niche parlementaire c'est la reconnaissance de l'endométriose vous imaginiez le rassemblement national ou le Front national porter ce type de sujet il y a 10 ans non non donc voilà il se recentrent il viennent sur des positions un peu mainstream et bien il faut avoir le débat de crédibilité les arguments à la main et je vous assure en 2022 il pensaient qu'ils y étaient quand on a regardé le programme de près qu'on l'a désossé mis en pièce non ils y étaient pas et ils n'y sont toujours pas et c'est ça qu'il faut démontrer ça c'est c'est un boulot que les S tank font pas trop mal il y a il y a une idée euh pour revenir sur la question de la crédibilité qui me semble un peu fausse et qu'on entend beaucoup à gauche c'est que il faudrait promettre beaucoup parler cru et de rue pour parler au peuple et c'est vrai que le sentiment que j'ai en tant qu'élu de terrain c'est que c'est plutôt l'inverse c'estd qu'il y a plutôt un besoin de crédibilité justement et que en particulier quand on a plus rien à la fin du mois on a plus tendance finalement à croire celui qui a l'air sérieux quand il dit queil y aura la fin du mois un peu plus si on vote pour lui que celui qui raconte n'importe quoi et c'est forme de de de filtre en fait j' dire de sorte de bon sens populaire entre guillemets sorte de filtre à à à ceux qui promettent Mons et merveilles ou dont le programme semble pas crédible ou un peu outrancier ou démagogique j'aais vous entendre là-dessus est-ce que est-ce que la question de la crédibilité elle est testée aujourd'hui dans dans l'opinion est-ce que est-ce que est-ce que c'est une attente forte des classes populaires est-ce que c'est c'est un marqueur qui davantage sutible de les amener au vote je tiens à votre disposition si vous voulez le verbam de la petite communauté citoyenne que qu'on animé pendant la campagne à qui on a proposé de regarder le débat d'entre deux tours ensemble et donc mettait des posts sur une plateforme il faisait des commentaires au fur et à mesure parmi les citoyens citoyennes qui étaient là et qui étai de sensibilité rassemblement national on a entendu très rapidement des gens dire ah là elle fait pas le poids ça marche pas non là il il est il est meilleur meilleur pas sur le plan des valeurs pas sur le plan des intentions je pense que ces gens détestai Emmanuel Macron mais il y avait un facteur de rationalité dans uation qu'il faisait du débat qui reposait sur toute autre chose sur la ce qu'on appelle la crédibilité c'est un mot qui on sait pas trop ce que ça veut dire ça veut dire la cohérence et le caractère raisonnable ou rationnel qu'on associe à un discours politique les gens sont pas des imbéciles ils savent ce qu'ils savent pas ce qui est le début de l'intelligence quand même et donc ils cherch se questionnent ils écoutent ils se demandent si si ça sonne juste si ça avec leur expérience euh il se posent des questions voilà d'évaluation rationnelle sur le personnel politique et et donc faut pas les prendre pour des imbéciles de la même façon je tiens ça n'a pas rien à voir avec votre question mais euh on pense que parce que on parle des milieux modestes c'est des milieux où on est malheureux alors et ça ça déclenche la commissération moi j'ai un milieu assez modeste je déteste ça je peux vous dire ces films où on me raconte les classes populaires comme des catégories où les gens pleurent matin midi et soir je dis mais c'est c'est inhumain voilà bien sûr que ils rigolent bien sûr qu'ils ont des histoires d'amour magnifiques bien sûr que tout bien sûr que leur vie n'est pas fait que de de tristesse ça c'est le le le le reflet d'un imaginaire assez pauvre en réalité et l'imaginaire qui est celui de de bah de ceux qui n'en font pas partie quoi et qui pensent que là en bas vraiment ça doit être terrible il y a presque une forme de de plaisir à se dire ça par ça veut dire que nous on est beaucoup plus fort plus heureux plus voilà manière de laver sa conscience en défendant les misérables c'est un peu l'image que que ça peut donner et moi je crois beaucoup en les affects positifs en la joie en politique c'est-à-dire que nous-même pas seulement une question de fond de ce qu'on propose mais aussi une question de la manière dont on la porte pour entraîner aussi derrière nous des des des personnes qui en réalité ont plein d'expériences joyeuses et c'est tant mieux dans leur vie de de tous les jours on a une question donc qui qui est posée euh assez assez clairement de Sadia il faudrait une citoyenneté plus inclusive peu d'élus sont issu de la diversité culturelle pour cela faut-il mettre en place le droit de vote des étrangers non communautaires au scrutins locaux donc ça repose la question de droit de vote des étrangers au scrutins locaux qui était je le rappelle une promesse de campagne de 2012 non réalisée et qui qui était déjà déjà de de François miteran mais plus récemment de François Hollande et et donc est-ce que est-ce que vous pensez que c'est aussi une manière vous parlez d'élargissement de la citoyenneté tout à l'heure ça m'a aussi fait-il à ce sujet de de renouer avec aussi des des classes populaires de voà issu de la diversité ou non d'ailleurs mais qui adhérait à cette proposition moi j'adhère toujours à cette proposition premièrement deuxièmement est-ce que c'est le combat euh prioritaire qu'il faut mener je pense pas euh aujourd'hui je pense que c'est c'est compliqué de mener ce combat là par contre aller chercher dans les quartiers de relégation euh les gamins qui ont une carte d'identité française hein euh pour essayer de les intéresser à la politique de leur expliquer comment ça marche et et de leur montrer que ça peut changer un peu leur quotidien ça je pense qu'il faut le faire il faut c'est dans ce sens-l que je parlais d'élargissement de la citoyenneté voilà donc j'y suis favorable je pense que c'est pas le combat prioritaire d'aujourd'hui et je pense qu'on peut élargir la citoyenneté d'une autre façon il y a une question qu'on va vous a pas posé encore et qui finalement revient dès qu'on s'intéresse à ce sujet c'est celle de la priorité d'un certain nombre de sujets sur d'autres on peut avoir le sentiment parfois qu'on utilise trop de notre temps de parole sur des sujets un peu éloignés ou périphérique il le débat très ancien dans lequel nous nous inscrivons pas sur le social et le sociétal en fait il y a du sociétal qui est très social et du sociétal qui parle beaucoup au gens par exemple on a lancé à l'Assemblée nationale hier un groupe de travail sur les familles monoparentales c'est à la fois sociétal mais très social et là ça parle à fond en classe populaire c'est l'attente majeure c'est les rondpoint des gilets jaunes c'est les fils d'attente au resto du cœur au Secours populaire dans les banques alimentaires c'est un sujet prignant et qui parle beaucoup beaucoup aux gens est-ce que vous pensez que il y a des sujets qu'on dont on doit davantage parler que d'autres euh est-ce que il y a des sujets don c'est la question du droit de vote des étrangers voilà ENF vous nous dites finalement des étrangers il vaut mieux mettre ça plutôt sous c'est une promesse historique de la gauche vous dites il vaut mieux pas plus trop en parler est-ce qu'il y a des sujets prioritaires qui parlent davantage au classe populaire est-ce que c'est cela qu'on doit les qu'on doit mettre en avant je vais prendre le champ écologique moi j'ai pas de sympathie pour les chasseurs mais avoir des débats sur les chasseurs c'est perdre du temps euh vu les débats qu'on doit avoir sur les a Desfeux dont on a parlé sur l'artificialisation sur des sujets qui vont déjà être difficiles mais qui ont un caractère systémique qui ont une une forte empreinte dans la vie quotidienne des gens et en même temps dans notre capacité à réussir la transition si je dois prioriser je vous s les chasseurs c'est tout en bas de la liste quoi tout en bas bon et et et des exemples comme ça je pourra en donner beaucoup par contre je suis complètement d'accord avec ce que vous dites sur l'opposition sociale sociétale on nous a nous terranoba jeté ça à la figure je sais pas combien de fois moi j'ai toujours dit ce que vous venez de dire il y a du il y a beaucoup de social dans le sociétal parce que par exemple les questions liées à l'activité la liberté pation des femmes c'était sur sociétale pas mal 52 % de la population ça déterminait des trajectoire de vie des parcours de vie ça déterminait aussi la forme de la famille la façon dont les enfants sont élevés ça avait plein d'impact sociaux majeurs donc sociétal ça voulait dire c'estz des des c'est des petites passions de Bobo quoi hein ça veut dire ça mais c'est pas vrai et notamment sur la monoparentalité nous on on s beaucoup battu pour que pour importer en France le système québécois sur les pensions alimentaires vous savez qu'au Québec quand les couples se séparent et qu'il y a un enfant la pension alimentaire c'est pas euh une question privée entre papa et maman c'est l'État qui sont saisis qui dit moi je verserai la pension alimentaire tous les mois et je la recouvrerai auprès de Monsieur c'est Monsieur le plus souvent ça pourrait être madame dans l'utre sens mais et donc il y a plus de stress euh là-dessus il y a plus non plus euh de guerre post-conjugale entre les parents euh c'est de l'argent qui va aux enfants et c'est à eux qui doit aller c'est un système très pacificateur alors agès Buzin a fait un pas dans cette direction mais mais il faut aller beaucoup plus loin et ça là pour le coup c'est du social ou du ou du sociétal euh je vous assure c'est un effet euh de levier en terme d'apaisement des consciences de ces femmes vous savez euh moi dans mon bureau à terranoba la dame qui vient vient faire le ménage elle passe tard le soir ou tôt le matin parce qu'elle l'impression qu'elle va me déranger si elle passe dans la journée elle a des enfants elle aussi et elle les élève seule elle est pile dans le la situation famille monoparentale bon elle part très tôt de chez elle elle rentre très tard quand il y a eu les émeutes elle avait la trouille elle savait pas ce que faisaient ses enfants et et je vous assure que elle était vraiment elle se sentait très seule au monde bon ben prenons ce profil et ce profil on sait qu'il existe à des dizaines de milliers d'exemplaires on d'abord que notutorise-on ces femmes à faire le ménage pendant qu'on travaille c'est c'est pas impossible moi ça me dérangerait pas bon ensuite que ne systématise--on automatise-on le le versement des pensions alimentaires il faut leur simplifier la vie voilà parce que l'avenir de notre collectivité en dépend aussi elles ont des enfants et voilà ces enfants ne grandissent pas dans des conditions optimales aujourd'hui donc sociétal social en tout cas c'est un bon combat merci euh Thierry P je pense qu'on a pas d'autres questions on s'était fixé un délai d'une heure pour cette audition vous remercier vraiment pour la qualité des échanges en tout cas ça ça nous fait du bien de réfléchir et surtout ça nous donne beaucoup de de pistes pour l'avenir je pense que la réponse elle se situe dans beaucoup de pistes que vous nous avez donné ce soir en tout cas on continue de travailler nous au sein de cette convention retrou le peuple he même si le peut paraître un peu comme vous l'avez dit voilà il y a pas de pensée magique mais on on trouve des solutions concrètes et on est assez heureux d'avoir partagé ce moment avec vous donc merci encorep et merci à ceux qui nous ont suivi écrit on continue les auditions populaires avec une nouvelle audition dès la semaine prochaine même mieux mheure avec Marion fontaine cette fois-ci on vous enverra toutes les informations merci et bonne soirée