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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 24 janvier 2023 67 minAutoproduit

RETRAITES : MACRON PEUT-IL TENIR ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Ce soir, gros programme, nous allons revenir sur la marge du 21 janvier qui a donné le coup d'envoi de la mobilisation de la jeunesse contre la réforme des retraites du gouvernement. Nous allons faire une bonne partie sur les nouvelles fake news des macronistes qui se déploient dans les médias pour nous expliquer qu'ils sont démocrates et ouverts au dialogue et toujours prêt aux améliorations de leur réforme.

Nous parlerons ensuite du positionnement du Rassemblement national sur les retraites et une petite surprise à la fin nous aurons le plaisir d'accueillir Laurence Vellie et Anna Borel, les deux coproductrices du podcast, le podcast Tune qui parle de notre rapport à l'argent. Spoiler, le constat commun entre tous les épisodes du podcast, le capitalisme est bête. En plateau ce soir, j'ai le plaisir d'être avec Nathalie Ool, député LF Nups.

Bienvenue Nathalie. Bonsoir. Nous sommes également en compagnie de Raphaël Arnaud, porte-parole de la jeune garde antifasciste et membre de l'Observatoire national de l'extrême droite.

Merci Raphaël d'avoir accepté l'invitation. Alexis Poulin est avec nous ce soir. Vous l'avez déjà vu de nombreuses fois sur ce plateau.

Alexis est journaliste indépendant, fondateur du monde moderne dont vous pouvez déguster les fabuleuse revue de presse tous les matins sur YouTube. Merci Alexis de venir. Également pour la première fois sur ce plateau, nous sommes très fiers d'être avec Antoine Bourdier de l'Institut Laboessie, spécialiste des retraites.

Merci Antoine d'être venu ce soir pour répondre à toutes nos questions. Merci à vous. Laurence Vén à la Borel.

Laurence Vellie et Anna Borel du podcast nous rejoindront en deuxième partie d'émission. L'émission populaire c'est parti. On est ensemble pour une petite heure avant l'émission de BFM à 21h où Mathilde Panot fera face à Olivier Verrand et Jordane Bardella.

Promis, on rendra l'antenne à temps. En attendant, commentez, partagez et aimez l'émission avec le hashtag mop. Tout de suite, on vous diffuse une vidéo de la marche du 21 pour sauver nos retraites.

En tant que syndicaliste étudiant, on dit tous les jours que Macron, c'est le président des riches, mais aussi le président antijeune. Donc, après avoir été malmené parcours sup, après être passé de stage en stage, de CDD en CDD, nous serions privés des années où nous pourrions enfin nous reposer, prendre soin de nos proches, nous investir dans la vie associative. Mais ils ont oublié quelque chose.

Ils ont oublié quelque chose. Ce qui fait l'essence même de notre camp social, de nos mobilisations. C'est l'empathie que nous portons pour tous les êtres qui nous entourent.

Comment pourrait-il imaginer qu'on puisse pas avoir de l'empathie pour nos pères, pour nos mères lors du travail épuisé, déchiré par le travail à ceux qui nous disaient que la jeunesse se préoccupait pas de la réforme des retraites ? Et ben on leur répond l'inverse à Pascal pro qui disait mardi qu'il fallait mieux aller enceler que à Charleville plutôt qu'aller manifesté à côté de Mélenchon. Et ben on lui dit qu'on préfère être dans la rue contre cette réforme.

La victoire est importée demain. Il ne tient qu'à nous d'aller l'arracher. Nous ne voulons plus de ça.

C'est notre retraite. Vous êtes nombreux et nombreuses. On va l'arrêter pour la première fois.

On va mettre un stop à la politique libérale de Macron. On compte sur vous. Nous avons à notre agenda, une société où la dignité, la liberté et l'égalité écrasent les lois du marché.

Alors la jeunesse, c'est le moment. Le 25 janvier, les syndicats étudiants vous appellent à des assemblées générales dans toutes les universités du pays. Construisez le mouvement de jeunesse qui donnera la force nécessaire au mouvement des travailleurs.

Joignez-vous en l'intersyndical un 85 % de Français contre la réforme à la NPS rassemblée et aux 2 millions de manifestants. Ce que les chroniqueurs aiment pas sur les plateaux télé va devenir réalité. On va bloquer la société.

On va bloquer l'économie, on va la paralyser et on va leur rappeler que sans nous, la société tourne pas. Soyez maudits pour vouloir tout transformer en marchandise, tout salir, tout gâcher, tout réduire, tout quantifier. Laisser ce grand souffle que l'on voit ici dans ces rues de ces gens magnifiques qui viennent de tous les horizons et pour toutes les raisons.

Vous dire le seul slogan qui vaille vive la vie à bas la mort. [Applaudissements] Alors 150000 personnes dans les rues de Paris à l'appel des 11 organisations de jeunesse seulement 2 jours après la journée de mobilisation du 19 janvier à l'appel des syndicats unis. Alors euh Raphaël, je me tourne vers toi.

Est-ce que cette journée, on peut dire que cette journée fut celle de l'entrée de la jeunesse dans la bataille ? Euh moi je pense que déjà il y avait beaucoup de jeunes, hein. Je dis dans la rue euh c'est il est bon de le rappeler, on était déjà euh nombreux et nombreuses à être dans la rue au côté des organisations syndicales.

Après, il est certain que la jeunesse, souvent on a du mal à se mobiliser à travers ces dateslà. Notamment, je le disais dans un tweet, justement le 19, on pense à tous ces jeunes qui ne peuvent pas se mettre en grève. C'est chose de qui peut paraître bête mais en fait de nombreux étudiants étudiantes et même pas forcément juste des jeunes travailleurs et travailleuses ne peuvent pas se mettre en grève parce que des contrats précaires parce que sinon un CDD ne peut pas être reconduit si jamais il y a une grève parce que c'est des souvent des petites entreprises dans la vente notamment où le patron a beaucoup plus de pression sur ses salariés où des fois les syndicats sont même inexistants.

Donc c'était aussi pour nous une mobilisation samedi, c'est aussi une réponse à ça en disant en complémentarité, il faut proposer ces datesl à la jeunesse qui peut pas se mobiliser forcément sur des dates de grève. Alors le gouvernement et là de cesse de répéter que cette réforme est faite pour ce pour que les jeunes puissent bénéficier d'une retraite au même titre que leurs parents et grands-parents avant eux. Et ce que la jeunesse a montré samedi et continuera de montrer car bien d'autres actions sont prévues, c'est que un non seulement elle n'est pas dupe et deux qu'elle est déterminé à combattre cette réforme jusqu'au bout.

Ouais. Euh mais en fait si je te pose mes deux questions, peut-être c pas très clair. Non non non.

Si si mais en fait bien au-delà de cette simple réforme des retraites, il y a un enjeu de société derrière. Moi, je vais être très honnête avec vous. J'ai commencé à militer euh j'avais 15 ans.

Je je suis allé dans la rue la première fois en 2010. Je reviendrai plus tard pour parler de l'extrême droite. C'était sous SarkoZi.

Il y avait déjà une réforme des retraites. Et en fait tout au long de mes études et quand j'ai commencé à travailler, je me suis dit que j'aurais pas de retraite. Ça me paraître bête mais c'est pas de la résignation parce que la preuve, je milite aujourd'hui avec des camarades pour éviter que ça n'arrive.

N'empêche que derrière, on sent bien qu'à chaque nouvelle réforme, il y a un enjeu de société derrière qui se joue et que la jeunesse, elle a faim et qu'elle va se battre, c'est une certitude, si possible en faisant déjà reculer le gouvernement sur cette sur cette réforme. Alors, en réalité, ces deux journées de mobilisation, c'était des premières journées pour toutes celles et ceux qui voudraient rentrer dans la lutte. L'objectif maintenant, c'est quoi ?

Est-ce que c'est l'élargissement du front de du front de la lutte, Nathalie ? Euh oui, euh ben clairement euh aller chercher dans tous les secteurs possibles de la société euh euh celles et ceux qui veulent prêter main forte à à la mobilisation et à la contestation. Mais déjà en fait ce qu'on peut remarquer c'est qu'il y a eu deux grosses journées de mobilisation.

D'abord le 19 janvier à l'appel de l'intersyndical. Euh les personnes qui sont allées manifester le 19 janvier, c'est des personnes qui bon sont ont été sollicitées dans leurs entreprises, mais pas que hein. Euh à Montpellier, moi où je suis, c'était une manifestation également assez familiale.

Donc il y avait des personnes avec leurs enfants par exemple qui sont descendus dans la rue. Et puis le 21 janvier, je crois qu'il y a une démonstration qui a été faite parce que effectivement diverses organisations de jeunesse étaient là, ont appelé à cette marche. la France insoumise a soutenu dès le début et finalement ça c'est venu un petit peu mettre comment dire du sable dans l'engrenage de la petite musique qui a été répandue mais par ce gouvernement en fait parce et les précédents parce que tout ça c'est une une continuité mais on entendait les les portees-paroles de de Macroniste en fait dire "Oui, moi j'ai vécu avec cette petite musique que on aurait pas de retraite mais qui a participé à ce discours-là ?" Et finalement ce qui a été répandu, on a entendu même dans les différentes prises de parole là qui ont été récapitulées en début d'émission, c'est l'idée que il y a la solidarité intergénérationnelle, c'est pas quelque chose qui est mort.

C'est pas un discours qui est mort, c'est quelque chose qui vit encore et euh justement qui a intérêt à perdurer. Ouais. Qu'est-ce qui vous a marqué dans la manif les les mots d'ordre ?

Par exemple, Antoine, tu étais euh Oui, j'y étais. Bah ce qui était puissant, c'était de voir toute cette génération pour laquelle la retraite est encore extrêmement éloigné par rapport à aux premiers concernés là qui vont l'être si la réforme passe dans les prochains mois. d'être aussi consciente des enjeux que ça a pour elle déjà parce que la réforme certes les premiers effets ils seront très concrets pour les générations qui vont partir à la retraite dans les prochaines années mais pour les jeunes aussi parce que déjà rien que sur le front de l'emploi ça ferait 300000 emplois chaque année qui seraient plus libérés par les nouveaux retraités pour pour les jeunes qui ententr sur le marché du travail qui ont déjà énormément de difficultés à trouver un emploi stable et Donc il y a à la fois la conscience que cette réforme elle est pas bonne pour elle.

Et ce que j'ai trouvé extrêmement puissant et porteur d'espoir aussi pour la suite de cette mobilisation, c'est de voir que il y a une vraie solidarité qui se met en place envers tout entre toutes les générations et entre toutes les catégories sociales. Alors je sais pas si vous avez eu le temps ces derniers temps de regarder les médias. En tout cas nous on l'a fait pour vous et ça va être la deuxième partie de notre émission sur les nouvelles fake news des macronistes.

Tout de suite le zapop. [Musique] Moi le message que je veux passer et relayer, c'est qu'il n'est jamais trop tard pour se parler. Le président de la République lorsqu'il a fait campagne a dit que il allait réformer le système de retraite.

Il y a un certain nombre d'électeurs qui ont voté pour lui pour cela, d'autres qui ont voté contre lui pour cela. Il est jamais trop tard pour échanger. Il est jamais trop tard pour chercher à avancer ensemble.

Quand il y a une manifestation, quand il y a une mobilisation, faut savoir écouter les messages. Ce qui est assez étonnant aujourd'hui, c'est qu'on font la contestation. C'est la contestation surtout des extrêmes et surtout de l'extrême gauche.

Nous nous sommes toujours vers aux améliorations. C'est une forme de totalitarisme syndical et moi ça me pose problème. On est éminemment conscient du fait que nous n'avons pas encore réussi à convaincre de la pertinence de cette réforme.

Moi ce que je dis c'est que cette réforme elle est nécessaire. Je ne dis pas qu'elle est juste. Nous ne voulons pas renoncer. nous voulons convaincre et dialoguer et des messages auxquels il faut savoir dire quand les choses ne sont pas réalisables, quand elles ne sont pas réalistes.

Ce que nous disons à la représentation nationale et nous l'assumons, ça sera pas porté sur la dette de notre pays et ça ne sera pas porté sur les impôts des français. On ne le veut pas. On ne veut pas augmenter les impôts.

On veut pas s'attaquer au pouvoir d'achat et donc on considère que c'est par notre travail dans la durée qu'on peut contribuer. Il n'est jamais trop tard pour se parler. avant la journée d'action, c'était mardi, la communication l'Élysée organise une petite rencontre dont elle a le secret, c'est-à-dire un déjeuner avec le président et 10 éditorialistes de la presse parisienne.

On y trouve Guillaume Tabar du Figaro, Dominique Se de France interchos, Françoise Fressos du monde ou encore Nathalie Saintcric de France Télévision. L'objectif de l'Élysée, c'est qu'Emmanuel Macron dis-yle la bonne parole, donne lui-même les éléments de langage. Nous sommes toujours vers aux améliorations.

Alors Alexis, ma première question, elle est pour toi. Est-ce que toi tu étais convié à la Réunion par Macron ? Non, moi je fais partie d'un média de propagande qui est une arme de guerre même.

Donc non, j'étais pas convié. Euh ce qui est beau, c'est de voir que tous ces gens qui étaient autour de la table trouvent ça tout à fait normal qu'il y a un off avec le président de la République. C'est une pratique française.

Euh j'ai travaillé pour les Anglais. Jamais des journalistes feraient une chose pareille. En France, la presse de cours, elle existe.

Elle a même été fondée par ce principe là de du roi qui décidait la Gazette de France. On voit qu'elle a perduré à un point incroyable parce que il y a toujours eu la presse de cours comme je le disais mais il y a jamais eu autant de courtisans en réalité. Et là, on a des médias qui sont pas seulement là parce que c'est un système politico-médiatique où on a un pouvoir et puis on est très content d'être dans le premier cercle du pouvoir.

Derrière, c'est des gens qui recopient les éléments de langage. C'est-à-dire que ce qu'a dit Macron à ce dîner, ce déjeuner, pardon, c'était j'aimerais pas que l'irresponsabilité l'emporte lors des des grèves. Et le lendemain doctement, les petits télégraphistes ont mis ça.

Aucun problème qu'il le fasse. Mais alors qu'il ne qu'il n'oublie pas de mentionner qu'ils ont déjeuné avec le chef de l'État pour avoir cette parole là. Euh et puis derrière, on voit enfin la Macroni, c'est quand même des champions des éléments de langage les les avec toujours ce ce truc qui est très loin du réel en fait en disant mais on va continuer de d'assaîner des des contrevérités, de faire en sorte que ce soit totalement vide de sens, que ce soit de la langue de bois jusqu'au bout et puis arrive un ministre qui merde, excusez-moi du terme et là c'est Franck Christer qui dit "Ah oui non c'est vrai, je peux pas je peux pas vous".

C'est vrai, les femmes en fait vont être obligé de travailler plus longtemps. Franky, qu'est-ce que tu as fait ? Et là, tu sais que lui demain au conseil des ministres, il va prendre cher.

Mais et il tenait justement, tu savais que il fallait que la communication soit au cordau qui est pas un mot pour dire que c'est une arnaque cette réforme des retraites et Franck malheureusement a lâché le morceau en disant bah oui, je suis obligé de vous dire effectivement c'est quand même pourri pour les femmes qui vont être obligés de travailler plus que les hommes pour avoir une retraite. Et c'est et c'est ça qui est incroyable. C'estàdire que si les journalistes faisaient leur travail, bah ils seraiit tous à dire que c'est une arnaque, que cette réforme n'est pas nécessaire, que les recommandations de la la Commission européenne sont au cœur aussi de de cette volonté de réforme des retraites pour avoir du droit à la dette.

Parce qu'en réalité, la France est endettée à hauteur de 3000 milliards voire plus et l'idée c'est de pouvoir toujours s'endetter sur les marchés et la réforme structurelle est demandée, fortement recommandée, on va dire, pour arriver à à avoir à satisfaire du moins les marchés financiers. Euh, on nen parle pas. On ne parle pas non plus du fait que il y a quelques mois de ça que Emmanuel Macron disait qu'il était hors de question de toucher à l'âge du départ à la retraite d'où la fameuse retraite à point portée à l'époque par un fameux monsieur Dolvois qui été obligé d'arrêter hein puisqu'il avait oublié de mentionner quelques quelques postes qu'il avait encore beaucoup de conflits d'intérêt en pu à l'époque il nous disait qu'il fallait absolument changer notre système de retraite alors que maintenant il les fonds étaient très en attente he de de cette de cette retraite par répartition là on change totalement de fusil d'épaule l'idée c'est de dire il faut travailler plus longtemps parce qu'il faut essayer de chercher l'argent.

Pourquoi ? Parce qu'ils veulent pas aller chercher l'argent là où il est. parce qu'ils ne veulent pas aller chercher l'argent dans la poche de milliardaires de boîtes qui payent déjà suffisamment peut-être mais peut-être pas assez aussi pour la redistribution avec en plus le mensonge ultime c'est de dire que cette réforme des retraites ne peut fonctionner que si nous arrivons au plein emploi plein emploi qui sera inatteignable puisque les 6 % même l'INC est en train de dire qu'ils auront du mal à arriver à un taux de 6 % de chômage qui est déjà énorme he on parle quand même de millions de gens sans emploi et ils la font quand même avec la réforme de l'assurance chômage avec maintenant le RSA sous condition avec certains députés modemes qui étaient en train de parler de remettre en cause la semaine de 35 he c'est-à-dire que là s'ouvre une opportunité phénoménale de mettre un buldoer pour raser tous les droits sociaux de ce pays et heureusement qu'il y avait 2 millions de personnes dans la rue.

Heureusement qu'il y a des jeunes qui se politisent et qui sont dans la rue également. Et heureusement que c'est pas les plateaux de télé qui sont en train d'endormir les gens et que les Français se réveillent et comprennent quand même qu'il y a une arnaque malgré le travail médiocre des journalistes. Alors, parmi les éléments de langage aussi du gouvernement, on retourne on retrouve la bonne vieille obstruction de de la gauche contre les membres du gouvernement qui sont démocrates.

Et pour le débat, on regarde Olivier Verrand. 2010, la réforme Fillon des retraites. On passe de 60 à 62 ans.

Tant de débat à l'Assemblée nationale entre la commission et la séance publique, 9 jours. 9 jours. 2014, réforme touren, réforme des retraites.

Tempant de débat à l'Assemblée nationale en première lecture, 2 jours en commission, 5 jours en séance, 7 jours. Nous entrons dans quelques jours dans le débat de la première lecture à l'Assemblée nationale avec 20 jours consacrés. 20 jours, c'est-à-dire plus du double par rapport à 2010.

Majorité, c'est pas pareil. du double par rapport non, je vais vous dire ce qui est pas pareil. On a plus de plus du double de jours consacrés au débat cette fois-ci qu'en 2010 et triple par rapport à 2014.

Donc on nous dise pas qu'il y a pas de temps. Ce qui a changé Rel Kriev, c'est qu'en 2010 les parlementaires d'opposition, ils s'opposaient, ils débattaient et ils ont déposé à peu près entre 600 et 800 amendements. Là vous avez un groupe, la France insoumise, la Dupes en général, on verra s'ils le font, qui nous annonce qu'il pourrait déposer des dizaines de milliers d'amendements.

Mais je vais vous dire une chose, Routel Crief, des dizaines de milliers d'amendements, même dans 6 mois, ça rentre pas. Donc si la NUPES veut vraiment débattre à l'Assemblée nationale, qu'elle compte ses amendements, qu'elle les limite aux amendements qui lui paraissent utiles sans faire d'obstruction. Et vous verrez qu'avec 20 jours encore une fois, on a trois fois plus de temps que la dernière fois.

Bah alors Nathalie, de quoi vous plaigniez-vous ? 20 jours de débat, c'est énorme. Oui, grand merci mon bon seigneur.

Non mais plus personne ne croit en fait à ce qu'il raconte. C'est ils sont vraiment en difficulté. D'ailleurs, on voit même les les macronistes qui sont envoyés sur les plateaux sont envoyés en fait au caspip, hein.

Ils ont ils ont ils sont ils sont à la peine quand même he pour défendre ce projet. Non mais bon, de toute façon maintenant je crois que on a réussi à enfin tout le monde sait en fait que 80 % des Françaises et des Français sont opposés à ce projet de réforme. Euh et en plus de ça, un sondage IFOP a révélé que 68 % des Françaises et des Français veulent bien d'une réforme, des retraites, mais à 60 ans comme par hasard, c'est ce que nous défendions dans le programme de la NUPES et avant cela dans le programme de la présidentielle.

Donc en fait euh on pourrait dire quand même que finalement ceux qui font de l'obstruction dans ce pays sont ceux qui ne veulent pas entendre ce que raconte la majorité du pays et ceux qui veulent justement limiter dans le temps le débat parce que ce n'est rien d'autre que ça ce qui se prépare. C'est-à-dire que là maintenant est mis sur la table alors on a on a connu les 10 493 hein qui sont quand même enfin c'est quand même en 6 mois de mandat c'est c'est de l'inédit hein. C'est d'une brutalité sans précédent.

On a connu les 10 493 et maintenant sort du chapeau un nouvel article de la constitution, l'article 471 dont on ne sait pas encore s'il va vraiment être utilisé mais enfin qui vise à limiter le débat à l'Assemblée et dans le Parlement dans sa totalité puisque on sera limité à 20 jours de discussion à l'Assemblée, tant de discussions en commission comprise hein 20 jours et si on n'est pas arrivé au bout des discussions, ça part automatiquement au Sénat et en tout cela est limité à 50 jours. Et ensuite, le gouvernement peut procéder par ordonnance. Il oublie cette petite partie, hein, monsieur Verrand.

C'est-à-dire que le gouvernement à la fin vient dans sa toute puuissance écraser l'Assemblée nationale et le Parlement dans son ensemble et imposer sa vision de la société. Parce que en fait ce que le gouvernement évite à tout prix, c'est le débat qui dépasse les politiques et les socials et qui est un débat philosophique sur à quoi sert la vie d'une personne. Est-ce que la vie d'une personne doit être dédiée uniquement au travail ?

Est-ce que nous devons casser nos corps et nos esprits au travail ? Est-ce qu'à la fin, on doit être réduit à un choix entre la misère ou le cimetière ? C'est toutes ces questions-là qui sont constamment évitées par des effets de manches, des effets de langage et cetera.

Alors, nous faisons non, nous faisons dans cette émission pardon, depuis le mois de décembre des opérations de débunkage euh des mensonges du gouvernement et Louis Boyard, député à l'FinUPS, a récemment fait une vidéo pour répondre aux mythos d'Olivier Verrand. On regarde trois raisons. OK, mais Olivier, vous mentez.

C'est pas trois raisons, c'est trois mythos. Raison numéro 1, si on fait pas une réforme des retraites, c'est la faillite de tout le système. Mytho numéro 1, vous dites que le système de retraite va s'effondrer.

Le président du conseil d'orientation des retraites vous a dit deux fois que c'était pas le cas. Et il dit pas ça pour rien. Vous dites qu'il va y avoir 12 milliards d'euros de déficit.

Mais 12 milliards par rapport à quoi ? Par rapport à 330 milliards de dépenses annuelles. Si on ramenait ça à la vie des français, c'est comme si quelqu'un qui vivait au SMIC avec 1353 € par mois se retrouvait à découvert de 50 €.

Ça arrive à des millions de français tous les jours parce que vous voulez pas augmenter leur salaire et c'est pas pour autant qu'il devraient faire travailler leurs parents jusqu'à 64 ans. Maison numéro 2, si on travaille pas un peu plus longtemps, on doit augmenter les impôts de tous les Français qui bossent. Myt numéro 2, l'audace.

Vous arrêtez pas de faire des cadeaux aux ultra riches depuis 5 ans et maintenant vous dites qu'il faut payer et que ça doit être pour tout le monde. Il y a un rapport qui est sorti qui dit que si jamais on taxe de 2 % la quarantaine de milliardaires de ce pays, on trouve tout l'argent dont vous dites qu'il y a besoin pour financer le système de retraite. Donc quand il s'agit de faire des cadeaux, c'est pour les plus riches.

Quand il s'agit de payer, c'est pour tous les Français. Nous, on n'est pas d'accord. cette taxe.

Numéro 3, si on travaille pas un peu plus longtemps, c'est en moyenne 700 € de baisse de pension par an pour les retraiter dans notre pays. Olivier, vous allez pas retirer 700 € de pension à tô les retraités si jamais ils veulent pas de votre réforme. C'est sérieux comme menace ça ?

Vous nous dites que les caisses sont vides alors que vous les videz depuis 5 ans. On vous propose nous où trouver l'argent dans tous les cadeaux, vous arrêtez pas de leur faire depuis tout ce temps. Arrêtez de faire peur aux gens.

Arrêtez de raconter des mensonges. Surtout ici, vous avez des jeunes qui est en train de vous écouter. Donnez des chiffres, donnez un peu de sérieux et un peu de vérité.

Ça ferait du bien à votre gouvernement. Alors, on a la chance d'être en plateau avec Antoine Bourdier qui travaille donc à l'Institut la Boy et qui est le spécialiste de la question des retraites. Vous pouvez d'ailleurs revoir la table ronde que l'institut a organisé la semaine dernière intitulé retraite Zerisno alternative. point d'interrogation avec entre autres l'économiste Michael Zemour et Frédéric Nortier Ribordi économiste et membre du secrétariat général du corps, le fameux corps.

Bref, l'argument donc dont se servent le plus les macronistes et les libéraux, c'est "Nous reculons l'âge de départ légal car nous ne voulons ni réduire les pensions ni augmenter les impôts, arguant ainsi que le recul de l'âge de départ légal est le seul levier dont nous disposons pour sauver notre système par répartition." Alors, plusieurs questions se posent alors un, est-ce que notre système de retraite est en danger ? Ça, on pourra le dire rapidement.

De est-ce que ne pas reculer l'âge de départ légal implique une réduction des pensions de retraite ? 3, je pourrais peut-être te les dire au fur et à mesure. OK.

Alors, d'abord euh merci d'avoir euh euh précisé qu'on avait organisé un événement sur la question des retraites et dans le cadre de cet événement, on a sorti une note euh rédigée par un collectif d'économistes dans laquelle vous pouvez retrouver tout un tas d'arguments qui débunent tous les tous les mensonges du gouvernement sur le sujet et qui proposent surtout un autre un autre chemin. La question du financement des retraites, le système n'est pas en danger comme l'a très bien dit Louis Guyard puisque on a un déficit annoncé qui serait de seulement 3 % des dépenses de retraite ce qui représente moins que le déficit de l'État, c'est 5 % par exemple. Donc l'État se gère moins bien que le système de retraite dans un sens.

Ensuite ce déficit, on n'est pas sûr qu'il va arriver. Euh par exemple pour 2022, le corps prévoyait 22 milliards de déficit il y a quelques années dans ces rapports et le fait est qu'on a dégagé 3 milliards d'excédents. Donc les prévisions sont utiles mais elles sont pas forcément euh ça veut pas forcément dire que ça va se réaliser exactement comme ça.

Et ensuite, est-ce que on a des alternatives ? Effectivement, le gouvernement nous met toujours dans une dans un faux dilemme. Il nous dit soit c'est comme on fait, sinon vous allez gagner moins et sinon on va vous augmenter les impôts.

Mais c'est pas du tout le cas parce que on peut il y a de l'argent partout. On disait que le déficit des retraites ça va être autour de 10 10 milliards d'euros dans les prochaines années. Il y a eu 260 milliards d'euros de dividendes qui ont été versées en 2021 en France.

Donc l'ordre de grandeur est absolument euh euh d'un d'un enfin délirant par rapport au au déficit euh euh prévu. Euh pareil, on a 160 milliards chaque année qui partent en aide aux entreprises euh et surtout aux grandes entreprises. Et on n'a pas et le gouvernement dit qu'il y aurait aucune solution pour trouver 10 milliards pour les retraites.

Et sur la question de la baisse des pensions, je pense que ça c'est vraiment important à avoir en tête. Le gouvernement dit que si on fait rien, elles vont baisser. C'est vrai, mais si on applique la réforme du gouvernement, ce sera exactement pareil.

Il fait rien pour empêcher la longue diminution, enfin la diminution à long terme des pensions. Donc c'est vraiment de l'arnaque. Et le gouvernement a des éliments de langage en disant "Si si, vous allez voir, vous allez travailler un peu plus longtemps mais les pensions vont augmenter de allez 1 % par-ci par là.

Ils disent pas que elles vont baisser pour certains mais alors qu'en fait c'est le le ce qui se passe c'est que c'était exactement comme si le gouvernement nous obligeait à tous faire une heure supplémentaire par semaine moins bien payé que 1 heure normale et ensuite venez nous dire regardez votre salaire à la fin du mois il est augmenté ça n'a aucun sens c'est il y a aucun cadeau qui qui est fait par cette réforme. c'est c'est simplement que le gouvernement essaie de se raccrocher et et à n'importe quelle branche et prêt à transformer la la réalité de l'injustice de sa réforme pour essayer de de faire croire aux gens que effectivement c'est nécessaire et qu'ils vont peut-être même un peu y gagner. Mais on sent que ce récit ne prend pas du tout et c'est aussi pour ça que les mobilisations sont aussi importantes.

C'est que les gens ont crié au loup pendant des années et des années à chaque réforme les gens ne croient plus à cet argument et ils ont bien raison. Tu voulais l'intervenir ? Non, j'approuve.

Oui, parce que finalement là, ils arrêtent pas aussi de de dire on refuse d'augmenter les impôts des français comme si c'était populaire pour eux de dire que on refusait d'augmenter les impôts des français mais en fait ils ne disent pas de combien on augmenterait les impôts des français et surtout les impôts de qui. Tout à fait. Déjà ils disent ça mais dans le même dans le même sens dans tous les sondages qu'on peut voir sur la question quand les Français sont interrogés sur la réforme qu'il voudrait.

Euh tout à l'heure, Nathalie a évoqué euh que les Français veulent la retraite à 60 ans, mais le premier euh levier de financement du système que les Français euh euh plébiscite, c'est euh la hausse des cotisations. Alors, évidemment, avec euh la baisse des salaires euh euh que le gouvernement encourage, c'est pas euh quelque chose qui est euh qui est facilement faisable, surtout dans la crise qu'on traverse. Mais si on augmente les salaires et qu'on augmente les cotisations très légèrement chaque année, on a des salaires nets qui augmentent et on a les ressources du système en parallèle qui augmentent.

C'est vraiment gagnant gagnant. Mais pour ça, encore faut-il accepter que les salaires augmentent et le gouvernement fait tout pour que pour que ce ne soit pas le cas en faisant des primes dans tous les sens pour les substituer au salaire, en faisant des réformes de l'assurance chômage où les gens sont obligés d'accepter n'importe quel emploi hyper précaire, hyper mal payé et donc ça augmente la concurrence entre les salariés. Et ça m'amène à un point qui est extrêmement important dans la réforme des retraites dont on parle très peu, c'est que la réforme des retraites, ça n'a pas seulement qu'une incidence sur les retraites, mais aussi sur tous les gens qui travaillent.

Pourquoi ? Parce que la réforme des retraites, il y a une étude qui nous dit que ça va mettre 280000 personnes au chômage en plus. qui dit plus de personnes au chômage dit plus de concurrence sur le marché du travail, ce qui veut dire une baisse des salaires.

La même étude montre que les salaires vont baisser d'à peu près 3 % à horizon 10 ans à cause de la réforme. Et donc tout ça, on voit que c'est une réforme qui s'inscrit dans la lignée de de de tout ce qui de tout ce qui a été fait avant. Et là où on le voit particulièrement, c'est que le gouvernement le dit même dans son budget, que cette réforme, elle est faite pour financer les baisses d'impôts aux grandes entreprises comme la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises qui euh qui bénéficie euh près de 500 fois plus individuellement aux grandes entreprises que à la moyenne des entreprises.

Donc on voit bien que c'est un choix politique avant tout. Alors tout à l'heure à 21h, il y a Mathilde Panot qui est la présidente du groupe parlementaire insoumé à l'Assemblée qui sera en direct sur BFM face à Olivier Verrand, porte-parole du gouvernement et Jordan Bardella, le président du RN, elle représentera la NUPS contre le gouvernement et les fascistes. À cette occasion, nous avons fait un montage de ces prises de parole sur les retraites.

On regarde le Conseil d'orientation des retraites vient de sortir un rapport ce jeudi qui explique qu'il n'y a aucune urgence à réformer les retraites. Édouard Philippe dit 67 ans, certains chez vous disent 65 ans. Bref, on ne comprend pas ce que vous êtes en train de faire.

Donc, j'aimerais que vous nous expliquiez pourquoi vous voulez faire ce projet de maltraitance sociale. Tant qu'on a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement, ce serait hypocrite de décaler l'âge légal. Quand aujourd'hui, on est peu qualifié, quand on vit dans une région qui est en difficulté industrielle, quand on a une carrière fracturée, bon courage déjà pour arriver à 62 ans.

Alors, on va dire maintenant, il faut passer à 64 ans. Mes bons amis, travailler plus longtemps, ce serait assez hypocrite. Qui a dit ça ?

Emmanuel Macron le 25 avril 2019. Et bien oui, Emmanuel Macron est un hypocrite. Je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse travailler les Français davantage.

Il est plus que temps d'augmenter les salaires plutôt que l'âge de la retraite. Et je pense que si Emmanuel Macron ne redevient pas raisonnable, il le comprendra dans la douleur, que ça soit dans la rue, dans l'hémicycle ou dans les urnes. Emmanuel Macron n'a qu'une obsession pour son second mandat, la case des retraites.

Et c'est vous qui l'a missionné pour cela. Vous n'avez pas le mandat du peuple pour faire cette réforme. 8 Français/ 10 y sont opposés.

Peu importe si un quart des hommes les plus pauvres sont déjà morts avant 62 ans. Oui, seuls les riches pourront vivre en paix en Macronie. Pour les autres, vous ne reculez pas l'âge de la retraite, vous avancez l'âge de la mort.

Alors, pourquoi faire une réforme dont personne ne veut ? Madame la première ministre, vous voilà prévenu. Un seul geste et vous nous trouverez dans la rue dès le lendemain.

Un seul geste et nous vous ferons battre en retraite. Nous nous réaffirmons qu'il est possible d'avoir la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Nous n'avons pas besoin de faire travailler les gens plus longtemps.

Au contraire, nous pourrions aller vers une civilisation du temps libéré où on travaille moins dans la semaine, dans l'année avec la 6e semaine de congé payé et dans la vie avec la retraite à 60 ans. Alors, on appréciera le moment où Borne bug sur le mot pauvre. Alors, est-ce qu'on peut dire que ce soir Mathilde Alexis aura trois adversaires, le pôle macroniste, le pôle fasciste et le pôle médiatique ?

Oui, clairement. Euh il y a il y a une coalition de fait sur cette réforme nécessaire hein et juste euh qui est en réalité une énorme arnaque et et surtout ce qui est terrible mais euh ça a été dit c'est que au-delà de de la réforme des retraites qui est le petit bout de la lorniette, c'est un projet de société. Euh c'est euh la société euh des devoirs et pas des droits, c'est la société du travail, c'est la société du nonsens.

Euh parce que derrière la question de la vie, la question de la vie libre, du temps libéré qui devrait être au cœur du progressisme que est censé défendre Emmanuel Macron, elle est totalement niée. En réalité, l'humain aujourd'hui, c'est de la ressource humaine qui est là pour assurer suffisamment d'argent pour non pas des services publics puisqu'ils sont en déliquence absolue, mais pour des actionnaires, pour des entreprises qui sont censées créer de l'emploi, comme dit Bruno Lemè, mais qui n'en créent pas tant que ça. Donc la vraie question c'est pourquoi on en est arrivé là alors qu'on a fait des avancées technologiques qui ont permis de multiplier la productivité comme jamais alors que on se rend bien compte que il y a un taux de chômage phénoménal des millions de chômeurs.

Donc le temps de travail devrait être encore davantage partagé en réalité alors qu'on a les moyens financiers puisqu'on a jamais créé autant de richesse vu les les progrès technologiques de partager cette richesse. Or qu'est-ce qu'on fait ? ont créé des milliardaires plus et et il y a beaucoup de pays qui ont beaucoup de milliardaires.

Un pays avec beaucoup de milliardaires, c'est pas forcément un pays heureux. Et derrière, vous avez des gens qui sont là pour défendre les milliardaires, notamment les éditocrates, des chaînes d'info propriété de ces milliardaires, pour expliquer que mais enfin, vous vous racontez n'importe quoi, c'est c'est ça le progrès. En réalité, il faut faire de l'argent.

Et puis derrière cette idée de la la guerre de tous contre tous, non pas du temps libéré, mais de de mettre les les les Français, enfin les humains la tête sous l'eau avec cette idée de de de lutter de manière permanente pour la survie. Alors non plus en cueillant et en chassant, mais en allant chercher de l'argent. Euh or l'argent il est magique pour les plus riches puisque on a vu avec la crise Covid que les fortunes des des milliardaires, le rapport d'oxfam ont explosé en 2 ans.

Euh et pour ceux qui travaillent, rien. Par contre, l'inflation est là, la baisse du pouvoir d'achat est là, euh les difficultés aussi un avenir euh beaucoup moins joyeux et radieux que ce qui a pu être par le passé. C'est là.

Et puis la question de la démographie aussi qui n'est pas posée avec on voit bien des des paysillissants pays européens également. Aucune question posée là-dessus non plus. le marché du travail non plus le et qu'est-ce que c'est que le travail en fait ?

Pourquoi on en est là ? À quoi sert le travail quand on voit qu'il y a les boul job qui ont été dénoncés par David Graber et et encore avant lui d'autres mais pour montrer que c'est quoi cette société de l'occupation non nécessaire, cette société aussi du gaspillage parce qu'on parle de sobriété énergétique parce que l'énergie est très chère mais est-ce qu'on parle à un moment de la surproduction et du gaspillage rarement. Et pourtant, c'est au cœur de la folie qui nous est imposée comme réel.

Donc je pense que oui, elle aura trois adversaires et j'espère qu'elle élèvera le débat. Ouais. Alors, je Non, j'ai vu Bastien Pariso entrer sur le plateau.

Bastien, bienvenue à toi. On va passer à la troisème partie. Donc, on l'a dit, hein, Mathilde Panardella et à Olivier Verrand.

Et justement, on va aller, on en a pas encore parlé sur le plateau euh de l'émission populaire de la stratégie si elle existe, du Rassemblement national sur les retraites et on ira là-dessus avec toi, Raphaël Arnaud en attendant. Bienvenue Bastien. Hello.

Et à toi. C'est un grand mot stratégie. Comment ça va Julie ?

Oui, c'est vra que cé un grand mot. Ça va et toi ? Sacrée période hein.

La semaine dernière, je vais m'asseiller sur cette chaise en me réjouissant avec toi de la mobilisation de 2 millions de personnes dans les rues. Et là, je viens aujourd'hui, je me pose sur ce même fauteuil. C'est pas une chaise, encore plongé dans l'atmosphère. joyeuse de la marche de ce weekend ou à l'appel des organisations jeunesse.

Félicitations camarades, 150000 personnes ont défilé dans les rues de Paris. On finit même par se demander comment Macron va tenir si seul, si peu convaincant et à court d'argument et si faible quelque part alors qu'il essaie de faire passer une réforme si importante. Et justement Julie, j'étais ce dimanche dans un bar avec quelques amis dont toi sortant du film Babylone.

Sorte de fête cinématographique quoique décevante c'est vrai mais qu'on vous encourage quand même à aller voir. Bref, quand la réforme des retraites s'est à nouveau invitée dans notre conversation et alors que l'unanimité se faisait, tu te souviens contre le président de la startup nation, l'injustice de sa réforme, son arrogance, son mépris, son insolence de l'insolence de son déplacement à Barcelone jeudi dernier, une brebie égarée du groupe l'entièreté de notre conversation même le dimanche soir une brebie garée du groupe, c'est vrai, on en parle souvent nous dit soudain, c'est vrai, c'est à se demander comment Macron peut oser garder sa réforme alors que tout le monde monde est contre lui dans le pays. Oui, sur cette partie-elà il avait raison.

Attend la suite. Je disais donc tout le monde est contre lui dans le pays. Virgule même le rassemblement national s'oppose à la réforme des retraites.

Oui, je Quente. Voici que ce malheureux racontait n'importe quoi. Convoquant ainsi la fameuse team oin d'extrême droite dans la conversation.

Julie manqué cette teamin dont on ne parlait plus sur ce plateau, l'extrême droite. Bref, est-ce que tu te souviens de ce que je lui ai dit ? Non, c'est pour ça que je vais le redire.

Fabien lui dis-je, c'est son changer le prénom parce que ça se fait pas. Fabien, je t'arrête tout de suite, tu ne peux pas dire ça. Dire que les électeurs de Le Pen sont opposés à la réforme des retraites, ça oui, comme 8 français sur 10.

Mais autant le poser clairement maintenant. L'extrême droite ne s'oppose pas dans les faits à la ré enfin ne prend pas part à la bataille pour sauver nos retraites. Je pense qu'on peut même dire que le rassemblement est une arnaque sur ce sujet, que le rassemblement national est une arnaque sur ce sujet.

Je vais y arriver. Quoi me répondit l'étonné. Mais enfin, j'ai entendu Marine Le Pen dire qu'elle s'y opposait.

Oui, mon vieux, mais il y a ce qu'on dit, il y a ce qu'on fait. D'abord, il faut rappeler que Le Pen est une girouette sur le sujet. En 2005, elle soutenait, enfin le Front National soutenait euh la retraite à 65 ans, puis 60 ans en 2022.

Timement, mais c'est moins évident depuis, on va y revenir. Ensuite, laisse-moi te poser une question simple. Est-ce que Le Pen et ses acolyes sont souvent là pour soutenir les mouvements sociaux pour y participer ?

Réponse : Non, jamais. Elle a même eu la bonne idée de partir à l'étranger elle aussi en pleine mobilisation. Et c'est toujours la même histoire.

Chaque fois. Ouis. C'est ça.

Chaque fois. Ah le symbole. Chaque fois qu'un mouvement social s'organise, chaque fois que la voix du peuple surgit dans l'histoire, l'extrême droit disparaît et n'existe plus.

Retraite, congé payé, droit de vote pour les femmes, abolition de la peine de mort. Les fachot ont toujours été au mieux absents des débats, au pire les adversaires de toute lutte sociale et émancipatrice dans le pays. Revenons en retraite.

Certes, Le Pen se positionne vaguement contre Macron, mais quand on se penche sur ce qu'elle propose, alors là, c'est autre chose. D'abord, elle a abandonné le retour de la retraite à 60 ans parlant tibinement de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé travailler à 20 ans. Ensuite, si tu fouilles dans ce qu'elle propose, tu te rends compte de l'abération.

On parle donc de 40 annuités pour ceux qui ont commencé à 20 ans, soit un départ à 60 ans, jusque-là, tout le monde me suit. Mais l'âge de départ évolue progressivement pour les autres. Pour faire clair, on passe à 42 annuités pour ceux qui ont commencé après 24 ans.

Je vous passe tout le détail mais si tu as commencé à travailler à 25 ans, tu partiras à la retraite à 67 ans. Du coup, on comprend mieux pourquoi ils viennent pas manifester avec nous au cri de la retraite à 60 ans. Parce que s'il faut rajouter derrière, oui, mais ça dépend parce que si tu as commencé à 25, c'est 67 pour faire un slogan, c'est horrible.

Et du coup, évidemment, ils le font pas. Blague à part, on peut bien sûr rétorquer que c'est bien après tout de vouloir pousser les jeunes à entrer tôt sur le marché du travail. C'est vrai, mais patatra l'argument ne fonctionne toujours pas.

Pourquoi ? D'abord parce que ceux qui commencent plus tôt ne gagnent en vérité rien avec la proposition du Rassemblement national. Je m'explique, une personne qui commence à 17 ans aujourd'hui part à la retraite à 60 ans.

C'est aussi la position de Le Pen. Il n'y a donc pas d'avancé sur ce point. Et pire, le Rassemblement national n'intègre aucun dispositif de pénibilité à sa proposition sur les retraites.

Ainsi, même si vous exercez un métier considéré comme pénible, vous ne partirez pas plutôt à la retraite. Ce qui constitue évidemment un recul grave en matière de réforme des retraites et de prise en compte des conditions de travail. Bref, absent de la mobilisation sociale, Le Pen et le Rassemblement national défendent également un système de retraite qui ne s'avère pas être tellement plus avantageux que celui défendu par Macron.

Ce qui nous est ce qui ne nous étonne pas, l'extrême droite ayant toujours été dans l'histoire plutôt l'allié des patrons que celui des travailleurs. En finissant cette longue réponse avec Julie, nous avons compris dans le regard de notre interlocuteur que quelque chose n'allait pas, qu'un dernier point chatouillait et c'est à ce moment-là qu'il me dit "Mais alors, pourquoi elle s'oppose à la réforme des retraites Marine Le Pen Je lui ai répondu que tout ceci n'était que de la communication, que 8 français sur 10 étant opposés à la réforme et à Macron, Le Pen a compris qu'il lui fallait surfer sur cette vague pour ne pas se mettre à dos les Français, que tout cela s'inscrit d'ailleurs dans la continuité de l'exercice de communication visant à faire passer Le Pen pour une candidate sociale. Elle en a abusé pendant la campagne présidentielle et pourtant depuis à l'Assemblée nationale, elle a voté avec le Rassemblement national contre l'augmentation du SMIC, contre le gel des prix et contre la taxation des ultra riches pour financer le système de retraite.

Bref, sur les retraites comme sur le reste, le Rassemblement national est une arnaque. Voilà, j'ai dit Julie, merci de m'avoir reçu une fois de plus. Je suis pressé, vraiment très pressé de venir ici mardi prochain parce qu'on sera le 31 janvier, le soir d'une nouvelle journée de grève général contre la réforme des retraites qui s'annonce encore une fois massive, joyeuse et motivée.

Merci beaucoup Bastien pour cette chronique qui nous permet d'aller sur Ah, tu vas faire ? Ouis, vas-y. Ciao, merci beaucoup. euh qui nous permet d'aller sur la partie 3 que l'on a appelé Rassemblement national euh la tromperie permanente.

Et je voulais Raphaël, donc on rappelle que tu es porte-parole de la jeune garde et que tu es membre de l'Observatoire national de l'extrême droite. Euh et j'ai envie de te citer Jordan Bardella sur C News le 22 janvier qui a dit "La question c'est comment on assure la pérennité de notre système de retraite au 21e siècle ? Il y a deux leviers importants.

La natalité avec une grande politique nataliste et la productivité via la réindustrialisation. Est-ce qu'on peut appeler ça du vent, la stratégie du du FN ? Ouais.

Avant de revenir sur la tactique un peu du rassemblement national, sur cette réforme de retraite et plus généralement sur les mouvements sociaux et les réformes antisociales qui ont qui ont cours sous le gouvernement de Macron. Moi, je suis content que Mathilde Panot ce soir elle aille sur le plateau face à notamment Jordan Badella et j'espère surtout qu'elle va être un peu plus offensive que ce qu'on pu l'être nos dirigeants politiques et syndicaux ces dernières semaines sur les plateaux. beaucoup de fois c'est revenus de mais pourquoi est-ce que vous acceptez pas les le RN ou les élus du RN dans les cortèges syndicaux ?

Et la réponse un peu par facilité qui a était répondu la plupart du temps, par manque de temps aussi certainement, c'était euh parce qu'on a pas les mêmes valeurs. En fait, moi je trouve ça hyper limité comme réponse. C'est pas seulement une histoire de valeur parce que techniquement on discute toute notre vie avec des gens qui ont pas exactement les mêmes valeurs que nous.

Ça va bien au-delà. c'est que nous on est marqué euh par le fer rouge de l'extrême droite. Euh je vous parlais de 2010 euh euh dans la première partie, moi j'avais 15 ans, c'est la ma première rencontre avec l'extrême droite.

Je descends dans la rue euh déjà contre une réforme des retraites sous SarkoZi et il y a 200 à 300 militants d'extrême droite qui mènent des ratonades dans toutes les rues de Lyon et qui attaquent notamment les cortèges syndicaux. Euh c'est des images extrêmement impressionnantes qui ont marqué euh euh nombre de militants et militantes à Lyon puisque derrière systématiquement lors des mouvements sociaux, l'extrême droite dans la réalité, bien au-delà des beaux discours sur BFM TV, euh bien au-delà de ce qui peut se passer sur les bords de l'Assemblée nationale, ça a des réalités très concrètes euh sur nos vies et sur nos mobilisations. Je pense notamment au piquet de greffe des cheminaux à la garpérage qui s'est fait attaquer par ces mêmes milices fascistes.

Je pense aussi au au mouvement des gilets jaunes qui a été systématiquement attaqué dans nombre de villes par des milices d'extrême droite. Très récemment, il y a les le personnel de ménage à la garepage qui a été mobilisé et qui se sont fait dérober le matériel notamment par des militants encore une fois néonazie très proche de ces groupes du Rassemblement national ou de Zemour. Pour moi, c'était très important de rappeler que voilà encore une fois au-delà des des positions politiques qu'on qu'on doit débattre qui ce qui a été fait et qui est très bien rappeler que ça a un résultat très concret sur nos vies et sur nos mobilisations et que ça nous met en danger.

L'extrême droite est un danger mortel. Euh là, ils ne sont pas au pouvoir. Du coup, on n' peut-être pas encore tout le potentiel de violence qu'il pourrait avoir, mais on se doute bien, il y a juste à voir hein dans les pays dans lesquels ils sont arrivés au pouvoir, notamment Victor Orban, grand ami de Marine Le Pen, qui enchaîne les réformes antisociales euh en faisant péter le temps de travail par semaine et cetera et cetera.

Euh donc euh donc c'est toute cette violence sociale et qui est accompagnée de de violences dans nos rues. Euh pour revenir plus sur sur l'aspect tactique du Rassemblement national, il y a pas mal de choses qui ont été dites. Le Rassemblement national à chaque fois ils sont sur euh sur cette espèce de paris euh de euh ce qu'on fait d'ailleurs les fascistes he dans l'histoire d'essayer de mobilis de mobiliser les masses euh pour obtenir des votes pour l'Assemblée national mais même plus largement pour essayer de diffuser ces programmes dans les masses.

C'est la particularité du fascisme, c'est d'obtenir une société où les masses reprennent. à leur tour les programmes de l'extrême droite. Donc pour ça, il faut absolument qu'ils reprennent des rhtoriques euh de la gauche ou de l'extrême gauche et notamment sur les questions sociales.

Je tiens à la rappeler, le parti nazi s'appelait Parti national socialiste. Il n'a jamais défendu quelque chose de socialiste. Pour autant, à l'époque, il avait absolument besoin pour séduire les masses de parler à ces frangesl populaires et d'utiliser du langage de gauche.

Et c'est ce que aujourd'hui fait typiquement le Rassemblement national en se disant à chaque début de mouvement social, bah nous là on est contre les retraites. Bon, il balance ça parce qu'effectivement il y a il y a aujourd'hui 80 % de la population qui est contre. On veut dire que le Rassement national n'a pas d'autres choix s'il veut séduire les masques que de dire qu'il est contre la réforme des retraites.

Mais fondamentalement déjà, on voit qu'à l'Assemblée nationale comme comme l'a rappelé Bastien le fait que il vote systématiquement contre les réformes qui proposent plus de social ou d'émancipation. Et puis au-delà de ça, c'est que lorsqu'on voit qu'on a un ce moment de bascule, on pourrait faire reculer le gouvernement. ce qui est arrivé à de nombreux moments au moment des gilets jaunes pendant la loi de travail et là ce qui va se passer moi je propose à toutes les personnes qui seraient tenté de se dire le Rassemblement national pourrait être de notre côté sur cette question des retraites suivez attentivement ce qui se passe.

Le moment où on va sentir que le gouvernement pourrait reculer, où les grèves vont se durcir, où le rapport de force entre le patronat, entre la bourgeoisie et les travailleurs et travailleuses va être très radicalisé. Il y aura plus d'autre choix que ou le recul ou le passage en force de Macron. Là, étrangement, Marine Le Pen et autres agitateurs du rassemblée nationale vont faire l'autruche et dans un second temps vont dégommer les grévistes.

Ça va être à coup de vous bloquer le pays. On comprend la colère à chaque fois, c'est toujours la même sauce. On comprend votre colère mais surtout restez chez vous, taisez-vous.

Et c'est ce que fait le Rassemblement national depuis des années maintenant sur tous les mouvements sociaux et à chaque fois que il y a des il y a des choses qui se passent dans ce pays. Donc oui, le Rassemblement national est un véritable ennemi pour notre camp. Bien au-delà qu'une histoire de valeur, c'est que c'est un profond danger si jamais il arrivé au pouvoir et même avant par rapport à ce qui se passe dans nos rue et et partout ailleurs.

Alors, vous pouvez commenter et voir l'émission. Oubliez pas les hashtags débat BFM et greffe 31 janvier. Avant de libérer Antoine et Alexis.

Alexis, est-ce que tu on peut dire un dernier mot sur ce sur ce sujet ? Oui, ben c'est c'est clairement ça. C'està-dire que le Rassemblement national c'est toujours se mettra du côté du parti de l'ordre.

Donc à partir du moment où euh la grève va mobiliser et va se radicaliser, ils seront du côté euh des CRS qui vont frapper. On a déjà un photographe espagnol qui a été amputé d'un testicule suite à une action de violence policière dont on a malheureusement l'habitude. Euh et puis surtout il faut voir euh par exemple Éric Zemour qui a un discours beaucoup plus moins hypocrite qui lui dit clairement "Ah bah oui non mais 64 ans c'est pas assez vous savez." Donc l'extrême droite a un discours très clair, euh la valeur travail, l'ordre euh et évidemment pour séduire les classes populaires, il y a cette idée de de la retraite à 60 ans mais sans avoir de plan réel, enfin Bastien l'a expliqué, euh simplement à viser électoral et c'est quelque chose qui malheureusement fonctionne.

On a beau essayé de débunker, d'expliquer, on va voir comment Jordan Bardella va s'expliquer ce soir. Mais il y a l'aide aussi hein bien sûr de de de la masse médiatique qui qui fait écho aussi à ce discours-là sans le remettre trop en question. Et heureusement qu'il y a des émours pour dire officiellement ah non mais moi de toute façon la retraite j'en ai rien à [ __ ] hein.

C'est c'est 67 ans et puis c'est même la faute des musulmans qui veulent voler la retraite des Français. Voilà c'est à peu près tout ce qu'ils ont à dire. Donc heureusement que voilà il y a il y a il y a ça et c'est la limite en fait. euh de cette stratégie populiste de l'extrême droite, c'est qu'à un moment les classes populaires sont perdantes.

Euh il faut qu'elles se rendent compte. D'ailleurs, double intérêt, hein, est-ce qu'on gagne cette mobilisation notamment aussi pour faire reculer le Rassemblement national ? Euh je suis de cette avis qu'il faut apporter des contrediscours.

Chaque fois que cette arnaque sociale, bah pour moi, la meilleure des réponses possibles, c'est de gagner. Et c'est là que l'extrême droite va commencer à vaciller. Ils vont plus pouvoir soutenir et des mobilisations qui finalement fait reculer les luéroos.

Là, qu'est-ce qui fait qu'il gagne depuis des années ? parce qu'en réalité on recule et que là ils peuvent se permettre de dire bah on soutient parce que ils espèrent que finalement la mobilisation n'aboutisse pas. Si on gagne là c'est c'est les chocotes dans les rendus rassemblement national parce qu'après derrière va falloir assurer la bourgeoisie de leur côté et là c'est plus la même chose.

Donc nous on a un double intérêt à faire reculer le gouvernement d'une part pour nos retraites et pour nos vies ça à va de soi et d'autre part pour faire reculer l'extrême droite et l'arnaque que c'est et redonner de l'espoir aux gens aussi c'est hyper important parce que lorsque malheureusement l'espoir ça disparaît bah c'est la peur qui l'emporte et la peur elle est très mauvaise conseillère et c'est ce qui fait qu'il y a des gens qui sont prêts à tout et n'importe quoi et don à rejoindre les rends assemblation faut pas oublier qu'après ce ce cet épisode sur les retraites si on gagne pas dans la rue et à l'assemblée Gérald Darmanin prépare sa loi immigration qui sera un boulevard part pour l'extrême droite et on voit bien que l'alliance de toute façon de faite entre la Macronie et l'extrême droite est déjà là malgré tout ce qu'ils ont voulu dire sur l'alliance de la fille et de l'extrême droite. Non, la réalité à l'assemblée dans les lois et même dans la dans la philosophie politique, elle est de ce côté-là. Donc n'oublions pas que si on perd sur les retraites, après c'est la loi immigration de Darmanin qui arrive et là c'est un buldozer pour consolider davantage le bloc de l'ordre.

Merci. C'est trop triste de finir sur sur Dmanin. Mais merci beaucoup Antoine et Alexis d'être venu.

Je vous libère pour accueillir euh deux journalistes qui sont Laurence Vellie et Anna Borel pour la dernière partie de cette émission sur leur podcast qui s'appelle Tune. Je vous invite à y aller. Merci beaucoup. et elles vont nous rejoindre du coup en plateau.

Micro Oui. Bah de il y a Jérémie qui est l'ingénieur du son qui vont qui va s'en occuper. Et alors je en attendant qu'elle soit que que les filles se s'équipent et que Non non t'inquiète pas que les filles s'équipent et qu'elles arrivent en plateau, je vais vous parler de ce podcast.

Alors comme c'est décrit, ça commence par un warning. Ce podcast ne va pas vous apprendre en 10 leçons à devenir riche ni vous donner les clés pour investir dans les cryptos. Il va vous interroger, vous informer, vous surprendre.

Chaque jeudi, les journalistes Laurence Velli et Anna Borel questionnent un invité sur ce qu'il possède, sur ce qu'il gagne, sur ce qui lui manque. Quelquefois, elles invitent un expert dans son domaine à prendre la parole sur la tune, cet angle mort de la narration. Un podcast sans complaisance ni langue de bois qui lève le voile sur le grand tabou de notre société.

Voilà, c'est la présentation du podcast Tune qui est un podcast d'interview sur l'argent. Là, j'espère très fort qu'elles arrivent en plateau. Personnellement, moi, j'ai découvert le podcast en tapant de Denis Colombie sur Google parce qu'on venait de m'offrir son livre Ouvre l'argent des pauvres et Laurence Vellie et Anna Borel ont interviewé Denis Colombie et elles arrivent.

Anna Borel est en plateau, Laurence Bellie également, l'une de part et d'autres du bureau. Bienvenue. Merci à vous.

Bonsoir, bonsoir, bonsoir. J'étais en train justement de décrire le podcast tune et j'ai dit que c'était un podcast d'interview donc sur l'argent et que moi j'avais découvert le podcast en tapantis Colombie sur Google car on venait de m'offrir le livre Où va l'argent des pauvres ? Et je suis sur tombée sur l'épisode sortir de la pauvreté, une question de volonté.

Vous comprendrez he que le titre reprend volontairement les termes des et tournures des capitalistes en mode blanca et écran plat. 1h9 d'entretien avec le sociologue Denis Colombie, génial et très instructif pour nous qui luttons contre les libéraux et leur monde. Alors, une première question avant d'aller plus en détail, comment son est l'idée et l'envie de faire ce podcast Laurence Vell.

Hm. Alors, l'envie, je dirais qu'au début, c'était une envie de creuser l'intime, de creuser un sujet qui n'était jamais abordé. En fait, c'était de la curiosité.

Euh moi j'avais envie de demander aux gens comment est-ce qu'ils vivaient, combien ils gagnent, ce qu'ils avaient comme patrimoine. J'avais vraiment envie de leur poser cette questionlà, sauf que ça se fait pas. H d'où l'idée de créer un podcast et Anna, toi je crois qu'il y a quelque chose qui est un peu plus politique aussi làdedans.

Enfin maintenant, çaelle est devenu aussi pour nous deux mais bah je pense qu'il y a quelque chose qui arrive. Moi j'ai quand c'est Laurence qui a eu l'idée très clairement et je me suis dit mais quelle femme géniale mais quelle idée géniale dans une grande de mégalomanie comme ça et donc j'ai adoprojets et voilà je l'ai fait bien et après assez rapidement on a interviewé alors on interview toutes les semaines le cœur de de des interviews c'est des particuliers n'importe qui des millionnair des gens au RSA des gens qui travaillent des gens qui travaillent pas de tous les corps de métier de tous les endroits de la société qui parlent de leur histoire ou d'une histoire particulière entre eux et l'argent Mais il y a aussi parfois donc des sociologues comme Denis Colombie. Et une des premières interview qu'on avait faites parce que quand même on avait posé un peu les bases, c'était avec Jean Lazarus qui est un peu la sociologue de l'argent.

Et très vite, elle a posé des choses qui sont connues mais et que même si on les sait pas, on les pressend. C'est-à-dire que nous on a la quarantaine et il y a 40 ans, c'est vraiment le moment du décrochage en France et dans le monde entre les enfin entre les plus riches et les plus pauvres. C'est le moment où vraiment tout d'un coup au lieu que bah les tres glorieuses tout le monde monte puis tout d'un coup les riches continuent à devenir de plus en plus riches et de plus en plus nombreux et les pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres.

Et ce décrochage là je pense que quelque part on le sent tous. C'est-à-dire que et il pousse peut-être à parler et il pousse aussi peut-être à avoir envie de mettre l'argent sur la table et que ce sujet qui était vulgaire surtout que vulgaire quand on n pas envie de d'exposer son patrimoine ou de voilà comme tout le monde flippe un peu comme il y a une vraie angoisse qui est légitime c'est-à-dire que il y a plein de gens même de classe moyenne classe moyenne supérieure qui sentent ce décrochage et qui savent pas trop de quel côté ils vont basculer tout d'un coup il y a peut-être un truc de déblocage de maturité en quelque sorte civilisationnelle à se dire peut-être qu'on arrête de faire les enfants. Euh, on peut en parler, on peut s'écouter là-dessus.

Et je me rends compte d'ailleurs que les gens bah nous sollicite maintenant qu' connaissent le podcast, moi je veux en parler. Euh enfin voilà, c'est l'inverse. Et les seuls gros noms que je me suis pris quand je me suis fait envoyer PE comme journaliste pour T podcast, globalement, c'est des boomers, c'est des gens effectivement de la génération d'avant, généralement assez bourgeois qui euh qui trouvent ça vulgaire, en tout cas qui disent qu'il trouvent ça vulgaire. trouvent ça parce que donc dans il y a eu plusieurs interviews à l'occasion de de de la sortie du podcast et euh vous avez notamment dit qu'on soit pauvre, rentier, vénal ou bourgeois, qu'on en est ou qu'on en est honte, la Tune dit les mécanismes de pouvoir et notre rapport au monde.

Il y a aussi une autre un autre passage sur lesinfluence.fr. L'argent, ce sens social qui irrigue nos vies est tenu au secret.

Le silence qui l'entour n'est pas propre à la France comme on le pense souvent. Il est universellement coupable. Honte de ne pas en avoir, honte d'en avoir trop.

Donc, ça fait plusieurs fois qu'on entend le mot honte. Pourquoi ce mot revient comme ça justement ? Parce que c'est quelque chose qu'on a observé au fil des interview.

Euh, il y a par exemple chez les gens riches une énorme culpabilité du rentier, ce qui a été confirmé par ou de l'héritier. Oui. Ou de l'héritier euh par Vanessa Schneder et Raphaël Baquet qui ont écrit le livre Succession qui travaille au monde.

Euh, l'héritier euh n'est pas légitime, n'a pas gagné cet argent. la personne pauvre en honte puisque ça raconte quelque chose euh du supposé manque de succès euh qu'elle voilà l'illusion qu'on a raté ou qu'on est pas assez assez bien. Il y a bah je laarus nous c'est pas sur l'héritage parce que nous on a plein de trucs à dire.

Ah ça on peut c'est un sujet absolument passionnant. On en parle beaucoup dans tune. Non, mais Jean Nazarus dit encore une chose qui est très juste pour poser les jalons.

Elle a cette phrase, elle dit "La violence de l'argent, c'est qu'il permet de se comparer." C'est-à-dire que on sait pas si euh vous êtes plus belle, plus intelligente ou plus heureuse euh plus talentueuse que que moi. En revanche, on peut dire combien on gagne, combien on a et là on a des chiffres et euh ces chiffres ne disent rien en réalité, mais c'est comptable.

Et euh dans un monde où on mélange totalement la valeur humaine et la valeur marchande, ce chiffre peut donner l'illusion que on va se comparer à partir du moment où on met ses chiffres sur la table. Ce dont on se rend compte dans Tune, c'est que quand on déroule l'argent, quand on parle d'argent, quand on l'argent a toujours une histoire et quand on parle de ces histoires, on sort de ce rapport purement comptable et on sort de cette peur de se juger mutuellement. euh de sur des chiffres qui veulent rien dire en fait parce que oui, on va aller à l'extrait dans l'orat, on me dit l'extrait.

Euh en fait, nous on est dans une émission où nous parlons justement de répartition des richesses. On parle des bas salaires, on parle des travailleurs, on parle de lutte des classes. Moi votre podcast il me nourrit beaucoup.

Il y a plusieurs épisodes. C'est vrai que c'est bien que tu l'ai rappelé parce que j'ai parlé de du sociologue Denis Colombie. Il y a le dernier épisode aussi dont on va écouter l'extrait avec une anthropologue de la mode et mais il y a des épisodes très divers aussi notamment sur l'héritage.

Héritage à qui va la tune avec un notaire. Tune est mort avec une conseillère funéraire. On a aussi Marie la rue le RSA voir rue du fric mais ne plus en avoir.

Un épisode avec aussi un mineur de Bitcoin, un autre sur les affaires de succession chez les ultra riches et en passent et j'en passe je vais y arriver. Et nous donc comme je disais, on est une émission, on a une émission où on parle d'argent en fait. Et est-ce que finalement c'était votre volonté ce que je vous ai entendu au départ dire c'était pas forcément politique au départ et ça l' devenu ?

Est-ce que votre podcast participe à cette bataille comme nous on essaie d'y participer qui est celle de retourner le rapport de la honte qui est pour l'instant en fait une charge mentale des pauvres ? Oui, je pense que oui. Euh quand je dis c'était pas politique, il fallait que ça enfin il fallait en tout cas que ça prenne cette dimension là.

Euh on peut pas enfin l'intime et le politique sont liés. Euh mais oui, en tout cas faire libérer la parole sur sur l'argent me semble quelque chose de salutaire comme n'importe quelle libération de la parole. D'ailleurs, on le voit aujourd'hui avec la libération de la parole des femmes.

Enfin, il y a plein de libérations de parole. la libérer sur l'argent, je pense que ça ferait du bien à tout le monde. Moi ce que j'aime bien dans le fait que malgré tout on soit pas militante ou politique, c'est de permettre une variété absolue.

Euh chaque épisode est une promesse que il y aura une surprise. Euh et je je suis contente qu'il y ait des gens avec qui je ne partage pas forcément euh ni les émotions ni la situation euh qui qui puisse parler et qui puissent parler et qu'on les écoute et qu'on a envie de les écouter. Euh ça peut être une fois de plus des millionnaires, des gens qui euh qui gens très très ultra libéraux ou très la France de la wine.

En France on aime pas la win alors faut quoi ? on a honte d'avoir de l'argent enfin et puis y avoir ce genre on a un interview qui avait ce genre de discours. Voilà.

Mais après ce qui est intéressant c'est d'entendre ses angoisses et d'ù il parle parce que je pense que de toute façon vous voilà vous êtes un militant découvrir et oui et de comprendre je veux dire un mec qui vote LR euh faut comprendre à son point de vue c'est pas forcément un un un un un intriguant un malfaisant quelqu'un qui veut du voilà moi j'ai j'ai été journaliste politique pendant longtemps. Il y a des gens de droite qui m'ont touché. Euh, j'ai compris leur point de vue.

À un moment, il faut quand même pouvoir se mettre dans les chaussettes de l'autre et euh et à l'inverse, peut-être que des gens écoutent une podcast, non pas vos opinions, mais tout d'un coup de de partager euh le ressenti et l'histoire d'une nana ou d'un livreur Uber qui est hyper en colère, euh et ben tout d'un coup, il va peut-être avoir des émotions qui vers lesquelles il serait pas allé naturellement. Donc cet espace un peu à politique en tout cas dans la volonté d'écoute mutuelle, je pense que c'est important de le préserver comme tel pour ça. C'est clair.

Et le dernier, alors je voulais parler de de l'entretien avec la docteur en anthropologie sociale ethnologie Julia Manitieri. Je sais pas si je dis très bien ou qui enquête depuis 10 ans donc dans le monde du luxe et de la mode et qui a publié aux éditions la découverte le plus beau métier du monde qui est un essai sur les travailleurs de la mode. On écoute un extrait.

Le luxe ne fait que s'enrichir. Et ce qui est merveilleux, c'est que j'ai eu plein de témoignages. Par exemple, là, je j'ai rencontrer une photographe qui travaille beaucoup avec les maisons de luxe qui me disait que on peut pas te payer comme avant parce que voilà, il y a plus d'argent, tu comprends le Covid, la Chine, la Russie.

Or, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas du tout vrai. C'est pas du tout vrai qu'ils ont pas d'argent, mais ils essayent et et il y a plein de scandales à différents digrés, hein.

Je veux dire, Mediapart a fait des enquêtes sur les salariés de la Samaritaine, ce grand magasin de luxe qui était renové où voilà, il y a des conditions de travail exécrables. Ils ont montré que dans les studios de photographie du groupe LVMH qui a 46 photographes et il y en a deux qui sont salariés et tout le reste sont contraints bien qui travaillent tout le temps là d'être en statut de auto-entrepreneuriat. Donc il y a vraiment cette logique du profit bête et méchante d'essayer de payer les gens le moins possible malgré le fait qu'on gagne de plus en plus.

Alors, je vous recommande cet épisode, il est édifiant. On y suit donc notamment le parcours de Mia qui est styliste en vue et vêtu de vêtement très coûteux de marque mais qui souloue un lit installé dans une kitchenette d'un studio qu'elle partage et qui ne peut pas payer son forfait de téléphone. Et dans cet épisode, on découvre que ce n'est pas un cas isolé mais que c'est systémique.

Et c'est ce que décrit l'anthropologue qu'on vient qu'on vient d'entendre. Elle dit "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de critiquer la mode, mais c'est de faire une analyse du capitalisme par la mode qui est un milieu assez significatif du monde capitaliste." Et Laurence Velly, vous avez travaillé dans le milieu de la mode comme rédactrice en chef chez Vanity Fer Glamour ou JQ Borel également.

Est-ce que cet épisode s'est imposé à vous du coup comme comme une évidence ? Toi, c'était c'était un épisode que je voulais faire oui depuis longtemps puisque je l'avais observé. Je l'avais observé.

Alors moi ça allait globalement en tant que journaliste dans une rédaction, j'étais plutôt préservée. Mais j'avais vu chez certaines amis stylistes, je je voyais bien les gens tirer le diable par la queue. Je voyais bien qu'il y avait une certaine opacité et qu'on pouvait avoir des cadeaux.

Julia Manc Tirir, on parle très bien, c'est rémunération en cadeaux qu'on va donner au défilé en en privilège euh en beaux hôtels et cetera, des frages de luxe, des tablettes, de luxe, tout ça. Voilà. mais que derrière ça effectivement ça suivait pas.

Ça suivait pas en tout cas à hauteur de ce que de ce qu'on pouvait imaginer et c'était des journées qui pouvaiit durer enfin des journées qui pouvaient être des journées de 15h du travail le weekend et cetera et cetera. Ouais, ça je l'ai vu. Elle dit un truc Julia Mantiré que je trouve très touchant.

Elle parle donc de Mia et à un moment Mia la styliste donc qui tire le diable par le queue qui qui s'en sort pas. Elle poste des années, elle essaie elle essaie de rentrer dans ce milieu de t'en vivre. Et au bout d'un moment, elle lâche et elle dit enfin, elle a une sorte de constat d'échec en se disant "Je suis nulle, j'ai pas réussi." Il y a des an qui ont réussi, il y a des gens qui ont réussi et moi j'ai pas réussi à à m'inscrire.

Et ce que dit l'anthropologue parce qu'elle elle a fait tout un travail depuis 10 ans dans la mode, elle dit c'est pas c'est pas qu'elle a pas réussi, c'est que les gens qui ont réussi, c'est ceux qui avaient les moyens au départ de s'accrocher pour pouvoir vivre pendant 10 ans avec les codes avec les codes sociaux, la plombourgeois éventuellement déjà un appart payé, des sources de revenu par ailleurs et que cette femme n'avait en réalité aucune chance de réussir. Mais ça c'est une des questions qu'on a pu se poser nous aussi d'ailleurs dans le journalisme aujourd'hui. vivre du journalisme globalement.

Moi j'aimerais pas être une jeune journaliste qui arrive à la pige. Vivre du journaliste du journalisme aujourd'hui, ça ça présuppose à Paris en tout cas d'avoir peut-être oui un loyer qui est payé par papa maman en tout cas des aides. Il y a plein de métiers comme ça.

Il y a plein de métiers. Dans cet épisode, il y a deux choses qu'on voit. Donc il y a ça qui est vraiment très fort.

C'estàd que euh ça pose quand même des grosses questions à la à la méritocratie. Euh et l'autre chose c'est le voilà là ça c'est quelque chose j'imagine que vous devez aborder dans votre émission souvent le cadre législatif qui favorise énormément l'autre entrepreneuriat. Euh autre chose que Jean Laarus soulligne hein, c'est vraiment là on est dans une société où les rentiers se multiplient et les indépendants se multiplient.

Donc c'est on va vers une fin du salariat ou en tout cas une décroissance de ça. Ça veut dire que chacun est à la fois son propre patron et son propre employé et qu'il y a plus du tout de mise en commun. Et d'ailleurs, on a on en obde des termes un petit peu novellangue, des slashers, des mots comme ça qui peuvent vouloir dire précaires aussi en fait.

Euh voilà, donc c'est un tout ça un peu robé à la sauce Startup Nation, mais bon ça c'est pas toujours aussique que ça en a l'air quoi. Ben j'espère que non, j'avais une dernière question et après premier je rends l'antenne. Euh je voulais vous interroger sur le moyen podcast comme vous disiez que c'est un peu un sujet tabou, l'argent et cetera et est-ce que c'est un moyen qui permet aussi aux langues de se délier ?

Euh le Oui. Ah oui oui oui. Le fait que les gens ne soient pas filmés.

Bah absolument. Euh et puis en plus on propose aussi aux personnes qu'on interview l'anonymat. Oui, on peut changer le prénom.

Ouais, d'accord. On fait des photos décadrées. On préfère une vraie parole sincère.

Et d'ailleurs, on a beaucoup d'interviews, enfin on a quelques interviews qui sont faites de façon anonyme. Je pense par exemple à bah Arian conseillère funéraire qui qui dit tout sur l'industrie de la pompe funèbre et puis du décès, du deuil et du coup des funérailles ou à François qui témoigne de la il a financé la fin de vie de ses parents. Euh ça lui a coûté beaucoup d'argent et ce sont des gens qui par exemple au départ nous disent euh alors tu changes mon prénom et je veux pas être photographié et puis après l'épisode c'est flut.

J'aurais dû j'aurais dû assumer parce qu'en fait j'en ai pas du tout honte. Il y a souvent un aspect très libérateur à parler d'argent et et les gens ne regrettent pas. Vous avez réussi à avoir Bernard Arnaud du coup il a demandé son rapport à la honte et à l'argent sûr qu'il est très honte.

On aimerait on veut un milliardaire là. Oui, on a eu multimillionnaire mais on a pas eu une milliardaire. Excellente question.

On on est très curieux de savoir si s'ils ont beaucoup de pauvres. Je sais que je sais que Xavier Niel avait déjà répondu à un de ses amis qui lui avait demandé de participer à un débat sur l'argent, qu'il avait rien à dire sur le sujet, qui voyait pas l'intérêt. Ouis, voilà.

D'accord. Ouais. Il demandera à conserver l'anonymat en tout cas s'il accepte.

Euh j'espère qu'on vous a donné envie de écouter, j'allais dire regarder mais d'écouter le podcast tune. On attend, c'est tous les jeudis, c'est ça ? Donc il y a un épisode qui sort.

Donc on attend jeudi avec impatience. Euh regarder l'émission de Mathilde sur BFM face à Bardella et à Veran avec les hashtag débat BFM et GREF 31 janvier. Merci à tous les quatre d'être venus.

On se retrouve mardi prochain après la grosse journée de mobilisation du 31 à 19h même heure. Merci à toutes les équipes qui ont euh monté l'émission avec moi. À mardi.

Ciao. Merci. Merci.

Merci. Merci. [Musique] [Musique]