Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 28 mai 2025 74 min

Audition du président d'ArcelorMittal France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais euh nous avons euh euh la chance et le plaisir d'accueillir dans cette enceinte monsieur Alain Legrix de la salle qui est président du groupe Arcelor Mital France. Monsieur, soyez le bienvenu ici dans cet enceinte et merci d'avoir accepté notre proposition d'audition. L'avenir de l'industrie française est un sujet qui nous préoccupe au plus haut point dans cette commission.

Or, le secteur de l'acier est aujourd'hui en crise. Alain Legrix de la salle, vous connaissez particulièrement bien cette entreprise dans laquelle vous évoluez depuis de nombreuses années après avoir été nommé directeur général d'Arcelor Mital distribution solution en 2011, puis vice-président d'Arcelor Mital, chargé de la stratégie commerciale d'AMNS India, la joyenture d'Arscelor Mital avec Nippon Steel. en Inde.

Vous êtes depuis octobre 2024 le président d'Arcelor Mital France. Dans votre longue carrière, vous avez donc connu l'arcelore historique et le nouvel harcelore fruit de la fusion en 2006 avec Mital Style Compagnie. Le groupe Arcelor Mital est aujourd'hui le leader mondial de la sidérurgie et de l'industrie minière. et le deuxè producteur d'acier au monde avec 168000 employés répartis dans plus de 60 pays, principalement en Inde, au Brésil et aux États-Unis.

Ces activités en France représentent près de 15400 employés sur 40 sites de production et de transformation dont le site de Derk, l'un des plus grands sites de production d'acier en Europe occidentale avec ces haut fourneaux emblématiques. Certains de ces sites sont aujourd'hui menacés. Le 23 avril dernier, vous avez annoncé la suppression de 636 postes répartis sur 7 site dans le nord de la France à Dunker, 295 postes, à Florenge 194 postes, ainsi que dans d'autres sites comme Mardic, d'Esvre, je sais pas si je le prononce bien, d'Esvres, Montatre, Mouson et Bass Indre.

Pouvez-vous, monsieur le président, directeur général, nous exposer les raisons de cette décision qui a créé un choc et suscité de nombreuses réactions. Parmi elles, vous avez entendu les appels à la nationalisation. Pourriez-vous nous exposer votre stratégie pour les mois et pour les années à venir ?

Vous avez déclaré récemment devant une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, c'était le 20 mai dernier, que ces licenciements ne concern que les parties industriels. Pouvez-vous confirmer et développer ce point ? Cette réorganisation suffira-t-elle à vous rendre la compétitivité suffisante pour assurer la viabilité des sites français ?

Pourriez-vous aussi, et peut-être surtout revenir sur les racines de la crise et les difficultés du secteur ? Quels sont les facteurs qui affectent votre compétitivité face à vos à vos compétiteurs étrangers ? Le coût de l'énergie, le coût du travail, la baisse de la demande ?

Comment appréhendez-vous également la concurrence de l'acier chinois dopé aux subventions publiques et que les barrières douanières américaines risquent de faire déferler encore plus violemment sur l'Europe ? Qu'attendez-vous du plan d'action pour le secteur de l'acier dévoilé par la Commission européenne en mars dernier en lequel vous avez exprimé votre confiance ? Récemment, un documentaire d'Arté qualifié la sidérurgie de poumon de l'industrie.

Quelles seraient les conséquence d'une attrition de la production d'acier en Europe, en particulier pour les secteurs de l'automobile, de la construction ou encore de la défense ? Une industrie sidérurgique forte en France est en effet essentielle pour garantir notre souveraineté et notre sécurité. Pourriez-vous faire le point sur les enjeux de décarbonation dans le secteur de l'acier en mettant en regardement requis et les bénéfices attendus.

Le projet de décarbonation du site Dunkerk qui devait être accompagné par d'importantes subventions publiques était suspendu depuis novembre dernier. Dans un communiqué du 15 mai, vous avez annoncé votre intention d'investir dans un premier four électrique pour un montant d'environ 1,2 milliards d'euros. Où en êtes-vous concrètement aujourd'hui ?

Sur quelle technologie pariez-vous pour réussir votre décarbonation ? Et enfin, quelle est votre position sur la taxe carbone aux frontières ? Est-ce vous une protection ou un handicap et de façon plus générale pour les industriels européens de l'acier ?

Voilà, monsieur le président, je vous laisse la parole pour le propos liminaire que vous souhaiterez. la durée qui vous permettra de répondre déjà à ces premières questions qui sont loin d'être exhaustives et ensuite j'ouvrirai bien évidemment les questions à l'ensemble des commissaires de notre commission et je ne doute pas qu'elles seront à la fois extrêmement précises et nombreuses. Je rappelle enfin que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo et qu'elle est diffusée en direct sur le site du Sénat.

Monsieur le président, je vous cède bien volontiers la parole. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, je vais euh merci de nous donner l'occasion d'échanger avec vous sur la situation d'Arcorbital. Il y a beaucoup de de questions que vous venez de me poser.

Je vais essayer d'en traiter une partie dans mon propos introductif et puis je traiterai ces questions durant les l'échange par la suite. Je suis accompagné aujourd'hui de monsieur Stéphane Delpérou qui est le directeur des affaires publiques d'Arcormital France. En guise d'introduction, je vais présenter brièvement Arcelor Mital France puis je vais vous parler des des changements structurels auxquels nous devons faire face et je passerai ensuite en revue certains de nos principaux challenges et je répondrai ensuite à vos questions.

Arcelor Mital est un acteur industriel majeur dans notre pays hein. Je tiens à redire ici que la France est et reste un pays clé pour notre groupe. Nous avons, comme vous l'avez dit, 15400 salariés, soit 25 % des effectifs européens, une quarantaine de sites de production ou de transformation répartis sur l'ensemble du territoire.

La spécificité d'Arcelorbital, c'est que nous sommes dans les régions et pratiquement dans toutes les régions en France. Nous avons aussi de la recherche et développement. La moitié de la recherche et développement du groupe mondial est basé en France avec 850 chercheurs notamment basés à Misière les mess.

Les 3/4 de notre production d'acier, principalement des produits plats, je parle ici de Dquerc et de Fosse, sont livré à des clients hors de France, majoritairement en Europe. Malheureusement, notre production du fait de la demande est en baisse continue. Nous produisons à l'heure actuelle 30 à 40 % de moins que nos capacités, soit à peu près 6,5 à 6,8 millions de tonnes pour une capacité de 10 millions de tonnes.

En terme de déboucher, l'acier est partout autour de nous. Nos voitures, nos appareils ménagers, nos bâtiments, nos bois de boisson, nos bateaux construits à Saint-Nazer, notre industrie du nucléaire et également l'industrie de l'armement. Nous livrons en France et en Europe pratiquement tous les secteurs d'activité.

En France, Arcelor Mital est un acteur important en terme d'investissement. Sur les 5 dernières années, nous avons investi en France environ 1,7 milliards d'euros et ce chiffre ne prend pas en compte les investissements à venir concernant la décarbonation. Ça représente une moyenne d'à peu près 350 millions d'euros par an, soit 25 % des investissements européens du groupe.

Nous sommes un groupe mondial. Nous investissons et nous produisons au départ des marchés que nous souhaitons livrer. Aujourd'hui, nous devons faire face à des changements structurels et non uniquement conjoncturels.

Le premier facteur, c'est une baisse constante et continue de la demande en Europe et en France. En 2008, la demande d'acier tout produit confondé s'élevait à 160 millions de tonnes. Elle est aujourd'hui de 120 millions de tonnes, soit une baisse de 25 % avec de grandes différences suivant les pays.

La baisse de cette demande est liée aux difficultés des marchés que nous fournissons, notamment l'automobile et la construction. L'automobile est marqué par des changements structurels tels que la transition vers l'électricité pour laquelle nous avons peu de visibilité. L'automobile en Europe, c'est une consommation d'environ 13 millions de tonnes, soit 20 % de la demande des produits plats.

En France, elle représente 35 %. Nos grands sites industriels sont sur l'eau à Dinquerque et fausse. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus compenser la baisse d'activité en France et en Europe par de l'exportation.

Même si nous avons des quotas de CO2, ceci ne couvre pas la totalité de nos émissions. Donc, nous payons des droits de CO2. Il est devenu quasiment impossible pour nous d'exporter des commodités du fait de la structure de nos coûts et des surcapacités mondiales.

Nous payons le CO2, pas les autres pays. Les règles ne sont pas homogènes. Nous sommes producteurs d'acier en France et en Europe parce que nous avons des clients en Europe.

Notre base industrielle s'adapte depuis des années à la baisse de la demande du fait de la désindustrialisation. Mais il arrive un moment où l'adaptation n'est plus possible. Le vrai débat aujourd'hui, c'est la défense de nos industries, de nos clients, du tissu des PME et des PMI en France.

Adapter nos organisations à nos marchés est une nécessité. Lorsqu'il n'y a plus aucune solution, nous sommes malheureusement obligés de nous adapter. C'est le cas actuellement avec le plan de Dquercque et ses sep satellites.

Ces décisions sont difficiles. Nous mesurons l'impact qu'elles ont sur nos équipes. Ce n'est qu'en dernier ressort que nous les prenons.

Ne pas nous adapter, c'est reporter et amplifier un problème tout en perdant en compétitivité. C'est mettre en danger l'ensemble de nos activités. À un moment où le groupe doit décider d'investissement majeur dans la décarbonation en France.

Nous ne pouvons pas laisser nos unités en France se dégrader en terme de résultat. Le deuxième facteur, ce sont les surcapacités mondiales de production d'acier avec une Europe qui se protège trop peu contre les importation. Ces surcapacités représentent quatre fois la capacité européenne.

Le problème des surcapacités est un problème récurrent qui va rester car les régions en développement telles que l'Asie du Sud-Est et l'Inde continueront d'investir lourdement dans les années à venir. L'Europe doit se protéger. Il n'y a pas d'échappatoire possible.

Je soulligne que ce problème est général. Nos propres clients sont dans la même situation, exposés à des flux massifs d'importation de composants ou de produits finis. Nous ne jouons pas la même partie.

Si l'Europe ne se protège pas efficacement en limitant les importations, ce sont des PS entiers de nos industries qui disparaîtront. Nous ne demandons pas d'interdire les importations, nous demandons leur limitation. Face à cette situation, nous avons demandé le soutien de la Commission européenne pour limiter les importations et pour rendre plus efficace le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.

Le 19 mars, la Commission européenne a publié son plan acier. Les détails publiés dans le plan d'action pour l'acier montrent qu'il y a une bonne compréhension sur l'urgence de la situation et que la commission est prête à traiter certains problèmes structurels. Cela concerne notamment la politique de défense commerciale, les lacunes du mécanisme d'ajustement en carbone aux frontières, le MACF, et l'absence de réglementation destinée à stimuler la demande d'acier à faible empreinte CO2.

Maintenant, ils doivent d'urgence transformer le plan en action concrète et efficace en s'assurant que tous les détails nécessaires sont bien intégrés dans la législation. Je voudrais terminer par quelques grands challenges dans la sidurgie. Le premier c'est le coût de l'énergie avec deux éléments qui mettent à risque le modèle sur d'inquercque du DRP.

Le DRP, c'est une installation produisant du fer préduit pour alimenter nos fours électriques. Alors le premier élément, c'est le coût du gaz naturel du fait du conflit Ukraine-Russie. Aujourd'hui, en terme de prix de revient, une bobine d'acier produite à partir d'une filière au fourneau en payant les coûts de CO2 actuel est équivalente au c au coût d'une bobine produite par une filière DRP alimentée par du gaz.

Il n'y a pas de différence. Il n'y a donc pas de modèle économique qui justifie à ce jour le passage au DRP du fait du coût du gaz. L'hydrogène, le prix de l'hydrogène produit à partir d'électrolyse de l'eau dépend à 70 % du prix de l'électricité.

Le prix cible, excusez-moi, le prix cible pour que l'hydrogène permette la production de mineré de fer préréduit à un coût compétitif et de 2 € du kilo en hydrogène quand les offres actuelles sont de l'ordre de 7 € du kilo. Pour avoir du 2 € le kilo, vous devez avoir un prix de l'électricité à 25 € le kilwh. Cela vous donne une idée du challenge que nous avons devant nous.

Tout ceci pour expliquer que la solution de DRP en Europe prendra du temps et qu'elle sera fonction du coût du gaz naturel et de l'électricité. Cela ne veut pas dire que notre projet sur Dqucker est arrêté, il est mis en suspend. Le coût de l'électricité.

Maintenant, pour réaliser notre décarbonation, nous avons besoin d'un approvisionnement en électricité décarbonée et compétitive sur le long terme pour alimenter nos fours électriques mais aussi nos sites en aval. C'est pourquoi nous avons signé une lettre d'étention avec EDF début 2024. Tout au long de 2024, nous avons maintenu les échanges même lors du décalage de nos projets de décarbonation.

Nous sommes actuellement en train de finaliser notre contrat et avons bon espoir de clôturer ce sujet dans les semaines à venir. L'Europe autorise certaines aides en faveur des industries électrointensives avec deux mesures, les exemptions de taxes et la compensation du coût du CO2 dans le prix de l'électricité. C'est ce qu'on appelle la compensation carbone.

Ces deux aides sont importantes et indispensables pour pouvoir rester compétitif. Dans les challenges, nous avons également le marché et l'acceptabilité d'acier divers ou décarboné. Aujourd'hui, très peu de clients sont prêts à payer le moindre premium pour passer à ce type d'acier.

Nos clients sont tout comme nous dans une course à la compétitivité pour pouvoir rester dans la course. La décarbonation doit être vue sur l'ensemble d'une chaîne de valeur par type de marché comme l'automobile, le bâtiment ou l'électroménager. C'est un sujet sur lequel nous devons travailler ensemble avec toutes les parties prenantes et sur lequel le législateur européen et français devra intervenir.

Je terminerai par la décarbonation en Europe. Arcormal a actuellement 11 haut fourneaux en activité en Europe. Pour remplacer un haut fourneau, il faut un à deux fours électriques.

Et pour chaque four électrique, l'investissement est, comme vous le savez, très très important. Le challenge est donc immense. Le financement, le système d'aide européen est donc essentiel et est l'une des composantes du plan acier qui reste à définir.

L'Europe doit se doter d'un système de funding qui puisse permettre aux entreprises énergointensives de se décarboner. Nous avons annoncé il y a quelques jours notre intention de lancer notre premier four électrique à Dunkerc. Nous pensons pouvoir confirmer le lancement de cet investissement après l'été.

C'est un premier signe positif qui confirme notre intention de lancer en France par étape notre décarbonation. En guise de conclusion, j'aimerais souligner que même si ces challenges dont je viens de parler sont là, nous avançons. Si nous ne faisions pas partie d'un groupe mondial, alors nous serions dans la même situation que la plupart de nos concurrents européens.

Si le groupe ne croyait pas en l'Europe ou la France, si le groupe pensait délocalisation pour opérations industrielles, alors nous n'aurions pas lancé ou nous ne ferions pas les investissements annoncés. Pour exemple, 250 millions d'euros à Dquercque, 50 millions d'euros à FAU surmer ou la nouvelle unité de production à venir d'ici la fin de l'année sur le site de Mardique, 500 millions d'euros. Je tiens à préciser que sur les 10 dernières années, hors descarbonation, il n'y a pas eu un tel investissement en Europe de la part d'Arcorbital et lorsqu'il a été décidé, c'est la France qui a été choisie par Arcelor Mital.

Voilà, je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions. Merci beaucoup monsieur le président pour ces propos liminaires. Je vais donc ouvrir les questions et on va prendre si vous le voulez bien les questions trois par trois et ça vous permettra de de répondre au fur et à mesure par série de questions.

Donc on commence avec Jean-Claude Tissau. Merci madame la présidente. En fait, dans votre propos, madame la présidente, vous avez posé la une des questions et vous avez répondu, monsieur le président, à la question que je souhaitais vous poser.

Donc, je vais pas revenir dessus, bien évidemment. Il y en a une quand même que je voulais vous poser, peut-être plus général et vous allez bien sûr pouvoir me répondre, mais dans quelle mesure pour vous l'annonce des 800 milliards d'euros d'investissement dans la défense européenne peut servir à inverser la tendance pour votre secteur ? Alors, Fabien G.

Fabien, merci. Euh madame la présidente, monsieur le président, bonjour. Merci des éléments que euh vous nous apportez.

Euh effectivement, on pourrait avoir un débat sur la question du prix de l'énergie ou de notre naïveté euh sur la question des importations chinoises et indiennes. Parce que aujourd'hui, le réel, c'est qu'on est beaucoup plus sous tension des importations indiennes que des importations de l'acier chinois, même si demain ça peut arriver et que ça sera une difficulté. Moi, j'aurais une seule question.

Bon, Arcor, c'est 17 milliards de francs propres. C'est un taux d'endettement de 5 % contre 15 pour vos principaux concurrents. Depuis 2021, c'est 12 milliards de rachat d'action ou de dividendes versé aux actionnaires dans le monde contre 800 millions seulement pour la décarbonation.

Et le réel c'est que vous investissez massivement en Inde chez le principal actionnaire Mital ou au Brésil et que tout porte à croire que les 636 emplois que vous délocalisez aujourd'hui, c'est-à-dire la matière grise, demain suivent ensuite l'ensemble de la production en 2030. et vous l'avez rappelé 11 au fourneau aujourd'hui c'était il y a 22 il y a 12 ans. Et on se rappelle tous ici dans notre diversité euh des intentions comme vous venez de le dire des promesses à Gandrange, à Florange et à donc la question euh elle est elle est simple.

Comment croire aujourd'hui Arcormital sur l'intention d'eux ? Sachant que vous avez précipité cette annonce parce qu'il y a une mobilisation des salariés et syndicale assez énorme et assez exceptionnel et il y a pas qu'une intention de nationalisation comme le dit madame la présidente. Il y a des propositions de loi d'ailleurs avec l'ensemble des groupes de gauche dans notre diversité nous l'avons déposé.

Et la deuxième c'est que pour décarboner monsieur le président vous le savez pour construire des des fourneaux électriques, il faut que soit une ligne à haute tension. entre la centrale de Graveline et Dunker. C'est aujourd'hui cinq emplois qui y travaillent.

Moi, j'ai une question simple à vous poser. Est-ce que ces cinq emplois qui travaillent sur la ligne à haute tension sont prévus dans les 636 ? Parce que si tel est le cas, alors votre intention ne pourra pas se réaliser et vous savez d'ors et déjà que cette ligne à haute tension ne pourra pas voir le jour et donc en réalité vous ne décarbonnerez jamais les deux au fourneaux de DUcque.

Donc voilà, ma question est simple. Est-ce que ces cinq emplois sont oui ou non menacés ? Et donc si c'est le cas, je pense que chacun et chacune ici pourra apprécier les intentions du de l'actionnaire Mital pour Arcelloor.

Je vous remercie. Merci Fabien Amel Gacker. Merci madame la présidente.

Monsieur le président. Alors, permettez-moi de commencer par vous dire que donc cette annonce récente hein de suppression de 600 postes en France euh me rappelle m'a rappelé euh la fermeture brutale de Bridgestone, site emblématique du Bunou en 2021 qui a été un véritable coup de massu pour évidemment les salariés, mais également un traumatisme pour notre territoire malgré la revitalisation du site qui est en cours aujourd'hui. Comment ça s'est déroulé en fait ?

Chez nous, je me présente Amel Gaquaker, donc sénatrice du pas de Caléen. Le directeur en fait avait annoncé une nécessaire baisse des coûts de production pour maintenir le site et avait même 2 ans avant la fermeture créé une école des métiers. Mais derrière le rideau, les syndicats, les salariés dénonçaient des investissements beaucoup trop faibles, une ambiance délétaire sur le site.

Euh permettez-moi de dire que sur ce qui se passe aujourd'hui, c'est ce que nous entendons aujourd'hui, je vois quelques points de ressemblance en tout cas sur ce que nous avons malheureusement vécu et ce qui est en train de se passer. Pour nous rassurer, vous avez annoncé cet investissement pour un four. Euh ma question va dans la lignée de celle de mon collègue Fabien, c'est comment vous croire aujourd'hui, monsieur le président, pouvez-vous nous confirmer cet investissement sans condition tout en sachant que vous aviez annoncé il y a un an non pas un four mais deux fours avec en plus une unité de réduction du minera de fer par hydrogène.

Donc on est loin en fait hein de du grand projet de décarbonation qui avait été annoncé. Et puis deuxième question très courte qui va porter sur la sous-traitance. Vous le savez, l'industrie sidérurgique ne vit pas en vas clos.

Elle repose sur un tissu dense de sous-traitant. Dans ce contexte, donc ces annonces de suppression vont avoir un impact. Est-ce que aujourd'hui vous menez, vous avez mené une évaluation de l'impact de ce plan de suppression d'emploi sur les sous-traitants et leurs salariés ?

Merci beaucoup, monsieur le président. Voilà, monsieur le président, je vous propose de répondre à cette première série de questions. Merci.

Alors la première question sur l'impact de de la défense euh et est-ce que cette nature a inversé la tendance je dirais en Europe ? On livre peu directement nous la défense à part certaines unités qui sont très spécialisées comme industreau. Ce qu'on voit et ce qu'on pense c'est que notamment sur certains pays comme l'Allemagne, c'est de nature indirectement à soutenir l'activité en Europe et faire en sorte que l'activité reparte un peu.

Donc il y aura un effet bénéfique globalement au niveau de l'activité en Europe. maintenant en impact direct pour nous pas directement sauf au travers de quelques produits très spécialisés. La deuxème question concernant euh la ligne haute tension, donc les dossiers les les dossiers sont en cours de donc on est en train de finaliser, je dirais le projet de la phase 1 de la décarbonation de DC qui dans ce projet il y a une partie de la fameuse ligne haut de tension euh et on a eu encore il y a quoi ? il y a 10 jours une réunion sur sur ce sujet-là et donc on on sait aujourd'hui qu'on on devra même pour un un four électrique, on devra faire cette ligne.

Voilà. Alors, je suis pas dans le détail au puisque'en fait le le plan de DCERC doit démarrer les discussions avec les partenaires sociaux début juin. Donc, j'ai pas le détail concernant les cinq postes.

Donc, vous faites référence, je vois priori, je je vois pas je vois pas pourquoi. Comment Ouais, mais les discussions avec RTE euh avancent très bien et et donc je serais étonné euh bon je vais vérifier le point. Ouioui.

Après sur les le le point qui est important et et je relis he tous les sujets inclus sous-traitance à partir du moment donc ce que l'on dit c'est que on doit avoir une clarification des mesures européennes qui doivent arriver incessamment sous peu et par étape dans les mois à venir et donc on dit qu'à partir de la fin d'été on va normalement confirmer le premier four électrique. Quand on laisse quand on lance un tel projet, le projet va s'étaler sur 4 ans. Et donc pour euh un tel projet, vous avez au moins jusque fin 2028 un appel d'air en terme de création d'emploi au niveau de la sous-traitance qui est énorme.

Euh et donc l'impact sur la sous-traitance dans les années à venir euh il ne doit pas y en avoir dans un point point de vue négatif du fait du projet en lui-même. Après sur la décarbonation en Europe, nous n'avons pas aujourd'hui la capacité financière de lancer la décarbonation et de remplacer les 11 journeaux, même si vous avez des aides d'un coup. Donc ça se fera nécessairement par étape.

Et donc le le cas de Dquerc, c'est un premier four. Euh et fonction du cadre dans lequel on va et de la la visibilité que l'on a, on procédera par étape et le groupe confirmera ultérieurement les phases les phases ultérieures. Le cas du DRI, c'est un problème européen qui concerne également tous nos sites et qui est lié au problème du dont je faisais référence du du coût de l'énergie et et notre sujet sur le coût de l'énergie, c'est la volatilité.

Le prix du gaz, c'est pas le prix du gaz en lui-même, c'est la volatilité et le fait qu'on puisse à 10 ou 15 ans s'engager en ayant une visibilité sur le coût et donc la compétitivité de nos industries. Tant qu'on n pas ça, on ne peut pas confirmer la phase des du des DRP. Mais maintenant la décarbonation en Europe, on a une contrainte de temps et on n pas le choix. hein.

Euh vous vous projetez en 2030 et vous regardez le coût du CE2 en 2030, le fait qu'on ait de moins en moins de droit, vous prenez même l'année de 2026. L'impact est colossal pour nous du fait des des du coût du CO2 que nous payons. Plus les années passent, plus l'impact est élevé.

Et en 2030 euh vous aurez si on ne décarbone pas, vous aurez 20 à 25 % du prix de vente d'une bobine, c'est du coup du CO2. Donc si on l'a pas fait, ben on sera plus là. Donc donc le challenge, il est clair.

On parle de on parle de nos industries euh et et on se bat on se bat pour ça. Merci. On continue avec Yannick Jadu.

Merci madame la présidente. Merci monsieur le président. Euh je reviendrai pas sur les questions extrêmement pertinentes qui ont été posées euh précédemment et sur effectivement le le le sentiment que nous partageons ici est bien au-delà sur le degré de confiance que nous avons dans la stratégie que vous semblez exprimer.

Euh moi, j'ai eu la chance de visiter Léofourneau d'Inker qui c'était à l'époque avec Édouard Martin. Nous faisions une mission au Parlement européen sur l'avenir de la sidérgie européenne. C'était déjà dans tous les esprits et reconnaissons que on a probablement perdu 10 ans sur une vraie stratégie européenne de cidérurgie, y compris, pardonnez-moi, d'organisation des gouvernements européens vis-à-vis des grands acteurs privés et notamment Arcorbital.

Vous vous soutenez et c'est tant mieux une vraie politique européenne, mais vous avez joué pendant des années de la concurrence entre les pays européens pour obtenir ici une remise fiscale, ici un investissement public et ça vous l'avez fait aussi et c'est ça aller à à l'opposé de ce qui était originalement le projet d'Arscellor qui était de construire une sidérologie européenne. Quand vous parlez des mécanismes européens, nous on est tout à fait favorable, y compris à de l'aide publique sur la décarbonation de manière responsable parce que quand vous faites des profits, quand vous investissez dans les rachats d'action, pardon, on pourrait aussi s'interroger sur le fait que ces rachats d'action n'aillent pas davantage dans l'investissement. Mais quand vous dites pendant des années, Arcorital a profité des quotas gratuits, ça a été documenté, vous avez fait des milliards de ce qui s'appelle des profits indus.

C'est-à-dire que vous aviez des milliards en trésorerie sur des quotas gratuits et euh vous n'avez pas fait l'investissement. Vous pouvez pas demander à la fois des quotas gratuits et demander un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières efficace parce que si vous avez des quotas gratuits et ben l'Europe ne peut pas imposer euh des quotas à l'entrée de l'acier européen sur le carbone. Ça c'est totalement incompatible avec l'OMC.

C'est pour ça que quand on a si on veut un vrai mécanisme d'ajustement carbone aux frontières efficace, il faut qu'il y ait des efforts du côté européen. Si les la sidérologie européenne ne paye pas de quota carbone ou ne paye qu'une toute petite partie de ces quotas carbone, vous pouvez pas imposer les importateurs. Donc là, on a choix politique à faire.

Moi, je suis pour un mécanisme d'ajustement carbone très dur et de l'antidumping très dur. Le sujet aujourd'hui c'est au moins autant de l'antidumping que des quotas carbone à l'entrée du marché européen. Donc est-ce que vous êtes prêt à soutenir enfin le fait que effectivement vous payez des côtes à carbone ?

Ce qui nous permettra de taper les importations d'acier qui ne respectera pas les politiques climatiques européennes. Et enfin à la fin, on comprend rien sur votre décarbonation. Pardon hein, vous aviez quand même 850 millions d'investissements publics. 850 millions d'investissements public.

Vous nous dites on suspend mais on est en train de réfléchir à un four électrique ultérieurement et on verra. Enfin, reconnaissez que c'est totalement inaudible. Donc à un moment donné, soit vous inscrivez dans une réelle politique européenne de la sidérurgie et à ce moment-là on met en place y compris l'imposition sur les importations y compris venant d'Arceller Mital.

Soit à un moment donné vous nous expliquez que en fait vous préférez investir ailleurs, vous affessez progressivement la production et à ce moment-là on est parfaitement légitime à demander une nationalisation temporaire ou à une reprise de mise sous tutelle publique de vos usines en attendant qu'il y ait des opérateurs privés qui veulent investir en Europe. Merci Rémy Cardon. Merci madame la présidente.

Monsieur le président, permettez-moi de vous dire que vos récentes annonces laisse plus de questions que de certitude. Vous vous engagez à investir 1 milliard d'eux pour décarboner vos sites, notamment celui de d'Inkerc soit. Mais euh où sont les les calendriers précis, les garanties concrètes, les engagements ?

En l'état, cela ressemble plutôt davantage à un coup de communication. qu'à une réelle transition écologique de votre industrie. D'autant que dans le même temps, vous développez un projet d'usine de chaud avec Sigma Rock fortement d'ailleurs qui qui est maîtrise de CO2 fortement et cette contradiction est flagrante.

Alors déjà ma question, elle est très simple. Peut-on vraiment parler de transition écologique quand on multiplie ce type de projet peu loin en même temps ? et surtout comment on justifie 636 suppressions de poste de salarié du coup dans les Haut de France dont la majorité est à d'inquercque sur le même site et vous prétendez sauver par la décarbonation ce site.

Alors je vous avoue, j'ai je suis un peu perdu euh et dans le même temps, on entend aussi des délocalisations dans vers l'Inde et la Pologne. Donc moi ce que je vous demande tout simplement, c'est peut-être de clarifier cela. Euh est-ce que ce projet de décarbonation est sincère ou est-ce que c'est tout simplement un écran de fumée pour faire passer le plan social ?

Voilà. Merci. Et dernière question avant que vous puissiez répondre monsieur le président avec Bernard Bui.

Merci madame la présidente. Monsieur le président Arcelor Mital est présent en Martinique à travers sa filiale Arcelor Mital Construction Caraïbe spécialisé dans les solutions architecturales et techniques pour les façades toitures et plafonds. Cette implantation dans les outremers soulève des attentes spécifiques en matière de développement économique local.

Pouvez-vous nous détailler les engagements concrets de votre groupe en matière d'investissement et de création d'emplois locaux dans les territoires ultramarins ? Voilà, monsieur le président, vous avez la parole. Merci.

J'essaie de retrouver, je vais revenir sur les les quotas carbone. Alors déjà une précision, depuis 2012, le groupe n'a pas vendu de de quota carbone au travers du système de TS. Euh nous sommes déficitaires quand on prend la balance sur toutes ces années, nous sommes déficitaires et donc je confirme que chaque année nous payons euh des euh des droits carbones pour pouvoir produire.

Sachant que la situation est différente suivant les sites entre fauses d'un Kerk ou d'autres sites européens. Et plus les années passent, plus le coût du carbone et le montant de CO2 à payer, je dirais, augmente et aujourd'hui, il est significativement négatif. Donc le fait de faire payer à l'entrée la taxe carbone aux importations, c'est une règle, je dirais, de de bon sens et de fairplay pour avoir des règles homogènes entre le marché intérieur européen et et les importations.

Donc je reviens, j'insiste, il y a pas de profit de la part d'Arcelorbital concernant les quotas gratuits sur les les les investissements et les 850 millions. Euh le marché la stratégie d'Arcorbital, elle est claire. Nous investissons dans des marchés en croissance comme le Brésil.

Nous sommes un groupe mondial. Nous investissons dans les marchés en croissance comme le Brésil, l'Inde ou des marchés à forte valeur ajoutés comme les États-Unis. La stratégie de l'Europe, c'est la décarbonation.

Nous l'avons toujours expliqué et la stratégie pour les années à venir, c'est de réussir notre décarbonation. Donc sur euh les 850 millions qui ont été mis euh euh en en en suspend, cette aide de LAADEM est liée au modèle sur Dquercque du DRP et des deux AF et compte tenu du contexte actuel dans lequel on opère sur le marché, le manque de visibilité, comme on l'a déjà expliqué, on a mis en suspendements parce que le le modèle économique ne tenait pas. Et donc je tiens à préciser encore quand vous regardez les les acteurs en Europe aujourd'hui, le modèle d'Arcellormital qui est un groupe mondial en étant très fortement européen, en étant un groupe également fortement intégré des mines jusque euh à l'offre finale auprès des clients, je dirais est un est un modèle.

Et quand vous le comparez par rapport aux autres acteurs européens, euh heureusement aujourd'hui que nos sites français sont adossés à un groupe mondial comme Arcelorbital. Et ça, je voudrais quand même refaire une une un commentaire concernant le la nationalisation euh que je suis avec beaucoup d'intérêt. Il faudrait quand même se poser la question de savoir si un site français en France a une validité et peut rester dans un marché quand il y a plus de marché.

D'accord. Aujourd'hui, si les sites français sont chargés, 60 % des ventes de Dquer qui est faus se font se font en Europe parce que nous sommes européens dans une organisation européenne. Le carnet de commande européen est diffusé et distribué sur l'ensemble des sites européens.

Vous prenez un site comme Dquerc en France seul et vous chargez le site. Mais vous le chargez avec quoi ? Il y a plus de marché en France.

Le marché a été divisé par de moins de 4 millions de tonnes de demande d'acier en France aujourd'hui. Il y en avait 9 millions il y a une dizaine d'années. Il y a une dizaine d'années, l'Italie représentait deux fois le marché français.

Aujourd'hui, l'Italie représente quatre fois le marché français. La désindustrialisation en France, c'est un fait. Donc vous prenez un site comme Dquerkc, vous le prenez tout seul sur le marché français et vous chargez d'un kerk et vous me direz comment vous faites.

Et même si vous faites une nationalisation avec un but de avant d'après, vous avez un site qui est énorme qui est le plus grand site européen sur un marché où il y a plus de marché. Voilà. Donc faut se poser cette question également sur la stratégie et notamment les le plan de Derk.

Et encore une fois, le plan de dkerque, c'est quelque chose de court terme qui répond à une nécessité de garder notre compétitivité et de réagir par rapport à une situation de dégradation énorme de nos résultats au 4e trimestre et au premier trimestre de cette année. Je rappelle que l'année dernière, du fait des importations, les prix de vente en Europe ont chuté de 25 %. La demande a également chuté, les résultats se sont dégradés et donc nécessité pour régler le problème à court terme de mettre en place ce plan d'action qui a deux composantes.

Une action une composante sur des opérations de productivité et une composante qui est liée à un projet européen de transférer certaines fonctions support en Pologne et en Inde. Et par opposition, quand on parle de la décarbonation, on parle du moyen moyen et long terme. Donc il faut bien distinguer ce qui se passe au travers du plan de Derk qui est des 600 emplois par rapport à la nécessité de donner une vision et et et un cap en disant la décarbonation se fera étape après étape.

Nous sommes confiants dans le fait de lancer cette décarbonation à partir du moment où l'Europe prend effectivement les mesures telles qu'elles ont été expliqué au sein du du du plan acier mais qui reste à décliner. Donc il faut il faut distinguer les deux entre le court terme cette nécessité de de garder notre compétitivité par rapport à la vision en terme de de décarbonation. Et dernière question concernant euh les Caraïbes.

Nous sommes présents effectivement dans toutes ces zones au travers d'une filiale qui est française qui est Arcelor Mital Construction basé à Contrisson qui a des antennes et des lignes de production pour faire des ensembles de bâtiments. Euh alors après, je ne peux pas vous répondre précisément en terme d'investissement et de création d'emploi, mais je note la question et je reviendrai vers vous. Je vais contacter le responsable de l'unité.

Merci. Nouvelle série de questions avec Daniel Fargeot. Merci madame la présidente.

Pardon. Merci monsieur le président de votre présence. Alors, la Commission européenne a présenté le 19 mars son plan pour tenter de sauver une industrie européenne de l'acier et des métaux à l'agonie.

Si cette feuille de route a reçu globalement un bon accueil des industriels, ces derniers insistent sur la nécessité de la traduire sans délais en action concrète. Il plaide également pour travailler davantage à la réduction des coûts de l'énergie, vous en avez parlé, qui menace l'ensemble du tissu industriel européen. Monsieur le président, oui, il faut sauver l'acier européen.

Mes questions, des garanties quant à la concrétisation du plan d'action européen ont-elles été apportées ? Avez-vous connaissance d'un calendrier de déploiement des mesures d'urgence ? Et enfin, de quelle manière les représentants de l'industrie de l'acier sont-ils associés ?

Merci à vous. Merci Daniel Anne-Catherine Loisier. Si madame la présente, monsieur le président, moi une petite question complémentaire, je suis un peu en retard donc j'espère qu'elle a pas déjà été abordé qui suite plutôt à des des échanges avec les salariés du du site du Creuseau. pour Guignon, je suis sénatrice de Côte d'Or euh qui me parlait en fait d'une stratégie qui consisterait aussi à centraliser un certain nombre de fonctions support euh donc tout ce qui concerne les achats, la finance, les RH, l'informatisation, la suppla chaîne.

Euh dans des dans des pays où la main d'œuvre serait à moindre coût. Apparemment, il y a déjà ce qu'on appelle un BCOE en Pologne. Euh est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cette stratégie là et comment elle s'articule en fait avec les projets que vous avez évoqué sur Dquerc sur Fusse ?

Est-ce qu'on peut imaginer une stratégie de revalorisation à moyen terme avec des fonctions support qui ne seraient plus sur notre territoire ? Merci. Merci.

Je reviens à Philippe Grovallet. Merci Philippe Grovalet, sénateur de Loire Atlantique. Monsieur le président, vous avez d'ailleurs parlé de Saint-Lazer et et de ces chantiers naval qui consomme 95 % de leur acier chez vous et qui nous l'espérons construiront le futur porte-avion.

Vous avez parlé de fausse et d'inquercque mais vous parlez quasiment jamais de bassin qui représente pourtant un/art des licenciement annoncé et qui participe aussi à la souveraineté de notre pays sur le plan alimentaire puisqu'il fabrique principalement des des aciers destinés à la conserverie donc à la lutte contre le gaspillage et la souveraineté alimentaire de notre pays. Mais je voudrais vous interroger sur un autre sujet, celui de l'éolien offshore qui aussi est extrêmement implanté dans notre département et sur votre filiale industrialisé notamment dans la fabrication de d'acier de fort épaisseur et qui contribue à ce développement éolien. Je voulais vous interroger sur l'état de du carnet de commande lié à l'éolien offshore et puis vous interrogez aussi sur le lien qui existe ou qui existerait avec Général électrique qui a annoncé de quasiment son départ de notre département donc de notre pays et qui est un un fabricant important de d'éolienne.

Merci monsieur le président. Monsieur le président c'est à vous. Alors, concernant le l'Europe, alors il y a il y a il y a pas de de garantie à aujourd'hui.

Il y a une une le le plan acier reprend et traduit au travers de six axes les les attentes, je dirais structurelles de de la part de la chirurgie sur les sujets qui sont essentiels à traiter. Euh il y a un calendrier euh en terme de trimestre sur lequel par rapport au chacun des grands sujets, lesquels sont détaillés en sous sous-sujet, si je puis dire, qui nous permettent de dire à peu près à quelle époque on devrait voir arriver la définition des règles et la déclinaison du plan acier sur les sujets. Donc c'est c'est pour ça aussi que cela nous donne une certaine un certain confort pour voir le plan acier se décliner en mesure concrète.

Après la représentation de l'acier enfin des producteurs d'acier auprès de la Commission européenne se fait au travers d'Europer qui est notre organisme notre association dans laquelle tous les les chirurgistes européens sont présents. Donc c'est Eurofer qui agit auprès de la Commission européenne pour représenter la chirurgie. Et oui, un point quand même qui est qui qui est important à souligner.

Euh la France la France a joué un rôle essentiel et moteur moteur vis-àis de la Commission européenne. Durant ces derniers mois, la France a été le seul pays européen à à mobiliser les autres pays européens pour faire en sorte que l'Europe essaie de de de parler d'une seule et même voie alignée auprès de la Commission européenne pour faire prendre en compte et en considération euh les sujets structurels essentiels qu'il faut qu'il faut traiter. Et donc le la je tiens à souligner, à remercier encore une fois le rôle que le gouvernement français et et l'ensemble des acteurs, hein, c'est pas uniquement le gouvernement français, c'est euh les partenaires sociaux, tout tout le monde a agi et et poussé faire en sorte que les les problèmes de la surgie soient bien pris en compte, ce qui est le cas aujourd'hui.

Alors le sujet des le sujet des fonctions de support depuis donc on a on a lancé au niveau européen un projet de transfert. Donc il y a il y a quelques années, on a transféré une partie des fonctions support en Pologne. On a aujourd'hui en Europe à peu près 7000 personnes dans des fonctions dites support.

Donc quand on dit fonction subance, c'est ce que vous avez défini, les achats, la finance, euh les ressources humaines et cetera. Toutes ces fonctions, quand on prend la photo, toutes ces fonctions sont réparties sur à peu près 240 sites géographique différents en Europe. Donc on a euh lorsqu'on a comparé la et donc la l'ensemble de du coût de ces fonctions chez nous euh représenté il y a à peu près 3 ans 700 millions d'euros de coût et aujourd'hui c'est un milliard.

Et donc c'est ce qui a nécessité le fait qu'on se penche sur la question de dire attention pour rester compétitif, on fait pas un focus uniquement sur nos coûts, on regarde tous les sujets hein, mais celui-ci en est un. Et euh et donc on a on a développé un projet pour transférer une partie de ces fonctions en Inde comme beaucoup de groupes européens l'ont déjà fait depuis des années. Et donc on est en train avec les partenaires sociaux de travailler sur un modèle qui est en train de se se développer pour définir au sein de des de chacune de ces fonctions par rapport à un modèle quels sont les les fonctions qui peuvent être délocalisées.

Donc on on parle essentiellement des fonctions qui n'ont pas une nécessité de rester proche du client. La proximité du client doit rester là. Euh et donc toutes toutes les les fonctions qui sont essentiellement des fonctions transactionnelles qui ne sont pas liées à une proximité client où on peut avoir un effet un effet d'échelle en regroupant sur un ou deux sites toutes ces fonctions par rapport au fait aujourd'hui qu'elles sont euh réparties sur ce que je viens de dire sur ces 240 sites.

Donc on n' pas d'effet d'échelle à aujourd'hui et donc le modèle a été développé et est en cours de discussion. Et donc quand on parle de Dquer qui est des 600 personnes, il y a 50 % du plan qui est lié à peu près au sujet de la déocalisation en Europe. Des postes, pardon.

Alors après sur les l'éolien et l'offshore, c'est un j'ai je note et je reviendrai vers vous parce que je veux pas dire de bêtises. C'est c'est un segment de de marché qui est qui est clé chez nous, notamment pour nos usines de du Creuseau, mais également nos usines de espagnol de plaque puisque c'est un c'est un c'est un marché où il y a énormément de développement de produits et où nous sommes un acteur majeur. On voit effectivement que les investissements et je dirais la santé de ce secteur essentiellement a des décision aussi d'investissement majeur euh qui sont supportés également dans le cadre de décision je dirais des États au niveau européen.

Donc j'ai pas la situation exacte de général électrique par rapport à ce dont vous faites référence. Je dois vérifier en interne et je reviendrai je reviendrai vers vous. Mais c'est c'est un secteur qui est où il y a énormément de développement technique et où nous arrivons à du fait de la spécialisation de nos sites à positionner euh positionner nos produits.

Alors, il y avait une question également sur les importations mais sur Oui. Alors depuis des depuis c'est c'est un très bon exemple de depuis des années, ce segment de marché est dans la même configuration que celui de la cyurgie, soumis à des importations chinoises d'ensemble et de sous-ensemble pour fabriquer notamment les tours. Les tours sont fabriquées en Chine, expédié de Chine en Europe.

Et donc c'est c'est c'est un exemple comme dans beaucoup beaucoup de de segments de marché comme nous nous le nous nous y sommes exposés de de la problématique des des surcapacités qui qui déferlent en Europe par rapport à une Europe qui n'est pas protégée et on retrouve ce phénomène dans l'éolien. Je reviendrai vers vous pour la question en détail. Merci.

Alors, il nous reste encore deux questions, sauf si certains collègues ne sont pas encore inscrits. Eveline Renault Garabédian. Merci madame présidente.

Monsieur le président, en septembre 2023, vous avez créé au sein d'Arcelor Mital une école en collaboration et en partenariat avec des des structures de formation euh afin de former des jeunes pour qu'ils puissent être opérationnels et autonomes dès le début de leur prise de fonction. sous une forme d'alternance en adéquation des besoins d'harceleur male après de 2 ans de fonctionnement. J'aimerais bien que vous fassiez un point.

Combien d'élèves sont passés par votre école et à quel niveau de de formation est-ce qu'ils ont obtenu des diplômes ? Merci Daniel Gremiller. Oui, merci présidente.

Monsieur le président donc je suis sénateur de de Lauren. Vous imaginez bien que la Lorine la cure urgiss et Harcelor il y a beaucoup de souvenirs. Pas démon et la Lorine a beaucoup donné comme d'autres régions dans le domaine de la cid rejet.

J'aurai trois questions. La première c'est Oui, en vous écoutant, si j'ai bien résumé, pendant que l'Europe décarbone, le monde industrialise. Je je suis un peu brutal mais c'est si j'ai bien compris.

Non mais deuxème question sur le dossier de l'énergie, vous avez donné des chiffres et une montagne de chiffres enfin montagne le défi, il est énorme. Comment pouvons-nous apporter une réponse industrielle du prix énergétique en France et en Europe mais en France parce que on est dans un mix énergétique où chaque Étatmembre fait son choix pour apporter une chance de réindustrialisation de notre et y compris au niveau de l'acier en France. 3è question, vous nous avez évoqué Mier les Mess si j'ai bien compris quel pôle de recherche de développement.

Est-ce que ce pôle est-ce que vous pouvez nous dire à la commission aujourd'hui que ce pôle n'est pas mis en danger quelle que soit l'évolution du cire du crédit impôt recherche en France ? Merci. Merci Daniel.

On passe à Daniel Salmon. Merci madame la présidente. Monsieur le président, vous nous avez parlé tout à l'heure de l'Italie.

L'Italie est la première dans le G7 pour la production d'acier décarboné. Elle emploie également énormément d'acier. Enfin, la matière première vient essentiellement à 76 % d'acier recyclé.

Comment expliquez-vous ces différences entre la France et l'Italie qui elle semble faire la course en tête en Europe ? Merci. Et alors, on va peut-être prendre une autre question puisque ça devrait être la dernière, celle de Vincent Louau.

Merci présidente. Merci monsieur le président pour pour toutes vos réponses. En fait, Arceleur Mital c'est un peu le paysan de l'acier.

Sauf que vous vous avez au moins vous faites des matières premières mais vous avez au moins un dernier avantage, c'est que vous pouvez partir. Et alors la question elle est sèche. Quelle est votre vision ?

Si rien ne bouge de votre présence encore en Europe dans 15 ans. Dans 15 ans. Et je rajoute à Nick Jacqu.

Merci président. Monsieur le président, je suis auré des quotas minimum d'acier vert dans la production automobile, ce qui ne plaît pas au constructeurs. L'acier vert coûte plus cher à produire, ce qui les inquiète.

Ils sont déjà fragilisés par la baisse des ventes, la transition difficile vers l'électrique et des coûts de production élevés notamment à cause du prix de l'énergie. Vous en avez parlé vous aussi. Alors, le marché automobile représente 17 % de l'acier et se caractéris se caractérise par des exigences élevées en matière de qualité et de traçabilité.

Alors, comment Arcelor Mital adapte-t-elle son offre sidérque pour répondre aux besoins croissants de l'industrie automobile en matière de légèreté, de résistance et de décarbonation ? Merci. Voilà, monsieur le président.

Alors, concernant le l'école et le suivi, je je note je note et je reviendrai vers vous avec plus de détails, mais ce que ce que l'on sait, c'est qu'on a à peu près 60 % de taux d'embauche chez nous désalternant. Alors sur la situation exacte de l'école et le et le suivi, ce sont des chiffres que je ne connais pas, il faut que je les vérifie. Je je répondrai.

Alors il y a une question que j'ai oublié énergie. Comment pour nous raconter monsieur Gré ? sur le le prix de l'énergie en France pour apporter à chacun une récialisation.

C'est c'est très c'est très difficile de répondre comme ça. On pourrait prendre un cas d'exemple comme l'hydrogène et une des questions, c'est est-ce qu'on peut pas faire un cas d'école ? On est en train quand on prend le le le challenge qu'on a dans l'hydrogène, on voit que les Américains et les Chinois vont prendre de vitesse l'Europe sur le sujet de l'hydrogène.

Et donc sur l'hydrogène, c'est un sujet industriel de faisabilité industrielle où il y a beaucoup de de de projets en cours et puis c'est un sujet économique. Donc, est-ce qu'on peut pas au niveau européen faire un cas d'école pour éviter de perdre du temps comme on en perd actuellement en disant on donne pour une certaine période dans un certain cadre, on règle le problème économique avec entre les différents pays européens en donnant aux acteurs la possibilité de développer des modèles parce qu'aujourd'hui le temps passe et rien ne se fait. Donc j'ai j'ai tendance à répondre sur le fait de dire essayons de faire des cas d'école pour pour avancer et pour démontrer.

Il on n' pas encore démontré la faisabilité industrielle et pour démontrer la faisabilité industrielle même s'il y a des projets, il faut régler le problème économique. Donc la réponse, elle est un peu dans essayons de faire au niveau européen euh un cas d'école autour notamment de l'hydrogène. Après sur la question de de l'Italie, la France et l'Italie, le sujet c'est que en Italie il y a Oui oui oui mais sur l'Italie vous avez un acteur qui est sur base de four électrique qui est Arvéi et qui fait que quand vous prenez les statistiques, vous voyez et que aujourd'hui l'ex il va tourne je dirais pas à un rythme normal.

Donc les statistiques de production en Italie dans les produits plats démontrent que vous avez un pourcentage basé sur four électrique qui est important du fait de la structure du marché et de l'acteur harvéi qui est sur une base de four électrique. Et donc le modèle du four électrique, automatiquement vous avez les ferrailles qui alimentent et vous avez effectivement ce que vous avez ce que vous avez décrit comme conséquence quand vous regardez les mais mais c'est à partir du moment où vous lancez les fours électriques en France, on sera au même au au au au même modèle à terme. Vous vous ne pouvez pas aujourd'hui vous ne on parle de milliards, on parle pas d'un ou deux milliards, on parle de milliards au niveau européen et il faut que Arcelorbital et c'est ce que l'on a dit dans notre communication à partir du moment où l'Europe clarifie les règles dans lesquelles on va opérer, nous donnant de la visibilité, le groupe harcelor donnera de la visibilité sur sa stratégie européenne et donc française.

Et donc vous avez le cas par exemple de Fuse. fausse, c'est pareil. C'est comme tous les autres sites européens d'Arcorbital puisque nous sommes dans tous les pays. la la les les équipes de fauses attendent la clarification d'arcel orbital en terme de de plan de décarbonation et donc on espère pouvoir faire par par étape et commencer d'ici je dirais d'ici la fin de l'année bon il y a il y a quand même un point également c'est que dans dans les productions de de de fours électrique le carnet commercial que nous avons aujourd'hui puisque nous sommes énormément dans l'automobile hein, la stratégie d'arcèital dans l'automobile nous sommes mondiales parce que nos clients sont mondiaux et donc les les le développement produit qui est fait notamment à Mesière les Mess euh bénéficie à tous nos sites de production et c'est et c'est une offre globale.

Donc nous sommes un acteur global par rapport à des clients qui sont globaux. Donc le le le centre de de Mesir les messs automobiles dans le cadre de notre offre mondiale ont été fait majoritairement à Mir les Mess et sont fait à Mir les Messes. Cela bénéficie également à nos outils qui sont basés en France. les sites de Florange quand vous visitez Florenge les lignes dédiées à l'automobile en France bénéficient de la recherche et développement qui a été développé à MER les Mess et l'offre produit qui est faite au départ de Florange c'est une offre très très haute gamme qui fait que le site est complètement spécialisé dans l'automobile.

Donc le le un des sujets qui est très qui qui est important, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que la recherche en France est en perte de vitesse par rapport à d'autres pays européens. Le CIR est bénéfique, il nous permet de de de rester compétitif. Mais quand vous compez le coût d'un chercheur 80 90 % de la recherche, c'est de l'humain, le coût de chercheur.

Et vous regardez un coup de chercheur avec les les aides et vous comparez entre les pays européens. un coup de chercheur bassant, j'espère ne pas dire de bêtises, vous aurez en France une référence du coût net d' déduction faite du C à 76 et il est actuellement à 56 en Espagne. Et vous voyez, nous sommes également acteurs en Espagne.

Nous avons de la recherche et développement en Espagne et vous voyez la recherche et développement en Espagne qui est en train de rattraper son retard. Donc c'est une force. Le leadership en France de la recherche et développement est essentiel.

Il faut garder le leadership français dans la recherche et développement. C'est c'est un axe de différenciation qui est très très fort pour harcelor vis-à-vis de tous nos autres acteurs européens et mondiaux. Donc nous investissons dans la recherche et développement notamment pour l'automobile, notamment pour notre carnet d'offre automobile par rapport au challenge de l'automobile euh quel qu'il soit euh l'allègement euh euh l'électrification, les packs batterie euh et cetera et cetera.

Donc ça fait partie de notre axe de différenciation. Après, je terminerai sur la la vision. Si rien ne bouge, bah on est optimiste.

Je vais pas le dire, mais nous sommes optimistes. On croit toujours encore à des phases à chaud en Europe euh qui seront et qui devront avoir été décarbonés. Donc le footprint, la la base industrielle en France, c'est pas uniquement d'inquiè qui est fausse.

Ce sont des sites très spécialisés que soit au Creuse ou les dans dans les régions. Ce sont des sites qui se différencient par des niveaux de spécialisation parce qu'on essaie toujours de se différencier par rapport à nos concurrents. Et donc il a il y a pas raison à aujourd'hui de de tomber dans le catastrophisme en disant demain, il y a un risque, c'est clair.

On a alerté la Commission européenne, on a alerté les gouvernements en disant attention sur la décarbonation et sur les phases à choix en Europe. C'est un problème européen et il faut réussir ce challenge. Ce qu'on voit aujourd'hui par rapport à il y a un an, une prise de sensibilisation, une prise en compte par l'Europe et on attend que l'Europe décide.

Ça doit venir incessamment sous peu. On est optimiste sur ça et fonction de ces décisions, il y aura de la part d'Arcurital beaucoup plus de clarté sur la vision avec des plans beaucoup plus précis qu'aujourd'hui. Donc je comprends les remarques qui ont été faites sur la la confusion et le manque de clarté mais à partir du moment où on est face à des décisions de l'Europe qui doivent arriver, je vois pas pourquoi.

Et encore une fois, nous sommes optimistes sur sur notre futur. Il y a pas de raison de tomber dans le catastrophisme et on se bat pour ça à 100 %. Alors, il y a encore une dernière question avec Franck Monteoget.

Merci madame la présidente. Merci monsieur le président pour ces éléments de présentation, d'explication. J'aurais une question tout toute simple euh mais peut-être avec des conséquences importantes.

Euh à quel niveau de prix euh placeriez-vous euh la tonne de carbone ? Au-delà de la question de la mise en œuvre du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. Voilà.

Quel est le quel est le prix du du carbone que que vous estimez juste dans le contexte actuel ? On est aujourd'hui autour de 85 €. On nous promet d'aller jusqu'à 100 €.

Voilà donc la question que je pose et qu'est-ce que ça représente en terme de proportion de valeur ajoutées par rapport à votre à votre à votre production et et notamment par rapport à l'exportation que vous pouvez faire d'une partie évidemment de votre de votre production. C'est c'est très difficile. C'est très difficile de de de la tonne de carbone est aux alentours de de 80 €.

Quand vous prenez des quand on écoute les projections des cabinets experts en 2030, euh il y a des cabinets qui vont jusqu'à 150 €. Donc donc ce sera entre 100 et 150 aujourd'hui. Euh alors la la la situation elle doit être prise site par site mais vous avez dans un prix de vente entre 5 et 10 % du prix de vente actuel qui est du coût de CO2.

Oui. Prenez par rapport au au pays vers lesquels vous vous exportez. Alors, il y a-t-il des mécanismes équivalents à celui que l'on connaît en Europe qu'on va ?

Non, non. Et ça fait partie du plan acier. C'est un une des parties dans le plan acier.

On demande à pouvoir lorsqu'on c'est un sujet qui est clé parce que nous avons des sites qui sont qui sont gigantesques et et ne plus pouvoir exporter, c'est un problème de c'est un problème de fond. Et donc euh et et on est face à un marché mondial qui est complètement dominé par les Chinois. Et donc ce que l'on demande à la commission, c'est de faire en sorte que pour la partie qui est exportée, elle ne soit pas soumis au droits de CO2.

Et ça, ça fait partie d'une demande dans le plan acier qui doit être traitée mais qui a été discuté au niveau de la Commission européenne et qui a été reconnu comme étant comme étant une une des un des sujets qui est très important et sur lequel il faut il faut une décision. ça sans considération des problématiques climatiques de et cetera qui soit lié au sujet. À partir du moment où vous êtes sur un marché international et vous exportez et que vos concurrents asiatiques ou quel qu'il soit ne payent pas la tonne carbone, si nous on la paye, on est voilà.

Donc on verra mais ça fait partie dans le plan acier dans les différentes divisions du plan d'acier. Il y a une partie industrielle sur la partie de pouvoir et comment redonner un peu de compétitivité aux acteurs européens en matière d'exportation. Merci beaucoup monsieur le président.

Il n'y a pas d'autres questions. Et bien écoutez, on vous remercie très sincèrement monsieur le président d'avoir pris sur votre temps pour participer à cette audition. On a bien noté et on va conclure ainsi que vous restez optimiste même si vous ne sous-estimez pas le risque et la situation actuelle et que vous avez dit également au début de vos propos que la France restait un pays clé pour Arcelor Mital.

En tout cas, on vous on vous remercie pour cette audition. Bonne journée à vous. Au revoir.