Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 30 mai 2026 12 min

2027 : "Attal et Philippe ? Plus personne n'en veut !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Sud Radio, le grand matin weekend 6h10h, Maxime Liedo. Soyez les bienven sur Sud Radio 0826 300, vous venez participat. On va s'interroger sur ce que nous a décrit un peu Frédéric Dabi, le premier sondage IFOP fiducial pour LCI Sud Radio et le Figaro où on voit une véritable tendance se dessiner avec quand même une extrême droite Jordan Bardella Marine Le Pen qui caracolle en tête.

Je vois bien des difficultés sur le le bloc central et ce que soulignait aussi Frédéric Dabi, une gauche à la ramasse. Mais est-ce que les jeux sont forcément déjà fait ? Est-ce qu'il peut y avoir de grosses surprises ?

Est-ce que vous amis auditeurs, vous imaginez une grosse crise ? Quelqu'un qui peut peut-être émerger ? Est-ce que vous voyez déjà dans ce qui se dessine peut-être des des tendances qui vous plaisent ou qui vous déplaisent, que vous avez envie de critiquer ?

Venez participer au débat au 0826 300300. [musique] Et bonjour Lucas. Na Vergne.

Bonjour Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Journaliste OJDD et bonjour ami Nathan Caté.

Bonjour. Porte-parole des écologistes et conseillères de Paris. Vous avez observé ce sondage et vous avez eu les résultats aussi.

Est-ce que ça vous étonne ? Est-ce que oui, les jeux sont déjà faits ou est-ce que vous n'êtes pas à l'abri vous qui êtes des fins observateurs de la vie politique de déceler quelques surprises ? Moi, j'observe ce sondage.

Après, c'est une photographie à un instant té et il reste encore 1 an pour construire une dynamique. Vous disiez tout à l'heure la gauche à la ramasse, mais je pense que le bloc libéral ne se porte pas beaucoup mieux. Et l'enseignement principal que je tire de de ce sondage, c'est que la division euh voilà est en tout cas un problème pour tant pour le bloc central libéral que pour la gauche et les écologistes.

Et ce qui est assez frappant, c'est de voir que même dans les hypothèses d'une gauche rassemblée, on a du mal quand même à caracoler en tête. Il n'y a pas des pourcentages hallucinants. On aura l'occasion d'y revenir.

Lucas planerne. Premier regard sur ce sondage. Oh, les jeux ne sont pas du tout fait.

On a un nom de l'élection présidentielle. La la séquence est pas encore officiellement lancée. Je pense que là, il y a quelques semaines, les Français étaient surtout à à choisir entre le fait de prendre le train, marcher ou prendre leur voiture vu le prix de l'essence.

Là, depuis quelques jours, ils sont peut-être en train d'hésiter entre un ventilateur et une clime. Je suis pas sûr qu'il soit tout à fait encore dans dans l'élection présidentielle. Maintenant, effectivement, il y a il y a quelques leçons quand même à tirer de ce sondage qui qui vient confirmer des tendances qu'on observe depuis déjà plusieurs sondages qui sont réalisés sur la prochaine présidentielle.

C'est voilà la la les gros scores du du Rassemblement national qui dans tous les cas de figure serait très largement en tête et au second tour et qu'importe le candidat que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen effectivement les divisions au sein du bloc central qui qui qui fait pâtir les candidats potentiels Édouard Philippe et et Gabriel Atal et puis la division à gauche et puis ce qui est intéressant à observer c'est que même en cas de gauche hors LFI uni derrière par exemple Raphaël Gluxman ou alors François Hollande et bien on voit que il y a tout de même un leadership qui se dégage pour Jean-Luc Mélenchon et puis surtout effectivement une une gauche qui reste en de ça des scores nécessaires pour accéder au second tour. Ami Nathan Caté comment vous vous analysez vous en étant un peu on va dire de l'intérieur ces scores même avec une gauche rassemblée on narrête pas de dire que c'est la condition de la victoire on voit quand même que ce n'est pas visiblement suffisant pour accéder au second tour de l'intérieur. Comment vous l'observez ?

Vous dites on a encore 11 mois pour faire je pense que on a effectivement 11 mois 10 mois pour faire campagne et après je et pour créer une dynamique et ça ce qu'on observe c'est que bah la la société en tout cas à l'instant de cette photographie elle est divisée en trois blocs quasiment équivalent en 3/3 et et le Rassemblement national n'a qu'un seul candidat qui agrège tous ces tous ces tous ces suffrages en tout cas et oui et non et la et la gauche je enfin Moi je nous on plaide les écologistes pour un rassemblement de la gauche autour de cette primaire et mais en y incluant vous aussi Jean-Luc Mélenchon en y incluant en tout cas tous les partenaires de la gauche qui portent un projet écologiste et et social et après c'est après le le le peuple de gauche tranchera parmi parmi les candidatures et mais en tout cas ces ces aventures individuelles ont un plafond de verre h et ce qui est aussi intéressant quand vous parlez du Rassemblement national, c'est que on voit en réalité que les deux profils, on saura début juillet, le le 7 juillet précisément pour savoir si oui ou non Marine Le Pen pourra faire campagne suite à ce petit problème d'inéligibilité, on voit que les deux candidats que ce soit Marine Le Pen ou que ce soit Jordan Bardella, il n'y a pas de problème de personne. C'est-à-dire que c'est le parti maintenant qui caracolle en tête avec des pourcentages absolument stratosphériques. Cap Ouais parce que vous voyez contrairement à ce que on peut lire souvent ou entendre souvent dans les médias sur les divergences réelles qui peut y avoir au sein du Assemblée nationalment sur l'économie entre deux lignes légèrement différentes de Marine Le Pen et Jordan Bardella.

En réalité pour les électeurs RN n'a aucune incidence parce que le vote Ren et on le sait depuis plusieurs années est un vote très ancré, un vote à l'étiquette. N'importe qui pourrait être candidat, enfin n'importe qui. Je veux dire, les électeurs ren vont dans l'ourne et et mettent le bulletin à la flamme en regardant même pas qui tu es devenu un parti d'alternance disait Frédéric Davis.

C'estàd que c'est vraiment maintenant le choix du parti qui peut faire basculer l'alternance peu importe le représentant quasiment. C'est aussi un parti qui a un plafond de verre. On l'a vu en en 2024, la perspective de l'arrivée de Jordan Bella à Matignon a euh provoqué en tout cas euh défener euh la mobilisation des électrices et des électeurs qui étaient majoritaires à ne pas vouloir du Rassemblement national à Maton. et et ce sera encore en je veux dire, il y a pas besoin d'être un politologue pour observer ça.

Je pense que euh dans actuellement comme comme on dit sur la photographie actuelle en cas de second tour euh donc là ce serait potentiellement un Édouard Philippe par exemple au second tour face à Jordan Bardella et bien on a du mal à imaginer que tous les électeurs de gauche y compris ceux Jean-Luc Mélenchon n'aillent pas voter pour Édard Philippe face face au candidat du Rassemblement national. D'autant qu'on sait déjà, contrairement à la gauche qu'au centre, il y aura un duel entre Gabriel Atal et Édouard Philippe jusqu'à potentiellement la rentrée ou janvier pour savoir qui est le mieux placé et à la fin c'est déjà un peu sorti dans la presse, il y aura un accord parce que on voit bien est-ce que vous estimez que cet accord alors appelons-le comme on veut, accord, rassemblement, désistement pour l'un ou par l'autre, alliance, peu importe les mots qu'on utilise, est-ce que vous pensez que c'est un c'est en tout cas une stratégie qui sera inéluctable, c'est-à-dire qu'on ne pourra pas passer à côté sur ce fameux blog central. C'est ce que disait Frédéric Dab tout à l'heure quand il était en studio avec nous pour décrire ce cette enquête exclusive pour l'hob sud Radio Figaro LC.

Il disait de toute façon de toute façon le problème se situe là. C'est-à-dire que quand on est entre 9 et 15, c'est eux qui seront déterminants. Comment vous l'observez-vous à Minatané ?

Est-ce que vraiment vraiment l'alliance ou le rassemblement des trois sera inéluctable ? En tout cas l'absence de rassemblement tant à gauche que pour le banque central pour moi c'est la machine à perdre. C'est-à-dire que c'est et et en fait ce qui se joue, c'est la seconde place au second tour de l'élection présidentiel et plus il y a de candidats euh plus euh plus le bloc en question, celui de gauche ou celui central risque d'être éliminé de ce second tour.

Et donc pour moi, il y a un enjeu fort euh à gauche pour qu'il ait cette primaire, même si c'est difficile. et et tout à fait mais Marine Tourelier est très déterminée et et puis le peuple de gauche et écologiste le réclame. sont extrêmement majoritaires, plus de 82 % à réclamer cette cette primaire et le bloc central bah il est peut-être un peu plus responsable que nous puisque il y a cette entente avec Philippe et Cap en réalité la dispersion des voies notamment au sein du bloc central pourrait profiter à Jean-Luc Mélenchon parce que les scores pour atteindre le second tour seraient de fait moins élevés et d'ailleurs c'est pour ces raisons que Gabriel Atal et Dor Philippe semblent déjà avoir échangé sur la question mais même que on je lisais ça il me semble dans le Figaro il y a quelques jours que Bruno Retaillot imagine déjà le fait de de se retirer une information TF1 LCI pour être précis euh voilà dans le cas dans le cas d'un risque de de duel entre la France insoumise et le Rassemblement national donc effectivement il va falloir regarder dans les prochains mois comment les rapports de force se dessinent aussi bien au sein du bloc central qu'à gauche et il y aura évidemment des désistements quoi qu'iladiennent 0826 300 300 quand on voit ce ce sondage hein que Sud Radio vous dévoile avec Fiducial le Figaro et LCI sur cette présidentielle.

Est-ce que les jeux sont déjà faits ? 0826 300 vous avez la parole. Bonjour Beréranger.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Est-ce que pour vous les jeux sont faits ?

Alors mon cher Béranger, est-ce que pour vous là ça y est, on peut déjà signer le deuxième tour de l'élection présidentielle l'année prochaine ? Bah j'aurais plutôt tendance dans l'été actuel des choses à dire oui vu la la la vacuité du bloc central. Euh et puis les candidats prémachés là qui sortent du bois ch les candidats prémachés pour vous.

Ah oui oui complètement. Enfin plus personne ne ve ses gens après 10 ans de macronisme. Ils sont ils sont absolument coresponsables de ce qui s'est passé dans le pays.

C'est une déflagration économique. C'est la déflagration le pouvoir d'achat de d'une grande partie de nos de nos concitoyens. Enfin, on veut plus de ces gens-là quoi.

Donc moi, voir Édouard Philippe sortir du bois, voir Gabriel A le golem fabriqué en une de papier glacé, comment on nous a fait le coup avec Emmanuel Macron en 2017, c'est absolument impossible. Vous vous vous croyez à un élément qui peut venir changer la donne, un candidat surprise, une grosse crise ou un ralbol peut-être général qui fait que un candidat puisse tout d'un coup émerger autre que tous ceux qui sont sur la piste de départ pour le moment. Bah disons que oui, à part à part une grosse crise et qui serait pas une crise heureuse, on en a déjà connu et je me je me méfie un petit peu quand même de des intentions d'Emmanuel Macron et de l'Europe, de la guerre en Ukraine parce qu'il a énormément instrumentalisé tout ça.

Oui, il pourrait y avoir une un effet de de surprise mais surtout ce que je voulais dire c'était qu'une fois de plus le le système est en train de se verrouiller. Et moi, je mets le système avec un grand S, c'est-à-dire que les 500 signatures, merci François Hollande nécessaire à la à la candidature d'un des des candidats, c'est c'est un c'est un cadenna, c'est un verrouillage et en [raclement de gorge] fait les citoyens en ont marre d'être représentés par des politiciens professionnels qui sont donc à un moment en autre la nécessité d'avoir quelqu'un qui sort du jeu pour éviter ce que vous appelez mon cher Beréranger le le côté système verrouillé. Merci beaucoup de nous avoir passé un petit coup de fil ce matin au 0826 300 300 Lucas Planaverne ami Nathané.

Mot de la fin, on voit quand même toujours à un moment peut-être à quel point le l'outil de la primaire très contesté parfois en interne aurait été quand même pratique pour essayer de faire émerger quelqu'un de solide. Justement et mon mot de la fin ce sera plutôt une question pour Amy Nat. Quand on voit ces ces résultats, on doute encore plus que Jean-Luc Mélenchon soit d'accord pour accepter quelconque primaire.

Il y a il y aura la question comme lors des précédentes élections du vote utile qui va rapidement se poser. Est-ce que on peut s'attendre dans les prochains mois à ce que l'ensemble de la gauche rediscute d'une alliance et potentiellement derrière Jean-Luc Mélenchon ? La grosse question aminat.

Alors, je pense que s il doit y avoir une alliance, ce sera pas en tout cas au parti de décider derrière qui, mais en tout cas aux françaises et aux Français de gauche et écologiste. En tout cas, c'est ce que c'est ce que nous défendons. Et et peut-être que bah Jean-Luc Mélenchon qui refuse de s'engouffrer dans cette primaire par peur de la perte, peut-être qu'il peut regagner un peu en confiance et [raclement de gorge] jouer le jeu de la primaire et mettre les mains dans le cambouille pour savoir si oui, il peut vraiment prendre ce fameux leadership à gauche qui manque temps quand on s'intéresse un tout petit peu au sondage.

Merci beaucoup d'avoir été avec moi dans ce studio Lucas Planav journaliste au JDD avec j'imagine une finale qu'on va aller surveiller l'œil très attentif mon cher Lucas et en une donc du JDD demain ce sera retrouvé dans les kiosques qui est en ligne et merci beaucoup Amagne Katé d'avoir été avec nous ce matin porte-parole des écologistes et conseillères de Paris bon courage pour la primaire on a senti que c'était un travail de chaque seconde. Merci beaucoup d'avoir arrêté avec nous 8h49 dans un instant vous le savez c'est les coulisses du chef avec Frédéric Barbardon qui est avec nous mettez votre tablier vous préparez les couverts. Hop hop, on sort les poils et on se met derrière les fourneaux tout de suite.