Les Écrans Inclusifs 2026 - Diversité à l’écran et dans les métiers : de l’ambition à la réussite
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 28:39Véronique BustrelChiffre
« aujourd'hui, on a environ 2 % de personnes en situation de handicap qui qui sont reconnus en situation de handicap, je précise qui travaillent dans le secteur de la culture. Les le taux d'emploi dans le secteur de la culture aujourd'hui, il est de 2,8 % »
- 29:23Véronique BustrelChiffre
« le taux d'emploi dans le secteur de la culture aujourd'hui, il est de 2,8 % pour vous donner un ordre d'idée, en général aujourd'hui, le taux d'emploi des personnes en situation de handicap s'établit à 5,1 % »
Temps de parole
- ?100 %
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Je suis Baptiste Enneman, je suis le délégué général de la CST, la Commission supérieure technique de l'image et du son, et nous sommes très honorés de d'accueillir ces rencontres pour la deuxième fois. Euh, avant de passer la parole à Julien Richard Thompson qui va vous faire une petite introduction, euh, je voulais remercier toute l'équipe du stand euh de la CST qui permet de rendre ces rencontres possibles et qui permet de rediffuser et de diffuser ces rencontres sur les réseaux et de les enregistrer pour plus tard et de remercier et vous pourrez applaudir chaleureusement nos interprètes, Aurélie et Christelle, qui vont suivre toute cette euh ces rencontres avec nous.
Voilà, merci beaucoup euh et donc je vais passer la parole à Julien Richard Thompson pour l'introduction de euh cette journée de conférence. Merci. Merci Baptiste, merci beaucoup. Alors effectivement, nous sommes alors je suis Julien Richard Thompson, président du SPCAH, je suis délégué général des Écrans Inclusifs, réalisateur en situation de handicap. Et donc nous sommes très heureux en effet de et fiers euh de vous accueillir pour cette deuxième édition euh des Écrans Inclusifs ici euh euh sur le stand de la de la CST. Alors vous avez vu, j'ai pris quelques petites notes parce qu'on m'a dit d'être bref, donc pour être concis, je vais lire mes notes, sinon je serai trop long.
Alors merci à vous d'être là, merci aux internautes de nous suivre et euh euh comme on vient de le dire grâce aux équipes de la CST euh nous suivre en direct sur Internet. Euh les Écrans Inclusifs sont donc organisés par euh le SPCAH, le Syndicat des Professionnels du Cinéma en situation de handicap, donc des personnes concernées, c'est important de le souligner que c'est un événement organisé par les personnes concernées et par le le Théâtre et de l'agence de Crystal. Euh merci bien sûr à tous nos soutiens et nos partenaires, je pense euh tout de suite à Audience qui nous suit depuis le début des Écrans Inclusifs.
Euh merci euh bien sûr au CNC, Centre National du Cinéma, de soutenir cet événement. Je salue Leslie Thomas, secrétaire général du CNC, qui participera tout à l'heure à la première table ronde. Merci à à tous nos partenaires, à l'Agefiph, à l'Adami, de nous avoir apporté leur soutien cette année. Merci à la Bon bien sûr je l'ai déjà j'ai j'ai déjà dit la CST de nous de nous accueillir ici avec toute l'équipe euh qu'on remercie et euh un remerciement bien évidemment également pour la traductrice en langue des signes. Euh alors on a trois tables rondes, je voulais euh je je fais vite, je voulais récapituler très très rapidement.
La première c'est la diversité à l'écran et dans les métiers de l'ambition à la réussite euh qui sera animée par Pascal Parsat. Euh nous verrons que l'État notamment s'engage pour l'inclusion. Nous verrons dans quelle mesure euh nous avons d'ailleurs le plaisir d'accueillir Madame Laetitia Bernard de la mission euh Culture et Handicap euh et d'ailleurs je rappelle sur cette mission, je rappelle que la précédente ministre chargée du handicap avait nous avait fait l'honneur de de de choisir les Écrans Inclusifs de l'année dernière pour annoncer la réactivation de cette mission nationale. Donc on va faire un petit peu le point sur les travaux de cette mission.
La deuxième table ronde ensuite s'intitule "Faire place aux nouveaux talents, révélés, formés, accompagnés". Table ronde animée par Lara Sarciat euh et qui euh questionnera les écoles de cinéma. Euh j'en et j'en profite aussi pour remercier le l'équipe d'étudiants euh de l'IMCA Provence euh en situation de handicap et qui nous réalisent un reportage pendant cette matinée. La troisième table ronde concerne les producteurs. Alors c'est le rôle central des producteurs et donc plus exactement l'intitulé c'est le métier que nous mettons à l'honneur euh cette année.
On avait parlé des comédiens l'année dernière, cette fois-ci on parle des producteurs et c'est un un débat qui sera animé par Kerenn Marciano. Je salue la présence euh bien sûr aussi dans cette table ronde on on parlera aussi de de France Télévisions qui participe bien sûr à euh au à la production de de de cinéma et Manuel Alduy qui sera là qui nous expliquera de quelle façon le service public s'engage concrètement pour l'inclusion.
Alors, nous aurons l'occasion d'évoquer de nombreuses questions, faire un état des lieux, de signaler les avancées, tout ce qui se tout ce qui se réalise actuellement, de mesurer aussi le chemin qui reste à parcourir pour donner toute leur place aux talents en situation de handicap dans les métiers du cinéma. Vous savez que le SPCAH je n'entrerai pas la liste mais porte de nombreuses revendications comme par exemple d'assouplir le régime des intermittents du spectacle pour les personnes en situation de handicap, les artistes et les techniciens. Voilà, il y a d'autres encore d'autres questions, d'autres choses à faire et nous en pourrons en débattre aujourd'hui.
Alors comme j'ai promis d'être bref, je m'achemine très vite vers la ma conclusion. J'ajouterai juste une chose parce que parfois on entend dans le débat public, on entend dire que faire de l'inclusion, c'est peut-être faire de l'idéologique, que voilà, il y a quelques parfois quelques critiques et moi je réponds que d'une manière d'une certaine manière bien sûr que de choisir de prendre le chemin d'une société inclusive, c'est toujours un un choix politique au sens le plus noble du terme. On voit que dans certains pays, les choses vont mal, les choses régressent.
On pense par exemple aux États-Unis mais entre autres et aujourd'hui sur cette question, moi je suis enfin je suis très content et très heureux d'être aujourd'hui en France et d'être à Cannes pour pouvoir débattre justement de diversité et d'inclusion avec des professionnels, avec des personnes concernées, avec des associations, des syndicats, des représentants de l'État, des institutions. Voilà, parler de diversité, parler de handicap et d'inclusion pendant cette grande fête du cinéma mythique du Festival de Cannes, bien évidemment, c'est tout un symbole.
Et puis on va maintenant, j'en ai fini et je vais on va regarder une vidéo de Madame la ministre chargée du handicap, Madame Camille Gaillard Minier qui a tenu à qui ne pouvait qui ne pouvait pas être là ce matin avec nous mais qui est là quand même à travers une vidéo de soutien et nous la remercions beaucoup pour son soutien. Mesdames et messieurs les professionnels du cinéma et de l'audiovisuel, mesdames et messieurs, je suis très heureuse de m'adresser à vous aujourd'hui à l'occasion des écrans inclusifs organisés dans le cadre du Festival de Cannes. Je veux d'abord saluer l'engagement de toutes celles et ceux qui rendent cet événement possible.
Le CNC, Centre national du cinéma et de l'image animée, les associations, les collectifs, les entreprises du secteur, les artistes, les techniciens et toutes les personnes mobilisées pour faire progresser l'inclusion dans notre culture et dans nos imaginaires. Car l'inclusion ne se décrète pas, elle se construit, elle se rend visible. Le cinéma et l'audiovisuel ont à cet égard une responsabilité particulière parce qu'il raconte notre société, parce qu'il façonne les représentations, parce qu'il montre qui a sa place à l'écran et derrière la caméra. Pendant trop longtemps, les personnes en situation de handicap ont été absentes des écrans ou enfermées dans des rôles stéréotypés.
Trop longtemps aussi, elles ont rencontré des obstacles pour accéder aux métiers de la création, de la production ou de la diffusion. De récents succès cinématographiques montrent qu'il est possible de faire autrement. Une société pleinement inclusive suppose une culture inclusive. C'est tout le sens de l'action que nous portons avec le gouvernement, faire de l'accès à la culture et aux métiers culturels un enjeu central de l'égalité des droits. Je veux à ce titre rappeler le lancement d'une mission dédiée à l'accès aux métiers de la culture pour les personnes en situation de handicap pilotée par la journaliste Laetitia Bernard.
Cette mission doit permettre d'identifier les freins persistants, accès aux formations, conditions de tournage, accessibilité des lieux de travail, discrimination, mais surtout de faire émerger des solutions concrètes. Nous travaillons également avec le CNC et l'ensemble des acteurs du secteur pour renforcer les dynamiques engagées. Mieux accompagner les professionnels en situation de handicap, développer les formations à l'inclusion et encourager des pratiques plus accessibles et plus inclusives. Car l'inclusion n'est pas une contrainte pour la création, elle est une chance. Une chance artistique, une chance démocratique et une chance humaine.
Les écrans inclusifs portent précisément cette ambition. Faire du cinéma et de l'audiovisuel des espaces de représentation, de participation et d'émancipation pour toutes et tous. Les avancées de ces dernières années sont importantes, mais nous devons continuer à ouvrir les portes, rendre visibles les talents et construire une filière culturelle réellement accessible à chacun. C'est une exigence de justice, une exigence républicaine. Et une certaine idée de la culture, une culture qui rassemble et qui ne laisse personne de côté. Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles rencontres et des échanges fructueux lors de cette édition des écrans inclusifs. Je vous remercie. 3e Voilà.
Village. Ouais, je me mets là. Les filles, Véronique. On peut y ? Oui. Mesdames et messieurs, nous allons donc commencer la 1re table ronde qui est intitulée Diversité à l'écran et dans les métiers de l'ambition à la réussite. Euh, je suis Pascal Parsat, expert handicap, diversité, inclusivité pour le groupe Audience et je vais vous donc vous présenter tout de suite nos intervenantes et intervenants. À ma gauche, Leslie Thomas, secrétaire général du CNC. Bonjour. Bonjour, bienvenue. Ensuite, Véronique Bustrel pour l'Agefiph, directrice de l'innovation, de l'évaluation et de la stratégie, bienvenue. Merci, bonjour. Laetitia Bernard, journaliste Radio France. Bonjour, bienvenue. Bonjour.
Et Guislain Gautier, secrétaire général de la CGT Spectacle, bienvenue Bonjour. également. Alors, Leslie Thomas, cette année sera la 5e édition du prix Les uns et les autres en partenariat avec l'Agefiph et depuis cette année avec l'Adami. Quels sont les enjeux qui ont prévalu à cette ? Alors, les enjeux qui ont prévalu à cette initiative, c'est tout d'abord le CNC intervient depuis de nombreuses années sur les enjeux d'accessibilité, que ce soit l'accessibilité aux œuvres, que ce soit l'accessibilité aux salles de cinéma.
Donc, on a toute une série de dispositifs dont le un des plus emblématiques est l'obligation pour les films d'initiative française euh d'avoir les fichiers d'audiodescription et de sous-titrage euh au risque de ne plus obtenir l'agrément euh de production, c'est un enjeu financier majeur, hein, donc ça c'est très motivant pour les producteurs de de de de pouvoir avoir, enfin, cet agrément, donc depuis 2019, on a cette cette disposition, on a des financements qui servent à mettre en accessibilité les salles de cinéma.
Et le constat qu'on avait fait et puis on soutient un certain nombre d'associations qui font de la médiation culturelle notamment à destination de public en situation de handicap. Donc tout tout ça nous avait conduit à faire un un petit état des lieux et on s'était rendu compte qu'il y avait un champ sur lequel on n'intervenait pas du tout, c'était celui de l'emploi. Et donc il y a 5 ans puisque c'est la 5e édition, on a en partenariat avec l'Agefiph fait le choix de lancer cet appel à projet qui s'appelle "Les uns et les autres".
Et cet appel à projet il vise à accompagner tous les projets quels qu'ils soient, une œuvre, un festival, une salle de cinéma, une plateforme, enfin peu importe la nature du projet. Ce qui est important, c'est que à travers cette initiative, il y ait la possibilité de donner de l'emploi à des personnes en situation de handicap derrière la caméra, devant la caméra, à côté de la caméra, enfin voilà. C'est vraiment l'enjeu majeur pour nous. Et c'est ce qui a présidé au choix. Alors on n'est pas le CNC n'a pas la compétence de l'emploi, soyons très clairs, ça fait pas partie du périmètre de nos attributions, ça relève du ministère du travail.
Mais néanmoins, il nous paraissait intéressant et important de pouvoir dans le cas d'un appel à projet donc qui est sélectif avec un jury qui est renouvelé chaque année de pouvoir financer des initiatives qui vont favoriser cette entrée dans l'emploi de différentes manières. Alors ça résout pas tous les problèmes, c'est un élément parmi tant d'autres, mais ça nous paraissait intéressant parce que on est à l'endroit d'une forme d'innovation. Et ça c'est c'est très important. Et donc à terme donc la 5e édition se se prépare car j'ai vu que l'appel à projet c'est le 29 mai 23h59. C'est ça. [rires] Si j'ai bonne mémoire. vos dossiers. C'est ça.
Et alors quel est le bilan de ces quatre premières ? Et bien le le bilan, il est plutôt alors c'est c'est un peu compliqué pour moi de faire le bilan comme ça ça serait intéressant de de d'avoir les porteurs de projets qui qui soient plutôt témoins de ce bilan parce que moi forcément je vais faire un bilan plutôt satis de de satisfaisant. Le nombre de dossiers augmente j'imagine. dossiers lauréats en 5 ans euh donc ça c'est un premier bilan. On a attribué plus d'un million 165000 euros euh à ces différents projets.
On a des projets, c'est ça qui est intéressant, qui accompagnent aussi bien des œuvres donc un film de long-métrage, un court-métrage, une série, un unitaire audiovisuel, euh des plateformes, des organismes de formation, euh des associations, euh des cinémas. Alors c'est la partie la moins la moins représentée. C'est les lieux de les lieux de projection, les lieux de les salles de cinéma sont vraiment on a trois projets en exploitation cinématographique.
Donc on essaie chaque année avec l'équipe du CNC de sensibiliser euh les salles de cinéma à cet enjeu parce que là comme on est sur des structures permanentes, on peut avoir une projection sur l'emploi qui est un tout petit peu plus longue que lorsqu'on est sur le tournage d'un film. Mais euh voilà donc c'est un c'est un bilan plutôt plutôt satisfaisant et puis on essaie aussi à travers le jury qui réunit donc l'Agefiph mais aussi Audiens.
Euh cette année la Dami qui nous rejoint donc là on va être ça c'est très intéressant de voir que c'est la Dami qui est venue nous voir en disant mais finalement nous on aimerait bien être partenaire de cette opération donc ils viennent gonfler l'enveloppe financière et ils vont participer aux délibérations du jury. Chaque année on essaie donc d'avoir un jury renouvelé parce que c'est aussi une façon de faire connaître l'initiative et de donner à partager les offres qui sont proposées euh à l'appel à projet. Alors justement vous me tendez la perche Leslie qui est que sans dévoiler quoi que ce soit, on peut avoir une idée du jury des présidents de cette année ou ?
Alors cette année, on aura la joie de d'accueillir Mesdames et messieurs [rires] Tant tant tant A l'affiche au festival de Cannes d'accueillir Joséphine Japy comme présidente du jury. On a eu des présidents de jury On avait commencé avec Sandrine Bonnaire la première année. On a eu Eric Toledano, Olivier Nakache, on a eu Pierre pardon Dominique Farrugia, on a eu Pierre Forette et Thierry Wong qui étaient les producteurs de Un petit truc en plus. Donc on essaye vraiment à chaque fois d'avoir un président qui est sensibilisé à la situation du handicap au travail.
Ça c'est vraiment quelque chose qui est très important pour nous et puis dans les membres du jury ben on a à chaque fois des professionnels, des institutionnels, des experts. Alors c'est pas un jury énorme, on est 8 9 selon les années. Et c'est le jury se réunira fin juin. Donc c'est pour ça qu'il est Alors j'ai envie de dire ceux qui sont porteurs de projet qui envisagent de déposer un dossier d'ici la fin de du mois dépêchez-vous. Mais sinon c'est une opération, c'est une initiative que le conseil d'administration du CNC a décidé de proroger pour les 3 années qui viennent. Donc de toute façon c'est un appel à projet qui qui va être constant et qu'on pourra retrouver dès 2027.
Pour avoir eu le plaisir et l'honneur de de participer à ce jury, je peux attester du sérieux de l'observation vraiment très précise de chaque dossier qui nous est soumis. Les débats sont très respectueux mais aussi très positionnés chacun et je trouve que c'est très juste. Ça permet aussi de s'acculturer les uns et les autres de nos expériences et observations. Donc je souhaite une belle réussite à ce jury 2026. Merci beaucoup. Et puis donc vous l'avez dit Leslie Audiens participe à cette à ce prix. La mission handicap qui a été créée en 2017 a été un peu pionnière sur le sujet. C'est donc pour vous un acteur essentiel dans cet environnement. Tout à fait.
C'est un acteur essentiel pour nous comme la GFI est un acteur essentiel. C'est un un acteur expert donc on va pas se priver de faire appel à un acteur expert. Vous vous œuvrez à l'année sur ces problématiques d'accès à l'emploi pour les personnes en situation de handicap. Nous on est dans une logique de projet ponctuel qu'on va accompagner financièrement. Ça nous paraissait vraiment essentiel d'être dans cette complémentarité des approches. Et et donc pour nous oui c'est essentiel mais il y a même pas de sujet quant à la participation. Et je j'ai envie de dire la mission handicap d'Audiens on on enfin on travaille avec la mission avec la GFI il faut le rappeler quand même.
A l'année on travaille avec les missions handicap d'Audiens sur d'autres sujets sur d'autres thématiques mais qui concerne même ne serait-ce que le CNC hein c'est-à-dire que Data Lab par exemple sur les statistiques. sur les statistiques ou sur les rencontres et job dating pour l'emploi d'ailleurs vous 27 mai à l'Opéra Bastille. Exactement. Donc nous on est on est partie prenante ça nous permet aussi à titre d'institution de pouvoir recruter des personnes en situation de handicap. Donc c'est pas un partenariat ponctuel c'est un partenariat à l'année mais sur l'appel à projet des uns et des autres ça nous paraît essentiel de vous avoir à nos côtés.
Merci et puis tout à l'heure dans la seconde table ronde que va animer Lara Sarcio pour l'agence Cristal le sujet de la formation va être abordé. Donc cette formation pour tous sujet évidemment crucial. C'est un objet que vous partagez avec les écoles, c'est un sujet en tout cas que euh qui se pose et qui aujourd'hui est riche de perspectives. Alors, euh je je sur les écoles, la situation est un tout petit peu différente dans la mesure où pendant très longtemps le CNC n'a pas accompagné les écoles à part la Fémis. C'était c'était ça faisait pas partie du périmètre de nos attributions.
Dans le cadre du dispositif France 2030 qui est un dispositif de l'État qui a permis d'accompagner un certain nombre de structures qui font de l'innovation, il y a eu un volet formation et depuis donc à peine 5 ans, même pas 4 ans, le CNC est amené à accompagner un certain nombre d'écoles. Je pense à la Cinéfabrique, je pense à Courtraj' mais voilà, il y a beaucoup beaucoup plus d'écoles que ce soit en formation initiale euh ou en formation continue, c'est encore un peu plus éloigné.
Mais en tout cas, il y a de plus en plus d'écoles avec lesquelles nous signons des partenariats, des conventions et dans le cadre de ces conventions, on peut fixer un certain nombre d'objectifs et donc il y a une attention désormais tout à fait particulière à la manière dont ces écoles accueillent des étudiants en situation de handicap de manière à ce que les futurs professionnels soient aussi formés. Voilà et que Il y a égalité de possible. Exactement et à égalité de possible. Donc je dirais on est dans un dans une politique publique qui est très récente sur les écoles.
Néanmoins, c'est un sujet comme celui de la parité, comme celui de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles où on va désormais fixer un certain nombre d'objectifs à atteindre pour les écoles que nous accompagnons financièrement, j'ai envie de dire. Souhaitez-vous ajouter quelque chose, une question que une réponse que je n'aurais pas ? Non non non. Très bien. Et bien je je vais maintenant échanger avec Valérie et Bustrel pour l'Agefiph. Euh On voit bien que l'Agefiph est très mobilisée, incontestablement, sur tous les secteurs d'activité, dont celui de la culture. Oui, mais merci Pascal de de commencer par cette question large.
Peut-être en deux mots dire ce qu'est l'Agefiph parce que peut-être que parmi les personnes qui sont ici présentes et en ligne, il y a des personnes qui ne nous connaissent pas. Donc l'Agefiph c'est une association qui existe depuis 40 ans et qui a pour objet de développer l'emploi des personnes en situation de handicap. Et pour ce faire, elle met en œuvre à la fois une offre de service avec des aides, en particulier des aides financières, destinées aux employeurs mais aussi aux personnes en situation de handicap, mais aussi aux organismes de formation. Et puis elle met en place des accompagnements, accompagnement des employeurs en particulier.
Elle met aussi en place un certain nombre d'actions, d'accompagnement de politiques publiques ou d'inspiration de politiques publiques à travers des dispositifs innovants ou un observatoire qui permet d'avoir un peu d'informations et de données. Et dans son action, elle a une action assez générale qui vise l'ensemble des branches professionnelles, l'ensemble des acteurs, l'ensemble des entreprises avec finalement un guide qui est que finalement tous les emplois sont accessibles pourvu que on mette en place des conditions opérationnelles et puis évidemment que en face on ait les compétences et la capacité exercer son activité professionnelle.
Et donc pour se faire, elle met en œuvre des différentes actions. Et l'intérêt pour ce secteur de la culture, il est né depuis assez longtemps avec dans un premier temps des coopérations avec l'Afdas où on a construit finalement un partenariat de formation pour accompagner finalement les professionnels et développer les compétences et les capacités.
Et puis également du quotidien, j'ai dans la salle par exemple une de mes collègues qui intervient très régulièrement auprès d'agents, auprès de personnes, auprès de professionnels pour accompagner les situations et on a sur l'ensemble du territoire national puisqu'on est présent partout en métropole et dans les outre-mers, on a la capacité à accompagner des projets, des situations et des professionnels et des secteurs.
Et ce sujet-là, on l'a travaillé avec vous audience en particulier à travers la mission handicap pour aller plus loin, pour mobiliser un écosystème avec des professionnels et des acteurs qui connaissent un secteur puisque nous ne sommes pas des spécialistes unitaires mais on est des spécialistes, des généralistes du sujet du handicap et on a besoin de s'adosser sur des professionnels et c'est dans ce cadre-là qu'on travaille avec un écosystème assez large.
Et peut-être pour aller un peu plus loin dire que dans le cadre de de la culture, donc on s'est adossé donc je le disais sur deux partenaires institutionnels qui sont pour nous importants, Audiens et l'Avdas et puis on a commencé à ouvrir aussi un certain nombre de de sujets avec je le tu le disais Leslie il y a quelques minutes avec l'appel à projet qui a été pour nous une très belle opportunité de positionner un acte de offensif, de développement et d'innovation et de signaler que le secteur est un secteur qui est ouvert et sur lesquels on a des attentes et ça c'était un premier sujet.
Et puis on a également ouvert un un nouveau front, on va le dire comme ça, avec le soutien apporté au Centre national de la création adaptée de Morlaix avec un soutien qu'on a engagé maintenant depuis deux ans autour de d'une recherche-action pour réfléchir aux accompagnements, aux nouveaux accompagnements de personnes qui présentent parfois des situations un peu plus complexes à accompagner et pour lesquelles il faut réfléchir, penser peut-être des solutions que nous on accompagne souvent de de individuelle et pour lesquelles on peut penser plus globalement. Et donc ces travaux sont en cours.
Pour nous, c'est un sujet d'avenir et pour lesquels on a besoin d'avancer et de proposer et d'être à chaque fois en ouverture. Et peut-être aussi dire que donc, je le disais tout à l'heure très brièvement, mais nos collègues sur les territoires sont particulièrement intéressés à interagir avec les professionnels en lien avec les acteurs des territoires, en lien avec France Travail et en particulier France Travail Spectacle de France Travail Service et puis de travailler avec l'ensemble des acteurs.
Nous-mêmes, on est un acteur on va dire qui vise à travailler avec l'ensemble des pouvoirs publics, l'ensemble des acteurs privés et on a pour vocation de développer l'emploi privé et donc c'est ce qui nous intéresse sur le sujet. Alors, nous sommes au Festival de Cannes, c'est souvent là qu'il y a des avant-premières avant que ce ne soit dans les salles. Vous n'auriez pas une avant-première pour ? Alors, on a une très belle avant-première. Elle [rires] est tellement en avant-première que je vais vous dire, c'est presque numéro collector, il est pas complètement imprimé, donc voyez. Euh Il est bien sur vos chaises, gardez-le, hein.
Et en fait, euh c'est En fait, le sujet nous a beaucoup intéressés et intrigués euh parce qu'en fait, euh on avait euh identifié en interne à l'Agefiph euh qu'il y avait des spécificités, des particularités qu'il convenait peut-être d'aller investiguer. Et c'est la raison pour laquelle, dans le cadre de l'Observatoire de l'Agefiph "Employer et Handicap", on a souhaité aller s'interroger sur la question de la culture de l'emploi et du du handicap. Alors, c'est un sujet qu'on avait qu'on avait commencé à mûrir il y a 2 ans et puis en fait, par divers aléas, euh on a repoussé et puis on a aussi eu besoin d'aller rechercher de l'information.
Peut-être qu'on en parlera tout à l'heure avec Laetitia, mais de la difficulté à obtenir aussi de la donnée, euh des informations euh qui puissent être partageables et qui puissent donner à lire finalement euh comment euh quelle est la situation. Et pourquoi on s'est intéressés à ce sujet, on s'est intéressés à ce sujet en allant piquer euh en particulier sur le secteur du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant parce qu'on s'est dit que là, il y avait une particularité à la fois à travers notre expérience interne avec nos collègues et puis de ce que l'on percevait dans la relation avec des employeurs.
Et donc c'est par les spécificités qu'on a pu identifier à la fois des spécificités liées au régime de l'intermittence, des spécificités liées à l'exercice dans des multisites de de l'activité de la spécificité aussi liée à finalement les différentes scènes sur lesquelles les personnes peuvent s'exprimer et puis une autre spécificité qui est liée au fond à la question de l'accessibilité et de la compensation qui est à mettre en place peut-être de manière un peu différente que ce que l'on fait habituellement dans un cadre particulier puisque là on a aussi à faire à des personnes qui peuvent être avec des multi-employeurs ce qui est une spécificité et quelque chose de très particulier pour nous à traiter.
Oui, alors je le disais je parlais des scènes, multiples scènes, multiples lieux de travail avec des engagements un peu différents pour les uns et les autres. Et donc c'est ce qui nous a beaucoup intéressé et intrigué et c'est la raison pour laquelle donc on a travaillé à une publication. Alors on peut aller sur la slide voilà mais c'est très bien. Vous avez le petit QR code qui vous permet d'aller rechercher le document très très beau et très très propre et puis c'est un document que l'on a et vous le verrez sur la slide 2 qui a été très contributif puisque on a un nombre très important de contributeurs.
Vous le voyez une trentaine de d'acteurs institutionnels et opérationnels qui ont contribué à ces travaux en particulier les ministres de la culture et la ministre en charge des personnes en situation de handicap. On a évidemment l'honneur d'avoir Gaëtan Bruel qui a également produit un texte. On a également Christopher Miles de la délégation générale à la création artistique, on a aussi des réalisateurs, on a des agents, je des agentes même je devrais dire sans spoiler Lara a produit quelque chose avec Marie. On a également audience qui a été intervenant ou Lavdas. L'objectif pour nous de cette publication, il est simple.
Il est de dire que aujourd'hui, on a environ 2 % de personnes en situation de handicap qui qui sont reconnus en situation de handicap, je précise qui travaillent dans le secteur de la culture. Les le taux d'emploi dans le secteur de la culture aujourd'hui, il est de 2,8 % pour vous donner un ordre d'idée, en général aujourd'hui, le taux d'emploi des personnes en situation de handicap s'établit à 5,1 % Donc on voit bien qu'il y a un écart très significatif entre le taux d'emploi dans le secteur de la culture et le taux d'emploi global.
Et puis on a aussi constaté que on a un taux d'atteinte de l'obligation d'emploi qui est relativement faible par rapport à au taux d'emploi général, le taux d'emploi général d'atteinte de l'obligation alors c'est un peu technique, il est quasiment à 80 à 100 % puisqu'on est on est à 92 % globalement si on prend toutes les entreprises, tous les employeurs, globalement en moyenne, on atteint quasiment 100 % du 6 % qui est le taux d'emploi légal en France de personnes en situation de handicap.
Dans le secteur, on est à 51 % On voit bien qu'il y a un gros écart et cet écart, il est en particulier lié au fait que et pour en avoir échangé très régulièrement avec des professionnels on n'a pas toujours besoin de dire qu'on est en situation de handicap quand on l'est dans ce secteur-là à la fois parce que beaucoup de personnes finalement pallient en s'appuyant notamment sur le statut d'intermittent pour se reposer, pour compenser ou pour masquer. Et donc ce ce sujet-là, il est extrêmement important parce que c'est un sujet de santé publique, c'est aussi un sujet d'équité et d'égalité.
Et pour nous, euh, il il était important de le mettre en visibilité, de contribuer euh dans par nos travaux à mettre en visibilité ce secteur-là, pas forcé pas pas pas dans pas dans un esprit de stigmatisation, pas dans un esprit de euh de constater qu'il y a un écart et que le secteur n'est pas n'est pas euh au rendez-vous, c'est pas ça du tout. Puisqu'en fait, je le disais, il peut y avoir des personnes qui sont en situation de handicap mais qui ne le déclarent pas et euh on considère que il y a certainement dans ce secteur-là un énorme taux de sous-déclaration.
Parce que euh des questions de crainte pour l'emploi, de crainte pour avoir euh finalement euh qu'on soit euh technicien ou artiste, une difficulté à euh avoir ou conserver un emploi. Et donc, pour nous, il est euh c'est un enjeu aussi euh de travailler sur ces sujets-là. Et euh je le disais aussi tout à l'heure, euh pour nous, on a euh été très honorés euh d'être sollicités par le CNC euh parce que ça touche aussi à un autre sujet que Leslie a abordé, c'est la question euh et puis peut-être aussi euh abordée aussi par Julien dans son introduction tout à l'heure, euh c'est la question de la représentation du handicap. Et donc, de travailler sur les imaginaires.
Et pour nous, le secteur de la culture, il est fondamental, la ministre l'a dit tout à l'heure, c'est ce qui va structurer euh la façon dont tout un chacun pense la société. Et pour penser la société telle qu'elle est, il faut aussi qu'elle s'exprime et qu'elle se montre telle qu'elle est. Merci beaucoup. Alors, nous avons la chance d'avoir Pauline Luchiani dans la salle, Pauline Luchiani qui est la directrice de la stratégie et des relations extérieures de France Travail Services. Pauline, je vous laisse ma place et je vous invite à à témoigner de tout cet enjeu et intérêt. Merci beaucoup. Euh oui, alors ouais, je vais je vais essayer d'être d'être brève.
Donc moi je suis effectivement euh euh voilà, directrice de la stratégie à France Travail Service qui est euh une des entités d'un réseau euh qu'on va qui est donc France Travail Spectacle. Alors France Travail Spectacle, c'est le réseau de France Travail au service des professionnels du spectacle. Et donc bon, on est ravi euh ravi d'être ici et et et on remercie vraiment Véronique de nous avoir associés euh euh à ces euh à ces travaux. Euh alors à France Travail, bah effectivement, on a plusieurs plusieurs euh niveaux de d'intervention.
Euh le le premier que je veux souligner, c'est qu'effectivement, on a des équipes qui sont dédiées dans les régions à l'accompagnement euh euh des euh des personnes qui cherchent à travailler dans le secteur de la culture, du spectacle, de l'audiovisuel, du cinéma. On a un très bon exemple ici dans la salle avec voilà, les équipes de de la région PACA, Astrid Fauquet qui est ici et qui voilà, pourrait témoigner de de l'engagement qui est fait sur le terrain pour travailler avec la GEFFIP, le réseau Cap Emploi pour mettre en place effectivement des parcours euh euh un peu un peu dédiés euh évidemment avec les équipes euh les équipes d'Audiens.
Donc il y a de très belles choses qui se font sur le terrain pour prendre en compte la spécificité du handicap dans le dans dans l'accès euh à l'emploi dans dans dans dans ce secteur. Euh et puis on a aussi plus généralement vocation à être à France Travail euh des des vecteurs d'information. Et vous savez que euh effectivement dans dans dans ce secteur, l'information est clé. Euh les dispositifs sont peu connus, les les belles histoires sont peu connues.
Euh c'est pourquoi en fait, on a lancé il y a un an euh un site qui s'appelle Culture et Spectacle que je vous invite à visiter et qui a vocation à relayer toutes les informations utiles lorsqu'on veut travailler dans le secteur de la culture, du cinéma et de l'audiovisuel. Donc on va effectivement euh euh avec Véronique et avec vous tous, avec avec avec nos partenaires Audiens, Avdas et cetera, euh euh s'engager effectivement pour mettre en visibilité les parcours qui existent, mettre en dispo en visibilité les belles histoires. Euh donc voilà, donc on a on a quelque chose effectivement euh là-dessus qui est euh important.
Et puis euh voilà, et puis le dernier aspect, c'est effectivement euh euh l'observation statistique, hein, tu tu l'évoquais, on a effectivement cette sous-représentation, hein, du euh euh de la déclaration euh euh de la reconnaissance RQTH, en fait, hein, dans les personnes qui cherchent euh dans dans nos métiers. Euh on va vraiment veiller à surveiller effectivement et accompagner cette cette cette montée. On aimerait bien effective- -ment qui que ces statistiques augmentent, en fait, hein, que les personnes déclarent plus plus volontiers leur leur handicap.
Et donc on on on mettra en ligne aussi hein des statistiques par rapport euh par rapport à ça, de façon à ce que voilà, collectivement on puisse avec tous les partenaires présents euh euh travailler davantage en précision sur sur ces sur ces domaines. Vous voyez effectivement là ici quelques statistiques qu'on sort, donc qui qui sont dérisoires, puisqu'on suppose que les gens ne déclarent pas leur handicap. On va essayer de donner une fenêtre plus euh lisible par rapport à ça, euh de façon à ce que tous les partenaires que nous que nous sommes, en fait, hein, sur ce sujet-là, euh puissent travailler euh au plus fin. Voilà. Merci, merci beaucoup, Pauline.
Je vous invite, désolé, à regagner votre place, je vais reprendre la mienne. Euh effectivement euh ce sujet de partenariat, de mutualiser les outils, euh puisque tout le monde s'accorde sur et les valeurs et les nécessités et les enjeux, donc voilà une belle dynamique qui ne peut que rassurer celles et ceux qui pensent parfois qu'il ne se passe rien et que ça n'avance toujours pas. C'est important. Donc euh n'oubliez pas cette publication, gardez-la précieusement. Merci.
Laetitia Bernard, vous êtes donc journaliste à Radio France et puis en 2025, lors de la euh Commission nationale Culture et Handicap, vous avez été missionnée par le ministère de la Culture sur le sujet de l'accessibilité des métiers de la Culture, du cinéma et de l'audiovisuel, un sujet d'ailleurs que réclamait le Conseil national consultatif des personnes handicapées. En quelques mots, qui êtes-vous, ? Moi, je pense que vous avez déjà dit pas mal de choses. Donc je suis journaliste à France Inter effectivement, je suis aveugle de naissance. Je suis aussi ou j'étais plutôt cavalière de saut d'obstacles, je fais pas mal de compétitions et j'ai une forte appétence pour le sport.
Et j'ai beaucoup réfléchi aux questions de handicap depuis toutes ces années bah puisque je suis moi-même handicapée même si je ne traite pas les questions de handicap directement dans mon métier à la radio. Mais j'ai animé énormément de débats aussi bien pour le FIPHFP que pour l'Agefiph et cetera sur toutes ces questions. J'ai aussi fait un mémoire de fin d'études sur les questions de l'emploi. Enfin bref, je m'intéresse évidemment à la citoyenneté des personnes handicapées de manière générale. Euh C'est intéressant si je peux me permettre Laetitia de dire d'avoir été en compétition sur les sauts d'obstacles parce que là c'est un bel endroit pour sauter les obstacles.
Il y en a beaucoup oui des obstacles. Alors de manière générale le handicap en fait c'est un parcours de saut d'obstacles donc finalement finalement quand on est à cheval c'est bien parce que c'est le cheval qui saute. Nous on a juste à se caler dans le rythme. On est on est très confortable et ça fait des sensations merveilleuses. Je suis pas sûre qu'en terme de sensations les obstacles liés au handicap soient aussi fabuleux que l'équitation. d'accord. [rires] Euh et simplement j'ai pas été missionnée concrètement en 2025, on m'a approché en 2025 mais la lettre de mission pour tout vous dire elle est arrivée en février 2026. Euh voilà. Donc on a démarré la mission rentrée exactement.
Ce qui veut dire que cette mission quel est son ? Euh vous nous en dites ? Oui bien sûr. Euh déjà vous disiez missionnée sur les emplois spectacle cinéma et cetera. En fait c'est tous les champs de la culture. Donc on a aussi le patrimoine et le livre. Euh donc c'est très large. Dans cette mission il y a une partie état des lieux. Et euh là je rejoins pour les statistiques c'est pas évident. Euh donc un état des lieux puis identification des freins et surtout bah proposer des recommandations qui permettraient d'améliorer la situation. Euh pardon. Et on doit enfin on va rendre un rapport d'ailleurs avant la CNH.
Alors comment vous est-ce que vous vous êtes organisés pour justement répondre à cette mission dans un temps si ? Beaucoup par des auditions évidemment on a discuté on a échangé avec bah les les institutions les opérateurs alors on en est je vais retrouver mes chiffres mais il y a aussi un point qui est moi qui me tenait à cœur c'est que on je voulais absolument échanger avec des personnes concernées. Donc on a eu pas mal d'entretiens aussi avec bah des salariés en situation de handicap des comédiens et sociaux. eu 156 personnes auditionnées pour le moment il y en a c'est pas terminé ce qui représente en fait 64 auditions.
Euh on a aussi lancé un appel sur les réseaux sociaux et un appel à contribution on en est à 76 précisément. On a aussi alors je dis on je suis avec moi il y a David Blin qui est inspecteur des affaires culturelles et Axel Leschêne qui est en stage politique publique fin d'études et donc on c'est surtout eux qui ont fait un super questionnaire euh qu'on a fait circuler alors auprès des étudiants parce qu'il y a un énorme enjeu de formation donc auprès des étudiants concernés par le handicap en enseignement Ouais ouais ouais et en enseignement supérieur culturel.
Euh là on est à 146 réponses pour l'instant c'est un autre questionnaire qu'on a diffusé auprès des différents opérateurs du ministère de la culture les scènes conventionnées bah le CNC aussi tiens d'ailleurs a répondu euh musée d'Orsay la BNF et cetera et là on est à 185 réponses. Voilà pour l'instant ce qu'on a fait et on a des déplacements aussi en région on parlait du centre de création adaptée à Morlaix on y est allé euh voilà on discute avec certaines DRAC aussi pour euh parce que là le maillage territorial est aussi hyper important, donc donc voilà un peu le chantier.
D'autant qu'on est sur une région ici extrêmement active, que ce soit euh on l'appelle d'ailleurs terre de festival, mais que ce soit évidemment sur le cinéma, sur les productions audiovisuelles, que ce soit sur le spectacle vivant, donc vous êtes sur une région dynamique et qui ne peut que vous faire remonter des réalités et vous apporter des éléments euh constructifs. Tout à fait.
Et donc euh on peut avoir une idée sans déflorer parce que j'ai bien conscience que comme vous allez remettre le résultat, le fruit de votre travail collaboratif euh sur tout ce que vous avez pu observer et donc les endroits qui vous semblent à corriger, ajuster, c'est un peu ça la mission sans être euh sans dévoiler quoi que ce ? Bah évidemment, on peut pas faire on peut pas euh donner les les les recommandations, mais euh il y a plusieurs choses.
Bon, concrètement euh nota alors, on retrouve des problématiques transverses hein à toutes les questions d'emploi et de handicap en général et des spécificités vraiment liées à la culture, en particulier bah dans les domaines dont on parle ici euh audiovisuel et euh spectacle vivant, cinéma et cetera. Euh et clairement les statistiques, ils sont pas bons quoi, donc euh il y a il y a plein de belles si on et d'autant qu'on est sur un secteur, la culture qui un peu comme le sport permet euh de faire bouger les lignes en matière de handicap.
Donc euh je trouve ça euh vraiment dommage que ces statistiques soient si faibles et si enfin bon, on va pas sur le la question de se faire reconnaître ou pas, signaler son handicap. Si ça se fait pas, c'est qu'il y a des aussi des bonnes raisons malheureusement et c'est aussi ce qui nous remonte. Donc euh si je garde l'exemple d'un d'un match de enfin du sport, euh là je dirais il y a des belles actions hein, des belles actions de jeu, mais ça va ça manque un peu de structure euh pour transformer l'essai, enfin ou du moins pour marquer un essai déjà.
Euh et donc euh évidemment on a commencé à en parler un petit peu mais il y aura des revendications spécifiques qui vont évidemment aborder la question de l'intermittence. Euh la question aussi de ben comment on navigue entre AAH et intermittent, comment on articule toutes ces questions de revenus. Et puis aussi euh je crois que c'est Véronique qui en a parlé sur le métier d'accompagnant, d'accompagnant spécifique pour certains métiers et certains profils de handicap. Et les problématiques qui peuvent être liées à justement des déplacements dans le cas d'une production.
Alors évidemment le le bâti, euh l'accessibilité numérique, enfin toutes ces choses qui sont ben la base évidemment si vous pouvez pas accéder aux loges. Un sujet d'ailleurs qu'on abordera le le 9 juillet prochain dans le cadre du festival d'Avignon avec le théâtre du balcon. Et les formations pardon aussi j'en ai pas parlé mais il y a un énorme enjeu d'accès à la formation mais au pour de monter en compétence, c'est-à-dire avec des les mêmes formations, j'ai envie de dire enfin des formations qui donnent des compétences identiques à des vraies compétences pro quoi. C'est d'ailleurs l'attente des personnes concernées.
C'est important de de de rappeler que l'enjeu c'est d'avoir un des diplômes à égalité, j'allais dire d'exigence et de de qualification. Euh quand envisagez-vous ou quand est programmé le partage de tout ce travail, de cet audit de nos secteurs ? le rapport sera remis de toute façon avant la CNH. Euh et là Il devrait avoir lieu en juin je crois. Euh enfin juin début juillet oui. Maintenant on est en juillet [grognement] oui. Euh mais en tout cas euh donc je pense qu'on va le rapport sera remis mi-juin je dirais. Euh et là on est en train de de réfléchir à comment on va organiser la restitution.
Donc là pour l'instant je peux pas vous en dire plus parce que moi-même je sais pas et c'est même pas même pas que je veux garder la chose secrète, c'est que c'est en cours d'élaboration. Très bien. Je vous je vous remercie. Voyez-vous autre chose que je n'ai pas sollicité, que vous auriez souhaité ? Non, merci beaucoup de m'avoir invité à participer à cet événement. Mais vous êtes une personnalité essentielle en ce moment dans nos environnements. J'entends bien, mais là présentement, on compte beaucoup sur vous tout naturellement. Merci beaucoup Guylain Gautier, donc secrétaire général de la CGT spectacle.
On voit bien que de partout, ça bouge, ça se mobilise et j'allais dire ça se responsabilise aussi. Quel justement à ce sujet-là, la CGT spectacle, quelle est sa mobilisation au bénéfice de de ces ? Ça fait assez longtemps qu'on traite les questions de santé au niveau de la CGT spectacle et la question de l'accès au droit pour pour tous les professionnels du secteur et les difficultés sont sont très nombreuses.
D'une part parce que on est il y a une précarité de l'emploi dans dans le secteur et puis d'autre part parce que les institutions sociales du secteur et je pense particulièrement à la sécurité sociale appliquent des normes qui parfois inadaptées à nos réalités professionnelles en terme de volume d'activité. sur les mater intermittentes par exemple. Exactement. Et puis une incompréhension de de nos spécificités de métier.
Donc il y a il y a il y a de grosses difficultés générales déjà à l'accès au droit pour pour nos professions et puis euh des disparités énormes, c'est-à-dire que sur les artistes-auteurs qui sont premiers la première le premier chaînon de de la création dans dans notre pays, il y a encore des professionnels avec des droits embryonnaires.
Aucune reconnaissance des accidents du travail, aucune reconnaissance des maladies professionnelles et pour les intermittents du spectacle, on peut aussi dire que ça reste encore embryonnaire puisque côté maladie professionnelle par exemple toutes les maladies professionnelles liées au son liées à les musiciens d'orchestre la sonorisation mais où où mais ben ça c'est des maladies professionnelles qui ne sont pas visées dans les tableaux réglementaires pour pour nos professions.
Et on voit d'ailleurs [grognement] un nouveau métier chansigneur qui a des problématiques de motricité parce que le travail est intense et c'est très difficile pour ce métier émergent de faire valoir justement des problématiques de santé au travail.
Exactement et donc la la CGT elle est mobilisée dans notre travail au niveau des conventions collectives mais aussi dans la reconnaissance de droits nouveaux pour pour l'ensemble des professionnels et plus particulièrement on a une attention sur la la situation du handicap d'ailleurs grâce à Audiens j'y reviendrai tout à l'heure mais on a beaucoup travaillé le sujet ces derniers temps en se rendant compte d'une part que les intermittents du spectacle n'avaient pas de droit à l'inval à la couverture invalidité au niveau des complémentaires santé et on y reviendra peut-être tout à l'heure et puis et puis il y a cette question épineuse qui évoquait Laetitia Bernard de de l'accès à l'assurance chômage qui est à qui qui est aujourd'hui concrètement impossible pour la plupart des personnes en situation d'handicap.
un sujet qui avait été justement porté par Audiens auprès de la ministre de la culture en 2022 où déjà il y avait une proposition d'ajuster à 350 heures le SPCH on en parlait encore tout à l'heure avec Julien Richard est aussi j'allais dire actif et militant sur le sujet c'est un endroit qui permettrait justement d'apporter des réponses à tous ceux qui craignent peut-être de se déclarer et tout autant d'apporter une certaine sérénité tranquillité pour ceux qui craignent en permanence de ne pas atteindre ce statut et de se retrouver au milieu du guet euh et donc c'est important aujourd'hui pour vous de vous engager sur ce sujet et d'obtenir des réponses favorables.
C'est c'est fondamental, c'est-à-dire qu'aujourd'hui la situation concrète, c'est que les personnes qui bénéficient de la location adulte handicapé allocation adulte handicapé qui euh qui s'est beaucoup amélioré puisqu'elle est déconjugalisée depuis maintenant quelques années peu de peu de temps euh mais les personnes qui bénéficient de l'AAH lorsqu'elles travaillent aujourd'hui dans nos secteurs euh et ben elles peuvent perdre le bénéfice de l'AAH sans ouvrir le droit à l'assurance chômage parce qu'elles n'auront pas réuni assez d'heures pour accéder aux 507 heures requises.
Donc pour nous aujourd'hui, c'est devenu une priorité et donc je le dis ici, c'est un peu en primeur mais on portera cette question de manière très précise lors de la négociation d'assurance chômage qui aura lieu en en 2028 euh négociation qui va être difficile euh puisqu'elle sera dans un contexte budgétaire contraint imposé par le gouvernement sans doute avec une demande d'économie sur l'ensemble du régime d'assurance chômage et donc moi j'en appelle ici à la mobilisation de tout le monde puisque les premiers concernés c'est à cet endroit-là qu'il va falloir porter les choses euh pour qu'on puisse imposer cette orientation euh en sachant que c'est une négociation pas facile puisque a un précédent parce que lors du du confinement euh les les étudiants qui sortaient avaient droit avaient eu droit à un statut de 250 heures de mémoire ajusté pour qu'il ne soit pas comme ça euh j'allais dire sans rien.
Donc on on C'est possible. Il y a Il y a un précédent parce que lors du du confinement euh les les étudiants qui sortaient avaient droit avaient eu droit à un statut de 250 heures de mémoire ajusté pour qu'il ne soit pas comme ça j'allais dire sans rien. Donc on C'est possible. Ah ben techniquement, c'est tout à fait possible. La question, c'est les les choix politiques et les les choix budgétaires qui vont être faits euh je rappelle simplement qu'on a essayé d'a- d'avancer sur les questions de santé lors de la dernière négociation d'assurance chômage euh il y a il y a il y a il y a quelques il y a quelques temps maintenant.
Euh notre accord qui a été conclu de manière unanime au niveau euh au niveau professionnel euh n'a pas été pris en compte au niveau interprofessionnel euh euh parce que le MEDEF, la CPME et l'UDPE ont considéré qu'on ne faisait pas d'économie. Voilà. Donc euh la toute la difficulté est euh de de gagner des droits nouveaux dans ce contexte euh d'austérité budgétaire, ouais. Donc c'est aussi donc de travailler sur l'invalidité mais aussi les indemnités journalières car on sait que beaucoup de nos professionnels ne sont jamais malades parce qu'ils n'ont rien à gagner à à être officiellement malades.
Donc ils comptent, on y revient sur ce que disait Véronique tout à l'heure, sur les périodes sans travail pour se remettre en forme ou quoi qu'il en soit euh se soigner. Euh c'est un sujet aussi pour vous. On a parlé des artistes-auteurs, mais on parle de maladies professionnelles. Il y a il y a plein d'endroits comme ça qui de constats qui sont euh à à ajuster. Ah ben c'est c'est c'est net. Euh on a fait une étude euh on a lancé une étude dans la profession il y a il y a 2 ans euh 14 % des personnes qui ont répondu, il y avait 1200 personnes qui ont répondu.
Donc 14 % des intermittents déclarent avoir déclaré une fois dans leur vie un accident du tra- euh un un arrêt maladie, un arrêt maladie. 14 % alors que chez les permanents on est autour de 68 ou 70 %. Donc euh qu'est-ce qui se passe ? C'est vous êtes malade, vous ne déclarez pas votre arrêt maladie. ? Parce que derrière euh euh au niveau de la sécurité sociale vous avez 50 % de votre salaire qui est pris en considération et donc vous vous pouvez pas payer de loyer. Voilà, c'est ça qui est con. Et donc on la question de de créer des complémentaires à la sécurité sociale pour qu'il y ait une une protection des personnes, c'est une question qui est centrale.
Euh et donc on a avancé avec les les employeurs du secteur ces derniers mois pour bah pour créer des droits pour améliorer les droits. Donc on est en passe de enfin d'ici quelques semaines, on signera un accord. On a l'accord politique déjà de des choses. Euh on va maintenant avoir une une complémentaire pour couvrir les arrêts maladie à partir de 45 jours de de d'arrêt maladie alors qu'aujourd'hui c'est 90 jours. C'est pas la panacée hein parce que pour le reste des des des permanents la couverture complémentaire elle intervient dès les premiers jours.
Euh et puis et puis on va avoir une couverture invalidité pour les invalidités de niveau 2 et de niveau 3 qui sont des invalidités où les personnes ne peuvent pas travailler. Ne peuvent plus travailler. Et donc aujourd'hui la sécurité sociale est tellement insuffisante que on va créer une rente supplémentaire pour pour appuyer ces droits et en espérant que que les personnes rentrent dans des schémas de déclaration aussi du handicap et de et voilà mais on a un pied dans la porte.
On va améliorer les choses, ça prend du temps et et la question budgétaire revient de manière frontale tout le temps tout le temps tout le temps donc dans un contexte où nos professions sont quand même dans une crise importante que ce soit dans la production cinéma, audiovisuel et puis le spectacle vivant donc voilà. Faut aussi créer des espaces d'apaisement et et j'allais dire de bien-être au travail si j'ose dire. Euh tout à l'heure vous disiez que justement vous alliez revenir peut-être sur Audiens sur tout le travail que vous aviez fait à ce sujet. C'est vrai que le Data Lab d'Audiens permet d'avoir énormément de statistiques.
C'est important justement d'avoir permis l'émergence de cette mission handicap du spectacle vivant et enregistré en partenariat avec l'Agefiph car aujourd'hui, c'est quand même un interlocuteur pionnier et un véritable observatoire des réalités de nos secteurs. La réalité, c'est que Audiens est paritaire donc il y a nos organisations d'employeurs et les organisations représentatives des salariés qui sont dedans.
Et je pense que là moi je tiens à remercier les services d'Audiens et Pascal et et l'ensemble des services d'Audiens puisque je crois que le souhait d'avancer sur ces sujets elle est elle est pas venue directement des partenaires sociaux alors que ça devrait être notre rôle mais plutôt toute l'action de sensibilisation de la part d'Audiens et donc donc oui c'est essentiel et puis on a on a besoin de d'articuler nos différentes institutions sociales. La question de l'accès au travail, elle se pose aussi sur la question à l'accès à la formation professionnelle, la question de des maladies chroniques doit se poser aussi au niveau de la médecine du travail.
défenseur des droits dans son observatoire en janvier 23 a laissé entendre que justement ce sujet des maladies chroniques va entre guillemets exploser dans les années à venir. Donc c'est un vrai sujet qu'il faut anticiper. Les étudiants qui sont en formation aujourd'hui, les écoles sont unanimes pour dire qu'ils sont de plus en plus nombreux à être concernés par le sujet qui nous mobilise aujourd'hui. Donc l'avenir nous regarde. regarde, on peut dire. L'avenir nous regarde Pascal. Très bien. Merci beaucoup. Alors juste quelques informations puisque il y a le Cannes Fifi qui se tient à partir de ce 17 juin ici à Cannes et qui donc est un festival dédié à au handicap à l'écran, à l'image.
Je le disais tout à l'heure, je vous attends nombreux pour le 9 juillet au festival d'Avignon au théâtre du balcon pour parler justement de ces sujets mais là dans le spectacle vivant, c'est une autre affaire parfois et puis tout naturellement, je vous invite à suivre avec attention tout ce que fait le le SPCH, l'agence Crystal et tous les partenaires car vous l'avez constaté, nous sommes mobilisés et nous ne faisons qu'un pour pouvoir y aller plus vite. Merci beaucoup.
[applaudissements]