OGC Nice-Lyon interrompu après des chants contre Daesh: "C'est incompréhensible", estime Éric Ciotti
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
UR d'Europe 1. Si vous vous réveillez, que vous n'avez pas suivi l'actualité ces dernières heures, écoutez attentivement. Hier, il y avait un match de football OGC Nice contre Olympique Lyonnais.
Ce match a été interrompu pour des champs injurieux adressés contre Daesh. Depuis 2016 et l'attentat sur la promenade des Anglais à chaque match à domicile, le publicois rend hommage aux 86 victimes de cet attentat. Il y a eu plus de 400 blessés, 86 morts et donc à la 86e minute, le public rend hommage et il y a effectivement des chants injurieux dans les dans le stade qui est entonné.
C'est donc depuis quasiment 10 ans que ça se passe. Mais ces derniers mois, le politiquement correct a pris la main sur le terrain. Et vous avez un arbitre qui essaie de se défendre comme il peut maintenant en disant "Mais je ne savais pas, j'ai pas bien entendu." Euh sauf que il a des injonctions, c'est-à-dire que euh il a des directives.
On ne peut plus dire des gros mots dans un stade de foot. Ce qui est fascinant et pardonnez-moi de le dire à l'antenne de rep. Je pensais ne jamais le dire d'ailleurs à la radio ou la télévision.
On ne peut pas dire Daesh, c'est ce qui a été prononcé En revanche sur France interre, quand un pseudo comomédien vient faire un billet, on peut dire de journalistes qu'ils sont des et des fils de C'est ce qui s'est passé sur France Interre il y a de cela quelques semaines. Ça dit tellement de l'état de notre société. Alors évidemment les supporters nooit sont scandalisés.
Vous avez les hommes politiques, le maire de Nice, Christian Estros qui a réagi, ercoti a également réagi. Silence radio de la Fédération Française de Football, silence radio de la FF et c'est le directeur, le patron des arbitres Anthony Gautier qui tente de trouver une explication en disant il n'a pas clairement entendu. Alors, on va écouter attentivement le sujet de Clara Bouvier et puis on aura plusieurs réactions de supporter Nisso qui étaient présent dans cette rencontre.
Et ce qui me fascine également, c'est le traitement médiatique. J'ai quand même vu un bandeau chez des confrères sur une chaîne d'information euh dire match interrompu champ homophobe ou anties. Donc on est en train de se poser la question si on a le droit de dire Daesh Pardonnez-moi encore une fois de le prononcer ainsi.
Clara Bouffieren [Applaudissements] à la 86e minute de ce match de football comme à leur habitude à l'Alliance Riviera, les supporters de Nice Antonent un champ en hommage aux 86 victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016. L'arbitre Jérôme Brizard fait alors interrompre le match. Une interruption du jeu jugée inacceptable et irrespectueuse par le club Nissois.
Mais pas seulement. Écoti, député des Alpes Maritimes, se dit consterné, le maire de la ville appelle au discernement. Décalement incompréhensible d'interrompre pour la partie à la 86e minute après le traditionnel champ de supporter contre Daesh et en forme d'hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet.
Un peu de préparation et de discernement ne ferait pas de mal dans ces situations. D'après le directeur de l'arbitrage français, les consignes sont strictes en ce qui concerne les champs à caractère discriminant et Jérôme Brizard n'aurait pas entendu le premier mot. J'ai échangé avec Jérôme brièvement après la rencontre.
Il a été dans l'incapacité d'entendre le premier mot, à savoir le terme Daesh. S'il avait eu connaissance du contexte, il n'aurait pas à titre exceptionnel arrêté le match. Monsieur Brezard en a pris connaissance quand Frankaise lui a partagé l'information.
D'après le communiqué du club de Nice, l'arbitre a présenté ses excuses et le nécessaire sera fait auprès de la Fédération Française de Football pour que cela ne se reproduise jamais. Bon, c'est une affaire absolument folle. On est en direct avec Rudy.
Rudy est un supporter nissois. présent hier au stade. Bonjour Rudy.
Bonjour Elliot. Euh alors, est-ce que vous pouvez déjà nous raconter un peu comment ça s'est passé, comment vous l'avez vécu puisque je le répète, chaque match à domicile, à la 86e minute, vous avez tout le public ni rend hommage à sa façon, qui rend hommage donc aux victimes de l'attentat du 14 juillet 2016. Et vous avez un COP qui effectivement prononce des noms d'oiseaux contre Daesh.
Mais racontez-nous un peu comment ça s'est passé. Bon, alors tout d'abord, merci de me donner la parole. Tout d'abord, effectivement, la première chose, c'est toujours d'avoir une pensée pour les les victimes.
C'est une c'est une petite île. Donc en fait, on a tous été touchés de près ou de loin, bah par une personne qu'on connaissait qui soit été tué, soit été blessé, soit été meurtri, soit été terrorisé. Donc tout ça déjà, c'est quelque chose en nous qui est assez ancré dans la ville et je me semble que vous êtes origine.
Donc, vous le savez très bien aussi. Donc c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'effectivement à chaque match, c'est devenu maintenant une tradition.
ça fait bientôt 10 ans et euh on chante un chant effectivement insultant mais insultant à l'égard d'une organisation terroriste qui a meurtri et plus généralement évidemment un pays. Donc voilà un petit peu aussi les les les éléments de contexte mais vous vous trompez, je suis pas d'origine nissoise mais il y a pas de souci je pensais je pensais mais peu importe en tout cas l'idée l'idée c'est que c'est ça c'est simplement rendre hommage au au aux victimes. Bon alors cert c'est insultant mais on est dans le cadre d'un stade de foot.
Racontez-nous ce que vous avez vécu. Les éléments de contexte on les a donné mais moi je veux savoir ce qui se passe au moment où on interromp le match. Vous vous dites quoi ?
Donc en fait donc ce qui se passe c'est qu'effectivement la ligue depuis quelques semaines depuis quelques années maintenant interroms systématiquement quand ces mots sont prononcés alors que on le sait je pas là pour cautionner mais on le sait dans les stades de football c'est souvent prononcé. Bon et quand on quand il interrom le match on est tous mais estomaqués. C'est-à-dire que vraiment, vous voyez, j'ai j'ai presque un peu la voix enroué parce que et je suis très content d' réaction des supporters, on l'a bah de jouer de plus d'elle.
Les supporters lyonnais se sont associés aussi alors que normalement bon ben généralement entre les supporters il y a pas un grand amour mais ils se sont associés à ce champ et le stade entier même dans les tribunes on va dire plus les loges ou les tribunes on va dire plus présidentielles ou tribunes présidentielles c'est là où erre qui est dans le studio d'Europe 1 va régulièrement bien sûr voilà par exemple mais ce que je veux vous dire c'est que tout le stade a repris et ça vraiment c'est une bonne réaction parce que bon l'arbitre dit qu'il connaît pas honnêtement j'ai du mal à y croire je pense qu'il y a un rétroalage de la ligue qui est évident puisque la ligue n'a pas réagi cher Rudy. Pour l'instant, c'est que la direction des arbitres qui a réagi mais la ligue la LFP c'est silence radio. La FF c'est silence radio.
Je pense quand même qu'ils ont compris le message parce que honnêtement il y a eu une vague d'indignation de partout. Donc ça je suis quand même très content parce que franchement hier on était au stade, il y a quelqu'un à côté de moi qui a dit mais on est presque dans l'apologie du terrorisme. Alors évidemment il exagé mais il disait mais c'est pas possible quand on insulte une une organisation terroriste et on nous empêche d'insulter enfin ça devient fou.
Donc je pense que c'est politiquement correct, c'est le le politiquement correct à géométrie variable, c'est toujours la même chose. C'est-à-dire que aujourd'hui, on vit dans une société où vous allez imposer des mesures qui sont incompréhensibles lorsque on s'attaque dans un stade, donc R à haine contre un une institution, une organisation, pardonnez-moi, parce que ça tout se une institution, une organisation terroriste. Rudy, vous restez avec nous mais on a besoin aussi d'avoir les explications techniques et on est avec Éric Castellani.
Bonjour monsieur l'arbitre, ancien arbitre, assistant international, ancien président du syndicat des arbitres français. Monsieur Castellani, est-ce qu'on doit donner un carton rouge aux arbitres et notamment à l'arbitre Nissois hier qui a interrompu le match ? Écoutez, ça me fait mal au cœur de le dire mais oui, je pense oui, sans problème quoi.
C'est un excès d'autorité qui était incompréhensible de la part d'un ex-arbitre euh parce que le protocole de façon factuelle de de c'est c'est au délégué d'interrompre tout ce qui se passe en dehors de la rencontre. L'arbitre lui se focalise sur le jeu et tout ce qui intervient en dehors du match, c'est au délégué principal d'éventuellement solliciter son adjoint qui est lui sur le terrain parce que le délégué principal se trouve en général en tribune, donc il a une vision plus globale. Celui qui est sur le terrain peut prendre la laattention et la température de ce qui se passe autour du du terrain.
Mais c'est vrai que c'était compréhensible. D'autant plus que cet arbitre n'est pas un jeune arbitre. Mais oui, il officière division depuis nombre d'années.
Il sait très bien qu'à Nice depuis bah 2016 à la 86e minute. Mais vous avez mais merci de le dire parce que je l'ai dit ce matin, l'arbitre qui était qui est officier hier, l'année dernière, il était dans le même stade, quasiment au même moment pour PSG, pour Nice, pardon, Parissing-Germain et puis un peu plus tard pour Nice Stade Renis. Mais c'est important que vous ayez cette parole parce que sinon on ne croit pas.
Euh le directeur des arbitres, Anthony Gautier, euh est allé en quelque sorte calmer les choses en disant "J'ai échangé avec Jérôme qui est l'arbitre brièvement après la rencontre. S'il a clairement entendu honte, on arrête de de prononcer le nom, il a été dans l'incapacité d'entendre le premier mot, à savoir le terme Daesh. S'il avait eu connaissance du contexte, il n'aurait pas à titre exceptionnel arrêté le match.
Monsieur Brissard en a pris connaissance quand Frankaz qui est l'entraîneur de l'OGC NIS lui a partagé l'information. Mais il faut dire aux auditeurs de rep et et dites-moi si si je me trompe monsieur l'arbitre, c'est simplement qu'il y a en amont des rencontres une préparation. Il y a euh un brief qui est fait en amont des rencontres.
Tout à fait. Donc, pardonnez-moi, on nous prend pour des imbéciles ce matin. On nous prend on nous prend pour des imbéciles parce que on sait très bien et je vous dis, c'est pas c'est pas la première année, il y a plus de 200 matchs parce que il y avait 19 matchs à domicile, 17 depuis que le championnat est passé à 38 clubs.
Donc ça fait pratiquement 180 matchs qu'à Nice à la 86e minute, tout le monde sait ce qu'il se passe à Nice à la 86e minute par rapport à ce qui s'était passé en 2016. Donc c'est c'est maintenant c'est pareil, on est dans le politiquement correct. Alors, c'est vrai qu'il y a des mots aujourd'hui qui sont homophobes ou qui sont prétendus être homophobes et donc on on on charme et on ouvre le parapluie.
Mais je comprends pas pourquoi l'arbitre a fait ça. C'est un excès d'autorité qui qui est absurde. On narrive pas à le comprendre, personne ne le comprend quoi.
Et lui le premier puisque il s'en est excusé au terme de la rencontre. Alors pour le coup, ça c'est vrai, vous avez raison, il s'en est excusé auprès de l'entraîneur nissois et de la direction nissoise. Sauf que et vous allez le dire là aussi aux auditeurs qui sont peut-être pas des amateurs de foot parce que ça va au-delà du foot.
C'est une société qui aujourd'hui est sclérosée. Quand il y a une grosse bourde d'un arbitre sur un terrain, il peut très bien prendre la parole après la rencontre en conférence de presse en disant par exemple, j'aurais jamais dû mettre ce carton rouge, j'aurais jamais dû avoir cette attitude, je présente mes excuses. C'était une erreur et l'histoire, elle est passée.
Sauf que là aujourd'hui, il ne fait pas ça. Ben c'est là où c'est où moi depuis des années je perds mon latin parce que je trouve que les les propos qui sont tenus par la direction sont inaudible entre les les paroles et les actes. On est à géométrie variable.
C'est-à-dire que oui, tout à fait. Vous avez tellement raison que au terme de la rencontre, autant faire acte de contrition pour chaque erreur, ça devient ridicule. Mais quand c'est manifeste, quand c'est c'est d'une c'est d'un ridicule, c'est tellement plus facile au terme de la rencontre de prendre une minute de son temps en disant "Écoutez, je sais pas ce qui s'est passé, j'ai fait un ex d'autorité, c'était absurde.
Je vois pas pourquoi j'ai fait ça, d'autant plus que et puis et puis on en reste là." Et là, au final, on se noie dans le mutisme le plus complet. Chacun y va de sa petite déclaration, de sa petite conclusion et ça prend des proportions terribles.
De toute façon, sur la rencontre elle-même, le fait de vouloir arrêter n'a fait qu'aggraver euh ce ceux qui se pas Heureusement qu'il y a des supporters courageux et c'est ce que racontait Rudy. Ils ont continué de chanter et ça a duré 2 3 minutes et le match a repris. Éric Castellani, vous êtes ancien arbitre, assistant international, ancien président des syndicats des arbitres français.
Euh merci d'avoir réagi en direct sur Europe 1, mais c'est toujours la même chose, c'est-à-dire que plutôt que de s'occuper des violences dans le football amateur, d'aller s'occuper des arbitres qui sont attaqués, insultés en permanence, on va faire ce petit cirque hier soir et on se rend compte que euh finalement on passe et pour des amateurs au mieux ou pire pour des menteurs. C'est un peu ce que j'ai compris lorsque j'écouté Eric Castellani. Merci à lui, merci à Rudy.
On continue d'en parler. On sera avec un auditeur qui s'appelle Noé. Alors, c'est exceptionnel.
Écoutez bien, Noé, il était dans le stade et ce matin, il est avec le maire, le maire de Nice, monsieur I Estros. On va pouvoir échanger avec lui dans un instant. Euh pour parler de cette interruption du match entre l'OGC Nice et l'Olympique de Lyonnais.
Euh match interrompu, il faut préciser parce que c'est ça qui est essentiel, interrompu parce que les supporters lyonnais comme chaque match à domicile ont entoné un champ contre Daesh avec un terme effectivement qui est un terme insultant, injurieux et euh le l'arbitre de la rencontre a décidé d'interrompre quelques minutes et face au Tolet dans le stade provoqué par cette interruption, le match a repris quelques minutes après. Mais depuis ce matin, c'est Courage Fuy, c'est-à-dire que personne ne réagit du côté de la Fédération. ni de la ligue et que on narrive pas à comprendre ce qui s'est passé.
Noé est en direct avec nous. Cher Noé, bonjour. Vous êtes un grand supporter de football, pas que de logistes.
Vous étiez hier soir dans le stade et vous avez vécu cette interruption et puis ce matin, vous êtes avec vous étiez en train de courir avec Christian Estros. Je vous ai vu sur les réseaux sociaux. Et qu'est-ce qu' vous a dit Christian Estros sur l'interruption du du match ?
Lui que même lui était choqué. était choqué et c'était très grave ce qui s'est passé hier soir parce que tout le monde est au courant que il y a eu des morts à Nice et qu'il y a eu euh cet attentat monstrueux. Donc euh l'arbitre dit qu'il était pas au courant alors qu'il a qu'il a déjà arbitré Nice au moins déjà sep fois je crois.
Hm. Donc euh tout le monde était au courant. Il faut arrêter de dire des bêtises et il faut arrêter je pense de de matraquer comme ça les NOIS parce que c'est pas la première fois que ça arrive à Nice hein.
Faudrait le savoir. C'est déjà arrivé la semaine dernière aussi. Donc voilà, il m'a dit qu'il était déçu, qu'il était déçu, qu'il faut que la ligue communique plus aussi.
Je pense qu'il faut plus de communication aussi. Mais la communication, c'est aussi une part de courage. C'est toujours la même chose.
Quand on fait une erreur, on vient publiquement, on l'assume en disant c'était une erreur, on comprend la situation et il faut évidemment que les choses s'apaisent. Ça pèsent puisque la situation est exceptionnelle au sens propre comme au sens figuré. Du côté de Denise Christian Ostrosé qui a dit décision totalement incompréhensible lors du match entre l'OGC Nice et l'OL d'interrompre la partie à la 86e minute après le traditionnel champ de nos supporters de la populare sud contre Daesh et en forme d'hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet. un peu de préparation et de discernement ne ferait pas de mal dans ces situations.
No et ce qui est intéressant parce que si c'était seulement ces petites minutes d'interruption, ce serait un phénomène anecdotique. Mais peut-être que ça témoigne aussi de ce qui se passe dans la société, c'est-à-dire ce côté de du du de du conformisme permanent, du politiquement correct. Vous vous suivez le sport depuis des années, le football depuis des années, que ça soit l'équipe de France, ça a toujours hésité les champs comme ça.
Je dis pas que c'est bien, attention, mais il y a toujours eu des champs comme ça. Il y a toujours du chambrage entre les supporters et tout, mais maintenant on peut plus rien dire dans dans les stades, on est ils veulent vraiment mettre les stades sous cloches. On peut plus rien dire.
On peut plus rien dire en fait simplement. On peut plus on peut plus vivre. Et c'est triste quand même.
Bah ce qui est triste c'est que évidemment il faut apaiser les les cœurs dans les stades. Mais si vous ne le faites pas dans la rue, pourquoi aujourd'hui vous imposez au aux supporters ce que vous n'arrivez même pas à imposer aux véritables délinquants euh dans dans la rue ? Bon écoutez, merci beaucoup Noé d'avoir réagi en direct chez
Éric Ciotti