C’est parti pour le marathon budgétaire : un accord est-il possible ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver dans ce nouveau numéro de Parlement HBDO, l'émission qui vous fait revivre les temps forts à l'Assemblée et au Sénat. On va refaire le film de la semaine avec nos invités.
Quentin, voilà, comme chaque semaine, nous vous proposons un débat [musique] entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, c'est Laurence Garnier qui nous accompagne, sénatrice les Républicains de la Loire Atlantique. Face à vous, Adrien Clouet, député la France insoumise de Haaronne.
Bonjour. À la une, cette semaine, la course contre la montre sur le budget. 70 jours pas plus pour le voter.
Les députés de la commission des finances ont largement rejeté la partie recette. Mais le débat continue. On reviendra sur les points chauds de la discussion. 3 jours après le cambriolage [musique] spectaculaire du Louvre, la directrice du musée, Laurence Descart, a été entendue par la commission de la culture du Sénat pour s'expliquer sur ce fiasco qui a fait le tour du monde.
Mais d'abord donc le budget 2026, examen sous haute tension à l'Assemblée nationale, le récit de Stéphanie de Pierre. Faut essayer de prendre le rythme dès le début. Après 3 jours et trois soirs de travail, les députés sont arrivés au bout de l'examen du budget à 2h du matin ce jeudi.
Première étape donc de cette course contre la montre budgétaire. La commission des finances a fait sale comble pour ce volet recette et ses 1500 amendements. Des débats sans compromis où chacun campe sur ses positions.
Le parti socialiste a échoué à faire voter la célèbre taxe Zucman. Elle est confiscatoire. Elle porte atteinte aux droits de propriété.
Ce n'est pas sérieux. Comment vous n'allez pas taxer les biens professionnels ? Comment vous n'allez pas en faire nourrir une vague de désindustrialisation ? sur la fiscalité des plus riches, il n'y aura pas non plus de retour de l'ISF, pas de hausse de la flat taxe.
En revanche, les députés ont largement rejeté des mesures emblématiques du budget de Sébastien Lecnu. Ils ont dit non à la fin de l'abattement de 10 % sur les retraites. Non aussi au gel complet du barême d'impôts sur le revenu, non encore à la hausse des taxes sur les biocarburants et non surtout à l'imposition des indemnités pour les maladies longues durée.
Maintenant vous allez dire aux malades du cancer "Ah ben maintenant vous allez payer des impôts." C'est une honte en ce moment. C'est une honte.
Moins d'impôts, c'est autant de recettes en moins pour le budget de l'État. Ce qui donne des sueurs froides aux députés du bloc central. Nous sommes en train d'enchaîner les chèqus en blanc et on va faire comment pour financer tout ça ?
Combien ça coûte ? La copie du premier ministre prévoyait 13 milliards de recettes supplémentaires. Les députés n'en ont validé que se selon le rapporteur du budget.
Il y a beaucoup à faire parce que le budget tel qu'il est pas un budget crédible. Ce budget, le cornu pourtant largement retouché ne convient à personne ou presque. Dans la nuit, les députés ont rejeté ce premier volet recette de la loi de [musique] finance en commission. 37 comptes, 11 pour.
Seul ensemble pour la République a voté pour. Après cet échauffement en petit comité, les [musique] 577 députés au complet recommencent le débat budgétaire dans l'hémicycle dès ce vendredi après-midi. Voilà pour cette première étape.
Adrien Clouet, le débat se poursuit sur ce budget de tous les dangers. On a l'impression que la discussion est impossible. On se dit toutes ces mesures votées pour finir par un rejet.
Est-ce que vous voyez l'issue ? Est-ce qu'un compromis est possible au bout du chemin où on va vers l'impasse budgétaire ? On est dans une contradiction qui a quelques semaines maintenant, c'est que le gouvernement est tenu par des macronistes qui perdent toutes les élections dans ce pays.
Et donc, vous voyez bien que on est dans une situation qui est bloquée non pas par le fait du parlement mais bel et bien par le fait exclusif d'Emmanuel Macron qui nomme ses proches à tous les postes de commande et s'étonne que les propositions ne passent pas. Rappelons-nous que l'année dernière enfin les députés avaient réécrit le projet les projets budgétaires du gouvernement. On les avait même adopté, on avait envoyé au Sénat.
Après, il y a une discussion, il navette avec le Sénat. Mais on est en capacité lorsqu'on nous laisse voter de créer des budgets. Là, qu'est-ce qui pose problème ?
C'est pas tellement ce qu'on a voté. C'est d'abord que le projet lui-même est archi minoritaire. Est un projet de privilégiés fiscaux.
Et deuxièmement, la démonstration de la semaine, c'est que l'ERN est quand même venu en support de la Macronie sur tout contre l'impôt sur la fortune, contre la taxe Zucman. Systématiquement, le RN a défendu les privilèges fiscaux. Mais c'est vrai que le président la fi de la commission des finances hein, Séicoo, il a parlé du budget patchwork, soulignant son manque de cohérence, la difficulté pour une famille politique, quel qu'elle soit, de s'y reconnaître.
Est-ce que c'est pas la limite du parlementarisme et de de redonner la main au parlement au parlementaires ? On voit que là ça échoue, madame G. Oui, on est clairement on est clairement au bout d'un exercice.
Euh effectivement, on a un président de la République aujourd'hui qui n'a jamais été aussi faible, dont la représentation parlementaire n'a jamais été aussi faible. point au moins et tout à fait et un premier ministre qui a fait le choix, le Paris à mes yeux extrêmement risqués, de se priver de la seule arme institutionnelle qui lui permettrait de faire passer le budget, le 493. Le Paris me semble audacieux parce qu'aujourd'hui nous sommes issus de sensibilité politique très différente.
Je pense que ni l'un ni l'autre ne nous retrouvons dans le budget tel qu'il a été préparé par les députés de la commission des finances et finalement très largement rejeté. Donc on est au bout de cet exercice. Euh nous au Sénat, on a l'habitude de faire un travail consensuel dans l'intérêt des Français, dans l'intérêt du pays, parce que ça reste l'intérêt des Français et l'intérêt du pays que notre pays est un budget pour le début de l'année prochaine.
Pour autant, le consensus, il est pas tenable à n'importe quel prix et surtout pas au prix du manque de clarté qui apparaît aujourd'hui parce que on est vraiment, j'ai regardé un peu les travaux des des députés de la commission des finances, c'est la foire au taxe. Enfin, ça part dans tous les sens, c'est d'une incohérence permanente. Donc vois pas en l'état, comment on pourrait y arriver.
Est-ce que est-ce que c'est responsable de proposer autant de taxes ? Laurence Garnier dit la foire aux taxes. Vous lui répondez quoi ?
Bah la foire aux taxes, on parle de quatre ou cinq impôts sur les 1000 plus riches du pays. Pardon, j'appelle pas ça la foire au taxe. Enfin, de quoi on parle ?
Qu'est-ce qui pose problème dans les propositions qui sont faites ? L'impôt sur la fortune ? Oui, j'assume.
Je pense que les gens qui ont un très gros patrimoine doivent s'acquitter de plus d'impôts dans ce pays. C'est une infime minorité et si eux ne payent pas l'impôt, c'est le reste qui va le payer. Deuxièmement, la taxe Zucman.
Oui. À l'heure où les revenus patrimoniaux génèrent 6 à 7 % par an de revenus en plus pour les personnes qui les détiennent, oui, demander un impôt minimum à 2 %, c'est la moindre des choses parce que le grand public paye déjà plus que ça. On est dans un pays où plus vous êtes riche, quand vous êtes très très riche, vous payez moins d'impôts que les classes moyennes.
Bien clouet. Moi, j'entends et je j'essaie sincèrement d'écouter les arguments des gens qui pensent différemment parce que ils ont certainement aussi quelque chose à dire. Pour autant, on est dans le pays qui est déjà parmi les plus taxés au monde.
La dépense publique dans notre pays, c'est 57 % du PIB. C'est quasiment 10 points de plus que la moyenne des pays européens. Si ça marchait, ça se saurait.
Je veux dire, on a des services publics qui sont fragilisés. Regardez notre système éducatif, regarder nos hôpitaux, regarder notre système de santé. Donc si c'était du taxé imposé toujours plus pour garantir des services publics de qualité, ça se saurait.
Vous me dites "C'est pas la foire au taxe, pardon. Moi je j'ai regardé un petit peu les travaux. Je vois des volontés de taxer les produits de luxe.
Je vois des volontés de taxer euh ceux qui voudraient importer des trophées de chasse. Il faudrait les taxer d'une redevance écologique. Je j'ai entendu des députés de votre parti.
Non mais c'est pour ça que je parle de foire au taxe. J'ai entendu des députés de votre parti de la France insoumise vouloir augmenter les droits de douane sur les produits qui arrivrive d'Israël. Pardon mais si ça c'est pas une foire au taxe ce que c'est.
Alors vous allez répondre à Oui. Plusieurs éléments qui sont intéressants dans la discussion. D'abord vous nous dites on aurait des dépenses publiques dans le PIB plus élevé.
Bah oui parce qu'en fait en France par exemple on a des crèches publiques là ou d'autres pays ont des crèches privées. Donc en fait les services sont les mêmes et artificiellement dans les comptes publics c'est plus élevé. Moi je pense que c'est pas très important forcément efficace pour améliorer le fonction.
Attendez, attendez, attendez. Non mais je finis juste parce que on pourrait comparer aussi allons voir les pays où c'est 5 à 10 % de dépenses publiques dans le PIB. C'est des pays en développement où les gens ont une espérance de vie de 40 ans donc si pardon mais enfin la France est un des pays monsieur je sais bien mais vous voyez bien que du coup l'argument est réversible.
Donc cet argument s'il est réversible il n'a pas de portée je pense concrète. Et puis deuxièmement, on peut poser la question non pas des recettes mais enfin des dépenses. Est-il normal dans ce pays que tous les ans, il y a 240 milliards d'euros d'aide aux entreprises qui soient versé sans conditions ?
Un des premiers postes de dépense de l'État dire, c'est plus que le remboursement de la dette, hein, on dépense au profit des grandes entreprises de ce pays. Ce n'est pas normal. Continuons sur le détail des mesures.
On a vu dans le reportage de Stéphanie De Pierre, les députés qui en commission ont voté le maintien de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite. Cette mesure a été censée rapporter 1,2 milliards d'euros selon le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. Est-ce que les retraités doivent être particulièrement contributifs cette année ou est-ce qu'il faut les épargner ?
On sent que c'est un sujet politiquement très touchy. Qu'est-ce que vous en pensez madame Garnier ? Je pense qu'il y a une question d'équilibre à tenir.
C'est-à-dire que on voit aujourd'hui que euh on a trop de dépenses publiques, on a trop de dettes publiques. C'est un vrai problème. Certains voudraient nous faire croire que ça n'en est pas un.
En réalité, la question c'est celle du remboursement des intérêts de la dette. Euh dans 2 ans, je crois la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffira plus à payer les intérêts de la dette. Donc oui, il faut faire des efforts et tout le monde devra faire des efforts maintenant.
Mais attendez, laissez-moi terminer, il y a déjà des efforts qui sont faits par les retraités au travers de l'année blanche qui ne verra pas l'indexation des retraites sur l'inflation. Donc on peut essayer de réfléchir, je pense, à des schémas équilibrés où on répartisse de manière intelligente l'effort qu'il faudra fournir parce que ça sert à rien de promettre mons merveilles aux français. Oui, il va falloir qu'on fasse des efforts.
Il faudra qu'on fasse tous des efforts. Les retraités vont le faire au travers de la nondexation de leur pension de retraite sur l'infession. Je pense que l'abattement en plus équilibré dans les efforts pour les Français.
Sur les retraités. Adrien, est-ce qu'ils doivent participer davantage ? Les retraités sont comme tout le monde.
Il y a des retraités qui sont riches, des retraités qui sont moins riches. Et bien, il faut que l'impôt sur le revenu équilibre ça. Il y a pas de raison d'avoir une double peine parce que vous êtes retraité.
D'où vient l'abattement sur les retraites ? Il faut s'en rappeler. Il a été créé à l'époque parce qu'il y avait un sous-remboursement des frais de santé pour les personnes à la retraite et considéré qu'ils avaient plus d'engagements financiers en la matière et que donc on a trouvé cette solution pour les épargner un petit peu.
Mais enfin le budget qui est présenté aujourd'hui non seulement il fait une année blanche alors une année blanche tout le monde doit bien comprendre. Ça veut dire que l'inflation ne sera pas répercutée sur vos pensions de retraite. Sachant que l'inflation est faible en ce moment.
Ouais. Alors elle est faible. Alors, c'est 1,2 % les prévisions pour l'année prochaine, ça fait 200 € par an quand même.
Donc, je veux bien dire aux pensionnés à qui on dit c'est faible, vous inquiétez pas, on vous prend 200 € plus les franchises médicales et les participations forfaitaires aux consultations médicales, ils vont être les premiers concernés, ils vont prendre encore jusqu'à 200 €. On parle quand même de leur faire les poches pour 400 €. Et pendant ce temps-là, moi je le répète, on met à contribution des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui ont cotisé des décennies tandis que les rentiers et les grandes fortunes ne payent rien de nouveau.
Le débat se poursuit. Une question très rapidement sur la taxukmane très médiatique taxukman que la gauche voulait ajouter par voie d'amendement mais qui n'a pas été adoptée en tout cas lors du débat en commission. Cela pourrait présenter quand même jusqu'à 25 milliards de nouvelles recettes selon les promoteurs de cette taxe.
Pourquoi s'en privé Laurence Garnier ? Alors d'abord vous avez bien fait de préciser selon les promoteurs de cette taxe parce que les estimations sont extrêmement différentes en fonction des analystes. Certains ne parlent que de 4 ou 5 milliards, d'autres de 25 ou 30.
En tout cas, ça fait des en tout état de cause en tout état de cause, on a aujourd'hui une difficulté lorsqu'on dit qu'on veut taxer les revenus personnels et professionnels. Vous avez vu Mistral dont nous nous servons sans doute les uns et les autres français de l'intelligence artificielle. Il a expliqué clairement que la valorisation des actions administrales, il pouvait pas si vous voulez en faire une rente personnelle ni et encore moins payer des impôts dessus. qu'il faut dire c'est que on ne peut pas s'y prendre mieux si on veut faire fuir les entreprises, les initiatives en professionnel, est-ce que vous pourriez voter une forme de taxe Zucman si on enlève par exemple ce que vous disiez sur les entreprises qui sont au côté ?
Très franchement, je pense qu'aujourd'hui on a besoin de clarté. Le travail que font les députés LR actuellement à l'Assemblée nationale, c'est de s'opposer à toute augmentation de taxe, d'impôts, révision de l'assiette, ce que je disais tout à l'heure, la foire aux taxes qui parce qu'il faut qu'on s'occupe des dépenses. On a un sujet qui est colossal que personne ne veut voir qui est la réduction des dépenses.
Commençons par réduire, ensuite on verra ce qu'il faut augmenter. Chacun campe sur ses lignes rouges. Comment c'est possible de croire qu'on va voter le budget dans les temps, dans les 70 Bon, d'abord parce que quand il y a un blocage politique, la solution c'est toujours l'intervention populaire et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à écrire à leurs élus, donner leur avis.
Vous parliez à l'instant la taxe du Zukman, on va pas être d'accord pour trois raisons différentes là aussi. D'abord, vous dites ça serait peut-être moins que 25 milliards. Ben moi, je prends quand même d'abord.
Deuxièmement, les estimations à moins de 25 milliards, ce sont celles qui excluent, vous l'avez dit, les biens professionnels. Pourquoi il faut les intégrer ? Parce que les biens professionnels sont mis dans des holdings qui échappent généralement à l'impôt et qu'on fait passer en bien professionnel un patrimoine qui du coup n'est pas imposable.
Et puis on prend l'exemple de Mistral. Alors, on va aussi faire absolument toutes les évidences du moment, les fausses évidences. Mistral ne peut pas payer parce que il ne touche pas un revenu sur la valorisation boursière.
Mais oui, mais en fait, on peut payer un impôt en nature par action. Il suffit de donner des actions à l'État pour payer les impôts. La personne n'a rien déboursé en cash.
L'entreprise, elle est encore plus stable parce qu'il y a une petite partie qui est de propriété de l'État et vous pouvez faire un étalement des comptes dans le temps comme on fait pour les droits de succession. Il aucun problème. Personne ne fait ça au monde, monsieur Clou.
Non seulement c'est que c'est peut-être pas une idée si géniale que ça et et c'est que ils vont aller voir ailleurs comment ça personne ne taxe le patrimoine au monde. Vous êtes sérieuse ? Je vous parle de la taxe Zucman.
La taxe Zucman personne ne l'a mise en œuvre. Bah forcément elle inventé il y a formidable pour long fuir nos chefs d'entreprise et nos chefs d'entreprise il créent l'emploi, il crée le travail, il crée la richesse. Je je on rappelle jamais assez que pour redistribuer et et c'est essentiel, on est une nation très redistributive.
Il faut d'abord qu'on la crée cette richesse. Si on fait fuir la richesse, on n'y arrivera pas et on arrivera au bout du modèle. Crois.
Mais je ne crois pas pour qu'un qu'un dirigeant fuit parce que l'État a 0,5 % des actions de son entreprise. Moi, je n'y crois absolument pas et je pense même que beaucoup de ces dirigeants le comprennent. On était d'ailleurs, il y avait le il y avait l'assemblée générale des différentes start-ups il y a un mois à Paris et on envoyait qui nous disait etth ben moi ça me sécurise de pouvoir payer en nature des impôts avec la taxe du hukman parce que du coup les l'état aura 4 5 % et ça maintient la valeur d'ailleurs euh boursière de l'ensemble des actifs.
Donc c'est une bonne chose pour tout le monde et franchement ceux qui partent parce qu'ils ont pas envie de donner 0,5 % d'action et ben oui ce sont des traîtres à la patrie en matière fiscale. On vous mettra pas d'accord pour l'instant le débat va se poursuivre en tout cas en séance publique à l'Assemblée nationale. Non mais juste un tout petit point.
Enfin, on nous dit les gens vont partir mais on peut aussi faire comme les États-Unis et faire payer des impôts aux gens qui sont partis parce qu'ils sont français. Donc il y a pas de raison de se dire que parce qu'il quittent le pays, ils payeront pas. Ils payeront qu'il soit ici ou qu'il soit ailleurs.
Aussi enchaîner sur la la taxe sur les gars femmes qui a été voté, je crois par les députés et qui mais que je peux partager dans l'esprit. Mais attention quand on fait ce genre de chos parce que des chefs d'entreprise nous expliquent qu'aujourd'hui les Google, les géants des gars femmes répercutent directement sur leurs clients français l'intégralité de la taxe. Donc qu'est-ce qu'on augmente la taxe ?
Et ben on augmente finalement on pénalise nos entreprises françaises. Donc attention au bon idées bonnes idées. Que vous défendez sur les mutuels typiquement.
Enfin alors on va passer au deuxième thème dans cette émission. On voit le débat ferrage et il commence ces jours-ci à l'Assemblée nationale. On le débat continuer.
On passe au deuxème thème dans cette émission et le vol parfraction au musée du Louvre. C'était dimanche dernier. Laurence Descart, la présidente directrice du musée qui s'est exprimé mercredi devant les sénateurs.
Elle a notamment appelé à l'installation d'un commissariat de police à l'intérieur du musée. Voyez les moments forts de son audition. C'est préparé par Fabien Reer.
Une blessure immense. C'est en ces termes que la présidente et directrice du musée du Louvre a qualifié le cambriolage des joyaux de la couronne de France. Mais devant les sénateurs, Laurence Descart a surtout tenu à défendre son action.
Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention sur not de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et ses infrastructures. Malgré ces alertes, le plus grand musée du monde présente d'importantes failles de sécurité, a reconnu Laurence Descart, en particulier en matière de vidéosurveillance. Et le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Louvre très clairement.
Et malheureusement du côté de la galerie d'Apollon, la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'Ouest et donc ne couvrez pas le balcon les fractions. Un peu plus tôt, lors des questions au gouvernement, la ministre de la culture avait nié toute défaillance des systèmes de sécurité du musée tout en reconnaissant un échec. Est-ce que les dispositifs de sécurité internes au musée du Lour, comme je le dis depuis dimanche, ont fonctionné ?
Oui. Est-ce que les alarmes ont fonctionné ? Oui.
Est-ce que les agents ont respecté le protocole de sécurité et de sûreté, notamment la mise à l'abri des visiteurs. Oui. Alors, est-ce que c'est un succès ?
Non. Sinon, les joyaux seraient encore là. Devant la commission, Laurence Descart a notamment défendu le plan Nouvelle Renaissance du Louvre annoncé par Emmanuel Macron en janvier dernier.
Il prévoit d'importants travaux d'aménagement dont des investissements nouveaux dans la sécurité du musée à Horizon 2031. Est-ce qu'il n'y avait pas moyen d'accélérer un certain nombre de de défaillances constatées comme la question des des de la vidéo par exemple ? La question demeure ce soir.
Devant la multiplication des cambriolages dans les musées français, le Sénat veut demander la création d'un fond d'urgence pour améliorer leur sécurité dans le cadre du projet de loi de finance. Laurence Garnier, dans cette affaire, on a l'impression que chacun se renvoie la responsabilité. Tout le monde se défausse un peu sur l'autre.
Qui est responsable ? On a du mal à le savoir. Mais est-ce que la ministre de la culture Rachida Dati, ministre en exercice, doit être selon vous auditionné au Sénat ?
Mais je crois qu'elle va l'être la semaine prochaine et c'est une bonne chose. Euh parce qu'à l'évidence, il y a eu des défaillances. Euh je je vois mal comment on pourrait expliquer aux Français que tout s'est bien passé, que tous les dispositifs ont fonctionné, que les alarmes se sont déclenchées, que les défences politiques madame G.
Mais il y a une commission d'enquête qui va être créée à l'Assemblée nationale. Je crois qu'Alexandre Portier a ce projet-là et il faudra déterminer les défaillances, les fautes ou les erreurs et de qui elle relève, de quoi elle relève. Il y a à l'évidence effectivement des failles dans le dispositif de sécurité, les caméras périmétriques, des difficultés même de réseau de sous-calibrage du réseau électrique pour avoir un dispositif de vidéo protection complet.
Moi, si vous voulez, ce qui m'intéresse, je suis pas là pour mettre des têtes au bout des piqus. Il y a évidemment eu des défaillances. Euh ce qu'il faut, c'est que lors des auditions de madame Dati, j'étais présente à l'audition de la directrice du Louvre mercredi au Sénat, euh il faut euh simplement qu'on fasse en sorte que ça n'arrive plus.
Au Sénat, on avait fait unequête, vous rappelez, la la Ligue des Champions euh qui s'était épouvantablement mal passée, commission d'enquête, euh les Jeux Olympiques se sont bien passés. Donc maintenant, il faut aller au bout. du travail pour savoir ce qui a mal fonctionné et améliorer la protection de nos musées français.
Commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur cette affaire pour évaluer les dysfonctionnements, les défaillances. Il y a jamais de problème à mener une enquête sur un dysfonctionnement. Là, on parle quand même de huit objets subtilisés en 7 minutes.
Visiblement, il y a des choses qui n'ont pas marché et on va effectivement pas se lancer dans une chasse aux sorcières. Le sujet est pas les responsabilités individuelles des uns et des autres. En revanche, on est dans un moment, on venait d'en parler avant de budget quand même.
On ne peut pas parler de cette situation sans rappeler que le budget qui est prévu actuellement retire 5 millions d'euros encore l'ouvre en financement et après les mêmes vont venir l'arme moyen nous dire regardez dans une salle sur 3 il n'y a pas de caméra de surveillance. Regardez, depuis 10 ans, on a supprimé 25 % des postes d'accueil, surveillance et en magasin. Et après, on s'étonne que les monument, le patrimoine public n'est plus les moyens de garantir sa sûreté parce que c'est pas le seul cas cette année hein.
Il y a eu le Muséum d'histoire naturelle aussi qui a été victime de vol. Enfin, tout le patrimoine public aujourd'hui à Limoge aussi est en état de déliquacence avancée. Non pas que les gens font pas leur boulot au abandonnés par l'État.
Bien sûr, évidemment que les salariés ils font leur boulot, ils font même des heures subs gratuites pour protéger euh ceux dont ils ont la charge, mais pour encore de l'argent. Et ben vous avez un exemple concret, tant qu'on ne fait pas payer des impôts justes au plus aisés de ce pays, aux grandes fortunes, et bien on coupera même dans les monsieur clou. Mais est-ce qu'il y a une défaillance de la part des parlementaires qui n'ont pas voté ces budgets à la culture ?
Est-ce que vous prenez aussi votre part à droite sur le fait de ne pas avoir voté ces budgets à la hauteur aujourd'hui ? Non, jein franchement euh on on peut faire tous les exercices intellectuels et tendre les choses dans tous les sens. Euh les premiers responsables, ce sont les cambrioleurs.
On peut aussi peut-être le rappeler, la sécurisation du Louvre, elle est de la responsabilité de la directrice du Louvre. Encore une fois, si vous voulez, on peut tout raconter. Euh il y a des budgets qui sont difficiles parce que il y a plus d'argent dans les caisses du pays.
Donc quand on est dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait ? On priorise. Je crois qu'effectivement le musée du Louf doit prioriser de manière absolument sécurisation.
Il a mal priorisé dernière audition les auditions vont nous permettre d'y voir clair sur ce sujet. Ouais. La présidente du Lou qui a aussi parlé pardon Katia d'installer un commissariat de police au sein du musée.
Est-ce que c'est une bonne idée ? Vous pourriez valider cette idée ? Moi je suis pas directrice de musée donc j'ai un peu de mal à voir la configuration que ça pourrait prendre.
J'ai envie de vous dire aujourd'hui comme tous les Français parce que il y a eu une émotion nationale qui est intéressante aussi qui dit beaucoup de l'attachement des Français à leur patrimoine et à leur histoire. Je pense que c'est bien de le rappeler. Tout ce qui pourra permettre une sécurisation dans de bonnes conditions de notre patrimoine, de notre histoire nationale doit être étudié.
Des policiers au musée du Lou, ça changerait quelque chose ? Adrien Clou ? Bah, ça dépend euh qui paye et pourquoi.
Parce que si en fait vous ajoutez 10 agents de police et que vous retirez encore 10 agents de surveillance, vous avez pas changé grand-chose. Moi ce que je retiens de la séquence, c'est quand même qu'on serait plus inspiré d'écouter les syndicats de la culture qui sonnent l'alerte depuis des années sur les budgets en baisse plutôt que d'écouter madame Dati, les macronistes en général parce que c'est eux qui ont causé cette situation de mise en danger du patrimoine public. Et on voit bien que petite coupe par ici, petite coupe par là, à la fin on finit par des désastres. 5 millions d'euros en moins 1 an sur un musée, c'est qu'entend d'une centaine de postes qui du coup auraient pu être créés ou d'un ensemble d'équipements de vidéos surveillance ou de protection du site.
Il y a un grand plan qui avait été prévu l'ouvre nouvelle Renaissance. Il prévoyait 80 millions d'euros pour la sécurisation du site. Pourquoi est-ce qu'on a mis autant de temps à le mettre en place ce plan selon vous ?
Encore une fois les auditions vont permettre d'y voir clair. Mais est-ce qu'on s'est là aussi trompé dans les priorités ? On a voulu améliorer, augmenter le nombre de de touristes dans le musée.
On a vu les choses à l'envers. Question, il y a une question de priorité à l'évidence qu'il faudra regarder de près. Encore une fois, on est dans un budget qui est contraint.
Donc le budget de la culture est contraint. Le budget de l'ensemble des politiques publiques de l'État sera contraint en 2026. Et moi, j'assume cette ligne là parce qu'on ne peut pas continuer à dépenser toujours plus.
J'entends, monsieur Clouet, euh que votre remède miracle est de taxer toujours davantage pour dépenser toujours plus. Je crois qu'on peut plus se permettre ça. Moi, je suis favorable à l'impôt évidemment et beaucoup de Français payent leur impôts en se disant qu'il le ils le payent justement pour alimenter des politiques.
Mais on peut plus arriver, on on peut pas continuer avec cette folie fiscale qui fait de notre pays un des plus taxés d'Europe. Et encore, je le redis, si ça marchait bien, si ça marchait bien, après tout, ce serait une ligne contre une autre. Mais ça ne marche pas.
Regardez l'état des hôpitaux français. Regardez l'état, regardez l'état de l'école. On a on a des dysfonctionnements colossaux.
Il faut qu'on s'attache à réduire la dépense publique sans réduire la qualité du service pour nos concitoyens. À l'hôpital, on a 35 % de personnel administratif. C'est c'est il faut plus de soignant moins d'administratif pour être mainant le problème de l'hôpital c'est le personnel.
Alors je vous écoute. Le problème de l'hôpital c'est le personnel de l'hôpital. Non, problème de l'hôpital comme de l'école, c'est qu'il y a des coupes budgétaires depuis 15 ans parce que ça fait 15 ans que la droite nous explique que les riches payeraient trop d'impôts bilan, ils en payent moins que les classes moyennes aujourd'hui et que vu qu'on refuse d'en faire payer l'impôt, on ferme des classes, on ferme des lits on pay les soignants.
Ça c'est la réalité de ben, ce sera le mot de la fin. On va pas vous mettre d'accord, en tout cas pas aujourd'hui. Nous on se quitte là.
Merci Katia. À la semaine prochaine. Ciao ciao.
Jean-Pierre Bataille