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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 11 mars 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "Les municipales sont la première étape de l'après-Macron !" (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de lui précisément ?

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Donc assurer la défense sans entrer dans le conflit, c'est la position française, ça vous semble le bon équilibre ?

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Ce que je comprends dans ce que vous me dites, c'est que vous redoutez aujourd'hui des conséquences du terrorisme sur le sol français ?

  • 1:42RelanceRéponse partielle

    Vous dites, vous êtes du côté du peuple iranien, le peuple iranien d'une certaine manière demandait cette intervention américaine ?

  • 2:17RelanceRéponse partielle

    Mais vous ne dites pas pour autant, vous n'applaudissez pas pour autant l'intervention américaine, qui était pourtant demandée par le peuple iranien ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron souhaite aussi préserver la liberté, la sécurité de navigation, notamment dans le détroit d'Hormuz, mais ça va se passer une fois que les armes se seront tuées. Ça vous semble crédible que la France, avec une coalition, puisse gérer ce type de choses ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « on l'a comprise, cette position c'est une stratégie défensive, c'est-à-dire que nous ne laisserons pas les intérêts français se laisser attaquer. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « Comment on va protéger les français des attaques éventuelles de l'Iran, direct ou indirect, et bien sûr de la crise économique et de la perte de pouvoir d'achat qui pourrait s'en suivre à cause du surenchérissement du prix de l'énergie. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Oui, c'est un véritable équilibre au moment où il faut maintenant aider l'Iran à se débarrasser des mollats et le Liban de se débarrasser du Hezbollah, tâche qu'ont entreprise l'Israël et les Etats-Unis d'Amérique. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « L'Iran est capable de tout, on a vu la stratégie des ayatollahs depuis des années, c'est la violence, c'est la répression, c'est le crime »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « ils ont financé et organisé du terrorisme partout dans le monde, et la France est malheureusement bien placée pour le savoir. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « les femmes recouvertes avec le voile, la répression, il y a eu plusieurs dizaines de milliers de morts suite aux manifestations il y a quelques semaines »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « on se demande encore pourquoi les États-Unis sont intervenus, est-ce pour des raisons économiques, est-ce pour la démocratie ? »
  • 3:01Invité politiqueChiffre
    « c'est un cinquième du commerce qui passe par là, notamment pétrolier. »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « C'est le doute que nous avons sur la diplomatie française. »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « cette guerre a été déclenchée, sans même, apparemment, avertir Emmanuel Macron »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « c'est qu'Emmanuel Macron était complètement largué, largué au niveau international. »
  • 4:32Invité politiquePromesse
    « la baisse de la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « les recettes fiscales qui augmenteraient pour l'État, cela ne peut pas nuire au pouvoir d'achat des Français. »
  • 5:40Invité politiqueChiffre
    « l'année dernière, les recettes de l'État ont augmenté trois fois plus que la hausse du PIB. »
  • 5:55Invité politiqueChiffre
    « C'est un coût de 12 milliards dans un premier temps, mais c'est finalement un investissement sur l'avenir. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « La Pologne l'avait fait pendant la crise de 2022. Ils avaient passé la TVA à 8%. L'Europe avait finalement accepté et ça avait servi l'économie polonaise. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli64 %
  • Présentateur32 %
  • ?3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour Alix Bouillaguet. A 15h, Sébastien Lecornu va recevoir toutes les formations politiques, ça va se passer à Matignon. Il va évoquer notamment la situation en Iran. Il y aura Marine Le Pen et Jordan Bardella, vous le confirmez. Qu'est-ce que vous attendez de lui précisément ?

0:19
Laurent Jacobelli

D'abord, nous attendons que le Premier ministre explique la position de la France. Alors on l'a comprise, cette position c'est une stratégie défensive, c'est-à-dire que nous ne laisserons pas les intérêts français se laisser attaquer. Qu'il explique comment sera mise en place cette politique et puis surtout qu'il nous parle des français. Comment on va protéger les français des attaques éventuelles de l'Iran, direct ou indirect, et bien sûr de la crise économique et de la perte de pouvoir d'achat qui pourrait s'en suivre à cause du surenchérissement du prix de l'énergie.

0:44
Présentateur

Donc assurer la défense sans entrer dans le conflit, c'est la position française, celle d'Emmanuel Macron, ça vous semble le bon équilibre ?

0:52
Laurent Jacobelli

Oui, c'est un véritable équilibre au moment où il faut maintenant aider l'Iran à se débarrasser des mollats et le Liban de se débarrasser du Hezbollah, tâche qu'ont entreprise l'Israël et les Etats-Unis d'Amérique.

1:04
Présentateur

Ce que je comprends dans ce que vous me dites, c'est que vous redoutez aujourd'hui des conséquences du terrorisme sur le sol français ?

1:12
Laurent Jacobelli

L'Iran est capable de tout, on a vu la stratégie des ayatollahs depuis des années, c'est la violence, c'est la répression, c'est le crime, et bien évidemment c'est pour ça qu'il faut débarrasser le peuple iranien de cette théocratie, mais qu'il faut en débarrasser le monde entier, parce que oui, bien sûr, ils ont financé et organisé du terrorisme partout dans le monde, et la France est malheureusement bien placée pour le savoir. Donc oui, évidemment, nous sommes du côté du peuple iranien, mais évidemment pas du côté des ayatollahs, et nous sommes aux côtés du peuple libanais, avec lesquels nous sommes très proches, contre le Hezbollah.

1:42
Présentateur

Vous dites, vous êtes du côté du peuple iranien, le peuple iranien d'une certaine manière demandait cette intervention américaine ?

1:49
Laurent Jacobelli

Écoutez, je pense qu'aucun peuple au monde ne peut accepter ce qui lui a été imposé par les mollas, les femmes recouvertes avec le voile, la répression, il y a eu plusieurs dizaines de milliers de morts suite aux manifestations il y a quelques semaines, ce régime est anachronique, sanguinaire, et il doit bien évidemment disparaître. C'est le rôle de la population.

2:09
Présentateur

Mais vous ne dites pas pour autant, vous n'applaudissez pas pour autant l'intervention américaine, qui était pourtant demandée par le peuple iranien ?

2:17
Laurent Jacobelli

Écoutez, on se demande encore pourquoi les États-Unis sont intervenus, est-ce pour des raisons économiques, est-ce pour la démocratie ? La version change, en tout cas, on sait pourquoi Israël est intervenu, c'est pour se sauver, se protéger, parce qu'Israël était la proie de l'Iran qui voulait l'extermination d'Israël et a été récemment bombardée par le Hezbollah, ce qui explique la riposte naturelle et légitime d'Israël.

2:39
Présentateur

Emmanuel Macron souhaite aussi préserver la liberté, la sécurité de navigation, notamment dans le détroit d'Hormuz, qui est bloqué actuellement par les Iraniens, mais ça va se passer une fois que les armes se seront tuées. Ça vous semble crédible que la France, avec une coalition, c'est ce qu'on a compris, puisse gérer ce type de choses ?

2:57
Laurent Jacobelli

En tout cas, l'idée est bonne. Oui, bien sûr, il faut libérer le détroit d'Hormuz, parce qu'on le sait, c'est un cinquième du commerce qui passe par là, notamment pétrolier. Mais est-ce que la France est encore forte ? Est-ce qu'elle est encore écoutée ? C'est le doute que nous avons sur la diplomatie française. Quand on voit que cette guerre a été déclenchée, sans même, apparemment, avertir Emmanuel Macron, ça laisse pantois et ça montre beaucoup de choses sur la perte de la voix de la France dans le monde.

3:21
Présentateur

Et pourtant, il y a un effet de rappeut dans les sondages. Emmanuel Macron a pris six points en un mois dans le dernier sondage Elab. Ça veut dire que les Français jugent qu'il est à la hauteur des événements internationaux. Est-ce que ça ne peut pas fragiliser, au contraire, une candidature Bardella en 2027 ? Il est jeune et il n'a pas d'expérience sur la scène internationale ?

3:39
Laurent Jacobelli

Non, je ne le crois pas, parce que je crois qu'effectivement, ce qui a été démontré dans cette séquence, triste séquence, c'est qu'Emmanuel Macron était complètement largué, largué au niveau international. Plus personne ne le considère comme étant un interlocuteur crédible. Et on le voit là, maintenant, il n'est pas force de propositions concrètes pour les Français pour protéger leur pouvoir d'achat. Je pense qu'au contraire, toutes les limites de la Macronie sont montrées aujourd'hui. Cependant, sa stratégie énoncée ne nous paraît pas être la mauvaise. Il faut être honnête et le reconnaître.

4:07
Présentateur

Derrière cette guerre, il y a une autre guerre qui se dessine, celle du pétrole. Pour l'instant, plus rien ne passe dans le détroit d'Hormuz. Il faut s'attendre à vivre avec un baril à 100 dollars. Alors là, il est redescendu depuis 24 heures. Mais vous croyez à un nouveau choc pétrolier ?

4:22
Laurent Jacobelli

Un choc pétrolier, peut-être pas, mais des hausses saccadées et des baisses du coût. Et donc l'imprévisibilité, oui, bien sûr. Et c'est pour ça qu'il faut prendre des mesures urgentes, comme ce que nous demandons, la baisse de la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. Alice Bouillet, imaginez ce qui va se passer. Les prix vont s'envoler et donc les recettes fiscales de l'État vont augmenter parce que la TVA est indexée sur le prix. On va avoir des Français qui souffrent d'une baisse de pouvoir d'achat et un État qui s'engraisse paradoxalement. Et donc il faut rétablir une forme d'équilibre et baisser en urgence la TVA sur les produits énergétiques.

4:54
Présentateur

Donc vous dites, comme Dominique Schellcher, le patron des supermarchés Huck, l'État est le grand gagnant de la hausse des prix à la pompe. L'État, donc, vous nous dites ce matin, se réjouit des chocs pétroliers. Il s'est réjoui en 1973. Il s'est réjoui aujourd'hui ?

5:06
Laurent Jacobelli

Je ne dirais pas qu'il s'est réjoui. Nous verrons bien si le président de la République et le Premier ministre sont prêts à prendre des décisions. Mais nous, nous leur disons que les recettes fiscales qui augmenteraient pour l'État, cela ne peut pas nuire au pouvoir d'achat des Français. D'ailleurs, ce serait une mauvaise solution aussi pour l'État dans un deuxième temps puisque les Français consommeraient moins. Et donc ça ferait baisser les rentrées de TVA. Et les entreprises vendraient moins. Et ça créerait de nouvelles faillites. Donc il est temps et urgent d'agir. C'est ce que demandent Marine Le Pen et Jordan Barbella.

5:32
Présentateur

La baisse de la TVA, vous savez aussi très bien que ça coûte très cher. Ce serait une dizaine de milliers d'euros. Vous trouvez que l'État a encore les moyens ?

5:40
Laurent Jacobelli

D'abord, vous savez, l'année dernière, les recettes de l'État ont augmenté trois fois plus que la hausse du PIB. Donc honnêtement, l'État ferait bien de regarder ses dépenses plutôt que ses recettes. Et puis vous savez, une TVA trop chère, ça veut dire moins de consommation. Et ça veut dire, dans un deuxième temps, baisse de la TVA. C'est un coût de 12 milliards dans un premier temps, mais c'est finalement un investissement sur l'avenir. Et puis les Français ne peuvent pas payer de leur poche à chaque fois qu'il y a une crise dans le monde. Ça deviendrait indécent.

6:06
Présentateur

Et ça ne vous choque pas que cette baisse profite à tout le monde ? Ça profite aux Parisiens, aux 4 sup qui roulent en SUV ? Ça profite plutôt qu'à l'aide-soignant qui vit en région et qui a besoin de sa voiture pour travailler ? C'est pas totalement injuste ?

6:19
Laurent Jacobelli

Non, ça c'est un raisonnement digne de la France insoumise parce qu'aujourd'hui, vous avez le poids de l'essence dans le budget général des foyers qui est bien supérieur, évidemment, dans les classes moyennes et les classes les plus défavorisées que chez les riches. Donc faire un plein d'essence pour un riche, aujourd'hui, ce n'est pas un problème. En revanche, quand on a 10, 20, 30, 40, 50 euros supplémentaires par mois, bien évidemment, ça devient infaisable pour beaucoup de Français.

6:42
Présentateur

Ça veut dire que l'État va se sponsoriser les plus aisés ?

6:45
Laurent Jacobelli

Non, mais pas du tout. La baisse de la TVA, elle servirait à tout le monde, bien évidemment, mais l'impact maximum serait sur les classes moyennes. Vous savez, il faut prendre cette mesure d'urgence parce que sinon, c'est la consommation qui va baisser. Il faut prendre une autre mesure aussi, sortir de la tarification unique de l'électricité parce que sinon, le coût, le surenchérissement du pétrole, du gaz, etc., va influer sur le coût de l'énergie en France alors que nous n'en avons pas besoin à cause du nucléaire.

7:10
Présentateur

Un dernier mot sur cette baisse de la TVA que vous souhaitez. Qui va obliger, d'une certaine manière, les distributeurs à répercuter les prix ? C'est eux qui les choisissent. C'est peut-être eux qui vont récupérer l'argent.

7:22
Laurent Jacobelli

Vous avez raison, il peut y avoir de l'excès et c'est pour ça qu'il faut regarder de près. Mais vous savez, l'intérêt des distributeurs, c'est aussi de vendre. Quand l'essence est trop chère, ils vendent moins. Je pense que c'est un intérêt bien compris à la fois de l'État, des distributeurs et des consommateurs que de baisser la TVA. Je vais vous dire, la Pologne l'avait fait pendant la crise de 2022. Ils avaient passé la TVA à 8%. L'Europe avait finalement accepté et ça avait servi l'économie polonaise. On a un exemple.

7:46
Présentateur

Emmanuel Macron se dit aussi prêt à puiser dans les réserves stratégiques que chaque pays conserve en cas de coup dur. Ça peut rassurer tout le monde et puis ça peut surtout rassurer les marchés et donc calmer la hausse des prix. C'est la solution ?

7:58
Laurent Jacobelli

C'est une mesure supplémentaire qui devrait être cumulative avec les mesures que j'ai énoncées sur le prix de l'électricité et la sortie de la tarification unique sur la baisse de la TVA. Mais c'est effectivement une mesure supplémentaire. Jordan Badala avait proposé il y a quelques jours.

8:09
Présentateur

30 secondes, c'est dans quatre jours les municipales. Ce qu'on vit aujourd'hui, cette guerre en Iran, ça peut avoir un impact sur ces municipales ?

8:17
Laurent Jacobelli

Écoutez, je ne sais pas. En tout cas, le 15 et le 22 mars, il faut aller voter. Ces municipales, c'est la première étape de l'après-Macron. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. Il faut aller voter absolument. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027.

8:29
Locuteur

C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027. C'est la première étape de l'arrivée au pouvoir du RN en 2027.