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interview28 minutes - ARTE· 12 mars 2026 23 min

Énergie : faut-il vraiment tout miser sur le nucléaire ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Emmanuel Macron en VRP de l'atome cet après-midi avec un conseil national nucléaire en Normandie et une visite du chantier de la centrale de Pan de réacteurs opair y seront construits une priorité pour le chef de l'État sur fond de guerre au Moyen-Orient et de dérèglement climatique parce qu'on sait qu'on n'arrivera pas à gagner la bataille du climat de la compétitivité de la souveraineté sans le nucléaire. La France dont 68,1 % de l'électricité provient de l'atome contre 23,5 en Europe, a accueilli mardi la 2e édition du rendez-vous international sur l'énergie atomique. Un militant de Greenpeace a bien tenté de se faire entendre.

Le nucléaire. Mais c'est l'intervention de la présidente de la Commission européenne qui a marqué les esprits. L'exministre d'Anguela Merkel qui a acté la sortie du nucléaire de l'Allemagne finalisé en 2023 a opéré une volte face.

Avec le recul, on peut dire que l'Europe a commis une erreur stratégique en tournant le dos à une source d'énergie fiable, abordable et à faibles émissions. Un méa coule pas qui peut surprendre bientôt 40 ans après la catastrophe de Tchernobyl et 15 ans après celle de Fukushima. Deux tragédies qui ont réactivé la peur.

Le traumatisme serait-il dépassé ? Atome semble avoir opéré un retour en grâce au nom de l'urgence climatique. Même chez les écologistes, la sortie du nucléaire n'est plus forcément un totem.

Yannique Jade dénonce néanmoins une obsession française des raisonnables. Miser l'essentiel de notre avenir énergétique sur une seule technologie, c'est quand même jouer à la roulette russe. Et je dis pas ça parce que Poutine contrôle largement une partie de notre uranium naturel importé et de notre uranium enrichi.

Alors, la souveraineté énergétique passe-t-elle par le nucléaire au risque de se retrouver dépendant de l'uranium russe ? L'atome apporte-t-il plus de solutions ou de questions comme le sort des déchets radioactifs ? Trois invités pour ce débat.

Mirto Tripati, bonsoir. Vous êtes ingénieur, présidente et fondatrice de l'association Les voix du nucléaire. Vous estimez que seul le nucléaire est capable de constituer la colonne vertébrale d'un réseau électrique de grande envergure.

La prise de conscience climatique et la crise énergétique que nous on traverse en ce moment encourage une discussion plus rationnelle et apaisée sur le sujet. À côté de vous Jean-François Juliard. Bonsoir.

Bonsoir. Directeur général de France Nature Environnement. Vous étiez directeur général de Greenpeace France entre 2012 et 2025.

Vous estimez que ce retour du nucléaire est inquiétant. La souveraineté énergétique de la France ne peut pas passer par l'atome alors que cela fait 25 ans qu'il n'y a plus d'uranium en France. Et à côté de vous, Lucille Schmidt, bonsoir, vice-président du tank, la fabrique écologique.

Dernier essai urgence politique, nécessité écologique. Il est paru cette semaine. C'est ça.

Oui, c'est ça. C'est cela. Et selon vous, le nucléaire doit faire partie de la stratégie énergétique européenne, mais ce n'est pas une solution magique, ajoutez-vous.

Il ne faut pas que cela conduise à un désengagement envers toutes les énergies renouvelables. Et on démarre avec l'objectif du jour. C'est le triplement des capacités nucléaires dans le monde d'ici 2050.

C'est l'objectif fixé lors de la COP 28 à Dubaï en 2023. Une trentaine de pays y ont souscrit cinq et pas des moindres s'y sont ajoutés depuis le Brésil, la Chine, l'Afrique du Sud, la Belgique et l'Italie. Et au sommet du nucléaire à Paris en début de semaine, nombre de ces pays ont appelés à accélérer l'efforts d'investissement.

Mirtotripati, le retour du nucléaire, c'est une tendance mondiale, c'est ce qu'on peut dire aujourd'hui. Ah oui, absolument. Euh non seulement alors d'abord la confirmation euh euh du choix nucléaire parce que il faut quand même rappeler que c'est surtout euh dans l'Union européenne que euh le déclin avait été avéré, un déclin politique hein avant tout euh et puis il y a une dynamique extrêmement forte qui se fait jour aussi bien dans les pays occidentaux ou dit développer le Japon, on va peut-être en parler, les États-Unis, les autres pays européens européens qui tous reviennent très fortement dans le nucléaire mais aussi tous les pays asiatiques, Chine, l'Inde, Afrique du Sud, les pays africains insufflent une dynamique très forte avec beaucoup de rationalité, beaucoup de pragmatisme vis-à-vis du nucléaire.

Ils ont la volonté eux aussi de pouvoir bénéficier d'un réseau électrique bas carbone et qui soit suffisamment d'envergure pour soutenir le bien-être de leur population. Jefçis y compris dans des pays qu' on connu des catastrophes nucléaires. On le disait comme le Japon.

Regardez ce sondage, 51 % des Japonais sont pour le redémarrage des réacteurs nucléaires à l'arrêt. 35 % s'y opposent et en particulier chez les jeunes, il y a un avis favorable pour le nucléaire. Mais en fait la la réalité aujourd'hui quand même à l'échelle de la planète, c'est que le nucléaire n'a jamais été aussi faible dans la production d'électricité que maintenant. c'est 9 % de la production d'électricité mondiale.

C'est le chiffre le plus bas depuis 40 ans. Donc on peut se dire qu'il y a un retour en grâce du nucléaire. On peut se le dire, on peut se faire croire toutes et tous ça, mais la réalité n'est pas celle-ci.

C'estàd qu'aujourd'hui quand j'entends triplement de de la de de des capacités nucléaires d'ici 2050 2050 c'est dans moins de 25 ans. Sachant qu'il faut entre 15 et 17 ans pour construire un réacteur nucléaire que aujourd'hui les investisseurs financiers privés prêts à investir dans le nucléaire sont de plus en plus rares. D'où le fameux sommet ou Emmanuel Macron joue les superambassadeurs pour pour aller chercher des des financements pour construire des centrales. on où on va trouver l'argent, où on va les construire ces centrales pour tripler les capacités 2000 d'ici 2050, je n'en ai aucune idée.

Et quant au chiffres y compris au Japon, dès lors qu'on va commencer à poser la question sérieusement de est-ce que vous êtes prêt à avoir une centrale nucléaire à côté de chez vous, je suis sûr que les les l'acceptation sociale, comme on dit, de la construction des centrales va être va être très différente. Donc aujourd'hui, on entend effectivement des responsables politiques dire que le nucléaire fait son retour en grâce. Pour l'instant, les chiffres démandent ça et et moi je n'ai pas vu encore l'ombre de du démarrage de ça.

Oui, c'est un c'est un vœu et c'est une objectif et une ambition. Mais chimi, cette ambition, elle est favorisée par le contexte géopolitique et c'est peut-être ça qui convainc aujourd'hui les opinions. C'est-à-dire qu'on veut une souveraineté énergétique pour payer moins cher parce qu'on a vu qu'on était dépendant d'autres pays et notamment de la Russie, on trouve plus l'être.

Ce qui est intéressant effectivement, c'est que le contexte géopolitique montre la dépendance par rapport aux hydrocarbures et montre que depuis le temps qu'on parle de transition énergétique, en fait, on l'a pas réalisé. C'està-dire que par exemple en France, on reste à plus de 60 % de la consommation énergétique qui est assurée par l'importation d'hydrocarpulure. C'est 58 milliards d'euros par an.

Effectivement, ce qui est intéressant, c'est que le rapport Pisaniféri disait qu'il fallait trouver à peu près 60 milliards d'euros par an pour financer la transition écologique et quand on fait le rapport, on se dit bah là, il y a quelque chose qui devrait être de l'ordre du vaste communicant. Mais par rapport à ce que vous dites, je crois qu'il faut rappeler une chose, c'est que maintenant l'Iran ne plus dépendre des des hydrocarbures, c'est pas seulement se précipiter sur le nucléaire, c'est évidemment relancer de la production nucléaire lorsqu'on est déjà assez bien doté. Je voudrais insister sur une chose, c'est que vous parlez de l'Afrique, il y a aujourd'hui une seule centrale nucléaire en Afrique, en Afrique du Sud, il y a des véléités, mais encore faudrait-il maîtriser la technologie.

Ce qui est important sur le nucléaire, c'est qu'il faut à la fois avoir le minerai, l'uranium et la question de la technologie est un deuxième point. Donc comment est-ce qu'on fait pour avoir à la fois le mineral ? Là, c'est un problème pour les pays européens qui n'ont pas d'uranium.

Certains pays africains en non et n'ont pas la technologie. Avec qui vont-ils construire des centrales nucléaires ? sans doute avec la Chine.

Et il y a un point qui me semble essentiel, c'est que si on veut sortir la dépendance, il faut aussi faire du renouvelable. Alors, je ne dis pas ça parce que je suis ni ni oui oui. Je dis ça parce que c'est tout simplement une nécessité.

Il faut à tout prix concilier renouvelable et nucléaire. Pourquoi ? Parce que comme ça a été rappelé par Jean-François Juliard, lorsqu'on construit un réacteur, une centrale nucléaire, ça met très longtemps.

Donc vous êtes et vous énergé je suis e et parce que je suis aussi pour la sobriété, c'est-à-dire que je pense que la question des économies d'énergie est un sujet fondamental qui de longue date a été prévu à l'échelle européenne et je dirais que si je dois faire une hiérarchie entre les E et et e, je dirais sobriété, ENR et nucléaire. Hm hm. Oui, moi je je conteste un petit peu la alors je conteste je conteste pas la terminologie de retour en grâce parce que effectivement les opinions publiques sont très allentes et poussent très fortement dans ce sens-là mais c'est plutôt un retour à l'évidence en fait on parle pas d'une vision ou d'un espoir.

Là, on a 40 ans de parc nucléaire français dont on commence à reconnaître les éléments, la réalité des faits, de ce qui l'efficacité de ce qui a été démontré. Donc on ne fait que reconnaître un état de fait et acter le fait à contrario que 30 ans de politique énergétique où on a raconter une histoire, on a dit qu'on allait décarboner, c'est pas ce qu'on a fait. On a cherché à remplacer l'énergie la plus bas carbone qui est le nucléaire par d'autres énergies bas carbone qui étaient les renouvelables plutôt que de s'attaquer au fossiles.

Donc on a menti, il faut le dire, on a menti et ça s'est relativement bien passé parce qu'en France, on avait un socle nucléaire qu'on a su maintenir et qu'on était des pays prospères. Mais quand on est confronté à la réalité, au contexte géopolitique et international, bah forcément forcé de reconnaître ce qui marche et ce qui ne marche pas. On va évoquer ce qui s'est passé en Allemagne en 2011 et l'annonce majeure de la chancelière allemande Angela à Merkel, vous vous en souvenez évidemment à propos de la sortie du nucléaire d'ici 2022.

Donc on était en 11 après la catastrophe de Fukushima. Wir werden schrittweise bis Ende 2022 vollständig auf die Kernenergie verzichten. Und dieser Weg ist für Deutschland eine große Herausforderung, aber er bedeutet vor allen Dingen auch riesige Chancen für künftige Generation und wir können als erste Industrien große Industrien eine solche Wende zu hocheffizienten und erneuerbaren Energien schaffen mit all den Chancen die für Exporte, für Entwicklungen, für Technologie für Arbeitsplätze darin liegen.

Françis, vous n'êtes pas pour le nucléaire mais est-ce que vous vous acceptez de dire que dans ce casl on est allé un peu trop loin et trop vite dans la position allemande, que finalement c'était un peu trop radical, un peu trop maniqué mais enfin je comprends, on est suré, on parle de la France et de l'Allemagne, mais il faut arrêter d'opposer les deux modèles en permanence sur cette questionlà. C'est-à-dire c'est pas c'est pas l'un ou l'autre. Nous, on n jamais dit qu'il fallait viser le modèle allemand.

Le modèle allemand, il pose d'infinis problèmes aussi. La la la décision de sortir du nucléaire de l'Allemagne en 2011, moi je la comprends, je l'entends, faut aussi se replacer dans le contexte de de cette époque de cette époque là. Mais la grande erreur de l'Allemagne a été de ne pas travailler sur la sortie du charbon et sur la sortie des énergies fossiles nucléaire et ils ont ouvert des usines.

Exactement. et et on se retrouve effectivement aujourd'hui avec un mix électrique et c'est moi qui vais le dire comme ça ça va aller plus vite que un mix électrique qui est plus émetteur de gaz effet de serre en Allemagne qu'en France et c'est une réalité personne ne conteste ça. Donc je ne dis pas du tout qu'il faut viser le modèle allemand.

En revanche viser un autre modèle que personne n'a encore inventé je crois que c'est sérieusement possible et souhaitable. Vous l'avez inventé vous ce modèle RTE l'a inventé. LAADM l'a inventé RTE filiale de DF l'a inventé l'ADEM l'a inventé.

Donc arrê arrêtons de croire que c'est une c'est une une lubie des colo qui ne sont pas sérieux. Ce modèle 100 % laissez-moi terminer, ce modèle 100 % renouvelable, il existe RTE qui est un organisme sérieux, vous pouvez pas les accuser d'être des des idéologues de des idéologistes de l'écologie. Ils ont fait plusieurs scénarios.

Il y en a six, futur électrique 2050 qui vont de 100 % à 100 % renouvelable. Toutes tous ces scénarios ont leur points de force, ont point de faiblesse et tout ça, mais technologiquement tout ça est possible. Ce que je veux dire c'est que c'est un choix de société avant tout.

C'est pas un choix technologique. Aujourd'hui, on sait qu'on peut travailler sur un scénario 100 % renouvelable à l'horizon 2050 qu'on peut aller vers dans cette direction là. C'est pas une une impasse technologique.

Aujourd'hui, c'est un choix de société et moi, c'est vrai que pour la société dans laquelle je vis et le monde dans lequel je vis aussi, dès qu'on dézoome un peu de la France, j'ai plutôt envie de vivre avec des des sites de production d'énergie renouvelable à côté de chez moi que des centrales nucléaires un peu partout. Voilà. Et et je rappelle que dans le contexte du moment avec la guerre qui s'étend, il faut aussi se poser la question de la vulnérabilité des centrales nucléaires face au au conflits qui s'étend.

Il y a une centrale nucléaire en Iran qui est à portée de de missiles américain. Il y a une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis qui est apporté de ou en Ukraine apporté de frappes russes. Tout à fait.

Oui. Non, moi je pense qu'il y a il y a un sujet sur l'Allemagne et et la France qui est le fait qu'il y a pas eu vraiment de construction d'un modèle européen énergétique. Pour répondre à la question de d'Élisabeth Quin et que en fait entre le modèle allemand et le modèle français, il y a très peu de choses en commun et que lorsqu'Ursula Van Derleyen dit fait une ouverture sur le nucléaire, ce qui surprend parce qu'elle est allemande, c'est qu'en fait elle dit d'une certaine manière est-ce qu'on pourrait faire converger euh les modèles différents vers une politique européenne commune.

Et pourquoi est-ce que moi jeis insister sur un point sur l'Allemagne, c'est que le refus du nucléaire qui a été extrêmement fort en 2011 par rapport à Fukushima est aussi lié à un refus du nucléaire militaire. Là, on parle de militaire civil mais la question du parapluie nucléaire américain, la question de on envisage le nucléaire globalement, c'est une chose qui concerne la France parce qu'en France, on a été habitué à penser à la dissuasion nucléaire et du coup, on a moins peur du nucléaire civil. Lorsqu'on est allemand et queon est beaucoup plus au contact de la Russie, on a peur du nucléaire en général parce que on est sur un territoire plus euh euh bah plus sensible, plus vulnérable.

Ça me semble être un point important. Et pour terminer là-dessus, je pense que ce qui est essentiel, c'est que Angela Merkel lorsqu'elle renonce au nucléaire, elle est pas antinucléaire en fait. Elle fait face avec pragmatisme à un mouvement de la société allemande qui est un mouvement puissant avec des sondages qui sont des sondages où très majoritairement tous les Allemands veulent sortir du nucléaire.

Donc c'est une position pragmatique qui peut expliquer qu'aujourd'hui quelqu'un qui est de son camp de la CDU CSU est aussi une position pragmatique Frederich Mertz en disant bah on peut y retourner c'est pas des positions idéologiques, c'est pas les verts allemands. Alors on va évoquer, attendez, vous allez réagir mais on va évoquer avec vous trois, il faut qu'on avance et avec Anna des mini réacteurs, on appelle les réacteurs bonz, c'est ça ? des mini réacteurs et l'Europe mise sur ces mini réacteurs.

Oui, les mini réacteurs nucléaires SMR comme leur nom l'indique, ce sont des réacteurs nucléaires de petite taille et de moindre puissance que des réacteurs classiques. Par exemple, le PR de Flamandville produit 1600 MWh d'énergie alors qu'un mini réacteur en produit 400 maximum. Ce sont donc de petites sources d'énergie d'appoint qui sont complémentaires des grandes centrales.

Leur intérêt, c'est d'abord qu'ils sont rapides à construire contrairement à une des réacteurs nucléaires classiques pour lesquels il faut compter, vous l'avez dit tout à l'heure, plus d'une dizaine d'années. Euh deuxièmement, ils prennent peu de place, sont facilement transportables par camion ou par bateau et peuvent permettre du coup d'alimenter des zones qui sont isolées, voire même certains quartiers urbains. Et enfin, ils sont moins coûteux.

En en dans le monde, plus de 70 modèles sont actuellement en train d'être développés. Parmi les plus avancés, la Chine qui investit en ce sens depuis 2010 et qui s'apprête à lancer son premier mini réacteur cette année en 2026. Donc viennent ensuite les Américains avec cette fois des partenariats tech et nucléaires assez inattendus.

Amazon a investi plusieurs millions de dollars ces deux dernières années dans sa propre centrale nucléaire avec mini réacteur. L'objectif est donc d'alimenter ces data center et continuer à développer l'intelligence artificielle. Et puis Google et Microsoft travaillent également sur des projets similaires quant à la France.

Elle mise elle sur deux mini réacteurs Calogena et Jimmy qui sont censés fournir de la chaleur pas de l'électricité à des industries qui sont énergivores comme la chimie ou l'agroalimentaire dès 2030. Mirtotripat. Est-ce que ça c'est vraiment la solution miracle, sachant que aucun de ces réacteurs euh n'est en état de marche actuellement sur la planète ?

Alors, il n'y a pas de solution miracle et je propose effectivement qu'on fasse peut-être un peu un sort à une posture un peu miracle qui sert du 100 % renouvelable face un sort au passé une fois pour toutes en rappelant que le 100 % renouvelable est complètement irréaliste, que en 30 ans de politique énergétique très volontariste en Europe et dans le monde, on a progressé sur aucun axe, peu ou pas, en décarbonation, en préservation de l'environnement et des ressources naturelles sur la dépendance énergétique, sur le prix de l'électricité, sur la résilience et la stabilité des réseaux électriques. Donc on n' pas fait de progrès. Donc à un moment on acte que ça ne fonctionne pas, on se tourne vers l'avenir.

Et l'avenir c'est quoi ? C'est effectivement des énergies renouvelables mais mentionnons des énergies renouvelables bas carbone et donc là ça va être de l'hydroélectricité donc sur laquelle il va falloir qu'on s'appuie de plus en plus parce qu'elle est pilotable et c'est une clé du réseau parce que c'est elle qui va permettre stabilité, régulation, optimisation des réseaux électriques de l'éolien et du solaire quand on aura des poussé de électricité parce que on va on va démultiplier la demande autant que possible partout où on pourra pas faire de nucléaire et ou d'hydré ou pas assez vite Il faudra que nous mettions de l'éolien et du solaire, c'est indispensable. Et finalement des énergies nucléaires, pas une énergie nucléaire, plusieurs technologies.

Ça n'est pas du tout une technologie figée dans le temps. Aujourd'hui, vous avez les grands réacteurs de grande capacité qui sont la colonne vertébrale de tout réseau électrique bas carbone. C'est c'est physiquement, c'est pas une question d'envie, de popularité.

D'accord. Physiquement, c'est les seuls et tous ces petits réacteurs qui sont dégénération successives qui vont répondre à d'autres besoins qui aujourd'hui sont occupés par les fossiles et qui pour certains sont difficilement électrifiables et qui vont nous permettre de décarboner en profondeur. Mix énergétique.

C'est exactement ce que dit le patron, le directeur général de l'Agence nationale à l'énergie atomique. Il s'appelle Raphaë Grossier. On écoute dire nucleer en mixer en fact ça vous rassure ce genre de propos en fait ce qui me sidère parfois c'est que quand on dit triplement des capacités nucléaires dans le monde d'ici 2050, allons-y, ça choque personne et tout ça.

Et et et quand moi je dis 100 % renouvelable, c'est possible, on m'accuse d'avoir une posture militante. Mais c'est vous qui avez une posture militante en disant que c'est irréaliste. Il y a plein de gens qui disent que c'est tout à fait réaliste, faisable et que et en plus on parle d'un horizon en 2050.

Donc travaillons travaillons làus. Ah mais c'est pas la même chose. C'est pas la même chose que ça n'ait pas été réalisé et que ce soit euh irréalisté.

C'est pas du tout la même chose. Moi je pense qu'il faut travailler en ce sens parce que encore une fois euh vous parliez des réacteurs bonzai. Attention à des appellations mignonnes comme ça pour ce qui reste un cœur de de réacteur nucléaire quoi.

C'est pas un réacteur bonz. Vous voudrez-vous dans 10 ou 20 ans avoir un réacteur bonzil dans votre immeuble pour alimenter votre quartier en électricité. En plus des petites unités de production d'électricité, on en a.

C'est le solaire, c'est le c'est le photovol. C'est aléatoire qu'il y a pas de stockage aujourd'hui. Mais si, bien sûr.

Mais si, bien sûr. Mais bien sûr. Si vous l'alliez avec du stockage, ça fonctionne.

Ça c'est pas vrai. Il faut arrêter avec cette histoire de d'intermittence des renouvelables aussi. On sait varier entre, si vous me disiez euh un scénario 100 % éolien, bien sûr que c'est irréaliste, mais un 100 % qui repose sur les les différentes typologie des énergies renouvelables, ça fonctionne.

Avec le stockage qui progresse, bien sûr que ça fonctionne. Et vous allez trouver de plus en plus d'ingénieurs, de gens très sérieux qui travaillent sur les questions énergétiques qui vont vous dire que c'est tout à fait possible. À forcerie, oui, justement plus de nucléaire, ça veut dire aussi potentiellement plus de déchets nucléaires.

Est-ce qu'on a les capacités de les stocker ? Je voudrais insister sur deux choses là-dessus. D'abord, c'est que la Cour des comptes depuis les années 2010 fait régulièrement des rapports sur le coût du nucléaire en intégrant la question du risque et en intégrant la question des déchets et du démantellement des centrales.

Et maintenant, il faut intégrer l'eau, vous avez tout à fait raison. Donc ça montre qu'en fait en terme de coût, le nucléaire coûte assez cher. C'est vrai qu'on a, je dire, on a un capital en nucléaire comme le vous le disiez, c'està-dire qu'on a des centrales qu'on peut, comment dire, repouvoirer.

Je voudrais insister sur un élément essentiel, c'est la question de la sécurité. On a une autorité de sûreté nucléaire qui est réputée dans le monde entier. Et moi, je lis euh les rapports de l'autorité de sûreté nucléaire le soir évidemment.

Euh mais euh ce qui est intéressant, c'est qu'elle a consacré tout un chapitre à la question des SMR en disant "Ce ce qui est inquiétant sur ce sujet, c'est que les projets fleurissent mais ce sont pas des acteurs habitués aux pratiques de sécurité de DF, des partenaires". Donc il y a un enjeu sur les enjeux sur les questions de sécurité et il va falloir, elle dit recruter en fait tout un service sur la question des SMR si on en a parce que c'est des enjeux de sécurité très différents de ceux des EPR, donc des gros des grosses centrales nucléaires et des réacteurs. Donc il y a un enjeu de sécurité important et la dissémination du nucléaire c'est ça a toujours été un sujet.

Je crois qu'il faut là-dessus quand même être être clair. C'est là encore vous le disiez, c'est pas de la pensée magique mais encore moins les SMR. C'est pas parce que c'est petit, c'est magique.

Tribat, il y a aussi un sujet tout de même pour le développement nucléaire, c'est l'uranium. C'est le combustible dont on a besoin. On on est dans la dépendance vis-à-vis de notre pays, notamment de la Russie.

C'est ça qui peut être inquiétant. C'està-dire qu'on quitte une dépendance pour en aller vers une autre. Est-ce qu'il y a pas un risque là ?

Alors, c'est très bien que vous posiez la question parce que euh moi effectivement ce que je regrette dans ce qui a été une décision populiste hein de la part de Angela Merkel euh en 2011 qui a suivi une désinformation massive qui a associé les morts d'une catastrophe naturelle historique majeure à l'échelle de l'humanité qui était un tremblement de terre et un tsunami au Japon avec un accident de centrale nucléaire qui n'a pas fait de mort. Donc on a un accident qui n'a pas fait de mort qui conduit à la mise à la 2300 morts autour de Fukima d'évacuation d'évacuer qui et c'était les résultats et les conséquences de l'évacuation de l'uranum absolument pas de l'accident central c'est les morts de la catastrophe de sur l'uranium c'est important parce que aujourd'hui on a fait ces choix là et on s'est rendu compte que le bilan de tenter du technolutionnisme ne fonctionne pas, y compris sur des questions de souveraineté, d'indépendance énergétique. Et aujourd'hui en France, les gens comprennent que quand vous dépensez de l'argent sur le nucléaire, en fait vous investissez sur vous-même.

En France, on investit sur nous-même quand on fait des dépenses en nucléaire dans nos saf qu'on pas d'uranium. Voilà ce que voilà la question. Et que 40 % est en Russie.

On va fermer le cycle en l'aurait fermé bien avant si on avait pas fermé Super Phonix en il y a 40 ans et puis ensuite il y a 30 ans et puis ensuite à strid. On est capable de recycler quasiment intégralement le combustible et de faire du nucléaire une énergie circulaire. On s'est recyclé l'uranium.

On a 1000 solutions pour pour pour ne pas avoir s'inquiété de cette problématique qui en réalité n'en est pas une. tous les trois d'être venu, de appuyer sur le champignon.