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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 30 janvier 2019 48 minFond programmatiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement des pays du Sud de l'UE au SouthEUSummit

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00N. AnastasiadisFait
    « Il ne pourrait pas être un moment le plus propice étant donné les défis que l'Union européenne, auxquels l'Union européenne fait face, aussi bien qu'avec les élections européennes et les négociations du nouveau budget de l'Union européenne sous l'angle aussi du Brexit et le départ du Royaume-Uni de la grande famille européenne. »
  • 4:00N. AnastasiadisFait
    « La déclaration de Nicosie a été adoptée, et ce sont les défis migratoires, la réforme de la zone euro et la sécurité énergétique de l'Union européenne et les changements climatiques. »
  • 6:00N. AnastasiadisFait
    « Nous sommes tous d'accord qu'il faut qu'il y ait solidarité et unité. Vous connaissez très bien que les pays méditerranéens, on se trouve à la 1re ligne, c'est la raison pour laquelle ça reste notre priorité pour créer un mécanisme effectif pour la redistribution de la sécurité mondiale dans le cadre de l'accord de Dublin. »
  • 8:00N. AnastasiadisPromesse
    « En ce qui concerne l'union bancaire et la réforme de la zone euro, nous avons réitéré notre volonté pour renforcer plus cette union bancaire et aussi pour la mise en place rapide des décisions que j'ai prises lors du sommet du mois de décembre. »
  • 10:00N. AnastasiadisPromesse
    « Une fois de plus, nous avons réitéré notre engagement pour une stratégie ambitieuse pour réduire les émissions de gaz et selon les accords de la conférence de Paris. »
  • 14:00N. AnastasiadisPromesse
    « Et comme je l'ai expliqué à mes collègues, je m'attends à ce qu'il y ait une solution au problème chypriote qui est fonctionnelle, opérationnelle, sur les décisions du secrétaire général des Nations Unies et qui va respecter les principes, les valeurs, des droits de l'homme. »
  • 16:00E. MacronFait
    « Chypre constitue en effet un lieu stratégique d'escale pour la marine française, tout particulièrement pour le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle. »
  • 18:00E. MacronFait
    « Je veux rappeler ici la nécessité de respecter la souveraineté chypriote et dire combien la France est préoccupée des événements qui ont lieu de manière récurrente au large de Chypre, et vous dire ici à nouveau, M. le Président, non seulement notre solidarité, mais notre soutien. »
  • 20:00E. MacronFait
    « Nous avons ce soir eu l'occasion d'évoquer en détail ce sujet pour à la fois défendre une vision intégrée, coordonnée de l'Europe, celle d'ailleurs que nous avions réussi à faire converger au mois de juin dernier dans le cadre du Conseil européen. »
  • 22:00E. MacronFait
    « Le 1er, c'est le respect du droit humanitaire et du droit international maritime, le débarquement dans le port sûr le plus proche et le plus rapide, ici en Italie. »
  • 24:00E. MacronPromesse
    « La France l'a toujours fait dans un cadre européen. Nous y sommes prêts et je souhaite m'y engager très clairement ce soir, pour ce qui concerne ce navire. »
  • 26:00E. MacronPromesse
    « Nous souhaitons qu'il y ait véritablement concrétisation lors des prochaines perspectives financières, de la finalisation de l'union bancaire, mais aussi d'une plus grande convergence économique et sociale entre les pays membres de la zone euro. »
  • 28:00E. MacronFait
    « L'accord de retrait qui a été négocié entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est le meilleur accord possible et n'est pas renégociable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... (Traduit du grec) -N.

Anastasiadis : C'est avec un grand plaisir que dans le cadre de délibération de la 5e conférence du sommet du MED groupe, à savoir les dirigeants, chefs des 7 chefs des 7 pays, mon ami Emmanuel, Muscat, Alexis Tsipras, Costa, et le ministre des Affaires étrangères M. Borrell, au nom du président espagnol qui se trouve au Mexique pour une visite officielle. Il ne pourrait pas être un moment le plus propice étant donné les défis que l'Union européenne, auxquels l'Union européenne fait face, aussi bien qu'avec les élections européennes et les négociations du nouveau budget de l'Union européenne sous l'angle aussi du Brexit et le départ du Royaume-Uni de la grande famille européenne.

Et ceci demande des délibérations et des consultations continues aussi bien qu'un dialogue connecté avec la société. L'objectif ultime reste la sécurité et la prospérité de nos citoyens, et la création de conditions de croissance et de perspectives pour tous les pays européens. Et j'ai aucun doute que cette conférence va avoir une importance déterminante pour les chemins communs de nos 7 pays.

C'est très important parce que des pays qui ont le même défi, qui ont les mêmes caractéristiques de se parler, de mieux concilier sur une base permanente et institutionnaliser aussi, et à la recherche de dénominateurs communs et toujours dans le cadre et en accord avec les autres pays membres de l'Union européenne et pour une Europe intégrée. Nous avons déjà conclu la 1re partie de la conférence, et les 1ers résultats de cette session ont démontré et démontrent les résultats positifs de ces conclusions. La déclaration de Nicosie a été adoptée, et ce sont les défis migratoires, la réforme de la zone euro et la sécurité énergétique de l'Union européenne et les changements climatiques.

J'aimerais exprimer ma satisfaction pour le contenu de la déclaration de Nicosie, et j'aimerais remercier chaleureusement mes amis dirigeants et chefs d'Etat pour leur contribution active dans tous les thèmes débattus, dans un esprit de solidarité et d'intérêts communs. Avant de donner la parole à mes amis, permettez-moi de vous citer vite les différents sujets et les points les plus importants. Par rapport à la migration, nous sommes tous d'accord qu'il faut qu'il y ait solidarité et unité.

Vous connaissez très bien que les pays méditerranéens, on se trouve à la 1re ligne, c'est la raison pour laquelle ça reste notre priorité pour créer un mécanisme effectif pour la redistribution de la sécurité mondiale dans le cadre de l'accord de Dublin. Je suis tout à fait satisfait car la déclaration de Nicosie a décrit d'une façon objective ce problème, le problème sus-cité et démontre aussi la nécessité pour que tous ceux qui s'impliquent ou tous ceux qui ont une obligation vis-à-vis de l'Union européenne en tant que pays voisin, la Turquie, remplissent, vis-à-vis de Chypre, toutes les obligations que la Turquie a pris avec l'accord des réadmissions avec l'Union européenne. En ce qui concerne l'union bancaire et la réforme de la zone euro, nous avons réitéré notre volonté pour renforcer plus cette union bancaire et aussi pour la mise en place rapide des décisions que j'ai prises lors du sommet du mois de décembre.

En même temps, nous avons décidé que le renforcement de ce rôle, du rôle de mécanisme européen, est un rôle très important. En ce qui concerne le changement climatique est aussi très, très important, surtout si on voit les impacts qui est affrontée par la Méditerrané. Une fois de plus, nous avons réitéré notre engagement pour une stratégie ambitieuse pour réduire les émissions de gaz et selon les accords de la conférence de Paris.

Et nous avons eu aussi la possibilité de continuer la discussion sur les côtés énergétiques et surtout en ce qui concerne la sécurité énergétique, et en prenant en considération la possibilité que la Méditerranée-Est est un corridor pour l'Union européenne. Et en vu de l'accord interétatique, nous avons souligné aussi la nécessité pour promouvoir East Med et nous allons bien sûr signer les contrats en temps venu. Et j'avais l'occasion pendant le développement de ces sujets d'exprimer mes remerciements chaleureux à mes amis dirigeants pour leur appui et solidarité diachronique qu'ils démontrent envers la République de Chypre pour l'exercice de ses droits souverains en ce qui concerne l'exploitation des réserves naturelles et l'investigation aussi, l'exploration, et dans la zone économique exclusive de Chypre.

Et j'ai réitéré que le secrétaire général des Nations Unies a mon support pour recommencer les négociations dans le cadre d'un accord bien décidé, bien déterminé. Et comme je l'ai expliqué à mes collègues, je m'attends à ce qu'il y ait une solution au problème chypriote qui est fonctionnelle, opérationnelle, sur les décisions du secrétaire général des Nations Unies et qui va respecter les principes, les valeurs, des droits de l'homme. Et nous nous sommes mis d'accord que l'Union européenne est en soi un choix très important pour le respect de la sécurité et pour la prospérité.

Dans la déclaration de Nicosie, il y a un appui aux positions de l'Union en ce qui concerne les besoins directs de la Turquie dans le cadre de la procédure d'adhésion dans ce que la Turquie met en place toutes les obligations qui démontrent du problème chypriote. Mesdames et messieurs, avant de donner la parole à mes chers amis, j'aimerais souligner que pendant le dîner, nous allons continuer à discuter des questions importantes qui concernent l'avenir de l'Europe et les négociations dans le cadre financier pluriannuel, le Brexit. Et aussi bien que la préparation pour le sommet de l'Union européenne et de l'association des pays arabes.

J'aimerais, une fois de plus, remercier chaleureusement mes amis dirigeants, le ministre des Affaires étrangères de l'Espagne pour leur présence ici. Et j'aimerais leur donner la parole à faire leurs propres positions. Maintenant, je demande à mon ami, président de France, M.

Emmanuel Macron. -E. Macron : Merci beaucoup, M. le Président, cher Nikos.

Merci, chers collègues, mesdames et messieurs, je suis très heureux d'être aujourd'hui à Chypre pour la 1re fois depuis mon élection. Et je veux d'abord tout particulièrement remercier le président Anastasiadis pour la qualité de son accueil et la qualité des échanges que nous avons eus, d'abord de manière bilatérale, puis avec nos partenaires du sud de l'Union européenne. La relation bilatérale entre Chypre et la France est excellente et nourrie de coopérations exemplaires, notamment dans le domaine de la défense et de l'énergie.

Et en particulier, Chypre constitue en effet un lieu stratégique d'escale pour la marine française, tout particulièrement pour le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle. Je tiens beaucoup à cette approche, ces coopérations qui illustrent pleinement cette ambition d'une Europe souveraine, qui se dote des moyens de se protéger elle-même. Et cette coopération, pour moi, constitue un élément important de ce projet européen de la défense que nous avons beaucoup renforcé durant l'année qui vient de s'écouler.

Et je tiens une nouvelle fois à remercier ici les autorités chypriotes pour le lien stratégique que nous avons su nouer en la matière et notre entretien, je dois le dire aujourd'hui, a permis d'ouvrir plusieurs nouvelles perspectives pour intensifier encore la relation entre nos 2 pays. L'organisation de ce 5e sommet des pays du sud de l'Union européenne à Chypre aujourd'hui est symbolique à plus d'un titre. D'abord, c'est une occasion de réaffirmer notre solidarité avec Chypre.

Et je veux rappeler ici la nécessité de respecter la souveraineté chypriote et dire combien la France est préoccupée des événements qui ont lieu de manière récurrente au large de Chypre, et vous dire ici à nouveau, M. le Président, non seulement notre solidarité, mais notre soutien. C'est un sujet, d'ailleurs, que j'ai eu l'occasion d'évoquer à plusieurs reprises avec le président Erdogan.

Ensuite, organiser ce sommet à Chypre est l'occasion de rappeler notre soutien aux négociations inter-chypriotes, vers une réunification de l'île. Je connais l'engagement du président Anastasiadis dans ce dossier, qui est un enjeu majeur pour l'Union européenne et pour la stabilité dans la région. Je crois aussi que ce format que nous représentons, dit MED 7, est un format politique pertinent.

D'abord parce que nous avons une communauté d'approche en matière stratégique étant tous membres de cette Europe du sud de la Méditerranée et de l'Atlantique. En matière de sécurité, en matière d'énergie, en matière de migration, en matière d'une plus grande intégration de l'Union européenne et tout particulièrement de la zone euro, nos convergences de vue, notre vision stratégique sont là et, je crois, sont importantes aussi et la coordination que ces réunions permettent d'avoir avec la déclaration de Nicosie aujourd'hui, dont vous avez rappelé les éléments principaux, M. le Président, en témoigne.

Je ne veux pas revenir sur ce que vous avez à l'instant rappelé, mais je voudrais simplement souligner deux, trois sujets. Le premier, en matière de migrations. Chypre est confrontée au 1er chef, comme l'ensemble des pays de la Méditerranée, à l'enjeu des migrations.

En 2018, la Méditerranée occidentale est devenue la 1re voie d'entrée dans l'Union européenne pour les migrants. Mais la pression demeure importante pour l'ensemble de la Méditerranée. Nous avons ce soir eu l'occasion d'évoquer en détail ce sujet pour à la fois défendre une vision intégrée, coordonnée de l'Europe, celle d'ailleurs que nous avions réussi à faire converger au mois de juin dernier dans le cadre du Conseil européen.

Mais ce que nous défendons également, c'est une vision pragmatique, opérationnelle, d'une telle solidarité. Et je veux redire ici également un grand merci à Joseph Muscat pour la mobilisation exceptionnelle de Malte aux côtés de quelques autres, dont nous sommes, pour avoir, durant ces derniers mois, toujours cherché à trouver des solutions efficaces, humaines et européennes aux opérations de secours en Méditerranée. Plus que jamais, nous en avons besoin et c'est notre intérêt à tous.

A cet égard, au moment où nous parlons, un navire, le Sea-Watch 3, se trouve à proximité de la Sicile avec 47 migrants à bord et nous l'avons dit et nous l'avons évoqué également avec le Premier ministre italien, je pense que cette solidarité dont nous parlons doit être appliquée de manière concrète, pleine et entière. Et je souhaite que nous puissions appliquer les 3 principes que la France a constamment soutenus et défendus. Le 1er, c'est le respect du droit humanitaire et du droit international maritime, le débarquement dans le port sûr le plus proche et le plus rapide, ici en Italie.

Le deuxième, c'est un partage de la prise en charge. La France l'a toujours fait dans un cadre européen. Nous y sommes prêts et je souhaite m'y engager très clairement ce soir, pour ce qui concerne ce navire.

Et je veux que ce soit très clair pour tous nos amis italiens. Le 3e, c'est le rappel des principes du droit. Nous devons lutter contre les trafics, toutes les formes de trafic, et faire en sorte que les ONG aussi respectent les règles dans le cadre des opérations qui sont à conduire.

Tout cela peut et doit devenir un mécanisme permanent et ce fut d'ailleurs l'objet de nos discussions ce soir. Notre réunion a également permis d'aborder les principaux sujets européens, notamment la lutte contre le réchauffement climatique, le renforcement de la zone euro, et sur ce point, je crois pouvoir dire qu'en effet, nous tenons à une zone euro plus intégrée, à véritablement la défense d'un budget de la zone euro, qui a fait l'objet de nos conclusions lors du dernier sommet de la zone euro, et nous souhaitons qu'il y ait véritablement concrétisation lors des prochaines perspectives financières, de la finalisation de l'union bancaire, mais aussi d'une plus grande convergence économique et sociale entre les pays membres de la zone euro. Nous aurons l'occasion, tout à l'heure, de revenir sur le Brexit et les conséquences du rejet de l'accord de retrait par la Chambre des Communes il y a 2 semaines, ce que nous regrettons.

Comme le Conseil européen de décembre l'a clairement indiqué, l'accord de retrait qui a été négocié entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est le meilleur accord possible et n'est pas renégociable. A la suite du vote qui a lieu en ce moment à la Chambre des Communes, à Londres, je souhaite que le gouvernement britannique puisse rapidement présenter à notre négociateur, Michel Barnier, les prochaines étapes qui permettront d'éviter une sortie sans accord que personne ne souhaite, mais à laquelle nous devons tous, malgré tout, nous préparer. Enfin, dans la perspective des élections européennes en mai prochain et du renouvellement des institutions européennes qui en découlera, nous échangerons, lors du dîner, sur les priorités stratégiques pour l'avenir de l'Europe.

Je sais que nous partageons un sentiment d'urgence et il a été parfaitement exprimé ce soir par je crois, à peu près nous tous et très bien rappelé par Antonio Costa, lors de notre échange, avec beaucoup de force. C'est notre volonté à tous de cette nécessité d'offrir une vision claire à nos citoyens pour réenchanter le rêve européen, et c'est ce que nous souhaitons faire, à quelques-uns ici. Nous avons aussi nos débats et les élections européennes seront l'occasion de les soumettre au vote des Européens.

Jamais une élection au Parlement européen n'aura été si importante pour l'Europe. Enfin, pour conclure, permettez-moi de dire un mot pour saluer l'action courageuse et déterminante d'Alexis Tsipras, ainsi que celle de Zoran Zaev, Premier ministre, tous 2...

Et Zoran Zaev, Premier ministre de ce qu'on pourra appeler bientôt la Macédoine du Nord, pour régler un désaccord vieux de près de 30 ans, avec l'adoption de l'accord de Prespes. C'est un exemple magnifique pour l'Europe et un message d'espoir pour nous tous, de la capacité du dialogue et de la volonté des hommes à résoudre les conflits. Et ceci doit nourrir beaucoup d'espoir pour notre Europe.

Partout où il y a ce qu'on pense être des interdits, partout où l'habitude nous a conduits à ne plus oser nous attaquer pour l'intérêt de nos peuples, à ces tabous, pour faire avancer et donner une place au courage, conduit à des résultats. C'est dans cet esprit que je souhaite que nous puissions continuer à avancer, que je vous remercie, mes chers collègues, pour l'échange de ce soir, et que je vous remercie, cher président, cher Nikos, pour votre formidable accueil. -N.

Anastasiadis: Merci beaucoup, Emmanuel. (Propos traduits de l'anglais) Giuseppe, tu as la parole. -G.

Conte : Je voudrais adresser un grand merci au président Anastasiadis Nikos pour la chaleureuse bienvenue qu'il nous a réservée. C'est la 1re fois, d'ailleurs, que je viens à Chypre, et ça fait 29 ans qu'un chef du gouvernement italien n'est pas venu en visite à Chypre. Malheureusement, les engagements du gouvernement me poussent à rentrer et je ne peux pas m'arrêter plus à Chypre.

Mais j'ai partagé une réunion au sommet cet après-midi, pendant laquelle nous avons pu parler très franchement entre nous. Et au centre de nos réflexions, il y a eu la position sur...

Une opposition, plutôt, sur les migrations. Positions, qui, bien sûr, sont un défi. Il s'agit d'un défi crucial pour l'Europe, je l'ai dit à plusieurs reprises, l'Europe risque d'imploser, parce que, trop longtemps, elle traîne, elle traîne sur des problèmes et elle ne trouve pas de solutions partagées, des solutions qui sont en ligne avec les valeurs que nous donc voulons et que nous préconisons.

Alors nous parlons de solidarité, responsabilité partagée. Et récemment, cela a été affirmé dans les conclusions de juin dernier du Conseil européen. Et j'estime que ces conclusions constituent un virage, un tournant car, pour la 1re fois, face à des situations d'urgence, eh bien, on voit, que c'est un problème difficile à résoudre, bien sûr, mais nous avons affirmé les principes d'une responsabilité partagée.

Nous avons affirmé leur critère qui dit que qui débarque dans un pays qui est donc sur la Méditerranée débarque en Europe. Mais il est aussi vrai que nous avons des difficultés depuis lors à traduire ces principes et cet engagement par des faits concrets. C'est une incapacité que nous déplorerons tous.

J'ai sollicité moi-même mes homologues, mes collègues homologues à chercher, nous qui sommes du sud de l'Europe, n'est-ce pas, qui pouvons exprimer une sensibilité commune, eh bien, je les ai invités à trouver des instruments, les forcés à oser pour arriver à une convergence sur des faits concrets, sur l'élaboration d'un mécanisme partagé, car l'article 80 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne rappelle le principe de solidarité, le principe de l'expression équitable des responsabilités. Alors il faut que nous essayions de traduire ces principes en actions concrètes, sinon, ce sont des pures déclarations. Et on ne doit pas s'étonner que nos citoyens, alors, aient ce désamour face aux institutions européennes.

Alors, vous savez, actuellement en Italie, on est en train de vivre la énième crise, le énième état d'urgence de la Sea-Watch 3. C'est un cas qui évidemment, avec tous les flux de l'actualité, dénonce l'incapacité de gérer avec des mécanismes partagés ce phénomène. Mais je saisis cette occasion pour manifester mes remerciements vis-à-vis des pays amis qui ont offert leur disponibilité en ces heures pour avoir une redistribution.

Bon. Les migrations confirment encore une fois que nous ne réussissons pas à synchroniser, nous unir face aux défis cruciaux et à poursuivre nos intérêts prioritaires. Le phénomène est complexe, bien sûr, il concerne également, bien sûr, notre manière de considérer le continent africain, d'où partent ces courants migratoires.

Il faut raisonner entre nous, il faut penser à envisager un nouveau modèle de collaboration qui puisse se baser sur des critères paritaires, partagés, et nous avons investi beaucoup plus en Afrique. Je ne cesserai jamais de dire : "Il faut investir en Afrique." Et l'Europe n'investit pas assez, et cela ne permet pas de déplacer l'accent sur une politique de collaboration vigoureuse.

Je voyage énormément en Afrique. Récemment, j'ai été au Niger, au Tchad, j'ai visité les pays de la Corne d'Afrique, j'ai été en Libye, en Algérie, en Tunisie, prochainement, j'irai au Maroc. Voilà, je suis en train de chercher, d'essayer de contribuer personnellement, aussi, à partager, à offrir à l'Europe une nouvelle sensibilité pour chercher, comment dire, à affronter les problèmes des politiques migratoires dès les racines.

Et chercher à trouver une solution pour essayer de résoudre les problèmes qui sont à la racine des phénomènes migratoires. La réunion de ce jour a le mérite d'offrir également des réflexions sur la réalité européenne. Nous avons également la gouvernance européenne, le Brexit, la question énergétique.

Et je saisis cette occasion qui m'est donné pour rappeler l'excellente collaboration que nous avons eue avec Chypre dans le domaine énergétique justement, et plus en général dans le domaine économique et politique. Nous avons adopté une déclaration qui, donc, comme à l'instar des 4 sommets précédents, justement entend avoir cette union entre les pays du Sud, mais ça concerne toute l'Union européenne. Je conclus cette intervention.

Ne nous arrêtons pas aux mots. Nous avons une grande responsabilité historique face à nos citoyens, nous avons le devoir d'entreprendre, d'accomplir des initiatives décisives, concrètes, pour que revienne l'enthousiasme parmi nos citoyens. L'Italie est un pays fondateur de l'Union européenne, donc elle sent toute sa responsabilité historique qui lui incombe d'offrir sa contribution pour que cette Union européenne puisse avoir un futur meilleur, et puisse vaincre, gagner, tous les défis qu'elle aura devant elle.

Merci. -N. Anastasiadis : Merci, Giuseppe.

Cher Alexis, tu as la parole. (Propos en grec) -A.Tsipras : J'aimerais remercier le président de la République de Chypre, Nikos Anastasiadis, et mon ami Nikos Anastasiadis de son hospitalité.

J'aimerais remercier Emmanuel et tous les autres collègues qui ont parlé, bien, ayant utilisé des mots très, très polis pour l'Union européenne, pas seulement pour le problème de la Macédoine, mais aussi pour la solution d'un différend très, très, important. Mais je pense ce qui est important aujourd'hui, la nouvelle la plus importante, c'est que nous nous retrouvons ici presque après un an tous les sept. Et je dirais que c'est encore plus important que les Sud-Européens se soient rencontrés du côté le plus au Sud.

Et nous sommes là, nous sommes ici. Même s'il y a des différences politiques, mais quand même, nous sommes là pour défendre les valeurs principales, les valeurs fondamentales de l'Union européenne, et aussi, respecter le principe de l'intégration européenne et aussi respecter le droit international pour pouvoir aussi avoir un rôle dans les développements régionaux. Les pays de l'Europe du Sud, sans aucun doute, ont vécu les mois derniers d'une façon, je dirais, bien particulière, les crises vécues par l'Union européenne.

Pas seulement la crise économique, mais aussi la crise migratoire et la crise des réfugiés. Par conséquent, nous avons une raison de plus, et par le biais de l'expérience acquise, de lutter tous ensemble, de déployer tous les efforts nécessaires tous ensemble pour faire face aux déséquilibres au sein de l'Union européenne dans le cadre d'une convergence sociale, et aussi une cohésion sociale parmi tous les pays européens. Mais nous avons aussi une raison de plus pour que la crise de migration soit partagée et pas que ceci se passe d'une façon assez isolée, disons, pour que chacun fasse face à un problème tout seul.

Et surtout pour des problèmes qui ne sont pas des problèmes pour un seul pays, mais des problèmes qui nous préoccupent tous. Et je crois fortement aussi que les pays du Sud, pendant cette période où nous avons cette logique d'isolement, une période où racisme, xénophobie, deviennent un discours important, on peut, nous, donner un message de collaboration et un message aussi, celui qu'il y a des solutions européennes pour tout problème auquel nous faisons face. Et j'aimerais parler un peu plus de la crise migratoire.

Et même lors de nos délibérations, ça a pris plus de temps. On a souligné que l'Europe doit avoir un système d'asile commun se basant sur la responsabilité, le partage des responsabilités. Mais on ne peut pas parler de solidarité sans que ceci soit exprimé d'une façon pratique, à savoir sans la création d'un mécanisme pour la redistribution de demandeurs d'asile parmi les pays membres.

Et ceci, oui, pour nous, c'est une priorité, à savoir la réforme du traité de Dublin. Et aussi pour me référer à d'autres questions, à savoir l'avenir européen et les réformes qui sont nécessaires à l'Union européenne et pour les questions financières aussi, nous nous sommes mis d'accord qu'il faut ensemble, tous ensemble, lutter pour la perspective d'un budget de l'Union européenne pour la réalisation de l'union bancaire et aussi pour lutter contre les déséquilibres, les inégalités et aussi pour créer un fonds pour lutter contre le chômage. Nous avons aussi débattu de développements régionaux.

Comment ne pas en discuter puisque nous sommes ici, à Chypre ? Et aussi pour la Turquie, c'est-à-dire que les dialogues et les contacts de l'Union européenne avec la Turquie sont très importants aussi. Economie, énergie et migration, et aussi pour le développement au Moyen-Orient.

Moi, j'aurai l'occasion la semaine prochaine de me retrouver à Constantinople et j'ai une rencontre avec le président Erdogan. Et je vais lui transmettre aussi le climat de cette rencontre, de cette conférence, car moi, je crois, que les sept ici, les relations de chacun d'entre nous et la relation de chaque pays avec la Turquie, il faut que ces relations soient basées sur le droit international et sur le respect mutuel. Alors, il faut qu'il y ait du respect de la part de la Turquie au droit international aussi, puis à la Méditerranée de l'Est aussi.

Et dans ce cadre, bien sûr, il va sentir que nous tous, nous appuyons une solution au problème chypriote et qui est viable, en se basant sur l'acquis communautaire et sur les résolutions de l'Organisation des Nations unies, et ceci veut dire que cette solution ne peut pas avoir des interventions par deux pays tiers, ou par deux garants, ou par des troupes d'occupation. Et d'autre part, moi, j'aimerais souligner que toute solution devrait être, et on essaye de faire de notre mieux pour que cette solution soit pour l'intérêt des Chypriotes grecs, Chypriotes turcs aussi, et que tout bénéfice de l'exploitation des ressources naturelles de Chypre, qui est le droit souverain de la République de Chypre, doit être un bénéfice de... qui doit être divisé à voix équitables entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs.

Et bien sûr, nous avons parlé de questions énergétiques. Nous allons continuer à en débattre pendant le dîner. Mais moi, j'aimerais dire que la question énergétique et les transferts des ressources énergétiques vers l'Europe, à savoir par East Med, moi, je crois que ce projet est un projet qui doit nous trouver tous en collaborant pour la matérialisation de ces projets et aussi pour sauvegarder les transferts sécurisés de la Méditerranée de l'Est vers l'Union européenne, et bien sûr par les voies que nous allons pouvoir utiliser.

Et avec ce passé...

Permettez-moi une fois de plus de remercier le président Anastasiadis, mon ami Nikos, de son hospitalité et de réitérer que le message que nous donnons maintenant, c'est un message qui doit suivre un schéma commun pour les réalisations européennes et les efforts couronnés de succès et qu'on avait nous avec la Macédoine. Oui, c'est un message, celui qu'il y a des solutions européennes par le biais du dialogue et de la compréhension commune. Et nous croyons vraiment à une Europe qui peut donner des solutions plutôt que d'être entrouverte.

Et nous croyons aussi à une Europe qui serait plus démocratique, plus efficace et plus sociale. Et bien sûr une Europe qui, au-delà de résoudre ces problèmes, l'Europe va jouer aussi un rôle important sur la scène internationale comme pilier de paix et de stabilité. Et je veux réitérer que notre effort et l'effort de nous sept, surtout ici à Chypre, démontrent que nous serions tous prêts à lutter pour la stabilité et la paix dans cette région qui manque de stabilité.

Avec ces pensées, j'aimerais une fois de plus remercier le président Nikos. -N. Anastasiadis : Merci, Alexis.

Antonio. Vous avez la parole. (Propos en portugais) -A.Costa: Avant tout, je voudrai remercier le président de la République de Chypre, Nikos Anastasiadis, pour son excellente hospitalité qui nous a été réservée.

Et je voudrais remercier mon collègue Muscat pour son invitation à accueillir le prochain sommet à Malte. Je voudrais dire que nous avons discuté ici de 2 thèmes fondamentaux : la question de la réforme de l'Union européenne et la migration. La migration est devenu un problème pour nous tous en Europe.

Et on a cette nécessité d'avoir une réponse intégrée, car nous devons éviter que la migration devienne quelque chose qui nous sépare, qui divise les pays européens, que cette migration devienne une déception pour les citoyens européens. Je suis très heureux de voir que nous partageons une vision commune. Et nous avons défini nos priorités, la 1re étant d'avoir un dialogue, d'établir un dialogue avec les pays d'origine pour les aider d'un point de vue économique de sorte que les personnes soient en mesure de se trouver dans une meilleure situation.

Nous croyons dans les principes de la solidarité, de la responsabilité car rappelons-nous d'une chose : tout bateau qui arrive en Italie n'est pas un problème seulement pour l'Italie, c'est un problème pour tout un chacun en Europe. Il y a cette sollicitude pour de la solidarité. Voilà comment il faut considérer la migration.

C'est un problème structurel, il faut vivre, il faut faire avec à l'avenir. Et c'est important que tous les Européens le comprennent. Et c'est ainsi que nous avons la nécessité d'aider les pays africains.

Alors, la présidence portugaise en 2021 tiendra compte de cela, et tiendra compte de la nécessité de plus de coopération entre l'Union européenne et l'Afrique. Il y a la possibilité pour avoir un mécanisme permanent de solidarité qui traite les états d'urgence. Lorsqu'une situation se présente, une situation de ce genre se présente, il faut que la solution soit claire, bien définie, de sorte à ce que tous les pays de l'Union européenne participent à ces approches, bien sûr, selon leur capacité, leur nécessité, leur besoin.

Il est important d'utiliser une toute autre créativité pour arriver à une bonne définition, à une bonne formulation de cette aide de la part de chaque membre de l'Union européenne. Deuxièmement, beaucoup de pays du Sud de la Méditerranée ont souffert de la crise économique, comme nous le savons, et aujourd'hui, l'Union européenne croît et se développe. Elle crée de nouvelles politiques de travail.

Et ce projet de reprise va continuer, mais il y a des cycles économiques. Et nous devons nous rappeler que, peut-être, il y aura un cycle négatif. Dans une approche future, nous devons absolument penser aux réformes en Europe.

L'Europe est mieux préparée aujourd'hui par rapport à ce qu'elle l'était en 1980. Mais au mois de juin, nous aurons, nous devrons plutôt discuter des projets concrets concernant l'eurozone et le budget qui permettra de traiter les urgences. Et nous avons besoin d'un nouveau mécanisme de stabilité dans l'eurozone.

Comme une protection pour toute l'Europe, c'est un mandat qui a été nommé à l'Eurogroupe au cours du mois de décembre dernier. C'est quelque chose sur laquelle nous devons travailler tous ensemble. Nous devons contribuer à travailler sur cela et si nous aidons l'eurozone, ce sera une bonne contribution à toute l'Union européenne.

Et ainsi, nous serons en mesure de remplir notre mission dans le monde. Il y aura plus de solidarité, plus de développement, plus de croissance. Et ainsi, nous pourrons aller de l'avant avec les objectifs du millénaire qui ont été définis par les Nations unies.

Il est important...

Il est important, disais-je, de respecter les décisions prises par le Conseil de sécurité des Nations unies qui se réfère à la nécessité pour une unification de Chypre. Et certainement, nous espérons que cela s'avérera dans un proche avenir. Et laissez-moi dire aux collègues et à Anastasiadis que, finalement, que ce problème chypriote puisse être résolu. -N.

Anastasiadis : Merci beaucoup, très cher Antonio. Maintenant, je voudrais passer la parole à mon très cher ami, Premier ministre de Malte, Joseph Muscat. -J.

Muscat : Merci beaucoup, Nikos. Bon, je serai très rapide car les autres collègues ont dit ce qui devait être dit, et j'apprécie vraiment ces réunions parce que c'est vraiment de nature stratégique. On ne débat pas seulement de ce qu'on a fait et de ce qu'on fera dans le prochain Conseil.

On essaye d'adopter une prospective à plus long terme, et je crois que c'est là l'utilité que nous avons en tant que groupe. C'est-à-dire qu'on n'essaye pas seulement de considérer aujourd'hui et demain, mais on veut considérer ce qui va se passer et où on doit aller pendant les années prochaines. Aujourd'hui, nous avons eu des discussions qui se sont passées dans ce contexte et pour, donc, les réformes de l'eurozone.

Donc pour les réformes de l'eurozone, puis on a parlé de la migration. Je crois que malgré les différentes positions et les différences claires qui existent, qui peuvent exister entre nous de temps à autre, il y a une compréhension commune, il faut qu'il y ait une approche unifiée. Et je suis convaincu pour ma part...

Bon. Rapidement. Nous tous, nous avons vécu cette expérience, que lorsque on pousse la situation, on a trouvé qu'il y a de la solidarité entre nous et on se protège.

Et lorsqu'il y a une situation d'urgence, aucun Etat n'est laissé seul. Mais honnêtement, pour se faire, il faut dire que nous devons tous suivre des règles. Bien sûr, lorsque je dis tout le monde, j'entends les Etats membres, les ONG.

Cela veut dire tout le monde. Et voilà, c'est ça que nous devons faire. Et j'attends avec impatience la prochaine réunion que nous allons accueillir à Malte, et là, j'espère que nous aurons une possibilité de nous engager sur la manière, sur le programme de travail de la nouvelle commission et pour voir comment nous pourrons affronter ces défis.

Merci encore une fois, Nikos, pour cette chaleureuse hospitalité. -N. Anastasiadis : Je voudrais maintenant passer la parole au ministre des Affaires étrangères d'Espagne. -J.

Borrell : Merci, président. Je suis venu au nom du président, du gouvernement espagnol, Premier ministre Sanchez, qui ne pouvait pas participer ici parce qu'il était en visite officielle au Mexique étant donné les crises actuelles au Venezuela, il a rendu cette visite importante au Mexique. Je voudrais vous remercier de m'avoir donné l'occasion de participer à cette rencontre.

C'était une rencontre très, très intéressante par rapport aux aspects cruciaux de la construction européenne. Et nous avons une position commune comme vous l'avez vu. Union monétaire, tous les pays sont en accord.

Et c'est urgent. Et c'est urgent de conclure aussi la réforme institutionnelle de l'euro. Il faut alors finir avec ceci avant la prochaine crise qui peut entrevoir les mêmes impacts sociaux.

Nous sommes tous d'accord qu'il faut que l'eurozone ait un budget cohérent consistant qui peut jouer le rôle stabilisant dans chaque économie, et en couvrant l'emploi, qui est compatible avec le système national et pour finir à construire cette banque, union bancaire. Et derrière cette union, il faut qu'il y ait cette garantie. Et un autre problème énorme pour l'Union européenne, ce sont les migrants.

Nous, nous avons déjà présenté notre approche intégrée. Il faut renforcer la coopération avec les pays de transit, et avec le Maroc surtout. Il faut alors que l'Afrique devienne, les développements de l'Afrique deviennent une priorité pour l'Union européenne.

Et ceci est nécessaire, absolument nécessaire, pour approcher d'une façon équilibrée le système d'asile et aussi pour préserver le système Schengen. Et il est absolument nécessaire de participer au développement de l'Afrique parce qu'il y a un manque de démocratie entre les 2 côtés de la Méditerranée. Et il faut aussi partager les défis migratoires, chose qui est d'une importance primordiale pour l'Espagne.

Et il faut lutter contre la migration illégale. Merci. -N.

Anastasiadis : Je vous remercie, chers amis, mesdames et messieurs, nous sommes arrivés à la fin de la déclaration de presse.