Richard Ferrand : "La retraite à points n'est pas enterrée pour les nouveaux entrants"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de la prise de parole de Zelensky devant les députés ?
- 1:57RelanceRéponse partielle
Faut-il aller vers un embargo total sur le gaz et le pétrole russe ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Est-ce un bon compromis que TotalEnergies arrête d'acheter du pétrole russe ?
- 5:17RelanceRéponse directe
Que répondez-vous à la critique sur la gestion de la sécurité des détenus après la mort d'Yvan Colonna ?
- 6:03RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez aux accusations de céder à la violence en parlant d'autonomie pour la Corse ?
- 6:52RelanceRéponse directe
Vous assumez de renoncer à la réforme à points pour une réforme paramétrique à 65 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« D'abord, dès les premiers jours de l'agression russe, j'étais allé à la rencontre de l'ambassadeur d'Ukraine. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Nous ne sommes pas prêts parce que ce n'est pas possible. »
- 2:35Invité politiqueFait
« Les Américains disent « vous devriez faire ça », sauf qu'eux sont autonomes en matière énergétique, et par ailleurs vendeurs de leur énergie. »
- 3:31Invité politiqueFait
« À condition qu'il y ait une substitution. Or, vous savez très bien qu'il n'y a pas de réponse de substitution si on décidait ça demain ou après-demain. »
- 7:51Invité politiqueFait
« Ce système juste et ambitieux à point, nous n'avons pas réussi à le conduire à son terme. »
- 8:15Invité politiquePromesse
« La réforme à point, la retraite à point est toujours sur la table ? Absolument. Elle n'est absolument pas enterrée. »
- 8:34Invité politiqueChiffre
« Ce sera 4 trimestres par an pendant 9 ans. »
- 8:53Invité politiqueFait
« Les métiers qui sont particulièrement usants, les carrières longues, obéiront, elles, à l'âge légal, à 62 ans. »
- 9:29Invité politiqueChiffre
« À la fin du quinquennat, il y aura 1 million de Français de 75 ans en plus. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Non. Sur le premier point, c'est bien pourquoi je vous ai dit qu'il ne s'agissait pas de simplement viser l'équilibre des retraites. »
- 11:10Invité politiqueFait
« On constate que, contrairement au postulat qui est l'ami sur la table, c'est que l'allongement du temps de travail, en vérité, contribue à la diminution du chômage des seniors. »
- 14:06Invité politiqueFait
« Lorsqu'a été créé le RMI par Michel Rocard, c'était le revenu minimum d'insertion. »
- 14:18Invité politiqueFait
« Lorsqu'ensuite, M. Hirsch, qui était haut-commissaire sous M. Sarkozy, a créé le RSA, au fond, on a dispensé les départements de porter des politiques d'insertion. »
Temps de parole
- Invité politique65 %
- Invité16 %
- Présentateur15 %
- Auditeur3 %
≈ 5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-9.
Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le grand entretien le président de l'Assemblée Nationale, également président du comité de campagne d'Emmanuel Macron. Question, réaction, 01-45-24-7000 et sur l'application mobile de France Inter. Richard Ferrand, bonjour. Bonjour. Bonjour. Et bienvenue. Événement aujourd'hui à 15h. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky prendra en effet la parole devant les députés et les sénateurs, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises, par exemple devant le Congrès américain, le Parlement européen, le Bundestag ou la Knesset. Richard Ferrand, question simple, qu'attendez-vous de ce moment ?
D'abord, dès les premiers jours de l'agression russe, j'étais allé à la rencontre de l'ambassadeur d'Ukraine, qui lui-même était venu à l'Assemblée Nationale assister à nos débats. Je lui avais dit notre disponibilité pour informer, pour être à l'écoute de ce qui se passe dans son pays, et que si le président d'Ukraine voulait s'exprimer, il serait le bienvenu. Et puis donc récemment, il m'a fait savoir que ce pouvait être organisé, et donc c'est aujourd'hui que cela se déroule bien.
Ce que nous voulons, d'une part, c'est d'abord donner la parole au président Zelensky, ce sera pour lui l'occasion de s'adresser aux Français et aux représentants du peuple français au Parlement, qu'il à la fois nous dise comment est-ce qu'il organise les choses pour résister, où en sont les discussions qui sont menées par certains de ses ministres avec les Russes, et ensuite qu'il nous dise aussi où est né le niveau d'aide qu'il reçoit, enfin que son peuple reçoit, et qu'il provienne de la France ou de l'Europe. Il parlera librement.
Oui, vous savez ce que dit Zelensky à chaque fois, il vous dit vos applaudissements me font plaisir, mais ce n'est pas ça que je veux, je veux des actes. Lundi, il appelait l'Union Européenne à cesser tout commerce avec la Russie, notamment le commerce des ressources énergétiques. Donc, question simple là aussi, faut-il aller, ça va être au programme du G7 et du sommet de l'OTAN, faut-il aller vers un embargo total sur le gaz et le pétrole russe, où nous ne sommes pas prêts tout simplement à prendre une telle décision ?
Nous ne sommes pas prêts parce que ce n'est pas possible. Les sanctions, elles servent à quoi ? Les sanctions servent à infléchir le pouvoir politique russe. Vous avez l'impression qu'il est inflché ? Elles ne servent pas à punir les Françaises ou les Français, ou les autres Européens. Donc, d'un côté, évidemment, les Américains disent « vous devriez faire ça », sauf qu'eux sont autonomes en matière énergétique, et par ailleurs vendeurs de leur énergie.
Donc, le sujet, c'est de peser sur la décision politique russe, et je suis certain que les sanctions qui ont été prises commencent maintenant, et on va voir à la fin du mois d'ailleurs, quelle va être la situation de la banque russe, pour notamment faire face à ses obligations de fin de mois, si je puis dire. Donc, les sanctions vont peser, vont porter leur feu. Mais le but, ce n'est pas de punir les Français.
Il n'y a pas besoin de sanctions d'aller plus loin, c'est ce que vous dites.
Non, mais il faut, au fur et à mesure de la situation, chaque fois que l'on peut sanctionner, durcir la position pour infléchir le pouvoir russe, il faut le faire. Mais il ne s'agit pas d'assécher soudainement l'Europe, la France, l'industrie, tout ce qui fait que nous vivons.
Plusieurs pays européens sont favorables, et même des pays qui sont très dépendants du gaz russe, comme la Pologne ou les Etats-Baltes, ils sont favorables à un embargo.
À condition qu'il y ait une substitution. Or, vous savez très bien qu'il n'y a pas de réponse de substitution, si on décidait ça demain ou après-demain. Alors, cela étant, et l'Union Européenne l'a fixé à Versailles, que l'on aille de manière progressive vers une diminution de nos approvisionnements, au point que cela affaiblisse la Russie, oui. Mais il ne serait pas honnête de dire, eh bien demain matin, on décide cela.
Acculé depuis plusieurs semaines, le groupe pétrolier français Total Energy a annoncé hier soir qu'il n'achèterait plus de pétrole russe d'ici à la fin de l'année, tout en restant en Russie, ça ne concerne pas le gaz. Est-ce selon vous, Richard Ferrand, un bon compromis, ou aurait-il fallu aller encore plus loin, comme l'ont fait Shell et BP par exemple ?
Ce que je crois, une fois encore, c'est que, je crois que le président de Total s'est exprimé en ce sens, c'est de ne pas continuer à construire ou continuer à mener les projets qui étaient prévus à investir en Russie. C'est une chose. Ensuite, là encore, il faut regarder l'intérêt à la fois des pays européens voisins, les intérêts des Françaises et des Français, et ajuster là aussi le comportement. Il me semble, à ce stade, et je ne le revendique pas d'expertise dans la matière, que la position aux prises est équilibrée.
Avant de passer au programme d'Emmanuel Macron, et beaucoup, beaucoup de questions sur l'application France Inter et aux standards, sur la retraite à 65 ans, sur ce que vous voulez faire pour les enseignants, sur le RSA, une question sur la Corse, si vous le voulez bien. Yvan Colonna, assassin du préfet Rignac, est décédé des suites de son agression par un co-détenu islamiste radicalisé. Sa mort est la preuve qu'il y a eu défaillance dans la gestion de la sécurité des détenus, dit Emmanuel Bompard, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Que répondez-vous à cela, et craignez-vous une reprise des violences en Corse ?
Écoutez, vous savez, nous avons déjà eu l'occasion de dire que tout assassinat qui est commis dans une prison, il faut que la lumière soit faite. C'est pourquoi, d'ailleurs, il y a une enquête judiciaire qui est ouverte. Il y a également une inspection qui est menée par les services de l'administration pénitentiaire. Et l'Assemblée nationale conduit un certain nombre d'auditions pour que la lumière soit faite. Donc, nous verrons bien quelles sont les conclusions à tirer de cela.
Par ailleurs, Valais Pécresse, Marine Le Pen ou encore Dominique de Villepin vous accusent de céder à la violence en parlant d'autonomie à la Corse aujourd'hui, en pleine campagne électorale et après 12 jours des meutes sur l'île. Mauvais moment, clientélisme cynique d'Emmanuel Macron, voilà ce qu'ils disent. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Je leur dis que, d'une part, le dialogue est engagé de longue date sur ce sujet, que le Président de la République n'a pas attendu il y a 15 jours pour parler d'autonomie. J'ajoute que le Président Simeone a été réélu massivement et donc porte cette discussion-là. Mais, comme ça a été dit à l'occasion de la visite du ministre de l'Intérieur, tout ça reste à construire. Et ce qui me paraît important, c'est que le dialogue soit engagé. Le dialogue, c'est le seul antidote à la violence. Mais ensuite, il faut déjà que l'intégralité des compétences qui sont dévolues à la collectivité de Corse soit pleinement utilisée par les élus de Corse.
Venons-en donc au chapitre des propositions d'Emmanuel Macron dans cette campagne présidentielle. Il a annoncé qu'en cas de second quinquennat, il repousserait l'âge de départ à la retraite à 65 ans. Il y a deux ans, aux Parisiens, vous défendiez, Richard Ferrand, la réforme à point voulue alors par le gouvernement et abandonnée depuis. Et vous aviez des mots durs contre l'opposition. Je vous cite, « La seule proposition des Républicains consiste à faire ce qu'ils ont l'habitude de faire, c'est-à-dire repousser l'âge légal, le faire passer de 62 à 65 ans. Je crois autrement plus juste et autrement plus ambitieuse la proposition que porte le gouvernement. » Fin de citation.
Vous assumez donc aujourd'hui de renoncer à une réforme plus juste et plus ambitieuse au profit d'une réforme portée, proposée par la droite que vous critiquiez il y a deux ans ?
D'abord, je ne renonce à rien. Je vais vous dire pourquoi. Parce que, avant d'aborder cette question de l'âge légal, sur laquelle je vais venir, bien sûr... Il y a quand même un petit mirage sur l'aile, là. Attendez, il faut tirer quand même les leçons de l'histoire. Ce système juste et ambitieux à point, nous n'avons pas réussi à le conduire à son terme. Donc nous avons échoué, il faut en tirer des conclusions. En revanche, ce système-là, il faudra continuer à le mettre sur la table en faisant en sorte qu'à une date à définir, les nouveaux entrants sur le marché du travail rentrent dans ce système à l'effet plus juste et plus ambitieux. C'est un point. Donc il ne s'agit pas de renoncer.
Au contraire, il faut le bâtir.
Donc la réforme à point, la retraite à point est toujours sur la table ?
Absolument. Elle n'est absolument pas enterrée. Mais pour les nouveaux entrants, ça veut dire pour ceux qui rentreront à une date donnée sur le marché du travail.
Pour les autres, ce sera 65.
Alors je vais y venir. D'abord, vous allez un peu vite en besogne. Ce sera... Si vous êtes réélu. Ce sera, d'abord, si le président de la République est élu et si la majorité est réélue. Ce sera 4 trimestres par an pendant 9 ans. Ça signifie donc que c'est pas au lendemain de l'élection que l'âge légal de la retraite va passer à 65 ans. Ce sera au bout de 9 ans. Ça mérite quand même d'être dit. Deuxième aspect, c'est que, évidemment, les métiers qui sont particulièrement usants, les carrières longues, obéiront, elles, à l'âge légal, à 62 ans. Et enfin, ce qu'il faut rappeler, c'est que les travailleurs handicapés conserveront, évidemment, l'âge de départ à la retraite à 65 ans.
Mais il faut aller plus au fond. Pourquoi faire cela ? Ce n'est pas une réponse à une règle comptable. Il faut équilibrer un régime, donc on fait ça. Non. Nous voulons conserver, renforcer, enrichir par des droits nouveaux notre modèle social. Quand, par exemple, on dit qu'on va financer l'adaptation des logements pour les personnes âgées qui souhaitent rester à domicile, que l'on réponde aux enjeux de la dépendance. À la fin du quinquennat, il y aura 1 million de Français de 75 ans en plus. Donc, il y avait trois manières d'enrichir notre modèle social et de le financer. Par la dégradation des prestations, nous ne le voulons pas. Par les hausses d'impôts, nous ne le voulons pas.
Et donc, le choix que nous faisons, et ce n'est pas un dogme, c'est de dire qu'il nous faudra travailler plus longtemps. Et ça, vous auriez pu, M. Demorand, citer d'autres interviews auxquelles j'ai répondu où j'indiquais que nous devions tous travailler plus pour produire plus de richesses pour financer notre modèle social.
Vous critiquiez, à l'époque, il y a deux ans, hier, c'est-à-dire que vous critiquiez cette réforme paramétrique de passer à 65 ans que vous qualifiez d'une réforme de droite. L'économiste Éric Ayer le disait à ce micro, ici, le financement des retraites n'est pas en péril. Il n'y a pas de problème pour les comptes publics. La branche retraite a terminé l'année avec un déficit de 2,6 milliards au lieu de près de 6 milliards anticipés. Donc, c'est mieux que prévu. Et dans le privé, le régime des cadres et des salariés est excédentaire. Le vrai problème, selon lui, c'est le taux de chômage des seniors. On est très faible en France depuis des années et des années.
Repousser l'âge de départ, vous dit-il, c'est créer mécaniquement des seniors chômeurs en plus. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? C'est une critique de fond. Il n'y a pas de problème sur les comptes publics, il n'y a pas d'urgence à la faire. Et surtout, vous allez encore augmenter le chômage des seniors.
Non. Sur le premier point, c'est bien pourquoi je vous ai dit qu'il ne s'agissait pas de simplement viser l'équilibre des retraites. Il s'agissait de financer notre modèle social et de créer des droits. nouveaux. Et donc, c'est ainsi par le travail que nous souhaitons financer la solidarité. Et donc, en effet, cela dépasse la seule question des retraites. Je vous l'avais dit, vous me le confirmez. C'est donc une bonne nouvelle. Ensuite, qu'est-ce que l'on constate ? On constate que, contrairement au postulat qui est l'ami sur la table, c'est que l'allongement du temps de travail, en vérité, contribue à la diminution du chômage des seniors. Troisième sujet.
Il nous faut évidemment, on a su faire un jeune une solution, il va évidemment devoir travailler sur l'emploi des anciens.
Un vieux, une solution ?
Un vieux, une solution ? Non, je ne sais pas, je vous pose la question. Mais surtout, moi, ce à quoi je pense, et j'en ai la connaissance dans mon département, dans le Finistère, à des travailleurs qui sont, notamment dans l'agroalimentaire, confrontés à la dureté des tâches. C'est qu'il faut réinterroger les carrières autour de l'âge de 40 ans ou 45 ans, pour faire en sorte qu'on n'attende pas qu'un certain nombre de personnes à 55 ans ou un peu plus soient brisées, cassées par leur travail, et ensuite exclues de l'emploi. Donc, ça signifie que derrière cette dynamique, ce n'est pas une histoire d'âge légal qui tombe comme un couperie, je vous l'expliquais.
C'est que ça doit induire une mécanique sur la santé au travail, sur la réinterrogation des carrières pour les métiers les plus durs, pour faire en sorte que les gens puissent continuer à travailler dans des conditions conflables.
Richard Ferrand, un sondage élab sur les propositions du candidat Macron, montre que 69% des Français sont plutôt opposés, ou très opposés à la réforme des retraites avec le recul de l'âge de départ à 65 ans. En cas de deuxième quinquennat, craignez-vous un automne noir sur le plan social, avec le retour des grèves et des blocages ?
Non, moi je crois au dialogue, je crois à la compréhension partagée des enjeux qui sont les nôtres. Et je crois qu'aujourd'hui, on l'a bien vu, il nous faut renforcer l'hôpital, il faut créer des doigts nouveaux en matière de mode de garde pour les enfants, il nous faut aider les personnes âgées à rester à leur domicile, il faut améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, tout cela, ça se finance, ça doit se financer par le travail. Et bien il y aura évidemment des débats, il y aura des concertations, mais surtout ce qui m'intéresserait, c'est de savoir quelles sont les propositions qui sont faites par d'autres, où lorsque l'on dit... Elles sont assez claires là.
On peut finalement... Non mais attendez, où on dit, on va mettre la retraite à 60 ans, mais on ne dit pas comment on finance notre modèle social, comment on prend en charge les personnes âgées dépendantes. Vous comprenez ? Et il faut tout de même, me semble-t-il, un certain courage, et c'est celui d'Emmanuel Macron, parce qu'on dit qu'il n'y a pas de débat, il n'y a pas de débat, de mettre sur la table précisément ses intentions. Voyez-vous ?
Toujours dans les propositions du candidat Macron, le conditionnement du RSA a une activité effective qui permet l'insertion. En somme, pour toucher le RSA, il faudra travailler ou faire des formations 15 à 20 heures par semaine. Christophe Castaner a expliqué que vous proposez cette réforme parce que, dit-il, l'allocation seule, sans contrepartie, c'est la réponse des lâches. Vous pouvez nous expliquer cette phrase ?
Écoutez, je ne suis pas exégèse...
De Christophe Castaner !
Christophe Castaner ! Moi, je vais vous dire, l'insertion, je connais. Vice-président du Conseil départemental du Finistère, je m'en suis occupé de l'insertion par activité économique. Alors, si vous me donnez une minute, je vais vous en expliquer. Bien sûr. Lorsqu'a été créé le RMI par Michel Rocard, c'était le revenu minimum d'insertion. Lorsqu'ensuite, M. Hirsch, qui était haut-commissaire sous M. Sarkozy, a créé le RSA, au fond, on a dispensé les départements de porter des politiques d'insertion. On dit les chantiers d'insertion, la remise en route des personnes. Moyennant quoi, cela ne s'est fait plus fait.
Et aujourd'hui, vous avez des personnes qui, lorsqu'elles sont longtemps au RSA, n'arrivent plus à sortir de cette situation. Parce qu'il y a un effet de désocialisation, de difficulté à retourner vers l'emploi, et même de la solitude et de la douleur. Donc, l'idée, contrairement à l'introduction que vous avez faite, il ne s'agit pas de dire, c'est l'allocation qui est en revenu de subsistance contre un travail. Non.
Ce que l'on souhaite, c'est tendre la main à ces personnes qui sont éloignées de l'emploi, ou dont l'emploi s'est éloignée d'eux, pour faire avec eux, à un point, voir quel accompagnement ils ont besoin sur le plan social, de quoi ont-ils besoin pour retrouver une formation, bref, pour revenir dans la société.
Richard Ferrand, vous entendez...
Et donc, l'insertion, c'est ça.
Vous entendez depuis...
Et Pécresse, à l'inverse, elle dit, c'est allocation contre travail. Nous nous disons, c'est remise en parcours d'insertion, par la formation, par l'activité, pour ces personnes qui sont exclues, finalement, de la société.
Ce n'est pas du tout la même chose. Monsieur le Président, vous savez, vous avez entendu, les principales organisations qui s'occupent des plus défavorisées sont vent debout contre cette déclaration d'Emmanuel Macron. Emmanuel Demers de la Fondation Abbé Pierre dit « Non, cette proposition n'est pas du tout dans la continuité du RMI et du RSA. Si Lionel Stolleru, ou Michel Rocard, ou Martin Hirsch n'ont jamais imposé 20 heures d'activité obligatoire sous peine de perdre ces misérables 565 euros, ce n'était pas un oubli de leur part. »
Mais il n'est pas question d'activité obligatoire. Comment voudriez-vous, Mme Salamé, qu'une maman isolée, avec deux enfants, dont elle a la charge à la maison, puisse soudain devoir faire 15 heures d'activité ? Ça n'existe pas. C'est ce qu'Emmanuel Macron a dit.
Quand il parle de 15 à 20 heures par semaine, c'est quoi ?
D'activité. Ça veut dire de remise du pied à l'étrier, d'aller vers des formations, de faire des bilans de compétences, de faire un bilan social. Faire un bilan social pour voir quels sont les freins que vivent ces personnes. Lorsque vous habitez à la campagne, que vous n'avez ni voiture ni permis, ou en tout cas le permis et pas la voiture, ou l'inverse. Lorsque vous avez un problème de mobilité, lorsque vous avez un problème de logement, lorsque vous avez un problème de garde d'enfants, tout ça doit être évalué, pris en compte, interrogé. Et il faut faire le point avec la situation de chacun pour aider à lever ses freins.
Je considère en effet qu'il faut faire en sorte qu'aucun individu ne soit laissé au bord du chemin et que par conséquent la situation de chacun soit examinée. Et je vais vous dire quelque chose, il y a heureusement encore quelques départements qui s'engagent dans l'insertion, même s'ils n'en ont plus l'obligation.
Une question sur l'école avant d'aller au standard où les auditeurs sont nombreux. La proposition d'augmenter les profs qui accepteraient de nouvelles missions a fait bondir les syndicats d'enseignants. Richard Ferrand qui dénonce un prof bashing qui insinuerait que les enseignants sont des fainéants. Qu'est-ce que vous leur répondez et quelles seront surtout les nouvelles missions
qui leur seront demandées aux profs ? D'abord, il faut être clair. Et c'est un enfant de pauvre qui doit tout à l'école de la République qui vous le dit. Personne ne met en cause ni les professeurs ni l'institution qui est consubstantielle à la République qui est l'école. Donc arrêtons, arrêtons une bonne fois de prendre prétexte de je ne sais quoi pour caricaturer ce qui est mis sur la table. Ce qui est mis sur la table c'est quoi ?
C'est de dire qu'il faut dans chaque académie à l'échelle des territoires qu'on réinterroge les organisations que l'on regarde où est-ce que l'on peut faire de l'innovation pédagogique que l'on regarde comment on peut adapter telle ou telle forme d'enseignement que l'on puisse permettre des expérimentations. Et à côté de cela, oui, on dit lorsque des professeurs seront volontaires pour remplacer des collègues absents lorsque l'on va vouloir généraliser ce qu'on appelle le programme devoir fait c'est-à-dire le soutien scolaire à ceux qui sont le plus en difficulté et bien alors oui, évidemment les professeurs qui, de manière volontaire prendront ces nouvelles missions seront rémunérés plus.
Mais pardonnez-moi, mais si vous allez dans les lycées dits REP, etc. il y a déjà ce type de missions qui sont proposées à des professeurs et qui, évidemment, sont mieux rémunérées. Et donc l'idée, c'est évidemment de généraliser cette offre pour le bien de nos enfants et puis aussi, aujourd'hui j'ai entendu M. Legrand tout à l'heure dans sa chronique il disait des choses justes mais partielles c'est pourquoi je viens les compléter.
Mais il faut l'expliquer parce qu'en fait Emmanuel Macron a dit ça en une phrase
Et donc là encore, c'est pas une réforme qui est prête qui va sortir du cartable on dit voilà les gars c'est comme ça pas du tout cela va commencer par une vaste concertation à l'échelle de chaque académie parce que les enjeux ne sont pas identiques selon qu'on est en Aveyron dans le Finistère ou en Seine-Saint-Denis bien, chacun peut comprendre ça donc il va falloir mettre tout cela au travail et pourquoi ?
parce qu'aujourd'hui ce qui est frappant ce qui est frappant c'est qu'à l'école il y a des parents d'élèves inquiets des élèves stressés et des profs plutôt pas très heureux et bien ça ça ne peut pas continuer parce que on devrait avoir comment vais-je dire à la fois l'apprentissage heureux joyeux et bien on voit bien ces réalités à l'école moi je vais souvent voir ce qui se passe dans les écoles ça aurait été utile une campagne et bien qu'est-ce que je suis en train de faire avec vous monsieur vous avez des détails c'est très bien mais qu'est-ce que je fais dans les réunions publiques je n'ai pas vu Julien Denormandie cette année vous voyez bien nous avons expliqué tout cela nous faisons campagne pardon
vous faites campagne ce sera une campagne express non mais on vous remercie de venir l'expliquer mais vous comprenez bien vous avez 3-4 réformes qui sont annoncées en une phrase par le président candidat à savoir notamment pas de RSA si pas d'activité la réforme à 65 ans et les profs pas d'augmentation des profs si pas de nouvelle mission il le dit comme ça et ensuite vous reprochez aux profs par exemple d'avoir mal d'avoir mal d'avoir non mais ce que je veux vous dire c'est vous dites on caricature il a dit cette phrase là on essaie de comprendre c'est tout et ils essaient de comprendre et ils sont déjà échaudés par la réforme du BAC par la sortie du démat du tronc commun
c'est que c'est qu'en effet et ça pardon mais on ne maîtrise pas cet agenda là et d'ailleurs c'est pour ça que le président de la république a longtemps réfléchi à quelle date il se déclarait candidat parce qu'il souhaitait pouvoir disposer de quelques jours pour expliciter les choses et bien l'actualité ces obligations françaises européennes internationales et la guerre en Ukraine qui ne sont quand même pas qui ne possèdent pas du libre choix de son agenda fait que ce travail d'explicitation n'est pas mené à son terme il nous reste 20 jours de campagne il nous reste 20 jours de campagne pour clarifier tout ce qui doit l'être et Jean Placide
au standard d'inter veut participer à la campagne bonjour et bienvenue
alors bonjour je m'adresse au président Richard Ferrand et je lui dis après avoir lu les lois Macron je suis devenu un macroniste inguérissable ce qui m'a conduit à voter pour le candidat de 2017 au motif que je me disais qu'une fois au pouvoir il ferait la synthèse entre ce qui est de bon à gauche et ce qui est de bon à droite comment se fait-il qu'à la fin du mandat beaucoup de français pensent que l'action du président de la République et son gouvernement a surtout porté à droite alors monsieur le président que comptez-vous faire pour attraper ce pire
merci Jean Placide pour cette question à laquelle j'ajoute celle de Berg sur l'application d'inter Richard Ferrand vous sentez-vous encore de gauche comment pouvez-vous souscrire à l'accentuation néolibérale du programme d'Emmanuel Macron vous avez la parole bien je vais d'abord
commencer à répondre à monsieur Placide monsieur Jean Placide c'est son prénom Jean Placide Jean-Placide d'accord Jean-Tiré Placide très bien monsieur Jean Placide je vais donc vous répondre j'ai souvenir que l'on disait sous le précédent quinquennat que la principale d'injustice c'était le chômage nous avons par les choix politiques que nous avons fait permis la création d'un million cent mille emplois net cela signifie que beaucoup de françaises et de français ont pu retrouver le chemin du travail de l'émancipation de la liberté et vivre de leur revenu donc il me semble que c'est une réponse qui est importante nous avons de la même manière combattu combattu la précarité en instaurant ce bonus malus qui était une des propositions de la gauche qui n'avait jamais été mise en place nous avons nous aussi mis en sorte nous avons également fait en sorte que l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes devienne dans la loi une réalité avec vous le savez l'appréciation de la chambre entreprise de la situation bref je considère que vous avez en 2017 si j'ai bien compris voté pour Emmanuel Macron je crois qu'il y a dans son bilan comme dans son programme autant de raisons de continuer à le faire
un mot sur la commission d'enquête du Sénat sur le recours par l'état au cabinet de conseil privé commission d'enquête qui a dénoncé dans son rapport un phénomène tentaculaire il s'agit je le rappelle d'études sur l'école le covid la réforme des APL ou des retraites le tout est commandé par des ministères aux frais du contribuable le Sénat estime après 900 millions d'euros pour la seule année 2021 l'ensemble de ses prestations 380 millions en 2018 est-ce que vous reconnaissez Richard Ferrand qu'il y a eu un abus dans le recours à ses cabinets pendant le quinquennat Macron qui n'en a jamais eu autant ou au fond est-ce que vous assumez c'est aussi ça la start-up nation c'est aussi ça disrupter l'état par le biais d'autres savoirs d'autres compétences venues du privé quelle est votre position
d'abord je n'ai pas ni d'abus à reconnaître ou à approuver la question qui se pose est de savoir si le recours à ses prestataires était à la fois bien fondé si cela a servi à quelque chose et si ça a été rémunéré au juste prix bien le Sénat a fait un travail évidemment qu'on va se pencher là-dessus mais il n'y a pas de dogme à avoir sur il ne faut pas recourir à des compétences extérieures ou pas est-ce qu'il y en a eu trop je peux imaginer que Radio France a parfois recours à des consultants extérieurs je peux l'imaginer
est-ce qu'il y en a eu trop
comme d'autres groupes
est-ce qu'il y en a eu trop
mais je n'en sais rien Madame Salamé ce que je vous dis c'est qu'il faut examiner ce qui a motivé le recours à tel prestataire sur chaque sujet voir si la réponse qui a été donnée a correspondu à la commande et si le prix payé a été le juste prix
et si le prestataire paye ses impôts en France et si le prestataire comme Bruno Le Maire
a l'occasion de le rappeler n'a pas payé pendant 10 ans et bien devra payer ses impôts comme le ministre le maire l'a rappelé fermement
dernière question est-ce que vous êtes favorable au soir du second tour à une dissolution pour que les législatives arrivent plus tôt qu'en pense le président de l'Assemblée Nationale
d'un petit mot
d'un petit mot
d'un petit mot vous savez c'est une prérogative du président de la République la seule question aujourd'hui on a un calendrier il n'y a pas de raison qu'on ne le tienne pas y aura-t-il les circonstances particulières ou autres qui justifieraient cette décision du président de la République à l'heure où je vous parle non il y a un calendrier la vocation à être tenue sauf circonstances particulières
merci monsieur le président de l'Assemblée Nationale merci Richard Ferrand d'avoir été à notre micro ce matin 8h48
france inter france inter france inter france inter
france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter france inter inter france inter inter