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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 16 juillet 2026 38 min

Incendies: Emmanuel Macron auprès des secours engagés en forêt de Fontainebleau

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:11
Invité

On a déjà un peu de public sur cette partie de la forêt. On est à côté du Golfe, au rond-vieux arabe, ce qui fait qu'on a des évacuations à faire d'une façon assez massive. Et la topographie, donc ici, on a un terrain extrêmement accidenté, et une évacuation plutôt méditerranéenne et maritime. Donc le feu a gagné très très vite, on a procédé une évacuation à l'attaque du feu. Et après mon objectif, c'était que le feu ne dépasse pas finalement ses deux départements mentales et veut le garder dans cette enveloppe.

Le fait de la végétation et de la réserve de l'équipe intégrale, c'est que celui-là, on a du travail de façon plus intense en première, et qu'on pique mal à lutter sur les réactivations qui sont à l'intérieur de l'équipe. Et on a à garder l'objectif initial de le garder à l'intérieur de ces deux départements mentales. Et aujourd'hui, les adématiques peut-être en temps de passer sont très objectifs encore sur les réactivations de l'équipe. On a des clics ici sur les 600 hectares qui sont là, c'est de maintenir dans le reprêtre. De toute façon, il est pressé. Et sur le même principe, de faire des noyages, des sanctions, des retardants, mais c'est bon.

Vous avez expliqué toutes les parties-là qui étaient sur le front, je ne sais pas. Je ne sais pas. C'est évidemment que la Regarde des Militaires de la Sécurité Civil a participé à ce feu, jusqu'à 170 sapeurs sauveteurs sur le site. On a déployé sous tricons près à Lille, qui n'étaient que positionnés au sud de la France, qui se sont engagés sur ces feux proches de Fontainebleau. Concrètement, sur toutes les visières et à l'intérieur de Fion, l'action que nous avons menée concernée de la valorisation de terrain, soit avec le bulldozer, avec qui nous sommes aussi en partenariat avec l'armée de terre, mais également avec le produit retardant.

Plusieurs dizaines de kilomètres de valorisation de terrain, et après, bien sûr, au profit des secours locaux, des actions de très prendre lisière pour venir noyer, ce travail très fastidieux de retourner la tourbe, d'aller creuser pour éteindre, de la protection du point sensible.

2:25
Présentateur

Là, vous allez mettre combien de temps ? Vous l'avez fixé maintenant, je pense qu'on peut le dire. Vous pensez que vous allez mettre combien de temps à totalement... 3 semaines. Avec la tourbe, en fait.

2:36
Invité

Ah oui, c'est ça. 3 semaines de noyage, de travail...

2:40
Présentateur

On est totalement sûr. Mais la phase aiguë, si je puis dire...

2:44
Invité

La phase aiguë sur ce secteur-là, elle est passée. Sur l'autre secteur, j'espère qu'elle sera terminée aujourd'hui. La vraie difficulté... Alors, les pompiers noient toutes les bordures d'Assis. En revanche, il y a eu des dégâts pas trop sur la structure, mais davantage sur les glissières. Donc, il faut les changer pour des raisons de sécurité. C'est bon.

3:08
Présentateur

C'est un travail qui est fait actuellement.

3:09
Invité

C'est le concessionnaire. C'est le concessionnaire. Ça va plaisir, mais c'est le concessionnaire.

3:12
Présentateur

Alors, l'intérêt, c'est quand même de rouvrir, oui. Au plus vite. On espère demain soir, mais c'est pas... On a excellent la garantie.

3:19
Invité

Monsieur le Président. On avait prévu un petit mot de la part de l'ONF.

3:22
Présentateur

Oui, bien sûr. Enjeux particuliers de cette forêt-là.

3:26
Invité

Très bien. Je vous présente quelques mots pour vous présenter cette forêt, surtout l'après. Donc, cette forêt, vous savez, elle fait 22 000 hectares. Vous voyez, elle est très diverse en essence. Elle est à peu près moitié point-maritier, mais puis moitié feuille. Duchesne a également dû être. Cette forêt, c'est un modèle de multipositionnalité, à la fois elle promouvoir, mais c'est aussi un très, très gros enjeu d'accueil du public, plus qu'un nombre de visiteurs, plus qu'un nombre de parents, et une biodiversité absolument remarquable.

Cette forêt, elle est aimée et elle est appréciée de par sa diversité de paysages et également de milieu, des gorges, des vallées, des landes ouvertes, des bosquets. Donc, c'est vraiment... À peu près 2 000 hectares, un peu plus de 2 000 hectares qui sont volés, dont quatre réserves de diversité qui ont été impactées. Et sur ces deux surfaces-là qui sont volées, c'est pratiquement deux des sites qui accueillent le plus de tubes qui sont impactés. Donc là, tout de suite, une fois que l'incendie, donc là, mes équipes qui sont là-bas sont mobilisées auprès des pontiers pour accompagner sa partie du COS pour guider.

Donc, on a fait tout ce qu'on pouvait et on s'est mis vraiment à disposition à des équipes pour être le plus efficace possible. Mais la question qui va se causer dès que le feu sera éteint, et j'ai compris que ce n'est pas encore tout de suite, mais dès que le feu sera éteint, ça sera les sulfurisations. Il faut aller parcourir les parcelles, il faut voir quels sont les arbres dangereux, et notamment aux abords de la forêt pour pouvoir les couper et que ça ne soit pas dangereux pour les roues. La deuxième étape, ça sera ensuite de sécuriser l'intérieur du massif. Le massif est fermé aujourd'hui, mais il va pouvoir le sécuriser petit à petit.

Et puis ensuite, on va passer sur une période qui va être d'observation. Observation pour vérifier que les facteurs de risque sont bien éliminés, mais aussi de voir comment réagit la végétation et comment les arbres qui vont rester peuvent reprendre ou pas. Et puis dans un temps plus lointain, il faudra penser à reconstruire cette forêt. Nous allons nous appuyer déjà sur... Nous avons la grande chance d'avoir une forêt qui est forêt d'exception, et donc nous avons une comitologie qui nous permet de travailler sur la forêt avec tous les élus du territoire et avec toutes les associations. Ça va être une grande force pour cette forêt pour décider ensemble ce que nous allons faire.

Bien évidemment, il faudra reconstituer la forêt au sens des arbres, regarder comment elles se régénèrent.

5:55
Présentateur

Pendant deux à trois ans, il peut y avoir... Enfin, j'ai vu ça sur le grand feu du Var, là. C'est ça.

6:01
Invité

En fait, il faut regarder comment réagit la végétation et ensuite venir l'aider. Voilà, il faudra venir l'aider. Je pense qu'il faudra venir l'aider par petits bouquets. Il va falloir choisir les essences avec précaution et venir accompagner la nature. Mais sur cette forêt qui est particulière, je vous l'ai dit, 15 millions de visiteurs, nous avons un sujet forestier bien évidemment, mais nous allons avoir un sujet accueil du public. Bien sûr. Nous étions en train de rénover le parcours des 25 volts que tout le monde connaît. Il a disparu. Il faut tout refaire. Il y a des parcours des sentiers, des parcours de santé, etc.

qui sont très appréciés des Bélifontains, mais beaucoup plus largement. On vient pratiquement du monde entier pour la forêt de Fontainebleau. Donc, nous aurons tout ce travail. Et puis, je vous ai parlé de la biodiversité. Il y a un travail énorme de génie écologique à mettre en place. Des mares, des landes ouvertes. Tout ça, il va falloir le reconstituer. Voilà, donc c'est un travail pour toute l'équipe de l'ONF qui a le cœur brisé aujourd'hui. Un métier mobilisé pour reconstituer cette forêt. Il y en a pour plusieurs années, mais voilà. On est là, on nous mobilise et on va reconstituer cette forêt.

Ce qui donne un peu le tournis à tout le monde, c'est que jusqu'à présent, les feux qu'on connaissait ici, c'était 4, 5, 6 hectares. Là, on est sur 2000. Quand le travail de régénération devait se faire, c'est 4, 5, 6 hectares. Il y a une habitude du feu ici. Mais là, on est hors-nord. Et le travail des reconstructions de l'Italement devient XXL. C'est ça qui peut donner le tournis à tout le monde. Oui, malgré la culture du feu, on met en place depuis 10 ans des moyens de justice pour les roues, pour l'entretien, pour les points d'eau. On a vraiment une culture, on fait plein de choses. Mais là, on n'est pas dans le sud, on est au nord. Et malgré tout, la forêt brûle.

7:40
Présentateur

Dites-vous que malgré tout, je me permets, pour avoir vécu d'autres situations, on parlait tout à l'heure de la Gironde et de la Tourbe, où il y avait aussi un statut de la forêt qui était très différent et un entretien qui n'était pas le même, je peux vous dire que vous n'auriez pas fait tout le boulot que vous avez fait. Je ne fais pas un sous le contrôle des professionnels, mais je pense que la jonction entre les deux feux, elle était faite en 48 heures. Bien sûr. Et donc ça, il n'y a pas de doute que tout ce que vous avez fait, c'est ce qui a permis d'éviter le pire dans une situation qui est en fait extraordinaire. Ce que rappelait le directeur général le montre.

On n'a jamais connu ça depuis plus de huit décennies. Mais donc tout le boulot que vous avez fait, c'est ce qui permet d'avoir cette carte et de les cantonner. Je sais bien que c'est difficile.

8:20
Invité

... On est tout près de la réserve de votre fer. On est tout près de l'évaluation du ICM. On est tout près de l'endroit où le G7 Environnement est venu il y a deux mois. Voilà. Donc le symbole est ici. Monsieur le Président, grâce aux missions de police de l'Office National des Forêts, on participe également à l'application des arrêtés d'interdiction du public en forêt. Oui. On réalise également en partenariat d'interservices avec l'OFB des patrouilles intraforestiers et on contrôle toutes les personnes qui pourraient être suspectes et donc à l'origine d'un feu potentiellement criminel. Voilà. Ils vont faire monter toutes les informations aux autorités locales.

Vous savez, on a beaucoup, beaucoup de bénévoles qui sont venus spontanément se présenter à l'ONF. Sophie est en train tous les matins d'organiser des binômes avec un ONF, un bénévole, pour marrouter sur toute la forêt, pour quadriller et pour donner de l'information en disant qu'il ne faut pas aller en forêt. Et puis aussi, on a eu tellement peur des gens qui mènent le feu, voilà, on a voulu être très présents. Donc c'est Sophie qui a coordonné tout ça et on ne peut que remercier Sophie et surtout tous les bénévoles qui sont tous les matins à l'agence. Je suis partie ce matin. Il y avait plusieurs cinquantaines de personnes à l'agence ce matin. Et c'est la chance de forêt d'exception. Oui.

C'est le travail collaboratif qu'on fait déjà au quotidien et ce travail citoyen qu'on a depuis plusieurs années qui a permis de mobiliser énormément de monde immédiatement et tout le monde se sent concerné. Et personne ne veut rester inactif, donc on n'a pas voulu les laisser sur le côté et dire on a besoin de vous, mais pas sur le feu, mais par contre, pour s'assurer qu'il n'y en ait pas d'autres à côté. Et pour nous, c'était important que tout le monde se sent concerné. Il y a une vigilance qui continue. Exactement. J'aimerais rajouter qu'on a aussi, par la mission de l'Intérieur général de José Confier, des patrouilles d'intervention qui sont aussi mobilisées sur un ensemble de massifs.

Je peux nous faire une question, s'il vous plaît. D'accord. Oui, allez. Merci beaucoup.

12:22
Présentateur

Merci à la Croix-Rouge. Merci à tout le boulot fait. Merci à la Croix-Rouge. Merci à tout le boulot fait. Merci encore. Vous m'avez parlé, mais je ne vous ai pas serré la main. Je vous ai serré la main. Merci beaucoup. Merci à toute l'équipe pour le boulot déjà fait.

13:00
Locuteur non identifié

C'est tout ce qu'il y a à faire.

13:50
Présentateur

Tout va bien ?

13:51
Locuteur non identifié

Ce n'est pas ce que vous avez vu, vous ?

19:02
Présentateur

Dis-moi.

19:03
Invité

Non, mais on en reparlera après. D'accord. Plus tard, ce n'est pas nous. Non, non. Une collaboration avec le SDIS, avec les services de Bruno, avec Sébastien, avec le colonel extraordinaire. On s'appelle le préfet. Je ne vous parle même pas du préfet. Mais... Samuel, il n'a plus de trop par jour. C'est... On est vraiment dans... Hier, on avait des problèmes sur un vitaminaux hélicoptère. Donc, on a mis des baines agricoles bâchées. Donc, on a tous les hélicos qui viennent au plus près. Plutôt que d'aller à Fontainebleau, ils gagnent quoi ? 10 minutes chaque fois. 10 minutes. Voilà. Et là, il y en a un qui est là. Il y a le deuxième qui arrive et il va se recharger sur l'autre point.

Et donc, on a vécu un méta. Plutôt permanent permanent. On a vécu un méta qui remplissera là-dessus. Il vous a tracé le houhou, là. Il vous a tracé le houhou, là. Il vous a tracé le houhou, là. Il vous a tracé le houhou, là.

20:01
Présentateur

Il vous a tracé le houhou, là. Il vous a tracé le houhou, là.

20:03
Locuteur non identifié

Il vous a tracé le houhou, là.

20:08
Présentateur

Et d'ailleurs, vous êtes invité, bien sûr, au restaurant administratif. Le mouleau qui est fait. Je veux dire quelques mots pour remercier tout le monde. Merci. Mais je tenais à venir vous voir pour encourager et parler avec vous un peu d'avenir. Et je remercie l'ensemble des élus qui sont à mes côtés. Évidemment, notre préfet, le directeur général qui est avec nous également. Et je voulais vous remercier tous. Évidemment, ici, vous avez vécu un 14 juillet un peu particulier. Il a commencé quelques jours plus tôt. Et c'est aussi pour ça que je tenais à être à vos côtés pour vous dire le soutien de la nation.

Ce qui s'est passé ces derniers jours, ici, en forêt de Fontainebleau, est évidemment exceptionnel. On n'avait jamais vu un tel feu. Et bien, nous, nous n'avons jamais été confrontés à autant d'épisodes de pression, de feu, un peu partout sur le territoire. Le directeur général le rappelait. Et je le remercie auprès du ministre de l'Intérieur de sa mobilisation, ainsi que celle de l'ensemble des personnels. Jamais on avait connu ça depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Donc, on est face à une pression qui est inédite. Alors, face à ça, vous avez tenu, et c'est mes premiers mots, c'est vraiment vous remercier, vous dire ma gratitude. Vous avez tenu en vous projetant tout de suite.

Et je veux vraiment avoir un remerciement, évidemment, pour l'ensemble des pompiers, des sapeurs-pompiers, évidemment, du SDIS de Seine-et-Marne. Je veux remercier l'ensemble des collègues qui sont venus de la France entière. Donc là, on a la Haute-Savoie, mais on a eu des centaines de sapeurs-pompiers qui sont venus de toute la France. Et merci beaucoup de vous être mobilisés pour venir en soutien aux copains. Et je remercie aussi les sapeurs-pompiers militaires qui sont venus, qu'il s'agisse des Formisc ou des sapeurs-pompiers de Paris. C'était aussi un élément essentiel. On a projeté ici environ 1 000 sapeurs-pompiers au cœur de la crise. Donc ça a été une mobilisation inédite.

Et à côté de ça, des moyens aussi de notre sécurité civile et de notre gestion de crise inédite en Ile-de-France. On a eu 4 DASH et 2 Canadair qui ont été projetés ici, plus nos hélicoptères. Et ça, on ne l'avait jamais fait, en particulier les DASH et les Canadair. On ne l'avait jamais fait dans l'histoire en région Ile-de-France. Et donc je veux vraiment vous remercier tous qui, voilà, dans le pic de la crise, vous êtes mobilisés de France entière. Remercier aussi les partenaires privés qui sont venus et qui se sont mobilisés à vos côtés. Tout ça s'est fait avec aussi le soutien de nos gendarmes et de nos policiers.

Et je veux les en remercier parce qu'ils ont sécurisé les périmètres dans des conditions très difficiles. Parce qu'ils ont facilité le travail, évidemment, de nos sapeurs-pompiers durant toute cette période. Parce qu'ils ont contribué à protéger, à évacuer ce qui était déterminé. Et que tout de suite, ils ont aussi mené les investigations. Et donc je veux vraiment remercier nos gendarmes, nos policiers pour leur mobilisation, comme à chaque fois en temps réel, pour protéger, pour intervenir et puis pour mener aussi les investigations. Et je remercie Madame la Procureure qui est avec nous et l'ensemble de nos magistrats parce que le travail a déjà commencé.

Et je veux que le message soit clair pour tout le monde. On a déjà, évidemment, je m'arrêterai là, des gens qui ont été appréhendés. Mais rien ne sera lâché. Non, mais je veux que le message soit clair ici comme partout en France. Il n'y aura aucune tolérance et nous serons intraitables. Parce que ce sont des vies qui sont mises en danger. Parce que c'est évidemment notre territoire national qui est attaqué à chaque fois qu'un feu se déclenche. Donc merci à vous pour tout le travail fait.

Je veux évidemment remercier nos personnels de la Croix-Rouge, la Croix-Blanche, l'ensemble des services, des mairies, du département qui se sont mobilisés pour aussi aider jour et nuit avec tous les bénévoles qui ont été là pour venir en soutien, une fois encore.

Et puis remercier les personnels évidemment de l'ONF qui, je le sais, veillent tout au long de l'année sur notre forêt, qui continuent à sécuriser, à aider aux côtés de nos sapeurs-pompiers dans le cadre de leur mission, qui continuent de vérifier qu'il n'y ait pas le drame qui soit fait par ailleurs et qui, je le sais, hontent particulièrement mal aujourd'hui de ce qu'ils voient et de ce qu'ils vivent parce que c'est leur vie au quotidien. Et remercier avec eux aussi les personnels de l'OFB qui apportent dans leur mission un soutien important. Et puis évidemment, je veux remercier nos élus parce que tout ça, c'est tenu par un pacte formidable, mais comme à chaque fois, je le vois en crise.

Entre, évidemment, les services de l'État sous l'autorité de M. le préfet, pour qui j'ai un remerciement tout particulier, la sécurité civile mobilisée et l'ensemble de nos sapeurs-pompiers sous l'autorité du directeur général, général ici présent et de l'ensemble des équipes. Mais avec à chaque fois nos élus qui ont été là et M. le ministre, mesdames, messieurs les maires et présidents de collectivités, je veux vous remercier vraiment parce que je sais que ça vous a tous touchés aussi particulièrement parce que ce sont vos communes qui ont été impactées, vos vies, nos compatriotes.

Mais vous avez été mobilisés jour et nuit durant ces derniers jours pour pouvoir justement être en soutien, coordonner avec les personnels. Et évidemment, j'ai un mot tout particulier pour le département avec le SDIS qui était aux avant-postes de cet engagement et de tout cela. Et au fond, c'est l'équipe de France qui a résisté. Il y a près de 2000 hectares avec les deux feux qui ont été brûlés malheureusement. Ça fait 10% de cette forêt.

Mais je veux ici le dire avec force par votre mobilisation ici en Seine-et-Marne, dans la région Île-de-France, par le soutien civil et militaire et le soutien des bénévoles, par le soutien de la France entière, à date, et je suis toujours prudent parce qu'il faut l'être, on va continuer le travail, mais on ne déplore pas une victime. Et ça, c'est vraiment un exploit et c'est grâce à vous. Alors maintenant, on va continuer. Je veux aussi dire où on en est. D'abord, tout ce travail, on ne part pas de rien. Il y a eu un réinvestissement de la nation durant toutes ces dernières années sur la sécurité civile, la gestion de crise, parce qu'on n'a pas attendu ce feu.

Je dirais que parce que ces dernières années, malheureusement, on avait aussi connu des épisodes qui étaient très atypiques. On a connu des feux en Bretagne. On a connu des feux inédits en Gironde. On a connu des feux dans l'Est. Tout le pays peut être touché. Je pense que c'est important. Tout le pays peut être touché par ces feux. Et donc, on a beaucoup réinvesti ces dernières années. Je me félicite que le ministre de l'Intérieur, dès juillet 2017, juillet 2017, ait recommandé 6 DASH 8. Les DASH qu'on utilise là... En 2017, on n'avait pas commandé depuis 10 ans des DASH. 6 ont été commandés en 2017. Les premiers sont arrivés en 2019. Puis on a continué le réinvestissement capacitaire.

On va se doter de DASH. En 2017, on ne produisait plus de Canadair. Il n'y avait pas de polémique, à l'époque, pour savoir si c'était 2, 4 ou 6. Et on en produisait zéro. On a relancé, à ce moment-là, une production de Canadair française en mobilisant les autres Européens, en commandant, en mettant 6 pays européens ensemble pour pouvoir relancer la filière, la produire. Donc, on n'a pas attendu cette crise depuis 9 ans. On réarme, là aussi, notre sécurité civile, avec un engagement inédit de la nation. On n'a jamais fait autant. On a reconstitué des colonnes de feu. On s'est redonné des moyens. On a fait ce fameux pacte capacitaire en 2022 que vous pilotez, que vous voyez arriver.

On est à près de 60% à peu près du déploiement de ce pacte. Ce pacte, on l'aura fait l'année prochaine en totalité. C'est des colonnes de feu qu'on constitue, qu'on réarme et autres. Et donc, tout ça, c'est des moyens en plus. Et aussi, c'est ce qu'on a réinventé en termes de capacité de, si je puis dire, flexibilité, c'est-à-dire d'avoir des partenaires privés, de louer. Et donc, l'État loue du matériel quand on a des pics de crise. Les départements, et je veux les saluer, louent aussi du matériel à nos côtés. C'est très important. Et on a aussi nos partenaires privés qui sont mobilisés.

Je remercie nos partenaires qui sont là, Fire Rescue et Euro Disney, qui est là, fidèles aux départements et aux territoires, et qui a fait partie de ceux qui ont contribué, là, sur cette crise. Ce qui fait que là où, en 2022, je parle sur le contrôle DG, on devait être en aéronef à à peu près 20. On a continué à monter. Là, on mobilise 70 hélicos et avions. Ce qui veut dire qu'on n'a jamais eu, dans notre histoire, autant de moyens mobilisables. Jamais. Mais enfin, tout ça se fait par l'engagement des femmes et des hommes que vous êtes. Et ça, j'ai une immense reconnaissance. Et je veux remercier vraiment tous ceux qui vous aident au quotidien. J'ai eu un mot pour chacun ici.

Mais au-delà des forces constituées, si je puis dire, je veux aussi avoir un mot pour nos agriculteurs. On l'avait déjà vu, je me souviens très bien, dans l'Est de la France, quand on avait été touchés en plein été, nos agriculteurs étaient venus à porter l'eau. Ce qui a été fait, là, par les agriculteurs de la région et du département a été extraordinaire. Et je veux les en remercier, Samuel. Parce que c'est à vos côtés une mobilisation exceptionnelle pour aller vous mettre l'eau au plus proche, pour que j'ai vu les vidéos, les hélicos puissent venir les chercher, etc. Et ça, c'est la France.

C'est-à-dire, quand on est face à la crise, à la confrontation, il y a une mobilisation de tous, des moyens civils, des moyens militaires. On a 140 militaires mobilisés, nos hélicos, nos moyens, là aussi, logistiques. Et donc tout ça, c'est exceptionnel. Et donc je veux vraiment vous dire merci, vous dire aussi ma fierté, et vous dire à quel point cette unité, quand on est dans la crise, est notre force. Et je suis très admiratif de ce que vous avez fait ces derniers jours. Je sais que beaucoup d'entre vous n'ont pas dormi, se sont battus, là, depuis en particulier le 12 juillet, même s'il y avait déjà des feux pour ceux qui sont d'ici, qui avaient commencé avant.

Mais vous avez pleinement illustré ce qu'est cet esprit du 14 juillet, c'est-à-dire celui de la concorde nationale, du combat organique d'une nation qui, dans toutes ses composantes, décide d'agir ensemble pour sauver des vies, pour sauver le territoire et ne se demandent pas qui fait quoi, s'organisent, je dirais, comme de manière spontanée pour le faire, sous la coordination de notre préfet et de tous. Maintenant, quand je regarde les semaines à venir, d'abord ici, il faut continuer le travail. Ça va quand même, on n'est plus dans la phase aiguë, le feu est stabilisé, fixé.

On va faire le maximum pour pouvoir rouvrir les grands axes, rouvrir les commerces, là aussi, qui ont été fermés, je le dis pour l'activité dans les meilleurs délais, et je veux que chacun sache la mobilisation, évidemment, de l'État, des collectivités locales à cet égard, et agir pour que la vie puisse partout où on le peut reprendre ses droits. Il va y avoir, évidemment, plusieurs semaines de travail pour totalement éteindre ce feu à cause du, vous le connaissez mieux que moi, mais de ce terrain qui est complexe, de la tourbe, du fait qu'on peut avoir des feux qui réapparaissent et des conditions météorologiques par ailleurs.

Et donc, il faut avoir cette humilité aussi et cette patience, je le dis pour tous, parce qu'il y aura une mobilisation qui va se poursuivre. À côté de ça, en France entière, on va avoir un été, on le sait qu'il sera dur. Il sera dur parce qu'on a déjà battu tous les records et on est à mi-juillet, et la saison des feux est encore devant nous, normalement, quand je regarde les rythmes habituels. Et donc, on a tous besoin de rester unis, et je le dis pour, monsieur le directeur général, l'ensemble des personnels de la sécurité civile. Au moment où on prend la maîtrise du feu ici, on sait qu'on est en vigilance extrême dans le Var, en Corse aussi.

On a un sud-est qui est extrêmement sec, avec des températures très élevées, avec beaucoup de vent, et qui est du coup très vulnérable aux incendies. Et donc, on a redéployé des moyens, on en a remis vers Istres et au-delà pour être aux avant-postes. Et donc, je le sais, on sera aussi confrontés à d'autres événements et tout au long de l'été. Et donc, pour ce faire, je veux ici repasser les messages simples. La prévention. Nous sommes tous, nous, mais nos compatriotes, détenteurs de cette mission de prévention. Il faut appeler chacun à la vigilance. Chaque geste est important. Et donc, aucune négligence et une vigilance quand on voit des comportements inappropriés.

Et cette prévention est essentielle pour éviter que des feux prennent de l'ampleur. Ensuite, c'est l'alerte avancée. Et là, je veux saluer aussi tout le travail que fait Météo France à nos côtés, qu'on a complètement transformé ces dernières années. Les cartes sont disponibles. On voit sur Météo France. Chacun peut être en situation de vigilance et aux avant-postes. Mais on doit vraiment mettre, prépositionner nos moyens et dès qu'il y a de la préalerte, savoir nous déployer. Ensuite, tenir dans la durée. Et ça, ça va être tout notre travail pour régénérer les forces, nous permettre d'avancer et tenir. Et puis, être intraitable dans le traitement et dans le suivi judiciaire.

C'est-à-dire partout où il y a des négligences comme des comportements criminels, parce que je veux être clair, la négligence, c'est aussi une négligence qui conduit à des grands risques. Et donc, ça n'est pas rien. Et donc, que derrière, il y a un suivi comme il se doit. Donc, voilà ce que je voulais dire pour l'été qui vient. On va continuer, donc, de mobiliser et d'être vigilants. Et puis aussi, avec nos forces de police, de gendarmerie, nos magistrats, d'agir. Et puis, je voulais avoir un dernier mot pour notre forêt de Fontainebleau. Évidemment, là, les semaines à venir, c'est l'urgence. C'est maîtriser le feu. Ensuite, il faudra une certaine patience dans certains endroits.

On le sait, sous la houlette des professionnels. Mais c'est évidemment votre forêt. C'est notre forêt parce que c'est un trésor. C'est notre forêt parce que vous avez enclenché, c'est le ministre, je parle sous votre contrôle, mais un engagement collectif ici pour la classer à l'UNESCO. Il se trouve que j'en entends parler chez moi puisque vous avez engagé mon épouse dans cette aventure en lui demandant d'être marraine de cette candidature. Et donc, elle va venir vous voir aussi dans les prochains temps pour être à vos côtés sur cela. Et puis, c'est un trésor à la fois d'accueil du public, de biodiversité. Et cette forêt, on y tient.

Et donc, évidemment, tout ça va s'organiser dans le bon ordre. Mais dès maintenant, on va lancer la mobilisation pour replanter et rebâtir cette forêt. Et on va le faire dès maintenant en bon ordre en mobilisant avec la ville de Fontainebleau, de Fontainebleau, l'ONF et la Fondation du Patrimoine que je remercie et qui nous a aidés à beaucoup de collègues parce que c'est un patrimoine naturel. Et donc, la Fondation du Patrimoine, l'ONF et la ville de Fontainebleau vont lancer là, dans les prochaines heures, un guichet unique pour permettre de collecter la solidarité nationale.

Et je compte donc sur chacune et chacun pour pouvoir, dès maintenant, donner pour la forêt de Fontainebleau et nous permettre de faire le travail dans la durée, de replanter, de rebâtir et de continuer de nous améliorer aussi pour que cette forêt soit encore demain mieux protégée. Voilà ce que je voulais vous dire pour aussi vous donner quelques mots d'espoir et pour nous projeter collectivement sur notre avenir. Je veux évidemment, en finissant mon propos, avoir réitéré mes remerciements, avoir une pensée pour les près de 1 000 de nos compatriotes qui ont été déplacés, qui ont dû quitter leur domicile, dans, je le sais, beaucoup d'angoisse.

Mais tout ça, c'est bien fait grâce à vous collectivement. Et c'est une force qu'ils puissent tous retrouver leur domicile dans les meilleures conditions. Et en concluant mon propos, je voudrais ici rappeler à tous la mémoire du caporal Baptiste Gervaux-Valentin, jeune sapeur-pompier volontaire de 22 ans qui est tombé en Savoie, tout près de chez vous. Et je ne pouvais pas finir sans évoquer son nom, sa mémoire. L'hommage national lui a été rendu, voilà, il y a quelques jours. Mais ceci montre combien la mission n'est jamais une mission innocente. Et là, je suis là pour vous féliciter, pour dire que tout s'est bien passé. Vous avez gagné et vous allez gagner jusqu'au bout.

Mais que nul n'oublie que lorsqu'on s'en bat face au feu, le pire peut advenir. Et que vous êtes ces soldats du feu qui prenaient tous les risques. Et donc, c'est aussi en mémoire de lui que je vous félicite aujourd'hui. Voilà. Merci infiniment à tous et toutes de ce que vous avez fait ces derniers jours. C'est une immense fierté. Vous pouvez être fiers. Moi, je suis très fier de ce que vous avez fait pour cette forêt, pour nos compatriotes qui vivaient là, pour le pays. Et on continuera de se battre tout l'été. Et on continuera d'y mettre tous les moyens et tout l'engagement. Et je suis avec vous. Vive la République et vive la France. Vous aussi. Et essayez de souffrir un peu après.