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interviewC politique· 13 mai 2015 58 min

Claude Bartolone - C politique - 09/11/14

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir à toutes et à tous Claude Bartolone est une parole libre dans la majorité le président de l'Assemblée nationale a montré qu'il savait assumer son ambition et dire ses désaccords et ça tombe bien car le moment politique est inédit un président essoré à la mi-manda une situation économique qui se dégrade une gauche qui se déchire et enfin pour finir une affaire qui mêle le secrétaire général de l'Élysée à la guerre Fillon Sarkozy Claude veille interpellera mon invité sur un sujet qui va finir par devenir essentiel la réforme des institutions posez vos questions à Claude bartholon par SMS au 41 555 ou sur les réseaux sociaux c'est politique c'est parti dans la famille bartholon voici tignasse brune le jeune frère de Claude Renato régulièrement il a un restaurant où c'est devenu très difficile pour son frère d'avoir une table tellement il faut s'inscrire à l'avance mais enfin ça voilà c'est mon petit point ça et vous savez que ça c'était le plat que faisait ma mère ça oui oui la complicité de ces fils d'immigré siciliens fier de leur racine la Sicile sans doute l'origine d'un surnom qui colle à l'ancien patron du conseil général de Seine-Saint-Denis donne Bartolone pas vraiment à son goût je ne supporte pas je ne supporte pas je ne supporte pas parce que lorsque c'est dit avec mépris il y a une dimension raciste je ne cesse d'insister sur cette dimension là vous imaginez quand d'un seul coup au bout de la deuxième génération vous prenez la caricature du pays d'origine de vos parents vous imaginez ce que ça contient comme violence monsieur le président on attend que la garde s'en mettre en place et on y va voilà je n'ai jamais connu une journée ici sans recevoir une émotion je sais où je suis je sais d'où je viens et je sais ce que représente cette symbolique la présentation des armes au président de l'Assemblée nationale il y tient au rite républicain le président de l'Assemblée nationale vous venez avec moi là maître du prestigieux hôtel de lacet visite guidée avec celui que son père destiné au métier de garagiste et qui a su gravir les marches du pouvoir un gamin pauvre de Seine-Saint-Denis devenu quatrième personnage de l'État là vous êtes dans mon bureau aujourd'hui Barto côtoie les grandes ce monde Obama écoutine pour le clin d'oeil Obama oui c'est un vrai pro je l'ai toujours dit vrai pro de l'Assemblée garant des droits de l'opposition c'est aussi l'image qu'il donne dans l'hémicycle comme je dis dernier un incident de séance Cécile Duflot réclame une minute de silence pour Rémi Fraisse je suis persuadée qui tous les membres de cette Assemblée déplore la mort juste de Rémi Fraisse je vais devoir vous retirer la parole madame Duplo Bartolone le rusé avait vu le couvenir j'étais sur j'étais surprise Bardot le roi des réseaux l'ami du président Hollande et de Martine Aubry et ses amitiés vont bien au-delà de son propre camp nous sommes tous les deux chasseurs vous n'avez pas encore chez ça ensemble si si c'est déjà arrivé je sais plus je crois que c'était dans l'Aube la dernière fois je sais c'est quoi sanglier est-ce que vous le voyez aller plus loin le seul qui décide dans la matière c'est le c'est le président de la République et je suis pas sûr que si j'apportais mon soutien Claude Bartolone ça l'aide beaucoup le militant toujours prêt au combat l'ancien lieutenant de Fabius serait-il devenu une figure consensuelle au dessus des parties je suis pas la reine d'Angleterre comme je le dis souvent je suis un militant politique je suis bande du Parti socialiste je suis adhérent au groupe socialiste donc il y a le moment où je préside l'assemblée où j'ai cette volonté de respecter la majorité de l'opposition mais dans le même temps lorsque mes amis se réunissent bien entendu je suis avec bonsoir Claude Bartolone alors naturellement nous reviendrons sur le militant Claude Barcelone a évoqué dans ce portrait qui vous est consacré signé Fabrice os et je vais le faire remet d'abord cette affaire qui met la classe politique en ébullition Jean-Pierre Jouyet secrétaire général de l'Élysée admet ce soir que François Fillon ancien Premier ministre candidat à la présidentielle à l'UMP lui a bien parlé de l'affaire Bygmalion et des pénalités pour la campagne de Nicolas Sarkozy lors d'un déjeuner il avait nié avoir participé à avoir reçu les propos de l'ancien Premier ministre lors de ce déjeuner jeudi il fait machine arrière est-ce qu'on peut encore faire confiance à la parole du secrétaire général de l'Élysée dans ce que vous venez de décrire que quelqu'un comme Monsieur Fillon et le courage de dire le côté inadmissible d'une affaire comme bigmalion ou le financement de la campagne de Monsieur Sarkozy ça me paraît tout à fait normal je pense que Monsieur Fillon est un homonette et qu'il soit révolté par ce genre de pratique ça me paraît normal qu'il puisse rencontrer le secrétaire général de l'Elysée aussi ça me paraît normal la démocratie générale de l'Elysée démente toute intervention de l'exprimer ministre auprès de Lui concernant des affaires judiciaires de Monsieur Sarkozy jeudi et que dimanche soir ils disent en fait si ça vous dérange pas ça qu'il y ait une maladresse de sa part pour essayer de garder une dimension non une dimension secrète dans cet échange mais regardez la finalité de cette histoire c'est que on peut bien constater qu'avec le président François Hollande il n'y a plus de Paul bismuth à il n'y a pas de possibilité de faire pression sur la justice il n'y a pas de possibilité d'intervenir sur la justice et pour moi ça me paraît essentiel qu'il y ait des haines au sein de la droite tout le monde le savait qu'il puisse y avoir des discussions entre un responsable de droite et le secrétaire général je trouve que c'est d'une bonne santé démocratique qu'il puisse y avoir ce genre de contacts François Fillon dise au secrétaire général de l'Élysée lors d'un déjeuner il faut taper vite à propos des indemnités qu'aurait dû verser Nicolas Sarkozy je ne sais pas ce qui s'est dit mais c'est la démonstration qu'avec le président Hollande ce n'est plus le président Sarkozy qui est à l'Élysée et qu'il n'y a plus de possibilités de la moindre intervention d'érection de justice être si sûr de vous en disant cela parce que j'en suis certain la fois je connais le président Hollande et puis regardez le nombre de moments où il y aurait pu y avoir intervention de la part d'un président de la République souvenez-vous ce que nous avons vécu avec un ancien secrétaire d'État au budget alors qu'il y a une ligne une ligne qui est infranchissable depuis que le Président Hollande a été élu c'est qu'il n'y a plus d'intervention sur la justice il y a deux notes secrètes de Bercy alors je vais résumer pour les gens qui nous regardent fin 2013 Bercy valide le paiement par l'UMP des indemnités infligées à Nicolas Sarkozy le 2 juillet finalement finalement une enquête est ouverte pour aller lui confiance contre Nicolas Sarkozy suivi d'une enquête judiciaire le rendez-vous Fillon jouillet le fameux rendez-vous dont on parle avait lieu le 24 juin ça a été efficace c'est-à-dire qu'une semaine après vous oubliez un élément important qui me paraît central dans toute cette affaire c'est que sur les questions de financement il y a eu même une plante de l'UMP le plus important revenons sur Jean-Pierre jouillet vous pensez qu'il peut rester secrétaire général de l'Élysée puisque là il est avéré qu'en tout cas il a menti concernant ses propos mais qu'il ait eu la volonté de cacher une conversation qu'il peut avoir avec tel ou tel responsable politique je pense qu'il y a une maladresse mais ce n'est pas ce déjeuner qui a pu provoquer la moindre intervention sur la justice d'abord parce que le secrétaire général n'en a pas le pouvoir et puis il le dit lui-même si toutes ces informations qui nous remontent sont vraies il le dit lui-même quand il a eu le l'échange sur toutes ces questions oui quand il a eu l'occasion de rapporter au président de la République sa conversation avec Monsieur Fillon il a dit il n'y a aucune possibilité d'intervenir sur ce genre de questions et le secrétaire général et le président de la République et pour nos institutions et pour la démocratie ça me paraissant vous ça vous pose pas de problème par exemple que Jean-Pierre Jouyet dont on sait que c'est le meilleur ami de François Hollande que c'est le secrétaire général de l'Élysée est au courant de la faire bilmalion de cette demande donc portée par François Fillon si c'est le cas qui l'on parle au président de la République on efface tout c'est pas grave mais pas du tout qu'il puisse en parler c'est normal vous savez moi aussi j'ai un certain nombre de responsables de l'opposition qui m'ont parlé de ces affaires ils vous ont ils m'ont fait part de leur doute sur ces questions de financement mais pour autant qu'il puisse y avoir cet échange entre monsieur Fillon et le secrétaire général de l'Élysée mais c'est tant mieux la démocratie ce n'est pas la guerre civile mais après le tout est de savoir ce que vous faites de ce genre de change que même monsieur Fillon soit révolté par ce genre de pratique contenu l'image que j'ai de Monsieur Fillon ça ne me dérange pas du tout pas du tout mais qu'il puisse y avoir cette sécurité que de dire quel que soit les échanges qui a pu avoir un responsable de l'opposition et de secrétaire général de l'Élysée avec ce président de la République qui a la garantie qu'il n'y a pas d'intervention sur la justice ça ça me paraît le plus il y a un petit sujet c'est que François Fillon qui est interrogé par le JDD on lui montre avez-vous évoqué lors de ce déjeuner le dossier des pénalités de Nicolas Sarkozy il dit à aucun moment comment l'histoire se termine du coup qu'il y ait il parle de complot il dit je ne peux pas ne pas voir dans ces attaques invraisemblables une forme de déstabilisation et de comprendre je vous le dis qu'il y ait des explications demander à Monsieur Fillon sur ses rapports avec Monsieur Sarkozy et sur le financement de l'UMP c'est une chose mais pour moi dans ce dossier c'est ce qui me paraît le plus important c'est est-ce qu'il peut y avoir est-ce qu'il y aurait pu y avoir d'intervention sur la justice et là c'est non là c'est non vous en avez la preuve pour les gens qui vous regardent parce qu'ils souviens aussi de ce qui s'était passé il y avait le CAF sur les écoutes de Nicolas Sarkozy Christiane Taubira avait dit elle était pas au courant et puis elle avait été démentie par son premier ministre à l'époque où vous vous souvenez parfaitement cette affaire des expressions mal calibrées c'est une chose l'indépendance de la justice non moi je vous le dis ça je ne l'accepterai jamais je ne l'accepterai jamais qu'on puisse même en parler vous et moi en l'installant dans dans l'idée de nos compatriotes qu'il puisse y avoir des haines Fillon Sarkozy tout le monde le sait qu'il puisse y avoir des échanges entre le secrétaire général de l'Élysée et un responsable de l'opposition c'est normal et c'est sain pour la démocratie mais qui puisse avoir le moindre doute sur l'indépendance de la justice non vous pensez que les Français n'ont pas déjà le doute mais le doute c'est justement dans la pratique qu'on peut le combattre quand les Français ont découvert comme je vous le faisais remarquer tout à l'heure l'existence d'un monsieur Paul bismuth l'existence de magistrat qui aurait pu se retrouver à bien entendu que cela peut provoquer un doute sur le pouvoir suivant mais dans la pratique avec le président Hollande il n'y a pas eu un seul instant un seul instant y compris lorsque le pouvoir socialiste a pu être en difficulté comme ça a été le cas notamment sur l'affaire d'un secrétaire d'État au budget jamais il n'y a eu la moindre intervention sur la justice il y a des enregistrements Claude Barcelone qui existe la possession des deux journalistes du Monde est-ce qu'il faut qu'il soit publié ce que vous avez envie de les entendre mais attendez moi je ne les connais pas mais il y a tout intérêt sur ce genre de choses à montrer qu'il n'y a pas de secret pas de secret pour montrer à la fois ce que sont les échanges qui peuvent exister entre des deux individus mais pour montrer qu'au bout du bout qui est indispensable aux yeux de nos compatriotes et ce qui est mis en pratique c'est le respect l'indépendance de la justice il n'y a pas de Paul bismuth à l'Élysée il n'y a pas de cabinet noir qui se charge d'organiser une riposte judiciaire contre Nicolas Sarkozy dites-le comme ça ça sera clair je vous le dis regardez j'en prends un exemple j'ai vu dans une déclaration qui est mis au crédit de l'ancien président de la République qu'il était au courant avant tout le monde contenu des relations qu'il pouvait avoir des relations sentimentales du président actuel et alors et vous pensez que s'il y avait un Binet noir ce genre de choses pourrait circuler comme ça allez nous revenons à François Hollande et à la mi-manda dans son émission jeudi soir François Hollande a tenu à s'opposer en réformateur avec une forme de volontarisme il a réaffirmé sa volonté dans sa deuxième partie de mandat de poursuivre et de mettre en place les réformes dont le pays a besoin Maxime Gauthier jeudi soir à la télévision devant les Français François Hollande semblait avoir une obsession se présentait en grand en réformateur du pays je dois faire ce que je pense être utile pour mon pays et je vais pendant le 2 ans et demi qu'il me reste jusqu'au bout vous entendez jusqu'au bout réformer réformer mon pays le rendre plus fort et ensuite je me dirais parce que il y a que ça qui compte au bout des cinq ans quel que soit la décision que j'aurais à prendre quel que soit le verdict des Français le jugement qu'il porteront sur moi moi je veux pouvoir me regarder si je puis dire dans une glace pourtant pour ce rendez-vous François Hollande n'avait pas grand chose à annoncer hormis quelques mesures la fin de l'augmentation des impôts l'universalisation du service civique des emplois d'avenir ciblés sur la transition énergétique et une allocation retraite pour certains seniors au chômage venu les mains presque vides le président a dû rappeler les réformes déjà engagées la réforme de la formation professionnelle la réforme du marché du travail la réforme pour que les jeunes puissent avoir un avenir dans le numérique je fais les réformes et puis après et encore on va voir tout un temps de réforme ce qui va être le la loi Macron avec le travail le dimanche avec les professions réglementées on veut ouvrir pour que des jeunes puissent accéder à ses professions des réformes à la chaîne qui tartent d'apporter leur fruit provoquant la patience du président depuis que je suis président de la République ça c'est un point qui qui pour moi est insupportable c'est-à-dire qu'on prend une décision et on met des mois avant qu'elle soit appliquée et ça pour tous ceux qui attendent un emploi qui prendre une aide pour une entreprise qui a tant de qu'il y ait ce plan de l'école quelque chose on leur annonce une mesure je vous en ai annoncé il faut que ça s'applique immédiatement ami mandat le temps du président est compté et l'impatience a déjà gagné les France et comme cette chef d'entreprise qui remettent en cause en direct la capacité du président Hollande a changé le pays en profondeur on paye des charges qui restent démesurément plus importantes il me semble qu'aujourd'hui c'est les entreprises et les salariés qui doivent vous demander ou par cet argent et quels sont les vraies réformes de structure importantes que vous allez prendre pour nous aligner sur les voisins une fois n'est pas coutume François Hollande s'en remettent alors au modèle allemand grand pays grand pays industriels qui a fait depuis longtemps 10 ans 10 ans et on commençait il y a 10 ans à faire les réformes c'est des choix d'air puis après la coalition des sociaux-démocrates avec Madame Merkel 10 ans le président Hollande ne laissera à personne d'autre le rôle de réformateur Manuel Valls ne sera pas le Guerach rôder français s'il y en a un ce sera lui il y a un président de la République c'est lui qui fixe la ligne il y a un premier ministre et il y a un gouvernement vous me demandez si j'ai pu prendre les décisions importantes pour notre pays je n'ai cessé de le faire quand on fera le bilan on le fera au bout de 5 ans on peut le faire au bout de 2 ans et demi toutes les réformes qui ont été engagées je les ai décidés oui même si ça a été dur parce que j'avais bien conscience que sur ces deux premières années et demie il fallait réparer lorsque je repensis comprennent la campagne que nous avons menée autour de du président Hollande pendant pendant un présidentielle il n'a jamais caché la situation dans laquelle était ce pays et j'avais bien conscience que sur cette première période il fallait réparer réparer pour empêcher que nous soyons dans les mains des marchés financiers si l'endettement avait explosé c'est le problème c'est le sentiment que ça a été réparé j'ai un tableau pour vous le tableau chiffré des deux premières années de deux années et demi du quinquennat c'est rude le bilan économique déficit 4,7 en 2012 pauvreté + 3,5% d'un an logement 300000 au lieu de 500000 vous trouvez que la France elle est réparée il fallait réparer l'ensemble des critères qui hélas nous amènent à cela lorsque vous avez des entreprises lorsque vous avez 800 000 emplois industriels qui sont supprimés lorsque vous avez des entreprises dont le taux de marge s'effondre où on est en gros à 26% par rapport à 40% en Allemagne lorsque vous avez avec comment on l'a constaté avec le bouclier fiscal une grande partie de la richesse nationale qui est privatisée par certains côtés que vous ayez hélas sur la traîne du précédent quinquennat ce genre de chiffres ça nous donne pas pendant deux ans et demi ça permet de peser sur aucun de ces paramètres là ça vous prépare ça vous permet de préparer la suite si nous n'avions pas eu la volonté de dire on ne peut pas continuer à avoir des entreprises qui ont des taux de démarche qui s'effondre ou des taux d'épargne qui ne leur permettent pas d'investir si on n'était pas dans la mesure que nous avons prise en votant l’annie l'accord interprofessionnel pour redonner du sens à la discussion entre partenaire sociaux s'il n'y avait pas les décisions qui avaient été prises pour notamment créer les mais non c'est pas ça c'est que c'est la base qui va nous permettre maintenant de de préparer dans de bonnes conditions ce nouveau monde dans lequel nous sommes rentrés regardez les 60000 postes pour l'éducation nationale ça prépare ça permet de préparer les femmes et les hommes qui auront à produire qui auront à faire vivre la démocratie soyez patients je ne leur dis pas ça Jordy soyez actifs au quotidien regardez au quotidien ce qui doit être fait regardez débrouillez-vous mais pas du tout si c'était cela le message mais ce serait une trahison de la gauche c'est de dire voilà avec vous en améliorant le dialogue social avec vous en rétablissant les fondamentaux avec vous pour obtenir de l'Europe qu'elle passe maintenant il ne vitesse offensive contre le chômage et la désespérance et bien c'est la préparation de l'avenir avec vous lorsque j'évoque cette belle idée de social écologie nous devons construire cette cette ce paysage ce pays plus performances qui concerne le respect de l'environnement ce sont des choses qui permettent de dire voilà on a arrêté la dérive dans laquelle était économiquement et socialement le pays et nous ne savons préparer la suite on leur a dit on va réorienter l'Europe qu'est-ce qu'ils ont vu on leur a dit vous payez des impôts c'est difficile mais les déficits vont baisser on tiendra les objectifs de Bruxelles ils ont vu ce qui se passe et aujourd'hui il y a une crise de confiance entre le Président de la République le Gouvernement et le pays comment est-ce que dans ces deux ans et demi on inverse la vapeur est-ce que vous avez une recette vous c'est d'abord c'est une chose sur lequel puisqu'on vient de parler de l'émission du président de la République moi je considère que l'audience qu'il a fait n'est pas neutre si les Français l'avaient zappé il n'aurait pas regardé du début à la fin de son émission c'est qu'il n'y a pas aujourd'hui chez nos compatriotes une volonté de dire finalement ces deux ans l'ont disqualifié non ils se rendent compte que c'est dur et je vous dirai même plus c'est qu'il n'y a pas d'envie sur l'ensemble des responsables qu'ils sont présentées par l'opposition regardez le retour de Monsieur Sarkozy on peut pas dire que ce soit un chemin de rose et un désir de Hollande il y a un désir de mettre les sacrifices qui leur ont été demandés au service d'un projet et je pense qu'aujourd'hui non compatriotes tout en râlant et c'est normal quand on a ce taux de chômage se rendent bien compte que ce qui est proposé par le Président de la République peut permettre de construire l'avenir quand il dit aujourd'hui on peut pas continuer avec cette Europe de la désespérance cette Europe de la règle sauf que regardez l'avantage c'est que au début on disait c'est une tocade du président Hollande tandis qu'aujourd'hui c'est le FMI qu'il le dit c'est un certain nombre de prix Nobel de l'économie c'est même aujourd'hui une grande partie de l'Europe qui disent on ne peut pas continuer à voir 11 pour 11% de taux de chômage et regardez même la position qui est celle de Monsieur Juncker qui est de dire il faut mobiliser 300 milliards ça va dans le sens de ce qui est dit et si vous regardez la dernière note du FMI qui dit la rigueur n'était pas la bonne manière de régler la période dans laquelle nous sommes rentrés je le dis et je vous assure c'est parce que je suis élu de la Seine-Saint-Denis moi je pense à tous ces jeunes au chômage je pense à ces ouvriers je pense à ces classes moyennes qui doute actuellement mais je leur dis voilà il y avait de nécessité d'en finir avec le travail de casse qui a été celui du précédent quinquennat pour avoir une chance de préparer l'avenir il reste 2 ans et oui vous êtes au perchoir encore pendant 2 ans et demi il va y avoir des réformes lesquelles sont prioritaires lesquels peuvent vraiment impacter et est-ce qu'aujourd'hui au fond François Hollande Emmanuel Valls ont on sait que la majorité était triquée on sait que c'est très compliqué à gauche en ce moment qu'il y a des fractures est-ce qu'ils ont la possibilité de réformer encore et dans quelle direction doit-il aller projet et il y a la stratégie alors commençons par le projet par le projet je viens de commencer à vous le dire les semaines qui viennent les trois mois qui viennent vont être extrêmement important au niveau européen si on n'a pas maintenant de la part de Monsieur Juncker une description de à quoi doivent servir les 300 milliards pour éviter l'Europe de la déflation c'est-à-dire une Europe ou les entreprises d'investiraient plus ou les consommateurs retarderaient leurs achat ou l'on aurait comme ce qu'a connu le Japon il y a quelques années une société de la désespérance qui s'installerait il pourrait y avoir une grande difficulté donc le premier combat c'est celui ça se passe au niveau européen vous dites je vous pose la question qu'est-ce qu'elles sont les réformes à mon avis vous dites c'est Youngers parce qu'il y a un lien il y a un lien entre les réformes qui a proposé à la France le président Hollande en disant maintenant il faut qu'on soit attentif aux déficit maintenant bien entendu qu'il faut que l'on fasse des réformes de structure comme c'est le cas avec le nombre la réduction du nombre de régions comme c'est le cas avec la volonté qui est la nôtre de renforcer les entreprises mais dans le même temps dans le même temps que la France fait ses réformes difficiles mais juste il faut que l'Europe soit au rendez-vous vous prenez deux exemples parfaits la réforme des territoires on a tout entendu on va supprimer les départements finalement on les supprime plus on a entendu je sais même plus qu'un 13 14 régions c'est très confus d'une part on a entendu ça va permettre de faire des économies on nous a dit même entre 12 à 25 milliards aujourd'hui on ne sait plus un problème d'économie est-ce que vous reconnaissez que parfois vous êtes difficile à suivre mais non c'est la société française qui est aussi complexe regardez alors je vais reprendre exactement vos remarques et je vais les mettre du côté du côté du côté négatif sur le côté positif ça fait des années des dizaines d'années que l'on parle de la réforme des territoires elle va être votée d'ici la fin de l'année ce sera votée des régions qui jouent un rôle beaucoup plus important en termes investissement et qui permettent de conjuguer dans le même temps des territoires qui connaissent des difficultés des territoires qui connaissent des richesses et ça c'est pas une avancée regardez toute seule elle reste pas toute seule qu'est-ce qu'on fait à la carte on va revenir à la carte qui a été adoptée par l'Assemblée nationale là il y a cette espèce de petit doute parce que le Sénat a remodifié les choses mais on va revenir à des choses sérieuses très rapidement et on reprendra la carte qui a été voulu par l'Assemblée nationale par exemple la baisse des charges autre sujet à des réformes vous nous avez parlé de la baisse des charges pour les entreprises de prison a beaucoup insisté les patrons vont manifester CGPME et Medef pour lutter pour contester contre la réforme notamment sur la pénibilité ils sont en colère de nouveau les patrons tout à fait quand je vois l'argent qui a été mis en direction des entreprises qu'ils soient encore aujourd'hui dans le registre de la colère plutôt que d'être dans le registre de la coproduction je la trouve illégitime cette colère qu'il me reprenne au cours des 30 années passées un effort à l'identique et aussi important qui a été fait en direction des entreprises et je le dis moi j'ai été parmi les premiers à dire moi je je reconnectais que l'entreprise c'est un bien commun vous n'entendrez jamais dire c'est de l'argent pour les patrons c'est de l'argent pour les entreprises c'est de l'argent pour la collectivité nationale parce que mais là il s'exagère qu'est-ce que c'est que cette histoire au lieu d'avoir un partenariat encore plus important qu'il ne l'est aujourd'hui avec les organisations syndicales nous faire le coup de la souffrance des chefs d'entreprise il y a de la souffrance générale dans le pays aujourd'hui et qu'ils ne viennent pas me comparer la situation d'un patron avec celles et ceux qui quelquefois dès le 15 du mois il n'arrive pas à imaginer comment ils vont vivre le reste du mois donc un moment donné il faut que les mots retrouvent au fond comment pardon que vous faites avec nous ce soir c'est de remettre les choses à leur place nous avons besoin des chefs d'entre j'ai quelques fois dans le passé on les a trop mal traités nous avons besoin des entreprises parce que si nous voulons que la France soit audible comme je le souhaite au niveau européen il faut que nous soyons capables de montrer ce qu'est la richesse France un sujet qui concerne les Français qui les énervent 40 milliards sur la table on peut pas dire il y a rien de mis c'est pas possible un sujet qui intéresse les Français qui nous regardent les impôts 74% des Français ne croient pas que le chef de l'État tiendra sa promesse de ne plus augmenter les impôts jusqu'à la fin du quinquennat est-ce qu'il a bien fait de dire cette phrase mais bien entendu parce que en politique il faut aussi qu'il y ait du volontarisme et les Français c'est la preuve de leur intelligence quand vous prenez 30 milliards d'augmentation par la droite et 30 milliards par la gauche que vous ayez envie de dire d'abord je vois et après je reconnais très donc moi je leur donne rendez-vous au moment où ils recevrons leur prochaine feuille d'impôts mais aujourd'hui ils sont censés les Français ils ont tellement entendu une promesse sur le sujet qu'ils ont envie y compris du président de la République et du Premier ministre et qu'ils aient envie de constater avant de dire mais là aussi voyons on a changé de temps dans ce quinquennat il fallait j'ai entendu une remarque de Jean-Marc Ayrault il a eu raison là-dessus de dire d'abord on a augmenté les impôts parce qu'il ne fallait pas que la France puisse dépendre des marchés financiers et on a préservé notre indépendance en faisant cet effort et en demandant cet effort aux Français mais maintenant il faut que l'on réussisse à dire voilà il est ça sera un moyen de rendre du pouvoir d'achat la suppression de la première tranche de l'impôt et puis maintenant il y a cet engagement il a dit aussi qu'il regrette que Valls s'excuse en permanence du début du quinquennat ça m'amène à la visite de Manuel Valls à Pau cette semaine il est allé voir François Macron et l'idée c'est de dire à un moment donné pour mener les grandes réformes dans la France a besoin il va falloir faire une espèce de grande alliance de la gauche et du sang pour réformer le pays avec votre fougue et la mienne je vous ai dit d'abord on parle du projet après on parle de on y est pour ce projet il faut une stratégie claire rassembler les socialistes rassembler la gauche avant tout c'est la base vous savez moi je suis très mitterrandissant il nous a toujours dit d'abord rassemblé le socialiste et il y a encore du travail à faire moi je vois bien les débats entre majorité minorité du groupe socialiste c'est indispensable de les rassembler rassembler la gauche les écologistes et les communistes et croyez moi est-ce que lui peut le faire est-ce que Manuel Valls peut le faire dans ce genre de truc il y a pas de question de personne il y a des questions de choix mais le patron du PC qui dit aujourd'hui dans le JDD la solution à la situation politique actuelle ne vois jamais autour de nous Monsieur Laurent pour le moment a cogné sur tous les responsables socialistes depuis des années il va pas changer et ce sera un autre que valent actuellement j'ai bien peur hélas que on entend le même discours mais malgré les phrases de Monsieur Laurent je lui dis notamment en vue des prochaines élections cantonales s'il n'y a pas de rassemblement des socialistes et de la gauche non seulement il y aura électoral allemand un moment difficile mais à la limite c'est secondaire mais il y aura aucune chance de faire triompher ce projet qui donne envie aux Français de croire à la lutte contre les inégalités à la lutte contre la reproduction sociale et à une volonté d'avoir un minimum d'espérance dans le cadre de cette France à la fois industrielle et respectueuse de l'environnement qu'il faut réussir à construire comment vous l'élu Claude Bartolone vous pouvez dire que des élections c'est secondaire il y a des gens socialistes qui vont aller faire campagne qui ont déjà commencé et qui vont sans doute se faire peut-être que l'expression est mal calibrée mais je ne veux pas que nos compatriotes n'imaginent que dans les partis politiques on ne pense qu'au poste oui moi je souhaite qu'on ait un maximum de conseillers généraux et conseillère générale socialiste mais ce qui me m'importe le plus c'est qu'on aille pas leur demander simplement voter pour moi parce que j'ai une bonne bouille ou quoi que ce soit mais parce que on les rendra en vieux du projet politique social écologique que j'évoque avec vous depuis tout à l'heure et ça serait une façon de montrer que le socialisme ça existe encore et que le Parti socialiste n'est pas mort et ça m'assure une non vous dites NON voilà c'est ça si on a transition il y a 25 ans la chute du Mur changeait le visage de l'Allemagne et de l'Europe est bouleversait l'ordre idéologique d'un monde coupé un de un quart de siècle plus tard la chute du communisme n'a pas fini de créer des remous à gauche reportages à Berlin Magalie Lac Rose et Stéphane Lopez la lumière fut et le mur réapparut mais pour trois jours et pas plus 25 ans après sa chute une frontière de lumière sépare Berlin souvenir de la fin d'un monde souvenir du jour où le socialisme est tombé ici maintenant et avant tout était incertain on ne savait pas ce qui allait nous arriver le début d'une autre époque et c'était pour le mieux avec leur nouvelle liberté et les Allemands de l'Est découvrent les joies de la société de consommation l'économie de marché le libéralisme mais aussi le chômage et les inégalités sociales il y a encore une forme de nostalgie du passé mais même eux ne voudraient pas revenir en arrière en RDA malgré tout je crois que l'idée d'une autre société perdure cette idée d'un monde plus juste et rester au ministère de l'Économie un Français économiste de gauche avenue prêcher sa bonne parole l'auteur du Best c'est leur mondial revisite Karl Marx et son capital version 21e siècle il est invité par zigmar Gabriel le ministre social-démocrate de l'économie allemande et comme l'histoire n'est jamais terminée Thomas picetty pense que le socialisme peut renaître mais sous une forme nouvelle pour faire mieux la prochaine fois il faut essayer de comprendre quels sont les modes de de régulation quelles sont les institutions politiques démocratiques fiscale transparente qui permettent de mieux réguler le capitalisme de le mettre au service de l'intérêt général donc voilà moi je suis la première génération post guerre froide donc l'avantage c'est que j'ai jamais eu de tentation pour le communisme ou le communisme type soviétique et je pense c'est pour ça aussi que c'est plus facile pour ma génération de réouvrir peut-être ces questions que que à l'époque de la guerre froide aujourd'hui les touristes se font photographier devant pour une Charlie point de passage entre l'Est et l'Ouest vestige d'une époque où le communisme avec coupé le monde en deux vous vous souveniez où est-ce que vous étiez ce jour-là j'avais mon père qui était très malade à l'époque et je vivais cette espèce de schizophrénie entre la douleur personnelle et l'espérance collective et c'est vrai que chaque fois que je vois ces images j'ai ces deux moments différents de mon existence qui qui reviennent et et ça crée je vous parle et j'ai des frissons une phrase de Gorbatchev à propos de cette cérémonie des 25 ans de la chute du Mur le monde est au bord d'une nouvelle guerre froide c'est lui qui le dit non en l'occurrence ça c'est une phrase de François Fillon la phrase de Gorbatchev qu'est-ce que vous en pensez il a pas tort il a pas tort parce que l'on voit bien que si il devait y avoir simplement le règne que du capitalisme financier parce qu'on est vraiment dans dans la phase du capitalisme qui est celle du capitalisme financier on voit bien comment tout cela pourrait amener à de nouvelles tendances et au niveau européen on le voit bien qu'il pouvait imaginer quand on a eu ce rêve européen que l'on allait entendre de nouveau des bruits de bottes sur le continent européen et je pense qu'il a raison d'évoquer les murs qui restent à faire tomber voyez cette situation de tension à l'est de l'Europe oui on peut parler de de l'Europe on peut parler des liens compliqués qui peuvent exister encore la Chine le Japon les États-Unis et l'Asie on peut parler de ce qui arrive avec dash au Moyen-Orient et qui pose une énorme difficulté du Moyen-Orient jusqu'à l'ouest de l'Afrique où j'étais il y a encore quelques jours et il a pas tort il peut y avoir des tensions terribles qui pourrait réapparaître au niveau international si on n'y est pas attentif du petit problème financier comme ce que peuvent connaître la zone euro qui est un mur à battre là aussi pour donner une dimension économique et sociale à cette zone monétaire à des questions géostratégiques notamment celle du terrorisme qui est aujourd'hui très préoccupant je vous laisse en fait il s'est intéressé à votre livre dans lequel vous évoquez la question des Instit je vous donne du président parce que vous êtes président de l'Assemblée nationale et c'est au président de l'Assemblée nationale que je m'adresse en particulier du poste éminent que vous occupez et surélevé qui nous a pas échappé avec le système politique dysfonctionne que les présidents successifs depuis des années semble vouer à l'impopularité et à l'impuissance c'est comme ça en tout cas que les Français le ressentent de sorte qu'on a l'impression au fond que l'élection présidentielle tous les 5 ans et l'occasion pour les Français délire le bouc émissaire impuissant de leur malheur donc comme toujours en France ça suscité beaucoup de réflexions le concours Lépine de la réforme institutionnelle est ouvert et la Sixième République flotte dans tous les esprits tout le monde à la sienne Mélenchon à sa sixième Montebourg à sa sixième et vous vous avez la vôtre que vous exposez dans ce livre je ne me tairai plus qui consiste en gros si je vous ai bien suivi à importer en France le système présidentiel américain c'est-à-dire plus de chef de gouvernement plus de Premier ministre plus de dissolution d'assemblées nationales mais plus de censure non plus du gouvernement la séparation totale de l'exécutif et du législatif est-ce que c'est bien est-ce que je vous ai bien compris est-ce que c'est ça que vous voulez faire en gros ça peut aller le modèle américain je ne reprend pas à mon compte parce que dans le système français il ne peut pas y avoir le blocage que l'on connaît aux États-Unis notamment sur la question budgétaire puisque dans nos institutions s'il y a blocage sur le budget un moment donné le gouvernement reprend la main mais voyez je ferai le lien avec le début de votre intervention je pense qu'il faut en finir avec une un système dans nos institutions qui allaient très bien au lendemain de la guerre au moment où de Gaulle le général de Gaulle nous les a offerts parce qu'on sortait de la guerre et on sortait de la guerre d'Algérie et on sortait des dérives de la quatrième mais aujourd'hui avec le système qui existe dans les parties de la primaire pour être désigné et de cette élection présidentielle on a l'impression de donner un seul individu actuellement entre un moment où une loi est votée sur est annoncé sur les marches de l'Élysée et le moment où elle rentre en pratique dans la vie de nos compatriotes il faut 20 mois si tout va bien dans le cadre d'un et je crois qu'aujourd'hui ce qui est de plus en plus réclamé par les citoyens c'est de savoir qui propose la loi qui la vote qui l'évalue et comment le plus rapidement possible elle peut rentrer d'une manière pratique dans leur existence et c'est pour cela que je fais ces propos d'accord moi je vous ai dit il y a pas de risque de blocage c'est précisément là dessus que que je m'interroge parce que deux systèmes américains fonctionnent qu'un cas parce qu'on est dans un dans le bipartisme lorsque le président a une majorité contraire à la Chambre des Représentants ça marche très mal on va le voir là je vois pas très bien comment votre système fonctionne parce que au fond il y a une majorité présidentielle et une majorité parlementaire mais si aujourd'hui soyons concret les socialistes ont la majorité à l'Assemblée nationale c'est tout simplement parce que la majorité parlementaire et la projection de la majorité présidentielle c'est à dire que c'est la primauté d'élection présidentielle qui lui assure quasi mécaniquement une majorité à l’assemblée si on casse ce lien et si on introduit en plus la proportionnelle on va avoir une assemblée je peux vous les c'est même pas la peine que les Français on sait comment ça va être il y aura une gauche de la gauche il y aura la gauche qui ne sera pas majoritaire la droite qui ne sera pas majoritaire extrême droite qui fera 20 au 25 % on va voir un système quadripartite comment avec ça vous construisez une majorité mais je ne sais pas un passeport pour la paralysie je ne crois pas d'abord il n'y a pas de possibilités pour le shot down à l'américaine c'est à dire qu'il peut pas y avoir de blocage dans nos institutions sur le budget le budget donc puisque les autres réformes mais sur sur le reste voyez si on veut collectivités et encore si on veut en finir avec cette culture de l'affrontement il faut redécouvrir la notion du compromis et je crois que ça c'est tout à fait possible s'il y a l'incapacité pour le président de la République de dissoudre l'Assemblée et pour l'assemblée de renforcer renverser le président de la République on donnera naissance à une culture du compromis et vous l'avez dit entre qui entre il y a pas de compromis possible avec Mélenchon qui combat de frontalement votre politique mais évidemment pas de mes premiers avec le fondation national donc est-ce qu'il y a un compromis possible par exemple avec les réformateurs d'abord même avec Monsieur Mélangeon c'est le système qui provoque mais justement à partir du moment où il y a cette idée de dire voilà on est là sur 5 ans la nécessité de trouver des réponses pour nos compatriotes et si jamais il y a un blocage total il y a des missions du président de la République et dissolution de l'Assemblée pour remettre les compteurs à zéro croyez moi que beaucoup de gens réfléchiront avant d'arriver à mais vous savez l'arme nucléaire elle est faite pour ne jamais être utilisée vous l'avez compris alors je vais répondre à sa question par une formulation mitterrandisée c'est avec des civils que l'on fait des militaires mais moi je le dis il peut y avoir un moment donné l'élargissement d'une majorité à condition avec moi sur un principe mitterien d'abord rassembler d'abord rassembler les sociétés je ne sais pas qui est nous sommes d'accord nous sommes d'accord mais d'abord rassembler le socialistes les socialistes minoritaire ou majoritaire les rassembler notamment au niveau du groupe socialiste assemblée après rassembler la gauche et les écologistes parce que c'est indispensable et après sur la base d'un projet clair et pas un débauchage individuel s'il y en a quelques-uns qui à un moment donné disent je suis d'accord sur cette réforme avec vous j'ai pas les repousser parce qu'ils sont d'accord avec toi quelques-uns vous possédez des accords partisans je suis contre le débauchage individuel regardez le président sarkozymes ça existe en Allemagne je ne parlais pas d'individus quelques-uns sur une opposition diverses je ne vais pas vous dire que vous êtes d'accord ou pas mais c'est pas une question de maison commune la maison commune pour moi c'est la rue de Solférino d'abord rassembler les socialistes la maison communale après pour moi c'est la maison de la gauche rassembler les socialistes rassembler la gauche rassembler les écologistes et après s'il doit y avoir une discussion avec d'autres partis politiques qui se reconnaissent dans un projet que l'on verra apparaître maintenant ce genre de comportement on le verra pas directement présidentielle et un deuxième tour pourquoi pas malheureusement montrer que au gouvernement c'est pas le rassemblement qui a prévalu c'est les dissensions les communistes ont lâchés et j'espère bien que les socialistes les communistes et les écologistes prendront conscience de l'impasse politique dans lequel cette division nous envoie aussi Manuel Valls mettre un peu d'eau dans son vin dans la façon dont il parle à Europe Écologie Les Verts à la fois j'ai une parole libre et je ne veux pas que ma parole provoque des difficultés si je devais répondre à cette question dès demain on sortira encore à mais est-ce qu'il y a pas une opposition entre Vals et Bartolone alors que ce pays a besoin de stabilité donc je vous donne quel est ma position du centre etc on sent quand même une inflexion dans même dans le bouquin qui a évoqué je l'ai je le dis mais c'est pas vous savez l'élargissement c'est pas une inversion d'alliance rassemblez les socialistes rassembler la gauche et les écologistes et après si un moment donné un certain nombre de de de membres enfin une partie de la droite se dit face au Front National et les accords qui pourraient apparaître entre une partie de la droite et le Front national nous sommes en désaccord avec cette stratégie et nous préférons rassemblement avec la gauche c'est très intéressant dernière question si vous le permettez est-ce que vous vous êtes ouvert au président de la République est-ce que vous l'avez sondé sur votre projet de Sixième République et comment a-t-il réagi vous savez l'avantage avec le président de la République c'est qu'il lit tout il entend tout mais un moment donné il aura faire savoir ce qu'il pense de ce sujet je crois que je crois pas qu'il voit de mauvaise oeils ou d'une mauvaise oreille c'est débats qui existent au sein de la gauche parce que trop souvent nous sommes pleins du silence à la voix des intellectuels et du silence de la gauche qu'il puisse y avoir des propositions comme ça j'espère que ça lui serait utile notamment au moment de la prochaine pour 2017 c'est possible sur une part de proportionnelle bien sûr oui on est encore dans les délais oui oui écoutez je l'ai entendu au moment de son émission il a et il a eu raison il n'a pas voulu polluer entre guillemets le contact qu'il voulait établir avec les Français sur une question institutionnelle mais il a eu l'occasion de le dire on y reviendra une petite question quand même dans votre livre vous dites qu'il faut supprimer le poste de Premier ministre alors que partout on lit ça me donne l'occasion de vous poser la question directement que vous êtes candidat en tout cas que le poste de Matignon vous intéresse Manuel Valls ça va me dit il veut prendre ma place je la lui laisserai pas je pense que manuel peut avoir des moments de pulsion mais on a toujours je vous assure même dans des moments où on a pu avoir des petites tensions on a toujours conservé un lien on se téléphonait y compris pour se faire des remarques et je vous donne une chose quand j'ai j'ai dit que c'était une faute l'idée de d'en finir avec le Parti socialiste et le premier qui m'a téléphoné c'est lui et croyez moi aussi pour engueuler on a discuté pour le pays je vous l'ai dit je souhaite stabilité et confiance stabilité et confiance et un moment donné c'est pas la ligne politique ou le chemin politique des uns et des autres qui compte c'est du rassemblement de la gauche que vous avez évoqué est-ce qu'il peut le faire c'est à lui de le démontrer ah bah et c'est à lui de le démontrer moi je suis persuadé regardez je vais prendre cet exemple que vous connaissez les unes au moment de au moment où il a été nommé il a essayé d'avoir les écologistes au sein de son gouvernement bon après pour le reste de bander lui merci beaucoup Claude nous allons passer maintenant aux photos d'actualité de la semaine avec un débat qui est ouvert les JO de 2024 d'un côté on a son tour on a senti l'extrême enthousiasme du président de la République de l'autre une certaine forme de réserves de la part d'un Hidalgo qui a défendu une méthode vous êtes dans quel camp au milieu pourquoi le président le président de la République a raison moi je souhaite pour le pays à la fois l'exposition universelle et les Jeux Olympiques parce que ce sera un formidable moyen de mobiliser la jeunesse l'énergie de ce pays et de montrer que la France est de retour et dans le même temps j'entends Anne qui dit je veux savoir combien ça peut coûter et voyons entre les deux c'est pas moi qui me situe juste au milieu d'entre eux c'est l'ensemble des Français c'est à eux de démontrer qu'il les veulent ces Jeux Olympiques parce que bien sûr il faut éviter les heures que nous avons commis au moment de notre dernière candidature où on donnait peut-être l'impression que c'était un tout petit groupe qui se mobilisait pour ces Jeux Olympiques et je sais que monsieur l'a passé dans cette idée il veut que ce soit une inspiration des Français et si c'est ça on les aura on parle aussi de Paris la dernière fois vous êtes venus sur le plateau c'est politique vous nous aviez dit vous étiez candidat pour le Grand Paris vous avez avancé vous avez remarqué que l'on a pris vraiment une pile aux dernières élections municipales et du tout du coup la gauche n'est vraiment pas majoritaire de ce Grand Paris mais je dois vous dire que pour le moment c'est peut-être le dossier qui me fascine le plus sur lequel je suis dans une situation désespérance parce que les esprits de boutique notamment chez un certain nombre de responsables des Hauts-de-Seine ont repris le pas et j'ai l'impression que ce dossier est en calaminé une autre image silence là c'est une manifestation qui a eu lieu à Toulouse avec des débordements il y a eu des manifestations de lycée aussi ce week-end de manière un peu disparate est-ce qu'il faut surveiller ce mouvement là est-ce qu'il vous fait peur ce mouvement de cette jeunesse qui non que la jeunesse de France soit capable de ce coup de cœur devant la mort de Rémi comment comment ne pas le comprendre mais dans le même temps vous voyez je vais vous dire une chose je vais pas répondre directement à votre question je ne voudrais pas que s'installe dans notre jeunesse ou dans une partie de notre pays l'idée que les policiers ou les gendarmes sont des ennemis on a besoin de ces ouvriers de la fonction publique pour assurer l'ordre public et je ne voudrais pas qu'au travers de cet acte terrible de cet accident effroyable il puisse y avoir une coupure entre nos forces de sécurité et le pays et dernière image Barack Obama on a vu que vous l'avez rencontré dans le portrait tout à l'heure qui vous était consacré les républicains l'ont emporté lui il va connaître la vraie cohabitation jusqu'à la fin de son mandat vous le voyez plutôt bien parti pour tirer parti profit de la situation je peux faire un lien entre la France et eux allez-y vous avez 15 secondes il est à 40 % dans les sondages ils sont devenus indépendants au niveau énergétique qu'ils ont de la croissance et dans le même temps il a subi une défaite pourquoi parce que je pense qu'il y a un lien entre la France et l'Europe et les États-Unis les Américains aujourd'hui ne savent plus à quoi ils servent la PAX sa mère ericana il voit bien que c'est compliqué du coup ils sont à la recherche d'un modèle un recherche à la recherche d'un sens à donner à leur aventure collectif je pense que nous avons la même difficulté et en France et en Europe nous allons passer maintenant aux questions des téléspectateurs avec cette première question pensez-vous que le Sénat est encore sa place dans nos institutions je l'ai créé dans le bouquin je pense que il faut en terminer avec le bicaméralisme tel qu'il a existé jusqu'à présent et je suis je suis la proposition que le Conseil économique et social se soit regroupé avec le Sénat pour avoir beaucoup plus un rôle de consultation qu'un rôle de de navette qui quelquefois polluent la loi et donne des délais d'adoption de la loi trop long vous supprimez le Sénat allez on a bien compris certains réclament la réduction nombre de députés dans le but de faire des économies qu'en pensez-vous je le propose aussi pas pour faire des économies je pense que dans le cadre du travail d'expertise d'évaluation de la loi il faut que les parlementaires aient plus de moyens et comme aujourd'hui je vois mal comment on peut augmenter le budget dans le cadre de la fin du cumul je souhaiterais qu'il y ait moins de députés mais qu'ils aient beaucoup plus de moyens pour évaluer la loi je suis pour 400 députés pourquoi 400 parce que je j'ai fait un calcul quasi mathématique pour essayer de voir qu'elle peut être la bonne représentation sur chacune des régions et qu'elle peut être vraiment le travail qui pourrait leur être assigné à la fois d'études d'impact de vote de la loi et d'évaluation de la loi pour que il soit reconnu par nos compatriés 2017 l'Assemblée nationale je vous l'ai dit tout à l'heure c'est une phrase que j'ai eu en direction de mes collaborateurs dès que mes pères m'ont élus en tant que président de l'Assemblée je leur ai dit je ne suis pas là la reine d'Angleterre à la fois lorsque je préside je veux parce que la démocratie c'est pas la guerre civile à voir un respect de la majorité de l'opposition mais dès que je descends du perchoir je suis un militant politique parce que ce débat politique c'est un moyen aussi de renforcer la démocratie votre soutien au président est-il inconditionnel tout à fait tout à fait quelle que soit les erreurs si on a non dans le cadre de la de la règle qu'il a présenté lui-même aux Français il a dit voilà si je ne réussis pas à faire reculer le chômage comment voulez-vous que je sois candidat mais parce que je pense que nous allons y arriver avec le soutien de nos compatriotes j'espère bien qu'il sera candidat à la prochaine élection présidentielle donc la victoire est possible pour François Hollande à la prochaine présidentielle ça aussi aujourd'hui il y a pas d'envie regardez Monsieur Sarkozy Fillon écouter les téléspectateurs qui vous interpellent oubliez-vous que la part de français approuvant François Hollande n'est que de 13% et encore vous dites c'était les spectateurs il a raison mais dans le même temps je vais donner l'impression de me répéter aujourd'hui dans le pays il n'y a pas d'envie et si jamais ce que je ressens qu'après avoir eu le temps de la réparation nous réussissons le temps de la préparation sociale psychologique dans ce pays vous verrez on en reparlera au moment du début de la prochaine campagne des élections les impôts locaux en Seine-Saint-Denis devrait-il être augmentés avec la mise en place du Grand Paris non au contraire c'est aussi pour cela que je soutiens cette idée du Grand Paris pour arriver à une péréquation plus juste c'est pas normal que notamment en Seine-Saint-Denis l'on est accueillir les populations les plus pauvres que nous soyons le département le plus jeune et le plus pauvre de France et que l'on est en termes de recettes bien moins que d'autres collectivités qui ont les ressources et qui n'ont pas les dépenses sociales le PS va-t-il imploser que feriez-vous dans ce casse pas je pense que les responsables socialistes et les militants socialistes savent ce qu'il représente au regard de l'histoire ce besoin de socialisme pour les prochaines années et au regard de la période actuelle donc vous verrez en tous les cas moi l'assemblée les frondeurs qui sont à peu près toujours une entre 3 5 et 40 à ne pas voter forcément les textes présentés par le gouvernement ça c'est un épiphénomène ils vont rentrer dans le rang j'ai fait très attention je parle pas de fondeur je parle de minoritaire mais s'il y a un lieu où ils savent qu'ils peuvent venir parler être écoutés et essayer d'établir le compromis c'est bien dans mon bureau donc bien sûr je crois trop à cette indispensable rassemblement des socialistes pour les mépriser parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la majorité à vous rassembler lui que pensez-vous du retour de Nicolas Sarkozy il a pas changé sa manière d'être il n'a pas changé merci beaucoup de cette émission demain vous retrouver jusqu'à vie pour ça dans l'air à 17h50 dans n'est pas que des cobayes passez une très belle soirée sur France 5