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interviewQuotidien· 4 juillet 2026 33 min

La France à Macron, EP1 : Parce que c'est son projeeeeet #quotidienclassics

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous êtes prêts ? J'y suis prêt. Coucou toi.

Bonsoir à toutes et tous. C'est un peu l'homme de la semaine. On l'a vu partout.

Emmanuel Macron est-il taillé pour le costume présidentiel ? Je suis candidat à la présidence de la République. Waouh !

Parce que c'est notre projet. Cony Montana quoi. Vive la République !

Vive la France ! [musique] Le salon de la coiffure. Voilà le salon de la coiffure.

C'est bien la première fois qu'on entend autant parler de ce salon et la campagne présidentielle n'a mais alors strictement rien à voir avec ça. Rien. Pour Clin Jupé qui n'a pas dû voir un ciseau depuis 87 se déplace au salon de la coiffure n'a rien à voir avec une présidentielle.

Pour Bruno Lemè, bon ben non plus un pur hasard. Et pour Emmanuel Macron, bon ben non plus. On imagine il était là par hasard. [musique] [musique] Le nom exact du salon est le MCB by Beauty Selection.

C'est un salon pour les professionnels de la coiffure. C'était à Paris Expo, porte de Versailles. À l'intérieur, pas trop de surprise.

Bon ben, il y a des peignes. Voilà, pour les cheveux, il y a des brosses [musique] et il y a des sèche-cheveux. Allez, testons.

Ah, génial. Et dans ce salon, on utilise des mots précis. Alors le rose c'est en crazyore qu'on a fait simplement en racine.

Voilà cette dame a donc du crazy qu'on a fait simplement en racine. Et c'est donc au beau milieu de ce salon de professionnel qui est arrivé. Emmanuel Macron arrivé en fin de matinée en voiture d'ancien ministre, il s'est dirigé dans la salle de spectacles.

Car oui, j'avais oublié de vous dire mais il y a des spectacles aussi ou plus précisément des performances live coiffure un peu what the fuck. Bref, Macron arrive dans la salle de spectacle. Avait-il juste oublié ceci ?

Les coiffeurs sont très remontés contre le gouvernement. Laurent Basté a fait 5 ans d'étude. Aujourd'hui, il a les cheveux qui se dressent et la future loi Macron 2 pourrait faciliter l'accès à leur profession sans obligation d'être qualifié.

Il l'avait oublié car la profession elle n'a pas oublié. Merci. Bon courage.

Il a ensuite assister au spectacle de la jeune femme qui se fait couper les cheveux sur scène avec d'autres femmes qui dansent derrière. What the fuck ? Mais à ce moment, on ne savait pas qu'un autre spectacle allait arriver.

Ce spectacle là, vous avez certainement vu cette image partout. Macron se faisant raser en public au milieu du salon en toute intimité sous l'œil d'une bonne dizaine de caméras. Emmanuel Macron serait-il allé un peu trop loin ?

Alors on s'est dit bon c'était imprévu. Il a voulu faire un kiff, il a voulu rigoler, il a voulu se raser, c'était pas prévu. Je suis coiffeur barbier dans l'est de la France.

On a demandé au barbier qui a rasé Macron si la séquence était prévue. J'ai appris ça très tard effectivement l'ordre d'une heure avant. Voilà, on m'a demandé si j'étais prêt à le faire ou si je voulais le faire.

On attendait une fois qu'on m'a que j'avais donné mon mon accord, on a attendu bien évidemment le sien. Donc le coiffeur confirme que c'était prévu avec le staff de Macron et confirmé 1 heure avant. Il y a un autre indice.

Cette image où il se fait raser, c'était lundi. La veille, le dimanche. Donc il faisait un videgrenier à Watrelot dans le nord.

Il n'était pas rasé et écoutait cet échange avec un habitant. [rires] Mac, ne suivez pas la mode, rasez-vous, c'est beaucoup plus propre et beaucoup plus présentable. Vous savez quoi ?

Je me suis pas rasé parce que c'est un dimanche, je suis venu en voisin. Mais demain matin, je serai rasé. Alors, deux solutions.

Soit il exécute tout ce que les Français lui disent et heureusement qu'il lui a pas dit d'aller se faire percer un téton. Et deuxième solution, plus probable, Macron sait que le lendemain, il se fait raser au salon devant les caméras. Non mais imaginez, on est 8 mois avant la présidentielle.

Si mi-septembre Macron se fait raser en public au salon de la coiffure, imaginez ce qu'il fera en mars s'il y arrive. Et pour info, un truc nous fait carrément flipper. Le prochain salon à Paris Expo, c'est ce weekend et c'est le salon du mariage.

On s'attend vraiment au pire. Ils sont vraiment hors système ces deuxl. Ils sont assez narcissiques tous les deux. [rires] Alors, ils sont originaux tous les deux.

Je ne dis pas crédible tous les deux, hein. Je dis originaux tous les deux. Alors, lequel ?

Alors, pas crédible. Bah, pas crédible, Mélenchon, évidemment. Mais l'enchant c'est le plus c'est le plus éloquent parce que j'ai lu son programme.

C'est c'est [rires] c'est [applaudissements] il l'a pas donné lui son programme. C'est Non mais justement donc on peut pas le lui reprocher. C'est ça.

Euh Mélonche. Mais Mélenchon. Ah mais non mais Mélenchon est d'abord le l'orateur le plus efficace de tous hein.

Et ensuite il est expérimenté, il a des revanches à prendre. Il n'a rien à perdre. Donc bien sûr, c'est quelqu'un, il fera un score tout à fait honorable, ça c'est certain.

Enfin, ça n'ira pas au-delà hein. Attention théâtre. Il faudrait qu'on aille se perdre dans les chikayas de la primaire du Parti socialiste.

Vous me parlez candidat papier glacé ou la belle affaire. Et voici les fourberies de Scapin. Je lui dis, vous n'avez pas lu le programme que vous avez soutenu.

De grâce, soyez cohérents. La vie politique en meurt. Oh de grâce, soyez cohérents.

La belle affaire. Il est urgent qu'Emmanuel Macron dévoile son programme. Est-ce que c'est l'homme qui a tout fait pour empêcher François Hollande d'être candidat à la présidence de la République ?

Seul François Hollande peut vous le dire. Car Emmanuel Macron dit beaucoup de mots mais si vous l'écoutez bien, il ne dit rien. Il dit beaucoup de mots.

Écoutez Manuel Vals. Est-il le candidat de la conciliation ? De la réconciliation ?

Oui ou non ? Vals est-il le candidat de la réconciliation ? C'est le l'un des candidats à la primaire du Parti socialiste.

Oui. Hm. Et ce sont les électeurs à cette primaire qui le décideront.

Oui. Non, mais d'accord. Et qui le qualifieront, c'est pas à moi de le faire.

Peut-être que oui, peut-être bien que non. Est-ce que euh vous défendez le bilan de François Hollande, président de la République ? Je défends parfaitement tout ce que j'ai conduit comme ministre.

Je défends et je défends certaines des mesures de ce quinquena. Il y en a d'autres avec lesquelles je suis moins à l'aise et sur lesquelles je reviendrai. Lesquel j'aurai l'occasion de m'en exprimer.

Lesquels ? Mais j'aurais l'occasion de m'exprimer au cas par cas. Peê B, oui, tê b non.

Flou total. C'est un peu l'homme de la semaine. On l'a vu partout.

Il a annoncé sa candidature à Bobini et puis il est passé au JT de David Pujeda sur France 2 et il a fait sale comble à Marseille et à chaque fois il était impeccable. Tiré à quatre épingles. Pourtant la question reste Emmanuel Macron est-il taillé pour le costume présidentiel ?

Alors ça c'est une très bonne question. Bonne question d'autant plus Ouais. D'autant plus qu'on aime bien les histoires de costume.

Enfin en tout cas, moi j'aime bien ça. Alors reprenons les choses par le début. On se souvient de cette image là.

La meilleure façon de payer. Vous allez pas me faire peur à votre peur. La meilleure façon de se payer un costard, c'est travailler.

C'était en mai dernier dans l'héros et dans la foulée. Tout le monde s'est intéressé au costard d'Emmanuel Macron. On a découvert à cette occasion qu'il s'habillait depuis son époque de banquier d'affaires chez Lagonda.

C'est là que ça se passe. Une belle maison dans le 16e arrondissement de Paris. Et du coup, on a appris qu'il payait ses costume made in France entre 850 et 1000 €.

Une somme conséquente qui avait fait jaser à l'époque de l'altercation pardon. Alors pourquoi on revient là-dessus ? Et ben justement parce que c'est terminé ou presque depuis quelques semaines.

Hasard ou pas ? Emmanuel Macron fait certainement hasard évidemment. Emmanuel Macron fait très attention au sujet et il ne porte quasiment plus ses costumes.

Lagonda. Donc le 16e. Ouais.

Terminé. Fini. Direction la rue d'Abouir.

Maintenant, c'est là que ça se passe dans le deuxième arrondissement. [rires] C'est beaucoup moins luxueux. Ça paye pas de mine la maison Sal parc jeunas et compagnie.

Elle est installée au premier étage et Emmanuel Macron y était le 27 septembre dernier pour se faire faire son nouveau costume. Hop, voilà la photo. Chez jeunesse et compagnie, il achète des costumes madine Italie.

Ceuxa en taille 50, des costumes de bouton marines ou gris comme celui qu'il portait à Marseille ce jour-là. Hop ! de piéton cap.

Le voici évidemment. Et ça ça coûte combien ? 340 € seulement.

Mais mon dieu, mais il est presque trois fois. Ouais, presque. C'est trois fois moins cher que les costumes laonda.

Et finalement, c'est un super coup de com parce que au fond, c'est l'homme politique qui porte les costumes le moins cher de toute la classe politique française. Et du coup, c'est vrai qu'Emedine Macron, il est content de le montrer. Par exemple, quand il prend le train avec les journalistes, hop, il met la housse bien en évidence. que tout le monde on dirait presque qu'il a pris une place pour la housse de [rires] Non mais tu exagères hasard peut-être qu'on a laissé mal tasser. [applaudissements] On ne sait pas exactement où se trouve la tombe d'Aristote mais en tout cas où qu'elle soit cet homme Aristote doit être fier car Emmanuel Macron a recréé la gora.

Emmanuel Macron. Bonjour à bonjour. Merci beaucoup.

C'était hier à Strasbourg. [applaudissements] Bonsoir à toutes et tous. Merci.

Merci à vous d'être là ce soir. Waouh ! Non mais là on est sur du John Fitgerald Kennedy.

On est sur du Manon Fit Gerald Macron. Can [musique] [musique] attention les vélos derrière attention attention à Macron s'est caché sur cette image. Sauras-tu le retrouver ?

Il est là hein sous la forêt de micro. Et tu étais aussi sous la forêt de micro mais pas seulement. Salut Paul.

Salut Yann. Effectivement, oui, nous étions dans la meute mais nous avons aussi réussi à négocier des accès privilégiés. Nous étions donc la seule caméra à pouvoir le suivre dès son départ de Paris.

C'était à 5h55 en première classe dans ce TGV [musique] Paris- Strasbourg, voiture numéro 12. Emmanuel Macron, ses conseillers et son épouse peufine le texte qu'il va prononcer le soir même. Un public n'est pas là pour commenter l'actualité ou agir sur tous les sujets.

Il doit s'adapter à ses priorités. Je vais vous livrer une conviction. Plus personne ne prend au programme, plus personne ne lit 200 engagements ou 1000 pages.

Cela construit donc une forme de responsabilité. Est-ce qu'on suit pendant 24 heures le candidat Macron ? Oui ou non ?

Est-ce qu'on peut écrire 24 heures chrono avec le candidat Macron ? Vous pouvez mettre pour le renouveau démocratique si vous cherchez un sous-titre. C'est beaucoup trop long.

Et ben en avant marche vous voulez quoi ? C'était beaucoup plus long votre histoire là. Vous êtes un 24 heur chrono avec le candidat Macron.

Mettez Macron, c'est plus court. Qu'est-ce qu'il est mystérieux. Il veut pas dire qu'il est candidat.

Pourtant, ça ressemblait à un meeting de candidat hier. Ça y est, ressemblait vraiment beaucoup. On a pu assister aux répétitions.

Notre caméra a été autorisée en régie mais aussi sur le plateau du discours juste avant que Macron ne fasse émission de télé hein. Exactement comme nous. Juste avant que Macron ne fasse un point avec les autres journalistes.

On a tout le monde vous demander si vous êtes candidat ou pas à la présidentielle. Non. Si.

Je crois pas. Ça qu'est-ce que vous allez leur répondre ? Bah que le temps n'est pas venu.

Et quand le temps ? et le temps euh vient à l'issue d'un processus qui est un processus de travail, ce qu'on fait là, d'abord le programme et après la candidature dans cet ordre, si vous n'avez rien à porter, ça sert à rien d'y aller. D'abord vous voulez porter, après vous irez.

Mais n'essayez pas de me faire dire vous êtes vous êtes candidat. Qu'est-ce que je n'ai pas dit ? Donc on comprend la stratégie hein.

D'abord, il fait monter le truc, les idées et tout machin et puis quand il a le programme, paf, il se déclare. Exactement. Et d'ailleurs, pendant cette journée, il y a aucun doute, on a suivi un homme en campagne.

Sans déconner, on l'a vu signer des autographes, dédicacer des t-shirts. Il a dit des phrases très profondes. Profitez de l'instant présent, c'est déjà beau.

Il a serré des mains et tu vas voir que les gens eux ne se posent pas trop de questions sur sa candidature. Est-ce qu'il est candidat pour vous à la présidentielle ? Oui, tout à fait.

Je pense que ça ne fait aucun doute. Il est candidat à la présidentielle ? Je crois bien.

Il est candidat à la présidentielle. Pour vous, il y a pas de doute. Oui, je suis sûr.

Oui. Vous avez votre photo avec lui ? En plus, il un beau gosse. [rires] Bah oui, parle, c'est Kennedy.

Mais son problème c'est que pour beaucoup de politiques, c'est un peu le traître. Exactement. On l'accuse d'avoir lâché François Hollande.

Du coup, il est très très attaqué en ce moment. Alors quelques minutes avant son entrée sur scène, nous étions toujours avec lui et on lui a donc demandé s'il était à l'aise avec cette étiquette. Ça fait quoi d'être considéré par tout le monde comme un traître ?

Ah benah, j'ai pas le sentiment que ce soit par tout le monde. Par exemple Emmanuel Vals ou Ain Jupé. Oui, mais c'est parce que c'est leur intérêt de dire ça.

Si ma carrière toute entière, ce que je suis aujourd'hui, était d à Manuel Vals, François Hollande ou Alain Jupé, pourrait dire cela. Ça n'est pas vrai. François Hollande, vous lui devez beaucoup.

Non, politiquement. Je je lui dois politiquement. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai toujours eu beaucoup de respect et de considération.

Vous ne m'avez jamais entendu dire du mal de François Hollande. Aujourd'hui, vous avez une étiquette de traître que certains vous collent sur le front. Qu'est-ce que vous leur répondez à ceux qui disent que vous êtes un traître ? que je suis en train de vous dire, c'est-à-dire que si j'avais quitté le gouvernement pour aller raller quelqu'un qui était plus haut dans les sondages, je pourrais vous vous êtes très haut dans les sondages et vous menacez François Hollande dans les sondages.

Je pourrais être un traître. C'est ce qu'on avait reproché à Nicolas Sarkozy quand il avait quitté Jacques Chirac pour aller rejoindre monsieur Baladur. Est-ce que je fais ça aujourd'hui ?

Vous nassez la réélection potentielle du président de la République. C'est peut-être ça leur problème, interrogez-vous là-dessus. Mais j'ai pris mes responsabilités pour être cohérent et j'ai avec pris mon risque.

Donc Macron reconnaît avoir pris un risque mais est-ce qu'il est-ce qu'il en a pris des risques dans le discours ? On verra ça tout à l'heure. Et ça s'est fini comment ?

Mais là encore on la soirée à Strasbourg. Là encore on a pu être en coulisse et ça s'est fini. Regarde par une petite chanson.

Macron président. Macron président [acclamation] Macron président Macron président. Président !

Bravo [applaudissements] président ! Et Brigitte Kennedy, elle en pense quoi Brigitte Kennedy ? Il a posé la question.

Évidemment, il est bon Emmanuel Macron politiquement. Mais il est bon partout, pas que politiquement. Très restrictif.

Qu'est-ce qui vous plaît politiquement chez lui ? J'ai pas encore trouvé un domaine où il est pas bon. Donc je retiendrai que John Manuit, Gérald Macron est bon dans tous les domaines.

Sans commentair tous. [musique] Pour sa première interview de candidat, il est notre invité. Bonsoir.

Mais ce n'est pas parce que l'on parle lentement que l'on peut devenir président. Est-ce que votre candidature est irrévocable ? Bonsoir à vous.

Vous savez quand on prend ce type de décision avec ce qu'elles emportent de gravité pour le pays compte tenu du moment que nous vivons et sur le plan personnel, c'est une décision qui est mur réfléchie et donc ça n'est en aucun cas une décision provisoire. Oui, c'est une décision irrévocable. [grognement] le talent de mettre 25 secondes en faisant des pauses alors qu'il aurait pu y répondre 2 secondes.

Est-ce que votre candidature est irrévocable ? Oui, c'est une décision irrévocable. 2 secondes [rires] et il est le seul à avoir ce tic, cette déformation professionnelle.

Presque. Regardez, il répond à David Pujadas mais il ne peut pas s'empêcher de Je crois que rassembler les progressistes, les Françaises et les Français de bonne volonté, celles et ceux qui nous écoutent ce soir, ils regardent les Français dans les yeux de nos convictions, de nos indignations, c'est une chose, mais est-ce qu'on partage la même vision des choses ? Il y a dans notre peuple une énergie, une volonté de faire et une espérance non pas pour la guetter dans une lucarne, pour la faire ensemble.

Merci Emmanuel Macron d'avoir répondu à nos questions ce soir. Mais on est d'accord qu'il regarde avant tout un cadreur he qui doit se demander derrière la caméra mais il con. Tu vois pourquoi il me regarde comme ça lui ?

Et c'est là que nous revenons à ses soutiens du futur. Bonjour Richard Ferrand. Bonjour.

Bonjour Gérard Colomb. Bonjour. Et pour le soutenir, ils le décrivent tous d'une manière un peu spéciale.

C'est un expert du numérique, Emmanuel Macron. Un expert du numérique. Bon, ça ça va.

Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui réfléchit à une vitesse extraordinaire. Waouh ! Il est expert du numérique.

Il réfléchit à une vitesse extraordinaire. Ce que dit Emmanuel Macron est au moins aussi intéressant que ce qu'il ne dit pas. Waouh !

Il est expert du numérique. Il réfléchit à une vitesse extraordinaire. Mais ce qu'il ne dit ce qu'il dit est moins est au moins aussi intéressant que ce qu'il ne dit pas.

Mais c'est un demi-diaux quoi. Macron titille donc tout les bords politiques. Emmanuel Macron est est un enfant de la Hollandie.

Monsieur Macron est une imposture. L'événement hier c'était la candidature d'Emmanuel Macron. Comptez pas sur moi pour aller commenter cette candidature si elle est réussie ou pas réussie.

Alors là plutôt mourir écravé par un rocher de 10 tonnes plutôt que de parler d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, il est certainement très sympathique mais c'est une question de conviction. Quand je lis les idées d'Emmanuel Macron, je les trouve aujourd'hui, je vous le dis, je ne travaillerai pas avec Emmanuel Macron.

Les idées d'Emmanuel Macron, excusez-moi, j'ai rien trouvé de très novateur. Je n'aime pas cette grande tambouille politicienne avec la candidature d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron, Emmanuel Macron. Plutôt mourir que d'en parler. Le lundi, qu'est-ce qu'on fait ?

On regarde le JDD. JD. Et le JDD, qu'est-ce qu'il fait ?

Il regarde Macron. Donc nous, qu'est-ce qu'on fait ? On regarde Macron.

Non, on a hâte d'être mardi. [grognement][rires] Alors regardez, grosse grosse tartine de Macron dans le JDD. Ils ont vider l'imprimante là hein.

Il est il y est question de son patrimoine, de ses revenus, mais aussi de son programme et même de son rapport à Dieu. Une interview que je vous propose de décrypter un peu parce qu'elle est quand même sacrément ésotérique. Il déclare notamment "Je ne renie pas la dimension christique".

Une déclaration qui dans un français moins châtié se traduit par "Je ne suis pas contre me prendre pour Jésus", notamment au moment de la quête. Je rappelle [rires] je rappelle que j'ai une campagne de 8 millions à financer. Sœur Emmanuel nous révèle en Suus que selon lui, le cœur d'une campagne électorale, ce n'est pas le programme mais c'est de construire une sacralité.

Une déclaration qui dans un français moins fumeux se traduit par "Brigitte : "Dans la salle de bain, il y a que des crèmes de jour ou il y a un un programme politique aussi ?" Hein ? Et tu as pas vu mon t-shirt fuck me Jesus, je l'ai perdu.

Coucou toi. C'est le livre politique du moment qui fait aussi affiche électorale ambulante comme ça. Révolution d'Emmanuel Macron.

Le candidat à la présidentielle était en dédicace hier à Paris. On fait un point PIP Prose et 2017. PIP Prose et votez pour moi en 2017.

La dédicace de l'ancien ministre avait lieu à la Fnac des Ternes et il y avait un comité d'accueil. On est là, on t'attend Macron. On est là, on t'attend.

Des syndicalistes de la CGT qui ont bien pourri la séance de signature de l'ancien ministre. Si tout s'arrête à révolution révolutionar révolutionar Emmanuel Macron qui s'est consolé en grattant une électrice à la droite Alors en fait ça fait 6 mois que je suis engagé en avec la Ouais. Et au jour d'aujourd'hui, je voudrais adhérer votre mouvement même si vous êtes pré de gauche et de droite, je pense que c'est mes convictions se rapprochent plus des des Et hop là.

Et cette question, quel est le point commun entre l'ancien ministre de l'économie Emmanuel Macron et la YouTubeuse star des ados Enjoy Phenix ? A priori, aucune. La réponse en image.

Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ? Vous allez bien ?

Oui. Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ?

Toujours exactement la même phrase avec le même Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ?

Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ? Tout comme enjoy Phenix.

Bonjour monsieur, vous allez bien ? Bonjour, vous allez bien ? Bonjour.

Bonjour, vous allez bien ? Très bien. Bonjour.

C'est quoi ton prénom ? C'est quoi ton prénom ? Bonjour, c'est quoi ton prénom ?

Bonjour. C'est quoi ton prénom ? Vous voyez le point commun ?

Alors, je mets pour qui ? Alors, je mets pour qui ? Alors, je mets pour qui ?

Alors, je mets pour qui ? Alors, je mets pour qui ? Je mets pour qui ?

Alors, je mets pour qui ? Alors, je mets pour qui ? Je mets pour qui ?

Merci d'être là. Bah, merci d'être là. Merci d'être là.

Merci d'être là. Merci d'être là. Merci d'être venu.

C'est super gentil. Merci d'être venu Merci d'être venu gentil. Merci d'être venu.

Les deux mêmes et enfin notre image préférée de la dédicace, c'est cette dame qui est venue avec son bébé. Une pauvre petite fille qui n'avait pas hyper envie d'être là visiblement. Et hop là !

Mais dites donc ! C'est plus ça ? Ça ça ferait une bonne affiche électorale.

Sentez toujours avec cet article dans le parisien sur le tabac où l'on apprend que le paquet neutre serait inefficace contre le tabagisme. Alors, quelle est l'info majeure là-dedans ? C'est que ça ou ça c'est neutre. [rires] Et oui, pour Emmanuel Macron qui sera peut-être le prochain président neutre, la génération à venir doit être sans tabac.

La génération à naître doit être sans tabac. Ah ouais bah c'est marrant parce que pour moi le président à venir doit redescendre du plafonnier et apprendre que quand on dépense son 5e de salaire en nicotine, c'est qu'on a ses petites raisons à soi comme par exemple le seum de se faire dicter sa conduite par des technocrates en pleine santé. [rires] Mais bisous néanmoins et lâcher rien Manu gagne cette élection.

Tu peux tu pues si tu peux. [rires] Je profite de ce petit chapitre tabac pour vous soumettre une nouvelle proposition de paquet neutre. J'ai planché un petit peu ce weekend.

Alors j'ai deux propositions que je vais soumettre à l'État avant que l'État ne me soumette. [rires] Première proposition, voter nuit gravement à l'envie de voter. Deuxième proposition, votez-tu ?

Voilà. [applaudissements] Qui a besoin, je sais pas moi, d'une tisane apaisante, d'un massage aux pierres chaudes, d'une musique de méditation, voire même d'un Xanax ? Moi, je vais recommencer.

Le projet, c'est votre responsabilité, c'est d'aller partout en France pour le porter et pour le gagner. Votre responsabilité, [acclamation] c'est d'aller partout en France pour le porter et pour gagner. Ahou !

Ce que je veux, c'est que vous partout vous alliez le faire gagner parce que c'est notre projet. Vive la République ! Vive la France !

Dans les JT, les adjectifs pour résumer ce qu'il s'est passé samedi. Alors, on a vu un Emmanuel Macron absolument habité, quelquefois jusqu'à crier. Emmanuel Macron exhorte ses supporters à une campagne marathon.

Emmanuel Macron exalté au terme de sa profession de foi comme un rockur enivré par la foule, transporté comme s'il était à quelques jours d'un premier tour. Habité, exalté, enivré, transporté. Cette séquence restera comme étant l'un de nos discours préférés après celui du chauffeur de salle de Nicolas Sarkozy.

Nous sommes là pour qui ? Un peu plus fort. Encore un coup.

Habité, exalté, enivré, transporté. La séquence arrive en fait à la fin. La séquence de On revient sur Emmanuel Macron, elle arrive à la fin d'un discours qui a duré 1h29 ou plutôt d'une messe d'unh29.

Bonjour à toutes et tous, vous êtes là tous et toutes. Je sais toutes celles et ceux toutes et tous qui ne vont pas l'un sans l'autre pendant l'heure et demi. Toutes et tous.

Je vous demande à toutes et tous, toutes celles et ceux qui travaillent, nous en avons toutes et tous s'assurer que chacune et chacun y trouve sa place. Le côté rassembleur toutes et tous, le mot qui revient le plus souvent, c'est celui-ci. Je suis le candidat du travail.

Le travail. Le travail c'est ce qui nous donne une place dans la société. Le travail était la clé de l'émancipation contemporaine par le travail et pour le travail.

Le travail, c'est le travail. Et pour faire monter la sauce, pour faire bouger une salle entière, il arrangue la foule. Vous avez peur ?

Non. Est-ce que vous avez peur ? Non. [acclamation] Est-ce que nous sommes seuls ?

Puis arrivent les signes avant-coureur d'une montée de testostérone. Il commence à partir force 1. Cette place, c'est la nôtre.

C'est celle que les français veulent. Il s'énerve. Force 2.

Il n'y a pas de fatalité, il y a une espérance. Et c'est la il détruit le pupitre nous de faire non si on veut protéger les Français. Ensuite il va muer pour ceux qui avaient peur [acclamation] que nous n'avions rien à dire.

Vous les avez rassuré. On est d'accord. Il se transforme pour ceux qui avaient peur que nous n'avions rien à dire.

Puis arrive la fin. Moi, je le porterai dans la durée. Je le porterai jusqu'au bout.

Regardez la main qui rebondit sur le pupitre. Je le porterai jusqu'au bout. [rires] Essayez chez vous.

Il a dû se faire mal. Mais maintenant, votre responsabilité, c'est d'aller partout en France pour le porter et pour gagner. Et quand il monte trop, la jeune fille en jaune derrière ne sait pas trop ce qu'elle doit faire, si c'est rire ou applaudir, puis il s'envole.

Ce que je veux, c'est que vous partout vous alliez le faire gagner parce que c'est notre projet. Histoire de la vie. l'étern vive la République vive la France. [musique] [chant] C'est donc l'image du weekend voir de ce début de campagne.

On a mis la séquence Macron sur une tablette et on est allé vous voir dans la rue. France, c'est que vous parce que c'est notre [rires] Il est bien chaud. Oh bah il s goille.

Il a quand même craqué. Et si on compare les mots utilisés par les JT pour décrire l'envolée de Macron et les mots que vous utilisez, on n'est pas exactement sur le même champ lexical. Emmanuel Macron, exalté, habité, comme un rockur, enivré, transporté.

Je pense qu'il devrait prendre des cours de théâtre pour savoir placer sa voix parce que là, il est complètement hystérique en fait. Il devrait ménager sa voix parce qu'il va se ramasser quelques petits nodules. C'est du grand n'importe quoi.

C'est un petit peu le en fait. Il pourrait presque vendre aller du aller vendre du poisson sur le marché. Tony Montana quoi.

Je sais pas ce qu'il prend mais ça a l'air efficace en tout cas hein. Pendant les images vous étiez là ? Ben oui, c'est assez étonnant parce qu'en général le discours politique un soit extrêmement contrôlé calibré et là on a quelqu'un qui craque complètement en direct et c'est quand même assez rare de voir en direct quelqu'un pour vous il craque.

Ah bah totalement. On a remarqué un truc qu'Emmanuel Macron baisse le ton parfois puis le force puis le rebaisse. Il affirme un truc puis euh marque un silence.

Regardez comme comme ici. La confiance de nos maîtres, de nos amis, de nos proches. C'est cela qui nous fait là.

Il est calme. C'est cela à quoi je dois. Et puis votre confiance, mes amis, votre confiance depuis le premier jour, car c'est vous qui m'avez porté, car c'est vous qui nous avez fait.

Car c'est vous qui nous avez transformé. Car c'est par votre confiance que nous sommes là ce soir. Analyse de la parole et analyse des gestes.

On commence par vous. Par la parole. Alors pour la parole évidemment dire que le silence silence laisse une forme de solennité dans le discours.

Ça soulligne l'importance de ce qui est dit. Et puis autre chose ce qui est frappant dans ce passage que vous venez de diffuser, c'est que il y a une accélération extrêmement rapide et c'est leon. Ah oui mais c'est ce qu'on va voir à la fin.

C'est que il est en seconde et puis il passe tout de suite la 5e quoi. Il y a il y a pas de rapport intermédiaire, il est pépère, il parle doucement et puis à tout un coup il s'excite mais ça va beaucoup trop vite. C'est pour ça qu'il craque.

Il l'apprend ça d'après vous. Ça je saurais pas le dire mais s'il l'apprend c'est encore au début hein. [rires] On revoit le moment qui a beaucoup fait parler celui-ci.

Mais maintenant votre responsabilité c'est d'aller partout en France pour le porter. Et pour gagner, ce que je veux, c'est que vous partout vous alliez le faire gagner parce que c'est notre projet. Vive la République !

Vive la France ! [acclamation] Il est bon ou il est ridicule ? Bah le texte lui-même est assez banal.

C'est un appel classique. Sarkozy fait le même à Berti en 2012. J'ai besoin de vous.

La victoire sera belle la vre appel à passer le message à tous les Français. Oui, c'était histoire d'inclure son public en lui donnant une valeur dans une aventure qui est en réalité individuelle et qui devient une aventure collective. Après, il faut aussi contextualiser les choses.

Là, on regarde 30 secondes d'un truc, ça fait 1h45 qu'il parle, il a devant lui des gens qui sont debout. Alors effectivement, sur le moment, c'est pas bon parce qu'il est uniquement sur les cordes vocales et puis là, il va Oui, déraille, on entend qu'il déraille complètement. Alors, c'est à la fois très r et puis après ça déraille complètement par des sinus.

Enf, c'est terrible. Et s'il fait ça, il tiendra pas de mois, hein. Moi, je l'ai fait 30 secondes tout à l'heure, je suis cuit, hein.

Donc voilà, Stéphan sur le sur les gestes. Oui. Là, il fait comme ça.

Comme ça, à la fin, il regarde comme ça. Il se met en croix, il regarde en l'air. Oui.

Après, soyons honnête, ces gestes là un peu christiques, le regard levé, moi je les ai retrouvé chez Jean-Luc Mélenchon qui est pas suspect de Bon, mais euh voilà. Non, après il y a ce qu'on appelle en en psychologie l'effet d'attribution négative. C'estàd que si on aime pas Macron, on va dire qu'est-ce que c'est que ce mec qui se prend pour Jésus ?

Si on l'aime bien, on va dire voilà, il est inspiré. Moi, je crois surtout qu'il est aspiré. C'estàd qu'il est aspiré par il est emporté par la foule, quoi, comme dirait Piav.

C'estàd qu'à un moment donné, il y a des choses qui sont un peu sous contrôle, qui sont travaillées et puis il y a il y a ce moment là où il y a de la perte de contrôle. Voilà, c'est perd le contrôle. Je crois que effectivement ça affleur.

Il y a il est sous contrôle depuis 1h45 et puis bah voilà, c'est la fin. Il y a un moment d'émotion, il a une bouffée d'émotion qui le submerge. Donc du coup, il est sincère ce que vous dites.

Oui, je pense. Ouais, il y a une part de sincérité. Ce qui est intéressant, c'est que tout le monde s'est attardé sur l'aspect, les bras et et la vision christique.

Mais quand on regarde son visage de plus près, on va sans doute en reparler. Il y a plutôt quelque chose de satanique à ce point. À ce point, si vous étiez son prof, quel conseil vous lui donnez là tout de suite ?

Alors là tout de suite, on est sur la péroraison, c'est-à-dire la dernière phase du discours, celle qui doit emporter l'adhésion. Et là, il va beaucoup trop vite. C'est ce que je disais tout à l'heure.

C'estd que une péroraison, ça se fait monter en 30 secondes, une minute et cetera et là il passe de la seconde à la 5e et donc il cale forcément. Donc il faut qu'il soit plus progressif, qu'il fasse monter sa préoraison et qu'il arrive sur ce vive la République, vive la France qui est un classique de la fin du discours politique. C'est d'ailleurs assez amusant dans ce qu'on a vu.

C'estàd que il finit j'ai besoin de vous, j'ai besoin de vous, il s'en va du pupitre et il revient comme s'il avait oublié. Ah oui au fait vive la République et vive la France. Ah oui, il y a un moment de Oui.

C'est très bien. On voit bien qu'il y a une aventure individuelle à un moment elle est finie donc il quitte le pupitre et puis il revient. Ah oui, au fait, vive la République et vive la France, hein, quand même. [applaudissements]