Intervention de Marion Maréchal-Le Pen sur le PLFSS 2015
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35PrésentateurFait
« Le texte initial prévoit la diminution des deux tiers de la prime de naissance et de l'adoption au-delà du premier enfant. »
- 1:08PrésentateurChiffre
« Alors que la fraude sociale est estimée à 50 milliards d'euros par an, soit le plan d'économie de M. Valls, vous espérez timidement récupérer 75 millions par quelques mesures dérisoires. »
- 1:28PrésentateurFait
« En cas de réitération de fraude aux allocations familiales, vous vous contentez de simples pénalités quand l'ampleur du phénomène nécessiterait un message fort comme la menace d'une suspension. »
- 1:37PrésentateurChiffre
« ces fraudes ont augmenté de 16,5% en 2013 pour un total de 141,4 millions d'euros. »
- 2:01PrésentateurFait
« Vous décidez de moduler les allocations familiales en fonction des revenus. »
- 2:54PrésentateurChiffre
« les 700 millions d'euros d'économies que vous escomptez par cette mesure seront dépensées pour financer l'aide médicale d'État aux clandestins, passées de 588 à 744 millions d'euros en un an »
- 3:20PrésentateurFait
« Un système qui, par la prise en charge à 100% des soins des clandestins, encourage des filières d'immigration illégale en constante augmentation. »
- 4:11PrésentateurFait
« le versement des allocations familiales a récemment été élargi aux enfants algériens et turcs nés à l'étranger et venus sur le territoire hors du cadre du regroupement familial. »
Temps de parole
- Présentateur96 %
- ?4 %
≈ 42,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La
parole est à madame Marion Maréchal-Le Pen pour cinq minutes. Merci madame le président, madame le ministre, chers collègues. Avant de rédiger ce projet, sans doute
avez
-vous relu le livre 4 des nourritures terrestres et cette phrase d'André Gide « Famille, je vous hais, foyer clos, porte refermée, possession jalouse du bonheur
». En
effet, votre politique depuis deux ans, caractérisée par les va-et-vient permanents, est d'une terrible constance pour ce qui est de s'en prendre aux familles. Le texte initial prévoit la diminution des deux tiers de la prime de naissance et de l'adoption au-delà du premier enfant.
Le
gouvernement s'est engagé finalement à soutenir la suppression de cette mesure par voie d'amendement. Nous serons donc vigilants sur le respect de cette promesse.
Il
est heureux que vous ayez également renoncé à vous immiscer dans l'organisation des familles en leur imposant votre vision du couple et de la parenté par la contrainte en réformant le congé parental.
Les
Français ne sont pas vos enfants.
Je
crois qu'ils doivent rester libres de pouvoir choisir la façon dont ils souhaitent accomplir leur rôle de parent.
Alors
que la fraude sociale est estimée à 50 milliards d'euros par an, soit le plan d'économie de M. Valls, vous espérez timidement récupérer 75 millions par quelques mesures dérisoires.
Vous
étiez moins hésitant lorsqu'il s'agissait d'aller traquer et sanctionner les exilés fiscaux.
En
cas de réitération de fraude aux allocations familiales, vous vous contentez de simples pénalités quand l'ampleur du phénomène nécessiterait un message fort comme la menace d'une suspension. Pire encore, vous décidez de diminuer le montant de ces pénalités financières alors même que ces fraudes ont augmenté de 16,5% en 2013 pour un total de 141,4 millions d'euros.
Des
millions d'euros que vous devrez aller chercher ailleurs en taxant les honnêtes citoyens.
Qu
'il est bon d'être délinquant sous l'ère socialiste. Ceci expliquant cela, on ne s'étonne plus de la phobie administrative contractée dans vos rangs.
Car
ce sont bien toujours les honnêtes citoyens qui payent pour vos renoncements.
Vous
décidez de moduler les allocations familiales en fonction des revenus. Justice, criez-vous. Ces riches, plus exactement ces classes moyennes que vous méprisez tout autant que les sans dents, devront se passer de l'une des rares contreparties financières dont ils bénéficiaient pour services rendus à la nation, à savoir faire des enfants.
Eux
qui contribuent toujours plus à une solidarité nationale dont ils sont de plus en plus exclus. Évidemment, l'on peut légitimement craindre que ce seuil des 6 000 euros soit demain abaissé, puis abaissé encore sous la pression de l'étau bruxellois.
Faire
des enfants est un choix personnel, nous dit votre allié, Mme Pompili, pour défendre cette mesure. Certes, mais heureusement que ces familles ont fait des enfants pour demain payer les retraites des hédonistes 68ards de cette génération politique. Justice par-ci, justice par-là, mais où est la justice lorsque les 700 millions d'euros d'économies que vous escomptez par cette mesure seront dépensées pour financer l'aide médicale d'État aux clandestins, passées de 588 à 744 millions d'euros en un an
? J
'entends déjà vos indignations républicaines et vos soupirs condescendants, mais croyez-moi, les Français aussi soupirent. C'est avec leurs économies que vous vous montrez si généreux.
Un
système qui, par la prise en charge à 100% des soins des clandestins, encourage des filières d'immigration illégale en constante augmentation. Un système vicié, car les fraudes à la CMU et à l'AME par usurpation d'identité constituent l'un des principaux préjudices causés à l'assurance maladie après les arrêts maladie abusifs.
Les
trafics de médicaments sont légions parmi les bénéficiaires. N'ayant pas de carte vitale, certains font des tournées de pharmacie pour revendre en France ou à l'étranger de grandes quantités de médicaments, le tiers payant contribuant à faciliter ces trafics.
Une
provocation lorsque les Français se serrent douloureusement la ceinture. Notre conception de la justice est radicalement différente de la vôtre. La nôtre voudrait qu'en période de crise, la priorité soit donnée à nos compatriotes, que cette AME soit supprimée et que ses allocations familiales soient réservées aux familles dont l'un des deux parents au moins est français. Idem pour la CMU et l'aide à la complémentaire santé dont vous avez relevé les plafonds l'année dernière, manifestement sans souci pour l'aggravation du déficit auquel vous vous attaquez aujourd'hui.
Nous
sommes loin du compte puisque le versement des allocations familiales a récemment été élargi aux enfants algériens et turcs nés à l'étranger et venus sur le territoire hors du cadre du regroupement familial. Ceci en conséquence d'accords que vous avez signés avec une main bien légère et malgré un portefeuille bien vide.
Vous
élargissez le tiers payant à l'aide à la complémentaire santé après l'avoir déjà établi pour l'AME et la CMU, alors qu'il aurait dû à l'inverse être supprimé. Certes, l'accès aux soins doit être garanti à tous, mais l'absence d'avance de frais déresponsabilise les patients. Il serait plutôt opportun de moderniser la carte vitale afin de permettre aux médecins un règlement immédiat et aux patients un prélèvement différé.
J
'aurais aimé pouvoir aborder bien d'autres mesures, mais les quelques minutes accordées généreusement aux non-inscrits m'obligent à me concentrer sur ce problème majeur, totalement ignoré par crainte pour les uns, par conformisme ou par intérêt par les autres. Ce problème étant celui de la conjonction entre un système de protection sociale dispendieux et une politique migratoire encourageant la venue massive et continue d'une immigration précaire et à bas niveau socioprofessionnel.
Nous
sommes d'accord, les économies ne sont pas une option. Dans ces conditions, de se contenter d'hurler à la stigmatisation, à la moindre évocation de ces problèmes est une attitude irresponsable qui finira par avoir raison de notre modèle de protection sociale.
Merci.