Vote blanc, énergies renouvelables... le "8h30 franceinfo" spécial présidentielle de Jean Lassalle
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:49OuverteRéponse directe
Dans les grandes lignes, qu'est-ce que vous voulez faire pour cela ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Vous proposez de réinstaurer un service militaire ou civil. Vous pensez que la disparition du service a fragilisé le pays ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Vous voulez que le vote blanc soit reconnu, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ?
- 5:01RelanceRéponse directe
Quelle légitimité aurait un homme ou une femme politique élu en dessous du vote blanc ?
- 6:13FerméeÉludée
Vous voulez baisser la TVA sur les carburants de 20% à 5,5%. Combien ça coûterait à l'État ?
- 9:22OuverteRéponse directe
Vous misez à fond sur le nucléaire dans votre programme. Vous voulez même prolonger les centrales en fin de vie de 25 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueFait
« il faut plus de cohésion en France, apporter de l'apaisement à notre nation »
- 2:10Invité politiqueFait
« ils ont le sentiment que cette campagne électorale ne s'adresse pas à eux »
- 4:22Invité politiqueFait
« nous n'avons rien expliqué de l'énergie future, nous n'avons rien expliqué des retraites que nous allions mettre en œuvre, nous n'avons rien expliqué de la santé »
- 6:45InvitéChiffre
« 10 centimes de baisse par litre, c'est 5 milliards d'euros »
- 9:27Invité politiqueFait
« il faut même prolonger les centrales en fin de vie de 25 ans »
- 9:44Invité politiqueChiffre
« augmenter le budget de la recherche et de le passer à 4 ou 5% »
Temps de parole
- jean-lassalle63 %
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France Info. Bonjour à vous, Jean Lassalle. Bonjour. Vous êtes le septième invité des matins présidentiels de France Info. Vous nous répondez depuis Marseille, depuis le co-de-France 3 à Marseille. Vous étiez hier à Marseille pour un meeting notamment au Parc Châneau. Merci beaucoup de répondre à notre invitation. A mes côtés ce matin pour vous interroger, pour échanger avec vous, Jean-Rémi Baudot, bonjour. Bonjour Gilles, bonjour à tous. Éditorialiste politique de France Info, Jean Lassalle, à la tête du mouvement... Bonjour Jaïve. Bonjour, Jean Lassalle, à la tête du mouvement Résistons, et vous avez une méthode politique assez singulière.
Vous sillonnez la France depuis assez longtemps maintenant, et vous n'avez pas attendu cette campagne, que vous menez en bus, dans un bus impérial, au contact des Français, et votre constat, c'est qu'il faut plus de cohésion en France, apporter de l'apaisement à notre nation. Dans les grandes lignes, qu'est-ce que vous voulez faire pour cela ?
D'abord, je crois faire ce que je fais, et ensuite, dans l'ensemble de mon discours apaiser, et surtout écouter, parce qu'il y a un déficit d'écoute considérable dans notre pays, nous le voyons bien, parce que ce bus, dont vous avez eu la gentillesse de parler, attire les gens, vous savez, et ils viennent assez facilement. Et lorsque j'arrive dans une ville, alors là, il y a immédiatement un gros attroupement qui se fait, et on peut parler, on peut tenir un petit bout de meeting. Mais, les gens ont surtout le pouvoir d'achat, avaient surtout le pouvoir d'achat, et le prix du gasoil, comme préoccupation, le prix des denrées alimentaires.
Maintenant, c'est l'inquiétude, une inquiétude par rapport au manque de perspective. Alors, comment changer les choses, justement,
Jean Lassalle ?
Et, surtout, un sentiment de déclassement, c'est-à-dire qu'ils ont le sentiment que cette campagne électorale ne s'adresse pas à eux. Et enfin, depuis, maintenant, une semaine, depuis Strasbourg, en gros, j'entends une petite musique, on vous aime bien, Jean Lassalle, mais on n'ira même pas voter pour vous, parce qu'on ne veut pas participer au système. On ne votera pas, on s'abstiendra. On restera chez nous. La promesse de votre candidature, Jean Lassalle, c'est de recréer de la cohésion. Vous proposez, par exemple, de réinstaurer un service militaire ou civil. Vous pensez que la disparition du service a fragilisé le pays, la cohésion du pays ?
C'est-à-dire, c'est surtout ce qui s'en est suivi. Si nous avions eu une période faste, derrière, si les 40 glorieuses avaient continué. Mais depuis, nous n'avons essuyé que de très grosses difficultés, avec une grande complexité à comprendre comment s'organise la France, l'Union européenne et le monde. Donc, ajoutons-y le fait que les villes sont devenues extrêmement difficiles. là, je ne regardais pas dans la bonne direction, ne soient devenues extrêmement difficiles à se retrouver. Or, la ville est devenue un élément fédérateur important. Que les campagnes sont dans l'état que vous savez et les banlieues aussi.
Je pense que le service est de nature à recréer ce lien sans lequel on aura beaucoup de mal à faire société.
Ça passe aussi par un changement des institutions, d'après vous, cette cohésion. Vous voulez que le vote blanc soit reconnu, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, avec des conséquences d'ailleurs très concrètes si le vote blanc arrive en tête d'une élection.
Oui, eh bien, on recommence l'élection. Mais, alors, une fois et puis à la deuxième fois, comme ça sera encore le vote blanc, on fera avec le second, puisque M. Blanc ne peut pas gouverner un pays ou madame.
Mais, le signal, me semble-t-il, aura été suffisamment fort pour que, d'une part, les citoyens fondant le peuple souverain reprennent conscience de leur pouvoir et que, d'un autre côté, les élites se disent maintenant, ça ne peut plus durer, on vient de faire une campagne pour rien qui n'a servi à rien, nous n'avons rien expliqué de l'énergie future, nous n'avons rien expliqué des retraites que nous allions mettre en œuvre, nous n'avons rien expliqué de la santé, vous voyez, donc ça va nous obliger à revoir la copie et je pense que c'est le début d'un nouveau processus pacifique de reconstruction.
On va revenir dans un instant d'ailleurs sur les questions d'énergie, sur les questions de santé dont vous parlez, mais si, puisque vous dites que M. Blanc ne peut pas gouverner, ce serait donc madame ou monsieur en deuxième place qui obtiendrait l'investiture, mais en termes de légitimité, quelle légitimité aurait un homme ou une femme politique qui serait élu un peu par défaut en dessous du vote blanc ? Très peu, mais pas moins ni plus que celui qui sera élu lors du second tour de cette élection, c'est-à-dire pratiquement aucune.
Avec le risque d'une instant... Donc c'est dramatique,
excusez-moi de vous dire ça, après tant d'années de politique, moi qui suis passionné de politique, mais j'ai acquis une grande confiance en vous, France Info, parce que vous êtes ceux qui m'avaient le plus couvert. Cette semaine, je vais devoir m'occuper, je vais commencer un peu chez vos collègues de RTL, de la presse écrite qui va être une véritable vipère puisque vous savez qu'elle n'est pas, elle, prise en compte par l'égalité de parole et j'ai déjà vu hier... Mais je ne veux pas être désagréable parce que vous ne le méritez pas. Vous, j'aurai bien d'entrevue pour le faire. Le procès du système médiatique. Comment ?
L'idée n'est peut-être pas ici ce matin de faire le procès du système médiatique. On est là pour écouter vos propositions. Par exemple, sur la question du pouvoir d'achat. Peut-être qu'on va parler du pouvoir d'achat. Vous voulez baisser la TVA sur les carburants, que la TVA passe de 20% à 5,5%. Est-ce que vous savez typiquement, basiquement, combien ça coûterait à l'État ? Non. Et le problème n'est pas de savoir forcément ce que ça coûte. Est-ce que vous pensez qu'on a des éléments très chiffrés et qu'on sait très exactement où on en est ? Après, quoi qu'il en coûte du Covid. On sait l'endettement qui a monté. Mais enfin, c'est des chiffres officiels.
On sait que 10 centimes de baisse par litre, c'est 5 milliards d'euros. Ça, on le sait. Oui, ça, on le sait. Mais on ne sait pas ce que coûterait une révolution. Or, si nous continuons dans le contexte actuel avec des hommes et des femmes pour qui c'est devenu vital et qui n'ont pas le choix, c'est-à-dire qu'ils seront poussés à la rébellion, eh bien, ça coûtera beaucoup plus cher. Donc, je suis quelqu'un de pragmatique, je sais que j'aurai un quinquennat pour rétablir les faits. Dans un premier temps, il faut essayer de ne pas aggraver la situation.
Jean Lassalle, vous savez comment ça se passe sur France Info, rappel de l'essentiel de l'actualité toutes les 10 minutes. Donc, on va se retrouver dans un très très court instant pour parler toujours des mesures de pouvoir d'achat, des questions d'énergie aussi. Mais d'abord, le fil info à 8h40 avec Diane Ferschit.
Le retrait des forces russes du nord de l'Ukraine. Toute la région de Kiev est désormais libérée selon le pouvoir ukrainien. Des villes libérées mais ravagées par les combats à Butcha, au nord-ouest de la capitale. 300 personnes ont dû être enterrées dans des fosses communes par les autorités et sur la mer noire des explosions ont été entendues ce matin à Odessa. Dernière ligne droite pour les candidats à la présidentielle à une semaine tout juste du premier tour. Après Emmanuel Macron, hier, Jean-Luc Mélenchon est à Toulouse en meeting. Le candidat de la France insoumise est le mieux placé à gauche selon notre sondage.
Ipsos Soprasteria pour France Info et le Parisien aujourd'hui en France avec 15,5% des intentions de vote. Anne Hidalgo, elle prend la suite de Philippe Poutou au Cirque d'hiver à Paris aujourd'hui. Dernier grand meeting aussi avant le premier tour pour Valérie Pécresse. Ce sera porte de Versailles. L'épidémie de Covid, la pression sur les services de soins critiques reste contenue. 1500 malades actuellement en réanimation alors que les contaminations sont élevées. 139 000 cas quotidiens en moyenne.
C'est l'excellente immunité de la population qui explique ce découplage entre les contaminations et les hospitalisations, précise sur France Info Bruno Mégarban, le chef du service de réanimation de l'hôpital Lari-Boisir à Paris qui appelle à poursuivre l'effort de vaccination. Suite et fin de la 30e journée de Ligue 1 de football, ce dimanche, ça débute dès 13h avec le déplacement de Lens à Strasbourg au classement ce matin Rennes et provisoirement Dauphin du PSG.
France Info, l'info juste. Élysée 2022, les matins présidentiels. Jules Dequise, Jean-Rémi Baudot.
Et Jean Lassalle est l'invité de France Info, candidat résistant pour cette élection présidentielle. On parlait de la question du pouvoir d'achat notamment lié au carburant dont les prix augmentent, tout comme l'électricité et le gaz d'ailleurs avec la guerre en Ukraine, la reprise économique après la pandémie. Vous, pour l'énergie, vous misez à fond sur le nucléaire dans votre programme. Vous dites, il faut même prolonger les centrales en fin de vie de 25 ans et investir toujours plus massivement dans le nucléaire et la recherche en nucléaire.
Oui, dans un premier temps. Parce que mon objectif le plus important, c'est d'augmenter le budget de la recherche et de le passer à 4 ou 5 %, c'est-à-dire ce qu'il était dans les années 60-70, de façon à nous donner les moyens de trouver au plus vite la nouvelle énergie renouvelable. Je pense surtout au soleil avec le four de fonds romains qui commence à dater un petit peu qui a 65 ans, mais quand même qui en dit long avec ces miroirs caléidoscopiques qui réfléchissant sur un même lieu, sur une même plaque, crée un archélectrique d'une puissance inouïe. Je pense à l'énergie de la mer. Nous sommes un très grand pays de mer. Nous avons une chance extraordinaire.
Je pense qu'on peut, là, miser sur deux tableaux. Il y a la différence thermique entre le niveau des flots et 1000 mètres plus bas. Et puis, il y a cette extraordinaire énergie des marées dont nous ne faisons rien. Alors, j'ai consulté un certain nombre de spécialistes qui sont d'ailleurs très maris, qu'on ne leur ait jamais passé commande d'un véritable travail de forme. Mais il n'y a pas les moyens. Avec 0,75%, comme c'est le cas actuel, sur la recherche, on ne peut pas. Donc, en attendant, comme on ne peut pas bloquer les pays, la France et les autres, on est bien obligé de regarder ce qui est arrivé aux Allemands avec M. Stredor qui a arrêté le nucléaire.
Regardez, il avait anticipé, il est maintenant le patron de Gaspard pour M. Poutine. Mais enfin, regardez la position du chancelier allemand qui varie toutes les heures. En gros, vous posez la question du développement, vous posez la question des énergies renouvelables. On parle donc, on l'a compris, vous misez sur le solaire aussi, les centrales marémotrices, mais vous voulez, par ailleurs, stopper l'éolien. Non, pas marémotrices, ça c'était la Reims il y a 60 ans. Je pense que c'est des, comment je devrais dire, des constructions nouvelles. L'énergie démarrée. Oui.
Sans forcément rentrer dans tous les détails, néanmoins, vous voulez mettre un coup d'arrêt à l'éolien qui, je cite, dénature nos paysages. Concrètement, est-ce qu'il faut arrêter les projets en cours, est-ce qu'il faut démonter les mâts ? Qu'est-ce que vous faites aujourd'hui avec l'éolien ? Je vais attendre d'être élu.
Et puis, comme j'ai indiqué que mes premières mesures seraient de consulter l'ensemble des responsables, y compris de la recherche dans ce cas-là, et puis de l'évaluation, voir exactement quel est le rapport qualité-prix, mais surtout, s'il est exact, qu'il y a des répercussions aussi nuisibles pour un rendez-vous aussi faible, pour un rendu aussi faible de ces moulailles avant. Vous comprenez ? Parce qu'en plus, elles émettent des ondes électromagnétiques, foudroyantes, et c'est maintenant établi, les troupeaux, si par hasard, par malheur, il y en a, sont très fortement impactés, et l'être humain, certainement aussi.
Alors, c'est intéressant ce que vous dites. On parle en effet régulièrement de l'impact sur la biodiversité des éoliennes, sur les oiseaux aussi, les chauves-souris. Quand on regarde votre programme, on a parlé un peu d'énergie renouvelable, d'énergie verte, mais sur l'écologie, mis à part ce champ-là, il n'y a pas grand-chose. Vous parlez des circuits courts, quand même, du localisme. Vous faites de la grande priorité de votre quinquennat, de votre septennat, si vous voulez le remettre en place éventuellement, les campagnes, mais vous ne parlez pas de biodiversité, de changement climatique.
Est-ce que c'est parce que ce n'est pas votre souci, ou alors que vous le verrez dans un second temps ?
Parce que je considère qu'il y en a déjà, j'ai suffisamment de concurrents qui le font déjà avec talent, mais sans rien changer à quoi que ce soit. Pas la peine que je joigne ma voix à ceux qui, déjà, nous emplissent de stress, nous font peur. Mais ça vous inquiète ? La lutte contre le climat, c'est juste du stress ? Change le cours de nos vies. La lutte contre le climat, c'est juste du stress ? Ah non, ce n'est pas du stress. Et c'est du stress, tant que vous en parlez, sans ne rien faire.
Or, il ne vous a pas échappé que moi, j'avais des priorités, augmenter le budget de la recherche, trouver au plus vite une énergie nouvelle, et puis, un plan, parce que vous en avez dit juste un mot, sur les territoires, campagne de France, grande cause nationale, que je note, d'un budget de 3 milliards d'euros par an, c'est-à-dire la durée du mandat, que je soustrais au budget que nous versons dans l'Europe de 26 milliards par an, la dotation que nous versons, surtout après le départ des Anglais, nous n'avons pas besoin de donner tout cet argent, alors que notre agriculture, que notre artisanat, que nos campagnes sont entièrement à reconstruire, et je dois revoir la PAC.
Donc, si vous voulez, je donne des réponses plus faciles à comprendre. Ce qu'on comprend, c'est que par ailleurs, les réponses, par exemple, proposées par les écologistes, ne vous semblent pas réalistes aujourd'hui, ne vous semblent pas, je dirais, en capacité de pouvoir changer les choses ? C'est-à-dire, je voudrais surtout savoir qu'est-ce qu'ils veulent faire, parce que vous me demandiez à moi, mais j'écoute attentivement M. Jadot, je n'ai toujours pas compris, à part, bien sûr, implorer le ciel, ou je ne sais qui, pas le ciel, puisque c'est un candidat laïque, mais implorer l'univers tout entier pour dire je veux faire du renouvelable, mais on ne sait pas avec quoi.
Avec moi, on le sait, c'est clair, et j'indique comment je fais et comment je finance.
Alors, Jean Lassalle, votre programme pour les territoires... Ah,
pardon, pardon, pardon, et surtout un symbole, en finir avec un symbole abject pour la France, il faut immédiatement, dès que je serai président, j'enlève immédiatement la Coupe du monde de football du Qatar, et je propose à l'Allemagne ou à l'Angleterre, qui ont largement les capacités de l'organiser et de le faire, parce qu'on ne peut pas se moquer... Mais le président de la République française n'a pas la capacité d'admine... On ne peut pas se moquer à ce point de nom comme citoyen.
Bon, en effet, vous n'aurez pas forcément la main là-dessus si vous êtes élu, mais bon, vous pourrez au moins essayer. Jean Lassalle, pour en revenir à votre projet sur les territoires... Croyez-moi,
si je suis élu, si ce miracle devait se produire, je prendrais la main sur un certain nombre de sujets. Parce que là, vous comprenez, c'est vraiment complètement tromper et mettre dans l'ambara le plus total ceux qui participent. Jean Lassalle, soit c'est dangereux pour la planète, soit c'est dangereux, soit la planète est en danger, et alors à ce moment-là, on fait ce que je dis, soit ce n'est pas dangereux, et alors on peut continuer à s'amuser, à chauffer, à climatiser des stades, etc. Permettez-moi d'accélérer un tout petit peu,
Jean Lassalle, pour qu'on aborde d'autres points de votre programme. Vous avez parlé justement de l'importance des campagnes, des territoires. Vous avez une mesure choc, notamment en matière de santé. Un hôpital, pas à plus de 40 minutes, quel que soit le territoire, quels que soient les Français. Est-ce que vous savez combien d'hôpitaux il va falloir construire, combien de soignants embauchés, parce que c'est très ambitieux, ça, comme mesure ?
Oui, mais je vous rappelle que je commence par reconstruire l'État. Parce que l'État est un symbole pour la France. La France est construite autour de l'État. Et l'État doit redevenir ce symbole et un symbole outil pour conseiller celui qui devient chef de l'État. Il n'a pas besoin de faire besoin, on n'a pas besoin de faire appel à des cabinets américains, tout en 900 millions d'euros. Nous avons en France ce qu'il faut. Surtout pour gérer jusqu'à l'intime, c'est-à-dire l'élection du président existant, sa réélection, le Covid que l'on vient d'avoir. Donc, j'ai besoin, moi, d'avoir cet outil-là. Une fois que j'ai cet outil, à partir de ce moment-là, on réfléchit pour affiner.
Mais comment voulez-vous que j'affine alors que je ne suis pas aux manettes et que je n'ai, comme l'ensemble des Français, qu'une vision très éloignée de la réalité ? Jean-Lassalle, on vous entend sur la question des cabinets de conseil. Néanmoins, vous avez vous-même travaillé, dirigé un cabinet de conseil. Vous savez que parfois, c'est un avis extérieur qui est utile, y compris pour l'État ? Ah, mais attendez, je ne fais pas le procès des cabinets ingénieurs de conseil. J'ai consacré près de 35 ans à l'un d'entre eux. Et j'en ai vécu. Donc, je ne fais pas le procès. Mais moi, je ne conseillais pas l'État, je ne conseillais pas M. le Président de la République en direct.
Et puis, je ne conseillais pas d'autres chefs d'État dans le monde. C'est-à-dire, je n'avais pas pris cette ampleur mondiale qu'a pris McKinsey. Vous comprenez ? Ce n'est pas du tout la même chose. Heureusement qu'il y a des cabinets privés en France qui font ce genre de travaux. Vous en avez certainement besoin, vous aussi, dans votre France Info ou ailleurs, on a besoin de ces spécialistes. Mais ils n'ont pas, c'est une question de responsabilité. Et moi, je n'ai jamais eu une responsabilité politique. Jean Lassalle. Or, ce n'est pas
le cas de McKinsey. On s'interrompt un très court instant pour le rappel de l'essentiel de l'actualité en ce dimanche matin. Le Fil Info avec Diane Ferchit.
Cet appel lancé par le gestionnaire du réseau électrique RTE prévoit un pic de la consommation d'électricité demain matin et demande aux Français de faire des efforts, on lave-linge aujourd'hui plutôt que demain, de penser aussi à éteindre le chauffage la nuit ou quand on part travailler. Des explosions entendues ce matin Odessa sur la mer Noire, apparemment dans une zone industrielle, le sud de l'Ukraine où quelques 160 000 civils sont toujours coincés à Mariupol, assiégés par l'armée russe depuis des semaines. Moscou qui redéploie ses troupes vers le sud et l'est du pays. Elle se retire rapidement du nord.
Kiev est libérée, assure le pouvoir ukrainien et avec ce retrait des Russes, la découverte de dizaines de cadavres dans les rues de Boucha, commune au nord-ouest de la capitale. 300 corps qui ont dû être enterrés dans des fosses communes. Élection législative en Hongrie, ce dimanche, l'ultra-conservateur Victor Orban est en lice pour un quatrième mandat. Il part favori mais pour la première fois depuis 12 ans, l'opposition a réussi à s'unifier face à lui. Il ne reste qu'une semaine avant que les Français n'aillent voter pour le premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron a tenu hier son premier meeting de campagne.
Il a appelé à la mobilisation générale contre les extrémismes, un discours aussi à destination des électeurs de la gauche. Le président candidat a voulu mettre l'accent sur l'éducation et la santé. France Info
Élysée 2022 Les Matins Présidentiels
Jules Dequisse Jean-Rémi Baudot Jean Lassalle, candidat, résistons à cette élection présidentielle et notre invité. Ce matin, Jean Lassalle, est-ce que vous voulez toujours sortir de l'OTAN comme c'est écrit dans votre programme ou alors comme d'autres candidats la guerre en Ukraine vous fait revoir un peu cette position ?
Oui, cher Jean-Rémi Baudot, je veux sortir de l'OTAN. Le plus tôt sera le mieux. L'OTAN a joué un rôle très néfaste dans l'affaire de la Russie et de l'Ukraine qui a tourné à la guerre ouverte et à la tragédie que nous suivons tous en direct. L'OTAN, c'est une vieille histoire. Mais c'est aussi un rempart aujourd'hui.
C'est aussi un rempart aujourd'hui par exemple pour la Pologne.
Oui, mais un rempart quand vous avez la Turquie au milieu, vous savez-vous quel est le jeu que joue la Turquie ? Quand vous voyez que la Grèce et la Turquie sont obligées de se raviver au dernier moment alors qu'elles étaient quasiment en situation de guerre il y a deux mois. Non, moi je n'ai pas confiance et puis surtout ce n'est pas politiquement le rôle de la France. La France doit retrouver sa propre diplomatie. La France doit retrouver une capacité à être beaucoup mieux informée. Vous avez vu que depuis que je pense je pense que j'y suis pour quelque chose. Il y a un chef des services de renseignement qui a giclé. Il y en a beaucoup d'autres certainement qui suivront.
Et sur l'Union Européenne ? Nous avons besoin de retrouver un espace de souveraineté que nous n'avons pas.
Alors souveraineté justement sur l'Union Européenne en lisant votre programme on ne comprend pas très bien honnêtement quelle est votre position. Est-ce que vous la quittez ? Vous la réformez en profondeur ? On a l'impression que vous voulez un peu une Union Européenne à la carte ?
Non, c'est-à-dire qu'il y avait au départ deux possibilités. C'était l'Europe des nations ou une Europe à définir qui est devenue progressivement l'Union Européenne parce qu'on a littéralement forcé la main des peuples pour en arriver là. En France, on a été jusqu'à voter le contraire de ce qu'avait voté le peuple vous le savez lors du dernier référendum. Mais maintenant où en sommes-nous ? Il n'y a aucune citoyenneté qui s'est créée nous ne sommes capables de nous mettre d'accord sur rien ou alors, citez-moi les cas, si Airbus devait être construit aujourd'hui, quels sont les partenaires qui seraient autour de la table ?
La question de l'Ukraine, la réaction de l'Europe face à l'Ukraine, la dette commune pendant le Covid, les commandes de vaccins, c'est des choses sur lesquelles l'Europe très concrètement ces derniers mois a changé par exemple. Oui, mais vous voulez bien m'expliquer en quoi et quels sont les effets que ça a eu. Par exemple, prenant la Russie et l'Ukraine, vous pensez que nous avons calmé M. Poutine ? Vous pensez que nous avons... Non, mais peut-être que les pays de l'Union Européenne et l'Ukraine a résisté. Il y a Biden qui est venu en Pologne où il aurait mieux fait d'ailleurs de se taire.
Et puis nous avons Macron qui joue les grands chefs alors qu'hier, pour la première fois, il a bien voulu nous parler de deux sujets importants que vous venez de rappeler. Il était temps, huit jours avant de le faire, alors qu'il n'a cessé de mettre de l'huile sur le feu dans ce conflit puisque M. Poutine ne peut pas le voir. Un mot de la campagne parce qu'il nous reste très peu de temps malheureusement. Hier à Nanterre, Emmanuel Macron s'est présenté comme un candidat avec des accents, un accent très social on pourrait dire, allant jusqu'à reprendre des slogans du NPA.
Est-ce que vous, quel regard typiquement vous portez sur ce candidat président qui appelle finalement les électeurs de gauche à voter pour lui ? Il est totalement absent donc c'est difficile à dire. En plus, il vit une crise intérieure forte. Bon, ça se comprend, il était obligé à mener à tutoyer les plus grands de ce monde et du jour au lendemain, il doit retrouver des hommes et des femmes très ordinaires qui ont une vie très ordinaire et à vrai dire absolument pas intéressante du tout. Donc, il a un problème et moi, je ne sais pas du tout comment ça peut se terminer avant la fin de la campagne.
Bon, dans notre dernier baromètre Ipsos, vous êtes crédité de 2,5% devant par exemple la candidate du Parti Socialiste Anne Hidalgo. Ça nous dit quoi du champ politique aujourd'hui ? Qu'il est en ruine mais je ne suis pas étonné parce que lorsque j'ai eu fini mon tour de France il y a 5 ans, j'avais porté mon ouvrage à Hollande. Le seul qui s'y était vraiment intéressé, c'était justement Emmanuel Macron que je croyais un stagiaire de l'ENA et qui m'a annoncé ce jour-là être le secrétaire général adjoint de l'Elysée. Il a fait deux ans après le tour de son salon en disant « En marche » et ça a marché. Ce stagiaire de l'ENA a bien grandi en effet
et nous le payons aujourd'hui. Jean Lassalle, ce stagiaire de l'ENA comme vous le dites pour qui vous l'avez pris a bien grandi à tel point qu'il pourrait se retrouver en tête du premier tour. C'est en tout cas ce que disent tous les sondages qui sont les intentions de vote.
Avec 40% peut-être d'intention de vote et les autres, qu'est-ce qu'on fait après une fois qu'il est réélu ? Ça, on verra au prochain numéro.
Jean Lassalle, pour qu'on puisse peut-être même nos auditeurs vous situer politiquement ce qui n'est peut-être pas forcément simple pour tout le monde, en cas d'un deuxième tour, Macron, Le Pen, Macron, Mélenchon, est-ce que vous appelez à voter pour quelqu'un ? Si oui, pour qui ?
Alors je vais répondre à la question surtout de mon positionnement quant au fait de choisir. Ne me demandez surtout pas avec les efforts que je fais, je pense quand même et je sais que vous France Info, vous le faites, vous rendez hommage à ma combattivité et à tout ce que je peux faire avec le budget qui est le mien. Ce sera nous. Ce n'est certainement pas pour me sortir du jeu et de la possibilité que j'ai à dire des choses.
Pour le reste, j'étais au Modem pendant très longtemps et j'ai quitté le Modem comme j'aurais quitté tous les autres partis lorsque j'ai compris qu'ils étaient sortis totalement de la compréhension du monde qu'ils restaient dans le modèle démocratique et qui avait été croqué et avalé par le système et par la nouvelle dictature molle qui s'est imposée en France en Europe et dans le monde.
Merci beaucoup Jean Lassalle. On doit en terminer avec cet échange avec vous. Depuis Marseille, on remercie les équipes de France 3 à Marseille qui ont rendu cet entretien possible. Demain, la suite des matins présidentiels, Éric Zemmour sera dans ce studio demain matin sur France Info. Si vous aimez le 830 France Info, on vous conseille Élisée La Bataille,
le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr sur France Info.
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