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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 24 mai 2024 33 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

VERS LA FIN DU DROIT AU CHÔMAGE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13Fait
    « il y aura une réforme de l'assurance chômage cette année »
  • 6:56Fait
    « un décret de janvier 2019 a permis de radier plus systématiquement les chômeurs »
  • 20:25Chiffre
    « il y a environ 13 fois plus de chômeurs que d'emplois vacants en France »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

c'est le moyen préféré du gouvernement pour faire des économies réduire l'accès à l'allocation chômage ainsi que son montant alors après une première réforme de l'assurance chômage en 2017 et une deuxè en 2019 Gabriel hatal vient d'annoncer une trème c'est une annonce prononcée par le Premier ministre Gabriel hatal qui a mis le feu au pou la réforme de l'assurance chômage je vous dis oui il y aura une réforme de l'assurance chômage cette année la question du jour une nouvelle réforme de l'assurance chômage sur les rails le problème c'est qu'on commence tout juste à mesurer sérieusement les effets négatifs des deux précédentes réformes d'Emmanuel Macron sur le corps social et que ce nouvel épisode pourrait bien sceller le sort de l'idée même du droit au chômage quand le taux de chômage remonte il faudrait au contraire augmenter les protections pour les personnes privées d'emploi on incite les gens à à choisir en fait c'est pas vraiment un choix mais être obligé de prendre des emplois de mauvaise qualité plutôt que de rester au chômage sous prétexte que on a rest les économistes appellent du chômage volontaire cet argument qui cible les chômeurs comme des gens qui qui profitent soi-disant d'un confort économique en fait le gouvernement nous rend rend les chômeurs et les travailleurs précaires responsables de la crise en cours et notamment de la dette alors pour justifier une telle casse du système social ce sont les mêmes idées infondées économiquement sur lesquelles le gouvernement continue à s'appuyer pour trouver un travail il suffirait de traverser la rue et ceux qui ne travaillent pas ne le veulent pas vraiment vous trouve normal qu'on gagne plus au chômage qu'au travail le problème c'est c'est qu'il y a des emplois non pourvus dans notre pays alors qu'il y a beaucoup de chômage les demandurs d'emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leurs allocations suspendes je n'ai pas d'excuse pour les gens qui disent ça fait 9 mois que je trouve pas d'emploi bah non c'est juste que tu as pas cherché en fait alors dans quel contexte idéologique cette nouvelle réforme s'inscrit-elle qu'est-ce qui va changer comment cela va-t-il impacter la vie des plus précaires et surtout pourquoi le gouvernement persiste-t-il dans des réformes que même sa propre administration ne soutient plus c'est ce qu'on va voir tout de suite dans cette nouvelle émission économique pour blast ça fait des années que les réformes de l'assurance chômage ont régulièrement ajuster les droits des chômeurs dans le but de stimuler le retour à l'emploi on pourrait revenir sur plusieurs décennies d'évolution mais on a choisi de se concentré ici sur l'action d'Emmanuel Macron puisque c'est bien lui qui est au pouvoir aujourd'hui et que cette éème réforme s'inscrit dans la ligne politique qui est la sienne retour en 2014 Emmanuel Macron fait son entrée au gouvernement au poste de ministre de l'Économie son influence commence avec la loi elcomerie son rôle est indirect mais significatif il n'est plus ministre au moment où la loi est adopté en 2016 cependant son influence en tant que ministre de l'Économie avant la proposition de cette loi ainsi que ses positions économiques ont contribué à façonner l'environnement politique et les réformes libéral du marché du travail poursuivi par le gouvernement Hollande si la réponse et en particulier la réponse de gauche c'est ne plus rien faire c'est considéré qu'avec 10 % de chômeurs et 25 % de chômage des jeunes et bien tout est bien qui finit bien Madame la Députée alors ça ça n'est pas une réponse de gauche acceptable cette loi modifie le cadre des négociations collective elle donne plus de flexibilité aux entreprises pour adapter les conditions de travail et les horaires directement au niveau de l'entreprise plutôt qu'au niveau de la branche cela inclut les conditions sous lesquelles les licenciements économiques peuvent se produire bref ça facilite les conditions de licenciement pour les entreprises notamment celles qui sont en difficulté parce que c'est notre projet et c'est juste après ça que surviennent deux réformes majeures de l'assurance chômage cette fois-ci sous la présidence d'Emmanuel Macron de 2017 à 2019 ces réformes sont taxées sur la réduction des dépenses de l'Unedic l'organisme qui gère l'assurance chômage en France et sur la soi-disant incitation à la reprise rapide du travail les deux lois contiennent les mêmes grands axes qui sont ceux qu'on retrouve aujourd'hui dans ce nouveau projet de réforme un durcissement des conditions pour ouvrir ou recharger les droits au chômage une introduction de la dégressivité des allocations pour les hauts revenus et une augmentation des S stion pour les chômeurs ne répondant pas aux critères de recherche active d'emploi depuis leur mise en place ces mesures ont réduit la protection social des chômeurs particulièrement pour ceux ayant des carrières hachées qui voient désormais leur allocation baisser plus rapidement les études sur le sujet montre bien depuis ces deux dernières années qu'elles ont précarisé une partie de la population l'Observatoire français des conjonctures économiques l'OFCE par exemple a notamment montré que la réforme a diminué la sécurité de l'emploi et que les contrats précaires se sont multipliés le tout pour une efficacité dans l'incitation à l'emploi plus que limitée dans une étude sur l'impact de ces deux grandes réformes l'Observatoire conclut l'expérience montre que jamais un système de protection sociale n'a été redressé de cette manière et n'a suscité autant de doutes sur son efficacité aucune théorie ne suggère qu'abonder la politique de redistribution en lieu et place de l'assurance chômage sécurise mieux les actifs et bénéficie au fonctionnement du marché du travail la réforme des règles a créé plus de problèmes qu'elle n'en a résolu si bien qu'une sérieuse remise à plat apparaît plus urgente que jamais résultat parmi ceux qui avaient déjà du mal à trouver un emploi la détresse a augmenté dans quelques semaines Priscilla va reprendre son poste remontée mécanique d'avoria en Haute Savoie mais à la fin de la saison au printemps prochain quand il faudra se déclarer au chômage cette saisonnière va perdre gros ah bah ça serait au moins une baisse d'à peu près 300 € donc si on arrive plus à boucler nos fins de mois les intersaisons parce que nos allocations ont baissé il serait temps de penser est-ce qu'on ne changerait pas carrément de région le choix de vie de saisonnier est complètement remis en cause avec cette réforme du chômage pour ce qui est de la réforme de 2019 la Darès qui dépend du ministère du travail lui-même a produit un rapport pour en évaluer les conséquences et il est désormais prouvé qu'il est devenu plus difficile d'être indemnisé par l'assurance chômage entre 2019 et 2022 les ouvertures de droit ont chuté de 17 %.

et les premiers touchés et bien ce sont les jeunes les moins de 25 ans notamment et les précaires le tout avec des allocations à méigri 26 % des allocataires qui ont ouvert un droit selon la nouvelle loi ont perçu une allocation de plus de 10 % inférieur à celle qu'ils auraient touché selon les anciennes règles si vous voulez revenir sur toutes les réformes lois et décret qui ont vraiment durci les règles du chômage je vous conseille cet article récapitulatif des décodeurs du monde qui détaille tout ça longuement car cela ne s'est pas fait que dans les lois qui traitaent directement de l'assurance chômage par exemple on y apprend qu'un décret de janvier 2019 a permis de radier plus systématiquement les chômeurs comme par exemple ceux qui loupent un rendez-vous avec leur conseiller P l'emploi avec des sanctions toujours plus lourde en décembre 2022 le gouvernement a aussi discrètement instauré un mécanisme contracyclique dans le système de l'assurance chômage qui en gros modifie la durée d'indemnisation des chômeurs en fonction de l' état de santé du marché de l'emploi c'est la loi sur le fonctionnement du marché du travail les règles de l'assurance chômage évolueront donc désormais en fonction de la conjoncture le gouvernement instore en quelque sorte une météo de l'emploi en janvier 2024 nouvelle loi cette fois-ci ce sont les salariés en CDD ou intérim qui refuserait un CDI qui sont visé si on leur propose un CDI au même poste ou à un poste similaire ils n'ont plus le droit de refuser plus de deux fois sinon ils seront désormais privés d'allocation chômage moi je viens l'entretien de ce matin tout tout frais tout chaud à l'heure actuelle je suis à la recherche d'un emploi et je suis très très actif sur le marché du travail pour en retrouver un justement donc c'est je suis inscrit chez pasemploi depuis le 1er juin j'ai profité de mes donc j'ai travaillé pour ça pendant presque mon dernier CDI a duré presque 5 ans pour une grande marque de luxe CDI que je n'ai pas voulu quitter initialement et problème interne bref je vais pas déballer là-dessus et aujourd'hui quand je recherche un emploi alors déjà P emploi me propose pas d'emploi ou me propose des formations pour aller dans le BTP ou la restauration alors que je suis un commercial ouais mais au-delà de ça quand je là l'entretien que j'ai eu ce matin on m'a proposé 1750 € brut de salaire ce qui faisait à peu près 1300 € net de de de sans le passage d'impôt bien évidemment tout en sachant qu'aujourd'hui je suis à 2600 € de de P emploi parce que j'ai travaillé pour arriver à ce stade là et en gros on est en train de me dire que si je refuse deux fois les 1700 € brutes par mois je perds mes 2600 € que j'ai travaillé cravaché pendant pour les avoir dans un communiqué commun les synd CGT FSU solidaire dénonce l'objectif est clair vider de sa substance l'assurance chômage et ainsi forcer les privés d'emploi à accepter n'importe quel poste en d'autres termes imposer une forme de travail forcé en avril 2024 une nouvelle loi entre en vigueur et impose désormais de ne plus donner d'indemnisation chômage à quelqu'un qui ferait un abandon de poste encore des bénéficiaires en moins à indemniser pourtant comme le précise l'article du Monde l'Unedic avait procéder à une enquête en juin 2023 sur les motivations de ceux qui abandonnaient leur postees les salariés évoquent les conditions de travail la volonté de se reconvertir des problèmes de harcèlement ou de mal-être la plupart du temps l'abandon de poste est précédé d'un refus de l'employeur de signer une rupture conventionnelle bref vous l'aurez compris depuis qu'Emmanuel Macron fait de la politique il n'a cessé de s'attaquer par tous les moyens possibles et imaginable aux allocations chômage pour faire des économies et ce n'est pas terminé c'est dans ce contexte début 2024 que le gouvernement a annoncé qu'il préparait une nouvelle réforme de l'assurance chômage dit oui il y aura une réforme de l'assurance chômage cette année mais ce qui est passé sous les radars quand on évoque cette réforme dans les médias c'est le peu de soutien que rencontre cette idée chez les experts si les syndicats ou encore de nombreux économistes critiquent vivement le bien fondé économique de ce type de réforme tout comme comme plusieurs figures de la majorité présidentielle même la propre administration d'Emmanuel Macron y est opposée et ce depuis le début c'est ce que nous apprend cet article de miapart qui s'est procuré un document interne dès l'automne 2023 deux services du ministère du travail ont expliqué à la présidence que cette réforme serait une mauvaise idée la direction de l'animation de la recherche des études et des statistiques la darè et la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle la DGEFP l'Élysée a interrogé ses deux services sur la possibilité d'un nouveau raccourcissement de la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi et les auteurs d'une note interne considèrent qu'une telle idée est peu opportune selon ce même document rédigé par ces deux services et révélé par Mediapart le scénario privilégié par le Président de la République consisterait à remplacer le coefficient réducteur de 0,75 par un coefficient de 0,6 pour in citer davantage à un retour rapide à l'emploi ce qui porterait la durée d'indemnisation à 14,4 mois au lieu de 18 mois actuellement ce scénario la réforme que souhaite Emmanuel Macron donc a déjà été chiffrée par la Dares sur demande du ministère du Travail et selon les calculs cette nouvelle baisse de durée d'indemnisation précipiterait la fin de droit de 400000 allocataires supplémentaires sur une année conduisant ainsi à 100000 bascules supplémentaires au RSA ça ou à l'ASS oui 100000 personnes qui basculeraient dans la pauvreté avec cette nouvelle réforme ce sont les calculs du ministère du Travail tout ça pourquoi et bien pour faire selon le ministère 3 milliards d'euros d'économie par an alors que les deux précédentes réformes permettront déjà d'économiser 6,7 milliards par an à l'horizon 2027 bref des économies encore et toujours dans les caisses de l'allocation chômage et ce alors que rappelons-le les cotisations ne baissent pas l'assurance chômage coûte toujours cher aux assurés ça coûte environ un mois de salaire net de contribution par an et par salarié soit 35 mois de salaire sur une carrière complète l'équivalent de 50 mois d'allocation comme le souligne alternative économique mais en 50 ans si les droits n'ont cessé de se réduire les contributions elles n'ont jamais cessé d'augmenter mais revenons à notre réforme la note envoyé par les deux services du ministère du Travail à l'Élysée est catégorique il paraît complexe de justifier un tel durcissement dans un contexte de chômage stagnant ou en légère hausse cela provoquerait une faible acceptabilité politique et sociale d'une nouvelle réforme Eric Heyer directeur du département d'analyse et prévision de l'OFCE l'Observatoire français des conjoncture économique expliqué fin mars à l'annonce d'une nouvelle réforme à Public Sénat regretter qu'on préfère taper sur les chômeurs plutôt que supprimer des niches fiscales inefficaces or sur les chômeurs c'est inefficace inégalitaire et ça ne rapporte pas énormément vous êtes très vite à l'os bref quasiment personne parmi ceux qui travaillent sur cette thématique ne juge que c'est une bonne idée ni les syndicats ni les experts ni même l'administration du gouvernement mais pas de quoi stopper le gouvernement qui poursuit quand même cette idée de nouvelle réforme du chômage la 3ème en 7 ans Gabriel hatal a déjà annoncé qu'il y aurait une réduction de plusieurs mois de la durée d'indemnisation une des pistes c'est de réduire cette durée d'ind de plusieurs mois je pense pas qu'il fa que ça aille en dessous de 12 mois elle était pourtant déjà passée de 2 ans à 1 an et demi pendant le dernier quinquenin autre point on devrait subir une augmentation de la durée d'affiliation c'est-à-dire le temps qu'il faut travailler pour toucher le chômage qui était déjà passé de 4 à 6 mois ou encore une baisse du niveau d'indemnisation la réforme a été présenté vendredi dernier à l'Unedic et ça n'a pas encore été annoncé officiellement au moment où nous tournons cette vidéo mais le journal Le Monde s'est procuré le document sans surprise ça pourrait concerner un/ers des allocataires soit une part considérable des ayants droits et faire économiser des milliards d'euros pourtant là encore et bien ça va à l'encontre même de la logique économique même la logique libérale car ce type de réforme n'est pas efficace et si le gouvernement se tarue d'une réduction des chiffres du chômage il semble plus lié à des événements conjoncturels li à la démographie par exemple ou encore le contexte économique à réforme sans même parler si l'on évoque une création d'emploi de quel type d'emploi on crée et ça c'est un impensé de la politique d'Emmanuel Macron ceux qui survivent de leur travail notamment ceux à temps partiel subi en 2022 il y a au moins 1 million de travailleurs pauvres en France selon l'INC un chiffre qui risque de s'accroître avec la future réforme qui vient s'attaquer un peu plus à ce système d'allocation chômage la conséquence c'est de mettre la pression pour accepter des emplois y compris dans ce qu'on appelle les métiers en tension c'està dire des métiers où les employeurs n'arrivent pas à trouver des salariés on le sait c'est la restauration le tourisme l'agroalimentaire et cetera qui sont des des secteurs dans lesquels les rémunérations sont très basses les conditions de travail sont très difficiles les horaires sont décalés et souvent on a des contrats précaires c'estàdire des contrats courts voire de l'intérim et donc il s'agit d'accepter et de forcer à accepter les les chômeurs des emplois de très mauvaise qualité qui pour le coup d'une part ne vont pas permettre de désmicardiser PU puis que c'était l'objectif de Gabriel Atal mais on va forcer à prendre des emplois qui restent au SMIC et on va les forcer à prendre des emplois de mauvaise qualité de mauvaise conditions de travail en matière de chômage le débat public est parfois fortement pollué par des idées reçues véhiculées par des éditorialistes ou même les membres les plus haut placés du gouvernement la liberté c'est pas de se dire que finalement je vais bénéficier des allocations chômage pour partir 2 ans en vacances selon la ministre du Travail un chômeur sur TR tout simplement jeter l'éponges est-ce que cette solidarité elle peut s'accompagner de contreparti je traverse la rue je en trouve simplement des gens qui sont prêts à travailler faire bouger un système pour inciter davantage à la reprise d'emploi faut les remettre au travail c'estes français qui voudrai faire une pause il m'est arrivé parfois dans ce jardin de dire qu'il fallait traverser la rue il nous faut mobilisation là aussi de la nation le problème de la France c'est que on y travaille pas assez on y travaille pas assez c'estàd il n'y a pas assez de Français qui travaillent monsieur Macron disait qu'il suffisait de traverser la rue moi je pense qu'il suffit de rester sur sa chaise de prendre son téléphone pour trouver un emploi je je n'ai pas d'excuse pour les gens qui disent ça fait 9 mois que je trouve pas d'emploi bah non c'est juste que tu as pas cherché en fait les chômeurs seraient paresseux il ne voudrait pas travailler il profiteraiit du système si on écoute toutes ces personnes qui ont une parole médiatique et politique on en viendrait à douter de la légitimité même du système d'allocation chômage et c'est vrai s'il suffit de le vouloir pour le pouvoir pourquoi ne pas carrément supprimer le chômage comme ça si on pousse cette logique jusqu'au bout terminer le non-emploi non petit retour en arrière les racines de notre système en France remontent aux années 1900 avec les premières initiatives de caisse de chômage géré par les syndicats ou les municipalités l'idée était de mutualiser les risques liés à la perte d'emploi sur un modèle proche de l'assurance le système d'allocation chômage proche de celui qu'on connaît en France aujourd'hui a été formalisé après la Seconde Guerre mondiale dans un contexte de reconstruction nationale et de création de l'État providence déjà sous de Gaulle on parle de chômage dès la fin de 1958 le chef de l'État crée les acédiques et l'unédiic nous sommes au cœur des trentes glorieuses le pays ne compte à l'époque que 25000 chômeurs en 8 ans pourtant la situation commence à se dégrader le cap fatidique du million de chômeurs sera franchi en 76 2 ans plus tôt était instituée laallocation spéciale d'attente qui garantissait demandeur d'emploi 100 % de son dernier salaire net pendant 1 an c'était une réponse économique et sociale à la volatilité du marché du travail le chômage peut augmenter brusquement en raison de crise économique de changement industriel ou de la concurrence internationale les allocations chômage sont donc censé aider à gérer cette volatilité en offrant un soutien temporaire et en évitant aux Français de sombrer dans la pauvreté la plus rude à cause de ses fluctuations ça a aussi été encouragé car cela permettait un investissement dans le cap humain en fournissant une ressource financière pendant les périodes de chômage le système permet aux individus de chercher un emploi qui correspond à leurs compétences plutôt que d'accepter immédiatement un poste sous-qualifié ce système favorise donc une meilleure adéquation sur le marché du travail enfin Bruno coquet économiste chercheur associé à l'OFCE le rappelle dans cet article pour alternative économique si l'assurance chômage a été créée c'est qu'elle répondait à plusieurs besoins sans assurance chômage les assurés qui le peuvent devrait se constituer un bas deeline équivalent grâce à des salaires plus élevés cela immobiliserait une épargne liquide colossale les employersis qui trouveraient moins facilement preneur accepter le premier emploi venu marginaliserit encore plus les chômeurs les moins employables et réduirit la productivité car en France le capital humain ne résiste pas au chômage c'est pourquoi la littérature économique de toute obédience défend qu'une économie est plus performante avec une assurance chômage qu'en son absence ce système on en a donc besoin pour avoir une économie fonctionnelle mais aujourd'hui on semble complètement avoir perdu de vue son utilité économique et sociale et on ne se focalise que sur de prétendus aspects négatifs en s'appuyant principalement sur des clichés infondés notamment sur l'idée que laallocation chômage désinciterait au travail alors revenons là-dessus adhérer à cette idée c'est oublier premièrement qu'il y a bien plus de chômeurs que d'offr d'emploi pour pour vous donner un ordre de grandeur il y a environ 13 fois plus de chômeurs que d'emplois vacants en France deuxièmement ça revient à omettre que plus d'un demandeur d'emploi sur de n'est pas indemnisé par l'assurance chômage seulement 5 % des allocataires touchent plus de 1750 € par mois et il y a plus de 50 % qui touchent moins de 860 € par mois les données de Linc montrent que le taux de pauvreté parmi les chômeurs est significativement plus élevé que dans la population générale en 2019 le taux de pauvreté chez les chômeurs était de 38 % contre 14 % dans l'ensemble de la population être chômeurs ce n'est donc généralement vraiment pas un moyen de mener un train de vie confortable voire d'accéder à des conditions de vie décentes le chômage est très majoritairement subi et non choisi ça veut dire quoi ça veut dire si c'est des questions d'incitation on a eu des grosses vagues de Parè depuis 2008 et aussi en 1929 à la crise non le chômage dépend de problèmes conjoncturels et la plupart des gens qui sont au chômage le subissent et N pas choisi alors cette idée selon laquelle si on touche une allocation on travaille moins est économiquement non vérifiée et c'est Esther du flot prix Nobel d'économie qu' dit dans l'ensemble on trouve très très peu ou pas d'effets sur la générosité des des allocations chômage ou en général de la la générosité de la protection sociale sur la sur l'emploi ouis c'estàdire il y a un désir très profond chez beaucoup de gens de trouver un de travailler et en particulier de travailler dans des emplois qui leur apportent du sens qui ont du sens de la dignité et cetera et en fait les les les hommes et les femmes politiques là là aussi c'est très répendu dans le monde entier c'est pas spécialement franco-français ont une à nouveau une méfiance vis-à-vis des chômeurs ou de ceux qui travaillent pas en disant ou si les allocations ou le chômage où les les allocations sociales sont trop généreuses euh ils vont pas vouloir travailler ils vont devenir paresseux mais en fait on n voit absolument pas la la preuve mais ce sont bien ces idées reçues économiquement infondées qui gangrainent le débat public et empêche d'avoir des discussions rationnelles sur le sujet journalistes et politiques continuent à organiser le débat comme s'il était prouvé que la baisse des allocations incitait au travail alors que c'est tout le contraire si l'on parle beaucoup des chiffres des statistiques et de l'efficacité économique de ces réformes on oublie bien souvent de parler des chômeurs eux-mêmes il existe d'ailleurs peu de reportages sur le quotidien des chômeurs ils sont rarement invités sur les plateaux de télévision on oublie que le chômage c'est avant tout une souffrance documentée et mesuré par de nombreuses études le chômage a un impact profond et souvent dévastateur sur la vie des individus cela affecte leur bien-être économique social et psychologique on l'a vu un peu plus tôt les chômeurs sont bien plus exposés que les autres à la pauvreté ce qui participe notamment à la dégradation nette de leur santé mentale plusieurs études ont démontré que les taux de dépression et d'anxiété sont nettement plus élevés chez les chômeurs les chômeurs sont aussi victimes de stigmatisation sociale ils se sentent souvent perçus comme moins utile ou compétent ça peut conduire à un isolement social exacerbant là encore les problèmes de santé mentale une étude de l'Observatoire des inégalité indique que les chômeurs participent moins à des activités sociales et ont tendance à se replier sur eux-même les parents de Bernard vivent à 300 km de là il les appelle toutes les semaines mais à chaque fois il est tendu car depuis qu'il est au chômage il leur cache la vérité problème là là encore toi bah il est 7h30 je suis rentré hein r ouais ouais ouais le chômage ça peut aussi être un véritable handicap sur une carrière raison de plus pour ne pas s'exposer volontairement à ce risque les période de chômage peuvent rendre plus difficile la recherche d'un nouvel emploi en partie à cause de la dévaloris des compétences et de l'expérience sans surprise les chômeurs ont aussi souvent une moins bonne santé physique à cause du stress une alimentation de moindre qualité et une diminution de l'activité physique son état de santé s'est considérablement dégradé avec le chômage perte d'appétit de sommeil de confiance et d'estime de soi mais aussi des douleurs donc il avait très très très très rarement mal au ventre j'ai souvent des nœuds il y a des fois où je suis avec des gens ou qu il y a stress qui monte je commence à trembler inconsciemment et ça je l'avais pas auuparavant Linse note que les problèmes de santé sont plus fréquents chez les chômeurs que chez ceux qui travaillent je commence par un chiffre 14000 décès par an sont imputables au chômage en France c'est la surmortalité estimée des chômeurs par rapport au nonchômeurs c'est une surortalité de facteur 3 autrement dit sur une tranche de population de 35 à 65 ans on a trois fois plus de risque euh de décéder si on est au chômage bref le chômage est une souffrance et la nouvelle réforme de l'assurance chômage dans la droite lignée des précédentes ne fera qu'accroître cette souffrance en augmentant la pression sur une partie de la population déjà fortement soumise au stress une question qu'on se pose perpétuellement lorsqu'on étudie les politiques économiques du gouvernement c'est donc pourquoi pourquoi faire cela alors que ça crée tant de détresses social et de dégâts économiques pourquoi continuer à aller si loin s'il n'y a pas de réponse unilatérale on peut sérieusement considérer que l'idéologie joue un rôle prépondérant car avant de mettre en place de telles réformes peut-être faudrait-il s'assurer que les précédentes sont efficaces pour atteindre les objectifs donnés à savoir une réduction du chômage or cela n'est pas le cas par contre de nombreuses études montrent par exemple que les baisses de taxation pour les grosses entreprises ou encore pour les plus riches n'ont pas eu les effets escomptés étrangement le gouvernement semble beaucoup moins essaie de résoudre ce problème cette nouvelle réforme de l'assurance chômage s'inscrit donc dans un projet politique idéologique même s'il prétend être du côté du pragmatisme de la rationalité et cela ne date pas d'Emmanuel Macron le journaliste Benoît Colomba et le dessinateur Damien Cuvillier l'ont montré dans l'excellente bande dessinée enquête le choix du chômage le chômage de masse et la pauvreté sont un choix politique si le chômage augmente s'il revient à 9 % ou si augmente très rapidement c'est-à-dire de 0,8 points en un trimestre c'est le deième critère nous repasserions dans une situation non pas dégradée mais finalement assez normal avec des droits qui seraient rétablis il l'a dit de manière explicite incontestable si le chômage réaugmente rapidement nous repasserions dans une situation normale c'est-à-dire 24 mois d'indemnisation c'était il y a moins de 2 Olivier dus sopt ministre du Travail nous dit c'est vrai je réduis l'assurance chômage mais c'est parce que l'emploi va bien si l'emploi va moins bien et bah on rétablira les droits des chômeurs on reviendra vers 24 mois moins de 2 ans plus tard Catherine Vautrin la successeur d'Olivier du sopt ministre du Travail nous dit exactement le contraire puisque la situation de l'emploi va moins bien nous diminuons les droits des travailleurs les droits des chômeurs c'est un mensonge d'État le gouvernement nous dit puisque les conditions économiques se dégradent nous allons réformer l'assurance chômage pour que plus de chômeurs prennent un emploi c'est contraire aux promesses qu'ils avaient fait cette nouvelle réforme macroniste s'inscrit dans une volonté néolibérale de détruire les acquis sociaux et de servir un objectif précis celui de diminuer le rapport de force des travailleurs face aux employeurs car même si ça peut paraître contreintuitif une réforme du chômage concerne également les personnes qui ne sont pas au chômage plus les conditions de chômage sont difficiles plus les sans emploi sont prêts à accepter des conditions de travail défavorables et donc cela a des répercussions sur toute la chaîne de travail idemme pour la loi sur le RSA que nous avions déjà décrypté ici plus la condition de sans emploi est intenable plus on est forcé à accepter ou à rester dans des emplois vide de sens inadapt et rintant avec des conditions de travail inacceptables où l'ont subit du harcèlement par exemple c'est d'ailleurs ce que dénoncent les syndicats mais c'est aussi pour casser le rapport de force là sur les les salaires qui montent du fait de la pénurie de main d'œuvre dans certains secteurs et forcer les salariés à accepter n'importe quel boulot pour pouvoir faire encore baisser les salaires donc derrière le l'enjeu de le de de la réforme de l'assurance chômage il faut bien faire comprendre que c'est pas seulement la situation des privés d'emploi il faut rappeler que aujourd'hui les privés d'emploi il y en a plus de 50 % qui n'ont pas d'allocation chômage donc il y a un vrai problème et c'est pour ça qu'il y a le RSA est une une série de minimas sociaux c'est parce que l'assurance chômage n'est pas suffisante pour ne couvre pas suffisamment l'ensemble des travailleuses et travailleurs et le but c'est d'en exclure encore plus pour mettre la pression pour pouvoir accepter immédiatement un boulot à tout prix même si ça correspond pas à ce qu'on cherche même si c'est payé moins que sa qualification et même si c'est très éloigné cette réforme de l'assurance chômage risque donc de plonger de nouvelles personnes dans la précarité et les clichés sur les chômeurs ont la vie si dur que ces réformes ne provoquent pour l'instant pas de mobilisation sociale d'ampleur en guise de protestation à moins d'une prise de conscience collective le gouvernement pourra donc paisiblement poursuivre sa casse du système social pourtant ce sont bien les plus précaires et les travailleurs qui vont subir les effets de cette nouvelle réforme et non les membres du gouvernement qui les mènent c'est une évidence mais ça apporte aussi un bout d'explication à la raison qui pousse nos dirigeants à mettre en place des réformes économiquement aussi infondées l'écrivain Édouard Louis en parlait dans cette émission pour clic la politique euh c'est une question de vie ou de mort pour les dominés que pour les dominants la politique c'est une question de discussion c'est une question d'opinion c'est une question de débat mais pour les gens qui souffrent le plus pour les gens les plus précaires pour les gens les plus exposés pour quelqu'un comme mon père ce que j'ai raconté dans qui a tué mon père le livre que j'ai dédié à mon père la vie de mon père c'est que pour lui une décision de Macron ou une décision de Sarkozi c'était quelque chose d'aussi intime que son premier baiser que la première fois qu'il a fait l'amour que sa relation avec ses enfants c'estàd qu'à partir du moment où on a un gouvernement qui va retirer par exemple 5 € d'ê sociale pour les personnes les plus précaires comme mon père comme l'a fait le gouvernement d'Emmanuel Macron en enlevant 5 € d'APL pour les plus pauvres et ben pour quelqu'un comme mon père ça veut dire je vais manger de jours de moins par semaine on est dans une forme de de paradoxe politique qui fait que celles et ceux qui font la politique qui sont des gens dominants qui sont des gens privilégiés qui sont des gens qui ont de l'argent qui sont des gens qui ont ce que ce que Pierre Bourdieu appellerait du capital social du capital économique du capital du capital culturel du capital symbolique c'est des gens qui sont protégés de la politique par les formes de capital qui détiennent et au fond les gens qui font la politique ne sont pas touchés par la politique et ça pose un problème quand même qui est majeur c'est eux qui décident de nos vies alors que la politique elle a pas de elle a pas de de pouvoir sur eux c'est la fin de cette émission merci beaucoup de l'avoir regardé jusqu'au bout si elle vous a intéressé n'hésitez pas à mettre un pouce en l'air à la partager autour de vous ou à nous laisser un commentaire je vous rappelle que ce qui me permet d'écrire une émission de ce type c'est notre indépendance car à blast nous sommes financés par vous notre audience c'est vous qui permettez la production de telles vidéos qui nécessite toute une équipe monteur ingénieur du son ou encore cadreur pour n'en citer que quelquesuns donc si vous le pouvez n'hésitez pas à faire un don ou à vous abonner sur blast-info.fr et moi je vous dis à bientôt pour une nouvelle émission économique

32:50
Non speech

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