Face à Canteloup - Christian Estrosi - Les relations ont changé avec Éric Ciotti - 28/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Apolline Matin, 8h50, face à Canteloup. Tous les jours, l'info revisité par Nicolas Canteloup. Éric Ciotti, le président de l'Union des Droites, était mon invité et il est resté avec nous. Rebonjour Éric Ciotti. Bonjour. Rebonjour. Et Christophe Estrosi, tiens d'ailleurs, voulait me dire un mot, Éric Ciotti.
Bonjour, chère Apolline de Malherbe. Et bonjour à Monsieur Ciotti. Bonjour Odissoise et Odissois, bien entendu. Je suis très surpris d'être invité avec Monsieur Ciotti, que je n'ai pas vu depuis longtemps, puisque nous nous évitons soigneusement. Je dois dire que malheureusement, il a l'air d'être en pleine forme. Il n'a pas vieilli, pas un seul cheveu blanc. Oui, chez moi, derrière un compliment, la vacherie n'est jamais très loin, vous le remarquez. Alors c'est vrai que nous avons eu dans le passé quelques divergences de vues, voire des désaccords profonds. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, les choses ont évolué, puisque ni lui ni moi ne pouvons nous encadrer, voire même nous blairer.
Je pense donc qu'aujourd'hui, pour le bien des niçoises et des niçois, il est temps d'enterrer la vache de guerre, pour passer de façon plus raisonnable à la tronçonnose.
Vous m'avez présenté comme président de l'UDR, comme candidat à la mairie de Nice.
N'oubliez pas le cinéaste qui est en face de vous. Oui, ma spécialité, ce sont les biopics sur Christian Estrosi. Qui sont, je ne sais pas si vous l'avez vu, mais qui sont de véritables succès sur les réseaux sociaux, où je mets en valeur le bilan calamiteux à la mairie de Nice. J'ai commis quelques petits courts-métrages à succès, comme Le Port de la Honte, Une Ville Dégueulasse. Et je suis en ce moment sur deux longs-métrages en préparation, Christian Estrosi, Anatomie d'une Chute. Et qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu pour avoir Christian Estrosi ?
C'est pas un peu obsessionnel, ça, quand même, M. Chuty ?
Obsessionnel, non, non. Bon, je vous l'accorde, c'est peut-être un peu monosujet. Oui. Mais je vous rassure, je suis sur l'écriture de la suite du film d'Amélie Poulain. Ça va s'appeler « Le fabuleux destin d'Éric Chuty ».
Ah, c'est beau ! On va sortir un peu de Nice pour élargir. Quel est votre regard sur Donald Trump et sa politique contre l'immigration ?
Alors, ça tombe bien ou pas, l'immigration, parce que j'avais préparé l'interroge. J'avais trahié le sujet.
Ah oui, sur l'immigration, ça vous intéresse ?
Je me souhaitais que ça allait tomber là-dessus. Écoutez, chez M. Trump, écoutez, d'abord, je ne suis pas américain. Voilà, il y a boiré à manger, mais force est de constater que sa politique de l'immigration est un succès, un succès dont il faut s'inspirer. Et je vous le dis ici, si je suis élu à Nice, moi aussi, je créerai une politique d'immigration qui va traquer les Mexicains à Nice. Il y a des Mexicains à Nice ? Non, mais ce n'est pas grave. Écoutez, Madame de Malère ne va pas s'arrêter à ce genre de détails. S'il n'y a pas de Mexicains à Nice pour ma politique d'immigration, j'en ferai venir, voilà, pour montrer au Niçois au Niçois que je peux les expulser.
Ah ben, c'est très bien, c'était filmé. Et puis les Mexicains, voilà, ils y rejetent Jean-Marc Mandier parce que moi, je n'irai pas. D'autant pis, je n'irai pas. Ça, j'ai bien compris.
Merci, monsieur Eric Ciotti. À l'approche des élections municipales de nombreuses communes, recherche des assesseurs bénévoles pour tenir les bureaux de vote. Patrick Balkany voulait réagir. Bonjour, Patrick. C'est scandaleux, cette histoire de bénévole. Moi, quand j'étais maire de Levallois-Pherrey, tous mes assesseurs étaient rémunérés. Ils disposaient d'une voiture avec chauffeur, d'un appartement de fonction et d'une ma lettre remplie de billets de bulletin de vote, à mon nom, à déposer aussi la simplification administrative. La plupart des petites communes n'ont quand même pas les moyens de payer leurs assesseurs. Non, mais moi non plus, je n'avais pas les moyens de balerre.
Je suis fauché depuis 40 ans, tout le monde le sait. Non, mais j'y suis quand même arrivé. Il suffit d'avoir un bon comptable, compréhensif, qui apprécie les séjours au l'inclusif dans un rillard de baraquets. Voilà. Alors, s'il y a des maires qui nous écoutent et qui ne trouvent pas d'assesseurs, je peux les aider à organiser leur réélection au CFA. Il suffit juste que le maire me dise avec combien de voix il veut être élu en ce temps serré à 51% ou plutôt s'il préfère un plébiscite à 75%. Merci, M. Balkany. Après une semaine d'hésitation, Jordan Bardella a interdit aux élus RN de participer à l'émission de Jean-Marc Morandini sur CNews. Une décision qui fait réagir Christine Kelly.
Bonjour.
Bonjour. C'est Christine Kelly. Les élus RN ne peuvent plus aller chez Jean-Marc Morandini. Qu'à cela ne tienne, ils sont les bienvenus dans mon espace. Détente le spa Christine Kelly. Un havre de paix, loin de la fureur du monde et des tuyupitudes du studio d'à côté, dans une atmosphère délicate et veloutée, vous serez interviewé avec un gommage des affaires judiciaires, extraction des points noirs de votre carrière, blanchiment de votre réputation et cirage de vos mocassins au fer. Vous pourrez bénéficier d'une de nos prestations signature, en l'occurrence le massage canadien, une calinothérapie, en effet, à Pauline de Malherbe, tout en douceur, pratiquée par Mathieu Bocoté.
Mon équipe vous accueille du lundi au jeudi, de 19h à 20h, gratuit sur présentation de votre carte de membre du RN, du PINSS Jordan 2027, ou bien sûr d'un poster d'Éric Chiot. Oui, j'y étais hier soir. J'ai pas eu tout ça.
Vous avez pas eu les massages ? Le massage canadien. Il faut réclamer. Il faut que je retourne. Il va y retourner. Merci Christine Kelly. Nous sommes maintenant avec Nicolas Sarkozy. Monsieur Sarkozy, bonjour. Votre épouse, Carla Bruni, est soupçonnée d'avoir utilisé un téléphone secret pour une opération visant à vous innocenter dans un dossier. Le dossier des financements dit bien. Quelle indignité, Mme Pujadas. Oui, Mme Pujadas. Carla n'a jamais eu de téléphone secret. Qui vous a dit ça ? Moi, il y a quelqu'un qui m'a dit que Carla, elle n'avait pas de téléphone secret.
Il y a même quelqu'un qui m'a dit que son téléphone secret, en plus, ce n'était pas le seul, c'était celui de Sylvie Bismuth. Voilà. Et puis, il n'y a pas de secret. Mais Carla, je sais ce que je la connais, c'est simplement qu'au téléphone, vous savez comment elle est, elle est comme dans la vraie vie. Elle murmure, elle parle doucement, elle parle tellement doucement qu'on peut avoir l'impression qu'elle a quelque chose à cacher, alors que pas du tout. Au-delà de ça, vous avez quand même engagé une procédure pour ne plus porter votre bracelet électronique. Mme Pujadas. Le bracelet électronique, je le supporte très bien. Si j'en veux plus, ce n'est pas pour moi, c'est pour la France.
Ah oui. Parce que, est-ce que vous croyez, franchement, avec la dette qu'on a, est-ce qu'on a besoin, est-ce que c'est utile de dépenser des milliers d'euros pour suivre mes déplacements, alors que pour savoir où je suis, les juges, il suffit simplement qu'ils dépensent quelques euros pour acheter Gala Voici au Paris Max. C'est pour faire des économies à la France. Merci beaucoup, Nicolas Sarponnier. Merci Nicolas Canchlou, Fassa Canchlou.
Christian Estrosi