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interviewC dans l'air· 24 juin 2022 3 min

Macron parle, le blocage continue...- Reportage #cdanslair 23.06.2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Après trois jours de silence, huit minutes pendant lesquelles le président, que la presse juge tour à tour dépassé, condamné à naviguer à vue, a voulu rappeler qui était le chef.

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Emmanuel Macron

Le 24 avril, vous m'avez renouvelé votre confiance en m'élisant président de la République. Vous l'avez fait sur le fondement d'un projet clair et en me donnant une légitimité claire.

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Invité

Mais sans majorité absolue, Emmanuel Macron est bien conscient d'avoir perdu la main. Le voilà donc prêt à gouverner autrement. Le chef de l'État laisse à ses opposants la charge de trouver un compromis.

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Emmanuel Macron

Il faudra clarifier dans les prochains jours la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l'Assemblée nationale sont prêtes à prendre. Entrer dans une coalition de gouvernement et d'action ? S'engager à voter simplement certains textes ? Notre budget ? Lesquels ? Pour avancer utilement, il revient maintenant au groupe politique de dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller.

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Invité

M'intendue ou coup de pression ? L'allocution a été vécue comme une injonction par l'opposition. Écoutez, il n'a pas fait une proposition et il a posé un ultimatum. Je trouve qu'hier, il y avait quand même une forme de crachat au visage du peuple français. Quand on voyait un message extrêmement clair au deuxième tour des élections législatives, nous ne sommes pas d'accord avec ce projet. Il ne comprend rien. Parce que déconnecter sûrement des réalités, parce que ne s'entend pas le pays. Ce que les Français lui ont dit dimanche dernier, c'est qu'il voulait à nouveau qu'il y ait des convictions politiques dans notre pays.

M'intendu, décliné donc, pas de coalition en vue pour l'instant et encore moins de gouvernement d'union nationale. À gauche comme à droite, on rétorque plutôt au président que c'est à lui de bouger. C'est à lui de dire aujourd'hui quel chemin est-il prêt à prendre, sur quels axes de son programme est-il prêt à reculer ou à renoncer pour faire un chemin vers les partis d'opposition. Aujourd'hui, il est au pied du mur. C'est lui qui est au pied du mur. Ce n'est pas nous. C'est lui qui a la responsabilité du destin de la France. Et quand on a la responsabilité du destin de la France, on pose des capes très clairs.

Est-ce que oui ou non, le président de la République veut aller sur le SMIC à 1 500 euros net ? 8 minutes et puis il s'en va. Emmanuel Macron s'est depuis échappé pour une semaine de sommets internationaux. Ici aujourd'hui à Bruxelles, Conseil européen a tout sourire pour acter la candidature de l'Ukraine à l'Union européenne. Pour le service après-vente en France, place aux fidèles de la Macronie.

2:36
Présentateur

Il n'y a ni ultimatum, ni question de 48 heures. Ce n'est pas j'attends vos copies au retour vendredi soir sur oui, non, sur tel axe du projet. Ce n'est pas ça. C'est quand je reviendrai. On va continuer, on va même commencer à bâtir, ce sont ces mots, avec les oppositions pour trouver des voies et moyens. C'est le début du chemin, ça n'est pas la fin.

2:58
Invité

Un nouveau chemin et déjà les absents. La réforme des retraites bannie hier de la liste des priorités du président. Et Elisabeth Borne dans tout ça, pas un mot pour la première ministre. Elle évoque le plein emploi, l'énergie, les mobilités, le développement économique. Bref, elle s'efforce de se montrer au travail. Cinq semaines après son arrivée, la voilà sous pression, sommée de trouver 40 députés supplémentaires pour élargir la majorité et tentée ainsi de peut-être garder son bureau à Matignon.

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