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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 11 juillet 2025 8 minFond programmatiqueEurope & internationalCulture, médias & sportInstitutions & élections

Les débats sur l’audiovisuel public patinent au Sénat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00inconnuFait
    « Les constats sont anciens et partagés. Je citerai d'ailleurs ici les travaux de Jean-Pierre Leleu, André Catholin en 2015, ceux de Catherine Morin Dessay en 2018, le rapport Hugon Karouci de 2022 »
  • 2:00inconnuFait
    « Le paysage a beaucoup changé depuis l'arrivée des grandes plateformes en 2014 et cela a profondément modifié les usages de chacun d'entre nous »
  • 4:00inconnuFait
    « un audiovisuel public fort, c'est un audiovisuel public qui se transforme pour s'adapter aux nouveaux usages »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le président de la commission des affaires culturelles, cher Laurent Lafond, monsieur le rapporteur, cher Cédric Vial, mesdames et messieurs les sénateurs, nous nous retrouvons plus de 2 ans après la première lecture de la proposition de loi relative à la réforme de l'audiovisuel et la souveraineté audiovisuelle au Sénat. Les constats que vous aviez alors posés lors de la présentation de votre texte, monsieur le président Lafond, se confirme aujourd'hui encore avec beaucoup plus d'acuité. Déjà avec Jean-Raymond Hugonet, vous indiquiez qu'il était, je cite, indispensable de donner plus de force à notre duel public en regroupant ses talents dans une même structure.

Les constats sont anciens et partagés. Je citerai d'ailleurs ici les travaux de Jean-Pierre Leleu, André Catholin en 2015, ceux de Catherine Morin Dessay en 2018, le rapport Hugon Karouci de 2022 qui préconisait le regroupement des entreprises de l'audovisel public pour créer un acteur cohérent, puissant et innovant. Je cite encore même orientation du côté de l'Assemblée avec le rapport d'information de Quentin Bataillon et Jean-Jacques Gautier en 2023 confirmé par les travaux de Virginie Dubiller et Jérémie Patrieletus encore cette année.

Je veux aussi remercier dans cet hémicycle le rapporteur du texte Cédric Vial dont chacun connaît la ténacité. Il a permis à chaque étape d'enrichir le texte et de veiller, je dois le dire, à son équilibre. Je n'oublie pas enfin les différents rapports d'inspection qui ont été rendus sur le sujet et bien sûr le rapport de Laurence Bloc qui partage la même conviction avec les mêmes conclusions appuyé aussi sur une expérience incontestable et un attachement concret à l'audiovisuel public que personne ne saurait remettre en cause.

Contrairement à ce que j'entends parfois, le texte dont nous allons discuter s'appuie sur une multitude de travaux étayés émanant de différentes personnalités et parcours et en particulier de 10 ans de travaux parlementaires très minutieux, très fournis et qui vont tous dans le même sens. Je l'ai dit dès mon arrivée au ministère de la culture, l'audiovisuel public est l'un des piliers de notre démocratie. Ces propos, je les tenais déjà avant d'être ministre de la culture.

C'est un élément de notre patrimoine. C'est un patrimoine vivant, un vecteur d'intégration, d'ouverture, d'émancipation. J'allais dire au fond, c'est la traduction même de la méritocratie.

C'est parce qu'il doit pouvoir continuer à jouer pleinement ce rôle que cette réforme est indispensable. Nous sommes entrés dans une période de profonde mutation et déjà vous l'affirmiez monsieur le président Lafont en 2023. Je cite "Le paysage a beaucoup changé depuis l'arrivée des grandes plateformes en 2014 et cela a profondément modifié les usages de chacun d'entre nous.

Ce phénomène ne fait que s'amplifier, s'accélérer et parfois même s'aggraver. Les modes de consommation se transforment. Les contenus d'information, de culture ou de divertissement sont de plus en plus consommés sur les plateformes ou les réseaux sociaux.

Dépend entiers de la population déserte déserte les médias traditionnels que sont la radio et la télévision et en premier lieu les jeunes avec une audience télévisuelle qui vieillit et touche majoritairement les plus de 50 ans voire plus de 65 ans et les CSP+. Dans ce contexte concurrentiel, les groupes privés eux se structurent et s'organisent. Alors, dans ce contexte, je vous le redis, nous avons deux solutions.

La première, la facilité, parfois même le cynisme, c'est la tentation de l'immobilisme, plus confortable pour ne froisser personne, mais c'est aussi courir le risque d'un fort affaiblissement généralisé. Et je peux vous dire que certains l'espèrent. Je le redis, un audiovisuel public fort, c'est un audiovisuel public qui se transforme pour s'adapter aux nouveaux usages en diffusant mieux ses contenus, pour continuer de s'adresser à tous et préserver son rôle essentiel dans notre société.

Ce débat a malheureusement été confisqué à l'Assemblée nationale et cela au mépris de tous les Français profondément attaché à ce service public et je le rappelle ce sont eux qui le financent et tout cela au mépris aussi des milliers de salariés qui attendent de la clarté sur l'avenir du secteur. Les Français attendent de le responsable politique de l'engagement, de l'écoute et de répondre à leurs préoccupations. Quand ils élisent leurs représentants, c'est pour parler en leur nom, pas pour se parler entre eux.

Je souhaite que le débat puisse être mené à son terme au Sénat dans un climat apaisé puisqueévidemment nous avons le temps pour le faire. Arrêtons les caricatures. Cette réforme n n'est rien d'autre et je dis bien rien d'autre qu'une réforme de la gouvernance.

Il est un constat, je crois, unanime. C'est la nécessité de renforcer les coopérations. Pour y parvenir, certains ont fait le paris de rapprochement par le bas sans gouvernance commune.

Forcé de constater que cette stratégie n'a pas permis d'atteindre les objectifs fixés. D'ailleurs, un courrier signé par les deux présidentes des deux entreprises de l'audel public le constater puisqu'elle disait coopération par le bas pour évidemment aboutir à une gouvernance unique. Il faut monter d'un cran, aller plus loin pour armer notre audiovisuel publique face à la puissance des bouleversements en cours.

C'est le choix que nous vous proposons de faire avec cette proposition de loi que nous devons président la Fond qui avait déjà permis son adoption en première lecture. L'audiovisel public a besoin d'un chef d'orchestre, une capacité à arbitrer avec un PDG unique, sortir des fonctionnements en silo, avoir des stratégies réellement coordonnées. Alors, j'entends certains à gauche qui ont promis, je cite, un combat politique, sociétal, moral sur ce texte.

C'est un texte qui ne consiste à pas autre chose qu'à rassembler les forces de l'audiovisuel public pour qu'il s'adresse à tous les Français sur notre territoire national. Car je le redis, ils financent tous ce service. Nous leur devons.

L'audiovisuel public n'appartient pas à un petit club. De quel combat de quel combat politique, sociétal et moral parle-t-il ? Ne vous trompez pas de combat.

Ce texte avait déjà été adopté en première lecture à Osena. Alors certains se trompe de combat. Vous vous attaquez à ma personne, c'est une chose.

C'est une chose. Mais l'intérêt général souvent de manière très indigne. Souvent de manière très indigne.

Je le dis l'intérêt général nous en sommes tous comptables. C'est le seul combat qu'il faut mener pour préserver l'audiovisuel public. Ce combat, je ne peux pas imaginer que nous ne puissions pas le partager.

Pour un audiovisuel public, faire de lance de la lutte contre la désinformation. Pour un audiovisuel public, levier puissant pour la promotion et le soutien à notre création culturelle et artistique. Pour un audiovisuel public qui puisse continuer de s'adresser à tous les Français, quelle que soit leur catégorie sociale, leur âge ou leur origine, pour un audiovisel public qui puisse rester ainsi un patrimoine commun.

Pour cela, il est nécessaire de faire évoluer la gouvernance du secteur. Alors, mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, sur ce texte, beaucoup a été dit, beaucoup a aussi été caricaturé. Nous avons tous une responsabilité face à un contexte géopolitique qui génère de plus en plus d'ingérence étrangère, de désinformation, d'instabilité. la force de notre pays.

C'est cet audiovisuel public et tous ceux qui ont fait le choix d'y travailler pour que notre pays demeure une grande démocratie et permette à tous de s'élever grâce à ce patrimoine commun. La seule ambition de ce texte, c'est de faire en sorte que l'audiovisuel public se batte à armes égales pour répondre aux enjeux qui sont face à lui. La seule ambition de ce texte, c'est lui donner les moyens de jouer pleinement son rôle et de s'adresser à tous.

Je vous remercie. Merci madame la ministre. [Musique]